psychopraticien, hypnopraticien, hypnotiseur


Vout type de problématique (ne relevant pas de la psychiatrie, ni remplaçant un traitement médical) peut être traité en psychothérapie :

  1. Acquérir des « ressources » qui vous font défaut : assurance, confiance en soi, sérénité, compréhension, acceptation etc…
  2. Vous libérer des croyances limitantes : « Je suis nul(le).. », « Je ne réussirai jamais », « Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? », « Je ne mérite pas… » etc… etc…
  3. Apprenez à définir des objectifs et à vous motiver
  4. Ayez une image de vous positive : acceptez-vous tel que vous êtes, ou changer et s’aimer
  5. Libérez-vous de sentiments et d’émotions désagréables : mal-être, colère, culpabilité, ressentiment, anxiété, etc…
  6. Libérez-vous de votre mal-être, de tendance dépressive : retrouvez votre envie de vivre, l’énergie, la joie
  7. Libérez-vous d’un passé difficile : traumatismes, abus sexuels, violences physiques, phobies, etc…
  8. Apprenez à pardonner aux autres ou à vous-même : vous réconcilier et faire preuve de compassion pour vous et les autres
  9. Améliorez votre qualité de communication : mieux communiquer avec vos proches (conjoint, enfants…), établir des relations constructives et gérer les conflits
  10. Gérez un deuil ou une séparation, un problème de couple (actuels ou passés), repérer et changer vos comportements répétitifs
  11. Favorisez votre épanouissement et la guérison (en complémentarité à un traitement médical)
  12. Approfondissez votre « quête intérieure » et votre« mission de vie » : développement de votre potentiel pour réaliser votre « légende personnelle ».

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Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Alcool, tabac, drogues et médicaments…

Les addictions, autre dégât collatéral du Covid-19.

Peut-être êtes-vous concerné ?

Le stress, l’absence de cadre ou la précarité ont fait augmenter la consommation et parfois les dépendances à l’alcool, à certaines drogues ou à des médicaments.

« Il y a deux choses qui m’ont alerté : je commençais à boire le matin et à cacher des verres, des bouteilles… », raconte Alexis (tous les prénoms ont été changés), ce mercredi de janvier, ce quadragénaire toulousain.

Pour Alexis, publicitaire et père d’un jeune enfant, tout a dérapé lors du premier confinement, au printemps 2020. En quelques semaines, sa consommation de vin, « déjà un peu au-dessus des recommandations officielles », souligne-t-il, double. Carburant, béquille, l’alcool devient une obsession. Après un mieux au déconfinement, il replonge avec le deuxième confinement et le retour du télétravail. La prise en charge à mon cabinet porte désormais ses fruits : « On fixe des objectifs toutes les semaines, ça pousse à se bouger », se réjouit Alexis, en phase avec l’approche de consommation raisonnée qui lui a été proposée.

Ne pas renoncer complètement à l’alcool mais retrouver sa consommation d’avant, c’est aussi le but de Lucie. Comme Alexis, ce sont la pandémie et les bouleversements de la vie quotidienne qui ont fait basculer dans l’excès cette tout juste quadragénaire, à la vie sociale « très riche ». Privée de danse, sa « bulle d’oxygène », et de sorties, contrainte de donner ses cours face à un écran, l’enseignante s’est mise à boire seule pour combler le vide.

Du vin et du rhum. De plus en plus. Elle se tourne vers son entourage… qui minimise. « Moi, j’ai eu la chance de m’inquiéter, mais c’est un thérapeute en hypnose profonde qui m’a aidé, pas mes proches, estime Lucie. Pour l’alcool, beaucoup se voilent la face à cause du côté festif, culturel. » Mi-mai, en cherchant une aide sur Internet, elle a pris contact avec mon cabinet. Elle se sent « soutenue, accompagnée ». Lucie ne m’a pourtant jamais vu qu’à travers un écran. « C’est plus pratique en visio », dit-elle.

A mon cabinet toulousain, la crise sanitaire a fait émerger et se développer les consultations à distance. Désormais,  je panache mon activité entre consultations sur place à mon cabinet et à distance. Et cela fonctionne.

Les demandes venant de femmes ont fortement augmenté, alors qu’elles ne représentaient guère que 10 % de ma clientèle. Souvent liée avec l’anxiété sociale. Certaines avaient sans doute conscience depuis longtemps de consommer trop mais ne venaient pas. On a l’impression que cette crise a levé leur culpabilité, qu’elles se sont plus autorisées à en parler et prendre soin d’elles. Je suis convaincu, le vécu de la crise est plus difficile pour les femmes, avec une sensation d’isolement plus importante, la gestion des enfants, des violences familiales exacerbées.

Qu’elles arrivent par bouche-à-oreille ou par leur médecin traitant, voire internet, les femmes ayant un problème d’alcool sont contentes de consulter à distance, de ne pas se montrer en salle d’attente. Et c’est parfois plus facile pour elles en matière d’organisation, avec les enfants notamment.

Un accompagnement à distance est utile. Ainsi, elles ont plus confiance, car ce qui relève de l’addiction est proche de l’intime. Et connaître le témoignage de femmes qui étaient au plus bas et s’en sont sorties avant elles fait naître une nouvelle motivation et l’espoir.

Rappelons que le tabac est la première cause de décès évitables – il en provoque 73 000 par an – devant l’alcool – 49 000 par an. Ce dernier est de surcroît souvent un facteur de violences. Ainsi, dans 54,6 % des féminicides, la présence d’alcool, de psychotropes ou de stupéfiants est relevée chez l’auteur et/ou la victime, selon une étude du ministère de l’intérieur.

Pour le cannabis, si la majorité des consommateurs n’ont pas changé leurs habitudes pendant le premier confinement, « la part des usagers quotidiens est passée de 20 % à 31 % », indique l’enquête Cannabis Online de l’OFDT, menée en ligne auprès d’environ 2 800 adultes, usagers dans l’année.

Les drogues de type cocaïne et ecstasy, consommées dans des situations festives, ont elles fortement baissé pendant cette période. En revanche, il y a eu « une tendance à la hausse relativement marquée » pour les anxiolytiques et les hypnotiques, selon le rapport Epi-Phare (commun à l’Assurance-maladie et à l’Agence nationale de sécurité du médicament).

La consommation est restée élevée pendant le deuxième confinement et après. Les addictions comportementales comme celles aux écrans se sont elles aussi accrues. Malgré le recul des paris sportifs, les joueurs de poker en ligne ont quasiment doublé, à 500 000 au deuxième trimestre 2020, selon l’étude Trend de l’OFDT.

Certaines populations semblent particulièrement vulnérables, au premier rang desquelles les étudiants.

Une étude réalisée fin mars 2020 et publiée en février dans Frontiers in Psychiatry, portant sur des étudiants de quatre universités françaises déclarant boire de l’alcool de façon habituelle, s’est intéressée à leurs consommations et à leur ressenti psychique pendant le confinement. Les trois quarts d’entre eux avaient un niveau de stress modéré ou élevé (contre 25 % lors d’une précédente étude, réalisée de 2009 à 2011), constatent Valentin Flaudias (université Clermont-Auvergne), premier auteur de l’article, et ses collègues.

Or, « on note une forte association entre le niveau de stress ressenti et le niveau de consommation d’alcool, notamment chez les filles, plus sujettes au stress, mais aussi l’usage compulsif d’Internet ou les troubles du comportement alimentaire », explique Mickael Naassila (Inserm, université de Picardie), président de la Société française d’alcoologie, et coauteur de l’article. Inversement, « le soutien social est un facteur majeur de résistance au stress », confirme l’étude.

J’observe que le premier confinement a été plutôt très bien supporté par la majorité des jeunes. Par contre, depuis le deuxième confinement, je constate plus de crises de boulimie, de conduites addictives, avec un niveau d’angoisse élevé.

