mal-être


Coronavirus-Covid 19:
ouverture du cabinet et/ou séances à distance

(Skype, WhatsApp)

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-> GRATUIT pour les soignants (anxiété, peurs, stress, fatigue, conflits de valeurs, besoin de parler etc) impliqués directement contre le coronavirus : séance à distance avec Skype ou WhatsApp

-> Clientèle (psychothérapie, coaching en cours et nouveaux) : séances à distance avec Skype ou WhatsApp et paiement Paypal, Lydia ou virement, aux horaires habituels

(pour les détails pratiques : https://duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr/seances-a-distance-vos-questions-et-mes-reponses/)

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Confiance, courage, générosité
et espoir pour vous et vos proches 🙂

Peu ou mal dotés en matériel de protection, notamment en masques, les auxiliaires de vie se plaignent d’être « la dernière roue de la charrette ».

Elle tourne les poignées de porte tantôt en se protégeant d’une lingette, tantôt en recouvrant sa main de la manche de son manteau.

Une auxilliaire de vie entre, chaque jour, chez les personnes âgées pour les aider « à faire leur toilette, à se nourrir, à se coucher » avec la peur au ventre. Elle court le risque de leur transmettre ou de contracter le coronavirus puisqu’elle n’est pas – ou très peu – dotée de matériel de protection.« Vous vous rendez compte qu’on leur donne à manger sans masque ! », se désole cette auxiliaire de vie sociale salariée d’une association d’aide à domicile affiliée à l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR) à Amboise (Indre-et-Loire).

Mais elle n’a pas le choix.

Dans la stratégie du gouvernement pour endiguer l’épidémie, les aides à domicile – qui prennent soin de quelque deux millions de personnes âgées en France – regrettent d’être « la dernière roue de la charrette ».

« On a le sentiment d’avoir été abandonnés dans cette crise, alors qu’on est en première ligne », résume le secrétaire général de l’ADMR. « Elles n’ont ni masque, ni gants, ni gel hydroalcoolique… On les envoie au front avec des bouts de bois ! », déplore la directrice du réseau de l’ADMR d’Indre-et-Loire.

A force d’intervenir sans protection, le pire est arrivé.

A Lyon, une vieille dame qui toussait s’est révélée porteuse du virus.

L’aide à domicile qui s’occupait de sa toilette ne portait pas de masque. Elle présente aujourd’hui des symptômes et doit rester confinée chez elle.

« Des contaminations mutuelles de ce type, on risque d’en avoir beaucoup, s’alarme Clément Saint Olive, cofondateur de la structure d’aide à domicile Alenvi. Force est de constater que je ne suis pas en mesure de protéger mes salariés, faute de pouvoir me procurer des masques en nombre suffisant. »

« Malgré nous, on envoie à la boucherie nos intervenants. Et c’est vraiment de la chair à canon », se désole tel directeur d’une association d’aide aux personnes âgées.

« On a un super personnel, prêt à faire face, s’exclame un autre, directeur d’une fédération de l’ADMR.

Mais on a à peine de quoi tenir trois jours avec nos stocks de masques existants.

Pour que nos 600 salariés changent quatre fois de masque par vingt-quatre heures pendant cinq jours, il nous en faudrait déjà 12 000 ! »

Pendant la période de confinement,

il est considéré comme normal de parler

à vos murs, plantes et pots.

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Veuillez m’appeler uniquement s’ils répondent.

La panique liée au Covid-19 replace la sécurité à la base des priorités humaines.

Pourquoi ?

La pyramide des besoins de Maslow apporte une réponse, et prouve sa pertinence.

En 1943, la très sérieuse revue américaine Psychological Review a publié un article proposant une théorie dont l’auteur, Abraham Maslow, allait devenir mondialement célèbre grâce à une pyramide.

pyramide-des-besoins-maslow-1024x651Aujourd’hui, l’emblématique pyramide de Maslow – ou pyramide des besoins – est tellement connue que lorsque l’on s’amuse à taper «pyramide» dans le moteur de recherche Google, elle arrive dans le trio de tête des suggestions, bien avant Gizeh !

Cependant, la notoriété de l’outil ne vient pas tant de sa propension à expliquer les comportements humains, notamment de consommation, que des critiques qu’il a reçues depuis sa création. Maslow a pourtant élaboré son modèle jusqu’à sa mort, en 1970.

Lorsqu’Abraham Maslow, psychologue américain considéré comme le père de l’approche humaniste aux côtés de Carl Rogers, James Bugental ou encore Rollo May, propose son modèle, il part du principe que les besoins humains s’organisent en cinq catégories.

