harcèlement


Harcelée au travail, Marie a fait un burnout et souffre de troubles de l’humeur

Après un burnout, elle est tombée dans une dépression, qui a duré un an et demi. Ce sont des reproches incessants et des pressions au travail qui l’ont conduite au burnout. Cette affaire de harcèlement au travail sera portée devant la justice.

Aujourd’hui, Marie est de nouveau en dépression après avoir essayé de reprendre le travail. Une dépression qui s’accompagne de troubles de l’humeur.

Marie dit redouter ne pas réussir à surmonter cette dépression.

« J’ai fait une dépression en 2018 à la suite d’un burnout. Elle a duré 18 mois. J’ai repris le travail. Puis, j’ai fait une pneumopathie et en même temps un syndrome bipolaire.

C’était la première fois. J’étais consciente que j’étais très euphorique. Je me suis mise à faire des photos, à écrire. Je ne dormais pas beaucoup. Mon mari me trouvait étrange. Ma psychiatre me dit que je ne suis pas bipolaire, mais que j’ai des troubles de l’humeur. Pendant la phase maniaque que j’ai eue, je me suis mise en danger. C’est vrai qu’on se sent tout-puissant.

Ayant fait un burnout et une dépression, j’ai pensé que c’était ma façon de retrouver goût à la vie. En fait, j’étais encore dans la maladie.

J’ai un traitement composé d’un régulateur d’humeur, d’un antidépresseur et de quelque chose pour dormir. Ma psychiatre m’a dit qu’il fallait absolument que je prenne mes médicaments et qu’il fallait compter au moins une année pour soigner ça. Je fais confiance à ma thérapeute, donc je prends les médicaments. Mais j’ai trois enfants, je ne peux pas être dans le gaz toute la journée.

J’ai vécu du harcèlement au travail et ça m’a complètement anéanti. C’est une affaire qui va passer devant le tribunal. 

Ça ravivera certainement des douleurs, mais je suis capable de m’en détacher. Ils voulaient supprimer tous les temps partiels parce qu’on dérangeait le bon fonctionnement de l’entreprise. On ne vous dit pas les choses et si vous ne comprenez pas, on vous fait subir du harcèlement, on vous maltraite, on vous diminue, on dit que vous faites mal votre travail, on cache le travail bien fait.

Je suis partie en congé individuel de formation parce que je n’en pouvais plus.

Après un an, je suis retournée sur mon lieu de travail. Mon ancienne chef épiait tout ce que je faisais. Comme je revenais d’un an d’absence, je devais recevoir normalement trois semaines de formation. Ils ont estimé que j’avais besoin de seulement deux jours de formation. La personne qui devait me former n’a pas voulu le faire. C’était une période où j’allais mal puisqu’on me faisait des entretiens impromptus.

C’était tout le temps des reproches, alors que ça faisait 15 ans que j’étais dans cette entreprise.

Pour me déstabiliser, on me donnait 30 à 40 mails à traiter en deux heures avec des compétences qui n’étaient pas les miennes

J’étais mangée par le stress.

Quand la personne n’a pas voulu me faire la formation, j’étais en larmes. Je suis allée dans le bureau de la responsable de formation et trois personnes m’attendaient. Ils m’en ont mis plein la figure. En sortant, j’ai fait une crise d’angoisse. J’ai avalé une boîte d’anxiolytiques sur mon lieu de travail.

J’ai sollicité le médecin du travail et les délégués syndicaux. Personne n’a voulu faire son travail. Le médecin du travail a dit que c’était moi qui avais un problème.

Après ça, j’ai fait une grosse dépression qui a duré un an et demi. Je n’étais pas complètement guérie et j’ai voulu retourner au travail. Je suis tombée dans une nouvelle dépression. J’ai pris une avocate qui s’occupe de la situation. Et il y en a encore pour deux ans avant que ça ne passe devant le tribunal. Je l’ai fait de façon symbolique pour être reconnue victime.