Le stress induit par la crise sanitaire a pu révéler des vulnérabilités et exacerber des fragilités.

Ainsi, je connais une étudiante en faculté de droit, dont tous les cours sont en visio depuis septembre 2020, vit seule dans une chambre d’étudiant, loin de sa famille. Elle souffre de ne plus voir ses amis, de ne plus sortir. L’avenir l’inquiète beaucoup. Elle s’est mise à boire un ou deux gins tous les soirs, puis un peu plus, « pour dormir, être apaisée ». Un témoignage loin d’être exceptionnel dans les universités. Différents étudiants me disent aussi faire beaucoup plus régulièrement appel à des antidépresseurs ou à des anxiolytiques.

Au-delà de cette population particulièrement à risque, l’isolement social augmente les consommations, tout comme l’absence de cadre (télétravail, échanges en visio…). Je suis d’autant plus inquiet pour l’avenir que d’autres signaux sont au rouge.

La vraie vague est attendue cette année, car le terreau des addictions est la dégradation de la santé mentale, la dépression, l’anxiété, le lâcher-prise, mais aussi la précarité. Et le terreau est bien là : les états anxieux et dépressifs se maintiennent à un niveau élevé, autour de 20 %, selon les dernières données (18-20 janvier) de l’enquête CoviPrev.

 

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Et faites la même chose pour tous les réseaux sociaux !

Il y a peu de ressources sur le sujet et elles sont principalement nord-américaines.

Je tiens à signaler ce mémoire très intéressant: Accompagner un mineur auteur d’infractions sexuelles dans sa fratrie, de Ludivine Dubart, qui explique comment les services éducatifs, policiers, judiciaires peuvent se mobiliser pour ces jeunes.

Autrement, le tabou est total. C’est extrêmement compliqué pour les victimes de parler.

Bien sûr, c’est toujours le cas dans les affaires de violences sexuelles, mais dans cette configuration, vos parents sont aussi les parents de votre agresseur.

Comment leur demander de choisir ?

Comment savoir s’ils prendront votre parti ?

Comment être certain qu’ils ne vous en voudront pas ?

Et puis, une fratrie est censée se serrer les coudes, ne pas se dénoncer. La loyauté au sein d’une fratrie, c’est très fort. La peur aussi.

Les chiffres seraient donc, encore une fois, très sous-estimés. Il est certain qu’une prise de paroles avec ce #MetooInceste permet d’avoir une vague idée de l’existence du phénomène.

Voici ce que dit un rapport canadien sur le sujet: «Selon une étude récente réalisée à partir des données du département de justice américaine, Finkelhor, Ormrod et Chaffin (2009) indiquent que les agressions sexuelles commises par les mineurs représentent 35,6% de toutes les agressions sexuelles commises envers des enfants. […] Ces résultats ont été corroborés dans la plus récente étude canadienne d’incidence sur les mauvais traitements commis sur les enfants où 32% des cas d’agression sexuelle signalés aux services de la protection de la jeunesse impliquaient la fratrie (Collin-Vézina et Turcotte, 2011). Certains auteurs indiquent toutefois que ce phénomène est sous-rapporté aux autorités puisque les parents, les professeurs ou les professionnels de la santé mentale sont moins enclins à les rapporter que lorsqu’il s’agit d’une agression sexuelle entre un adulte et un enfant ou un père/mère et sa fille/garçon

Pour les adultes, l’une des difficultés majeures, c’est la frontière entre coupables et victimes. Si on considère qu’un adulte sait ce qu’il fait, comment en être certain au sujet d’un mineur ?

En outre, il faut vérifier s’il n’y a pas une affaire derrière l’affaire, si le coupable n’est pas lui-même victime d’une tierce personne.

Et puis, en-dehors des viols proprement dit, dans des cas d’attouchements par exemple, comment faire la différence entre un jeu d’enfants classique (ce qu’on appelait touche-pipi) et une agression sexuelle ?

  1. Le premier élément à étudier, c’est la différence d’âge. De même que l’adulte est en position de domination face à l’enfant, un enfant plus âgé jouit d’un rapport d’autorité sur le plus jeune. Le jeu entre des enfants ayant plusieurs années d’écart n’est plus un jeu. À plus forte raison entre adolescent et enfant
  2. Ensuite, les études notent un recours fréquent à la force, à la contrainte physique
  3. Et puis, il faut déterminer s’il y a une symétrie dans la relation. Si c’est un seul des deux qui exige quelque chose de l’autre, il n’y a pas symétrie.

Les limites de son corps et de celui des autres

Ce sont quelques maigres indices à la disposition des adultes pour se faire une idée de la situation.

Dans les faits, c’est toujours infiniment plus compliqué. Il faut savoir qu’on peut évidemment déposer plainte mais en France, on judiciarise peu ces affaires. Pour rappel : un enfant de moins de 13 ans ne risque pas de prison. On aboutit le plus souvent, soit à un classement sans suite, soit à des mesures éducatives (suivi psycho-social des familles, placement de l’enfant coupable en milieu éducatif ouvert).

L’idée n’est évidemment pas de commencer à soupçonner tous les grands frères et les cousins, mais comme le dit ce rapport : «Les parents devraient également être sensibilisés très tôt à l’existence d’agression sexuelle entre les enfants au sein et à l’extérieur de la famille par d’autres mineurs Il ne s’agit pas de devenir paranoïaque, mais il faut régulièrement rappeler aux enfants les limites de leurs corps et du corps des autres, de ce qui est acceptable ou pas.

C’est le genre de discussion tellement épuisante à avoir que, quand on l’a fait, on est soulagé d’en être débarrassé.

Pourtant, d’expérience, il faut en reparler souvent, ne pas craindre de se répéter, d’autant que les questions des enfants changeront complètement selon l’âge, et puis, on sait bien que éducation = rabâchage.

Si on leur répète qu’il faut se laver les mains avant de manger, on peut aussi prendre le temps de réexpliquer ce que sont les violences sexuelles.

J’imagine qu’avec l’actualité actuelle, on a été assez nombreux à répondre à «c’est quoi l’inceste ?», n’est-ce pas ?

Alors, quand nous en parlons, quand nous parlons de ce que des adultes peuvent faire à des enfants, n’oublions pas de préciser que cela peut aussi venir d’autres enfants, même très proches.

C’est important.

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L‘inceste fraternel, quand les parents de la victime sont aussi ceux de l’agresseur…

Dans la masse de témoignages du #MetooInceste, il y a une dénonciation récurrente : le viol ou les agressions par un frère/soeur, ou même un cousin(e).

Autrement dit, pas par un adulte, pas par un parent référent.

On m’avait déjà signalé ce sujet des violences sexuelles au sein des fratries comme étant un phénomène largement sous-évalué.

Il faut dire que si, déjà, l’inceste n’est pas un sujet facile à aborder, les violences sexuelles au sein de fratries, pas grand monde n’a envie d’en entendre parler !

On passe notre temps à essayer de préserver nos enfants du monde extérieur, si en plus il faut les protéger les uns des autres…

Ce qui joue également, c’est qu’on a longtemps cru que c’était moins grave.

On y voyait des jeux consensuels d’exploration, tout ça, c’était des histoires d’enfants, c’était leur monde et on n’allait pas s’en mêler de trop près.

Mais parmi les enfants se jouent également des rapports de domination et les quelques études sur le sujet montrent l’ampleur des dommages causés aux victimes, dommages qui sont les mêmes que ceux d’un inceste commis par un adulte.

Ce n’est pas moins grave, moins traumatisant parce que ça vient d’un enfant.

Il faut cependant admettre que cette question complique absolument tout, au point que même la recherche a du mal à s’en emparer. Il y a peu de ressources sur le sujet et elles sont principalement nord-américaines. Je tiens à signaler ce mémoire très intéressant: Accompagner un mineur auteur d’infractions sexuelles dans sa fratrie, de Ludivine Dubart, qui explique comment les services éducatifs, policiers, judiciaires peuvent se mobiliser pour ces jeunes.

