anxiété


Brian Lenzkes, MD (médecin généraliste)
@BrianLenzkes
Les gens se demandent pourquoi les médecins sont en burn out…
Je suis revenu de ma conférence, et je découvre que j’ai reçu 42 messages téléphoniques, 160 notes de consultation, 180 résultats de laboratoire.
Mon assistante médicale est venue m’accueillir en pleurs, parce que les gens ont été méchants avec elle, car leurs petits problèmes à eux du jour n’avaient pas été résolus immédiatement !!!

🙁

 

 

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Juste sous la vidéo, je vous invite à lire ce qu’a écrit Morgane, où elle explique pourquoi elle a dû fermer les commentaires.

 

Sur la page de son blog (en cliquant ici), j’ai beaucoup apprécié les commentaires respectueux des spectateurs.

J’ai aussi aimé la modération et l’équilibre, le respect de la liberté de chacun, dans chaque réponse de Morgane.

Très souvent, vos pensées ne sont que des opinions, des croyances.

Une opinion n’est pas un fait établi, c’est une pensée que l’on peut discuter et contredire.

Voire même changer 😉

Par exemple :

    1. Quelles sont les preuves qui soutiennent votre opinion ? Qu’est-ce qui vous fait dire que les gens à cette soirée vont vous trouver ennuyeux ?
    2. Quelles sont les alternatives ? Existe-t-il d’autres possibilités ? Peut-être que vous aller croiser le regard d’une personne et que vous allez sentir que vous êtes le bienvenu. Il est possible que vous tombez sur un sujet de conversation qui vous passionne. Il est tout à fait concevable que les membres du groupe soient intéressés par ce que vous avez à dire. Trouvez d’autres pensées qui sont à l’opposé de vos pensées pessimistes.
    3. Dédramatiser. Il se trouve que le groupe que vous avez choisi est en train de parler d’un sujet qui ne vous intéresse pas, et pour lequel vous n’avez aucune compétences. Il est donc possible que vous n’ayez rien à dire, que l’on vous trouve ennuyeux et que l’on vous ignore. Est-ce vraiment une catastrophe ? Quelles seraient les conséquences pour vous ? Sont-elles réellement aussi terribles que vous l’imaginiez ?
    4. Y-a-t-il un intérêt d’une pensée pessimiste ? Vous sert-elle vraiment à quelque chose ? Est-elle utile pour vous ?

Octobre rose : à Toulouse, les médecins rendent le parcours de soins des malades plus humain

Créé par des professionnels de santé, spécialisés dans la lutte contre le cancer du sein, l’institut du sein du grand Toulouse permet d’améliorer et de coordonner les parcours de soin des patientes.

Une façon d’éviter le sentiment d’abandon ressenti par beaucoup de malades.

Prendre rendez-vous chez un kinésithérapeute près de chez soi, faire les démarches administratives auprès des cliniques ou encore s’inscrire à un atelier thérapeutique, voilà des choses auxquelles ont droit les personnes suivies pour un cancer du sein.

Mais le plus souvent, ces patientes sont submergées par la maladie, car elle ne savent pas ou ne peuvent pas multiplier les démarches en plus des soins.

Alors, pour éviter ce sentiment d’abandon, des professionnels de santé toulousain ( oncologues, chirurgiens sénologues, radiologues,…) viennent de créer l’Institut du Sein Grand Toulouse. 

 »Même bien accompagnées sur le plan médical, nous savons que les patientes commencent un parcours du combattant et qu’elles cherchent de l’aide » explique Gaëlle Jimenez, radiologue et présidente de l’Institut du Sein Grand Toulouse (ISGT).

L’objectif de ce réseau est d’apporter un soutien pour coordonner au mieux le parcours de soins en préservant la qualité de vie des patientes pendant le traitement. Mais aussi après, au moment de la reconstruction ou de la reprise du travail.

Ce service d’accompagnement, totalement gratuit, est rendu possible grâce à trois coordinatrices de parcours qui interviennent dans sept cliniques toulousaines. Des jeunes femmes, spécialement formées, qui suivent chaque patiente individuellement.

Il y a autant de douleurs que d’individus qui souffrent.

Issu des regards croisés de trois spécialistes – un neurobiologiste, un médecin de la douleur et un anthropologue –, ce livre montre que la douleur ne s’élabore pas dans un cerveau amnésique.

Mais au sein d’un système nerveux façonné par le passé singulier et les expériences de chacun.

douleur, psy, Toulouse, Duval-Levesque, hypnose, PNL, mal-être, phobie, cigaretteVoilà pourquoi, sans négliger les progrès considérables de la biomédecine et des neurosciences, il est urgent de remettre le patient au cœur du phénomène douloureux.

Ce qui implique de se focaliser sur son histoire individuelle. Donc sur sa vulnérabilité particulière à la douleur, laquelle relève autant de questions existentielles que de questions biologiques.

Une analyse complète et originale du phénomène douloureux. En même temps qu’un questionnement salutaire sur le rôle possiblement délétère de certains médicaments.

