témoignage


 

 

générosité,20200324.

Peu ou mal dotés en matériel de protection, notamment en masques, les auxiliaires de vie se plaignent d’être « la dernière roue de la charrette ».

Elle tourne les poignées de porte tantôt en se protégeant d’une lingette, tantôt en recouvrant sa main de la manche de son manteau.

Une auxilliaire de vie entre, chaque jour, chez les personnes âgées pour les aider « à faire leur toilette, à se nourrir, à se coucher » avec la peur au ventre. Elle court le risque de leur transmettre ou de contracter le coronavirus puisqu’elle n’est pas – ou très peu – dotée de matériel de protection.« Vous vous rendez compte qu’on leur donne à manger sans masque ! », se désole cette auxiliaire de vie sociale salariée d’une association d’aide à domicile affiliée à l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR) à Amboise (Indre-et-Loire).

Mais elle n’a pas le choix.

Dans la stratégie du gouvernement pour endiguer l’épidémie, les aides à domicile – qui prennent soin de quelque deux millions de personnes âgées en France – regrettent d’être « la dernière roue de la charrette ».

« On a le sentiment d’avoir été abandonnés dans cette crise, alors qu’on est en première ligne », résume le secrétaire général de l’ADMR. « Elles n’ont ni masque, ni gants, ni gel hydroalcoolique… On les envoie au front avec des bouts de bois ! », déplore la directrice du réseau de l’ADMR d’Indre-et-Loire.

A force d’intervenir sans protection, le pire est arrivé.

A Lyon, une vieille dame qui toussait s’est révélée porteuse du virus.

L’aide à domicile qui s’occupait de sa toilette ne portait pas de masque. Elle présente aujourd’hui des symptômes et doit rester confinée chez elle.

« Des contaminations mutuelles de ce type, on risque d’en avoir beaucoup, s’alarme Clément Saint Olive, cofondateur de la structure d’aide à domicile Alenvi. Force est de constater que je ne suis pas en mesure de protéger mes salariés, faute de pouvoir me procurer des masques en nombre suffisant. »

« Malgré nous, on envoie à la boucherie nos intervenants. Et c’est vraiment de la chair à canon », se désole tel directeur d’une association d’aide aux personnes âgées.

« On a un super personnel, prêt à faire face, s’exclame un autre, directeur d’une fédération de l’ADMR.

Mais on a à peine de quoi tenir trois jours avec nos stocks de masques existants.

Pour que nos 600 salariés changent quatre fois de masque par vingt-quatre heures pendant cinq jours, il nous en faudrait déjà 12 000 ! »

« On vous demande de devenir complètement obsessionnel.

Le virus est partout où les autres ont posé leurs mains. Avez-vous touché quelque chose ?

Ne mettez surtout pas vos mains au visage en attendant de les avoir lavées avec eau+savon ou du gel hydro-alcoolique. Passez au détergent toutes les surfaces ! »

Ce message n’est pas extrait de faxe-news, et autres posts de complotistes dégénérés.

Non, ces propos alarmants sont tenus par un médecin, le Professeur Rémi Salomon, représentant des médecins de l’AP-HP qui n’a de cesse depuis le début de cette crise sanitaire d’alerter les habitants sur la situation.

Quand ce médecin parle de  « tout ce que vous avez pu toucher » en sortant de chez vous, il veut dire TOUT.

Du caddie que vous poussez, aux conserves que vous mettez dans votre caddie, TOUT ce que vous touchez. Le virus peut être partout.

Prenez des gants pour faire vos courses, ne portez jamais vos mains gantées aux visages, débarrassez-vous de tous les emballages avant de les stocker chez vous, jetez vos gants avec lesquels vous avez manipulé vos emballages.

« Comprenez que le plus grand risque quand on sort c’est de toucher ce que les autres ont touché.

La sortie de l’immeuble, le magasin sont des endroits dangereux.

Je reviens du supermarché. La moitié des gens n’ont rien compris.

Il va falloir un confinement plus sévère seule chance de limiter l’ampleur de la catastrophe qui s’annonce.

Le virus est sur nos mains et sur ce qu’on touche, puis main au visage et t’as chopée cette saloperie », témoigne le Professeur Rémi Salomon dont vous pouvez suivre les messages sur son Twitter.

Devenez des maniaques de l’hygiène !

Mettez toutes vos provisions dans des sacs de congélation neuf, ou dans des bocaux, devenez des maniaques de l’hygiène après chaque sortie à l’extérieur.

Passez au détergent régulièrement les poignées des portes, des éléments de cuisine. Lavez tous les manteaux, les habits de sortie à 60° minimum !

Aérez vos maisons, changez les draps très souvent, les taies d’oreiller, changez quotidiennement les torchons, serviettes de toilette. Jetez les mouchoirs en papier et les gants dans la poubelle verte et non dans la jaune – ils ne sont pas recyclables – pensez aux agents des collecteurs de déchets qui doivent eux aussi être protégés.

Tout cela vous paraît excessif ? Alarmiste ?

Regardez les derniers chiffres de la mortalité en Italie, au 21/03 :

53 578 positifs / 4 825 morts !

L’Italie est confinée depuis le 9 mars, et elle comptabilise près de 5000 morts.

« Nous aussi au début, on n’y croyait pas,

témoigne un Italien sur France Info,

et regardez aujourd’hui… » 

Thomas Pesquet a passé près de 200 jours dans la station spatiale internationale donc, le confinement, il connaît.

L’astronaute partage son expérience dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Il invite à respecter les consignes de confinement afin de limiter la propagation du coronavirus.

« Restez chez vous » : c’est le message – très clair – posté par l’astronaute Thomas Pesquet, lundi soir, à la suite des annonces de confinement lié à l’épidémie de coronavirus en France.

 

 

Une recommandation, mais pas seulement.

Afin de dédramatiser la situation, Thomas Pesquet s’est mis en scène, vraisemblablement chez lui, en expliquant ce qu’il allait faire pendant ces quinze jours durant lesquels les Français sont invités à rester chez eux et à réduire au strict minimum leurs déplacements.

Il va par exemple trier ses photos prises à bord de la station spatiale internationale, prendre le temps de lire (on voit derrière lui qu’il a de quoi effectivement ; il propose même des conseils de lecture), de faire des « loisirs créatifs ».

La nourriture en boîte ?

Pas de quoi en faire une montagne, « surtout quand elle reste dans l’assiette !« 

Cliquez sur le lien ci-dessous:

http://players.brightcove.net/610043537001/B1mU8K2zl_default/index.html?videoId=6144656537001

 

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Pourrait-on, en France,

s’inspirer de ce qui a fonctionné

dans d’autres pays ?

 

Screenshot_2020-03-08 file-20200301-166488-1muyflg png (Image WEBP, 1000 × 625 pixels)

N’oubliez pas :

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