Votre balance enregistre déjà quelques kilos en plus ?

Il est encore temps d’adopter une meilleure hygiène de vie durant cette fin de confinement.

Lors du premier confinement dû à la Covid-19 qui a commencé en France le 17 mars, les Français adultes auraient pris en moyenne 2,5 kg selon une enquête menée par l’Ifop.

Un effet probablement dû au manque d’activité physique, aux difficultés d’accès à des aliments sains, aux occasions multiples de grignoter, à l’ennui généré par ces restrictions, d’autant plus favorisées par le stress.

1. Diminuer l’apport calorique

En période de confinement, il faut rétablir notre balance énergétique : nos activités physiques étant considérablement réduites, l’apport calorique doit lui aussi être diminué, sinon c’est la prise de poids assurée.

Comment manger moins de calories sans calcul ?

  1. Maintenir les trois repas par jour à heure fixe. Supprimer les collations intermédiaires. Si vous avez faim entre deux repas, c’est le signe que votre repas n’était pas suffisamment équilibré, avec des aliments à index glycémique élevé, ou pas assez de protéines
  2. Diminuer la quantité de glucides (féculents et céréales) habituellement consommée et manger assez de protéines (elles sont rassasiantes, et maintiennent la bonne construction du corps)
  3. Limiter au maximum les aliments ultra-transformés riches en sucres et en graisses (pour éviter d’être tenté, il suffit de ne pas en acheter) ainsi que les boissons sucrées y compris les jus de fruits
  4. Terminer le repas avec une touche sucrée (fruits rouges, chocolat noir, yaourt de chèvre ou de brebis) pour favoriser le sentiment de satiété.

À quoi doit ressembler mon assiette aux repas principaux ?

L’apport calorique diffère selon les personnes mais la composition de l’assiette doit ressembler à ce qui suit (l’assiette du guide canadien ci-contre est un bon exemple) :

½ de fruits et légumes 

1/4 féculents complets ou semi-complets ou de légumes secs 

1/4 de produits animaux ou de légumes secs

Les légumes secs peuvent aussi se substituer aux produits animaux car ils sont riches en protéines. Mais attention ! Ces protéines ne sont pas aussi biodisponibles, nombreuses et complètes que celles de la viande ou du poissons.

2. Cibler les aliments de qualité

La quantité de calories n’est pas la seule à avoir de l’importance pour ne pas prendre de poids : il faut aussi veiller à la qualité de son alimentation.

Le premier pas est bien évidemment de choisir des produits bruts et de les cuisiner (ça tombe bien on a le temps). Parmi les produits bruts ou peu transformés, on peut encore faire un second tri. Pour les fruits et les légumes (notamment les légumes secs), il faudra les préférer frais et éviter les conserves. En ce qui concerne les féculents et les céréales, c’est à leur forme qu’il faut être attentif : pour éviter des index glycémiques trop élevés, il faut préférer des formes complètes ou semi-complètes. Le pain complet au levain et aux graines sera ainsi largement préférable à la baguette blanche et en plus il se conservera plus longtemps, ce qui évitera d’aller tous les jours en acheter.

Ainsi, vous n’affolerez pas votre balance !

Voici les meilleurs choix alimentaires parmi les produits bruts ou peu transformés

J’évite   Je remplace par
Farine de blé blanche (pain et pâte) Farine de blé complète ou semi-complète
Farine de sarrasin, châtaigne, seigle, pois chiche, petit épeautre…
Pomme de terre  Patate douce, topinambour, panais
Riz cuisson rapide  Riz complet, riz rouge, riz basmati, sauvage, kamut, boulgour, quinoa
Légumes secs en conserve  Légumes secs bruts
Produits sucrés, chocolat au lait, confiture industrielle, sucre blanc Chocolat noir, confiture maison allégée en sucre, miel, sucre complet, fruits, fruits secs, fruits oléagineux
Lait de vache  Lait de chèvre, laits végétaux
Yaourt et fromage industriels Yaourt de chèvre ou de brebis ou yaourt végétal nature

 

