Les « petits » burn-out du tennis…

Quand ils arrivent en salle de visioconférence, devant des chaises vides, quand ils tombent le masque, ils ne parviennent plus à cacher un petit air triste, parfois un mal-être profond.

«Nous étions heureux de reprendre la compétition, explique Jérémy Chardy. Mais toutes ces semaines à l’isolement, dans la peur d’être testés positifs, toutes ces quarantaines dans une chambre d’hôtel, sans voir personne, commencent à peser

Le tennis, et en particulier sa middle class itinérante, n’a pas attendu le Covid pour souffrir d’un mode de vie inadapté.

Des rumeurs suggèrent que parmi les absents de Roland-Garros, certains cachent une dépression. C’est pour cette raison que Noah Rubin, joueur américain aux opinions engagées, a créé la structure «Behind the raquette», où il recueille les confessions et les messages de désespoir.

« Dans ce sport, il y a des abus de substances, de l’alcoolisme, et des gens vraiment dépressifs« 

Noah Rubin, 233e mondial

Rubin expliquait à différents médias, au dernier US Open, «la faillite totale d’un système.

Quel autre sport trimbale ses athlètes sur la planète entière pendant onze mois sur douze? Il y a des abandons et des forfaits, des joueurs lâchent des points ici et là, simplement parce qu’ils sont à bout. Tout ceci mène à la solitude et à la détresse. Sans parler de la pression financière, l’obligation de gagner un match pour couvrir les frais. Je peux vous dire que dans ce sport, il y a des abus de substances, de l’alcoolisme, et des gens vraiment dépressifs

Stan Wawrinka ne cache pas que sa grave blessure au genou était peut-être un signal. «Elle est arrivée à un moment où j’étais cramé, saturé de toutDifficulté à se plier. Raideurs. Un genou qui craque.

Stan Wawrinka admet également, un rien contrit, que le confinement lui a offert une immersion ethnique dans la vraie vie. «Je l’ai vécu de façon très positive. J’ai pu passer beaucoup de temps avec ma fille et rester plusieurs semaines à la maison. J’en suis ressorti avec de bonnes énergies

Faut-il comprendre que le tennis soumet ses troupes à une agitation contre nature, celle d’un peuple migrateur qui n’aurait pas de nid ni de saison des pluies ?

«Cette vie est compliquée. Les joueurs sont souvent seuls, changent d’hôtels en permanence, prennent l’avion souvent. Ils ne sont pas encadrés comme peuvent l’être les équipes de football. Psychologiquement, ce sont les plus solides qui résisteront», expose le docteur Bernard Montalvan, en charge du protocole sanitaire de Roland-Garros.

Cette fragilité reste le plus grand non-dit du tennis, sous un règne animal où le langage du corps et l’affirmation de la virilité participent d’une recherche constante d’ascendant. «Si tu te blesses à la jambe, tu mets un bandage. Si tu te blesses dans la tête, personne n’en parle», dénonce Noah Rubin.

« Je suis un perfectionniste. Du coup, il y a 90% du temps où je fais la gueule »

Adrian Mannarino, 39e mondial

Le tennis n’a pas l’apanage du surmenage, mais il en concentre tous les germes sur 195 m2 de terrain strictement délimité, où interfèrent tout à la fois le rapport de force, l’effort physique, la vitesse d’exécution, la haute précision et la prise de décision, pour un total d’environ 250 joies et déceptions sur la durée d’un match (le nombre approximatif de points disputés dans une rencontre équilibrée en Grand Chelem).

Adrian Mannarino le dit très joliment : «Je suis un perfectionniste. Du coup, il y a 90% du temps où je fais la gueule.» Benoît Paire, surdoué cabochard, l’a hurlé en plein tournoi de Rome: «Je n’en peux plus, délivrez-moi!» Lucas Pouille, fin 2018 : «Je ne sais pas si on peut parler de burn-out mais ça y ressemblait un peu, oui.»

Le récent témoignage de Robin Söderling sur une radio suédoise, après plusieurs années de mononucléose et de détresse, a davantage choqué ; même si ceux qui n’avaient pas envie de savoir pouvaient toujours se dire que Söderling est fou. L’ancien finaliste de Roland-Garros reconnaît avoir cherché des méthodes de suicide sur internet.

Son témoignage est saisissant : «J’étais dans un restaurant à New York et j’ai commencé à paniquer, à pleurer, pleurer, pleurer. Pour la première fois, j’ai compris que je ne pourrai plus jamais y retourner sur le court, même avec un pistolet sur la tempe. J’avais une anxiété qui me rongeait de l’intérieur. Pendant des mois, j’ai paniqué pour une lettre déposée sur mon palier, j’ai tremblé de peur devant mon téléphone qui sonnait. Il n’y avait que trois joueurs contre lesquels je pouvais perdre. Tous les autres, je devais les battre, sinon je me sentais un raté, un perdant. Mon talent a été à la fois un cadeau et une malédiction.»

