dépression


Coachs, et avocats spécialisés dans l’orientation, luttent contre le stress généré autour de la plate-forme d’admission postbac, dont la première phase d’inscription a commencé ce 18 janvier.

Sur le papier, rien ne l’y poussait tellement.

Mère d’une élève de terminale dans un lycée réputé de la région parisienne, avec d’excellentes notes dans toutes les matières, Elise le reconnaît volontiers : « Objectivement, nous n’avions aucune raison de nous inquiéter pour notre fille. » Pourtant, saisie d’une vive anxiété à l’approche des choix pour le postbac, cette cadre du secteur médico-social a décidé de payer les services d’une coach en orientation pour son enfant. « Un contexte hyperanxiogène entoure la procédure Parcoursup : on ne sait rien des algorithmes, j’avais peur qu’elle se retrouve sans aucun choix qui lui plaise vraiment », justifie-t-elle.

La mère de famille a entendu parler du coaching par quelqu’un de son entourage. « C’était une solution personnalisée et, dans la masse anonyme des élèves, c’était rassurant, souligne-t-elle. Concrètement, la coach a surtout fait un travail de liste de formations que j’aurais pu faire seule. Que ma fille puisse confronter ses idées m’a déstressée. »

Dans le lycée de sa fille, il y a bien des psychologues d’orientation ou des professeurs impliqués, mais elle craignait que cela ne suffise pas. « La compétition entre les élèves nous pousse à avoir recours au privé pour nous différencier, c’est regrettable », déplore-t-elle..

Dans ce processus d’orientation, il faut avant tout “se réaliser soi”. Le coaching scolaire en fait partie, Pour cela, il reprend beaucoup aux codes du coach en entreprise, avec une forme semblable à celle des bilans de compétences qui s’appuient sur un registre de la rhétorique de soi, de la confiance personnelle mais aussi de l’optimisation de ses atouts.

Isabelle, journaliste secrétaire de rédaction de 52 ans dans une commune moyenne des Landes, avait pour souci d’éviter que sa fille lycéenne « ne se trompe trop dès maintenant ». « En première, elle était sèche niveau idées. Cela me rendait très anxieuse, je me disais qu’il fallait anticiper, explique cette mère. Dans son lycée, la personne chargée de l’orientation devait s’occuper de trois établissements : ce n’était pas possible. »

Ce nouveau marché privé doit en partie son essor à la précarité des moyens publics : on ne compte en France, en moyenne, qu’un conseiller d’orientation pour 1 500 élèves dans le secondaire. « Cela assoit une sorte d’orientation à deux vitesses, inégalitaire socialement. Ce n’est pas anodin d’avoir l’opportunité de passer du temps à parler avec un adulte qui ne soit ni un parent ni un enseignant, dans une posture réflexive. Et tout le monde n’y a pas accès », constate Anne-Claudine Oller.

Mais avoir recours à ces différents services est aussi – et peut-être avant tout – un outil de réassurance pour les parents des classes moyennes et supérieures ciblées.

Selon les deux chercheuses, comme pour le coaching, les parents qui déposent des recours sont issus de milieux plutôt privilégiés et ce phénomène concerne plutôt des élèves ayant de bons résultats.

Mais tout ce marché de l’anxiété concerne aussi les classes moyennes : désignées initialement comme les gagnantes de la massification scolaire et de la méritocratie, elles sont rappelées à l’ordre par Parcoursup. Avec cette procédure jugée opaque et la médiatisation des injustices qui en résultent, il y a une peur du déclassement et donc la recherche d’acteurs externes pour y remédier.

Ces recours sont le signe d’un nouveau rapport à l’institution scolaire, plus facilement contestée, mais aussi de l’anxiété liée à l’incertitude de l’admission postbac. Cette velléité s’accompagne d’ailleurs régulièrement de suivis psychologiques, ou de la prise de médicaments contre le stress : la santé avant tout contre l’angoisse scolaire.

Le moment de l’accès au supérieur s’est peu à peu construit comme une étape cruciale de bifurcation sociale, un “one shot”, avec une seule chance.

Le stress est une réaction presque attendue, le signe qu’on est bien investi comme candidat : alors payer pour un service destiné à s’apaiser ou prendre des anxiolytiques paraît normal. La pression est forte dans les familles, qui se transforment en mini-entreprises de la constitution du dossier Parcoursup. C’est aussi un moment où les parents se retournent sur leur propre parcours.

Je vois arriver, dans mon cabinet, beaucoup d’états anxieux et dépressifs liés à cette conjonction de problématiques, avec prise de traitements.

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-> Les séances de coaching et/ou de psychothérapie se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin. Tout finira par s’arranger 🙂

L’arrivée d’un bébé est un grand changement dans la vie des parents.

Parfois les émotions négatives prennent le dessus : fatigue, mal-être, déprime…

Le baby blues concerne 50 à 80 % des femmes qui accouchent, et 10 à 20 % des mères sont touchées par une dépression post-partum dans les semaines qui suivent l’accouchement. En cas de difficultés, il ne faut pas hésiter à en parler avec une professionnelle de santé (comme celle que je vous recommande en fin de mon article).

Depuis le 1er juillet, pour mieux accompagner les jeunes mères dans les semaines qui suivent la naissance, un entretien postnatal précoce leur est proposé systématiquement. Il peut être réalisé par une sage-femme ou un médecin entre la 4ème et 8ème semaine après l’accouchement.

L’objectif de cet entretien est :

  • de repérer les premiers signes de la dépression du post-partum (état dépressif ou anxieux, fatigue, humeur instable…)
  • d’identifier d’éventuels facteurs de risques qui exposent les parents à cette dépression (isolement, événement stressant…)
  • d’évaluer les éventuels besoins de la femme ou du couple en termes d’accompagnement.

Le professionnel de santé peut proposer un 2e entretien entre la 10e et la 14e semaine qui suivent l’accouchement, afin de continuer l’accompagnement s’il le juge nécessaire ou à la demande du ou des parents.

Cet entretien est pris en charge aux taux habituels (70 % par l’assurance maladie obligatoire).

En plus de l’entretien postnatal obligatoire décrit avant, une consultation postnatale est prévue dans les 6 à 8 semaines qui suivent l’accouchement. Cette consultation permet d’aborder divers thèmes : contraception, alimentation, troubles urinaires…. Elle est obligatoire et peut être réalisée par un médecin ou par une sage-femme. Cette consultation est aussi prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

D’autres rendez-vous médicaux peuvent également être proposés selon l’état de santé de la jeune mère et de ses souhaits mais ils ne sont pas obligatoires :

  • un suivi à domicile par une sage-femme lors de la sortie de la maternité jusqu’au 12e jour de l’enfant par une sage-femme : ces séances sont prises en charge par l’Assurance Maladie à 100 %
  • 2 séances de suivi postnatal avec une sage-femme. Ces séances peuvent être réalisées, en cas de besoin, du 8e jour jusqu’à la 14e semaine après l’accouchement, au cabinet ou à domicile. Elles sont prises en charge par l’Assurance Maladie à 100 % jusqu’au 12e jour après la naissance et à 70 % au-delà
  • des séances de rééducation périnéale et abdominale, qui peuvent être prescrites après l’accouchement. Ces séances sont prises en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
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-> Si vous vous reconnaissez dans cet article, je vous recommande la psychopraticienne Léa Poujol. Mailez-lui ou appelez-la pour tout conseil de bien-être dont vous auriez besoin :
Tout finira par s’arranger 🙂

Pour eux, Noël est un cauchemar.

Ils sont « Noëlophobes ». Un néologisme évocateur pour désigner la peur de ce rituel de fin d’année plus connue sous le nom de « natalophobie ». Une peur, une angoisse même pour certains.

Explications et conseils pour rendre la fête plus digeste.

La vue de sapins, décorations de Noël et autres joyeusetés vous angoisse ?