Fromage et yaourt fermier de chèvre ou de brebis

Beurre et crème fraîche en excès  Huile végétale vierge, purée d’oléagineux
Huile de tournesol, maïs, pépins de raisin Huile de colza, olive, coco
Viande classique Viande issue de petit élevage respectueux du bien-être animal et de l’environnement
Poisson  Petits poissons (maquereau, sardine, hareng…), crustacés et mollusques associés à un label garantissant la pêche durable
Œuf  Œuf de poules élevées en pleine air et nourries aux graines de lin
Sel de table Sel enrichi en potassium, gomasio
Poivre en excès  Ail, oignon, échalote, persil, basilic, thym
Curry, moutarde, chili, harissa  Curcuma, gingembre, safran, cannelle, menthe, coriandre…
Excès de thé et de café Tisanes
Sodas, jus de fruit et alcool  Kéfir, kombucha, eau gazeuse, eau

3. Déjouer le piège du petit creux

Rester à la maison sans rien faire donne faim, c’est bien connu. Le risque c’est d’assouvir chaque petit creux que l’on ressent alors que cette sensation de faim n’est que le résultat de l’ennui.

« Manger en pleine conscience » nous apprend que nous prenons pour de la faim, des envies ou des manques auxquelles on pourrait subvenir d’une autre manière. Le confinement peut donc être une période privilégier pour mieux comprendre comment on fonctionne et mettre en place les stratégies pour éviter les fringales. Quelques séances avec un hypnothérapeute vous permettra d’y voir plus clair.

Si vous souhaitez néanmoins manger lorsque vous avez un petit creux, privilégiez les noix, amandes et noisettes non salées.

Le confinement nécessitera peut-être la réorganisation des repas. Si la faim se faisait sentir tard le soir lorsque l’on travaillait à l’extérieur (vers 20h par exemple), en période de confinement elle peut survenir un peu plus tôt (vers 18h30) ou tout du moins à des horaires différents. Le conseil ? Manger un vrai repas lorsque vous avez (vraiment) faim même si ce n’est pas aux horaires habituels, cela évitera les petits grignotages inutiles (souvent gras et sucrés) ! Mais attention, il faudra garder un rythme régulier chaque jour.

4. Pratiquer le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent possède de multiples vertus qui ne sont plus à prouver.

Et cette pratique est particulièrement intéressant en période de confinement. En réduisant stratégiquement l’apport calorique, le jeûne intermittent permet à l’organisme de ne pas être surchargé par la digestion notamment durant le jeûne nocturne.

Prises collectivement, les études indiquent que le jeûne intermittent peut en quelques semaines diminuer les graisses corporelles et le tour de taille. Les chercheurs pensent que le jeûne intermittent permet de maigrir, soit parce qu’on diminue la consommation énergétique puisque les occasions de manger sont moins nombreuses, soit parce qu’on fait baisser l’insuline (hormone qui favorise le stockage des graisses), soit parce qu’on rétablit un rythme circadien favorable à la perte de poids.

Plusieurs schémas de jeûne intermittent existent. Selon votre niveau d’expérience, vos habitudes alimentaires et vos objectifs, choisissez parmi les meilleures formes de jeûne intermittent.

L’idée est évidemment de manger équilibré le reste du temps, en suivant le conseil n°1 donné plus haut.

Pour en savoir plus, lire : Le guide complet du jeûne et Le fasting

Et aussi mon autre article : https://duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr/2019/11/04/dis-cest-quoi-le-jeune-intermittent/

5. Continuer à bouger

Les règles du confinement limitent à une heure ou trois heures par jour l’occasion de sortir faire de l’exercice, autant en tirer le maximum. Votre programme devrait comprendre un entraînement cardiovasculaire comme la marche rapide, le jogging, le vélo, des exercices de résistance musculaire et de flexibilité comme les étirements.

Par exemple :

  • 5 min d’échauffement
  • 30 min de marche rapide
  • 20 min d’exercice de musculation
  • 5 min de récupération et d’étirements

Exemples de séance courte

Exemples de séance longue

De plus, en ligne les cours de sport en libre accès ne manquent pas : applis, vidéo, programme …

Durant cette période, on peut être tenté de passer plus de temps devant la télévision mais il faut savoir saisir cependant toutes les bonnes raisons de bouger : bricoler, trier, jardiner, nettoyer, ranger…

6. Gérer son stress

Savoir gérer son stress à l’aide de méthodes naturelles limitera le besoin de se jeter sur la nourriture pour l’apaiser, surtout que se sont souvent les aliments riches en sucres que l’on pointe dans ces cas-là. Ils favorisent le passage d’un acide aminé, le L-tryptophane, dans le cerveau. Celui-ci est le précurseur d’un messager chimique qui « console », la sérotonine. 