Ce n’est pas un hasard si au péril de leur superbe, les meilleurs recourent à la psychothérapie, à l’hypnose profonde ou à la méditation.

C’est une démarche personnelle, confidentielle peut-être, lorsqu’un besoin se fait ressentir intimement, que l’on se sent en difficulté, ou avec l’impression de ne pas pouvoir s’en sortir seul.

De façon concrète, une psychothérapie peut être utile pour des sportifs de haut-niveau qui manifestent un véritable mal-être pour des circonstances très diverses :

  • Une étape difficile à surmonter : un match important, une maladie chronique, un divorce, un échec au championnat …
  • Un mal-être persistant : sentiments négatifs ou d’échec, lassitude, angoisses, déprimes…
  • Une volonté d’évoluer personnellement : cerner ses forces et ses faiblesses, prendre confiance en soi à un certain niveau de compétition, prendre des décisions rapides, gérer ses émotions et la pression des matchs…

Novak Djokovic qui, ouvert à toute forme de spiritualité, étreint les arbres et ne porte que des couleurs lumineuses, a lancé un jour: «Tout part du cœur et de la tête. Le bras n’est que le prolongement de l’intention.» Lui-même a souffert d’une dépression qui n’a jamais dit son nom…

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Pour un enfant, la séparation de ses parents est le plus souvent un événement inattendu à la réalité duquel il éprouve des difficultés à se résoudre.

Aujourd’hui, se séparer n’a plus rien d’exceptionnel.

Chaque enfant a au moins un ou plusieurs camarades dont les parents sont séparés.

Toutefois, aussi courant que cela puisse paraître chez les autres, chaque enfant n’en demeure pas moins convaincu que ses parents, eux, resteront ensemble pour toujours.

Pour les enfants, la présence de la famille coule de source, elle est immuable à leurs yeux.

Lorsqu’ils apprennent que leurs parents vont divorcer, les enfants sont submergés par des sentiments de confusion et de douleur intense. Le monde devient tout à coup nettement moins simple et sûr. Ils ne peuvent imaginer un univers sans leur cocon familial. Leur base sûre, censée exister pour toujours – pensaient-ils –, est soudainement balayée. Pour les enfants, leurs parents sont ensemble et le resteront à jamais.

D’autres au contraire pressentent que leurs parents ne s’entendent plus très bien.

Une-semaine-chez-papa-une-semaine-chez-mamanMais, même si un enfant anticipe en quelque sorte la séparation de ses parents – par exemple parce qu’ils se disputent de plus en plus fréquemment – la pilule sera toujours très dure à avaler. Il s’agit en effet d’une réalité dont l’enfant ne veut pas, et qu’il refuse dès lors très souvent d’accepter.

La décision de vous séparer semble avoir projeté votre enfant dans l’œil d’un cyclone qui menace de tout emporter sur son passage.

Il est important pour lui de surmonter le premier choc de la douleur et du désespoir. Les parents qui sont prêts à se plonger dans le monde intérieur de leur enfant l’aideront d’autant mieux à encaisser la triste nouvelle.

Lorsque l’enfant commencera à se remettre du premier choc, il entamera une longue période placée sous le signe de la perte et du deuil. Malheureusement, vous n’avez aucun moyen de l’en prémunir.

Pendant cette période, vous devez permettre à son sentiment de sécurité et de confiance de se reconstruire, pas à pas.

Dans ce livre, vous découvirez les différentes manières d’aider votre enfant à traverser cette tempête d’émotions, et à restaurer sa confiance envers les adultes et envers lui-même. Vous aurez des élements de réponse à vos questions :

Comment les parents peuvent-ils offrir un « nid sûr » après une séparation ?

Comment préserver ou restaurer ce sentiment de sécurité et de confiance que vous inspiriez à votre enfant ?

Sachez quoi qu’il en soit que, en tant que parent, vous disposez de plusieurs cordes à votre arc. Vous vous en servirez d’autant plus aisément que vous connaîtrez les besoins de votre enfant et saurez interpréter ses signaux.

Ce livre est là pour vous aider et pour vous accompagner pas à pas à travers tout le processus de séparation.

Dans la partie 2, chacune de ses phases seront décrites et nous vous décrirons les attentions les plus bénéfiques aux enfants. Vous lirez le processus de rupture en commençant par la période de pré-séparation (chapitre 4), puis l’annonce proprement dite (chapitre 5) et le choix du mode de garde (chapitre 6). Ce livre vous aidera également à trouver votre place ainsi qu’un nouvel équilibre au sein d’une famille recomposée (chapitre 7). Dans la partie 3, vous découvrirez le réseau qui gravite autour des parents et l’aide qu’il peut apporter aux parents et aux enfants.

