Des conseils pour prendre soin de sa santé mentale durant le confinement

L’éloignement et la solitude peuvent être des facteurs difficiles à gérer lorsque l’on est confiné seul. Mais il existe des astuces permettant de prendre soin de sa santé mentale.

Voici mes 3 astuces spéciales confinement

Prendre conscience de soi et de ses soucis permet de garder une attitude positive.

-> Essayez d’écrire ce qui vous tracasse et vous stresse durant la journée. Quand vient le soir, il faut repasser en revue ce que l’on a noté, et voir ce qui nous pose encore problème. Pour chaque inquiétude, voir si l’on peut la résoudre. Sinon, programmer sa résolution pour plus tard. Demain est un autre jour.

Les méthodes sont infinies, et la clé réside dans l’instant présent : apprenez à contrôler vos pensées et particulièrement votre habitude à vous inquiéter sans cesse. Imaginer le pire scénario vous mène à la peur, au stress et au désespoir.

Une approche similaire, en décidant de focaliser vos pensées sur les éléments positifs. Elle suggère de prendre soin de vous physiquement et émotionnellement et de faire face à vos problèmes, sans céder à la panique.

-> Un esprit sain dans un corps sain

«Pour être en forme, diminuez fortement votre consommation de glucides (biscuits, féculents), augmentez votre consommation de protéines et de lipides»

Ce slogan familier prend actuellement tout son sens. La santé physique va de pair avec la santé mentale, et plus que jamais manger sainement vous aidera à vous sentir bien. Et la pratique régulière du sport, si vous avez envie, permet également à de nombreuses personnes confinées de s’évader un peu.

Elaborez votre propre routine sportive spéciale confinement. Yoga, fitness ou running, diversifiez-là.

Pour certains, le sport est plus agréable en groupe. Faites, tous les dimanches une session virtuelle de course à pied familiale, et pleine de bonne humeur ! Durant la semaine de Pâques portez des oreilles de lapin. Ayez un thème amusant chaque dimanche.

-> «Notre valeur ne dépend pas de notre productivité»

De nombreuses personnes ont commencé ce confinement avec pour idée d’accomplir une liste de tâches jamais réalisées d’ordinaire, par manque de temps.

Certaines ont tenu parole, mais ça n’est pas le cas de tout le monde.

Et ça n’est pas grave.

Votre valeur ne dépend pas de votre productivité. Tenter de passer le temps en s’occupant au maximum ne contribue pas nécessairement à votre santé mentale, car cela vous met une pression inutile.

Il ne s’agit pas d’encourager la procrastination, mais d’écouter votre corps.

Tous les organismes sont différents, et exhorter à la productivité produit des effets pervers.

Enfin, je rappelle qu’en ces temps particuliers, il faut accepter ses émotions plutôt que de lutter contre elles :

«Ce n’est pas grave de pleurer.

C’est normal de se sentir triste ou frustré.

On est juste des humains.

On a des émotions».

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

 

Stress chronique, perfectionnisme : l’« épuisement académique », phénomène méconnu, en êtes-vous victime ?

Des chercheurs et professionnels de santé n’hésitent pas à parler de burn-out pour certains étudiants très investis dans leurs études.

Les établissements commencent à se pencher sur le problème.

Julia, 22 ans, ne sait pas comment elle va réussir à finir l’année.

« Je vis en apnée », confie cette étudiante en cinquième année de médecine à Rouen. Elle qui « aime avoir le contrôle » a perdu pied l’année dernière, alors qu’elle débutait son externat à l’hôpital. « Il faut toujours être à la hauteur vis-à-vis des patients, des chefs et pour nos examens. La pression est telle que je ne vois plus personne et ne fais plus rien en dehors de la médecine. »

Comme Julia, quelque 60 % des étudiants se disent « épuisés », selon l’enquête de 2016 de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), un taux qui a augmenté de 8 % depuis l’enquête précédente, en 2013. Certains se dirigent vers ce que l’on appelle « l’épuisement académique », une forme grave de fatigue physique et psychique qui peut conduire à une dépression ou à une anxiété généralisée.

« L’épuisement académique est un enjeu de santé publique », alerte Christine Faye, psychologue et chercheuse associée à l’université de Nantes.

Dans sa thèse soutenue en 2018, elle le définit comme le premier facteur de pathologie psychique des étudiants. « L’entrée dans les études correspond à un âge du changement, où on leur demande adaptation, mobilité, cumul d’activités, mais aussi apprentissage de la vie d’adulte, décrypte Laurentine Véron, psychologue. Le disque dur peut vite être saturé. »

Sous la pression de diverses obligations (scolaires, financières et sociales), certains étudiants plongent dans un état de fatigue extrême, et ressentent un soudain sentiment de « panne ».

Accompagné de troubles du sommeil, l’épuisement académique se vit comme un cercle vicieux avec des conséquences en cascade.

« Les manifestations sont corporelles – la vue qui se brouille, des crises d’angoisse, des tensions musculaires – mais aussi psychiques, avec un sentiment de vide, de tristesse et l’incapacité à se mobiliser, analyse Christine Faye. Toutes les sphères vont être touchées, avec une intensité émotionnelle qui va déborder les ressources de l’individu. L’épuisement peut alors mener au désengagement et au décrochage. »

Pour la chercheuse, la notion d’épuisement académique peut être comparée à celle du burn-out, qui combine fatigue émotionnelle et physique, déshumanisation des rapports avec les autres, vision négative des autres, de soi et de son travail, et sentiment d’inefficacité.