Je n’arrive pas à trouver le moteur qui pourrait m’aider à sortir de cette dépression. J’aimerais bien en sortir, mais je ne fais rien pour. J’attends, et le temps est long. Je me suis isolée. Je voudrais retrouver ma vie d’avant, celle où j’étais dynamique, où j’arrivais à aller travailler et à m’occuper de mes enfants. Mon angoisse, c’est de rester comme ça pendant des années. La notion de plaisir n’existe pas. L’envie n’existe pas. « 

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Avec le reconfinement, les associations d’aide aux victimes de violences conjugales le craignaient et Christophe Castaner leur a donné raison.

Le ministre de l’Intérieur a donné les chiffres des interventions des forces de l’ordre pour ce motif : +32% en province, par rapport à une semaine de référence, +36% à Paris.

Un conjoint violent en temps normal peut l’être encore plus avec le confinement et le stress que cela implique.

Et un compagnon non-violent peut même le devenir.

Face à ces risques, le ministre de l’Intérieur annonce un plan d’aide aux victimes. Il passera par les pharmacies. Elles ont reçu des consignes. 

En allant chercher des médicaments, si elle est seule, la victime peut prévenir le pharmacien qui alertera tout de suite les forces de l’ordre. Elles viendront alors immédiatement. 

Si jamais le conjoint violent est présent dans l’officine, la femme peut utiliser un code devant le pharmacien, comme « masque 19 », précise Christophe Castaner. Là aussi, le pharmacien préviendra immédiatement les forces de l’ordre.

Ce système de code fonctionne déjà en Espagne. 

Si vous êtes victime et que vous pouvez vous isoler chez vous, vous pouvez également appeler le 3919, du lundi au samedi, de 9h à 19h. Le numéro violences femmes info est toujours ouvert malgré le coronavirus, et il est gratuit.

Le 115 est lui aussi toujours joignable, si vous cherchez un hébergement d’urgence. 

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F.Duval-Levesque, hypnose, mal-être, Toulouse, télé-séance, phobie, addiction, dépendance, dépression, PNL,

On pense souvent aux côtés positifs du travail à distance, moins aux aspects négatifs.

Surtout si c’est votre boss que vous incite – fortement – à télétravailler.

À travers le monde, près de 70% de personnes sont en télétravail au moins un jour par semaine, et 53% au moins la moitié de la semaine, révèle une étude publiée par le bureau suisse de l’International Workplace Group.

Selon une autre étude, 68% des millennials (nés entre 1980 et 2000) choisiraient de travailler pour une entreprise qui propose du télétravail car les avantages sont importants. Les employés ont des horaires souples, évitent les longs trajets quotidiens et les distractions inutiles au bureau.

Mais le bien-être et la santé mentale peuvent en pâtir.

Au Royaume-Uni, les entreprises perdent 100 millions de livres (115 millions d’euros) chaque année à cause du stress, de la dépression et de l’anxiété au travail.

Les recherches montrent qu’être en télétravail et tout le temps joignable grâce à la technologie entame la limite entre la vie professionnelle et personnelle, en particulier pour quelqu’un travaillant depuis chez lui.

Un rapport des Nations unies de 2017 a révélé que 41% des employé·es à distance ont signalé des niveaux de stress élevés, contre seulement 25% des employés de bureau.

Dans un environnement de travail virtuel, la majorité des gens ont tendance à trop se concentrer sur les tâches et pas assez sur le relationnel.

L’une des raisons de ce mal-être serait liée à l’adage «loin des yeux, loin du cœur», car les personnes qui travaillent à distance se sentent exclues du bureau.

Elles ont l’impression de devoir être uniquement productives et d’être rejetées des relations de travail.

Cela engendre un manque de confiance en soi, un sentiment d’être hors du groupe et une propension à penser que les collègues parlent de nous de façon négative.

Dans une autre étude, 52% des 1.100 interrogés étaient plus susceptibles de se sentir exclus, délaissés et incapables de gérer les conflits avec leurs collègues.