Rien qu’à la pensée du réveillon du 24 vous êtes pris de sueurs froides ?

Vous êtes paralysé devant la liste interminable des cadeaux familiaux ?

Ne cherchez plus : vous êtes peut-être atteint de « natalophobie » une pathologie avérée et reconnue par les professionnels de santé mentale. « J’en rêve la nuit, raconte Lenda, 41 ans, professeure. Et si les cadeaux ne plaisaient pas ? Que faire à dîner ?  Mes beaux-parents seront-ils là ? Et si tout le monde réglait ses comptes ? Noël est un cauchemar. »

Pour certains, Noël est un moment si heureux qu’il est paradoxalement source de tristesse : la magie, le sacré, la joie les renvoient à la fadeur de l’existence le reste de l’année. Voire d’angoisse bien réelle. Mais, pour la grande majorité des “noëlophobes”, cette fête est anxiogène avant, pendant et après. Ce n’est toutefois pas une phobie au sens pathologique du terme puisqu’on ne constate pas de stratégies d’évitement.

« Je suis sous pression »

La pression collective est très forte. Elle exige un investissement, en termes de temps, d’argent, de réflexion, de préparation, qui vient nous toucher dans nos enjeux narcissiques (vais-je y arriver ?) et relationnels (comment les autres vont-ils me considérer ?). Si notre confiance en nous est fragile, les injonctions sociales et familiales de réussite finissent par nous déprimer. Et nous intégrons le fait qu’on ne badine pas avec Noël.

C’est le dernier rituel sacré. On ne peut pas y déroger, contrairement à Pâques ou aux anniversaires, qui ne font plus l’unanimité. Boycotter le réveillon? La transgression est trop dangereuse : on serait une mauvaise personne, presque un hérétique !

Noel, non« Je suis tiraillé par des conflits »

Noël, c’est aussi une succession de tiraillements intérieurs, sources de grande culpabilité.

Ce rituel d’appartenance permet de réaffirmer des liens. Et de se rassurer. Parce que nous avons une place et un rôle dans une famille, nous existons.

1- Seulement, notre société individualiste prône a contrario l’autonomie et la liberté. Premier conflit psychique.

2- La temporalité. Au moment des fêtes, on doit ralentir, prendre son temps et savoir attendre (les invités, la cérémonie, le repas, les cadeaux…). Or, pressés tout au long de l’année, soumis au culte de l’urgence, nous avons perdu l’habitude de décélérer. Deuxième conflit.

3- Et puis, il y a cette dichotomie entre le désir de l’individu, ses aspirations, son besoin de sens et le rouleau compresseur que peuvent représenter ces festivités. On offre ses cadeaux, on déguste la bûche. Mais… pour quoi faire, se demande-t-on intérieurement ? Troisième conflit.

« Je dois jouer le jeu »

Les retrouvailles familiales sont aussi ce moment dans l’année où nous revêtons notre plus beau « costume ». C’est la trêve imposée : on n’aborde pas les sujets qui fâchent.

Se forcer à sourire, à faire plaisir, cela crée un sentiment de frustration évident. Pour le bien du groupe, on est tenus de refouler des contenus psychiques parfois douloureux. Sois heureux et tais-toi. La “fête des enfants” nous renvoie justement à une posture d’enfant : nous campons un personnage (celle qui s’occupe de tout, celui qui n’est jamais content) et ne sommes plus nous-mêmes. Cette régression nous déséquilibre puisque nous trahissons l’adulte que nous sommes par ailleurs. Et si nous tentions de l’être, le 25 décembre prochain ?

Que faire ?

Changer ses habitudes
Essayez la légèreté, d’oser modifier vos habitudes. Vous n’êtes pas obligé de vous conformer au rituel. Ce n’est pas une question de vie ou de mort. Demandez-vous ce qui vous ferait vraiment plaisir cette année : un petit voyage, une soirée au théâtre ? Il s’agit de redonner du sens à la fête en s’éloignant du consumérisme. C’est une occasion de (re)tisser des liens agréables..

En parler avant
Rencontrer individuellement ses proches avant le jour J. Ces retrouvailles moins solennelles leur ôtent leur part d’étrangeté. Il conseille aussi d’oser parler pour éviter la frustration pendant les fêtes. Si vous n’approuvez pas les réflexions de tonton Georges, dites-lui que, selon vous, ce n’est pas le bon moment pour les exposer.

S’interroger sur soi
Noël vient questionner le rapport que l’on entretient avec sa  famille. Vous sentez-vous libre et autonome ? Ou enfermé dans les injonctions de vos proches ? Quelques séances chez un psy peuvent vous aider à mieux comprendre ce qui se joue en vous. Et ce qui s’est construit en termes de dynamique familiale. Certains endossent un rôle d’“enfant thérapeute” responsable de l’équilibre et de l’harmonie du groupe. Sur eux repose une grande pression, qu’il convient de déposer et partager.

La solution de Matthieu, 35 ans

« Sur les conseils de mon psy, à Noël, en 2013, j’ai dit non ! Je n’allais pas bien, trop de pression au bureau, des soucis dans mon couple. Surtout, j’étais épuisé physiquement. Ça a été difficile, mais j’ai décidé de partir trois jours seul, dans un petit gîte, sur la Manche. Juste pour voir. Voir comment réagissait ma famille. Voir aussi ce qui se passait en moi. Eh bien, ce Noël-là a été très enrichissant. Mes proches ont enfin compris que je n’étais plus ce petit garçon modèle à qui tout réussit. Et moi, j’ai enfin accepté de sortir du perfectionnisme et de prendre soin de moi. »

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Analysons ensemble l’impact du Covid sur la santé physique et le moral.

Votre regard sur le travail a-t-il changé ?

Avant la pandémie de Covid-19, beaucoup faisaient passer leur emploi avant les contraintes personnelles.

La valeur travail était essentielle. Ce n’est plus systématiquement le cas aujourd’hui.

On sent bien, sur le terrain, que la crise sanitaire a rebattu les cartes, comme cela arrive parfois lorsque des gens découvrent qu’ils sont atteints d’une maladie grave et qu’ils décident d’attacher plus d’importance à la famille, aux amis, au sport

Le télétravail a-t-il eu un impact sur votre santé ?

Lors des visites médicales, nous constatons fréquemment une prise de poids chez ceux qui pratiquent le télétravail. «Sitting is the new smoking», disent les Anglais pour exprimer l’idée que rester assis est aussi néfaste pour la santé que le tabagisme.

Cette sédentarité est un facteur de risque significatif en matière de maladies cardio-vasculaires, de cancers, ou encore de troubles anxio-dépressifs. C’est pourquoi l’importance de pratiquer idéalement une heure d’activité physique modérée par jour.

Etes-vous plus vulnérable au travail ?

Les troubles psychologiques ont explosé avec la crise du Covid.

Aujourd’hui, les salariés nous parlent un peu moins de la pandémie ; ils évoquent davantage leur crainte face aux nouvelles menaces (guerre en Ukraine, risque nucléaire, coût de l’énergie…). Des thématiques autrefois passées sous silence sont désormais abordées en consultation, comme celle de la violence faite aux femmes.

Les confinements, tout comme le télétravail, ont fait exploser, dans certains foyers, des situations délicates, lourdes à supporter sur le plan psychologique.

Les arrêts maladie sont-ils en hausse ?

Leur nombre est en augmentation continue depuis plusieurs années, notamment en ce qui concerne les arrêts maladie de longue durée. C’est problématique pour les entreprises. La cause de ces arrêts maladie peut être physique ou d’ordre psychologique, liée aux risques professionnels ou en lien avec la montée de l’anxiété et des cas de dépression.

La nouveauté, c’est que les gens n’hésitent plus à en parler: il y a en France une vraie dédramatisation du thème de la santé mentale. Les salariés sont beaucoup plus à l’écoute de leur santé.

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Le chagrin, et la souffrance font aussi parti de la condition humaine !