Auteurs

Guy Simonnet est professeur émérite à l’université de Bordeaux. Membre de l’Institut de neurosciences cognitives et intégratives d’Aquitaine du CNRS, il est à l’origine du concept d’hypersensibilité durable à la douleur, observée après l’analgésie induite par la morphine et ses dérivés. Ce regard nouveau sur la prise en charge de l’homme douloureux, qui tient compte de son histoire individuelle, l’a conduit à proposer des stratégies thérapeutiques innovantes, dont une thérapie nutritionnelle.
Bernard Laurent est professeur de neurologie à l’université de Saint-Étienne, membre de l’équipe Inserm NeuroPain, qui étudie les réponses cérébrales à la douleur chez l’homme. Il a consacré sa carrière médicale à la prise en charge de la douleur chronique et des troubles de la mémoire. Membre correspondant de l’Académie de médecine, il a été successivement président des Sociétés françaises de la douleur, de neuropsychologie et de neurologie.
David Le Breton est professeur de sociologie à l’université de Strasbourg. Membre de l’Institut universitaire de France et de l’Institut des études avancées de l’université de Strasbourg (USIAS), il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’anthropologie de la douleur.

 

Octobre rose à Toulouse : comment apprivoiser les émotions “négatives” pendant et après un cancer du sein ?

Les émotions, quelles qu’elles soient, sont normales et naturelles.

On en a besoin, même si elles sont par moment désagréables à ressentir. Leur intensité est variable et elles peuvent se manifester de manière différenciée… ça va de l’absence de manifestation (et ça n’est pas un problème) à des manifestations très bruyantes.

Il y a une valorisation de l’expression émotionnelle d’un point de vue sociétal.

Mais on assiste à une injonction paradoxale : on valorise l’expression des émotions mais il faut qu’elles soient maîtrisées.

C’est vrai que personne n’est très à l’aise quand quelqu’un est débordé par les émotions…

Bref on demande aux gens d’avoir des émotions, mais pas bruyantes.

Or le but est que chacun s’exprime comme il peut que ce soit lors du diagnostic, pendant le traitement ou durant l’après cancer.

Il y a des émotions spécifiques associées à l’après cancer ? N’est-ce pas une libération ?

Ce n’est pas forcément aussi simple.

Le traitement d’une certaine manière contenait l’angoisse. Quand les rendez-vous s’estompent, la personne qui a été encadrée, « couvée », « protocolisée » peut se retrouver seule avec un sentiment d’être lâchée dans la nature, abandonnée.

Et puis revenir dans la « vie normale » ne va pas de soi. C’est plus complexe qu’il n’y paraît. Même si la personne a la volonté d’avoir une vie dite normale, elle peut rencontrer des difficultés du fait de son parcours qui lui a fait rencontrer la maladie et la mort. 

Elle revient dans une vie où les repères peuvent avoir changé. Tout comme la dynamique familiale. Elle doit ré-apprivoiser sa vie. Ces personnes ont un manque de visibilité sociale (on parle peu de l’après cancer). Cela ne les rend pas légitimes, alors qu’elles le sont, à s’exprimer et faire reconnaître leur désarroi ou le fait qu’elles peuvent se sentir mal.

En tant que psychologue, quel est votre rôle ?

Chaque personne arrive avec sa propre histoire, sa propre singularité et elle se débrouille avec ce qui se passe. Si elle est trop submergée, c’est important qu’elle ait un espace d’élaboration avec un psychologue. 

Cela permet de comprendre ce qui se passe, observer les processus psychiques en nous, les émotions qui nous traversent, les émotions internes, les pressions…

L’idée est de déplier, de « déplisser » tout ça. Parfois de se délester d’une pensée.

Par exemple, il arrive que les histoires se téléscopent : une patiente dont la mère est morte du même cancer. Même s’il existe des dispositions génétiques ou familiales, il faut décoller sa propre histoire de celle de sa mère. Il peut y avoir identification, téléscopage… Echanger avec un psychologue peut permettre de retrouver son chemin singulier.

Dans la plupart des cas, on aboutit à un apaisement.

La personne peut voir ses ressources propres, se permettre de parler de choses auxquelles elle a peur de se confronter seule ou d’évoquer avec les médecins ou la famille. ça peut être par exemple la question de la mort.

Peut-on parler d’émotions négatives ?

On peut supposer que la peur, l’anxiété, la tristesse, la colère sont des émotions négatives.

En fait, elles sont adaptatives. Lorsqu’on va assister à une agression, on va être envahi par la peur ou la colère. Ce sont des émotions adaptées.

L’idée est de ne pas être dans le jugement des émotions qui nous traversent.

Par exemple, une jeune femme qui est malade depuis toute jeune et qui manifeste son ras-le-bol, mais se culpabilise de cette colère. Elle ajoute de la culpabilité alors que sa colère est légitime et lui permet de tenir de bout par exemple. C’est une émotion adaptée.
 
Il y a une image sociétale : le malade a le droit de se plaindre, mais pas trop. Or quand on est malade, on est parfois anxieux, triste.

Avec cette tyrannie du positif, les patients peuvent être amenés à penser que si le traitement ne fonctionne pas, c’est de leur faute. Parce qu’ils n’ont pas été combattifs par exemple. Ce sont des pensées qui ne servent qu’à « plomber » les gens.

La dépression est une maladie psychique et il est important de consulter un psychiatre.

Mais elle peut constituer un travail psychique important, un travail sur la perte d’un sein par exemple, d’un statut social… et forcément quand on est dans la perte, on est dans la tristesse.

Or ce temps est intéressant, constructif. 

* Les liens html dans l’interview renvoient à une bande dessinée « La guerre des tétons » de Lili Sohn, qui après l’annonce de son cancer du sein en février 2014, fait face à toutes les étapes, du diagnostic à l’après cancer et ce qu’elle va faire de son « nouveau moi ».

Source: tchaogunther.com/a-propos

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