Autrement, le tabou est total. C’est extrêmement compliqué pour les victimes de parler.

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Dr Patrice Schoendorff : Oui, sur le plan de la psychiatrie, la situation française est très préoccupante. Pour que les choses soient parlantes, avec le Dr Didier Charrassin, chef du pôle psychiatrie du Chablais, nous avons regardé les chiffres du secteur de Thonon les Bains, une zone qui va du Lac Léman jusqu’aux stations de ski de Morzine d’Avoriaz. Tous les indicateurs sont au rouge !

En 2020, nous enregistrons +12% de consultations psychiatriques extrahospitalières. Du jamais vu. A l’hôpital de Thonon, sur les deux derniers mois, en décembre et novembre, nous avons eu 30 hospitalisations ce qui est là aussi du jamais vu. Nos deux unités de 20 lits, qui ont par ailleurs en charge leurs patients chroniques, sont totalement saturées.

Est-ce un constat général ou une situation propre à cette région des Alpes ?

Je discute avec des collègues psychiatres du reste de la France, c’est partout pareil. Et comme la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine française, cet afflux massif de nouveaux patients intervient alors que le secteur hospitalier dans ce domaine est déjà sinistré. A Thonon, sur 5 postes de psychiatres, deux sont vacants… L’hôpital doit appeler en urgence des intérimaires.

De quoi souffrent ces patients nouveaux que vous voyez apparaître ?

Pas seulement de « dépression » comme je l’entends dire à la télé. En fait, cela craque de partout. On assiste à une déstabilisation complète de tous les troubles psychiatriques. Que ce soient des phénomènes de décompensation de troubles de l’humeur, c’est-à-dire des dépressions, mais aussi des décompensations chez des personnes jusque-là stabilisées pour des troubles bipolaires par exemple. Autrement dit, l’explosion des troubles psychiatriques touche tous les secteurs.

En bout de chaine, on assiste aussi à une recrudescence des passages à l’acte, y compris violents. Même aux urgences psychiatriques à Thonon, on n’avait jamais vu cela. Il y a un nombre jamais vu de troubles du comportement sur la voie publique. Je sais aussi, même si le chiffre reste confidentiel, que le nombre de suicides sur la région lyonnaise est en très forte augmentation. Vraiment, la situation est très préoccupante.

Intervenez vous aussi en unité Covid ?

Bien sûr, nous sommes appelés en consultation psychiatrique dans des unités Covid où des patients sont hospitalisés. Paradoxalement, c’est le seul moment où je peux voir des patients non masqués. Le reste du temps, pour la première fois de ma vie de psychiatre, je parle à des interlocuteurs dont je ne vois pas le visage. Cela aussi c’est un problème. En unité Covid, certains sont hospitalisés sur de longues périodes et vivent des situations d’angoisse extrême. Certains perdent le sommeil. La plupart sont très affaiblis, très fatigués. C’est très lourd… Ils regardent la télé, sont souvent coupés de leurs proches, et au contact de soignants de plus en plus fatigués. Là encore, la situation psychologique de ces malades est de plus en plus préoccupante.

Avez-vous eu des recommandations nationales sur des traitements psychiatriques particuliers de malades Covid ?

Je souris. Non rien. Pas une seule recommandation. Pas un seul protocole. Chacun fait dans son coin avec les moyens du bord ! On fait comme on peut. On compose. C’est vrai, que l’on devrait se préoccuper d’un retour d’expérience…

Quelle est votre analyse de ce que nous vivons ?

Il est bien normal que la pandémie et le virus génèrent des peurs et des angoisses.

Mais je constate que ce sont aussi les mesures prises par le gouvernement qui génèrent à leur tour peurs et angoisses !

Le premier confinement de mars dernier s’est relativement bien passé. Il était alors plus facile de comprendre pourquoi des mesures étaient prises pour stopper la propagation. Mais le deuxième confinement est bien plus mal compris et bien plus mal vécu. Je sens mes patients beaucoup plus angoissés. Ils ont du mal à comprendre le couvre-feu de 18h par exemple et tous les changements qui interviennent, un jour 20h, un jour 18h, sans que l’on sache trop pourquoi. Tout cela, sans parler des discours successifs du gouvernement sur les vaccins, contribue à angoisser davantage les gens. C’est déstabilisant de ne pas comprendre.

Et puis avec le deuxième confinement, les mesures ont touché toutes les sphères, familiales ou professionnelles. Pour des gens vivants seuls, tout cela est encore plus difficile. Or le gouvernement ne semble pas tenir compte de ces difficultés d’ordre psychologiques. Le discours n’est qu’un discours épidémiologique sur la vitesse de propagation du virus… Rien ou presque sur la dimension psy.

Il n’y a pas de psychiatre dans le conseil scientifique…

Non seulement il n’y en a pas, mais j’observe avec beaucoup d’autres, que toutes les mesures qui sont prises et le discours qui va avec, ne semblent pas venir de gens de terrain. Pour faire de la médecine, il faut être au contact de malades sur le terrain, or j’ai l’impression que la réponse scientifique actuelle se limite à des analyses de « l’arrière » du front. La dimension psychiatrique n’est jamais mise en avant et me semble insuffisamment prise compte.

C’est-à-dire ?

La distanciation sociale, en soit, est une hérésie. L’être humain ne peut s’épanouir qu’au contact de l’autre. En organisant une distanciation sociale, aussi froidement que ce qui est fait, on court le risque d’une dislocation sociale. Autre exemple, j’ai lu aussi que pour décider du couvre feu à 18h, le CNRS avait réalisé un modèle scientifique pour aboutir à une limitation maximale des interactions. Mais d’un point de vue psychiatrique, cela aussi c’est une abomination.

En même temps que de telles mesures sont mises en place, dont il faudrait percevoir les dangers psychiatriques, il faudrait penser des accompagnements… Cela parait évident.

Vous dénoncez un déficit d’explication, doublé d’une crise de confiance ?

Le déficit d’explication est stupéfiant. Et la crise de confiance, nous la mesurons en observant nos indicateurs psychiatriques au rouge. Depuis des mois, je suis choqué que personne au sein du conseil scientifique ne porte cette dimension, en tout cas que le discours du gouvernement soit si creux, si sec, si froid.

Comment voyez vous évoluer les choses ?

On va vers une casse psychologique et psychiatrique, très très importante. Il y aura un avant et un après. Les gens sont traumatisés. A tous les niveaux.

Dans les Ehpad, par exemple, on sait que des personnes âgées sont mortes de phénomènes de glissement et d’angoisse. D’autres sont traumatisés d’avoir dû enterrer un parent de façon bâclée. Ce sont des petits exemples entre mille. Il y a une urgence absolue à prendre en compte la dimension psychologique de la crise actuelle. Nous sommes de très nombreux praticiens, en France, à ressentir cette urgence.

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Une enquête sur le burn-out des médecins français en 2020 dépeint une profession en crise.

Burn-out, pensées suicidaires…

Nos docteurs ont besoin de soins !

Que l’on se le dise, les médecins vont mal, entre des journées trop chargées, un manque de moyen et un sentiment d’impuissance.

Résultat : burnout et pensées suicidaires.

Pour mieux comprendre le phénomène, le site spécialisé Medscape a recueilli 1025 témoignages. Résultats de cette enquête : en 2020, 51% des médecins affirment présenter des symptômes de burn-out et 63% d’entre eux estiment que la crise sanitaire les a aggravés.

