mort


Dr Patrice Schoendorff : Oui, sur le plan de la psychiatrie, la situation française est très préoccupante. Pour que les choses soient parlantes, avec le Dr Didier Charrassin, chef du pôle psychiatrie du Chablais, nous avons regardé les chiffres du secteur de Thonon les Bains, une zone qui va du Lac Léman jusqu’aux stations de ski de Morzine d’Avoriaz. Tous les indicateurs sont au rouge !

En 2020, nous enregistrons +12% de consultations psychiatriques extrahospitalières. Du jamais vu. A l’hôpital de Thonon, sur les deux derniers mois, en décembre et novembre, nous avons eu 30 hospitalisations ce qui est là aussi du jamais vu. Nos deux unités de 20 lits, qui ont par ailleurs en charge leurs patients chroniques, sont totalement saturées.

Est-ce un constat général ou une situation propre à cette région des Alpes ?

Je discute avec des collègues psychiatres du reste de la France, c’est partout pareil. Et comme la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine française, cet afflux massif de nouveaux patients intervient alors que le secteur hospitalier dans ce domaine est déjà sinistré. A Thonon, sur 5 postes de psychiatres, deux sont vacants… L’hôpital doit appeler en urgence des intérimaires.

De quoi souffrent ces patients nouveaux que vous voyez apparaître ?

Pas seulement de « dépression » comme je l’entends dire à la télé. En fait, cela craque de partout. On assiste à une déstabilisation complète de tous les troubles psychiatriques. Que ce soient des phénomènes de décompensation de troubles de l’humeur, c’est-à-dire des dépressions, mais aussi des décompensations chez des personnes jusque-là stabilisées pour des troubles bipolaires par exemple. Autrement dit, l’explosion des troubles psychiatriques touche tous les secteurs.

En bout de chaine, on assiste aussi à une recrudescence des passages à l’acte, y compris violents. Même aux urgences psychiatriques à Thonon, on n’avait jamais vu cela. Il y a un nombre jamais vu de troubles du comportement sur la voie publique. Je sais aussi, même si le chiffre reste confidentiel, que le nombre de suicides sur la région lyonnaise est en très forte augmentation. Vraiment, la situation est très préoccupante.

Intervenez vous aussi en unité Covid ?

Bien sûr, nous sommes appelés en consultation psychiatrique dans des unités Covid où des patients sont hospitalisés. Paradoxalement, c’est le seul moment où je peux voir des patients non masqués. Le reste du temps, pour la première fois de ma vie de psychiatre, je parle à des interlocuteurs dont je ne vois pas le visage. Cela aussi c’est un problème. En unité Covid, certains sont hospitalisés sur de longues périodes et vivent des situations d’angoisse extrême. Certains perdent le sommeil. La plupart sont très affaiblis, très fatigués. C’est très lourd… Ils regardent la télé, sont souvent coupés de leurs proches, et au contact de soignants de plus en plus fatigués. Là encore, la situation psychologique de ces malades est de plus en plus préoccupante.

Avez-vous eu des recommandations nationales sur des traitements psychiatriques particuliers de malades Covid ?

Je souris. Non rien. Pas une seule recommandation. Pas un seul protocole. Chacun fait dans son coin avec les moyens du bord ! On fait comme on peut. On compose. C’est vrai, que l’on devrait se préoccuper d’un retour d’expérience…

Quelle est votre analyse de ce que nous vivons ?

Il est bien normal que la pandémie et le virus génèrent des peurs et des angoisses.

Mais je constate que ce sont aussi les mesures prises par le gouvernement qui génèrent à leur tour peurs et angoisses !

Le premier confinement de mars dernier s’est relativement bien passé. Il était alors plus facile de comprendre pourquoi des mesures étaient prises pour stopper la propagation. Mais le deuxième confinement est bien plus mal compris et bien plus mal vécu. Je sens mes patients beaucoup plus angoissés. Ils ont du mal à comprendre le couvre-feu de 18h par exemple et tous les changements qui interviennent, un jour 20h, un jour 18h, sans que l’on sache trop pourquoi. Tout cela, sans parler des discours successifs du gouvernement sur les vaccins, contribue à angoisser davantage les gens. C’est déstabilisant de ne pas comprendre.

Et puis avec le deuxième confinement, les mesures ont touché toutes les sphères, familiales ou professionnelles. Pour des gens vivants seuls, tout cela est encore plus difficile. Or le gouvernement ne semble pas tenir compte de ces difficultés d’ordre psychologiques. Le discours n’est qu’un discours épidémiologique sur la vitesse de propagation du virus… Rien ou presque sur la dimension psy.

Il n’y a pas de psychiatre dans le conseil scientifique…

Non seulement il n’y en a pas, mais j’observe avec beaucoup d’autres, que toutes les mesures qui sont prises et le discours qui va avec, ne semblent pas venir de gens de terrain. Pour faire de la médecine, il faut être au contact de malades sur le terrain, or j’ai l’impression que la réponse scientifique actuelle se limite à des analyses de « l’arrière » du front. La dimension psychiatrique n’est jamais mise en avant et me semble insuffisamment prise compte.

C’est-à-dire ?

La distanciation sociale, en soit, est une hérésie. L’être humain ne peut s’épanouir qu’au contact de l’autre. En organisant une distanciation sociale, aussi froidement que ce qui est fait, on court le risque d’une dislocation sociale. Autre exemple, j’ai lu aussi que pour décider du couvre feu à 18h, le CNRS avait réalisé un modèle scientifique pour aboutir à une limitation maximale des interactions. Mais d’un point de vue psychiatrique, cela aussi c’est une abomination.

En même temps que de telles mesures sont mises en place, dont il faudrait percevoir les dangers psychiatriques, il faudrait penser des accompagnements… Cela parait évident.

Vous dénoncez un déficit d’explication, doublé d’une crise de confiance ?

Le déficit d’explication est stupéfiant. Et la crise de confiance, nous la mesurons en observant nos indicateurs psychiatriques au rouge. Depuis des mois, je suis choqué que personne au sein du conseil scientifique ne porte cette dimension, en tout cas que le discours du gouvernement soit si creux, si sec, si froid.

Comment voyez vous évoluer les choses ?

On va vers une casse psychologique et psychiatrique, très très importante. Il y aura un avant et un après. Les gens sont traumatisés. A tous les niveaux.

Dans les Ehpad, par exemple, on sait que des personnes âgées sont mortes de phénomènes de glissement et d’angoisse. D’autres sont traumatisés d’avoir dû enterrer un parent de façon bâclée. Ce sont des petits exemples entre mille. Il y a une urgence absolue à prendre en compte la dimension psychologique de la crise actuelle. Nous sommes de très nombreux praticiens, en France, à ressentir cette urgence.

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Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Une enquête sur le burn-out des médecins français en 2020 dépeint une profession en crise.

Burn-out, pensées suicidaires…

Nos docteurs ont besoin de soins !