Ne vous faites pas piéger avec la psychologie positive : vouloir empêcher le chagrin d’apparaître et de durer, c’est impossible, c’est même toxique.

La seule personne qui peut vous dire « botte-toi les fesses » ou « fais ton deuil », c’est vous.

Il faudrait plutôt tenter de faire coexister le chagrin et le bonheur. Être capable, sans contester le négatif, de rester ouvert à ce qui ce qui nous fait du bien.

f.-duval-levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-etre, anxiete, angoisse, addiction, traumatisme, peur, tabac, Soulage, souffrance, stress, burnout, pnl, teleseance, teleconsultation, avis, temoignage, reconversionComme le disait Claudel : « le bonheur n’est pas le but, mais le moyen de la vie. » Sans moments de bonheur, on ne peut pas y arriver.

Le juste rapport au chagrin, c’est d’éviter qu’il ne prenne totalement le pouvoir sur nous. Le problème inhérent à la tristesse, c’est notre rétractation sur elle, et la rupture avec le monde qui nous entoure : le bleu du ciel, le chant d’un oiseau, le rire de mes enfants ne vous fait plus de bien. Vous êtes pétrifié par ce que vous avez perdu, et le temps s’est arrêté dans l’infini de votre souffrance.

Consoler quelqu’un, c’est tenter de remettre la personne en mouvement : rentrer dans la pièce où elle s’est claquemuré, ouvrir les volets, faire entrer un peu de lumière…

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Couple : 5 étapes pour se séparer avec bienveillance

Lors d’une rupture, décider que “ça va bien se passer” ne suffit pas.

Voici les caps à dépasser pour sortir – relativement – positivement de votre épreuve.

1. Transformer vos émotions destructrices en forces positives

Même si c’est vous qui avez pris la décision de partir, une rupture provoque un tsunami émotionnel.

Il s’agit d’abord de comprendre que ce trauma est lié à votre biologie, de l’évaluer, et de vous créer un « sanctuaire intérieur » pour retrouver un sentiment de sécurité. Auto-hypnose, apprentissage de votre « grammaire émotionnelle » sont particulièrement bénéfiques à ce stade, où il s’agit essentiellement de prendre soin de vous.

Alors les tourments les plus dévastateurs peuvent devenir de puissants moteurs de transformation.

2. Assumer votre part de responsabilité dans ce qui s’est passé

C’est l’étape du tri.

Il s’agit d’abandonner votre statut de victime, en cessant de vous concentrer sur ce que l’autre a mal fait – ou n’a pas fait –. En repérant à quel moment vous avez également commis des erreurs, manipulé, etc. Alors, seulement, vous pourrez faire amende honorable envers vous-même.

Écrire un journal, reconnaître et lister les compétences que vous avez délaissées dans cette histoire y aident particulièrement.

3. Identifier vos croyances de base sur l’amour, et vos valeurs

Un père autoritaire décidant pour tous dans la maison, des parents se déchirant sans cesse…

Chacun porte en lui, à son insu, des représentations inconscientes qui influencent sa définition du couple. Et, souvent, la déception ressentie lors d’une rupture réactive l’histoire de cette « fracture » d’origine. C’est l’heure de l’identifier précisément (par exemple : « Je ne mérite pas vraiment l’amour. Les hommes me quittent si je ne m’efforce pas de leur faire plaisir en permanence »), afin d’en débarrasser votre moi présent… et adulte.

F. Duval-Levesque, psychopraticien,hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, peur, tabac, phobie, souffrance, stress, burnout, PNL, téléséance, téléconsultation, avis, témoignage (2)

4. Honorer votre histoire passée, pour vous projeter dans une nouvelle relation avec votre ex-partenaire

Cette étape est véritablement « alchimique ».

Il ne s’agit pas de rejeter ce qui s’est passé dans votre histoire d’amour, mais de décider au contraire de l’honorer et de le protéger. Ce qui demandera détermination et discipline, à un moment où vous aurez plutôt envie de dévaloriser l’amour perdu.

Cette attitude permet pourtant de détourner enfin votre attention du passé pour vous projeter dans un avenir constructif. Alors vous pourrez, ensemble, définir ce que doit être la nouvelle forme de votre relation : se voir avec, sans les enfants ? Où ? Combien de fois par mois ?, etc.

5. Passer de nouveaux contrats, et faire une cérémonie de séparation

C’est l’heure de lâcher vos anciennes attentes qui vous liaient à votre partenaire (« Tu seras mon roc »…)

Pour les remplacer par celles qui correspondent à votre situation actuelle (« Tu seras toujours le père de mes enfants » ou « Tu feras toujours partie de ma famille élargie »). Faire une cérémonie de séparation peut aider : votre nouvelle relation sera présentée à la communauté de vos amis, familles, et ainsi, témoignant du respect que l’un comme l’autre vous vous portez, elle prendra de la valeur aux yeux de tous.

Bonus : je vous recommande « The Split », série télévisée anglaise en trois saisons, de Abi Morgan

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Quels sont les impacts du changement d’heure sur votre organisme ?

C’est un rituel depuis 1976 en France.

Au printemps, nous passons à l’heure d’été, l’horloge est avancée d’une heure.

En automne, nous passons à l’heure d’hiver, l’horloge est alors retardée d’une heure.

Mais quels sont les impacts de ce décalage d’horaire sur votre organisme, votre énergie et votre sommeil ?

Changer d’heure : un contre-sens chronobiologique pour l’heure d’été

Il faudrait supprimer le changement d’heure pour ne garder que l’heure d’hiver.

L’idée est d’avoir un rythme biologique qui suit l’heure solaire. A l’heure d’été, nous avons deux heures de décalage par rapport au soleil. C’est plus sympathique pour avoir des soirées ensoleillées le plus longtemps possible, mais pour la santé et l’énergie, l’heure d’hiver est bien plus indiquée.

Mais cette histoire de changement d’heure n’est en réalité qu’un détail de la non-concordance entre nos rythmes de vie et notre rythme biologique.

Idéalement, c’est toute notre organisation sociale qui serait à revoir si nous souhaitions respecter notre rythme biologique. En effet, depuis l’aube de l’humanité nous sommes conditionnés pour travailler plus l’été, afin d’effectuer les moissons, les vendanges, faire des stocks de vivres pour l’hiver, période à laquelle nous nous reposions.

Aujourd’hui, nous faisons totalement l’inverse avec un pic d’activité lors des mois d’hiver et un long repos estival.

Heure d’été, heure d’hiver : un impact mesuré sur la santé

Quid de notre santé, notamment en termes de temps de sommeil, sur la question du changement d’heure ?

Au niveau de l’heure d’hiver, il n’y a pas de réduction du temps de sommeil donc il n’y a pas beaucoup de conséquences sur notre santé. En revanche à l’heure d’été, nous perdons une heure de temps de repos ce qui est assez important et peut provoquer des baisses d’énergie dans la journée, des tendances à la somnolence…

Mais ce manque de sommeil est rattrapé plus ou moins facilement sur la durée selon les individus.

En réalité, si nous vivons parfois difficilement le passage à l’heure d’hiver, c’est surtout à cause du manque d’ensoleillement qui peut provoquer une déprime saisonnière.

Le passage à l’heure d’hiver coïncide avec une diminution de l’ensoleillement. Ainsi, il faut se coucher plus tôt pour se lever plus tôt et profiter au maximum du soleil. Pour les personnes qui auraient de longues amplitudes de travail – qui commencent le matin alors que le soleil n’est pas levé et terminent à la nuit tombée – il faut s’obliger à sortir un maximum sur le temps de midi pour profiter des rayons du soleil.

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Et vous, ça va ?

C’est l’un des constats les plus marquants de la dernière étude Malakoff Humanis sur l’absentéisme au travail : la santé mentale des salariés se dégrade très nettement.