Une bonne communication entre les employeurs, les employés qui font du télétravail et ceux qui n’en font pas est essentielle : les personnes qui passent environ quinze minutes à parler et à partager leurs sentiments de stress avec leurs collègues ont une performance en hausse de 20%.

Les employeurs doivent donner l’exemple et instaurer de bonnes pratiques : faire des retours sur le travail, passer des appels vidéo, organiser des réunions régulières de renforcement de l’esprit d’équipe.

Instaurer un certain niveau de communication est donc primordial pour s’assurer que les personnes qui télétravaillent ne fassent pas de burn-out et se sentent partie intégrante de l’équipe.

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Les réseaux sociaux ont beaucoup ajouté au fardeau de mes clientes.

« Tout le monde a le temps de faire la cuisine, et nous sommes submergés de nourriture sur les réseaux sociaux. Ca peut être compliqué à vivre pour certaines personnes« , témoignait une cliente boulimique.

De nombreuses injonctions à « rester en bonne santé » ou éviter la prise de poids, ainsi que de multiples plaisanteries sur l’épidémie d’obésité qui suivrait probablement le confinement ont participé au mal-être des personnes souffrant de TCA.

« Je regarde des vidéos sportives où je suis jugée pour mon manque de motivation à faire quoi que ce soit et où mon corps est dégoûtant comparé à celui des autres. Tout le monde s’améliore et pas moi« , témoigne une autre cliente.

Heureusement, le confinement a aussi eu des effets positifs sur certaines d’entre elles, notamment grâce au contact rapproché avec les personnes du même foyer : « Les crises et les purges ont diminué. Je faisais cela 5 fois par jour. Maintenant que les gens sont à la maison avec moi, elles sont réduites à un jour sur deux« , raconte une des personnes boulimiques.

 

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Je n’avais jamais entendu parler de « burn-out » avant les années 1970.

Ne sachant pas de quoi il s’agissait, j’ai pensé à « knock-out », ce qui finale-ment était une bonne approximation :

  • on peut recevoir un coup-de-poing qui sidère notre fonctionnement cérébral, comme on reçoit une série de coups au travail qui finissent par engourdir notre vie mentale !

Cette souffrance psychique, qui n’était pas décrite parce qu’elle était rare, a explosé à partir des années 1970. À cette époque, on a noté un développement fulgurant des métiers du tertiaire et une énorme modification culturelle dans les relations humaines.

Les métiers d’aide, dont on a de plus en plus besoin, ont été les premiers touchés par le burn-out.

On évalue à presque 50 % ce syndrome chez les médecins, infirmières, psychologues et assistantes sociales.

La technicité de ces professions serait-elle dépersonnalisante ?

L’ordinateur, le courrier administratif, les soins et les conseils nous privent de l’effet apaisant des efforts physiques. Et l’empathie, nécessaire à cette pratique, a souvent un effet dépersonnalisant. En effet, ceux qui ont une empathie peu développée se contentent de bien faire ce métier, technologiquement et sans affect. Ils se servent des autres pour gagner leur vie.

Alors que ceux qui ont trop d’empathie, qui ont rêvé de faire ces métiers afin de servir les autres, sont faciles à dépersonnaliser.

On peut les mettre en échec, puis leur reprocher. On peut les manipuler afin qu’ils donnent plus que ce qu’ils peuvent donner. Ils acceptent puisque c’est leur idéal et se retrouvent seuls, complices involontaires de leur exploitation, privés de l’euphorie physique et du plaisir de la parole.

C’est donc une convergence de données hétérogènes qui explique que 50 % de ces professionnels souffrent des premiers stades du burn-out : d’abord perte de la motivation, puis abattement, avant le KO. C’est une rencontre entre ce qu’ils sont (motivés au point de se laisser dépersonnaliser) et ce qui est autour d’eux (un métier où l’extraordinaire technologie rend inutiles les affects).

Une telle transaction explique le développement rapide du burn-out dans les grandes entreprises. Quand la technologie dilue les liens du corps-à-corps et du mot-à-mot, on tend vers le burn-out, cette usure de l’âme.