Les vices d’un « système et d’une société de l’hyper-performance »

Demander conseil ou de l’aide à un thérapeute pourrait être une bonne solution.

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Brian Lenzkes, MD (médecin généraliste)
@BrianLenzkes
Les gens se demandent pourquoi les médecins sont en burn out…
Je suis revenu de ma conférence, et je découvre que j’ai reçu 42 messages téléphoniques, 160 notes de consultation, 180 résultats de laboratoire.
Mon assistante médicale est venue m’accueillir en pleurs, parce que les gens ont été méchants avec elle, car leurs petits problèmes à eux du jour n’avaient pas été résolus immédiatement !!!

🙁

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Octobre rose à Toulouse : comment apprivoiser les émotions “négatives” pendant et après un cancer du sein ?

Les émotions, quelles qu’elles soient, sont normales et naturelles.

On en a besoin, même si elles sont par moment désagréables à ressentir. Leur intensité est variable et elles peuvent se manifester de manière différenciée… ça va de l’absence de manifestation (et ça n’est pas un problème) à des manifestations très bruyantes.

Il y a une valorisation de l’expression émotionnelle d’un point de vue sociétal.

Mais on assiste à une injonction paradoxale : on valorise l’expression des émotions mais il faut qu’elles soient maîtrisées.

C’est vrai que personne n’est très à l’aise quand quelqu’un est débordé par les émotions…

Bref on demande aux gens d’avoir des émotions, mais pas bruyantes.

Or le but est que chacun s’exprime comme il peut que ce soit lors du diagnostic, pendant le traitement ou durant l’après cancer.

Il y a des émotions spécifiques associées à l’après cancer ? N’est-ce pas une libération ?

Ce n’est pas forcément aussi simple.

Le traitement d’une certaine manière contenait l’angoisse. Quand les rendez-vous s’estompent, la personne qui a été encadrée, « couvée », « protocolisée » peut se retrouver seule avec un sentiment d’être lâchée dans la nature, abandonnée.

Et puis revenir dans la « vie normale » ne va pas de soi. C’est plus complexe qu’il n’y paraît. Même si la personne a la volonté d’avoir une vie dite normale, elle peut rencontrer des difficultés du fait de son parcours qui lui a fait rencontrer la maladie et la mort. 

Elle revient dans une vie où les repères peuvent avoir changé. Tout comme la dynamique familiale. Elle doit ré-apprivoiser sa vie. Ces personnes ont un manque de visibilité sociale (on parle peu de l’après cancer). Cela ne les rend pas légitimes, alors qu’elles le sont, à s’exprimer et faire reconnaître leur désarroi ou le fait qu’elles peuvent se sentir mal.

En tant que psychologue, quel est votre rôle ?

Chaque personne arrive avec sa propre histoire, sa propre singularité et elle se débrouille avec ce qui se passe. Si elle est trop submergée, c’est important qu’elle ait un espace d’élaboration avec un psychologue. 

Cela permet de comprendre ce qui se passe, observer les processus psychiques en nous, les émotions qui nous traversent, les émotions internes, les pressions…

L’idée est de déplier, de « déplisser » tout ça. Parfois de se délester d’une pensée.

Par exemple, il arrive que les histoires se téléscopent : une patiente dont la mère est morte du même cancer. Même s’il existe des dispositions génétiques ou familiales, il faut décoller sa propre histoire de celle de sa mère. Il peut y avoir identification, téléscopage… Echanger avec un psychologue peut permettre de retrouver son chemin singulier.

Dans la plupart des cas, on aboutit à un apaisement.

La personne peut voir ses ressources propres, se permettre de parler de choses auxquelles elle a peur de se confronter seule ou d’évoquer avec les médecins ou la famille. ça peut être par exemple la question de la mort.

Peut-on parler d’émotions négatives ?

On peut supposer que la peur, l’anxiété, la tristesse, la colère sont des émotions négatives.

En fait, elles sont adaptatives. Lorsqu’on va assister à une agression, on va être envahi par la peur ou la colère. Ce sont des émotions adaptées.

L’idée est de ne pas être dans le jugement des émotions qui nous traversent.

Par exemple, une jeune femme qui est malade depuis toute jeune et qui manifeste son ras-le-bol, mais se culpabilise de cette colère. Elle ajoute de la culpabilité alors que sa colère est légitime et lui permet de tenir de bout par exemple. C’est une émotion adaptée.
 
Il y a une image sociétale : le malade a le droit de se plaindre, mais pas trop. Or quand on est malade, on est parfois anxieux, triste.

Avec cette tyrannie du positif, les patients peuvent être amenés à penser que si le traitement ne fonctionne pas, c’est de leur faute. Parce qu’ils n’ont pas été combattifs par exemple. Ce sont des pensées qui ne servent qu’à « plomber » les gens.

La dépression est une maladie psychique et il est important de consulter un psychiatre.

Mais elle peut constituer un travail psychique important, un travail sur la perte d’un sein par exemple, d’un statut social… et forcément quand on est dans la perte, on est dans la tristesse.

Or ce temps est intéressant, constructif. 

* Les liens html dans l’interview renvoient à une bande dessinée « La guerre des tétons » de Lili Sohn, qui après l’annonce de son cancer du sein en février 2014, fait face à toutes les étapes, du diagnostic à l’après cancer et ce qu’elle va faire de son « nouveau moi ».

Source: tchaogunther.com/a-propos

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Burn-out : toute mauvaise chose a une fin

Mais pour sortir du burn-out, la route peut-être longue, si non-aidé.

