Pour eux, Noël est un cauchemar.

Ils sont « Noëlophobes ». Un néologisme évocateur pour désigner la peur de ce rituel de fin d’année plus connue sous le nom de « natalophobie ». Une peur, une angoisse même pour certains.

Explications et conseils pour rendre la fête plus digeste.

La vue de sapins, décorations de Noël et autres joyeusetés vous angoisse ?

Rien qu’à la pensée du réveillon du 24 vous êtes pris de sueurs froides ?

Vous êtes paralysé devant la liste interminable des cadeaux familiaux ?

Ne cherchez plus : vous êtes peut-être atteint de « natalophobie » une pathologie avérée et reconnue par les professionnels de santé mentale. « J’en rêve la nuit, raconte Lenda, 41 ans, professeure. Et si les cadeaux ne plaisaient pas ? Que faire à dîner ?  Mes beaux-parents seront-ils là ? Et si tout le monde réglait ses comptes ? Noël est un cauchemar. »

Pour certains, Noël est un moment si heureux qu’il est paradoxalement source de tristesse : la magie, le sacré, la joie les renvoient à la fadeur de l’existence le reste de l’année. Voire d’angoisse bien réelle. Mais, pour la grande majorité des “noëlophobes”, cette fête est anxiogène avant, pendant et après. Ce n’est toutefois pas une phobie au sens pathologique du terme puisqu’on ne constate pas de stratégies d’évitement.

« Je suis sous pression »

La pression collective est très forte. Elle exige un investissement, en termes de temps, d’argent, de réflexion, de préparation, qui vient nous toucher dans nos enjeux narcissiques (vais-je y arriver ?) et relationnels (comment les autres vont-ils me considérer ?). Si notre confiance en nous est fragile, les injonctions sociales et familiales de réussite finissent par nous déprimer. Et nous intégrons le fait qu’on ne badine pas avec Noël.

C’est le dernier rituel sacré. On ne peut pas y déroger, contrairement à Pâques ou aux anniversaires, qui ne font plus l’unanimité. Boycotter le réveillon? La transgression est trop dangereuse : on serait une mauvaise personne, presque un hérétique !

Noel, non« Je suis tiraillé par des conflits »

Noël, c’est aussi une succession de tiraillements intérieurs, sources de grande culpabilité.

Ce rituel d’appartenance permet de réaffirmer des liens. Et de se rassurer. Parce que nous avons une place et un rôle dans une famille, nous existons.

1- Seulement, notre société individualiste prône a contrario l’autonomie et la liberté. Premier conflit psychique.

2- La temporalité. Au moment des fêtes, on doit ralentir, prendre son temps et savoir attendre (les invités, la cérémonie, le repas, les cadeaux…). Or, pressés tout au long de l’année, soumis au culte de l’urgence, nous avons perdu l’habitude de décélérer. Deuxième conflit.

3- Et puis, il y a cette dichotomie entre le désir de l’individu, ses aspirations, son besoin de sens et le rouleau compresseur que peuvent représenter ces festivités. On offre ses cadeaux, on déguste la bûche. Mais… pour quoi faire, se demande-t-on intérieurement ? Troisième conflit.

« Je dois jouer le jeu »

Les retrouvailles familiales sont aussi ce moment dans l’année où nous revêtons notre plus beau « costume ». C’est la trêve imposée : on n’aborde pas les sujets qui fâchent.

Se forcer à sourire, à faire plaisir, cela crée un sentiment de frustration évident. Pour le bien du groupe, on est tenus de refouler des contenus psychiques parfois douloureux. Sois heureux et tais-toi. La “fête des enfants” nous renvoie justement à une posture d’enfant : nous campons un personnage (celle qui s’occupe de tout, celui qui n’est jamais content) et ne sommes plus nous-mêmes. Cette régression nous déséquilibre puisque nous trahissons l’adulte que nous sommes par ailleurs. Et si nous tentions de l’être, le 25 décembre prochain ?

Que faire ?

Changer ses habitudes
Essayez la légèreté, d’oser modifier vos habitudes. Vous n’êtes pas obligé de vous conformer au rituel. Ce n’est pas une question de vie ou de mort. Demandez-vous ce qui vous ferait vraiment plaisir cette année : un petit voyage, une soirée au théâtre ? Il s’agit de redonner du sens à la fête en s’éloignant du consumérisme. C’est une occasion de (re)tisser des liens agréables..