À moins que l’on découvre les facteurs qui permettent de prévenir la dégradation ou de s’en débarrasser, comme le proposent tous les auteurs de ce petit livre fort instructif.

Cet ouvrage restitue la réflexion sur la souffrance au travail qui s’est
développée en trois vagues successives :

  1. compréhension du phénomène (avec des thématiques comme stress, burn-out, harcèlement)
  2. mise en place d’analyse de situations (avec une première prévention, celle des risques psychosociaux)
  3. émergence d’une véritable réflexion sur le management qualitatif et de nouvelles inspirations dans les relations au travail.

Des auteurs de référence dans le domaine et des analystes de la santé
mentale se côtoient pour porter un regard lucide, réaliste et créatif sur
les relations au travail dans une société moderne en pleine mutation.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé comme « un état complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Si les entreprises ont relativement bien avancé sur le sujet du bien-être physique, il reste beaucoup à faire pour que la conscience s’ouvre sur celui de la santé mentale !

Source : Stress, burn-out et harcèlement moral, sous la direction de Roland Coutanceau, Rachid Bennegadi, et Serge Bornstein, éditions DUNOD

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Le burn-out ou burn out (ou encore burnout) est un terme qui vient de l’anglais et qui signifie que la personne s’est littéralement “consumée” : elle a consommé toutes ses ressources physiques, mentales, émotionnelles.

Elle se trouve épuisée, avec en général, des problèmes de santé : mal de dos, douleurs ou tensions musculaires, migraine, ezcémas etc.

C’est très proche d’une dépression.

C’est généralement vécu comme un traumatisme qui diminue beaucoup la confiance en soi. Et s’il y a du harcèlement, cela peut déboucher sur un syndrome de stress post traumatique.

Qui est concerné par le burn out ?

Cela concerne avant tout des personnes pouvant avoir les caractéristiques / valeurs / idéaux / trait de caractère suivants (plus elle les ressent en elle, plus elle est susceptible de faire un burn-out) :

  • le travail, c’est important
  • perfectionniste
  • se met beaucoup la pression
  • ressent devoir répondre aux attentes des autres
  • difficulté à dire non
  • anxiété (= se faire du soucis, se faire peur, s’angoisser, se faire des films, ressasser, besoin de contrôle, difficulté à lâcher prise)
  • difficulté à prendre du temps pour soi, à prendre soin de soi
  • besoin de reconnaissance important
  • avec en plus pour les soignants et ceux qui accueillent un public important : la capacité à “éponger” les autres. C’est un excès d’empathie qui conduit à trop ressentir le stress et les problèmes des autres, et donc les partager. Cela concerne toutes les personnes en contact fréquent avec d’autres porteuses de stress ou d’émotions négatives. Se sacrifier.

Il n’est pas nécessaire d’avoir tous ces traits de caractère pour faire un burn-out… L’environnement professionnel et personnel intervient, bien entendu.

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Plutôt que de parler de souffrance au travail, concept très médiatisé mais un peu trop large et flou, il est préférable de parler de risques psychosociaux (RPS) pouvant avoir un impact sur la santé des salariés.

Cette classification peut s’organiser autour du stress, et du harcèlement, violences et incivilités.

Le stress concerne une proportion de salariés beaucoup plus élevée. Et faire sa prévention a un impact sur la prévention des autres risques psychosociaux.

Enfin, le burnout, même s’il ne fait un consensus en terme de définition à l’heure actuelle, reste un symptôme à prendre en compte comme d‘indicateur d’alerte de mal-être.

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1 / Isolement et refus de communication

  • Pour que le harcèlement puisse se mettre en place, il faut isoler la cible de façon à ce qu’elle ne trouve pas de défense auprès de ses collègues. Ensuite, les agissements visent à l’isoler encore plus, jusqu’à ce quelle soit exclue de son groupe d’appartenance.
  • L’isolement peut être mis en place par la hiérarchie. Dans ce cas, cela se manifeste le plus ouvent sous la forme d’une mise au placard réelle ou symbolique. On prive alors la personne de son travail, ou bien on l’installe dans un bureau isolé sans aucune tâche intéressante à faire, on ne la convie pas aux réunions, on interdit à ses collègues de lui parler.
  • L’isolement peut également être l’oeuvre des collègues qui mettent la personne en quarantaine, qui l’ignorent, refusent de déjeuner avec elle, ou ne l’invitent pas à un pôt de départ.