L’auto-hypnose, la méditation, la cohérence cardiaque, le yoga et aussi l’activité physique en général aident à canaliser le stress, apaiser l’anxiété et équilibrer l’humeur.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

 
 

Des conseils pour prendre soin de sa santé mentale durant le confinement

L’éloignement et la solitude peuvent être des facteurs difficiles à gérer lorsque l’on est confiné seul. Mais il existe des astuces permettant de prendre soin de sa santé mentale.

Voici mes 3 astuces spéciales confinement

Prendre conscience de soi et de ses soucis permet de garder une attitude positive.

-> Essayez d’écrire ce qui vous tracasse et vous stresse durant la journée. Quand vient le soir, il faut repasser en revue ce que l’on a noté, et voir ce qui nous pose encore problème. Pour chaque inquiétude, voir si l’on peut la résoudre. Sinon, programmer sa résolution pour plus tard. Demain est un autre jour.

Les méthodes sont infinies, et la clé réside dans l’instant présent : apprenez à contrôler vos pensées et particulièrement votre habitude à vous inquiéter sans cesse. Imaginer le pire scénario vous mène à la peur, au stress et au désespoir.

Une approche similaire, en décidant de focaliser vos pensées sur les éléments positifs. Elle suggère de prendre soin de vous physiquement et émotionnellement et de faire face à vos problèmes, sans céder à la panique.

-> Un esprit sain dans un corps sain

«Pour être en forme, diminuez fortement votre consommation de glucides (biscuits, féculents), augmentez votre consommation de protéines et de lipides»

Ce slogan familier prend actuellement tout son sens. La santé physique va de pair avec la santé mentale, et plus que jamais manger sainement vous aidera à vous sentir bien. Et la pratique régulière du sport, si vous avez envie, permet également à de nombreuses personnes confinées de s’évader un peu.

Elaborez votre propre routine sportive spéciale confinement. Yoga, fitness ou running, diversifiez-là.

Pour certains, le sport est plus agréable en groupe. Faites, tous les dimanches une session virtuelle de course à pied familiale, et pleine de bonne humeur ! Durant la semaine de Pâques portez des oreilles de lapin. Ayez un thème amusant chaque dimanche.

-> «Notre valeur ne dépend pas de notre productivité»

De nombreuses personnes ont commencé ce confinement avec pour idée d’accomplir une liste de tâches jamais réalisées d’ordinaire, par manque de temps.

Certaines ont tenu parole, mais ça n’est pas le cas de tout le monde.

Et ça n’est pas grave.

Votre valeur ne dépend pas de votre productivité. Tenter de passer le temps en s’occupant au maximum ne contribue pas nécessairement à votre santé mentale, car cela vous met une pression inutile.

Il ne s’agit pas d’encourager la procrastination, mais d’écouter votre corps.

Tous les organismes sont différents, et exhorter à la productivité produit des effets pervers.

Enfin, je rappelle qu’en ces temps particuliers, il faut accepter ses émotions plutôt que de lutter contre elles :

«Ce n’est pas grave de pleurer.

C’est normal de se sentir triste ou frustré.

On est juste des humains.

On a des émotions».

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

 