Entre phases de décompression et bilan sur soi, il faudra aussi démêler le nœud du problème. Objectif, passer de la position « nez dans le guidon » à la modération.

A terme, cette difficile épreuve déclenche souvent des changements positifs pour plus de sérénité au travail.

Le milieu professionnel stimule lorsqu’il s’effectue dans un cadre sain.

Mais il peut aussi stresser et fragiliser quand des relations toxiques, un manque de reconnaissance chronique et/ou une charge de travail insurmontable prennent trop d’ampleur. Au point de provoquer chez le salarié ou l’employeur un burn-out.

Autrement appelé « syndrome d’épuisement professionnel », ce mal-être ne concerne pas, contrairement aux idées reçues, uniquement les personnes les plus fragiles, ni les seuls métiers pénibles. La notion centrale du travail qu’est l’engagement pousse certaines personnes dans leur retranchement, quel que soit le domaine professionnel ou les personnalités en présence.

Un trouble d’ordre purement professionnel

Tout burn-out a comme point de départ un stress chronique. Les semaines, les mois voire les années passant, cette anxiété latente s’installe, et prend de l’ampleur.

On repère ensuite un sentiment de dépersonnalisation, une perte d’estime de soi. Une forme de cynisme liée à l’usure professionnelle est aussi fréquente. Le burn-out est également caractérisé par une perte de motivation, une tristesse et une fatigue accrues. Autant de symptômes associés à la dépression.

Comment alors distinguer burn-out et dépression ? Le burn-out est le fruit exclusif d’un mal-être professionnel. Certes, la fatigue et le stress générés dans le monde professionnel influencent le moral une fois rentré à la maison. La personne se sent désabusée par rapport à son travail. Mais contrairement à la dépression, la vie privée n’interfère pas dans la survenue, ni dans l’aggravement du trouble.

Autre point, un burn-out peut déclencher une dépression. En revanche, à elle seule, une dépression ne peut être à l’origine d’un burn-out, le facteur de risque déclencheur est forcément repéré dans le travail.

La décompression pour se retrouver

Une fois le diagnostic posé, une phase de repos s’impose. Après l’épuisement physique et psychique, ce moment de décompression est essentiel pour entamer le processus de reconstruction.

Ensuite on essaie de cerner avec la personne ses valeurs au travail et celles qui ne sont pas respectées et de poursuivre un travail thérapeutique de reconstruction. Une adaptation du poste ou une reconversion peut alors survenir.

Troisième phase, comprendre l’origine du burn-out: Quels ont été les facteurs déclenchants ? Pourquoi suis-je resté(e) dans le déni face à la difficulté de la situation ?

Une dépendance à l’ambition ?

La plupart des gens vivent ce passage à vide comme une renaissance. Toucher le fond, trouver d’autres ressources pour se poser les bonnes questions, rebondir… et souvent changer son regard sur la valeur travail.

En effet si la personne n’est pas fautive dans le déclenchement du burn-out, elle n’est aussi pas totalement victime.

Pour éviter le burn-out, il faut être capable de savoir dire non au travail, quand les limites de ce que peut fournir une seule personne sont dépassées.

Il faut savoir se protéger lorsqu’une toxicité humaine commence à prendre trop de place. Se ressourcer dans sa vie privée est aussi très important.

Ce qui n’est pas si simple lorsque la spirale de la dépendance au travail enveloppe le salarié dans ce cocon valorisant d’objectifs à atteindre. Ni lorsque la proximité avec les collègues est telle qu’il faut beaucoup de ressources intérieures pour garder le moral.

Mais point positif, je remarque que les gens rebondissent, apprennent à écouter leur corps et adoptent une position hypervigilante au travail en se préservant davantage.

 

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Syndrome complexe et aux manifestations diverses, le burn-out reste difficile à repérer.

Il peut être diagnostiqué à tort ou confondu avec d’autres troubles psychiques.

C’est pourquoi la HAS a publié des recommandations pour aider les médecins à diagnostiquer et prendre en charge de façon adaptée ce surmenage professionnel poussé à l’extrême.

Identifier le burn-out est complexe.

L’objectif du travail de la Haute Autorité de Santé (HAS) vise à permettre aux professionnels de santé de repérer les symptômes et de dresser le bon diagnostic.

Problème, les manifestations de ce trouble diffèrent d’un individu à l’autre, s’installent de manière progressive voire insidieuse, et sont parfois les mêmes que pour d’autres affections psychiques ou maladies.

Les principaux symptômes sont aussi bien d’ordre émotionnel (anxiété, tristesse, hypersensibilité, absence d’émotion), comportemental qu’interpersonnel (isolement social, comportement agressif ou violent, addictif diminution de l’empathie).

Le burn-out retentit également sur le cognitif avec l’apparition de troubles de la mémoire, de l’attention et de la concentration.

Ce n’est pas tout, le patient risque également de souffrir d’insomnies, de troubles musculo-squelettiques.

Au niveau professionnel, il sera démotivé et se sentira dévalorisé.

Ces symptômes n’étant pas spécifiques, le médecin traitant et le praticien du travail devront s’intéresser :

– aux conditions de travail (intensité, organisation, exigences émotionnelles, autonomie et marge de manœuvre, relations dans le travail, conflits de valeurs, insécurité de l’emploi) ;

– à la personne et à son vécu (antécédents personnels et familiaux, événements survenus dans la vie privée, soutien de l’entourage, rapport au travail.

« La confrontation de ces différentes analyses permettra d’établir ou non le diagnostic de burn-out », précise la HAS. Cette dernière insiste sur l’importance de personnaliser la prise en charge.