Que l’on se le dise, les médecins vont mal, entre des journées trop chargées, un manque de moyen et un sentiment d’impuissance.

Résultat : burnout et pensées suicidaires.

Pour mieux comprendre le phénomène, le site spécialisé Medscape a recueilli 1025 témoignages. Résultats de cette enquête : en 2020, 51% des médecins affirment présenter des symptômes de burn-out et 63% d’entre eux estiment que la crise sanitaire les a aggravés.

« Je suis effarée par la dégradation des conditions de travail et de l’Assistance publique, affirme une praticienne dans le communiqué joint à l’enquête, et suis profondément blessée par le manque de considération de nos dirigeants et le mépris de l’administration. Si je reste, c’est vraiment pour les patients… Je ne sais pas où nous allons, dans le mur sûrement… « . Elles sont 14% à expliquer que la sévérité de leurs symptômes pourrait les pousser à quitter la médecine. Une décision douloureuse, évoquée le plus souvent chez des médecins généralistes (23%).

Des poussées suicidaires

L’analyse montre aussi que près d’un tiers des médecins en burn-out ont déjà eu des pensées suicidaires. Et seuls 30% ont eu le courage d’en parler à un psy ou un hypnothérapeute.

« Les symptômes les plus souvent décrits par les médecins qui déclarent être en burn-out sont des troubles du sommeil, de la fatigue chronique et de l’anxiété, rapporte Véronique Duqueroy, directrice éditoriale de Medscape. 38% d’entre eux placent le nombre d’heures de travail excessif en tête des facteurs liés au burn-out. Trois quarts des médecins travaillent plus de 40 heures par semaine.

Un épuisement professionnel qui, pour 83% des répondants, a un impact sur leurs relations personnelles et familiales (divorce ou ne pas voir grandir ses enfants).

Une oncologue décrit « le sentiment d’échec de toute une vie… la poursuite de la vie comme un robot, faute de pouvoir y mettre un terme… « .

Pour la directrice, ces résultats montrent que les médecins français sont « au point de rupture, avec les symptômes d’épuisement et d’anxiété majeurs. Alors que la France fait actuellement face à une troisième vague épidémique, il est crucial de reconnaître la détresse des professionnels de la santé et la nécessité de mettre en place des mesures de soutien. »

Le manque d’aide pointé du doigt

Les médecins se sentent donc seuls. Selon 41% des interrogés, ni l’employeur, ni le lieu de travail actuel n’offrent de programme de lutte contre le stress et/ou l’épuisement professionnel.

Et le tabou est réel, puisque 45% des médecins en burn-out n’ont pas encore l’intention de faire appel à un psy ou un hypnothérapeute pour aller mieux. Une attitude est largement plus fréquente chez les hommes (55%).

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Contrairement à certaines idées reçues, les expériences du printemps dernier et de novembre ne sont pas forcément des atouts pour mieux aborder ce nouveau confinement.

Au contraire !

Ceux qui ont souffert ces deux premères fois vont vivre encore plus durement l’expérience la troisième fois.

Le nouveau confinement qui s’annonce, ses conséquences sur le plan psychologique sont déjà redoutées et malheureusement prévisibles. Car ce que d’aucuns pensent être un atout, à savoir le fait d’être déjà passé par là en 2020, ne l’est pas forcément. Voire pas du tout.

Les personnes qui ont mal vécu le premier confinement ont un souvenir douloureux associé à un environnement. Les replonger dans des circonstances identiques ou semblables à celles de l’année dernière va réactiver chez elles les mêmes émotions.

Résumons : l’on repart de là où on était resté. Pas d’une situation nouvelle.

A en croire les spécialistes, plusieurs paramètres liés au contexte de ce nouveau confinement sont défavorables à la bonne santé psychique de certains, indépendamment de leur expérience précédente. A commencer par la saison.

La baisse de luminosité hivernale est propice, en temps normal déjà, aux dépressions saisonnières. Autre paramètre : l’adhésion aux mesures du gouvernement. Au printemps dernier, il y a avait une grande peur assez générale. On ne connaissait rien ou très peu de ce virus. Donc, une majorité de personnes adhérait aux mesures, à commencer par le confinement. La population se sentait globalement bien informée. Or, le fait que la France se reconfine peut être assimilé à un échec des mesures prises jusque-là et provoquer une adhésion plus faible.

Pour preuve, l’annonce du printemps 2020 n’avait donné lieu à aucune manifestation, contrairement à celle-ci. Moins d’humour et d’entraide ? Autre élément non-négligeable, l’effet de surprise. Annoncer un jour prochain, une annonce applicable dès le lendemain soir, à l’instar de celle du mois de mars, n’est pas de meilleur augure.

Car quand une annonce tombe de façon verticale et soudaine, ça crée un effet de sidération, alors que ce qui est important, pour qu’une décision soit acceptée, c’est qu’elle soit décidée en concertation, que la population y soit préparée.

Le sentiment de maitrise limite le stress. A la veille de l’annonce d’un durcissement des mesures, et alors que ce troisième reconfinement est pressenti, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik se dit déjà inquiet pour notre « disponibilité » et notre « capacité » à l’accepter. Il présageait ainsi « des dépressions et des troubles psychiques« .

Lors du premier confinement, détaillait-il alors pour France Bleu, « on avait des réactions de défense très positives : l’humour et l’entraide. Les gens serraient les dents et souriaient en attendant la fin du confinement ».

Mais aujourd’hui ?

« On ne voit aucune réaction d’humour. Au contraire, on voit des réactions d’agressivité apparaître« . Il y a de quoi, poursuit le spécialiste de la résilience : « L’isolement est la pire des agressions. Un isolement sensoriel est une altération du cerveau. On voit que le circuit de la mémoire et de l’émotion s’atrophient et, dans ce cas, c’est une grave altération. »

L’esprit humain a de la ressource, mais il a aussi ses limites : l’on peut déclencher un processus de résilience à condition que ça ne dure pas trop longtemps.

Relevons aussi le caractère exceptionnel que de vait revêtir le premier confinement. Ainsi, s’il a pu être vécu péniblement, il a aussi été propice à la réinvention. Cette fois, l’effet de surprise évacué, il craint que les confinés n’en voient que les aspects négatifs.

Même inquiétude pour le psychologue belge Olivier Luminet, qui pointe également des risques plus élevés qu’au printemps et l’automne 2020. « La population a déjà perdu beaucoup de son énergie. Beaucoup sont entraînés dans cette troisième vague à venir sans avoir pu recharger leurs batteries« , explique-t-il à L’Echo, soulignant que « les gens sont beaucoup moins armés pour faire face, il y a un réel danger d’accumulation. »

Comment, alors, aborder le mois à venir dans les conditions les moins mauvaises possibles ?

Malgré les difficultés précitées, Nicolas Franck invite tout un chacun à « s’armer de courage » et surtout à « se fixer des objectifs ». Plus facile à dire qu’à faire ! Concrêtement, n’hésitez pas à vous faire aider par un psy ou un hypnothérapeute pour vous accompagner.