« Je suis effarée par la dégradation des conditions de travail et de l’Assistance publique, affirme une praticienne dans le communiqué joint à l’enquête, et suis profondément blessée par le manque de considération de nos dirigeants et le mépris de l’administration. Si je reste, c’est vraiment pour les patients… Je ne sais pas où nous allons, dans le mur sûrement… « . Elles sont 14% à expliquer que la sévérité de leurs symptômes pourrait les pousser à quitter la médecine. Une décision douloureuse, évoquée le plus souvent chez des médecins généralistes (23%).

Des poussées suicidaires

L’analyse montre aussi que près d’un tiers des médecins en burn-out ont déjà eu des pensées suicidaires. Et seuls 30% ont eu le courage d’en parler à un psy ou un hypnothérapeute.

« Les symptômes les plus souvent décrits par les médecins qui déclarent être en burn-out sont des troubles du sommeil, de la fatigue chronique et de l’anxiété, rapporte Véronique Duqueroy, directrice éditoriale de Medscape. 38% d’entre eux placent le nombre d’heures de travail excessif en tête des facteurs liés au burn-out. Trois quarts des médecins travaillent plus de 40 heures par semaine.

Un épuisement professionnel qui, pour 83% des répondants, a un impact sur leurs relations personnelles et familiales (divorce ou ne pas voir grandir ses enfants).

Une oncologue décrit « le sentiment d’échec de toute une vie… la poursuite de la vie comme un robot, faute de pouvoir y mettre un terme… « .

Pour la directrice, ces résultats montrent que les médecins français sont « au point de rupture, avec les symptômes d’épuisement et d’anxiété majeurs. Alors que la France fait actuellement face à une troisième vague épidémique, il est crucial de reconnaître la détresse des professionnels de la santé et la nécessité de mettre en place des mesures de soutien. »

Le manque d’aide pointé du doigt

Les médecins se sentent donc seuls. Selon 41% des interrogés, ni l’employeur, ni le lieu de travail actuel n’offrent de programme de lutte contre le stress et/ou l’épuisement professionnel.

Et le tabou est réel, puisque 45% des médecins en burn-out n’ont pas encore l’intention de faire appel à un psy ou un hypnothérapeute pour aller mieux. Une attitude est largement plus fréquente chez les hommes (55%).

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En raison de la crise sanitaire, ce rendez-vous obligé entre le salarié et son manager se tient de plus en plus en visioconférence.

Stéphane est acheteur dans la distribution. Depuis plusieurs semaines, il télétravaille trois ou quatre jours par semaine. En décembre, pour la première fois depuis huit ans qu’il est dans l’entreprise, il a effectué son entretien annuel à distance.

« Les sujets n’ont pas manqué, raconte-t-il. Avec mon supérieur hiérarchique, nous sommes revenus sur les multiples obligations induites par la crise sanitaire. L’entretien était beaucoup plus général que les années précédentes. »

Pour ce rendez-vous obligé, le risque est souvent que le collaborateur soit un peu sur ses gardes tandis que le manager veille à choisir ses mots. Cette année, la crise sanitaire est le sujet de discussion qui s’impose immédiatement.

S’il est réalisé à distance, l’entretien introduit aussi de nouveaux codes, ceux de la maîtrise de l’outil numérique. Pour le salarié, la barrière de l’écran ne doit pas freiner la double exigence d’être à l’écoute et d’afficher son dynamisme.

Points positifs et points à améliorer

L’entretien d’évaluation, qui est annuel, permet de dresser un bilan de l’année écoulée et de s’accorder sur des objectifs pour celle à venir. L’entretien professionnel aborde les souhaits d’évolution et de formation.

« Mais dans les faits, les deux procédures se superposent souvent, souligne Marie-Laure Hag, responsable du conseil RH pour le cabinet GMBA. L’entretien professionnel doit se dérouler au moins une fois tous les deux ans. » Cette année, à cause du coronavirus, le délai a été repoussé jusqu’au 30 juin 2021 pour les entretiens qui auraient dû se tenir avant le 31 décembre 2020.

Tenir compte des habitudes

Depuis l’extension du télétravail, la possibilité pour ces rendez-vous de s’effectuer à distance gagne du terrain. Ce qui n’est pas toujours facile pour les salariés.

«Les évaluations sont des échanges sensibles, rappelle Marie-Laure Hag. Pour des collaborateurs qui ont un peu peur de ce rendez-vous important et qui ont besoin de valider leurs propos par le regard de l’autre, rien ne remplace le présentiel.»

A contrario, des personnalités plutôt introverties et impressionnées par un échange en face à face apprécieront la barrière de l’écran. « Il n’y a pas de règles, souligne Laure Hag. Il faut donc s’adapter en fonction des desiderata des salariés et des habitudes de l’entreprise. » Dans les grands groupe, les entretiens annuels ou d’évaluation sont plus formel que dans les ETI et les PME.

Un bon tour d’horizon

En règle générale, ce type d’entretiens dure entre une heure et une heure et demie. «Ce format est normalement suffisant pour faire un bon tour d’horizon, au-delà, le propos perd en intensité», reprend Marie-Laure Hag.

L’expérience prouve, surtout dans les petites structures, que les managers ont souvent du mal à libérer du temps pour ces échanges. En cela, le Covid a du bon, avec plus de souplesse dans la gestion de l’emploi du temps.

« Cette marge de manœuvre est précieuse car l’époque est difficile et ses difficultés rendent indispensable une meilleure écoute du salarié», ajoute Marie-Laure Hag.

Des attentes supérieures en 2020

L’entretien est d’autant plus important cette année que les salariés ont, plus que jamais, besoin d’être écoutés. Selon un sondage de Welcome to the Jungle réalisée auprès d’un millier de salariés, 31% des salariés ont plus d’attentes cette année (par rapport aux années précédentes).

Mais plus de trois personnes sur 10 regrettent de ne pas pouvoir s’exprimer librement pendant les entretiens annuels. Elles regrettent le déroulement trop vertical et pas assez participatif. Bref, il n’y aurait pas assez d’échanges.

Les attentes des salariés concernent aussi les suites des discussions : 70% des personnes interrogées souhaiteraient que des actions concrètes soient rapidement mises en œuvre pour illustrer leur portée.

Les pistes d’amélioration ne manquent pas, à l’image des nombreux sujets susceptibles d’être abordés : qualité de vie au travail, projection dans l’organisation, analyse des situations…. Parler puis agir, cette exigence ne concerne pas que les entretiens annuels

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Limpact négatif de la crise sanitaire sur la santé mentale n’est plus à démontrer…

Troubles du sommeil, anxiété, dépression, idées suicidaires, jusqu’au passage à l’acte.

Les autorités ont promis un renforcement des soins psychiques de première ligne, mais pour les psys et les hypnothérapeutes, ce n’est pas suffisant.

Un phénomène de cumul de stress

On est tous touchés d’une manière ou d’une autre.

A minima, cette crise implique un changement de nos habitudes. A maxima, ce sont des situations d’isolement extrême, de confrontation à des situations de danger pour soi ou de détresse psychologique, par exemple dans les services hospitaliers. On a vraiment un phénomène de cumul de stress, et même les gens les plus épargnés sont exposés.

Pointons aussi un effet d’accumulation qui perdure depuis le premier confinement : il y a eu une période de répit très courte qui s’est limitée à la fin du printemps 2020. Cela veut dire qu’un grand nombre de gens n’ont pas pu bénéficier du moment de répit traditionnel de l’été. Et on sait très bien en psychologie qu’une accumulation de stress et un stress chronique comme on le vit maintenant, c’est ce qu’il y a de plus dommageable pour la santé mentale.

Une bombe à retardement

Le rebond des problèmes psychologiques arrive bien plus tard que les problèmes physiques. Il est urgent de les prendre à bras le corps. Les données qui commencent à arriver montrent que sur toute une série d’aspects, idées suicidaires, risques de stress prost-traumatique, etc. depuis l’automne, les données sont soit stables mais à un niveau élevé, soit augmentent fortement. L’impact, on va vraiment le voir dans les semaines qui viennent. Car il y a toujours un effet retard sur la santé mentale.