Enfin le médecin du travail devra veiller à anticiper et à préparer le retour au travail.

Source: HAS, 22 mai 2017, mon expérience professionnelle

 

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Les enfants face au terrorisme.

Comment réagir en tant que parents ?

(un article d’Evelyne Josse, novembre 2015)

Des parents émotionnés

Des adultes tristes

Les adultes ont le droit d’être tristes et ils ont le droit d’être tristes devant leurs enfants.
En s’autorisant à être tristes, les adultes autorisent leurs enfants de l’être aussi.

C’est une forme de permission qu’ils donnent à leur progéniture de reconnaître leurs propres émotions et de les exprimer.

Inutile qu’ils taisent leurs émotions pour protéger leurs enfants ; les enfants ressentent le malaise de leurs parents. Ne pas leurs en signifier la cause, c’est courir le risque que les enfants s’attribuent l’origine de cette souffrance.

Les adultes ont le droit d’être tristes et d’être tristes devant leurs enfants car il n’y a pas davantage de raison de se cacher pour pleurer que de se cacher pour rire…

Les adultes ont le droit d’être tristes mais ils doivent en expliquer la raison aux enfants avec des mots simples adaptés à leur âge et à leur maturité. Outre les explications concernant l’objet de leur tristesse, ils doivent préciser que cette tristesse est transitoire et non pas un état permanent.

Ils doivent ajouter que leurs enfants ne peuvent rien faire pour apaiser cette tristesse. Ils n’en sont pas responsables. Pas plus dans sa genèse que dans sa résolution. Et si les adultes ne peuvent en expliquer la raison immédiatement car ils sont débordés émotionnellement, il est important qu’ils disent « Je suis malheureux, je suis triste. Cela est en lien avec les attentats. Je ne suis pas capable d’en parler maintenant mais dès que je le pourrai, j’en parlerai avec toi ».

Des adultes qui ont peur

Comme pour la tristesse, les adultes ont le droit d’avoir peur mais si cette peur est intense, ils devraient demander de l’aide, par exemple auprès d’un psychologue, pour ne pas transmettre leur propre peur à leurs enfants.

D’autant que si l’état de tristesse est généralement transitoire, la peur s’avère souvent plus persistante.

Il est important qu’ils reconnaissent que c’est normal d’avoir peur au vu des circonstances mais ils doivent également pouvoir rassurer leurs enfants et ramener le risque d’être touché par un attentat à sa juste valeur.

Ils peuvent, par exemple, expliquer que le risque que cela arrive est très faible et que tout est mis en place pour assurer la sécurité des citoyens, que cette sécurité a été renforcée, etc. Les enfants entendent également parler des accidents de voiture, de trains, d’avions ; ils entendent parler de cancers, etc.

La mort peut frapper à tout moment. C’est une réalité et il ne faut pas la nier. Il est important de reconnaître qu’il existe une part de notre existence qui ne peut être maîtrisée et les adultes, par un comportement confiant et rassurant, doivent montrer à l’enfant qu’il est tout à fait possible de vivre avec cette donnée.

Prendre conscience de cela et l’accepter fait partie du fait de grandir.

enfants

Parler des événements

Il est important d’écouter les enfants et de les encourager à exprimer leurs craintes, leurs émotions et leurs réflexions.

Les adultes sont parfois réticents à évoquer des situations douloureuses de crainte d’angoisser leurs enfants et d’induire des troubles chez eux.

La meilleure façon de les aider à surmonter leurs peurs et leurs angoisses est de les encourager à les exprimer.

Les adultes doivent utiliser des mots simples, des mots de tous les jours, des mots adaptés en fonction de l’âge, de la maturité et du questionnement de l’enfant. Ils doivent se rappeler que les enfants ne vivent pas et ne comprennent pas les événements de la même manière qu’eux-mêmes.

Il est donc important d’écouter les enfants pour comprendre la manière dont ils appréhendent les faits qui viennent de se dérouler afin de répondre de manière adaptée à leurs besoins et à leurs interrogations.

Bien entendu, parler ne signifie pas dire tout ce que l’on sait, rapporter tout ce qui se dit dans les médias. Il est absolument inutile de donner des détails sordides, de parler du sang et des corps disloqués ou d’étaler les craintes d’un nouvel attentat. Une fois encore, les informations seront triées en fonction de l’âge.

On simplifiera pour les petits qui ne peuvent pas tout saisir et on sera plus explicite avec les adolescents qui n’auront pas été épargnés par les informations diffusées dans les médias.

Il n’y a pas d’âge pour aborder le sujet des attentats. Si un enfant pose une question, il est nécessaire de lui répondre quel que soit son âge.

Bien sûr, les adultes n’ont pas de réponse à toutes les questions. Sur la mort et sur le fait que des personnes soient capables de commettre de tels actes au nom de leurs croyances, il n’y a pas de réponses toutes faites. Il est important de reconnaître que sur certains sujets, il n’existe pas de vérité universelle et que les adultes ne connaissent pas tout. Ils peuvent dire : « Voilà ce que moi j’en pense. ». Ils peuvent, évidemment, exposer les opinions défendues par d’autres.

Après avoir débattu du sujet des attentats, il est essentiel de revenir à la réalité quotidienne, de ramener l’enfant à la routine quotidienne rassurante : il est l’heure de dîner, de faire les devoir, etc.

Il ne faut jamais forcer les enfants qui refusent de parler ou d’entendre parler des événements et qui le manifestent clairement, par exemple en se bouchant les oreilles dès que le mot « attentat » est prononcé. Refuser d’affronter le sujet est un moyen pour eux de se défendre contre les émotions violentes.