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Confrontés au Covid-19, de nombreux soignants sont affectés par des troubles psychologiques importants.

Des professionnels de santé présentent des symptômes d’anxiété, de dépression ou des troubles de stress post-traumatiques.

Car en première ligne pour prendre en charge les malades du Covid-19, les professionnels de santé le sont aussi pour les troubles psychologiques.

Hors pandémie, les soignants sont plus à risque que la population générale d’avoir des troubles mentaux, d’être sous-diagnostiqués et sous-traités. Cette vulnérabilité s’explique par le niveau important de stress dans ces professions, confrontées à la souffrance et à la mort.

Les quelques études menées pendant la première vague de l’épidémie confirment le fort impact sur les soignants.

Une enquête française par questionnaires en ligne, auprès d’un millier de professionnels travaillant dans 21 unités de soins intensifs, a ainsi retrouvé des symptômes d’anxiété chez plus de la moitié d’entre eux (50,4 %) et de dépression chez près d’un sur trois (30,4 %).

Des signes de « dissociation péritraumatique » (sensation de se déconnecter de la réalité, d’être sur pilote automatique…), qui sont des facteurs de risque de présenter secondairement un trouble de stress post-traumatique, étaient présents chez 32 % de ces professionnels.

Les infirmiers et aide-soignants étaient les professionnels le plus souvent concernés.

J’identifie six déterminants de ces symptômes :

  1. la peur d’être infecté
  2. l’incapacité à se reposer
  3. l’incapacité à s’occuper de la famille
  4. la lutte contre des émotions difficiles
  5. le regret des restrictions dans les politiques de visite
  6. et le fait d’être témoin de décisions hâtives de fin de vie.

Une autre enquête française en ligne, à laquelle ont participé un millier de soignants (dont 838 femmes), exerçant en majorité à l’hôpital public, a constaté un taux très élevé de symptômes post-traumatiques (57,8 %) et de burn-out (de 26 % à 41 %).

Les effets de l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), une thérapie de « désensibilisation et reprogrammation par mouvement des yeux », ont été validés dans les psychotraumas et certaines dépressions, ainsi que l’hypnose avec un psy.

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« Je vais dévisser » : mal-être et dépression explosent en temps de crise sanitaire…

L’incapacité de voir le bout du tunnel, la solitude, l’inquiétude au niveau professionnel.

Le coronavirus, le confinement, et aussi le terrorisme qui continue de frapper, plongent de nombreux Français dans un profond mal-être : les syndromes dépressifs ont doublé en quelques semaines.

« Ce qui est dur, c’est l’accumulation. Il y a eu beaucoup trop de choses cette année », confie Marie, 43 ans. Cette Toulousaine, mère de deux enfants, sent qu’elle est « à deux doigts » de basculer.

Avec son mari médecin généraliste, elle suit les chiffres du Covid de manière « quasi obsessionnelle ». Mais elle essaie chez elle de ne parler que de choses positives : « Sinon, je vais dévisser ». Cette cadre supérieure a depuis dix jours « du mal à bosser, à trouver du plaisir ». « Tout est labeur : s’occuper des enfants, fêter les anniversaires, organiser les Skype avec les copains. J’ai un sentiment d’étouffement« .

Mal-être, déprime et aussi dépression gagnent du terrain.

Entre fin septembre et début novembre, le nombre de personnes dans un état dépressif a doublé, de 10 à 21% selon Santé publique France.

Déjà lors du premier confinement et les mois qui ont suivi, la consommation d’anxiolytiques et de somnifères a augmenté, avec près de 1,6 million de traitements supplémentaires délivrés en 6 mois par rapport au niveau prévisible.

Un appel à l’aide d’une étudiante : « Je vais bientôt avoir 21 ans et le temps que j’ai passé sur terre me semble déjà beaucoup trop long ». Le confinement « n’a fait qu’empirer les choses, mon avenir, si j’en ai un, est plus qu’incertain (…), je me rends compte à quel point je suis seule, absolument personne ne prend de mes nouvelles. La pire des choses c’est que j’ai dû rentrer chez mes parents ».

Si les enfants semblent davantage protégés, Julie a vu sa fille de 10 ans sombrer. « Quand son centre aéré a fermé pendant les vacances parce que la directrice a eu le Covid, j’ai commencé à voir des tics apparaître », raconte la mère de famille. Mais le basculement a eu lieu le jour de la rentrée, marqué par le port du masque pour les écoliers et l’hommage à Samuel Paty. Le soir même, la fillette a fait une crise d’angoisse : « On va pas s’en sortir ». Ses tics se sont accentués et elle a déclenché « quelque chose du style syndrome de Tourette ».

L’enfant habituellement calme a commencé à insulter sa mère, tenir des propos incohérents, crier dans sa chambre. Elle est désormais suivie par un psychologue et va consulter un neurologue. « Le contexte, ça l’a fait vriller », décrit Julie.

La Croix-Rouge reçoit environ 300 appels par jour, trois fois plus qu’il y a un an. Des mots reviennent. Rosine Duhamel, responsable du pôle de soutien psychologique, a noté quelques paroles d’appelants. « Je ne voulais pas revivre un confinement. (…) Je n’en vois pas la fin, je ne sais pas si les choses reviendront comme avant un jour et ça me fait terriblement peur« .

La solitude pèse pour beaucoup.

« Avec la répétition et la durée, les ressources pour s’adapter s’épuisent », explique Rosine Duhamel. « Et quand les mécanismes de défense s’effondrent, on risque de tomber dans un état dépressif. C’est ce que l’on voit aujourd’hui. Il est urgent d’en parler à un psy pour en parler, et mettre en place des outils pour aller mieux ».

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Fumer, est un facteur aggravant face au coronavirus.

Cette période de confinement n’est sans doute pas la plus simple pour se débarrasser d’une addiction.

Pourtant, le comité national contre le tabagisme l’assure : «Il est clairement démontré que les fumeurs présentent un risque majoré de contracter le coronavirus et de développer une forme grave de la maladie Le comité rappelle notamment que fumer altère les défenses immunitaires et les capacités pulmonaires.

Jean-Philippe Santoni, pneumologue à la Fondation du Souffle, l’atteste : «Il y a en effet une augmentation du risque de formes sévères de la maladie chez les fumeursIl s’appuie notamment sur une étude menée sur des malades du SARS-CoV-2 en Chine et publiée dans The New England Journal of Medicine. «On y apprend que le risque de passage en réanimation et de décès passe de 5 % à 12 % pour les fumeurs par rapport aux non-fumeurs.»

Le pneumologue met également en garde contre l’usage du cannabis qui entraîne aussi des lésions pulmonaires, avec un risque accru «chez les jeunes qui se passent les joints» et portent régulièrement leurs doigts à la bouche. «Le fait de partager une cigarette, un joint, un dispositif de vapotage ou tout autre produit ou matériel peut favoriser les contaminations», confirme-t-on à la Direction générale de la santé.