Alors qu’ils ne concernaient « que » 11% des absences en 2016, les « troubles psychologiques » représentent aujourd’hui 20% des arrêts maladie en France soit la 2e cause d’absentéisme (et même la 1ère pour les arrêts longs) derrière les « maladies ordinaires ».

Mais pour la 1ère fois devant les « troubles musculo-squelettiques ». 

Parmi les salariés les plus touchés, on retrouve :

  • les managers (22% des arrêts concernent un motif psychologique)
  • les femmes (24%)
  • ceux évoluant dans le secteur de la santé (25%)
  • et les personnes élevant seules leurs enfants (38%).

    Là aussi, il serait temps d’en parler !

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Face au refus catégorique de leur enfant d’aller en classe, les parents se voient parfois dans l’obligation de le déscolariser, et d’accepter, même temporairement, la solution des cours par correspondance.

Une situation dangereuse.

Plus l’absentéisme se prolonge, moins bon est la suite, et que le seul moyen de combattre les peurs de votre enfant / adolescent est qu’il s’y confronte.

Dès qu’un parent repère chez son enfant des difficultés à aller à l’école, que celui-ci affirme qu’il n’aime pas ça et essaye de la fuir, il faut entamer un échange avec lui et tenter de comprendre pourquoi.

Il faut aussi aller en parler avec l’équipe pédagogique, le médecin scolaire, et surtout, ne jamais négliger la possibilité que l’on puisse avoir besoin de se faire aider. Puis s’adresser à son médecin traitant, qui saura nous diriger, en cas de besoin, vers un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) ou un psychopraticien / hypnothérapeute.

Les familles qui me consultent viennent généralement en dernier recours, alors que leur enfant n’a pas mis les pieds au collège ou au lycée depuis plusieurs mois, parfois plusieurs années. Je travaille sur leur anxiété d’un côté, avec un partenariat avec leur médecin traitant, et sur leur réintégration scolaire de l’autre.

Fort heureusement, tous les enfants malades de l’école ne nécessitent pas une prise en charge lourde.

Chez les plus jeunes (en maternelle et primaire) et lorsque l’on réagit vite, il suffit parfois d’un peu de fermeté et de conviction de la part des parents pour résoudre le problème.

Mais quelle que soit l’ampleur de la peur, et l’âge de celui qui en souffre, l’empathie, l’écoute et le soutien sont la meilleure attitude que les parents puissent adopter.

Le témoignage très intéressant d’Ophélie, 20 ans :

« Ma phobie scolaire s’est d’abord déclenchée en primaire, puis véritablement au collège, après un deuil dans ma famille. C’est à ma rentrée en seconde que j’ai véritablement compris qu’il allait m’être impossible de poursuivre ma scolarité normalement.

J’avais des crises d’angoisse, de spasmophilie, des maux de tête et de ventre. Il m’est même arrivé de m’évanouir. Je suis aussi tombée dans l’anorexie mentale à cause de ma peur de l’école, pensant que lorsque je serais trop affaiblie, on ne me forcerait plus à y aller.

La raison de ma peur ? Je pense qu’il y en a plusieurs.

J’ai toujours été de nature timide et perfectionniste. Je me mettais la pression pour avoir les meilleures notes possibles alors que j’apprenais et étudiais facilement. D’un point de vue relationnel, j’ai toujours eu du mal à m’entendre avec les gens de mon âge, je me sentais à l’écart. Les moqueries de mes camarades du collège n’y ont rien arrangé. Le décès dans ma famille a été, je pense, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’ai eu l’impression de grandir d’un seul coup, et de ne plus savoir à qui parler…

À partir de la seconde, j’ai décidé de suivre des cours par correspondance. Ça n’a vraiment pas été facile. J’étais dégoûtée des études. J’avais peur des examens, du Bac surtout. Alors, après la seconde, j’ai arrêté mes cours pour me consacrer à l’écriture.

Aujourd’hui, je pense pouvoir dire que « je m’en suis sortie » : j’ai publié deux romans et un recueil de poésies. Je continue à écrire et j’espère vraiment réussir sur cette voie. Néanmoins, je ne suis pas sûre que je pourrais un jour reprendre le chemin de l’école. »

Souhaitez-vous plus d’informations ?

  • Phobie scolaire, de Marie-France Le Heuzey
  • Peur du loup, peur de tout, de Béatrice Copper-Royer
  • Moi j’aime pas trop l’école, de Gilles-Marie Valet et Anne Lanchon
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Il est important de détecter précocement un premier épisode dépressif car le traitement permet alors d’atténuer rapidement les symptômes.

Une dépression traitée tardivement peut entraîner des complications.

Quand évoquer un épisode dépressif ?

La dépression se caractérise par une association de symptômes, différente d’une personne à l’autre.

Dans tous les cas, ces symptômes, plus ou moins sévères, sont présents presque chaque jour, durent au moins deux semaines, sont source de détresse et ont un retentissement professionnel, social et familial. On parle alors d’épisode dépressif caractérisé et non de simple « déprime » ou réaction dépressive passagère.

Lors d’un état dépressif, la personne se plaint d’au moins deux symptômes parmi ceux-ci :

  • une tristesse constante, une humeur dépressive qui dure presque toute la journée et qui se répète pratiquement tous les jours depuis au moins deux semaines. Elle peut s’accompagner de pleurs
  • un abattement et une perte d’intérêt et de plaisir pour des activités du quotidien et aussi pour les activités habituellement agréables
  • une réduction de l’énergie ou une fatigabilité anormale. La personne souffre d’une fatigue intense, souvent dès le matin et a l’impression de manquer d’énergie en permanence. Cette fatigue n’est pas améliorée par le repos ou le sommeil.

D’autres troubles (au moins deux) sont présents dans la dépression :

  • une dévalorisation de soi, une perte de confiance en soi et d’estime de soi, un sentiment d’inutilité ;
  • un sentiment d’inutilité et une culpabilité excessive et injustifiée
  • une vision du futur et de la vie très négative avec des perspectives pessimistes
  • des pensées autour de la mort en général, et parfois autour du suicide
  • une diminution de la capacité de concentration, d’attention et de mémorisation
  • une dégradation du sommeil. Il devient peu réparateur, souvent trop court avec des réveils précoces, le matin
  • une perte de l’appétit qui peut entraîner un amaigrissement.

La dépression peut retentir sur l’organisme et être responsable de douleurs multiples, de perturbations sexuelles avec perte du désir et du plaisir sexuel, d’un ralentissement de l’activité ou au contraire d’une agitation.

La personne dépressive n’a pas toujours conscience de sa maladie. C’est l’entourage ou le médecin au cours d’une consultation qui évoquent le diagnostic d’épisode dépressif.

La dépression chez les personnes âgées

Chez les personnes âgées, la dépression comporte un risque suicidaire élevé. Il est donc important de reconnaître rapidement un épisode dépressif qui se traduit plutôt par :

  • des plaintes physiques (fatigue, perte d’appétit, repli sur soi…)
  • des troubles dits cognitifs (troubles de la mémoire ou de l’attention).

Un épisode dépressif peut survenir dans l’évolution d’une maladie d’Alzheimer ou d’une maladie de Parkinson ou, au contraire, en être le premier symptôme.

La dépression chez l’enfant et l’adolescent

La dépression existe aussi chez l’enfant et l’adolescent et elle s’exprime de manière spécifique.