D’autres enfants peuvent paraître tout à fait indifférents au drame. Les adultes ne doivent pas se laisser piéger par cette apparente insouciance et doivent rester attentif aux signes qui pourraient signaler de l’angoisse tels que cauchemars, énurésie nocturne, peur de quitter le domicile ou les parents, etc. Pour ces enfants-là, il faudra se montrer présent et ouvert lorsqu’ils seront prêts à poser des questions.

Parler spécifiquement du terrorisme

Dire que les terroristes sont des méchants ? Cela suppose une vision dichotomique du monde divisé entre bons et méchants. La réalité est plus complexe que cela. De plus, ce langage rappelle celui des BD et des dessins animés. Dans les cartoons, les méchants sont reconnaissables, ils sont vêtus de noir, ils sont laids, ils ont le regard mauvais. C’est induire les enfants en erreur.

Dire que ce sont des monstres ? Les monstres sont des créatures imaginaires. Ils n’existent pas. Pendant des années, les adultes rassurent leurs enfants qui voient des monstres dans les placards ou sous les lits en leur disant que les monstres n’existent pas. C’est insensé de leur dire subitement que les monstres existent.

Dire que les terroristes sont des fous ? La folie, c’est une pathologie, et dire que les terroristes sont des fous, c’est insultant pour les malades qui souffrent d’un trouble mental.

Alors que dire ?

Dire la vérité, dire que les terroristes tuent au nom de leur religion mais que leur religion ne dit pas de tuer. Dire qu’ils n’ont rien compris à leur religion. Dire qu’ils veulent que tout le monde vit, croit et pense comme eux.

Et ce sera la même explication qu’on soit chrétien, juif, athée ou musulman.

Le retour à la routine quotidienne

Maintenir la vie quotidienne, le travail, l’apprentissage scolaire par exemple est une manière d’assurer une stabilité au développement des enfants. Il s’agit également de leur offrir un espace où ils peuvent se concentrer à l’écart des préoccupations des adultes, des tensions familiales, de l’agitation, voire du chaos.

Retrouver une routine quotidienne aide les enfants à récupérer d’événements dramatiques et à s’adapter aux nouvelles situations.

La stabilité offerte par la famille et par l’école permet d’annihiler l’impression de chaos et de défaillance qu’ils ont du monde des adultes. Réinstaurer les habitudes propres à la vie familiale ou scolaire contribue à créer un sentiment de continuité et de sécurité. Se lever, se coucher et manger à heures régulières, participer aux activités scolaires et fréquenter des compagnons de jeux sont des activités réconfortantes pour les enfants.

Références bibliographiques

Josse E. (2014), Le traumatisme psychique chez l’adulte, De Boeck Université, coll. Ouvertures Psychologiques.

Josse E. (2011), Le traumatisme psychique des nourrissons, des enfants et des adolescents, De Boeck Université, Coll. Le point sur, Bruxelles

Josse E., Dubois V. (2009), Interventions humanitaires en santé mentale dans les violences de masse, De Boeck Université, Bruxelles.

Josse E. (2007), Le pouvoir des histoires thérapeutiques. L’hypnose éricksonienne dans la guérison du traumatisme psychique, La Méridienne-Desclée De Brouwer Editeurs, Paris

 

Source: http://www.resilience-psy.com/spip.php?article268

 

John Gray, l’auteur du célèbre « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus » nous montre comment embarquer sur la croisière Love, dans son best-seller enfin disponible en français et au titre explicite : « Guérir de ses blessures affectives pour aimer et être aimé« .

Facile à lire, très aéré et pas cliché, ce nouveau livre nous aide à lâcher du lest et de la pression, en faisant du ménage dans notre coeur et dans nos vies.

Que ce soit dans nos relations de couple, familiales (parents, enfants…), amicales ou professionnelles, nous répétons tous – sans en avoir conscience – des schémas comportementaux qui nous sont nuisibles.

Ils sont l’héritage d’un conditionnement social ou de blessures affectives qui nous ont poussés à enterrer nos émotions négatives dans notre inconscient. Or, ainsi que le démontre John Gray avec brio, à force de réprimer ses émotions négatives, on finit aussi par perdre contact avec nos émotions positives, comme l’amour de soi et des autres.

Guérir de ses blessures affectives pour aimer et être aiméTrès clair, enrichi d’exemples et illustré de dessins amusants, ce livre vous rappelle que pour aimer et être aimé, il faut d’abord s’aimer soi (même si notre éducation nous ont fait confondre « amour de soi » et « vantardise coupable »), que l’on on cache souvent qui on est par peur de souffrir (en revêtant le masque de « Celui qui vise l’excellence », de « celui qui ne cesse de critiquer », de « l’éternelle victime » ou encore de « celui qui est trop gentil ») et que le plus grand secret pour faire durer son couple, c’est dire les choses avec TACT (« Telling the Absolute Complete Truth »: « dire absolument toute la vérité »). Comme cela, on évite de refouler nos frustrations, colères et sentiments coupables, et donc de fuir ou d’exploser un jour en mode marmite.

Et dire les choses, ça se fait en couple ET en solo.

Car une émotion est toujours là pour nous donner un message comme nous l’a rappelé le dernier Pixar « Vice-Versa »: la colère nous dit qu’on vit quelque chose « de pas souhaitable » (à changer), la tristesse nous informe d’un manque, et la peur de la possibilité d’un échec.