Des psys débordés ?

Le politique a mis du temps à considérer ces aspects : ils ont été fortement négligés dans un premier temps. Dans un deuxième temps, le mot « psychologique » est apparu de plus en plus dans le discours politique, c’était début automne et déjà fort tard…

Il reste surtout du travail à faire en première ligne : il faut accélérer d’urgence les systèmes permettant aux gens d’accéder, dans leurs communes, à des soins rapides et gratuits, ce qui n’est pas encore en place. A côté du public précarisé, il y a aussi toute une série de personnes qui à un moment basculent. Et là, l’accès au soins de santé mentale n’est pas assez connu.

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Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Contrairement à certaines idées reçues, les expériences du printemps dernier et de novembre ne sont pas forcément des atouts pour mieux aborder ce nouveau confinement.

Au contraire !

Ceux qui ont souffert ces deux premères fois vont vivre encore plus durement l’expérience la troisième fois.

Le nouveau confinement qui s’annonce, ses conséquences sur le plan psychologique sont déjà redoutées et malheureusement prévisibles. Car ce que d’aucuns pensent être un atout, à savoir le fait d’être déjà passé par là en 2020, ne l’est pas forcément. Voire pas du tout.

Les personnes qui ont mal vécu le premier confinement ont un souvenir douloureux associé à un environnement. Les replonger dans des circonstances identiques ou semblables à celles de l’année dernière va réactiver chez elles les mêmes émotions.

Résumons : l’on repart de là où on était resté. Pas d’une situation nouvelle.

A en croire les spécialistes, plusieurs paramètres liés au contexte de ce nouveau confinement sont défavorables à la bonne santé psychique de certains, indépendamment de leur expérience précédente. A commencer par la saison.

La baisse de luminosité hivernale est propice, en temps normal déjà, aux dépressions saisonnières. Autre paramètre : l’adhésion aux mesures du gouvernement. Au printemps dernier, il y a avait une grande peur assez générale. On ne connaissait rien ou très peu de ce virus. Donc, une majorité de personnes adhérait aux mesures, à commencer par le confinement. La population se sentait globalement bien informée. Or, le fait que la France se reconfine peut être assimilé à un échec des mesures prises jusque-là et provoquer une adhésion plus faible.

Pour preuve, l’annonce du printemps 2020 n’avait donné lieu à aucune manifestation, contrairement à celle-ci. Moins d’humour et d’entraide ? Autre élément non-négligeable, l’effet de surprise. Annoncer un jour prochain, une annonce applicable dès le lendemain soir, à l’instar de celle du mois de mars, n’est pas de meilleur augure.

Car quand une annonce tombe de façon verticale et soudaine, ça crée un effet de sidération, alors que ce qui est important, pour qu’une décision soit acceptée, c’est qu’elle soit décidée en concertation, que la population y soit préparée.

Le sentiment de maitrise limite le stress. A la veille de l’annonce d’un durcissement des mesures, et alors que ce troisième reconfinement est pressenti, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik se dit déjà inquiet pour notre « disponibilité » et notre « capacité » à l’accepter. Il présageait ainsi « des dépressions et des troubles psychiques« .

Lors du premier confinement, détaillait-il alors pour France Bleu, « on avait des réactions de défense très positives : l’humour et l’entraide. Les gens serraient les dents et souriaient en attendant la fin du confinement ».

Mais aujourd’hui ?

« On ne voit aucune réaction d’humour. Au contraire, on voit des réactions d’agressivité apparaître« . Il y a de quoi, poursuit le spécialiste de la résilience : « L’isolement est la pire des agressions. Un isolement sensoriel est une altération du cerveau. On voit que le circuit de la mémoire et de l’émotion s’atrophient et, dans ce cas, c’est une grave altération. »

L’esprit humain a de la ressource, mais il a aussi ses limites : l’on peut déclencher un processus de résilience à condition que ça ne dure pas trop longtemps.

Relevons aussi le caractère exceptionnel que de vait revêtir le premier confinement. Ainsi, s’il a pu être vécu péniblement, il a aussi été propice à la réinvention. Cette fois, l’effet de surprise évacué, il craint que les confinés n’en voient que les aspects négatifs.

Même inquiétude pour le psychologue belge Olivier Luminet, qui pointe également des risques plus élevés qu’au printemps et l’automne 2020. « La population a déjà perdu beaucoup de son énergie. Beaucoup sont entraînés dans cette troisième vague à venir sans avoir pu recharger leurs batteries« , explique-t-il à L’Echo, soulignant que « les gens sont beaucoup moins armés pour faire face, il y a un réel danger d’accumulation. »

Comment, alors, aborder le mois à venir dans les conditions les moins mauvaises possibles ?

Malgré les difficultés précitées, Nicolas Franck invite tout un chacun à « s’armer de courage » et surtout à « se fixer des objectifs ». Plus facile à dire qu’à faire ! Concrêtement, n’hésitez pas à vous faire aider par un psy ou un hypnothérapeute pour vous accompagner.

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L‘hypnose serait-elle trop efficace ?

Ce n’est pas :

  1. une méthode de thérapie – forcément – brève
  2. une méthode où il n’y a pas besoin de se connecter à ses – vraies – émotions
  3. une méthode qui change les comportements avec un coup de baguette magique
  4. de l’hypnose Ericksonienne qui n’a souvent plus rien à voir avec ce que faisait Erickson
  5. une méthode, ressemblant à la PNL (programmation neuro-linguistique) et autres dérivés, qui cherchent davantage une reprogrammation mécanique plutôt qu’émotionnelle
  6. une thérapie qui dure des mois où le soulagement et la guérison n’arrivent jamais
  7. une thérapie ou le client est dépendant de son client.

Bref,

l’hypnose profonde accompagne,

puis

responsabilise et autonomise le client

🙂

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Il aura fallu une pandémie mondiale

pour convaincre les psys et les hypnothérapeutes français d’adopter,

un peu à marche forcée, la téléséance ou téléconsultation.

Alors qu’elles demeuraient marginales avant l’épidémie, les téléconsultations psys à mon cabinet toulousain ont augmentés, dès le milieu de la première vague.

Cetains clients me disent que, pour eux, c’est une solution pratique à la contrainte de la distance, les embouteillages etc. Les expatriés, les anciens clients ayant déménagé et voulant continuer avec moi, ainsi que ceux voulant avoir accès à certaines de mes compétences pour lesquels peu de psys sont formés (exemples l’hypnose profonde avec communication de l’inconscient en transe somnambulique, mes près de 35 ans d’expériences comme psy, etc.)

Pourquoi faire deux heures de route pour venir au cabinet quand on a un mal de dos chronique ?” m’a dit un client récemment. N’aimant pas la visio, nous avons fait une séance en audio uniquement, au téléphone ; tout s’es très bien déroulé !

L’hypnose, bien connue dans l’arrêt du tabac, la perte de poids et les insomnies, est aussi une méthode indiquée dans la gestion de certaines phobies : la téléséance ou la téléconsultation peut être utile aux personnes consultant pour de l’agoraphobie.

Certes, pour certains, la consultation réelle, en présenciel, est plus confortable. Et quand un client est en transe hypnotique, je ressens davantage leur présence corporelle et mes ressentis ont une importance dans mon travail. Mais j’ai appris à m’adapter. Normal pour un psy, non ?

Autre réserve : d’une façon générale, je ne reçois pas des personnes psychotiques, et notamment les schizophrènes, car elles sont susceptibles de décompenser pendant la séance. Ou alors avec la présence de leurs psychiatres. De plus, ces personnes consultent rarement en cabinet privé, car ils sont généralement pris en charge par des institutions spécialisées.