Le tabac n’est certes pas considéré comme un facteur aussi probant que le diabète ou l’immunodépression.

Mais toutes les personnes qui ont des fragilités pulmonaires et qui sont susceptibles d’avoir une BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive, maladie chronique inflammatoire des bronches très souvent liée au tabagisme) doivent faire attention : dès lors qu’il y a défaillance des capacités pulmonaires, le Covid-19 risque de renforcer ces atteintes de façon parfois dramatique.

De son côté, le Centre européen de prévention et contrôle des maladies (ECDC) évoque le rôle que pourrait jouer une enzyme appelée ACE2 dans la transmission de la maladie, en se fondant sur une étude de l’université de Caroline du Sud. Comme l’explique Jean-Philippe Santoni, «le virus est comme un vaisseau spatial ennemi qui vient s’accrocher à une cellule, et des études montrent que l’un des récepteurs sur lesquels il s’accroche est cette enzyme ACE2, qui est notamment surexprimée chez les fumeurs chroniques».

Danger pour les fumeurs, mais aussi pour les vapoteurs ?

Ce qui est certain, c’est que les particules présentes dans la vapeur exhalée par les vapoteurs infectés par le coronavirus sont potentiellement porteuses du virus. Cette question du tabagisme passif est prégnante en ces temps de confinement, avec les risques de propagation du virus par la toux des fumeurs mais aussi potentiellement par la fumée inhalée par l’entourage.

«La fumée du tabac, qui génère des particules, est le premier polluant domestique en France, rappelle le pneumologue Jean-Philippe Santoni. Pour ce virus, il est possible que les particules puissent être vecteur du virus et favoriser sa pénétration dans les bronches

Face à ces risques, le Pr Yves Martinet, président du comité national contre le tabagisme, appelle fumeurs et vapoteurs à «arrêter le plus vite possible», en allant voir un psy et/ou un hypnothérapeute, ou du moins à ne pas fumer à l’intérieur de leur logement.

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Pourquoi le reconfinement va être – encore – plus dur psychologiquement.

Les Français s’apprêtent à revivre, au moins pour quatre semaines, un nouveau confinement après celui du printemps.

Mais contrairement aux deux mois sous cloche de mi-mars à mi-mai, les restrictions actuelles devraient être plus difficiles à supporter.

La crainte de nombreux Français s’est vérifiée mercredi soir, sur les coups de 20h15 : face à la progression extrêmement rapide du coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé un reconfinement général de la population pour au moins quatre semaines, avec la possibilité de voir ces restrictions de déplacement durer plus longtemps.

Quel impact ce confinement va-t-il avoir sur une société déjà marquée par le premier confinement du printemps ?

Après la fin du premier confinement, c’est comme une rechute. Je constatais bien en septembre qu’il y avait moins d’anxiété, moins de dépressions, etc. Mais là, il faut reprendre ce traitement douloureux qu’est le confinement, pour au moins quatre semaines.

Pourtant, il serait illusoire de penser revivre la même chose qu’au printemps, en raison de cet effet rechute : ça ne pourra pas être pareil.

D’abord, les soignants, qui sont épuisés, ne pourront pas souffler et se reposer.

Le ton du chef de l’État a lui aussi changé : du « nous sommes en guerre » très militaire du printemps, Emmanuel Macron a préféré affirmer que la France était « submergée » par la seconde vague de coronavirus.

Cela instaure un climat psychologique de catastrophe naturelle, les risques de déprime et d’effondrement sont notables avec un sentiment de perte de contrôle du système sanitaire.

Dans ces conditions, comment tenir psychologiquement ?

Sur le confinement, toutes les études montrent qu’il faut être présent, accompagner, soutenir, se soucier, écouter, partager,mettre en place la téléséance ou téléconsultation, quoi que ce soit qui pourra être bon, utile pour le client.

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Quels sont les

effets psychologiques et psychiatriques

du confinement sur notre santé ?

Et quelles sont les attitudes permettant de faire face aux conséquences de ce stress ?

Écrit durant le premier confinement et destiné à faire face à la crise du COVID-19, cet ouvrage nous refait vivre cette période qui a tout bouleversé : nos organisations, nos repères, vivre un quotidien parfois solitaire, au contenu sommaire, où nos relations étaient médiées par des écrans.

Les restrictions liées au confinement, l’absence de contacts sociaux et l’aggravation des problèmes économiques, sont autant de facteurs qui pèsent sur la santé mentale et l’accès aux soins des personnes.

Cet ouvrage nous conduit au cœur

d’une vaste enquête sur le bien-être mental

menée pendant le printemps 2020, auprès de 20 000 participants

Mise en page 1Le professeur Nicolas Franck décrypte les conséquences sur la santé mentale de la crise sanitaire consécutive à la pandémie de coronavirus.

Il les compare à d’autres situations d’isolement, telles que celles qui sont vécues par les astronautes, les navigateurs solitaires ou les spéléologues. Des situations qui aident à comprendre comment le stress affecte notre corps et notre activité mentale.

Cette partie historique est une lecture vraiment intéressante !

La détresse survenant lors de l’éclosion de maladie infectieuse comme la covid-19 peut se manifester comme suit :

  • peur et inquiétude à propos de votre santé et de la santé de vos proches
  • modification des habitudes de sommeil ou des habitudes alimentaires
  • difficulté à dormir ou à se concentrer
  • aggravation des problèmes de santé chroniques
  • consommation accrue d’alcool, de tabac ou de drogue, etc.

C’est pourquoi 51% des adultes estiment que le Covid-19 a eu des répercussions négatives sur leur santé mentale. Vous aussi, je pense.

La Covid-19 crée des besoins inédits en matière de santé mentale et de soutien psychosocial pour les victimes du virus, leur famille, les agents de santé et d’autres acteurs de la lutte contre l’épidémie, ainsi qu’au sein de la population générale.

De façon générale, il est possible de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime.

D’ailleurs, l’auteur Nicolas Franck nous donne ces 10 conseils dans son nouveau livre pour faire face à ces symptômes :

  • Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions, et donnez-vous la permission de les exprimer à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l’écriture, de l’activité physique ou autre
  • Pratiquez une activité physique qui vous permet d’évacuer votre stress et d’éliminer vos tensions
  • Adoptez de saines habitudes de vie telles qu’une bonne alimentation et des heures de sommeil suffisantes
  • Limitez les facteurs qui vous causent du stress
  • Accordez-vous de petits plaisirs (par exemple, écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, etc.)
  • Restez en contact avec les gens qui vous font du bien
  • Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez déjà utilisées par le passé pour traverser une période difficile
  • Misez sur vos forces personnelles
  • Posez vos limites (par exemple, refusez une tâche que vous ne voulez pas faire et qui n’est pas essentielle)
  • Apprenez à déléguer et à accepter l’aide des autres (par exemple, demander aux enfants de faire la vaisselle).