Chez l’enfant, la dépression peut se manifester par des comportements de retrait, d’absence ou, au contraire, d’irritabilité, d’agitation, par des plaintes répétées qui concernent le corps (douleur à répétition…)

Chez l’adolescent, la dépression peut apparaître sous forme :

  • de troubles de l’humeur avec tristesse, abattement, découragement, pleurs fréquents, angoisse envahissante. L’adolescent est grincheux, colérique, agressif, « sur les nerfs »… ou au contraire indifférent, sans motivation, sans entrain et en retrait de tout
  • de troubles de la perception de soi. L’adolescent est envahi par des idées de dévalorisation, de culpabilité, par le sentiment de ne pas être aimé, par des désirs de mort. Les idées suicidaires font souvent partie des symptômes de la dépression de l’adolescent
  • de symptômes physiques très souvent présents. L’adolescent présente des troubles du comportement alimentaire (anorexie ou boulimie), des insomnies, une somnolence anormale dans la journée, des maux de ventre, des malaises à répétition, une agitation avec impossibilité à rester assis, tortillement des mains…
  • d’un désinvestissement scolaire, d’un arrêt des activités de loisir, d’un isolement
  • de comportements nuisibles pour leur santé : abus d’alcool, de drogues, de médicaments (anxiolytiques, hypnotiques), usage immodéré d’internet, des réseaux sociaux, des jeux vidéos, prises de risque dans les comportements sexuels, fugues.

La dépression après un accouchement

Il est fréquent qu’après la naissance de son enfant, la maman présente des émotions vives marquées par un peu de tristesse et des pleurs incontrôlés : c’est le baby blues qui passe rapidement.
Cependant, certaines femmes présentent des troubles de l’humeur persistants et une dépression du post-partum s’installe. Une prise en charge rapide est nécessaire pour soigner la maman et lui permettre d’établir une relation de qualité avec son nourrisson.

Le diagnostic de la dépression

Il est difficile de juger par soi-même de son état psychologique. L’évaluation par un médecin est indispensable.

Le médecin peut utiliser des outils d’évaluation (questionnaires) pour poser le diagnostic d’épisode dépressif caractérisé. Il existe également un auto-questionnaire que la personne dépressive peut utiliser pour mieux formuler ses plaintes. Le médecin  recherche l’existence d’une maladie associée et interroge la personne sur son passé et celui de sa famille. Si elle l’accepte, le médecin peut aussi s’entretenir avec certains de ses proches.

Il évalue la sévérité de l’épisode dépressif :

  • est-il léger, modéré ou sévère ?
  • quel est le retentissement sur la vie quotidienne, familiale et professionnelle ?
  • existe-t-il un risque suicidaire ?
  • y a t-il d’autres manifestations psychologiques associées : hallucinations, idées délirantes ?

Le diagnostic d’épisode dépressif caractérisé est posé :

  • quand les signes durent plus de quinze jours ;
  • quand, durant cette période, chaque jour ou presque, la personne se sent triste, sans espoir ou a perdu ses centres d’intérêt ;
  • quand cet état de souffrance est associé à plusieurs autres symptômes de la dépression.
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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin. Tout finira par s’arranger 🙂

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Phobie scolaire : quand l’école fait peur…

Crises d’angoisse, maux de ventre, vomissements…

Submergés par la peur, la détresse, certains enfants et adolescents se rendent complètement malades à la simple idée de mettre un pied à l’école. Un phénomène en augmentation, où je vois chaque année de plus en de cas se présenter à mon cabinet.

« Phobie scolaire », « anxiété scolaire », « refus scolaire anxieux » : autant de dénominations derrières lesquelles se trouve la même manifestation : une peur intense de l’école, qui conduit l’enfant à éviter systématiquement de s’y confronter.

Difficile d’imaginer que l’école, lieu de socialisation de l’enfant par excellence, mais aussi des apprentissages, puisse rendre certains de ses écoliers aussi malheureux. Et pourtant, vivre avec d’autres du même âge, apprendre, être curieux, être évalué, se mesurer aux autres, faire plaisir aux parents en réussissant ou s’opposer à eux insidieusement en ne faisant rien : les enjeux sont nombreux, et pas des moindres.

Entre 4 et 5 % la proportion d’élèves en âge de suivre une scolarité obligatoire (de 6 à 16 ans) victimes de troubles anxieux les empêchant, sans qu’ils sachent réellement pourquoi, de se rendre normalement en classe. Parmi eux, près d’1% souffriraient d’une forme plus sévère encore : la phobie scolaire.

La phobie scolaire, tout comme celle de l’ascenseur ou de l’avion, n’existe pas. C’est un abus de langage. Quant au refus scolaire, terme utilisé par les anglo-saxons, il ne semble pas plus adapté. Les jeunes que je vois en consultation ne refusent pas d’aller à l’école, ils n’arrivent pas à y aller, ce qui est différent.

Voilà pourquoi je préfère dire plus simplement qu’ils sont malades de l’école, et en rupture scolaire.

Comment savoir si son enfant souffre réellement de l’école ?

Certains signes doivent interpeller.

  1. Les symptômes physiques d’abord : il est pris de véritables attaques de panique lorsqu’il part à l’école, de crises d’angoisse, ou encore de violentes douleurs (à la tête, au ventre…).
  2. Et puis dans ses paroles : il crie, supplie qu’on le laisse rester à la maison, menace de fuguer, voire de se suicider.
  3. Enfin, il trouve toujours ailleurs des explications à sa crainte d’aller en classe (« les profs ne m’aiment pas », « les autres élèves m’embêtent »…).

Phobie-scolaire-ils-ont-l-ecole-en-horreur

Dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent les jours sans école, comme les week-ends, et surtout, pendant les vacances scolaires.

Mais qui sont ces enfants ? Deux profils se dégagent.

1 – D’abord ceux chez qui les troubles anxieux (souvent, l’enfant en cumule plusieurs) sont au premier plan.

Il s’agit notamment d’enfants touchés par la peur de la séparation et pour qui le fait de s’éloigner du domicile familial et/ou de leur mère semble impossible, ceux qui souffrent de phobie sociale et sont pris d’attaques de panique dès qu’ils sortent dans la rue, ceux qui ne supportent pas le regard des autres posés sur eux, ou le fait d’être interrogés par leur instituteur… Autant de manifestations d’anxiété souvent aggravées et déclenchées par un stress post-traumatique : l’enfant a subi ou assisté à une humiliation devant ses camarades, il a été agressé sur le chemin de l’école, fait l’objet de menaces…

2 – Le deuxième profil concerne ceux chez qui l’anxiété n’arrive qu’au second plan. Ils sont dépressifs, souffrent d’un profond désintérêt pour leur scolarité, laquelle ne leur apporte souvent aucune gratification, soit parce qu’ils ont de mauvais résultats, soit parce qu’ils s’y sentent incompris (c’est notamment le cas des enfants dyslexiques ou encore hyperactifs). Il arrive alors fréquemment que leur attention se fixe ailleurs, dans un domaine où ils se sentent plus valorisés, comme les jeux vidéos de plus en plus souvent, ou le sport.

L’angoisse peut aussi naître des enjeux qui se précisent au fur et à mesure que les jeunes avancent dans leur cursus. De plus, la scolarité aujoud’hui met de plus en plus l’accent sur une orientation précoce. On met les adolescents en demeure de se déterminer très tôt, comme si, à quatorze ou quinze ans, ils pouvaient avoir des projets d’avenir fermes et être certains de leur choix.

Pour les parents, il n’est pas évident de comprendre la souffrance de l’enfant. Il n’est pas toujours facile de savoir comment réagir face à un comportement dont la logique vous échappe. Toute phobie paraît absurde à celui qui ne l’éprouve pas et rien n’est plus déroutant que de se retrouver face à votre enfant quand il exprime une peur panique et semble sourd à tout appel à la raison.

Difficile aussi parfois de bien faire la différence entre le refus scolaire, source de détresse chez l’enfant, et l’école buissonnière, plus comparable à un caprice ou à une attitude de rébellion à l’égard de l’autorité parentale.

D’autant que parfois, ce sont les parents qui, les premiers, sont accusés d’être responsables de l’absentéisme de leur enfant.

Une part de responsabilité parfois bien réelle, notamment chez les parents qui surinvestissent la réussite scolaire, qui sont constamment dans le souci de la performance, mais aussi chez ceux qui, tout au contraire, dévalorisent l’école et ses apprentissages.