Et puis, même si on refoule les émotions, elles finissent toujours par ressurgir.., .et parfois de manière très inattendue, nous répète John Gray.

Raison de plus d’apprendre à plus s’ouvrir et à bien communiquer !

Comment faire pour lutter contre l’auto-dépréciation ?
Comment gérer les tensions quotidiennes et éviter de se laisser dévorer par la rancoeur ?
Pourquoi est-on en colère ? Comment exploiter les ressorts de cette émotion pour aller mieux ?
Comment renouer le dialogue et faire la paix avec les gens qui nous ont blessés ?
Comment désamorcer la colère d une personne qu on a blessée ?
Comment notre passé affectif nous empêche d’être heureux en couple et d entretenir de bonnes relations avec nos enfants ?

Alors que faire, pour retrouver ses émotions positives, et améliorer ses relations ? Simple : en exprimant ses émotions négatives, ressurgissent les émotions positives enfouies.

Prenez l’image d’un mille-feuilles, symbolisant les 5 niveaux d’émotions : colère (reproche rancœur), souffrance (tristesse déception), peur (insécurité), culpabilité (regrets), et enfin amour (pardon, compréhension, intentions).

En commençant par exprimer sa colère (« tu m’énerves quand tu es retard… »), on passe naturellement à la souffrance (« je suis triste car j’ai l’impression que je ne compte plus autant pour toi… »), la peur (« j’ai tellement peur que tu ne m’aimes plus… »), la culpabilité (« je suis désolé d’en être arrivé là »), et enfin l’amour (« je t’aime ! Je ne veux pas te perdre ! »).

Que ce soit dans nos relations de couple, familiales (parents, enfants…), amicales ou professionnelles, nous répétons tous – sans en avoir conscience – des schémas comportementaux qui nous sont nuisibles.

Ils sont l’héritage d’un conditionnement social ou de blessures affectives qui nous ont poussés à enterrer nos émotions négatives dans notre inconscient. Or, à force de réprimer nos émotions négatives, on finit aussi par perdre contact avec nos émotions positives, comme l’amour de soi et des autres.

Petit bonus, la légèreté de ton et les dessins aux légendes humoristiques…

Un livre à lire donc, avec le recul nécessaire évidemment, pour prendre soin de soi et de ses relations.

 

Source: « Guérir de ses blessures affectives pour aimer et être aimé« , de  John Gray, Editions de l’éveil

Le manque d’assurance varie selon les âges et la personnalité.

Il prend parfois des allures pathologiques qui nécessitent éventuellement une thérapie avec un psychopraticien.

La confiance en soi peut être définie simplement comme le jugement que l’on a de ses propres compétences.

peurs, phobies, F.Duval-Levesque psychopraticien hypnothérapeute coachQue se passe-t-il donc lorsque cette confiance en soi vient à manquer ?

  1. Sur le plan comportemental, elle conduit à un « art du camouflage » dont les manifestations sont l’inhibition, l’indécision, la procrastination et les évitements.
  2. Sur le plan émotionnel, le manque de confiance se traduit par une tristesse (liée à la dévalorisation), de l’anxiété (liée à la peur de ne pas être la hauteur) et enfin de la honte (liée à la peur d’être mal jugé par les autres).
  3. Le manque de confiance en soi se traduit enfin par une altération de notre jugement sur nous-même.

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Bénéficiez d’une information (entretien de 30 minutes gratuit et sans engagement) pour un soutien psychologique, une psychothérapie ou du coaching en cliquant ici

 

1 – La diminution de la libido peut être un des signes assez précoce de dépression.

Avez-vous constaté que votre mari était triste, souffrait de troubles du sommeil, tenait des propos négatifs, et manquait d’énergie ?

Si oui, il se peut qu’il soit dépressif. Pour quelles raisons peut-il déprimer ? A cause d’une période de chômage antérieure très difficile ? Ou de son nouveau poste qui ne lui conviendrait pas ? Ou pour une toute autre raison extérieure ?

Si vous pensez que cette piste est la bonne, encouragez-le à consulter un médecin, éventuellement un psychopraticien, qui l’aidera d’une manière ou d’une autre, par une thérapie de soutien, des médicaments, ou encore en lui conseillant la pratique de la méditation, celle du sport…

2 – La deuxième cause du manque de désir est la fatigue, qui produit les mêmes effets qu’une dépression sur le désir sexuel.

En effet, pendant les six premiers mois à un nouveau poste, on peut se sentir épuisé. L’adaptation à un nouvel environnement, à de nouvelles personnes, de nouvelles procédures, et peut-être surtout un nouveau tissu relationnel à décoder.

Tout cela absorbe une quantité énorme d’énergie, qui peut ensuite manquer à la vie personnelle et en particulier sexuelle.

L’anxiété peut jouer son rôle dans cette baisse de désir.

Car si votre mari se trouve en situation d’anxiété chronique, cela produit un épuisement. Pire encore, l’anxiété constante empêche le ressenti d’autres émotions comme le désir, le plaisir, la joie, et parfois même la peine. Dans la compétition émotionnelle qui se joue en nous, la plus forte l’emporte et c’est parfois l’anxiété.

Peut-être que son nouvel emploi produit cet effet sur votre conjoint ?

3 – Certains médicaments jouent eux aussi un rôle d’inhibiteurs du désir sexuel.

Les antihypertenseurs, les médicaments prescrits pour des problèmes de prostate, et bien d’autres traitements sont dans ce cas.

Notez aussi que certaines maladies peuvent également atteindre le désir sexuel… Votre mari pourrait bénéficier d’un bilan de santé.