De toute façon, quelle que soit l’origine de ce refus de communication, on ne parle plus à la personne ciblée, on ne la regarde plus, on n’échange avec elle que par notes de service. Les personnes ciblées disent avoir le sentiment de ne plus exister, d’être devenues transparentes. Elles peuvent alors avoir envie de disparaître, au sens propre du terme.

Cette « conspiration du silence », faite d’ostracisme et d’exclusion, constitue une mort sociale, car, pour exister, on a besoin d’être reconnu, d’appartenir à un groupe.

C’est en cela que le harcèlement est une pathologie de la solitude.

2 / Atteintes aux conditions de travail

Dans un processusde harcèlement moral, il ne s’agit aucunement de critiquer un travail qui serait mal fait, mais au contraire de se servir du prétexte du travail pour disqualifier ou piéger une personne.

  • Quand le harcèlement vient des collègies, il peut s’exprimer par le sabotage d’une tâche déjà accomplie, ou encore le fait de ne pas prévenir d’une réunion.
  • Quand le harcèlement vient de la hiérarchie, il se traduit, par exemple, par la prescription de tâches inatteignables ou irréalistes, le fait de ne pas donner de travail à faire, alors que les collègues sont débordés, celui de donner à faire un travail inutile, ou encore la demande de refaire une tâche déjà parfaitement exécutée.

Parfois les agissements sont plus subtils et consistent à ne pas donner accès aux éléments utiles à la réalisation d’une tâche, ou à donner des consignes confuses et contradictoires de façon à embrouiller la personne.

Le harcèlement sera difficile à prouver quand il consiste à ne pas reconnaître la qualité du travail accompli par un salarié, ou à sanctionner de façon injustifiée des faits anodins.

  • Cette atteinte aux conditions de travail peut également passer par le contrôle systématique des communications téléphoniques, la vérification des tiroirs, casiers ou poubelles, le contrôle de la durée des pauses, des absences, le contrôle des conversations, et des relations avec les collègues. Cette sorte de flicage est destiné à marquer ostensiblement une méfiance vis-à-vis de la personne ciblée.

D’une façon générale, surtout si la personne visée est très scrupuleuse, en attaquant sa conscience professionnelle, on attaque également son identité. On l’amène ainsi à perdre confiance en elle pour que, au bout du compte, elle se disqualifie elle-même.

3 / Les attaques personnelles

Elles cherchent à atteindre l’identité de la personne ciblée au travers d’attitudes humiliantes, de propos offensants, de calomnies ou de rumeurs malveillantes. On disqualifie la personne, on l’affuble de noms méprisants, on la discrédite auprès des collègues ou de la hiérarchie, on se moque d’elle, on tient des propos machistes, sexistes, racistes ou bien on l’injurie.

Dans le harcèlement, ce n’est pas le professionnel que l’on vise, mais l’individu, afin de le disqualifier.

Consciemment ou non, le harceleur repère les fragilités et les valeurs de la personne ciblée pour ensuite viser ses points faibles, et l’attaquer là où cela fait mal. Dans le harcèlement moral, on attaque l’humain en l’autre. Il n’est plus qu’un objet utilisable ou simplement gênant.

Ce sont les attaques à la dignité qui ont les plus graves conséquences sur la santé psychique des personnes ciblées. Ces dernières me disent combien les injures et les humiliations laissent une trace indélébile.

Très souvent, elles incorporent ces attaques au point de devenir leur propre persécuteur à travers la honte et la culpabilisation.

4 / Les intimidations

Ce sont des manifestations d’hostilité et/ou de violence qui visent à terroriser la victime ciblée, afin qu’elle se soumette ou qu’elle parte. Cela peut se faire par des représailles, du chantage, parfois même par de la violence physique (bousculades) ou des atteintes aux biens (abîmer les vêtements dans le vestiaire, par exemple).