En parler avant
Rencontrer individuellement ses proches avant le jour J. Ces retrouvailles moins solennelles leur ôtent leur part d’étrangeté. Il conseille aussi d’oser parler pour éviter la frustration pendant les fêtes. Si vous n’approuvez pas les réflexions de tonton Georges, dites-lui que, selon vous, ce n’est pas le bon moment pour les exposer.

S’interroger sur soi
Noël vient questionner le rapport que l’on entretient avec sa  famille. Vous sentez-vous libre et autonome ? Ou enfermé dans les injonctions de vos proches ? Quelques séances chez un psy peuvent vous aider à mieux comprendre ce qui se joue en vous. Et ce qui s’est construit en termes de dynamique familiale. Certains endossent un rôle d’“enfant thérapeute” responsable de l’équilibre et de l’harmonie du groupe. Sur eux repose une grande pression, qu’il convient de déposer et partager.

La solution de Matthieu, 35 ans

« Sur les conseils de mon psy, à Noël, en 2013, j’ai dit non ! Je n’allais pas bien, trop de pression au bureau, des soucis dans mon couple. Surtout, j’étais épuisé physiquement. Ça a été difficile, mais j’ai décidé de partir trois jours seul, dans un petit gîte, sur la Manche. Juste pour voir. Voir comment réagissait ma famille. Voir aussi ce qui se passait en moi. Eh bien, ce Noël-là a été très enrichissant. Mes proches ont enfin compris que je n’étais plus ce petit garçon modèle à qui tout réussit. Et moi, j’ai enfin accepté de sortir du perfectionnisme et de prendre soin de moi. »

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin. Tout finira par s’arranger 🙂

C’est le syndrome de « La bûche », du nom de ce film de Danielle Thompson où trois sœurs se livrent à un tel déballage en préparant le réveillon chez leur mère qu’elles finiront par ne pas le fêter…

Si le réveillon de Noël incarne volontiers le mythe du rassemblement joyeux entre les membres éparpillés d’une même famille, il suffit d’interroger autour de soi pour constater qu’il y a loin du rêve à la réalité.

Beaucoup redoutent ces retrouvailles où les tensions au-dessus de la dinde ne sont pas l’exception.

« Quand on demande aux gens ce qui compte le plus à Noël, résume la psychologue Nathalie Müller, ils répondent : le fait d’être ensemble. Noël reste la fête annuelle de la famille par excellence parce qu’elle réunit plusieurs générations dont les deux principaux pôles sont les enfants et les grands-parents. »

Je n'aime pas passer Noël dans ma famille, trop dur, trop de stress !C’est souvent vers les plus jeunes qu’est dirigée toute l’attention et, quand ils le peuvent, ce sont les aînés qui reçoivent et mettent les petits plats dans les grands.

La génération intermédiaire, elle, fait des efforts. Ou pas.

« Derrière son atmosphère magique, Noël est une période de stress, du fait des préparatifs qui précèdent et de la difficulté de se retrouver tous ensemble. À cette occasion, chaque individu (re)définit sa place dans la famille. »

Pas toujours simple.

Et quand celle-ci est recomposée, comme c’est de plus en plus souvent le cas, cela n’arrange rien.

« Entre membres actuels, ex et futurs, ce n’est déjà pas une mince affaire de trouver un consensus sur les dates, regrette Véronique, 40 ans, aînée de 5 enfants, dont 2 issus du second mariage de son père. Devant l’impossibilité de satisfaire tout le monde, on se retrouve face à une démultiplication du réveillon… et de l’interminable liste de cadeaux à pourvoir. Mission impossible, hystérie commerciale, parcours du combattant ! »

Surtout, ajoute-t-elle, « la non négociabilité de l’événement force des relations qui ont alors toutes les raisons d’en profiter pour remettre les pendules à l’heure, réveiller les vieux démons ou tester après quelques verres la vulnérabilité des liens familiaux. »

Histoire de se jurer que l’année prochaine, promis, on ne nous y reprendra plus ?

Ce soir-là, on peut aussi se choisir une autre famille.

Ou tout simplement faire autre chose.

Sources: psychologies.be, témoignage de ma clientèle

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Fête familiale par excellence, Noël est l’un de ces rituels auxquels il est souvent difficile d’échapper.

Mais les retrouvailles n’étant pas toujours joyeuses, certains préfèrent prendre la tangente.

Par choix, par nécessité, ou juste par conviction.

Depuis 5 ans, la famille G. ne se réunit plus à Noël.

C’était pourtant une tradition bien ancrée, à laquelle elle n’avait jamais failli pendant plus de 40 ans.