 

 

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Une étude recommande de prolonger le suivi psychologique des jeunes mères.

On connaît bien le baby blues, cet état transitoire de tristesse et de fluctuation de l’humeur qui peut survenir dans les jours suivant l’accouchement.

Le risque de dépression du post-partum (après la naissance) est un peu moins diagnostiqué car il est plus tardif et survient plutôt autour de la dixième semaine qui suit l’accouchement, ou vers le neuvième mois.

La tristesse est cependant plus profonde et plus tenace.

Une nouvelle étude australienne indique que le risque de présenter des symptômes dépressifs est peut-être plus prolongé qu’on ne le pensait puisqu’il demeure à un niveau élevé… quatre ans après l’accouchement !

«Le risque est même supérieur à n’importe quel moment lors des douze premiers mois», affirme le Dr Hannah Woolhouse, psychologue au Murdoch Childrens Research Institute de Victoria (Australie), principal auteur de l’article publié dans le journal international de gynécologie obstétrique (BJOG).

 

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Cette maladie touche 3 millions de Français chaque année.

La dépression, du latin «depressio» («enfoncement») est un trouble psychiatrique caractérisé principalement par une tristesse intense et la perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités habituelles.

À la différence de la simple déprime, ces symptômes sont durables, au moins deux semaines selon le DSM IV (le manuel américain qui définit les critères diagnostiques des troubles psychiatriques). Ils représentent un changement par rapport au comportement habituel de la personne.

depression, F.Duval-Levesque, psychotherapie, coach, psychopraticien, addiction, dependance, depression, mal-etre, soutien psyDe plus, en cas de dépression, la tristesse et la perte d’intérêt sont accompagnées de

changements de comportement (ralentissement des gestes, retrait et isolement social…),

–  de manifestations émotionnelles (pleurs fréquents, perte de réactivité face aux événements extérieurs, anxiété, sentiment de culpabilité…),

– de troubles cognitifs (perte d’expressivité dans la voix, difficultés de concentration et de mémoire, pensées négatives voire suicidaires),

– et de symptômes biophysiologiques (insomnie, perte d’appétit et de poids, baisse de la libido, fatigue).

Dans les cas les plus sévères, les personnes ont parfois des symptômes psychotiques, c’est-à-dire des idées délirantes (par exemple de culpabilité ou de persécution) ou des hallucinations.

La dépression est une maladie hétérogène, c’est-à-dire que le type et l’intensité des symptômes varient en fonction des personnes. Néanmoins, les études épidémiologiques permettent de dégager des tendances générales qui sont vraies dans un grand nombre de cas.

Ainsi, chaque année, environ trois millions de personnes en France souffrent de dépression (3 à 7 % des adultes), les femmes étant atteintes deux fois plus souvent que les hommes.

Cette maladie est la seconde cause de morbidité et sous-tend 50 % des arrêts maladie et 70 % des 12.000 suicides enregistrés chaque année.

Le premier épisode de dépression survient la plupart du temps autour de l’âge de 30 ans et dure en moyenne 6 mois.

Cependant, deux ans après un épisode initial, près de la moitié des personnes sont encore, ou à nouveau, dépressives et la maladie dépressive devient souvent chronique.

Sources: sante.lefigaro.fr, Dr Maria Melchior, Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (Unité Inserm 1018), mon expérience professionnelle

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Pour certains sportifs la répétition d’entraînements, l’accoutumance du corps au mouvement, la ritualisation et la répétition obsessionnelle ou compulsive des gestes peuvent prendre une dimension compulsive voire d’addiction au geste.

Ces sportifs ressentent la nécessité de remplir un vide de la pensée ou un vide affectif, et dans ce cas l’objet investi est le sport et le mouvement.

Ce besoin compulsif qu’on pourrait décrire comme un lien addictif se manifeste souvent par une nécessité de pratiquer sans relâche son sport, de contrôler sans cesse son image dans la glace et dans le regard des autres.

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Pour une partie de sportifs de haut niveau, le sport interviendrait de la même manière qu’un stupéfiant comme remède à la souffrance corporelle ou psychique.

Ainsi, le sport, pratiqué au quotidien de manière répétitive, empêcherait « la pensée douloureuse » et l’anesthésierait comme peut le faire l’héroïne.

Dans le cas des body-builders, la fixation au niveau d’une recherche de sensations est intriquée avec la valorisation des états douloureux conséquences de la contraction musculaire répétitive en anaérobie.

Pour certains sportifs, « la phobie de la passivité, décrite par Claire Carrier (Carrier, 2000) amène une demande d’auto-excitation avec parfois prise de produits dopants ou même des drogues ».

Dans le cas des body-builders, on sait que des substances comme l’acide gamma-hydroxybutirique (ou le GHB), voire actuellement le bêta-hydroxy-bêta-methylbutyrate (ou le HMB), ont été et sont même aujourd’hui largement employées. Ces substances dont le potentiel addictif est reconnu (Hautefeuille, Véléa, 2002), fournissent un état de bien-être par désinhibition et effet antalgique puissant. Au niveau kinesthésique, cet effet aide à surmonter des douleurs parfois insupportables, mais l’effet le plus recherché est la maîtrise d’un effet de type orgasmique.

Si on feuillette des revues spécialisées, celles-ci foisonnent de publicités pour les produits réputés dopants, ayant des effets sur la prise de masse musculaire ou sur l’accentuation d’un effet anabolisant qui favorise la prise de masse. Ces revues sont des véritables vitrines pour des corps exhibés et montrés dans la meilleure lumière.