Tout le monde est d’accord pour considérer que le harcèlement moral s’exerce avant tout sur un plan psychologique.

Quels que soient les registres des comportements, ils affectent l’environnement de travail et portent atteinte au respect auquel tout salarié à droit.

Quel que soit le niveau hiérarchique, les procédés de harcèlement moral sont les mêmes, mais plus on monte dans la hiérarchie socioculturelle, plus les agressions gagnent en sophistication.

Et plus les agissements sont subtils, plus ils sont difficiles à repérer et à sanctionner, n’est-ce pas ?

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Trois facteurs du harcèlement moral se retrouvent dans toutes les définitions :

  1. les agissements doivent être répétés
  2. ils impliquent une relation complémentaire ; soit le harceleur instaure une inégalité, soit il renforce celle préexistante (lien hiérarchique ou lien de subordination), afin de mieux dominer
  3. il n’est pas nécessaire que ces agissements soient intentionnels.

En France, un texte de loi est venu fixer sa définition du harcèlement moral afin de pouvoir le sanctionner.

Désormais, le harcèlement moral est « un ensemble d’agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Le législateur a choisi de ne pas nommer les agissements, ce qui aurait été trop restrictif, laissant aux juges de fond un pouvoir souverain d’appréciation.

Il s’appuie beaucoup plus sur les conséquences du harcèlement que sur ses causes et sa nature.

C’est donc dans l’intérêt de la victime.

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Quand une personne se plaint d’être victime de harcèlement moral, elle se base sur un ressenti qui peut ne pas correspondre avec ce que pense son entourage.

Encore une difficulté pour elle !

De quoi parle-t-on ?

Pourrait-on parler d’agissements répétés ayant pour but de tourmenter, d’épuiser ou de frustrer une personne, ou bien encore de la provoquer, de l’effrayer, l’intimider ou l’embarrasser ?

Ou un enchaînement, sur une longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une autre ?

Ou encore, chercher à rabaisser l’autre en utilisant des moyens vindicatifs, cruels, malicieux ou humiliants ?

Le harcèlement se produit-il lorsque plusieurs personnes s’allient pour persécuter tel ou tel collègue par un harcèlement psychologique qui peut prendre les formes suivantes : faire constamment des remarques négatives, ou la critiquer sans arrêt, l’isoler en la laissant sans contact social, et médire ou diffuser de fausses informations sur elle ?

Ou la définition de Marie-France Hirigoyen :

« Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive (geste, parole, attitude…) qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systémisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’un salarié, mettant en péril son emploi, ou dégradant le climat du travail. »

Vous avez peut-être deviné que cela peut aussi s’appliquer dans une relation de couple…

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À l’écran il a incarné un des archétypes du mâle alpha : James Bond.

Une fois les lumières des plateaux éteintes, Roger Moore retrouvait une histoire personnelle complexe, faite de violences conjugales, physiques et verbales, dont il a été victime de la part de ses deux première femmes.

La patineuse Steyn Doorn le griffait au visage et au corps, jusqu’au sang, et le lardait d’inquiétantes cicatrices. Un jour, c’est une théière qu’elle lui a lancé au visage.

Sa deuxième épouse, Dorothy Squires, le provoquait et le dénigrait sans cesse. Elle, c’est avec sa guitare qu’elle l’a frappé.

Dans l’histoire que vous allez entendre, Magda fera elle aussi du mal à Benjamin. Mais il est amoureux, et se laisse enfermer dans leur histoire. Au fil du temps, la fille qu’il aime dresse méthodiquement les barreaux d’une emprise qui feront de leur relation une prison.

Pour écouter ce podcast, cliquez ici !

Pervers narcissique :

C’est une personne qui a une image dévalorisante d’elle-même, et qui se valorise en rabaissant les autres. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes par la perversion narcissique.

Cette personne se donne l’apparence d’un être supérieur aux autres, et ressent un besoin exacerbé de se faire admirer.