Comme vous le constatez, ces deux confinements, que nous vivons, ont un impact psychologique.

Plus ces confinements sont longs, plus leurs conséquences sur la santé mentale augmentent et s’agravent. De plus, le stress induit peut révéler une fragilité jusqu’à là inapparente.

Heureusement, ces mesures sanitaires semblent avoir eu pour effets positifs d’inciter les gens à prendre soin d’eux-mêmes, et à se tourner vers les autres. Car se préoccuper d’autrui permet de se sentir utile, ce qui est volontiers salvateur face à un péril collectif mondial.

Source : « Covid-19 et détresse psychologique (2020 l’odyssée du confinement) », du Pr Nicolas Franck, aux éditions Odile Jacob

Chiffres à jour au 25 octobre 2020. Source officielle :

F. Duval-Levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, covid, peur, tabac, phobie, souffrance, stress, PNL, Covid, formation, téléséance, téléconsultation,

F. Duval-Levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, covid, peur, tabac, phobie, souffrance, stress, PNL, Covid, formation, téléséance, téléconsultation,

Les « petits » burn-out du tennis…

Quand ils arrivent en salle de visioconférence, devant des chaises vides, quand ils tombent le masque, ils ne parviennent plus à cacher un petit air triste, parfois un mal-être profond.

«Nous étions heureux de reprendre la compétition, explique Jérémy Chardy. Mais toutes ces semaines à l’isolement, dans la peur d’être testés positifs, toutes ces quarantaines dans une chambre d’hôtel, sans voir personne, commencent à peser

Le tennis, et en particulier sa middle class itinérante, n’a pas attendu le Covid pour souffrir d’un mode de vie inadapté.

Des rumeurs suggèrent que parmi les absents de Roland-Garros, certains cachent une dépression. C’est pour cette raison que Noah Rubin, joueur américain aux opinions engagées, a créé la structure «Behind the raquette», où il recueille les confessions et les messages de désespoir.

« Dans ce sport, il y a des abus de substances, de l’alcoolisme, et des gens vraiment dépressifs« 

Noah Rubin, 233e mondial

Rubin expliquait à différents médias, au dernier US Open, «la faillite totale d’un système.

Quel autre sport trimbale ses athlètes sur la planète entière pendant onze mois sur douze? Il y a des abandons et des forfaits, des joueurs lâchent des points ici et là, simplement parce qu’ils sont à bout. Tout ceci mène à la solitude et à la détresse. Sans parler de la pression financière, l’obligation de gagner un match pour couvrir les frais. Je peux vous dire que dans ce sport, il y a des abus de substances, de l’alcoolisme, et des gens vraiment dépressifs

Stan Wawrinka ne cache pas que sa grave blessure au genou était peut-être un signal. «Elle est arrivée à un moment où j’étais cramé, saturé de toutDifficulté à se plier. Raideurs. Un genou qui craque.

Stan Wawrinka admet également, un rien contrit, que le confinement lui a offert une immersion ethnique dans la vraie vie. «Je l’ai vécu de façon très positive. J’ai pu passer beaucoup de temps avec ma fille et rester plusieurs semaines à la maison. J’en suis ressorti avec de bonnes énergies

Faut-il comprendre que le tennis soumet ses troupes à une agitation contre nature, celle d’un peuple migrateur qui n’aurait pas de nid ni de saison des pluies ?

«Cette vie est compliquée. Les joueurs sont souvent seuls, changent d’hôtels en permanence, prennent l’avion souvent. Ils ne sont pas encadrés comme peuvent l’être les équipes de football. Psychologiquement, ce sont les plus solides qui résisteront», expose le docteur Bernard Montalvan, en charge du protocole sanitaire de Roland-Garros.

Cette fragilité reste le plus grand non-dit du tennis, sous un règne animal où le langage du corps et l’affirmation de la virilité participent d’une recherche constante d’ascendant. «Si tu te blesses à la jambe, tu mets un bandage. Si tu te blesses dans la tête, personne n’en parle», dénonce Noah Rubin.

« Je suis un perfectionniste. Du coup, il y a 90% du temps où je fais la gueule »

Adrian Mannarino, 39e mondial

Le tennis n’a pas l’apanage du surmenage, mais il en concentre tous les germes sur 195 m2 de terrain strictement délimité, où interfèrent tout à la fois le rapport de force, l’effort physique, la vitesse d’exécution, la haute précision et la prise de décision, pour un total d’environ 250 joies et déceptions sur la durée d’un match (le nombre approximatif de points disputés dans une rencontre équilibrée en Grand Chelem).

Adrian Mannarino le dit très joliment : «Je suis un perfectionniste. Du coup, il y a 90% du temps où je fais la gueule.» Benoît Paire, surdoué cabochard, l’a hurlé en plein tournoi de Rome: «Je n’en peux plus, délivrez-moi!» Lucas Pouille, fin 2018 : «Je ne sais pas si on peut parler de burn-out mais ça y ressemblait un peu, oui.»

Le récent témoignage de Robin Söderling sur une radio suédoise, après plusieurs années de mononucléose et de détresse, a davantage choqué ; même si ceux qui n’avaient pas envie de savoir pouvaient toujours se dire que Söderling est fou. L’ancien finaliste de Roland-Garros reconnaît avoir cherché des méthodes de suicide sur internet.

Son témoignage est saisissant : «J’étais dans un restaurant à New York et j’ai commencé à paniquer, à pleurer, pleurer, pleurer. Pour la première fois, j’ai compris que je ne pourrai plus jamais y retourner sur le court, même avec un pistolet sur la tempe. J’avais une anxiété qui me rongeait de l’intérieur. Pendant des mois, j’ai paniqué pour une lettre déposée sur mon palier, j’ai tremblé de peur devant mon téléphone qui sonnait. Il n’y avait que trois joueurs contre lesquels je pouvais perdre. Tous les autres, je devais les battre, sinon je me sentais un raté, un perdant. Mon talent a été à la fois un cadeau et une malédiction.»

Ce n’est pas un hasard si au péril de leur superbe, les meilleurs recourent à la psychothérapie, à l’hypnose profonde ou à la méditation.

C’est une démarche personnelle, confidentielle peut-être, lorsqu’un besoin se fait ressentir intimement, que l’on se sent en difficulté, ou avec l’impression de ne pas pouvoir s’en sortir seul.