Certains sportifs avouent que leur objectif est de pouvoir un jour se montrer dans les pages d’une revue ou d’un calendrier. Dans l’une de ces revues, un article consacré au vieillissement portait comme sous-titre « La qualité de la vie ne se trouve pas dans une pilule » (Weider, 1998). Cet article signé par Joe Weider, fondateur d’une prestigieuse école de fitness, essaye de démontrer que «…la pratique régulière de l’exercice et une hygiène alimentaire n’ont pas leur pareil pour rétablir et préserver les processus physiologiques de l’organisme ».

Mais si on feuillette seulement ce numéro, on trouve que sur les 120 pages du magazine, plus de la moitié sont des publicités directes pour des produits et que la grande majorité des articles qui ornent ce numéro parlent d’une pratique sportive et des résultats extraordinaires obtenus grâce à ces produits.

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Plusieurs auteurs anglo-saxons ont proposé des critères de classification de cette nouvelle forme d’addiction.

On reproduit trois de ces classifications, qui sont assez limitatives et ne prennent pas en compte une dimension importante dans la conduite addictive, la recherche de sensations nouvelles et la désinhibition (voir l’échelle de recherche de sensations de Zuckerman; Zuckerman, 1979).

Critères de la dépendance à l’exercice et au sport (D. Veale, 1991)
1. Réduction du répertoire des exercices physiques conduisant à une activité physique stéréotypée, pratiquée au moins une fois par jour
2. L’activité physique est plus investie que toute autre
3. Augmentation de la tolérance de l’intensité de l’exercice, d’année en année
4. Symptômes de sevrage avec tristesse lors de l’arrêt (volontaire ou contraint) de l’exercice physique
5. Atténuation ou disparition des symptômes de sevrage à la reprise de l’exercice
6. Perception subjective d’un besoin compulsif d’exercice
7. Réinstallation rapide de l’activité compulsive après une période d’interruption
8. Poursuite de l’exercice physique intense en dépit de maladies physiques graves causées, aggravées ou prolongées par le sport. Négligence des avis contraires donnés par les médecins ou les entraîneurs
9. Difficultés ou conflits avec la famille, les amis ou l’employeur liés à l’activité sportive
10. Le sujet s’oblige à perdre du poids en suivant un régime, pour améliorer ses performances

La dépression, c’est quoi ?

La dépression est une véritable maladie qui se caractérise notamment par une grande tristesse, un sentiment de désespoir, une perte de motivation et l’’impression de ne pas avoir de valeur en tant qu’’individu.

Elle survient généralement sous forme de périodes dépressives qui peuvent durer de 2 semaines à plusieurs années, voire toute la vie. Selon l’intensité des symptômes, la dépression sera qualifiée de légère, modérée ou grave.Dans les cas les plus graves, la dépression peut conduire au suicide.

La dépression affecte l’humeur, les pensé}es et le comportement, mais aussi les fonctions organiques. Ce qui explique qu’’une personne qui souffre de dépression soit entre autres plus vulnérable aux rhumes et aux autres infections, son système immunitaire étant affaibli.

 F.Duval-Levesque, thérapeute, coach, conférencier, formateur, écrivain, boulimie, hyperphagie, orthorexie, TCA, dépression, anxiétéQui est concerné ? Vous, peut-être ?

Les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de dépression.

Les personnes qui prennent certains médicaments, comme des psychostimulants, des stéroïdes, des corticostéroïdes, des anabolisants, des anticonvulsivants ou la pilule anticonceptionnelle. En effet, les progestatifs contenus dans la pilule anticonceptionnelle peuvent nuire à l’’humeur.

D’’un point de vue sociologique, les groupes suivants sont plus touchés par la dépression :

Les femmes. Environ 2 fois plus de femmes que d’’hommes souffriront au moins une fois de dépression au cours de leur vie, même si certaines études marginales ont parfois trouvé une fréquence équivalente chez les deux sexes. Les femmes ont plus tendance à consulter que les hommes lorsqu’elles ont des symptômes de dépression, ce qui pourrait expliquer en partie que la maladie soit plus souvent diagnostiquée chez elles. Aussi, on avance au moins deux hypothèses pour expliquer le phénomène : le système hormonal des femmes, plus susceptible d’influencer la chimie du cerveau (ainsi, la ménopause peut être associée à un début de dépression) des problèmes de pauvreté et de violence conjugale plus fréquents.

Les jeunes. La première dépression survient souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’’âge adulte. Le suicide est la 2ème cause de décès chez les jeunes, après les accidents de la route.

Les personnes âgées. De 15 % à 20 % des personnes âgées vivent des périodes dépressives. Elles passent souvent inaperçues. Parmi les causes possibles : la solitude, la mort du conjoint ou d’’amis, des facteurs physiologiques liés au vieillissement, comme une baisse importante de sérotonine ainsi que d’autres changements métaboliques, la sous-alimentation, qui peut causer des carences nutritionnelles contribuant à la dépression (surtout en acide folique et en vitamine B12).

Les homosexuels. Plusieurs données, dont une importante étude de cohorte en Nouvelle-Zélande, indiquent que les gais, les lesbiennes et les bisexuels sont plus à risque de problèmes de santé mentale, et plus particulièrement de dépression, de troubles anxieux et de comportement suicidaire.

Les personnes souffrant d’’une maladie chronique. Le fait d’avoir des douleurs chroniques (migraine ou mal de dos, par exemple) ou une maladie invalidante (diabète, AVC…) augmente fortement le risque de dépression, surtout chez les jeunes.

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