Elle manipule les proches de son entourage et ne ressent aucune culpabilité lorsqu’elle blesse les autres.

Le pervers narcissique peut être un conjoint(e), un(e) ami(e), un(e) collègue ou même uquelqu’une de sa famille, avec qui l’on entretient un lien étroit.

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-> Faut-il exprimer vos émotions négatives ?

Dans un contexte difficile oui. Mais chacun peut réagir selon sa personnalité.

Par exemple, j’ai remarqué que les personnes qui ont des troubles anxieux dans le cadre du travail se manifestent moins en période de confinement, ce qui peut paraître paradoxal.

Car ils sont anxieux au travail en raison des relations professionnelles difficiles, soit avec leur hiérarchie, soit avec leurs collègues, leurs clients. Là, le fait d’être chez soi, confiné avec un écran, ça leur met une distance protectrice.

-> L’exposition au danger, ou ce qui est perçu comme un danger, est moins directe.

Il y a au contraire des gens qui étaient très dynamiques au travail, des « leaders » : ils aiment bien venir taper sur l’épaule de leur collègue le matin, des espèces de locomotives relationnelles. Ils ont manifesté des troubles anxieux parce qu’ils ont besoin du contact avec les autres pour se nourrir émotionnellement. Et l’on en a vu en perte de repères.

Certains doivent apprendre à être là sans trop être là, c’est compliqué. Chacun fait de son mieux, il ne faut pas s’en vouloir, ce n’est pas la peine de rajouter de la culpabilité ou des pressions de performance.

-> Ce n’est absolument pas la situation de télétravail qui cause la souffrance, pas en elle-même.

En revanche il y a des gens moins faits pour le télétravail que d’autres. Des personnes qui sont structurées par les contraintes données de l’extérieur : je dois être au bureau à telle heure, je vais mettre mon réveil, y aller. Ensuite il y a des rituels au bureau, les choses se déroulent d’une certaine façon, la journée est organisée par le cadre et la relation aux autres.

Et ceux-là, en télétravail, ont plus de mal. C’est une manière de fonctionner, c’est plus difficile pour eux, confinement ou pas confinement.

-> Comment accompagner ces salariés en souffrance

Ceux-là doivent être repérés par leur manager, et contactés régulièrement pour savoir comment ça va. Des réunions et des points de rencontre peuvent les aider à structurer leurs journées. Ils ont besoin d’un suivi, d’un rythme donné par un cadre et d’avoir des contacts.

D’autres ont besoin de relationnel, mais de vrai relationnel et l’on se rend compte que la visio ne remplace pas les vrais contacts. Ceux-là sont plus en difficulté en ce moment.

Il y a un risque de dévalorisation aussi, parce que quand on se nourrit du regard des autres et qu’on ne l’a plus, il peut y avoir une chute de l’estime de soi.

-> Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ?

À la longue, le stress a un impact négatif sur de nombreuses variables physiologiques dont le système immunitaire, c’est une évidence pour beaucoup de gens. Il faut que le télétravail soit apprivoisé. Mais il y a des personnalités qui auront du mal en permanence. Il faut accompagner le télétravail et admettre que des gens n’aiment pas ça, n’ont pas envie.

-> Selon cette étude, les femmes sont plus touchées, qu’en pensez-vous ?

Ce qu’on peut noter c’est que l’aspect charge domestique – le ménage, les enfants, les repas – est encore aujourd’hui très prégnant. C’est un des éléments qui pourrait expliquer cette donnée. Elles ont déjà cette charge en temps normal, il n’y a pas de raison que cesse en confinement une situation dont elles se plaignaient déjà… au contraire, ça en a rajouté.

On constate aussi qu’il y a une augmentation de la violence domestique en temps de confinement, et ce sont plus souvent les femmes qui sont violentées, physiquement ou mentalement. Le confinement n’a pas pu effacer ça par magie, ça a même dû accentuer ces situations de souffrance.

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Confiance, courage, générosité
et espoir pour vous et vos proches 🙂

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