 

Source: « Une semaine chez Papa, une semaine chez Maman », de Claire Wiewauters et Monique Eyken, édition De Boeck

Martin-Gray

 

« Je clame…

Que la vie est indestructible, malgré la mort.
Que l’espoir est un vent vif qui doit balayer le désespoir.
Que l’autre est un frère avant d’être un ennemi.
Qu’il ne faut jamais désespérer de soi-même et du monde.
Que les forces qui sont en nous, les forces qui peuvent nous soulever, sont immenses.
Qu’il faut parler l’amour et non les mots de la tempête et du désordre.
Que la vie commence aujourd’hui et chaque jour, et qu’elle est l’espoir. »

 

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Martin Gray
(écrivain franco-américain, 1922-2016)

Connu pour son livre « Au nom de tous les miens », dans lequel il décrit une partie de sa vie. Et notamment le drame d’avoir perdu à deux reprises toute sa famille, d’abord dans les camps d’extermination nazis, puis dans l’incendie de sa maison dans le Sud de la France

Mediator : un manifeste rappelle leurs obligations légales et morales à Servier et aux médecins

À l’initiative de la pneumologue Irène Frachon, qui est à l’origine de la mise à jour du scandale du Mediator, 30 médecins, philosophes et personnalités, ont lancé un manifeste qui rappelle au laboratoire Servier et à la profession médicale leurs obligations légales et morales.

Le manifeste, mis en ligne le 26 août avait déjà recueilli plus de 3500 signatures en mi-journée le 29 août dont celles de plusieurs personnalités du monde de la santé.

Et pour cause, la communauté médicale réserve toujours un bon accueil à Servier…

Ce dernier était notamment l’un de ses principaux sponsors du congrès du collège des cardiologues français qui se tenait à Marseille en octobre 2014, rapporte Le Figaro.

Un mois plus tôt, il avait organisé un symposium au colloque de la Société française de cardiologie intitulé « notre rôle clé dans la période vulnérable du patient insuffisant cardiaque ».

Servier est également fort généreux avec les médecins.

L’association Regards citoyens, rapporte Le Nouvel Observateur, a recensé « les cadeaux et contrats » accordés aux médecins entre janvier 2012 et juin 2014. « Le géant suisse Novartis (58 milliards de chiffre d’affaires) arrive premier avec la somme de 18,29 millions d’euros ». Le « petit français Servier (4 milliards d’euros) » arrive deuxième avec 13,22 millions. « À titre de comparaison, Sanofi, le numéro un français du médicament avec un chiffre d’affaires de plus de 33 milliards ne verse “que” 7 millions d’euros ».

Voici le texte du manifeste :

« Nous, signataires de ce manifeste, exhortons les professionnels de santé à reconsidérer leurs liens avec le groupe pharmaceutique Servier, laboratoire mis en examen pour des comportements d’une extrême gravité à l’origine de milliers de maladies cardiaques graves et de décès.

Début 2014, le procureur de Paris annonçait la fin de l’enquête pénale menée par les juges d’instruction du Pôle Santé de Paris depuis le retrait du Mediator fin 2009.

L’enquête et notamment le rapport d’expertise pénal confirmaient le dramatique bilan humain ainsi que l’existence d’éléments graves justifiant des mises en examen de l’entreprise Servier pour “tromperie aggravée avec mise en danger de l’homme”, “escroquerie”, “homicides et blessures involontaires”, “trafic d’influence et prise illégale d’intérêts”.

Mediator, Manifeste des Trente, Servier, scandalePlutôt que de faire amende honorable, le laboratoire Servier poursuit depuis plusieurs années une guérilla judiciaire pour retarder à la fois le procès pénal et surtout l’indemnisation des victimes au civil.

Trahissant ses engagements publics de réparation, il conteste sans relâche chaque étape du processus d’indemnisation jusqu’à contraindre récemment l’État (via l’Oniam *) à se substituer à lui et à indemniser des victimes avec des fonds publics !

Alors que l’état de santé de nombreuses victimes ne cesse de se dégrader, le laboratoire Servier pousse nombre d’entre elles au désespoir et à la conviction “qu’en fait, Servier attend leur mort”.

Cette attitude est contraire à l’éthique scientifique et pharmaceutique.

Dans ces conditions, les signataires de ce manifeste déplorent que le laboratoire Servier reste un sponsor favorablement accueilli par une partie de la communauté médicale, certaines sociétés savantes et de nombreux leaders d’opinion médicaux.