Là où le bât blesse, c’est lorsque l’auteur soutient que l’être humain ne s’engage à combler un type de besoin que lorsque le précédent a été satisfait.

Théoriquement, personne ne devrait donc créer de relation amoureuse sans avoir d’abord trouvé de quoi se nourrir physiquement, ni appartenir à un groupe social sans s’être d’abord assuré d’être en sécurité. Sauf que dans la réalité, ce séquençage ne fonctionne pas.

Au début des années 1980, le modèle «Foote, Cone et Belding» (FCB) est notamment venu bousculer la théorie de Maslow.

Cette matrice distingue les comportements d’achat intellectuels (réfléchis) des comportements d’achat émotionnels (impulsion), le tout selon un degré d’implication du consommateur lié à son budget, à la durée de vie du produit, à la valeur accordée à l’achat, etc.

Les auteurs soulignent que si le modèle de Maslow était vérifié, nous n’achèterions presque jamais de produits de luxe et les achats d’impulsion seraient inexistants tant que nous n’aurions pas déjeuné, ce qui n’est pas le cas.

Les consommateurs ou consommatrices sautent facilement un repas pour faire les soldes, appeler une personne chère ou acheter un produit non vital mais que le corps réclame en urgence, comme un paquet de cigarettes.

De même, on peut rechercher l’amour pour se sentir en sécurité dans des standards sociaux (niveau 3 puis 2) ou avoir l’ambition de l’accomplissement de soi avant de trouver l’amour, une maison, voire de quoi se nourrir correctement en travaillant des heures d’affilée sans sommeil ni apport calorique raisonnable (le niveau 5 passe alors avant tous les autres).

Malgré la pertinence des besoins qu’elle identifie, le séquençage de la pyramide de Maslow ne fonctionne donc pas.

Sauf que cette conclusion s’insère dans un contexte politiquement et psychologiquement stable.

Dans le contexte instable de ce début d’année 2020, le Covid-19 apparaît comme un point d’inflexion remarquable, qui rebat les cartes de la hiérarchie des besoins.

Remarquable car il concerne la totalité de la population mondiale, sans distinction de niveau social, de goûts de consommation, d’âge ou de genre, mais surtout car il réhabilite la pyramide de Maslow en replaçant la sécurité à la base de la hiérarchie des besoins, au niveau 2, après les besoins physiologiques.

Les besoins d’appartenance, d’estime ou d’accomplissement (niveaux 3, 4 et 5) repassent après, comme l’illustrent les conséquences observables de la propagation du coronavirus.

En Chine, le confinement et la crainte de la contamination ont considérablement réduit toute activité, comme l’illustre notamment la chute drastique du niveau de pollution dans la zone géographique autour de Wuhan.

De même, les acteurs sont contraints de repenser leur activité : les circuits longs se raccourcissent, les marques de luxe, rassurantes en matière de valeur, perdent peu à la Bourse et des marques telles que Veolia (traitement de l’eau), Carrefour (il faut se nourrir) ou encore Engie (l’énergie est un besoin fondamental) tirent leur épingle du jeu.

Ce basculement s’observe également à l’échelle comportementale.

On ne se saluera désormais plus au travers d’une bise ou d’une poignée de main, ce qui risque de s’ancrer dans les coutumes occidentales si le danger sanitaire devait persister.

Désormais, rien d’autre ne compte que de survivre :

  • les denrées alimentaires sont redevenues la priorité (niveau 1 de la pyramide) afin de pouvoir rester en confinement chez soi, en sécurité (niveau 2) et éviter la contamination.

Le besoin d’appartenance conforte sa place au niveau 3 : une fois que la survie et la sécurité sont assurées, on a besoin de prendre des nouvelles de ses proches, notamment s’ils sont en voyage, en zone critique ou, pire, en quarantaine.

Quant à la reconnaissance et à l’accomplissement de soi (niveaux 4 et 5), cela viendra en temps voulu.

Ainsi, de la même manière que l’augmentation du prix de l’or envoie un signal de défiance aux marchés financiers, le fait que le séquençage originel de la pyramide de Maslow fonctionne indique que la planète va mal.

Sa réhabilitation devrait vraiment nous faire réfléchir à nos priorités, évidemment en période de crise ou de conflit, mais surtout lorsque le ciel est bleu…


Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.
Lisez l’article original.