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Est-il possible d’anticiper un « pétage de plombs » lié au stress au travail ?

Les signes avant-coureurs sont différents d’un individu à l’autre, y-a-t’il des signes communs à nous tous ?

L’organisme humain a de formidables annonciateurs qui vous informent que vous êtes déjà un peu en surtension, avant même d’être à un niveau où vous craquez complètement.

Et ces indicateurs sont dans trois domaines :

1/ Les indicateurs du corps, si vous sentez que vos muscles sont tendus, que vous avez des maux de tête, des digestions difficiles, tout ça prouve que le corps est trop sollicité au niveau du stress.

2/ Les indicateurs psychologiques : vous avez de plus en plus d’émotions négatives, que ce soit de l’inquiétude, du découragement, de l’agacement, de l’énervement. Si vous constatez que récemment toutes ces émotions sont encore plus importantes qu’avant, c’est que vous êtes en surtension.

3/ Les comportements : vous augmentez votre consommation d’alcool, de tabac, de café, vous devenez boulimique, vous mangez plus, vous vous isolez plus des autres, vous cherchez moins le contact, ou au contraire, vous êtes agressif avec les gens ; tout cela montre que votre organisme est à un niveau trop élevé de stress.

C’est un préambule du pétage de plombs. Mais celui-ci passe par une période où il y a des signes auxquels il faut faire très attention, il ne se produit pas du jour au lendemain !

Une des principales sources de stress au travail est liée, selon moi, aux relations « salariés »/ »patron », « inférieur »/ »supérieur », « dominant »/ »dominé ».

C’est pour cela qu’on a défini dans le droit français le concept de harcèlement moral, qui évidemment est la forme la plus dure et la plus stressante d’une relation managériale inacceptable.

Mais de manière plus « soft », la relation avec son manager peut être source de stress, et c’est pourquoi le manager doit prendre conscience de son rôle à moduler ou à gérer le stress de ses collaborateurs.

A deux niveaux : d’abord au niveau d’une bonne connaissance de tous les facteurs de stress auxquels sont exposés ses collaborateurs, car ce n’est pas que la charge de travail, c’est aussi l’absence de reconnaissance, le déséquilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, l’absence de sens qu’on donne à ce qu’on fait. Si le manager ne sait pas faire tout ça, contrôler la charge, valoriser, donner du sens, il est cause de stress pour ses collaborateurs.

Le deuxième domaine, c’est le type de relation qu’il instaure avec ses collaborateurs.

D’abord être très présent, beaucoup de managers passent trop de temps dans des tâches administratives, alors que leur rôle est d’être en contact avec leurs collaborateurs ; être à l’écoute, que les gens puissent exprimer leurs difficultés ; et troisième élément, sans doute le plus important : gérer les émotions. Les collaborateurs peuvent être inquiets, découragés, mais contents.

Le manager doit être un gestionnaire des émotions. Il doit développer ce qu’on appelle l’intelligence émotionnelle.

Et sur un plan très pratique, c’est être empathique. Et l’empathie est l’attitude relationnelle de gestion du stress de l’autre.

Quels sont les risques psychosociaux des seniors plus particulièrement, sachant que l’âge est le premier facteur de la discrimination négative au travail ?

-> Dans beaucoup d’études de stress, les seniors apparaissent comme les plus touchés par des niveaux de stress dangereux pour la santé. Il y a deux grandes causes : d’abord l’incertitude. Beaucoup de seniors ont le sentiment que du jour au lendemain ils peuvent disparaître de l’organigramme.

Au-delà de la discrimination, le sentiment qu’on ne compte plus, la dévalorisation, qui peut aller jusqu’à être « placardisé », mis à l’écart, et l’absence de travail, l’absence de sentiment d’être utile à l’entreprise est psychologiquement un facteur redoutable, surtout, évidemment, pour les gens qui se sont énormément investis dans leur travail, donc souvent les meilleurs.

Cela veut dire une chose importante : c’est évidemment au niveau sociétal, de l’entreprise de réhabiliter les seniors, comme le font d’autres pays que le nôtre, et au niveau de l’individu, se protéger, en particulier ne jamais se surinvestir dans le travail.

Il faut s’investir correctement. Car quand on a surinvesti dans son travail, ces situations sont épouvantables. Alors que quand l’investissement est correct, mais pas excessif, on peut trouver d’autres façons de réorienter sa vie quand on devient un senior.

De quand date la « montée en puissance » de ces risques psychosociaux professionnels, et quels en ont été les principaux facteurs ?

-> Le dévelopement des risques psychosociaux date du formidable changement dans le monde du travail apparu dans les années 1970. Et avec la mondialisation, avec la priorité accordée de plus en plus aux résultats capitalistiques de l’entreprise, avec la culture de la performance de plus en plus forte, se sont mis en place non seulement des organisations d’entreprise, mais aussi des styles de management qui sont apparus comme étant des facteurs de risque puissants. Et depuis le début du XXIe siècle, ça s’est encore accru. Les experts aujourd’hui prévoient que dans l’avenir, ces risques vont encore augmenter.

Les causes : des exigences, une pression de plus en plus forte sur les individus ; pression liée à des objectifs de quantité de travail, pression du temps : nous sommes en mode de fonctionnement de réactivité immédiate. Pression de résultats. Pression des informations de plus en plus complexes et nombreuses que nous devons traiter dans notre cerveau. C’est le premier facteur de stress : pressions et exigences constantes.

Deuxième facteur : les changements incessants auxquels il faut sans cesse s’adapter : réorganisations, fusions, transformations, qui déstabilisent nos repères, qui génèrent de l’incertitude et de la menace ; des nouveaux savoir-faire, des nouvelles technologies, qu’il nous est parfois difficile de maîtriser. C’est le deuxième facteur : les changements.

Troisième grand facteur : les frustrations, le sentiment de plus en plus fort que les efforts que nous demande le monde du travail sont faiblement payés en retour ; aussi bien au niveau des carrières, de la sécurité, des rémunérations, mais aussi de la reconnaissance, de la faible valorisation des individus. Donc ces frustrations sont aussi une réalité très forte, surtout en France, comme le montrent de nombreuses études.

Le quatrième facteur, ce sont les relations entre les individus. L’autonomie des gens les a fait devenir, plutôt que des alliés, des gens en compétition les uns avec les autres. L’exigence, que ce soit de clients ou de collègues ; voire l’agressivité (conducteurs de bus, téléopérateurs…). Les relations avec les autres, donc, sont une véritable source de stress.

Et toutes ces grandes catégories sont régulièrement en croissance en terme de source de stress. Tous les indicateurs aujourd’hui sont au rouge, et c’est l’une des raisons pour lesquelles les pouvoirs publics ont des inquiétudes légitimes sur ces risques psychosociaux.

Le problème des approches psychologiques, c’est qu’on aborde encore une fois le stress du point de vue de la victime, pas du point de vue de l’organisation du travail. Quel est le mode de management le moins stressant ? Y a-t-il aujourd’hui dans le monde, à votre connaisance, une société où l’organisation du travail est telle que le travail n’est pas (trop) perçu comme facteur de stress ? En d’autres termes, y a-t-il des modèles dont on pourrait s’inspirer ?

-> Tout d’abord, le débat très franco-français sur une approche organisationnelle ou individuelle du stress. Cela me fait penser au débat infini sur l’inné et l’acquis.

Les pays qui réussissent le mieux à lutter contre le stress au travail – je pense aux pays d’Europe du Nord, à la Grande-Bretagne, au Canada – sont des pays dans lesquels la réduction du stress se fait en modifiant des organisations du travail néfastes. Mais qui accompagnent aussi individuellement les salariés.

Dans l’accord-cadre européen sur lequel ont travaillé hier les partenaires sociaux, il est clairement indiqué que la lutte contre le stress se réalise par des actions collectives et individuelles.

Il n’existe pas d’entreprise modèle.