  1. Buvez davantage d’eau. De nombreuses personnes mangent… quand elles ont soif. Elles croient avoir faim, parce qu’elles confondent la faim avec la soif. Il est intéressant de boire de l’eau avant le repas : dans une étude de l’Université d’Utah, les personnes qui suivaient un régime et qui devaient boire deux verres d’eau avant chaque repas ont perdu 30 % de poids en plus que les autres [3].
  2. Mangez des aliments riches en protéines ou en lipides qui rassasient plus rapidement. Le régime Atkins repose sur la consommation de grandes quantités d’aliments riches en 20-recettes-d-avocat-qui-ne-font-pas-grossir_reference2protéines et en graisses, (beurre, jaune d’œuf, poissons gras etc.) et aide à perdre du poids en augmentant l’impression de satiété. Quant aux féculents tels que le pain, les pâtes, le muesli ou le porridge, ou encore les aliments et les boissons très sucrés comme le chocolat, les glaces et les sodas, ils augmentent l’appétit à un point tel qu’ils deviennent, pour certains, une addiction. Si vous voulez contrôler votre appétit, évitez les aliments riches en glucides durant cinq jours au moins par semaine.
  3. Mastiquez plus longtemps chaque bouchée, cinq à dix fois plus, afin d’être plus vite rassasié en provoquant un effet de satiété. En outre, prendre son temps pour manger diminue la faim et accélère le sentiment de satiété. Une étude du Journal of the American Dietetic Association a constaté que les personnes mangeant lentement absorbent 66 calories en moins par repas [4]
  4. Faites de petites bouchées. La revue American Journal of Clinical Nutrition a constaté que les personnes qui font de grosses bouchées consomment 52 % de calories de plus par repas que celles qui font de petites bouchées et mâchent longtemps. En coupant votre nourriture en petits morceaux, vous augmentez votre impression de satiété, et vous profitez plus de ce que vous mangez.
  5. Ne mettez pas vos plats sur la table ! Préparez votre assiette à la cuisine, et allez ensuite la déguster à table dans la salle à manger, sans poser vos plats sur cette table. Si votre seule table à manger est dans votre cuisine, installez vous de manière à tourner le dos aux plats, pour éviter de stimuler votre appétit tandis que vous mangez. Une étude dans la revue Obesity a constaté que, assis face à un buffet bien garni, les gens mangent 35 % de plus pendant le repas[5]. Lorsque vous êtes obligé de vous lever pour retourner à la cuisine vous servir, vous hésitez davantage.
  6. Ne regardez pas trop la télé. Lorsqu’on regarde la télé, probablement à cause du suspense que l’on ressent ou des publicités qui incitent au grignotage, cela augmente l’appétit et la consommation de nourriture et, par conséquent, la prise de poids. Limitez donc votre présence devant le petit écran à un maximum de deux à trois jours par semaine, et essayez de ne jamais dépasser plus de deux heures à chaque fois.
  7. Ne mangez pas sous le coup des émotions. Une étude de l’Université d’Alabama a observé que les personnes qui reconnaissent manger en réaction à un stress émotionnel ont un risque 13 fois plus élevé d’être en surpoids ou obèse. Si vous avez l’impression de manger pour compenser le stress, essayez de boire de l’eau, de faire une promenade à pied, ou, si ça ne suffit pas, de mâcher un chewing-gum sans sucre (un moindre mal).

[3] Is Eight Enough? U Researcher Says Drink Up and Tells Why

[4] Andrade A, Greene GW, Melanson KJ. Eating slowly led to decreases in energy intake within meals in healthy women. Journal of the American Dietetic Association, 2008; 108 (7): 1186-1191.

[5] Obesity (Silver Spring). 2008 Aug;16(8):1957-60. doi: 10.1038/oby.2008.286. Epub 2008 Jun 5.

Source : editions.santenatureinnovation.com

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Dès 2006, en lien avec les grandes unités de recherche internationales, LaNutrition.fr a développé des préconisations sur l’équilibre alimentaire.

Elles ont été mises à jour ces derniers mois et rassemblées dans le nouveau guide La Meilleure Façon de Manger.

Ce guide a deux objectifs :

faire bénéficier le grand public des toutes dernières découvertes sur la nutrition, qui trop souvent restent cantonnées dans les revues scientifiques et les congrès.

proposer une alternative crédible aux recommandations officielles qui bénéficient surtout à l’industrie agro-alimentaire, comme les 3 à 4 produits laitiers par jour, ou qui proposent des repères désuets comme le « manger moins gras ».

En effet, contrairement à ce que pensent de nombreux médecins et diététiciens, et contrairement à ce que l’on croit dans les ministères, les programmes nutritionnels étatistes ne représentent pas un idéal nutritionnel. Il y a certes de bonnes choses comme l’objectif de relever la consommation de fruits et légumes, ou celui de diminuer la consommation de sel et de sucre, mais aussi des a priori déconcertants, des simplifications abusives et des conseils très surprenants.