De façon concrète, une psychothérapie peut être utile pour des sportifs de haut-niveau qui manifestent un véritable mal-être pour des circonstances très diverses :

  • Une étape difficile à surmonter : un match important, une maladie chronique, un divorce, un échec au championnat …
  • Un mal-être persistant : sentiments négatifs ou d’échec, lassitude, angoisses, déprimes…
  • Une volonté d’évoluer personnellement : cerner ses forces et ses faiblesses, prendre confiance en soi à un certain niveau de compétition, prendre des décisions rapides, gérer ses émotions et la pression des matchs…

Novak Djokovic qui, ouvert à toute forme de spiritualité, étreint les arbres et ne porte que des couleurs lumineuses, a lancé un jour: «Tout part du cœur et de la tête. Le bras n’est que le prolongement de l’intention.» Lui-même a souffert d’une dépression qui n’a jamais dit son nom…

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

« Qui nous a si bien retourné que de la sorte nous soyons, quoi que nous fassions, dans l’attitude du départ ? Tel celui qui, s’en allant, fait halte sur le dernier coteau d’où sa vallée entière s’offre une fois encore, se retourne et s’attarde, tels nous vivons en prenant congé sans cesse… »

R. M. Rilke

Le deuil est une expérience que chacun d’entre nous fait.

  • Il y a les grands deuils qui sont des tremblements de terre dans nos vies : perte d’un être cher, accident ou maladie durablement invalidant
  • Il y a les petits deuils : perte d’un objet important, déménagement
  • Il y a les transitions de vie : l’adolescence, la retraite
  • etc…, etc…

Nous sommes sans cesse appelés à dire au revoir à ce qui fut pour laisser la place à ce qui cherche à venir … avenir.

Le deuil fait partie de la vie, et peut être est-il important de ne pas toujours le médicaliser. C’est-à-dire de passer systématiquement par les antidépresseurs.

Nous avons un droit à la douleur, un droit à la reconnaissance de cette douleur.

Et cela quel que soit le deuil que l’on fasse : que ce soit le deuil d‘un parent, le deuil d’un enfant, de l’être aimé etc.

Ce qui est très regrettable à l’heure actuelle c’est que le deuil n’est plus accompagné. Parfois on ne trouve personne à qui parler de sa souffrance et de ses peines.

À l’heure actuelle il n’y a pas de rites qui accompagnent le deuil, il y a de moins en moins de cérémonie en l’honneur du défunt. Dans le cadre de la crémation le corps disparaît complètement dans le cadre de la crémation par exemple. Cela peut s’avérer être regrettable dans le sens où beaucoup de gens ont pourtant encore besoin de matérialiser le deuil.

C’est en cela que faire son deuil est encore plus difficile que faire son deuil il y a 50 ans.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Dans le deuil, de manière générale, quelque chose doit mourir en nous pour nous permettre de naître à quelque chose de nouveau.

Quels sont les étapes du deuil ?

De quelles ressources avons-nous besoin pour traverser ?

Le deuil aboutit lorsqu’il débouche sur le besoin de vivre.

Comment la PNL ou l’hypnose peut-elle vous aider à accéder à ces mêmes ressources et faire le chemin jusqu’au bout, jusqu’à l’étape ultime du chemin de deuil :

  • l’acceptation et le réinvestissement de sa vie ?

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La crise de la Covid19 a comporté un certain nombre de facteurs qui ont contribué à nous mettre dans un état de choc :
– événement inconnu, événement soudain, aucune réponse adéquate ou connue en nous, ni dans le monde extérieur.
Cela peut nous amener à réagir de deux façons différentes :

  • par le déni, c’est juste une petite gripette, je ne fais pas partie des personnes à risque, etc
  • par la peur, une peur irrationnelle, archaïque qui bloque la partie analytique du notre cerveau.

Un travail sur soi pour sortir à la fois de la peur et du déni.

Afin de revenir à une évaluation juste où la personne retrouve la pleine possession de ses moyens dans une situation nouvelle.

Et retrouver notre propre liberté et autonomie dans notre vie.

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Au moment de la mort

Quand l’âme quitte le corps

Elle le laisse comme un habit ancien.

Elle redonne à la poussière ce corps qui était poussière

Et façonne un corps fait de sa propre lumière ancienne.

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Rûmi

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Une fois que vous avez admis que des événements douloureux traverseront votre vie, vous pouvez vous consacrer au reste.

Vivre est passionnant !

Une fois que vous avez admis que vous traverserez plusieurs dégringolades économiques, la trahison probable de quelqu’un que vous respectez, la mort de plusieurs personnes que vous aimez, et la maladie, vous pouvez vivre votre vie.

Et comment vire la suite ?

  • Les gens qui ont un chat ou un chien sortent plus vite de dépression que les autres. Allez savoir pourquoi.
  • L’incroyable beauté de l’océan quand on le voit pour la première fois, le charme des oiseaux, trouver ce qu’on aime dans la nature. J’ai eu un professeur qui n’était heureux que dans le désert: il y courait chaque été. Certaines personnes n’aiment que la vibration des grandes villes. Trouvez ce qui vous calme, ce qui vous rend heureuse ou heureux. Une fois que vous l’avez trouvé, essayez d’en trouver le plus possible, tout près ou plus loin : les neiges du Kilimandjaro, ça vaut le coup. Mourir sans avoir rien admiré, c’est vraiment dommage.
  • Je n’ai jamais cru que la musique adoucit les mœurs, mais c’est un formidable antidépresseur. Retrouvez ce que vous aimez sur YouTube : c’est gratuit.
  • Un autre antidépresseur, c’est aider quelqu’un d’autre. Ça augmentera votre niveau de dopamine. Choisissez une bonne petite cause, cela vous fera du bien.
  • Aimez-vous la lecture ? Que penseriez-vous de lire des biographies de gens bien ? Cela fait du bien à l’âme. Il y a grand choix de sportifs et de sportives qui ont survécu à de graves handicaps.
  • Augmentez votre nombre d’amis : il y a au moins cinquante clubs dans chaque ville. L’avantage, c’est que l’on fait ensemble ce que l’on aime, peu importe si c’est collectionner des timbres, sauter en parachute ou visiter des musées.
  • Profitez du coaching, afin de vous préparer au futur.
  • Votre idée : …

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Ils ont besoin de nous !

(cliquez)

1 / Isolement et refus de communication

  • Pour que le harcèlement puisse se mettre en place, il faut isoler la cible de façon à ce qu’elle ne trouve pas de défense auprès de ses collègues. Ensuite, les agissements visent à l’isoler encore plus, jusqu’à ce quelle soit exclue de son groupe d’appartenance.
  • L’isolement peut être mis en place par la hiérarchie. Dans ce cas, cela se manifeste le plus ouvent sous la forme d’une mise au placard réelle ou symbolique. On prive alors la personne de son travail, ou bien on l’installe dans un bureau isolé sans aucune tâche intéressante à faire, on ne la convie pas aux réunions, on interdit à ses collègues de lui parler.
  • L’isolement peut également être l’oeuvre des collègues qui mettent la personne en quarantaine, qui l’ignorent, refusent de déjeuner avec elle, ou ne l’invitent pas à un pôt de départ.

De toute façon, quelle que soit l’origine de ce refus de communication, on ne parle plus à la personne ciblée, on ne la regarde plus, on n’échange avec elle que par notes de service. Les personnes ciblées disent avoir le sentiment de ne plus exister, d’être devenues transparentes. Elles peuvent alors avoir envie de disparaître, au sens propre du terme.