Et si le 4 mars le regard de la société contre l’obésité changeait ?

Changer les lignes, c’est l’objectif de cette journée d’actions et de sensibilisation, pour faire reconnaître l’obésité comme une maladie à part entière.

A la clinique du Château de Vernhes de Bondigoux (31), Monsieur XXX vient faire un séjour de plusieurs semaines dans le service spécialisé dans le traitement de l’obésité morbide.

Lors de sa prise en charge, ce Toulousain de 55 ans affichait 320 kg sur la balance. Un poids qui l’avait totalement coupé du monde.

« C’est une forme de suicide à long terme, vous n’avez plus envie de rien. »

La première fois que Monsieur XXX a séjourné dans cette clinique spécialisée, il avait perdu 200 kg. Quelques mois après il a rechuté plusieurs fois, jusqu’à stabiliser son poids à 180 kg aujourd’hui.

Monsieur XXX y fait deux séjours par an, et c’est lors de ces traitements qu’il reprend goût à la vie et à l’activité physique.

Un combat difficile contre la maladie et contre les préjugés

Monsieur XXX fait partie des 8 millions de Français souffrant d’obésité. C’est 17 % de la population.

L’obésité est une maladie parce que le corps à une résistance à l’insuline, et elle est chronique parce qu’elle va durer toute la vie avec la création de maladies du métabolisme (diabètes etc…).

Une maladie chronique et une dépendance aux sucres

L’obésité est reconnue comme une maladie chronique par l’OMS (organisation Mondiale de la Santé) depuis 1997. Elle se définit comme un excès de masse grasse entrainant des complications et une altération de la qualité de vie.

Si l’Italie ou la Grande-Bretagne reconnaissent l’obésité comme une maladie ce n’est pas encore le cas en France.

L’obésité peut s’expliquer par quelques facteurs. Une intolérance aux glucides, une résistance à l’insuline développe la formation excessive de graisses corporelles. Le manque de sport n’influence pas l’obésité. Le sport entretient les muscles, et n’a jamais fait maigrir.

Depuis 2014, la Ligue Contre l’Obésité (LCO) lutte pour la reconnaissance de l’obésité comme une maladie à part entière et pour faire tomber les préjugés.

Rétablir la vérité sur cette maladie

Dans la croyance populaire les idées reçues ont la vie dure car 62% des Français estiment que l’obésité prend sa source dans les mauvaises habitudes alimentaires et l’absence d’activité physique.

Les campagnes de communication « Manger moins bouger plus » n’ont pas démontré leur efficacité dans la lutte contre l’obésité mais pire encore, elles ont renforcé la culpabilité des personnes victimes de la maladie.

Victimes de « grossophobie »

Quand le regard des autres vous empêche de sortir, de bouger, le cercle vertueux est difficile à amorcer.

Entre perte de confiance en soi et culpabilité, le quotidien des personnes obèses est un parcours avec handicaps.

Dans le travail, l’accès aux soins ou aux loisirs, les difficultés liées à l’excès de poids sont vécues comme un échec moral.

67% des Français pensent que perdre du poids est d’abord une question de volonté.

C’est faux. Une des rares solutions qui a fait ses preuves, est une alimentation moins riche en glucide, voire cétogène.

Le regard de la société doit changer. Le mercredi 4 mars, journée mondiale contre l’obésité donne l’occasion d’informer sur les causes de la maladie et donner la parole aux malades.

« J’ai peur de déranger, de me prendre un vent » : en début de carrière, l’angoisse de  l’appel téléphonique.

Une fois en entreprise, les jeunes diplômés, plutôt habitués à communiquer par les messageries instantanées ou les réseaux sociaux, sont confrontés à l’épreuve du coup de téléphone.

Un apprentissage parfois déroutant.

« Rien que d’y penser, j’en ai des sueurs froides », souffle Laura, 29 ans.

Au début de sa carrière, cette diplômée d’un master de lettres à la Sorbonne a enchaîné les stages en agence média et les contrats en production audiovisuelle. « Je devais passer ma journée au téléphone pour caler des rendez-vous ou les invités des émissions. A chaque fois, le simple fait d’appeler me rendait malade. »

Balbutiements, transpiration excessive, anxiété : la jeune femme présente quelques symptômes de « téléphonophobie », ou « peur du téléphone » – l’expression détient même son entrée sur Wikipédia.

Elle développe alors des stratégies pour s’en sortir.

Avant chaque appel, elle travaille un brouillon sur Word listant les phrases qu’elle devra prononcer.