Ils appellent solennellement les médecins, soignants et leurs instances représentatives à réévaluer la pertinence des liens les unissant au laboratoire Servier, et à vérifier si ces partenariats sont compatibles avec les principes fondamentaux de la déontologie médicale. »

Le manifeste est notamment appuyé par la revue Prescrire qui « invite soignants, patients et toutes les personnes convaincues de la nécessité de refuser les conflits d’intérêts, pour agir au service des patients, à signer ce manifeste ».

Signez, vous aussi, le manifeste sur le site www.manifestedes30.com.

* Office National d’Indemnisation des victimes d’Accidents Médicaux.

Sources : Psychomédia, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, Prescrire

Divers médecins et psychopraticiens ont décrits à leur façon les phases du burn-out.

Il en ressort trois phases principales:

Phase 1 du burn-out

Dans la première phase, nous éprouvons un enthousiasme débordant et avons des buts élevés, idéalistes. Nous tendons simultanément à une légère surévaluation et sommes prêts à travailler infatigablement.

Phase 2 du burn-out

Les premiers problèmes et résistances nous freinent. Nous travaillons encore plus pour compenser jusqu’à ce que les obstacles semblent infranchissables. De premières peurs surgissent, que nous n’avions pas remarquées, mais refoulées dans la première phase.

Nous accusons les autres, critiquons le système, perdons la joie de travailler et mettons en question notre propre compétence, le tout en réfléchissant à tout laisser tomber. Des premiers symptômes physiques se manifestent. Notre irritabilité augmente également.

Phase 3 du burn-out

Nous sommes complètement déçus et démotivés. Les dépressions deviennent quotidiennes et la vie semble futile. Maintenant rien ne va plus.

Le psychologue allemand Matthias Burisch a donné une autre description dans son livre paru en 2010 “Das Burnout-Syndrom (Le syndrome de burn-out)”:

1. Symptômes d’alerte dans la phase initiale de burn-out

  • Engagement excessif d’énergie (par exemple hyperactivité, travail volontaire supplémentaire impayé, et déni de ses propres besoins)
  • Epuisement (par exemple manque d’énergie, manque de sommeil)

2. Baisse de l’engagement

  • Envers les clients et patients (par exemple perte de sentiments positifs, plus grande distance envers les clients)
  • Envers les autres en général (par exemple perte de l’empathie, apparition de cynisme)
  • Envers le travail (par exemple désillusion, aversion et lassitude, absences)
  • Exigences accrues (par exemple ressentir un manque de reconnaissance et/ou le sentiment d’être exploité)

3. Réactions émotionnelles

  • Sous forme de dépression (par exemple sentiments de culpabilité, d’échec, autocommisération)
  • Sous forme d’agression (par exemple reproches à autrui, irritabilité, blâmes à autrui, humeur changeante)

4. Dégradation de la performance cognitive (par ex. désorganisation, incapacité à prendre des décisions, manque de concentration)

  • Baisse de motivation (par ex. service minimal, manque d’initiative)
  • Diminution de la créativité (par ex. imagination et flexibilité moindres)
  • Perte de l’acuité de jugement (par ex. pensée rigide (en noir et blanc), résistance à tout changement quelconque)

5. Nivellement par le bas

  • De la vie émotionnelle (par ex. indifférence)
  • De la vie sociale (par ex. éviter tout contact informel, solitude)
  • De la vie spirituelle (par ex. renoncement aux hobbys, désintérêt général)

6. Réactions psychosomatiques (par ex. sous forme de troubles du sommeil, maux de tête, douleurs respiratoires, etc.)

7. Désespoir: sentiment d’impuissance, désespoir allant jusqu’au suicide

Source : swissharmony.ch

 

Le deuil, à la suite de la mort d’une personne aimée ou d’une séparation, est une des plus grandes épreuves de la vie qui, un jour ou l’autre, atteint chacun de nous.

Source d’une grande souffrance, d’une véritable douleur morale, d’un profond désespoir, d’anxiété, de dépression et de manifestations fonctionnelles variées, le deuil est un facteur de déséquilibre transitoire, un traumatisme aux effets prolongés.

Dans la majorité des cas, aussi pénible soit-il, le deuil suit normalement son cours et arrive a son terme. Pour 5 % des personnes, il va provoquer des complications au niveau de la santé physique, mentale, de l’équilibre psychologique et des relations sociales.

Dans ce nouveau livre de Lucien Essique, l’auteur vous invite à un cheminement pour appréhender ces épreuves de rupture.

Du premier au dernier souffle, notre vie n’est que mutation.

De la première fusion cellulaire à l’extinction de notre effervescence biologique, notre être va apprendre à vivre, à grandir, à ressentir, à aimer.

Mais notre vie est jalonnée de pertes et de deuils.

Cependant, ces séparations ne signifient pas l’oubli ; la mort ne se confond pas avec le néant, la vie ne s’arrête pas après un deuil.