On peut malgré tout citer quelques entreprises dans le monde qui ont fait non seulement de la lutte contre le stress, mais du développement du bien-être au travail, une priorité. Cela pas seulement pour le bien des individus, mais aussi, plus prosaïquement, pour la performance économique. Car réduire le stress, ça rapporte financièrement pour une entreprise : en diminuant l’absentéisme, en augmentant la motivation.

Deux entreprises me viennent à l’esprit : Nokia en Finlande, qui possède dans ses cadres dirigeants un « well-being manager » (manager du bien-être) dont le rôle est justement d’intégrer la lutte contre le stress à toute la stratégie de l’entreprise, avec des actions sur la redéfinition des tâches au travail pour lutter contre celles qui sont les plus stressantes, des formations managériales intensives pour faire que les managers, parmi toutes les compétences qu’on leur demande, développent aussi celle de savoir parfaitement gérer le stress de leurs équipes. Et des aides personnelles nombreuses : crèches, conciergeries d’entreprise (services permettant d’alléger les salariés des tracasseries de la vie quotidienne).

L’autre entreprise, assez modèle, c’est Hydro Québec, où tout cela est développé, avec trois idées fortes : le stress n’est pas un tabou, des indicateurs très puissants pour repérer l’état de stress des employés, et pour repérer les causes de stress. Il y a des actions organisationnelles, managériales ou individuelles, comme celles que j’ai développées pour Nokia.

Je trouve que c’est très bien que le stress soit abordé par tout le monde.

La lutte contre le stress passe évidemment par la prise de conscience par les médecins du travail, les responsables d’organisations syndicales, et les salariés.

Je pense que les témoignages des gens qui expliquent leurs difficultés sont aussi importants que les décisions de DRH.

C’est bien que le stress soit une préoccupation de tous.

Il faut donner la parole aux salariés. Ils ont aussi des solutions à proposer.

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Burn-out, qu’on en soit victime ou témoin…

Quels sont les signes avant-coureurs, comment agir avant qu’il ne soit trop tard ?

On entend beaucoup parler de « burn-out » depuis quelques années, c’est lorsque vous êtes épuisé, physiquement et mentalement.

Vous savez lorsque votre corps vous dit STOP !

  • Épuisement
  • Manque d’enthousiasme au travail
  • Performance réduite au travail
  • Inquiétude et anxiété
  • Troubles du sommeil
  • Symptômes physiques
  • Irritabilité et troubles de l’humeur

Sachez dire non. Prenez du temps pour vous, etc.

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On parle de symptômes résiduels de la dépression lorsque l’état dépressif s’améliore, mais que certains troubles persistent.

Il s’agit le plus souvent :

  • de troubles du sommeil, de l’alimentation et de la vie sexuelle
  • d’une sensation de fatigue chronique
  • d’une anxiété
  • d’un pessimisme
  • d’une diminution de l’estime de soi
  • d’un manque de motivation, d’une diminution des ressentis affectifs
  • de la persistance d’idées dépressives.

On parle de dépression chronique lorsque les troubles dépressifs durent depuis plus de deux ans.

Cette chronicisation de la dépression est favorisée par certains facteurs environnementaux : isolement social, burnout, conflits…

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Comment prendre du recul, relativiser, et vous sentir bien ?

Plusieurs techniques sont efficaces, en particulier lorsqu’elles sont combinées entre elles. Vous allez maintenant voir lesquelles.

1/ Observez la distance temporelle

Il y a deux questions essentielles à se poser face à un problème qui dure :

  • Qu’est ce que ce problème représente à l’échelle de notre vie?
  • Que restera t’il de ce problème dans un an?

La plupart du temps, il n’en restera rien dans un an. Et bien souvent, ce problème ne représente rien par rapport à l’immensité des expériences positives et négatives vécues et restant à vivre. Du coup, est-ce qu’il est bien nécessaire de continuer à se prendre autant la tête pour ce problème qui n’en est peut être pas un?

2/ Prenez de la distance émotionnelle

Il s’agit de distinguer l’objectif du subjectif mais aussi le factuel de l’émotionnel. Vous savez comment cela se passe. Face à un problème difficile dont on ne trouve pas la solution, plus il dure et plus nous en faisons des tonnes. C’est la pire catastrophe de l’univers. Nous n’arrivons plus du tout à relativiser. L’émotion a pris le pas sur les faits tangibles. Il faut revenir à l’essentiel et se baser sur les faits. Vous pouvez commencer par faire le vide pour mieux appréhender la situation.

Les faits parlent. L’émotion ne fait qu’ajouter du bruit dans nos oreilles et de la fumée face à nos pensées. Revenir aux faits est indispensable. Cela permet de mieux évaluer les différentes options et de retrouver un peu de sérénité.

3/ Le coup de fil à un ami

L’écoute d’une tierce personne est toujours très utile, en particulier si cette personne est de bon conseil. Choisissez une personne avec une certaine expérience à qui vous faites confiance.

Lorsqu’une personne n’est pas impliquée émotionnellement, elle a toujours plus de recul et peut ainsi proposer des solutions différentes, avec une hauteur de vue supérieure.

4/ La troisième voie

La solution n’est peut être pas le chemin A ou le chemin B. C’est peut être le chemin C, cela qui auquel vous n’aviez pas du tout pensé. Il faut sortir du cadre. En fait, la résolution d’un problème se fait en utilisant la technique de l’entonnoir.

Commencez par noter sur une feuille toutes les solutions imaginables, y compris celles qui sont impossibles pour diverses raisons. Pourquoi noter les solutions impossibles? Parce qu’en les modifiant un peu, elles peuvent parfois devenir envisageables.

Ensuite, vous classez tous les solutions de la plus simple à la plus complexe.

Si l’une apparaît comme faisable, bingo, c’est gagné, vous pouvez passer à l’exécution. Si aucune n’est faisable en l’état, il faut noter les pré-requis pour ensuite mettre en place un plan avec les étapes.

Ici l’idée est de découper une solution complexe en étapes plus simples. Plutôt que de chercher l’itinéraire pour grimper la montagne, vous allez définir différentes étapes à atteindre.

En procédant ainsi, vous éliminez l’une des plus grandes difficultés face à un problème : l’objection classique qui est que de toutes façons, c’est trop compliqué donc nous n’y arriverons.

Cette méthode a fait ses preuves. Découper un gros problème en petites étapes est le meilleur moyen de parvenir à son but.

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« A la folie », le téléfilm de M6 qui raconte l’emprise d’un prédateur sur sa victime.

Dans un téléfilm implacable diffusé sur M6 (6 septembre à 21h10), Andréa Bescond et Éric Métayer racontent comment on peut se faire piéger par un prédateur.

Et pas à pas s’en libérer.

« Moi, ce qui m’intéresse, c’est pas la mise à mort. C’est le jeu. » Alors Damien joue avec sa proie comme un torero affronte le taureau.

La cible, cette fois-ci, c’est Anna, la quarantaine, divorcée, un enfant, un boulot qu’elle aime, des amis qui l’aiment, quelques doutes sur sa capacité à séduire encore, mais rien d’insurmontable.

Il la séduit, lui, le bel avocat hâbleur et enjôleur, à l’esbroufe, au panache, en l’embarquant dans un tourbillon irrésistible. Elle résiste, un peu. Et puis se laisse emporter. Siphonner. Dévorer. Porter aux nues et détester. Magnifier et humilier. Combler et violer. Réchauffer et glacer. Gâter et dépouiller. Déchiqueter par la folie du torero…

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De l’emprise à la dépendance affective

Dans ce téléfilm très réussi, on retrouve toutes les étapes d’emprise et de déprise.

La vulnérabilité d’Anna (jouée par Marie Gillain, parfaite, qu’on voit se défaire au fil du temps), en quête d’un nouvel amour mais pas très sûre d’y avoir encore droit ; la rencontre d’un romantisme échevelé, comme elle n’aurait pas osé en rêver ; la mise en place même pas insidieuse de la machinerie prédatrice, à laquelle elle n’a déjà plus les moyens de s’opposer.