J’ajouterai enfin que les téléséances ou téléconsultations sont tout à fait utiles pour un travail de suivi avec des clients que l’on connaît bien. Elles sont aussi très pertinentes pour le soutien psychologique, ou le coaching.

Donc, avec un peu d’expérience et si le client a un smartphone à minima, la téléconsultation est une très bonne alternative.

Pour résumé, voici les principaux avantages que les clients m’ont cités :

  • Ils sont chez eux, dans un environnement où ils se sentent bien, et installé(e) totalement à leur convenance
  • ils n’ont pas la fatigue du déplacement
  • pas l’appréhension de se rendre chez un hypnothérapeute qu’ils ne connaissent pas
  • utiliser leur smartphone, ou leur tablette, et/ou un casque, et entendre ma voix avec une qualité radio, comme un véritable enregistrement d’hypnose
  • ils peuvent ajouter une musique de fond
  • ils peuvent régler votre éclairage à l’avance
  • ils gagnent le temps du déplacement
  • discrétion totale, évidemment
  • cela les aide pour les peurs empêchant de sortir de chez soi
  • aussi pour les peurs générant honte ou culpabilité
  • ils font appel à mon aide, où qu’ils soient dans le monde, grâce à la connexion de leur smartphone, wifi, adsl, fibre.

Plus d’informations en cliquant ici !

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«Je ne m’en sors plus…» : ces petits patrons en détresse qui appellent les psys de Bercy.

Et vous n’êtes plus seuls.

Depuis ce printemps, le numéro vert lancé par le ministère de l’Économie a reçu plus de 1400 appels.

Des psychologues se relaient pour écouter ces dirigeants qui ont tout perdu…

Les timbres de voix sont mal assurés et un petit raclement de gorge précède parfois les premiers mots entendus par la professionnelle de la cellule d’écoute et de soutien psychologique dédiée aux chefs d’entreprise. Dès 8 heures. Le numéro vert fonctionne en continu jusqu’à 20 heures, 7 jours sur 7.

Ce mercredi matin, c’est Céline, psychologue clinicienne depuis onze ans, qui est au bout du 0.805.65.50.50.

Depuis le 27 avril, date du lancement de la ligne par le ministère de l’Économie, la jeune femme assure quatre fois par mois des astreintes de six heures pour répondre aux appels des dirigeants heurtés de plein fouet par la crise.

C’est bien pour éviter que des dirigeants ne commettent l’irréparable que la plateforme téléphonique a été mise sur pied. Car le risque est réel et s’est encore accru avec le deuxième confinement. «Nombre d’entrepreneurs ont trouvé des ressorts pour surmonter la première vague. Pendant quelques mois, ils ont pensé que l’épreuve était derrière eux mais ils se retrouvent de nouveau la tête sous l’eau. Et là, ils n’ont plus de solution», relève Céline.

«Quatre ans de ma vie…»

C’est précisément ce qu’exprime un jeune entrepreneur au cours de la matinée, en lâchant d’un ton las : «Je ne sais plus quoi faire, j’ai envie d’en parler, c’est pourquoi j’appelle.» Créateur d’un escape game trois ans et demi plus tôt, il a développé son affaire sans se verser de salaire pendant deux ans. En 2019, il a réalisé 300.000 euros de chiffre d’affaires mais ne dépassera pas les 80.000 cette année. «J’ai mon loyer à verser, plus la cotisation foncière des entreprises (CFE) et 15.000 euros de factures à payer. Mon associé est parti. J’ai supplié des banques pour obtenir des aides mais elles font la sourde oreille. J’ai mis quatre ans de ma vie et beaucoup d’argent dans ma société, et je risque de passer le reste de mes jours à payer des dettes», lâche-t-il, dans un mélange d’incrédulité et de rébellion.

«Aujourd’hui, il y a une colère chez mes interlocuteurs, qui est tournée vers l’État. Ils ne pointent pas quelqu’un en particulier, c’est global. Il faut un bouc émissaire, et ce sont ceux qui nous gouvernent», relève la psychologue qui, aussitôt après avoir raccroché, se met en quête d’un contact, exerçant à proximité du lieu de résidence du jeune homme, et qui puisse le rappeler et fixer un rendez-vous. Trois séances gratuites sont prévues dans le cadre de la prise en charge.

Signe que les demandes de rendez-vous sont importantes, une consœur lui signifie qu’elle ne prendra pas de nouveau patient ce mois-ci. Son planning est déjà complet. Car certains, comme Michaël, à la tête d’une entreprise de photographie depuis dix ans, ne s’en tiennent pas aux trois séances. Le quadra, qui réalise 70 % de son chiffre d’affaires dans l’événementiel, continue à consulter une fois par mois une psy, car cette démarche lui a donné «une impulsion positive».

Pourtant, au printemps, il présentait des symptômes de dépression. «J’avais des coups de fatigue. Comme je ne me sentais pas bien, je m’allongeais sur le canapé la journée. Et je ressassais à longueur de temps les mêmes problèmes. Ça tournait en boucle.»

Malgré l’annulation de ses prestations, la crise n’aurait peut-être pas été aussi anxiogène si la séparation avec son associé n’avait pas été prévue en avril, période où toutes les démarches juridiques étaient suspendues. «Le problème, c’est que je ne pouvais pas me sortir un salaire sans lui en verser un. En plus, je lui devais ses parts. Par ailleurs, ma compagne est également salariée de la société. Alors, si l’entreprise tombe, la famille tombe aussi», pointe Michaël.

«Je n’en peux plus…»

Sur la soixantaine d’appels traités pour la cellule, Céline a eu à plusieurs reprises des dirigeants qui pilotaient une petite structure familiale. «Et quand dans un couple les deux sont touchés, il est fréquent que l’un et l’autre se tirent vers le bas», observe-t-elle. Elle est également régulièrement confrontée à des cas particuliers, comme celui de Rebecca qui s’est décidée à appeler ce mercredi après un nouveau coup du sort. Elle avait ouvert un bar-restaurant le 3 mars avec son mari, dans le cadre d’un projet de revitalisation de village. Douze jours plus tard, le couple est contraint de fermer et ne relève le rideau que le 2 juin.

Dans l’intervalle, Rebecca a été opérée d’un cancer des deux seins. Elle ne s’appesantit pas sur son intervention. Elle est focalisée sur son commerce, qu’elle a dû refermer le 29 octobre.

«Et maintenant, le nouveau maire nous résilie notre bail d’un an, alors qu’on a payé les loyers et qu’on a fait tout ce qu’on devait faire», s’emporte la jeune femme. Céline écoute, explique d’une voix rassurante comment va se dérouler la prise en charge et demande à Rebecca si elle a des interrogations. «Des questions j’en ai plein, des réponses j’en ai aucune», lâche son interlocutrice.

Céline n’a pas même fini de chercher les coordonnées d’un psychologue dans le département de Rebecca que son téléphone sonne à nouveau. À l’autre bout du fil, un homme avec une pointe d’accent du Sud-Ouest.

Mais la petite note qui d’ordinaire égaye le propos est dissonante. «Je ne sais pas pourquoi j’appelle», attaque ce chef d’entreprise qui a un réseau d’auto-écoles avec quatre bureaux et emploie sept personnes. «Financièrement, je m’en sors, précise-t-il, dès le début de son appel. Mais je n’en peux plus.» De profonds soupirs s’intercalent entre ses phrases. «Je m’inquiète pour mes salariés, je m’inquiète pour tout le monde, j’envoie balader tous ceux qui sont autour de moi et il y a des répercussions sur ma famille», avoue l’homme.

Si rares sont les témoignages où les patrons affirment ne pas avoir de problème d’argent, «pour ceux qui ont des employés, le poids de la responsabilité est omniprésent», observe Céline.

Un autre phénomène touche particulièrement les hommes.