L’auteur propose des outils pour accompagner les différentes séparations et traverser les périodes de deuils.

Au-delà des affres de la perte, des déchirures, il est possible de s’ouvrir à un nouvel horizon de paix, d’amour et d’énergie de vie.

Un livre à lire, pour grandir !

les séparations et les deuils, une source d'évolutionLes principales thématiques du livre :

  • Les premières séparations de votre existence
  • Les séparations, les pertes de l’enfance
  • Les séparations amoureuses
  • Les situations inachevées de votre vie
  • La mort, le deuil d’êtres chers
  • Vivre le deuil
  • Vivre après un deuil
  • Au-delà de la mort du corps, l’âme, le souffle de la vie, une part d’éternité…
  • La vie après la vie, ou comment communiquer avec les âmes qui nous ont quittés
  • Comment percevoir cette forme de communication subtile qui nous relie ?

Qui est l’auteur ?

-> Lucien Essique est thérapeute, formateur et consultant en relations humaines.

Émerveillé par les possibles d’évolution de l’être, il nous invite à ouvrir une nouvelle voie : celle de l’harmonisation de notre être sur la fréquence de l’amour. Il dispense aujourd’hui de nombreuses formations, il anime et forme des personnes aux constellations familiales et les accompagne vers plus d’amour et de libération.

 

Source : « Les séparations et les deuils, une source d’évolution« , de Lucien Essique, éditions Dangle

Je constate que les joueurs compulsifs (jeux de hasard et d’argent) passent systématiquement par les trois mêmes phases :

1/ D’abord une phase de gains, qui ne sont pas interprétés par le joueur comme le résultat du hasard, mais d’un mérite personnel. Généralement, la somme mise en jeu a été relativement faible et le joueur gagnant ne remet pas en jeu une grande partie de la somme qu’il a gagnée. Toutefois, il commence à jouer plus fréquemment.

2/ Ensuite, il perd.

De plus en plus.

Mais il reste absolument convaincu qu’il va de nouveau gagner, que ses pertes sont dues à des événements extérieurs, qu’il peut influencer le jeu.

Il perd généralement beaucoup, s’endette. Il joue de plus en plus, persuadé qu’il va « se refaire ».

Le joueur emprunte, ment, commet des actes illégaux pour obtenir de l’argent (vol, escroquerie, faux) : il se croit toujours sur le point de regagner tout ce qu’il a perdu, que cette phase est transitoire.

Il n’a pas conscience d’être devenu dépendant du jeu. Il ne voit pas le problème : tout va s’arranger.

A côté de l’endettement, apparaissent de nombreux problèmes d’ordre familial, professionnel, social, etc.

addiction, dépendance, gaming, jeux3/ Arrive ensuite la phase de désespoir, quand le joueur a tout perdu.

Surendetté, souvent (mais pas toujours) délinquant, il est aussi et surtout déprimé.

Il se rend compte de sa situation et parfois appelle à l’aide.

Entre 10 et 15% des tentatives de suicide dans le monde sont liées au jeu.

Et vous, où en êtes-vous ?

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Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addicts, les « accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addicts sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive.

Mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

Vous aussi ?

 

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L’addict entre dans le cycle de l’addiction en 4 phases :

  • obsession. Les pensées de l’addict sexuel sont focalisées sur la satisfaction de ses « besoins » sexuels. Il consacre la plus grande partie de son temps à la préparation et à la réalisation d’activités sexuelles. Ses relations professionnelles et sociales sont imprégnées de sexualité. Et même des comportements non équivoques de proches sont réinterprétés comme empreint d’érotisme
  • ritualisation. L’addict sexuel développe des comportements routiniers sous la forme d’actes ritualisés conduisant au comportement sexuel. Les rituels renforcent et entretiennent l’excitation
  • comportement sexuel compulsif. C’est la répétition incontrôlable du comportement sexuel addictif
  • désespoir. Il se traduit par un sentiment d’impuissance par rapport à son comportement addictif.

Paradoxalement, c’est souvent en s’engageant à nouveau dans un cycle addictif que l’addict sexuel atténue la souffrance liée à la quatrième phase. L’addiction est donc auto-entretenue

 

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L‘addiction sexuelle, ou dépendance sexuelle, se caractérise par la perte de contrôle de la sexualité et la poursuite du comportement pathologique lié à l’acte sexuel malgré la connaissance de ses conséquences négatives.

La dépendance sexuelle, comme toute dépendance, comporte des phases (ou cycles).

Ils sont au nombre de 4, et s’intensifient à chaque répétition :

  1. Phase d’obsession : mental dominé par les préoccupations de recherche de stimulations sexuelles (n’importe lesquelles)
  2. phase de ritualisation : juste avant l’acte sexuel
  3. phase compulsive : exécution de l’acte sexuel précis, et le sujet ne peut pas arrêter ou dominer son comportement
  4. phase de désespoir : sentiment d’impuissance, de honte, de culpabilité après le comportement.