« J’étais terrorisée par l’improvisation, raconte-t-elle. Quand mon téléphone sonnait sans prévenir, je courais aux toilettes pour que la personne laisse un message et que je puisse la rappeler en m’étant préparée. »

Plus ou moins envahissantes, ces angoisses vis-à-vis des appels téléphoniques sont courantes chez les jeunes diplômés, surtout lors de premières expériences

Peur de ne pas maîtriser la situation, de ne pas savoir quoi dire, d’avoir « l’air bête », d’être jugé ou moqué par ses collègues, de mal s’exprimer, de déranger…

Un phénomène paradoxal, quand leurs aînés imaginent que cette génération « née avec » le téléphone portable serait forcément à l’aise avec les technologies de la communication.

Plus largement, la peur du téléphone rejoint une forme d’anxiété sociale liée au regard de l’autre.

Pour Antoine Pelissolo, professeur de psychiatrie à l’université Paris-Est Créteil et chef de service au CHU Henri-Mondor (Val-de-Marne), la tâche est doublement complexe :

« Ce n’est pas naturel d’avoir un échange privé avec des gens autour. Je dois être convaincant au téléphone tout en essayant de faire bonne figure devant mes collègues, spectateurs de l’appel. Mais plus on essaie de trouver des parades, plus on sera vulnérable. Il vaut mieux se forcer : souvent, il suffit de peu pour dépasser son angoisse. »

Comment surmonter l’angoisse ? En douceur, en toute confiance, en s’améliorant avec un thérapeute. Avec l’hypnose notamment.

Et par la préparation, avec du coaching. Comme un comédien avant de monter sur scène, travailler son texte, sa voix, sa respiration, l’employé novice peut répéter avant de décrocher son téléphone.

Stress chronique, perfectionnisme : l’« épuisement académique », phénomène méconnu, en êtes-vous victime ?

Des chercheurs et professionnels de santé n’hésitent pas à parler de burn-out pour certains étudiants très investis dans leurs études.

Les établissements commencent à se pencher sur le problème.

Julia, 22 ans, ne sait pas comment elle va réussir à finir l’année.

« Je vis en apnée », confie cette étudiante en cinquième année de médecine à Rouen. Elle qui « aime avoir le contrôle » a perdu pied l’année dernière, alors qu’elle débutait son externat à l’hôpital. « Il faut toujours être à la hauteur vis-à-vis des patients, des chefs et pour nos examens. La pression est telle que je ne vois plus personne et ne fais plus rien en dehors de la médecine. »

Comme Julia, quelque 60 % des étudiants se disent « épuisés », selon l’enquête de 2016 de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), un taux qui a augmenté de 8 % depuis l’enquête précédente, en 2013. Certains se dirigent vers ce que l’on appelle « l’épuisement académique », une forme grave de fatigue physique et psychique qui peut conduire à une dépression ou à une anxiété généralisée.

« L’épuisement académique est un enjeu de santé publique », alerte Christine Faye, psychologue et chercheuse associée à l’université de Nantes.

Dans sa thèse soutenue en 2018, elle le définit comme le premier facteur de pathologie psychique des étudiants. « L’entrée dans les études correspond à un âge du changement, où on leur demande adaptation, mobilité, cumul d’activités, mais aussi apprentissage de la vie d’adulte, décrypte Laurentine Véron, psychologue. Le disque dur peut vite être saturé. »

Sous la pression de diverses obligations (scolaires, financières et sociales), certains étudiants plongent dans un état de fatigue extrême, et ressentent un soudain sentiment de « panne ».

Accompagné de troubles du sommeil, l’épuisement académique se vit comme un cercle vicieux avec des conséquences en cascade.

« Les manifestations sont corporelles – la vue qui se brouille, des crises d’angoisse, des tensions musculaires – mais aussi psychiques, avec un sentiment de vide, de tristesse et l’incapacité à se mobiliser, analyse Christine Faye. Toutes les sphères vont être touchées, avec une intensité émotionnelle qui va déborder les ressources de l’individu. L’épuisement peut alors mener au désengagement et au décrochage. »

Pour la chercheuse, la notion d’épuisement académique peut être comparée à celle du burn-out, qui combine fatigue émotionnelle et physique, déshumanisation des rapports avec les autres, vision négative des autres, de soi et de son travail, et sentiment d’inefficacité.

Les vices d’un « système et d’une société de l’hyper-performance »

Demander conseil ou de l’aide à un thérapeute pourrait être une bonne solution.

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