Cette « conspiration du silence », faite d’ostracisme et d’exclusion, constitue une mort sociale, car, pour exister, on a besoin d’être reconnu, d’appartenir à un groupe.

C’est en cela que le harcèlement est une pathologie de la solitude.

2 / Atteintes aux conditions de travail

Dans un processusde harcèlement moral, il ne s’agit aucunement de critiquer un travail qui serait mal fait, mais au contraire de se servir du prétexte du travail pour disqualifier ou piéger une personne.

  • Quand le harcèlement vient des collègies, il peut s’exprimer par le sabotage d’une tâche déjà accomplie, ou encore le fait de ne pas prévenir d’une réunion.
  • Quand le harcèlement vient de la hiérarchie, il se traduit, par exemple, par la prescription de tâches inatteignables ou irréalistes, le fait de ne pas donner de travail à faire, alors que les collègues sont débordés, celui de donner à faire un travail inutile, ou encore la demande de refaire une tâche déjà parfaitement exécutée.

Parfois les agissements sont plus subtils et consistent à ne pas donner accès aux éléments utiles à la réalisation d’une tâche, ou à donner des consignes confuses et contradictoires de façon à embrouiller la personne.

Le harcèlement sera difficile à prouver quand il consiste à ne pas reconnaître la qualité du travail accompli par un salarié, ou à sanctionner de façon injustifiée des faits anodins.

  • Cette atteinte aux conditions de travail peut également passer par le contrôle systématique des communications téléphoniques, la vérification des tiroirs, casiers ou poubelles, le contrôle de la durée des pauses, des absences, le contrôle des conversations, et des relations avec les collègues. Cette sorte de flicage est destiné à marquer ostensiblement une méfiance vis-à-vis de la personne ciblée.

D’une façon générale, surtout si la personne visée est très scrupuleuse, en attaquant sa conscience professionnelle, on attaque également son identité. On l’amène ainsi à perdre confiance en elle pour que, au bout du compte, elle se disqualifie elle-même.

3 / Les attaques personnelles

Elles cherchent à atteindre l’identité de la personne ciblée au travers d’attitudes humiliantes, de propos offensants, de calomnies ou de rumeurs malveillantes. On disqualifie la personne, on l’affuble de noms méprisants, on la discrédite auprès des collègues ou de la hiérarchie, on se moque d’elle, on tient des propos machistes, sexistes, racistes ou bien on l’injurie.

Dans le harcèlement, ce n’est pas le professionnel que l’on vise, mais l’individu, afin de le disqualifier.

Consciemment ou non, le harceleur repère les fragilités et les valeurs de la personne ciblée pour ensuite viser ses points faibles, et l’attaquer là où cela fait mal. Dans le harcèlement moral, on attaque l’humain en l’autre. Il n’est plus qu’un objet utilisable ou simplement gênant.

Ce sont les attaques à la dignité qui ont les plus graves conséquences sur la santé psychique des personnes ciblées. Ces dernières me disent combien les injures et les humiliations laissent une trace indélébile.

Très souvent, elles incorporent ces attaques au point de devenir leur propre persécuteur à travers la honte et la culpabilisation.

4 / Les intimidations

Ce sont des manifestations d’hostilité et/ou de violence qui visent à terroriser la victime ciblée, afin qu’elle se soumette ou qu’elle parte. Cela peut se faire par des représailles, du chantage, parfois même par de la violence physique (bousculades) ou des atteintes aux biens (abîmer les vêtements dans le vestiaire, par exemple).

Tout le monde est d’accord pour considérer que le harcèlement moral s’exerce avant tout sur un plan psychologique.

Quels que soient les registres des comportements, ils affectent l’environnement de travail et portent atteinte au respect auquel tout salarié à droit.

Quel que soit le niveau hiérarchique, les procédés de harcèlement moral sont les mêmes, mais plus on monte dans la hiérarchie socioculturelle, plus les agressions gagnent en sophistication.

Et plus les agissements sont subtils, plus ils sont difficiles à repérer et à sanctionner, n’est-ce pas ?

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« Il m’arrive de souhaiter la mort parfois, pas celle des autres, pas tout le temps, pas avec n’importe qui…

de souhaiter ma mort, comme une délivrance de tout ce qui me choque, de ce qui me blesse dans la vie, dans la société.

La mort, telle que je la vois, c’est le sommeil »

Citation nous vient de Guy Bedos, mort le jeudi 28 mai à l’âge de 85 ans, et qui était venu, en 2014, se confier dans l’émission A Voix Nue.

« Je préfère rester chez moi » : après huit semaines de confinement, la peur de sortir

À l’issue de ces huit semaines de confinement, lorsqu’il s’agira de retrouver son quotidien d’avant, il pourrait y avoir des troubles phobiques majeurs, et certainement des dépressions, comme on l’observe parfois à retardement après avoir surmonté une épreuve.

Elle a mangé des pâtes pendant deux semaines, pris une douche après chaque sortie pour le courrier… Depuis deux mois, Carole est cloîtrée chez elle et ne compte pas sortir lundi, rongée comme d’autres par la peur qui fait craindre aux médecins l’apparition de troubles psychiatriques.

Seule avec sa fille de deux ans, Carole, 42 ans, nourrice, n’a pas quitté son appartement, sauf pour faire le tour du pâté de maison, car son médecin avait insisté : « J’ai fait ça deux jours, mais voyant qu’il y avait toujours des morts, j’ai arrêté. Je préfère rester chez moi, je suis plus en sécurité » dit-elle.

Faute de créneau de livraison disponible, elle est restée presque deux semaines sans nourriture : « C’était pâtes et pâtes. L’essentiel était qu’il y ait du lait pour ma fille ».

« J’ai encore plus peur »

Le 11 mai, elle ne reprendra pas le travail. Elle restera chez elle en attendant de voir si un éventuel rebond de l’épidémie survient. « J’ai encore plus peur, car il y aura beaucoup plus de monde dans les rues » explique-t-elle. Elle prévoit d’aller consulter un psychopraticien ou un hypnothérapeute pour l’aider à combattre cette peur.

Une inquiétude partagée par les professionnels de la santé mentale dans l’ensemble des pays touchés par la pandémie, où les études montrent une hausse de l’anxiété et de la dépression.

Pour l’heure, les cas échappent de facto à l’observation, car les gens touchés par ces troubles restant scrupuleusement confinés. L’on entend parler de risque de troubles post-traumatiques, mais ils auraient alors une présentation clinique tout à fait inédite.

On peut aussi imaginer des réactions de peur ou colère irrationnelle, devant ce qui chez l’autre serait considéré comme irresponsable et non civique, notamment dans les transports en commun.

« Si on m’invite quelque part, je dirai non »

« Dans la rue, on va se regarder comme après les attentats, de manière un peu suspicieuse » prédit Nancy, 28 ans, parisienne. Graphiste freelance et vendeuse dans une boutique de vêtement le week-end, elle est stressée de devoir reprendre les transports en commun, après près de deux mois de strict confinement.