Selon le docteur Aviel Goodman, les critères de la dépendance sexuelle sont « la perte de contrôle et la poursuite du comportement pathologique malgré la connaissance de ses conséquences négatives pour l’individu ».

 

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L’addict au sexe développe progressivement une relation ambigüe avec le sexe, qui est source de souffrance.

Au centre de l’addiction sexuelle se trouve un système de croyance particulier (échelle interne qui nous permet d’interpréter la réalité à travers notre système de valeur, de présupposés, de convictions, d’avis, de jugements). Le système de croyance est ce qui permet de prendre des décisions, de résoudre des problèmes, d’établir des priorités, d’interpréter les actions d’autrui, de donner du sens à ce que nous vivons.

Il n’est donc pas étonnant que le comportement de l’addict au sexe semble aberrant pour celui qui a un système de croyance différent. Il est cependant parfaitement logique en soi. L’enjeu d’une psychothérapie à mon cabinet est d’ailleurs double :

  • faire prendre conscience à l’addict des points faibles de son système de croyance
  • lui donner des stratégies pour lui permettre d’en éviter les pièges.

Le système de croyance de l’addict sexuel s’appuie souvent sur un déni de l’addiction. Vous, peut-être ?

L’addict peut rationnaliser son comportement de telle façon qu’il se convainc de maitriser la situation (« ce que l’autre ne sait pas ne le blesse pas », « je suis plus détendu pour les autres après », « je ne serais pas comme ça si ma/mon partenaire était plus réceptive/réceptif », « ça ne fait de mal à personne », « c’est ma nature », etc…).

Pris « la main dans le sac », l’addict peut apparaître vraiment sincère dans son intention de changer (il l’est), mais ces intentions se heurtent à la réalité de son addiction, s’il ne commence pas une psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC).

L’addict est très critique vis-à-vis de son entourage qu’il juge indirectement responsable de son comportement. Il peut d’ailleurs l’en blâmer et flirter avec la paranoïa. Il n’envisage pas facilement sa responsabilité. Tout ceci explique que l’addict se replie dans un monde bien à lui et peu accessible aux autres.

L’addict entre dans le cycle de l’addiction en 4 phases :

  • obsession. Les pensées de l’addict sexuel sont focalisées sur la satisfaction de ses « besoins » sexuels. Il consacre la plus grande partie de son temps à la préparation et à la réalisation d’activités sexuelles. Ses relations professionnelles et sociales sont imprégnées de sexualité et même des comportements non équivoques de proches sont réinterprétés comme empreint d’érotisme
  • ritualisation. L’addict sexuel développe des comportements routiniers sous la forme d’actes ritualisés conduisant au comportement sexuel. Les rituels renforcent et entretiennent l’excitation
  • comportement sexuel compulsif. C’est la répétition incontrôlable du comportement sexuel addictif
  • désespoir. Il se traduit par un sentiment d’impuissance par rapport à son comportement addictif.

Paradoxalement, c’est souvent en s’engageant à nouveau dans un cycle addictif que l’addict sexuel atténue la souffrance liée à la quatrième phase. L’addiction est donc auto-entretenue.

De plus, le fait que l’addict prenne parfois de solides résolutions, lorsqu’il se trouve en phase 4, pour ne plus céder à son cycle addictif, le conforte dans son sentiment d’impuissance en cas de rechute. S’élabore alors la conviction (fausse, je le précise bien) d’être une personne faible et indigne de confiance qui entretient la honte et le repli sur soi.

L’addiction (que cela soit avec le sexe, la nourriture, le jeu, l’alcool etc…) est une maladie.

Elle se soigne.

Elle se guérit.

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La dépression, c’est quoi ?

La dépression est une véritable maladie qui se caractérise notamment par une grande tristesse, un sentiment de désespoir, une perte de motivation et l’’impression de ne pas avoir de valeur en tant qu’’individu.

Elle survient généralement sous forme de périodes dépressives qui peuvent durer de 2 semaines à plusieurs années, voire toute la vie. Selon l’intensité des symptômes, la dépression sera qualifiée de légère, modérée ou grave.Dans les cas les plus graves, la dépression peut conduire au suicide.

La dépression affecte l’humeur, les pensé}es et le comportement, mais aussi les fonctions organiques. Ce qui explique qu’’une personne qui souffre de dépression soit entre autres plus vulnérable aux rhumes et aux autres infections, son système immunitaire étant affaibli.

 F.Duval-Levesque, thérapeute, coach, conférencier, formateur, écrivain, boulimie, hyperphagie, orthorexie, TCA, dépression, anxiétéQui est concerné ? Vous, peut-être ?