Lorsqu’ils sont le pilier financier de la famille et que la crise les plonge dans l’incapacité d’assumer ce rôle, cette situation provoque ce que la psychologue appelle «une fracture de l’ego. Même si les mentalités ont évolué, cette idée du mâle qui ramène l’argent à la maison reste dans leur ADN».

Chez les femmes entrepreneurs, la blessure est d’une autre nature. Beaucoup des dirigeantes avec lesquelles s’est entretenue Céline ont toujours été indépendantes, et se sont battues pour obtenir ce qu’elles ont construit. Lors d’une même astreinte, Céline a eu coup sur coup deux coiffeuses qui étaient en train de tout perdre. «L’une était installée depuis dix-sept ans. Son commerce, c’était sa revanche sur la vie ; et elle m’a glissé qu’elle était toute seule pour veiller sur elle», avoue Céline.

Certaines professions sont surreprésentées parmi les appels reçus sur la plateforme, dont des VTC, des personnes qui évoluent dans le tourisme, l’événementiel ou qui ont monté leur école de danse ou d’autres activités de loisirs, ainsi que restaurateurs.

L’un d’eux a particulièrement marqué Céline : «Il était marié et avait deux enfants. Et il m’a confié qu’il avait perdu le goût de vivre…»

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Quand le déconfinement angoisse plus que le confinement…

Il y a bien sûr, après des semaines entre quatre murs, à sortir dans des rues quasiment désertes en se tenant à distance des autres ou faire des courses en vitesse et avec un nombre réduit de personnes dans les magasins, une certaine frayeur vis-à-vis de la foule qui peut s’être installée.

On a perdu l’habitude.

Mina, 38 ans, emprunte en temps normal une ligne de métro, et y a déjà fait des crises de panique : «Être entourée par beaucoup trop de gens, ça m’angoisse

Mais ça va plus loin qu’une crainte de l’affluence notamment dans les transports en commun et des relations tendues et pas toujours civiles que cette dernière provoque.

Elle a beau être «quelqu’un qui adore parler aux gens, qui aime l’échange», cela fait quelque temps que Mina bataille au sein de son entreprise en faveur du télétravail, pour éviter de crier chaque jour le matin aux enfants de se dépêcher… mais d’arriver quand même en retard à l’école puis au boulot ! «Je n’ai pas eu besoin du coronavirus pour me rendre compte que la vie qu’on mène n’est pas viable sur le long terme : on n’a pas le temps de se recentrer sur nous, on court pour tout…»

Résultat, l’idée de revoir ses collègues après un mois d’éloignement, y compris celles et ceux avec lesquels elle s’entend bien, ne l’enchante pas plus que ça.

D’autant que le spectre d’un troisième confinement planera.

«Ce n’est pas parce qu’il y aura le déconfinement que le virus aura disparu. Du fait du Covid, la communication et les relations humaines seront affectées. Tout le fonctionnement social interpersonnel sera altéré par la présence du virus.»

Les conditions évoquées pour la reprise de son activité professionnelle sont en outre loin d’être engageantes.

«On devra porter un masque, on aura une demi-heure pour manger… Normalement, la pause déjeuner, c’est un moment de détente, de discussions, d’échanges avec les collègues qu’on aime bien. Là, ce sera : on mange à deux mètres les uns des autres

Pas non plus d’impatience à l’idée de renouer avec les sorties au restaurant.

«Je n’arrive pas à me projeter sur quelque chose de sympa à faire avec les personnes et collègues que j’aime bien. Si, pour sortir, il faut penser à ne pas se toucher… Ce ne sera pas une vie normale. J’appréhende beaucoup de devoir les rencontrer avec une relation modifiée.»

Dans sa tête, le déconfinement, ce sera allers et retours au travail et promenades en famille, à quatre.

Pas de retrouvailles avec qui que ce soit.

«Je ne veux pas rester confinée toute ma vie et ne me permettrais pas de crier devant le monde entier vive le confinement parce que le contexte est triste et hypertendu, mais je me suis découverte une personne asociale», plaisante-t-elle.

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Confrontés au Covid-19, de nombreux soignants sont affectés par des troubles psychologiques importants.

Des professionnels de santé présentent des symptômes d’anxiété, de dépression ou des troubles de stress post-traumatiques.

Car en première ligne pour prendre en charge les malades du Covid-19, les professionnels de santé le sont aussi pour les troubles psychologiques.

Hors pandémie, les soignants sont plus à risque que la population générale d’avoir des troubles mentaux, d’être sous-diagnostiqués et sous-traités. Cette vulnérabilité s’explique par le niveau important de stress dans ces professions, confrontées à la souffrance et à la mort.

Les quelques études menées pendant la première vague de l’épidémie confirment le fort impact sur les soignants.

Une enquête française par questionnaires en ligne, auprès d’un millier de professionnels travaillant dans 21 unités de soins intensifs, a ainsi retrouvé des symptômes d’anxiété chez plus de la moitié d’entre eux (50,4 %) et de dépression chez près d’un sur trois (30,4 %).

Des signes de « dissociation péritraumatique » (sensation de se déconnecter de la réalité, d’être sur pilote automatique…), qui sont des facteurs de risque de présenter secondairement un trouble de stress post-traumatique, étaient présents chez 32 % de ces professionnels.

Les infirmiers et aide-soignants étaient les professionnels le plus souvent concernés.

J’identifie six déterminants de ces symptômes :

  1. la peur d’être infecté
  2. l’incapacité à se reposer
  3. l’incapacité à s’occuper de la famille
  4. la lutte contre des émotions difficiles
  5. le regret des restrictions dans les politiques de visite
  6. et le fait d’être témoin de décisions hâtives de fin de vie.

Une autre enquête française en ligne, à laquelle ont participé un millier de soignants (dont 838 femmes), exerçant en majorité à l’hôpital public, a constaté un taux très élevé de symptômes post-traumatiques (57,8 %) et de burn-out (de 26 % à 41 %).

Les effets de l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), une thérapie de « désensibilisation et reprogrammation par mouvement des yeux », ont été validés dans les psychotraumas et certaines dépressions, ainsi que l’hypnose avec un psy.

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L‘hypnose profonde est grandement efficace dans le cadre de la dépression (et des troubles anxieux).

Je dis que la dépression est multifactorielle, c’est à dire qu’elle a plusieurs origines. Par exemple, la personne dépressive a grandi avec un de ses deux parents ayant cette maladie. Ou des chocs émotionnels ont favorisé des croyances limitantes, etc.

Les symptômes de la dépression sont divers : fatigue, lassitude, envie de rien, repli sur soi… et parfois, la dépression est accompagnée d’anxiété et de crises de panique.

Une dépression peut s’être installée progressivement dans le temps, comme elle peut avoir été latente et soudainement déclenchée par un événement particulier comme un deuil ou un traumatisme.

L’hypnose est une des meileures alternatives aux thérapies classiques, car elle a la capacité de trouver les origines de la dépression. Ainsi, l’hypnothérapeute peut, grâce à des techniques avancées, apaiser, redonner joie de vivre et le désir et l’envie.

Il vous accompagnera dans le processus de mieux être, avec bienveillance et sans aucun jugement. Pour retrouver votre autonomie, votre liberté émotionnelle !

 

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« Je vais dévisser » : mal-être et dépression explosent en temps de crise sanitaire…

L’incapacité de voir le bout du tunnel, la solitude, l’inquiétude au niveau professionnel.

Le coronavirus, le confinement, et aussi le terrorisme qui continue de frapper, plongent de nombreux Français dans un profond mal-être : les syndromes dépressifs ont doublé en quelques semaines.

« Ce qui est dur, c’est l’accumulation. Il y a eu beaucoup trop de choses cette année », confie Marie, 43 ans. Cette Toulousaine, mère de deux enfants, sent qu’elle est « à deux doigts » de basculer.