Ainsi les recommandations officielles:

• reflètent un état des connaissances suranné : l’idée selon laquelle on peut maigrir en mangeant moins de graisses, et en les remplaçant par des glucides (céréales et pommes de terre essentiellement) est démentie par des centaines d’études scientifiques

• reposent sur des équivalences abusives : par exemple, l’idée qu’un fruit entier est équivalent à un verre de jus de fruits

• ignorent de nombreux concepts novateurs qui aident les gens à mieux choisir leurs aliments, comme l’index glycémique

• manquent de précision. Par exemple, sur le choix des corps gras, celui du pain, des fruits et légumes…

Les recommandations officielles, qu’elles soient françaises, canadiennes, suisses ou belges restent hélas au moins autant influencées par l’arrière-plan économico-culturel dans lequel baignent ces pays, que par les données scientifiques objectives.

En ce sens, ces recommandations récompensent les productions céréalière et laitière ainsi que l’élevage pour la viande et les fabricants de produits allégés.

Les recommandations officielles sur les féculents

Prenez les féculents, une gloire de la production agricole et de l’industrie agro-alimentaire.

Pour le PNNS, évidemment, on n’en mange pas assez. Selon le PNNS, en effet, les féculents
« nous apportent ce qu’on appelle des « glucides complexes » qui contrairement aux glucides simples des aliments sucrés (sucre, boissons sucrées, confiseries, pâtisseries, desserts lactés, etc.) fournissent une énergie que le corps est capable d’utiliser progressivement. »

Le premier étudiant en diététique venu peut vérifier lui-même (pour peu qu’il veuille bien s’extraire du lavage de cerveaux qui prévaut dans les écoles) que c’est un mensonge.

La majorité des féculents sont digérés rapidement. Ils ont, comme on le dit en nutrition, un « index glycémique (IG) élevé ». C’est vrai pour la plupart des pains proposés à la vente, la majorité des céréales du petit déjeuner, la plupart des plats de pommes de terre, le riz blanc…

Même le pain complet, s’il est à base de blé et de levure, a un IG élevé.

A la question délicate de savoir si les féculents font grossir, le PNNS répond : « Non, contrairement à ce qu’on pense souvent, les féculents ne font pas grossir. C’est par contre ce qu’on a l’habitude de mettre avec qui enrichit considérablement les plats. D’ailleurs, les féculents sont une bonne manière d’éviter la prise de poids, puisqu’ils permettent de tenir entre les repas et évitent ainsi le grignotage à tout moment de la journée. » 

Toutes les études montrent que c’est là aussi un mensonge : les aliments à index glycémique élevé, c’est-à-dire les féculents majoritairement consommés font bien grossir. Alors, oui aux féculents, mais en respectant quelques règles :

• il n’y a aucune obligation de manger des féculents « à chaque repas, selon l’appétit » ; ce qui doit guider ce choix, c’est d’abord le niveau d’activité physique ;

• il faudrait privilégier des plats de féculents dont la charge glycémique est basse ou modérée, comme la patate douce, ou de petites portions de pâtes.

Lisez plus en détail nos préconisations sur les féculents dans cet extrait de La Meilleure Façon de Manger, le guide 100% indépendant, basé sur la science.

 

http://amzn.to/1KRJZ73A propos des auteurs

Thierry Souccar est le directeur de LaNutrition.fr, le premier site indépendant sur l’alimentation et la santé. Il a fondé en 2006 la maison d’édition qui porte son nom, afin de diffuser en toute indépendance une approche naturelle de la santé, basée sur la science. Il est le premier à avoir remis en cause les bénéfices du lait sur notre santé.

Angélique Houlbert est diététicienne nutritionniste Elle mène ses consultations au sein de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Sarthe où elle a participé à la mise en place de Bilans Nutritionnels et d’une Ligne Nutrition, elle est aussi formatrice et conférencière pour diverses entreprises et organismes.

La MFM a été conçue en toute indépendance avec la rédaction de LaNutrition.fr et la collaboration de 15 chercheurs de renommée internationale.

 

Et vous, quand allez-vous lire ce livre indispensable pour votre alimentation ?

Source : « La meilleure façon de manger, avec le seul guide indépendant des lobbies« , de Thierry Souccar et Angélique Houlbert, éditions Thierry Souccar