Les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de dépression.

Les personnes qui prennent certains médicaments, comme des psychostimulants, des stéroïdes, des corticostéroïdes, des anabolisants, des anticonvulsivants ou la pilule anticonceptionnelle. En effet, les progestatifs contenus dans la pilule anticonceptionnelle peuvent nuire à l’’humeur.

D’’un point de vue sociologique, les groupes suivants sont plus touchés par la dépression :

Les femmes. Environ 2 fois plus de femmes que d’’hommes souffriront au moins une fois de dépression au cours de leur vie, même si certaines études marginales ont parfois trouvé une fréquence équivalente chez les deux sexes. Les femmes ont plus tendance à consulter que les hommes lorsqu’elles ont des symptômes de dépression, ce qui pourrait expliquer en partie que la maladie soit plus souvent diagnostiquée chez elles. Aussi, on avance au moins deux hypothèses pour expliquer le phénomène : le système hormonal des femmes, plus susceptible d’influencer la chimie du cerveau (ainsi, la ménopause peut être associée à un début de dépression) des problèmes de pauvreté et de violence conjugale plus fréquents.

Les jeunes. La première dépression survient souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’’âge adulte. Le suicide est la 2ème cause de décès chez les jeunes, après les accidents de la route.

Les personnes âgées. De 15 % à 20 % des personnes âgées vivent des périodes dépressives. Elles passent souvent inaperçues. Parmi les causes possibles : la solitude, la mort du conjoint ou d’’amis, des facteurs physiologiques liés au vieillissement, comme une baisse importante de sérotonine ainsi que d’autres changements métaboliques, la sous-alimentation, qui peut causer des carences nutritionnelles contribuant à la dépression (surtout en acide folique et en vitamine B12).

Les homosexuels. Plusieurs données, dont une importante étude de cohorte en Nouvelle-Zélande, indiquent que les gais, les lesbiennes et les bisexuels sont plus à risque de problèmes de santé mentale, et plus particulièrement de dépression, de troubles anxieux et de comportement suicidaire.

Les personnes souffrant d’’une maladie chronique. Le fait d’avoir des douleurs chroniques (migraine ou mal de dos, par exemple) ou une maladie invalidante (diabète, AVC…) augmente fortement le risque de dépression, surtout chez les jeunes.

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Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les  « accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

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Attention ! La dépression, ce n’est pas un « mal-être » existentiel, ni un « coup de déprime »

Le fait de se sentir triste, d’être « déprimé », d’avoir des « idées noires » ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que l’on souffre de dépression. Les moments de cafard, de « blues », de doute ou de questionnement font partie de la vie. Au fil du temps et des événements, chacun de nous expérimente toute une gamme de sentiments, du plus triste au plus optimiste. À l’intérieur de cette large palette d’émotions, la tristesse, le découragement et le désespoir représentent des expériences humaines normales.

Ces variations et ces baisses de l’humeur ne doivent pas être confondues avec ce qu’éprouve une personne dépressive.

Pour pouvoir parler de dépression, et donc de maladie, il faut :

• que ces perturbations de l’humeur soient multiples et bien caractérisées
• qu’elles se manifestent de façon (quasi) permanente pendant une période supérieure à deux semaines
• qu’elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (difficulté ou incapacité de se lever, d’aller à son travail, de sortir faire ses courses…).

La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues. Selon une enquête réalisée en 2005* par l’Inpes :

• 8 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 3 millions de personnes) ont vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête ;
• 19 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 8 millions de personnes) ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. La dépression est une maladie qui semble toucher davantage les femmes : environ deux fois plus de femmes sont diagnostiquées comme souffrant de dépression.

La dépression, c’est une maladie qui entraîne souffrances et gênes. Nous pouvons avoir l’impression de connaître cette maladie sans pour autant en avoir jamais été atteint. L’explication est simple : parmi la large gamme d’émotions et de sensations que nous éprouvons au cours de notre vie, certaines sont très douloureuses. Nous en concluons hâtivement qu’être dépressif consiste à ressentir plus fortement et plus longtemps de telles souffrances. Et cela nous incite à croire que nous pouvons facilement comprendre ce que vit une personne souffrant de dépression.

Mais la réalité est différente. En effet, avant leur entrée dans cette maladie, les personnes souffrant de dépression ressentaient elles aussi un large éventail d’émotions, agréables ou douloureuses. Or toutes ces personnes disent que leur état au cours de la dépression est très différent de tout ce qu’elles pouvaient avoir connu auparavant. Les émotions qu’elles éprouvent, les idées qui les traversent sont imprégnées d’une souffrance morale permanente, plus insupportable que toute autre souffrance déjà endurée. Autre différence avec les émotions habituelles de la vie, les personnes ont l’impression d’être coupées de leur entourage. L’état dépressif se caractérise par un changement profond (une véritable rupture) par rapport au fonctionnement habituel.