Les quatre frères et sœurs gardent chacun des souvenirs émus des sapins – et de la montagne de paquets multicolores déposés à leurs pieds – qui se sont succédé dans leurs maisons successives. Puis ce furent les cris de joie de leurs propres enfants, pour le plus grand bonheur des grands parents qui voyaient là une occasion trop rare de réunir tout le monde, dans la bonne humeur et le plaisir des retrouvailles.

La bonne humeur ? Voire.

Je redoute Noël, car nos tensions familliale sont alors à vifs !« Elle était de plus en plus souvent de façade, témoigne l’un des fils. Certains d’entre nous ne s’entendaient plus vraiment et ne parvenaient plus à cacher leurs dissensions, idem avec les conjoints.

Comme dans toutes les familles, il y avait aussi des rancœurs, des jalousies accumulées. L’alcool et l’excitation des enfants aidant, les prises de becs devenaient plus fréquentes, parfois violentes.

On se disputait même sur les cadeaux : certains voulaient en faire, d’autre pas, certains enfants étaient outrageusement gâtés, d’autres frustrés… »

La dernière fois, leur père était gravement malade.

Il a passé une partie du réveillon allongé sur le canapé du salon. « Cela aurait dû apaiser l’atmosphère. Au contraire, ça a exacerbé les tensions. La soirée a failli tourner au pugilat. »

Quelques mois plus tard, il est décédé. La famille n’a plus réveillonné ensemble depuis.

« Ça m’attriste pour ma mère, dit l’une des filles. C’était devenu la seule occasion de réunir toute la famille et tous les petits-enfants. Il pourrait certes y avoir d’autres prétextes pour rassembler tout le monde, mais ce dernier réveillon a marqué une rupture. Ma mère elle-même n’a pas envie d’être à nouveau confrontée à cela. »

Sources: psychologies.be, témoignage de ma clientèle

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Si Noël est l’occasion de réaffirmer les liens familiaux, il peut également donner lieu à quelques tensions prévient la philosophe et psychopraticienne Nicole Prieur.

Les sapins sont enguirlandés, les foies gras préparés et les tables bientôt dressées. Ce mardi 24 décembre, des millions de foyers s’apprêtent à fêter Noël en famille. Un vrai rite familial « qui représente quelque chose de mythique pour les familles », explique au micro de RTL la philosophe et psychopraticienne Nicole Prieur.

La jalousie est exacerbée au moment de NoëlRéunir plusieurs générations

« Noël prend forme autour des enfants et de la sainte famille », poursuit-elle, citant « le plaisir de se retrouver (…) de faire lien en partageant une histoire ». « On se tient chaud autour des enfants, les promesses de la vie », insiste-t-elle.

C’est également une façon de rassembler plusieurs générations. Une réunion « importante aussi bien pour les grands-parents que pour les petits-enfants même si quelques fois, les adolescents, au milieu, ne sont pas aussi à l’aise que ça », précise la psychopraticienne.

Inventer de nouveaux rituels

Pour de plus en plus de familles recomposées, Noël donne lieu à un intense marathon de célébrations. « Les familles sont très créatives et inventent de nouveaux rituels avant et après Noël », explique Nicole Prieur. « Chaque structure familiale peut se reconstituer autour de noyaux un peu différents », ajoute-t-elle.

L’angoisse du réveillon

Depuis le mois d’octobre, le réveillon de Noël est au cœur des préoccupations de certains patients de la psychopraticienne. « Ils se posent la question de savoir s’ils vont chez leur père ou leur mère, s’ils invitent leur nouvelle copine, quels cadeaux ils vont offrir », explique-t-elle.

« Il y a une appréhension car cette fête là à un effet très régressif. On a beau avoir 50 ans, on se retrouve avec les mêmes souffrances et contentieux qu’à 10 ans. On attend de notre père ou de notre mère la même reconnaissance qu’avant, la famille idéale qu’on aurait rêvé d’avoir et on est confrontés aux mêmes soucis que lorsqu’on était jeunes », analyse-t-elle.

Éviter les règlements de compte et les sujets qui fâchent

Pour Nicole Prieur, mieux vaut ne pas profiter du réveillon pour laver son linge sale, même en famille, car « ce n’est pas à ce moment-là qu’on pourra avancer. Il vaut mieux solder les comptes avant. Accepter la famille que l’on a et sa réalité« , assure-t-elle.

Dans cette perspective, « il vaut mieux éviter de parler de politique, de la reconnaissance du travail des uns et des autres ou de l’éducation des enfants parce que la jalousie est exacerbée au moment de Noël« , prévient la philosophe.

Sources: rtl.fr, mon expérience de psychopraticien

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