Avec son mari médecin généraliste, elle suit les chiffres du Covid de manière « quasi obsessionnelle ». Mais elle essaie chez elle de ne parler que de choses positives : « Sinon, je vais dévisser ». Cette cadre supérieure a depuis dix jours « du mal à bosser, à trouver du plaisir ». « Tout est labeur : s’occuper des enfants, fêter les anniversaires, organiser les Skype avec les copains. J’ai un sentiment d’étouffement« .

Mal-être, déprime et aussi dépression gagnent du terrain.

Entre fin septembre et début novembre, le nombre de personnes dans un état dépressif a doublé, de 10 à 21% selon Santé publique France.

Déjà lors du premier confinement et les mois qui ont suivi, la consommation d’anxiolytiques et de somnifères a augmenté, avec près de 1,6 million de traitements supplémentaires délivrés en 6 mois par rapport au niveau prévisible.

Un appel à l’aide d’une étudiante : « Je vais bientôt avoir 21 ans et le temps que j’ai passé sur terre me semble déjà beaucoup trop long ». Le confinement « n’a fait qu’empirer les choses, mon avenir, si j’en ai un, est plus qu’incertain (…), je me rends compte à quel point je suis seule, absolument personne ne prend de mes nouvelles. La pire des choses c’est que j’ai dû rentrer chez mes parents ».

Si les enfants semblent davantage protégés, Julie a vu sa fille de 10 ans sombrer. « Quand son centre aéré a fermé pendant les vacances parce que la directrice a eu le Covid, j’ai commencé à voir des tics apparaître », raconte la mère de famille. Mais le basculement a eu lieu le jour de la rentrée, marqué par le port du masque pour les écoliers et l’hommage à Samuel Paty. Le soir même, la fillette a fait une crise d’angoisse : « On va pas s’en sortir ». Ses tics se sont accentués et elle a déclenché « quelque chose du style syndrome de Tourette ».

L’enfant habituellement calme a commencé à insulter sa mère, tenir des propos incohérents, crier dans sa chambre. Elle est désormais suivie par un psychologue et va consulter un neurologue. « Le contexte, ça l’a fait vriller », décrit Julie.

La Croix-Rouge reçoit environ 300 appels par jour, trois fois plus qu’il y a un an. Des mots reviennent. Rosine Duhamel, responsable du pôle de soutien psychologique, a noté quelques paroles d’appelants. « Je ne voulais pas revivre un confinement. (…) Je n’en vois pas la fin, je ne sais pas si les choses reviendront comme avant un jour et ça me fait terriblement peur« .

La solitude pèse pour beaucoup.

« Avec la répétition et la durée, les ressources pour s’adapter s’épuisent », explique Rosine Duhamel. « Et quand les mécanismes de défense s’effondrent, on risque de tomber dans un état dépressif. C’est ce que l’on voit aujourd’hui. Il est urgent d’en parler à un psy pour en parler, et mettre en place des outils pour aller mieux ».

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Crise d’angoisse – Attaque de panique :

libérez vous, grâce à l’hypnose

Une crise d’angoisse ou de panique est une manifestation aiguë de l’anxiété.

Elle est incontrôlable et survient suite à un événement déclencheur, ou sans raison apparente. Dans certains cas le sujet la sent arriver, dans d’autres cas elle est soudaine.

  • La crise d’angoisse se manifeste parfois par des pensées perturbantes et paralysantes, parfois par des manifestations physiques et le plus souvent par les deux conjugués.
  • Pendant une crise d’angoisse, les pensées sont torturées, anxieuses, on projette les pires scénarios qui deviennent si réels qu’ils semblent inévitables.

En parallèle la respiration se transforme, on se sent moite, on sent son cœur battre, on a peur. L’état anxieux peut se manifester par une boule dans le ventre ou dans la gorge. D’ailleurs, mes clients me parlent d’une oppression dans le haut de la poitrine.

L’anxiété désigne une émotion, des sensations ou des perceptions d’inconfort, de craintes, d’inquiétudes, d’insécurité, de peur…

Lorsque l’anxiété est généralisée, l’état de stress est permanent, et ne se dissipe que rarement.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, c’est que vous avez vécu une crise de panique.

L’anxiété ne doit pas être prise à la légère ; non traitée, elle peut évoluer et se transformer en crises d’angoisses, en phobies, en troubles obsessionnels compulsifs (TOC)…

Ces manifestations handicapantes sont traitées par la médecine classique via des anxiolytiques et/ou antidépresseurs. Ces molécules, aux nombreux effets secondaires, sont d’une grande aide ponctuelle, mais ne permettent pas de traiter le problème de fond de l’anxiété. On peut les considérer comme une béquille utile. Mais ils peuvent engendrer des récidives ou des déplacements de symptômes.

Grâce à l’hypnose profonde, en stabilisant les symptômes dans le présent, puis en s’occupant des causes dans le passé, ces manifestations handicapantes au quotidien peuvent s’atténuer en peu de séances. Les crises devenant de plus en plus espacées et légères, vous garderez votre calme dans les situations qui auraient été anxiogènes par le passé. Lorsque les crises disparaitront, vous vivrez à nouveau chaque moment pleinement.

Les nouvelles techniques d’hypnose permettent de traiter l’anxiété dans sa globalité, afin de libérer le corps et l’esprit de l’origine du problème. Vous renouerez avec la sérénité, reprendrez confiance en vos capacités, et tout redeviendra possible.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Chacun le sent et le comprend désormais : la pandémie, en plus du risque viral et du risque social, aura un après coup psychique sur chacune et chacun de nous.

Mais on persiste justement à en faire une dimension secondaire, à le traiter dans un « après » comme si on pouvait attendre.

Or, ce n’est pas du tout le cas.

L’expression est trompeuse.

En fait « l’après-coup » psychique ne vient pas « après ».

Il est contemporain du choc ou du « coup » sanitaire ou social. Il en porte tout de suite la trace et les plus graves effets.

Surtout lorsque ce choc, comme dans la pandémie-confinement, se répète, dure, s’installe, sans horizon visible. L’après coup est une blessure psychique et temporelle qui appelle un accompagnement immédiat et constant avec un psy.

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Pour s’ancrer « ici et maintenant » avec l’autohypnose afin de vous détendre et vous sentir beucoup mieux.

Le stress et l’anxiété ont généralement tendance à vous crisper et à vous tendre. Pour retrouver de l’équilibre, il est important d’apprendre à vous relâcher, à lâcher-prise face aux événements extérieurs.

Pour cela l’autohypnose que je vous propose est une ressource précieuse et facilement accessible.

Pour réussir, choisissez un moment propice, en évitant le soir car vous risqueriez de vous endormir. Peut-être au retour du travail, chez vous ? Soyez dans un endroit calme, confortablement installé, mémorisez le déroulé de l’auto-hypnose ci-dessous.

Et, surtout, d’évoluer à votre rythme !

  • Installez-vous confortablement et choisissez un point fixe face à vous. Cela peut être un tableau ou tout autre objet.
  • Tout en fixant ce point, passez mentalement en revue toutes les parties de votre corps en énumérant vos perceptions : « J’entends la rumeur de la ville », « Je sens la chaleur du bois de accoudoirs du fauteuil sous mes paumes »… À l’écoute de vos sensations, vous allez progressivement relâcher votre vigilance.
  • Fixez le point jusqu’à ce que vos paupières aient tendance à se fermer toutes seules. Continuez alors à détailler vos sensations les yeux clos.
  • Focalisez ensuite votre attention sur l’air que vous inspirez et qui va jusqu’à vos poumons, puis guidez-le vers votre ventre. Ce dernier se gonfle comme un ballon et vous apporte plus de légèreté.

Pendant que vous pratiquez cette respiration, vous sentez votre corps devenir de plus en plus léger… puis laissez venir à vous un bon souvenir positif de vacances par exemple.

Savourez ce moment de tranquillité et d’apaisement !

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