Trois éléments principaux sont typiques de cet état :

• une tristesse inhabituelle, différente d’après les personnes qui souffrent de dépression de la tristesse normale (cette tristesse est particulièrement intense, elle n’est pas « directement » reliée à une cause, rien ne l’apaise, elle se mêle d’angoisse et d’un sentiment de « fatalité ») ;
• une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie ;
• une association de plusieurs symptômes durables qui entravent douloureusement la vie quotidienne.

La dépression est une maladie qui peut toucher chacun d’entre nous (quels que soient son âge, son sexe, son niveau social…). Contrairement à certaines idées reçues, elle ne relève ni d’une « fatalité », ni d’une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que la maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives.

*Enquête Baromètre santé 2005

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« La dépression augmente le risque de mourir d’un cancer. A contrario, sortir de l’impuissance réduit à la fois la dépression et l’inflammation dans le corps et augmente formidablement les chances de survie.

Une nouvelle analyse des études  publiées sur le sujet vient de montrer que les personnes qui souffrent de dépression chronique ont un risque accru de mourir de leur cancer de l’ordre de 39%, quelle que soit la nature du cancer. C’est une augmentation de risque un peu plus élevée que l’augmentation de risque de cancer du sein liée à la prise d’hormones oestrogènes après la ménopause (cf. 1, 2), mais beaucoup moins que celle due au tabac (de l’ordre de 700 à 1000%).

De fait, comme je le décris dans « Anticancer », ce n’est pas tant les facteurs de stress de notre environnement qui nous exposent à un plus grand risque de maladies en général et de cancer en particulier, mais plutôt le sentiment d’impuissance qui s’installe dans le temps lorsque nous ne savons pas faire face au stress ou lorsque personne autour de nous ne vient nous aider. Sur des périodes de plusieurs mois, ou années, ce sentiment d’impuissance se traduit par la dépression et une sécrétion anormale de cortisol et d’adrénaline qui stimule l’inflammation et réduit la capacité du système immunitaire à lutter contre les maladies.

Heureusement, il existe de nombreuses manières de sortir de cette impuissance qui est le plus souvent une illusion d’impuissance. Dans une autre étude publiée très récemment, la chercheuse en psychoimmunologie Barbara Andersen de l’université Ohio State a suivi des femmes qui avaient toutes été traitées pour un cancer du sein de stade II ou III.

Celles qui étaient déprimées au départ mais avaient participé sur une période de un an à un groupe dans lequel elles avaient appris à pratiquer un exercice de relaxation quotidien, à manger différemment, à faire plus d’activité physique, et à demander de l’aide autour d’elles, avaient réduit leur risque de dépression de façon considérable. Cela se mesurait aussi par une réduction marquée du taux d’inflammation dans leur corps, et une augmentation de l’activité de leur système immunitaire. Sur l’ensemble des sujets dans cette études, après 11 ans de suivi, les femmes traitées pour leur cancer du sein et qui avaient reçu cet enseignement — qu’elles aient été déprimées ou non — bénéficiaient d’une réduction de la mortalité de près de 70% par rapport à celles qui avaient eu le même traitement médical mais pas de soutien pour modifier leur style de vie et sortir du sentiment d’impuissance (cf. 3, 4) .

Il faut se méfier des faux espoirs lorsqu’il s’agit du cancer. Mais ce que ces études nous rappellent encore une fois, c’est qu’il faut sans doute se méfier encore plus du faux désespoir qui nous accable lorsque nous ne sommes pas informés de toutes les façons utiles de se prendre en main pour mieux prévenir ou guérir du cancer. »


[1] En 2002, une étude américaine concluait à un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un traitement hormonal substitutif estroprogestatif, entraînant une modification de la prise en charge de la ménopause. Le sur-risque était estimé à 24%, soit 8 cas de plus par an pour 10 000 femmes traitées avec estrogen + progestine pendant 1 an, en comparaison avec 10 000 femmes qui prennent un placebo. (Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, et al. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: Principal results from the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. Journal of the American Medical Association 2002; 288(3):321–333.)

[2] Depression as a predictor of disease progression and mortality in cancer patients: a Meta-Analysis. Cancer. 2009 Sep 14 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19753617)

[3] A Psychological Intervention Reduces Inflammatory Markers by Alleviating Depressive Symptoms: Secondary Analysis of a Randomized Controlled Trial (Psychosomatic Medicine 71:715-724 (2009))

[4] Andersen, B.L., et al., Psychologic Intervention Improves Survival for Breast Cancer Patients: A Randomized Clinical Trial. (Cancer, 2008. 113: p. 3450-3458)

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