Et puis la dépendance affective, qui lui fait accepter l’inacceptable – une fois, deux fois, tout le temps –, le silence dans lequel Damien (Alexis Michalik, magnifiquement redoutable) la mure, très vite. Le vide qu’il organise autour d’elle, et en elle, sous le regard impuissant de son fils, qu’elle accepte de sacrifier, et de ses amis, qu’elle finit par détester.

Un flic sensible et une avocate teigneuse

Il faut un drame, et la rencontre providentielle d’un flic sensible (Ahmed Sylla, tout en délicatesse) et d’une avocate teigneuse (étonnante Nicole Ferroni) pour qu’Anna soit capable et accepte, peu à peu, de recommencer à penser.

Et qu’elle entende, enfin, le témoignage des autres ; qu’elle découvre le piège du torero, qu’elle ose mettre des mots dessus.

Qu’elle parvienne à nouveau à se faire aider. Pour peut-être pouvoir remplir tout ce vide dans lequel l’a laissée cette tragique corrida.

Les auteurs-réalisateurs Andréa Bescond et Éric Métayer savent de quoi ils parlent en matière d’emprise : ils ont déjà écrit et réalisé Les Chatouilles, au théâtre (2014) puis au cinéma (2018), qui raconte la manière dont Andréa, enfant, a été la victime silencieuse d’un prédateur, ami de la famille.

Le scénario a été coécrit par Éléonore Bauer, qui a connu l’expérience douloureuse de l’héroïne. On regarde l’étau du pervers narcissique se refermer au gré des humiliations et privations. Et une femme se couper de ses amis et du monde, avant de sombrer. Saisissant et glaçant.

M6 a laissé une grande liberté créative aux cinéastes et cela se voit à l’écran. On évite ainsi les clichés, les caricatures de personnages, et on touche la complexité de l’âme humaine et du fonctionnement d’un couple. Diffusé dans le cadre d’une soirée spéciale, le téléfilm sera suivi de deux documentaires sur les violences conjugales.

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Douleur intense, partenaires impossibles à oublier…

10 ou 20 ans après, ces ruptures dont certains ne se remettent pas.

La séparation amoureuse est un deuil, dont il faut respecter les étapes pour s’en remettre : l’accepter, faire sienne la colère, la dépasser.

Mais certains ne cicatrisent jamais totalement de ces déceptions sentimentales.

C’était il y a 10 ans, lors d’une soirée printanière d’avril 2012. Myriam et son mari s’apprêtaient pour une soirée en amoureux.

« Ma mère, qui vivait dans le studio mitoyen, gardait notre fils, se souvient l’informaticienne de 47 ans. On avait une vie de rêve, on sortait quand on voulait grâce à ce baby-sitting à domicile et aux moyens financiers dus à une récente promotion de mon mari ». Mais quand Myriam sort de son dressing, elle découvre son conjoint depuis huit ans fébrile, une bouteille de whisky à moitié vide devant lui. « Il explose, dit qu’il ne peut plus rester prisonnier d’une mascarade, qu’il ne m’aime plus, qu’il ne veut plus de cette vie et part en claquant la porte. »

Pendant une semaine, leur appartement résonne d’un silence assourdissant. Son mari disparaît, ne répond à aucun appel ni sms. Myriam et leur fils sont désemparés. « Comme si ce traumatisme de la rupture ne suffisait pas, mon ex s’est ensuite transformé : il ne voulait pas endosser le mauvais rôle et cherchait à tout prix à me faire passer pour une mauvaise mère », raconte-t-elle. Quand elle part à Nice chez des amis avec son fils pour se ressourcer, il porte plainte pour enlèvement d’enfant. Quand elle fait changer les serrures de leur appartement pour qu’il cesse d’aller et venir à toute heure, il attaque la porte à grands coups de pieds.

Aujourd’hui, elle a refait sa vie. « Mais je ne suis pas amoureuse. Pour dire je t’aime, il faut faire confiance et se faire confiance. Moi, j’ai perdu toute confiance dans mon radar interne, mon jugement », confie-t-elle. Certaines ruptures laissent leurs cicatrices, même invisibles, et s’inscrivent dans les corps et les esprits. Dix ans plus tard, des questions obsèdent encore Myriam. Elle sait qu’elle ne pourra pas avancer tant qu’elle n’y aura pas répondu.

Les conséquences d’une séparation dépendent, notamment, de l’intensité de la relation. Une séparation se vit comme un deuil, avec les mêmes étapes.

Certaines personnes vont mobiliser leur capacité à se réinvestir, leur résilience, et la rupture laissera une trace plus ou moins tangible, mais sans forcément les handicaper.

F. Duval-Levesque, psychopraticien,hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, peur, deuil, phobie, souffrance, stress, burnout, PNL, téléséance, téléconsultation,avis, témoignageD’autres ne s’en remettent jamais totalement. Si la séparation est subie, comme pour Myriam, il y a forcément une baisse d’estime de soi, une dévalorisation. La personne doute, se remet en question, et peut alors mettre en place des mécanismes de défense pour ne pas se réinvestir et souffrir autant.

Sophie a le même âge que Myriam. Elles ne se connaissent pas, mais ont en commun d’être prisonnière de leur rupture. « C’est pourtant moi qui ai quitté Marc, il y a vingt ans déjà, précise Sophie. Je suis partie car je n’éprouvais plus de sentiments, nous étions devenus les meilleurs amis du monde, mais plus de désir, plus de passion ». Le problème depuis, c’est qu’aucun des hommes rencontrés n’est Marc. « À la fin, le constat est toujours le même : pas assorti, pas en phase. Je pense que je l’ai rencontré trop tôt, j’avais 20 ans à peine. Peut-être que si nous avions été plus âgés, on aurait su ne pas laisser l’érosion saper les sentiments. »

Tor Wager, directeur du laboratoire de neurosciences cognitives et affectives de l’université de Dartmouth, aux États-Unis, a scruté le cerveau des amoureux au moment de la séparation. Ses recherches ont prouvé que la rupture amoureuse provoque les mêmes effets qu’un sevrage brutal chez un toxicomane. Une douleur intense, presque physique. « Nous avons montré que, même si les zones du cerveau réagissant à la souffrance physique et à la rupture sentimentale sont distinctes, la façon dont elles activent la douleur est similaire », décrit-il.

En clair, la souffrance sentimentale est à comprendre au sens littéral. Et comme pour toute autre blessure, le rétablissement demande du temps, de la patience et l’aide d’un psy expérimenté.

L’ombre de cet amour déçu planera toujours au-dessus de certains, et sera comparable à un fruit défendu.

Cinq ans après s’être séparée de Franck, Diane s’est bâtie une famille. Elle a épousé un autre homme, qu’elle aime. « J’ai refait ma vie, mais Franck restera toujours dans un coin de ma tête », assure-t-elle. Après des mois sans croiser son ex, il lui suffit de le rencontrer au détour d’une soirée pour que, le temps d’une seconde, l’idée qu’elle se trouve peut-être là face à l’homme de sa vie, l’ébranle.

Aussitôt pourtant, sa raison lui souffle l’inverse. Leurs aspirations différaient trop et surtout, son mari surpasse son ex, en tout point. « J’ai accepté que Franck et notre rupture restent un morceau de moi et pas seulement de mon passé. Nous sommes la somme de nos expériences vécues », lance-t-elle. Son cœur brisé il y a cinq ans, Diane assure en avoir recollé les morceaux. « Un peu comme avec un Kintsugi, vous connaissez ?, interroge-t-elle. C’est une technique japonaise de réparation de porcelaines qui consiste à sublimer les fêlures avec de la poudre d’or, plutôt qu’à les masquer. »

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin. Tout finira par s’arranger 🙂

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