Son compagnon, Yves-Allan, explique n’être sorti que tous les 10 jours pour faire des courses, « pour minimiser les risques, préserver ma santé, et en me disant que si tout le monde le respectait, on s’en sortirait plus vite ».

À part pour le travail, le couple n’a prévu aucune sortie, en attendant de voir l’évolution de l’épidémie après le déconfinement. « Si on m’invite quelque part, je dirai non » explique Nancy. « Je sais ce que moi j’ai fait, les précautions prises, mais les autres non ».

Ghania, elle, ne sortira pas après le 11 mai. Cette mère de deux jeunes enfants qui vit en famille a « peur pour eux ». « Même si on dit qu’ils sont immunisés, ils peuvent quand même l’attraper » craint-elle. Dans sa ville, les écoles ne rouvriront pas.

« Ce nombre énorme de morts »

À l’annonce du confinement, elle dit s’être « pris un coup sur la figure ». « Après nous avoir dit que c’était rien ce virus, on a tout fermé, les écoles… Du coup je ne suis plus sortie du tout, et les enfants non plus » explique-t-elle.

Le décompte macabre des victimes du virus l’a aussi traumatisée : « J’évite de regarder les infos. Ce nombre énorme de morts, tous les jours, je ne supporte pas. Ça me stresse de voir autant de personnes mourir, je pense à leur famille. À la mienne, en Algérie, où les hôpitaux ne sont pas aussi bien qu’ici… »

Sinon, quelques séances d’hypnose profonde chez le psy vous permettra vous sentir plus fort et confiante.

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Son père était condamné à mourir du coronavirus, voici comment il l’a soigné

Tout le monde le croyait condamné, sauf son fils.

Au Royaume-Uni, un homme de 81 ans malade du Covid-19, qui demandait à mourir chez lui, a survécu au coronavirus. Le plan de son fils a déjoué tous les pronostics.

– Parfois, ce n’est pas votre heure

C’est probablement ce que se sont dit les membres de cette famille britannique, dont le grand-père de 81 ans, porteur du nouveau coronavirus et atteint d’une maladie respiratoire, semblait condamné. Jusqu’à ce que son fils prenne les choses en main.

Dès le 25 mars, l’état de Suryakant, surnommé Suri, octogénaire souffrant déjà d’une maladie pulmonaire obstructive chronique, commence à se dégrader.

Ses balades censées durer dix minutes se transforment en excursions poussives de 45 minutes. Et même s’il ne présente pas de fièvre ou de toux, ses problèmes respiratoires s’aggravent. Le vieil homme semble fatigué et apathique.

– « Tu ne vas pas mourir, on va s’occuper de toi »

Quand ses poumons commencent à se remplir de liquide, Suri est transporté à l’hôpital de Watford, dans la banlieue de Londres. Sûrs à 95 % qu’il est atteint du coronavirus, les médecins préviennent : si l’état de Suri venait à s’aggraver, ils ne pourront pas l’intuber pour le placer sous respiration artificielle, car ses poumons n’y résisteraient pas. Ils décident alors de le renvoyer à la maison.

De retour chez lui, l’octogénaire saisit la main de son fils et lui fait promettre de ne pas le renvoyer à l’hôpital. « Si je dois mourir, je veux que ce soit ici », dit-il, comme le rapporte son fils Raj Nathwani, 55 ans, à la chaîne de télévision américaine CNN.

Un fils qui n’est absolument pas prêt à accepter la mort de son père : « Tu ne vas pas mourir. On va s’occuper de toi à la maison », lui répond-il.

– Collecter des données pour sauver son père

Raj met alors en place un véritable plan d’action pour sauver son père. Il passe l’après-midi à nettoyer la maison à fond, isole sa mère de 80 ans au rez-de-chaussée et transforme la chambre de ses parents, à l’étage, en chambre d’hôpital de fortune.

Outre ses minces connaissances médicales et les conseils de l’hôpital pour administrer des soins palliatifs à son père, le fils, responsable de clientèle dans une société de publicité, décide alors de faire ce qu’il connaît le mieux : la collecte de données.

Raj achète le matériel médical de base et crée alors une feuille de calcul qui permet de suivre l’évolution de la température, de la pression artérielle et la saturation en oxygène de Suri.

Pour limiter le temps passé dans la chambre de son père, il l’équipe d’une tablette, sur laquelle il installe une application de babyphone, ce qui permet à tous les membres de la famille, dont certains vivent aux États-Unis, de rester en contact et de surveiller Suri.

Le fils stratège a également pu se reposer sur les conseils d’un ami de la famille, médecin généraliste, qui a pu interpréter les données enregistrées dans sa feuille de calcul et donner des recommandations concernant l’hydratation du patient.

– « Ne pas réanimer »

Mais trois jours plus tard, Suri commence à délirer, peine à s’alimenter et confie à Raj qu’il pense être proche de la fin. Le lendemain, le diagnostic tombe : l’octogénaire est bien atteint du coronavirus. Le médecin de famille prescrit alors des antibiotiques et recommande que l’on couche le malade sur le ventre le plus possible afin de l’aider à mieux respirer.

« Je ne suis pas un parieur. Mais si j’avais dû miser de l’argent, je n’aurais pas donné cher de la vie de cet homme », a confié le Dr Bharat Thacker à CNN.

Au regard de l’état de santé de Suri, des directives anticipées destinées aux soignants sont même rédigées : « Ne pas réanimer. » Heureusement, nul n’a eu besoin de respecter ces consignes.

Peu à peu, l’état de l’octogénaire commence à s’améliorer. Son fils comprend qu’il est sur la voie de la rémission quand Suri se remet à le houspiller. « Il recommençait à se plaindre de son thé qui n’était pas bien préparé. Puis il a réclamé de la pizza et des frites. »

– « Pas son heure »

Une des clés de la rémission de l’octogénaire pourrait aussi venir du fait que la maison était déjà équipée d’une ventilation à pression positive continue, pour traiter son apnée du sommeil.

La semaine dernière, après que les médecins lui ont donné le feu vert, Suri a pu marcher de nouveau dans son jardin à l’aide d’un déambulateur. « On a eu la chance d’avoir une équipe de référents en qui j’ai confiance, ainsi je n’ai pas eu à me fier uniquement au docteur Google », ironise Raj.

Quant au Dr Thacker, dont plusieurs patients sont décédés des suites du nouveau coronavirus, il reste réservé sur les facteurs qui ont permis à Suri de vaincre la maladie.

Sont-ce les soins apportés par sa famille ou bien les données collectées par son fils et transmises aux médecins qui ont fait la différence ? Difficile à dire pour le médecin, qui ajoute : « Peut-être aussi la chance. Ou ce n’était tout simplement pas son heure. »

Source: ouest-france.fr

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