mort


Après la mort d’un être aimé, les vivants, ceux qui restent, continuent à entretenir des relations fortes avec le défunt.

C’est normal. Mais bien souvent douloureux.

La qualité de cette relation est fondamentale pour la qualité de vie de ceux qui sont en souffrance, mais vivants.

Tous les cas où le mort est absent – ou trop présent -, ou dans les cas les plus complexes, devenu « fantôme », appellent à une intervention thérapeutique pour retrouver la Paix, et le laisser en Paix…

Car parler de ses peines, c’est déjà se consoler, n’est-ce pas ?

Selon de nouvelles recherches, les décès par cancer du foie ont triplé au cours des 20 dernières années, avec plus du quart des cas concentrés dans les communautés les plus pauvres.

Les conclusions alarmantes de l’Institut national de recherche sur le cancer ont été décrites comme un “réveil” pour le NHS et les décideurs.

Le « Cancer Research UK » a également averti que le nombre de tumeurs du foie allait augmenter de 38% d’ici 2035…

Entre 1997 et 2016, plus de 62 000 cancers primitifs du foie ont été diagnostiqués en Angleterre. Le nombre de décès dus à la forme la plus courante de la maladie a considérablement augmenté.

Parmi les hommes, il y avait 2,73 cas pour 100 000 habitants en 1997, avec 1,93 décès. En 2016, ce nombre était passé à 8,82 cas et 5,97 décès.

Parmi les femmes, 0,82 cas ont été diagnostiqués et 0,51 décès pour 100 000 habitants en 1997, passant à 2,2 et 1,4 en 2016.

Un quart des formes les plus graves de la maladie provenaient des communautés les plus défavorisées, avec 58% de cirrhose du foie.

« La présence de cirrhose, en particulier de cirrhose avancée, chez de nombreux patients signifie que les options de traitement sont sévèrement limitées », déclare le Dr Anya Burton. « Nos résultats soulignent le besoin urgent de mettre en place des stratégies de prévention. »

Bien que la recherche ne puisse pas expliquer les augmentations, elle a déclaré qu’il existait des facteurs de risque communs tels que la consommation d’alcool, la toxicomanie et l’obésité, qui sont tous plus courants dans les zones défavorisées.

Le cancer du foie est difficile à diagnostiquer, plus du tiers des patients participant à l’étude apprenant qu’ils étaient atteints de la maladie après s’être présentés à l’urgence.

M. Hassan Malik, chirurgien consultant en chirurgie du foie à l’hôpital universitaire Aintree de Liverpool, qui n’a pas participé aux recherches du CNRI, a déclaré:

«Le triplement du cancer du foie au cours des 20 dernières années est extrêmement préoccupant, et ces données sont un avertissement pour les décideurs et les prestataires de santé qui ont besoin de meilleures stratégies de prévention. Bien que ces nouveaux chiffres ne concernent que l’Angleterre, nous savons que l’alcool, la toxicomanie et la cirrhose du foie qui en résulte sont des problèmes encore plus graves en Écosse et que, par conséquent, les taux de CHC seront probablement plus élevés. »

« Prévenir vaut toujours mieux que guérir, et c’est particulièrement le cas du cancer du foie, qui n’est généralement détecté qu’à un stade avancé, quand il est presque impossible de guérir. »

Cancer Research UK a annoncé 5 000 décès par cancer du foie au Royaume-Uni en 2017, contre 3 200 en 2007.

Environ un quart des cas de cancer du foie peuvent être liés au surpoids ou à l’obésité et 20% au tabagisme.

Environ la moitié des cas sont évitables…

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Pour l’obésité, deux causes possibles :

1) alimentation trop riche en féculent, sucre et fructose, avec des aliments pauvres en choline dû fait d’une alimentation végétarienne et/ou végan.

2) Augmentation d’aflatoxines avec une alimentation végétarienne et/ou végan. Un autre nom possible du cancer du foie: carcinome hépatique-cellulaire.

Il s’agira de la porte d’entrée à la machine, dans le couloir difficilement accessible, mais si important, qu’est celui de la médecine.

L’imagerie médicale est sur le point d’être la nouvelle piste très concrète de nouveaux outils dopés à l’intelligence artificielle.

Par exemple, une nouvelle piste d’étude, qui cherchera à terme à permettre aux médecins et radiologues de pouvoir réaliser des tâches plus rapidement, tout en limitant les erreurs.

Aujourd’hui, l’un des cas de diagnostic les plus complexes – car très exposés aux erreurs d’interprétation – a été au cœur d’une étude par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley (UC Berkeley) et de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF).

Dans un rapport publié aujourd’hui dans la revue Proceedings of National Academy of Sciences, l’équipe de scientifiques a dévoilé les résultats de leurs récentes recherches au sujet de la détection des hémorragies cérébrales.

Un domaine médical où le nombre de faux positifs ralentit énormément le processus du diagnostic, malheureusement mortel si l’intervention n’est pas réalisée à temps.

L’étude menée avait pour objectif de dresser un premier constat préliminaire.

Peut-on, à l’heure actuelle, inviter la technologie au cœur du savoir ?

Peut-on remplacer la précision humaine par l’exactitude souhaitée de l’intelligence artificielle ?

Tant de questions sur lesquelles des premières pistes de réponses ont été trouvées.

« Nous voulions quelque chose de pratique, et pour que cette technologie soit utile sur le plan clinique, le niveau de précision doit être proche de la perfection », a déclaré Esther Yuh, co-auteur de l’étude et professeure agrégée de radiologie à l’UCSF.

Pour ce faire, les chercheurs ont mis au point un algorithme. Ce dernier utilise un programme issu d’une forme d’intelligence artificielle, qui a été classiquement « éduquée » grâce à un type d’apprentissage en profondeur connu sous le nom de réseau de neurones entièrement convolutif (ou réseau de neurones à convolution).

L’apprentissage automatique avait la particularité de se baser sur un nombre de données étonnamment petit. Mais les quelque 4 396 examens furent choisis de façon très réfléchie, en abordant des cas d’hémorragies bien réelles et à l’imagerie précise.

Les résultats sont significatifs.

L’algorithme a trouvé quelques petites anomalies que les experts avaient manqué. Il a également noté leur emplacement dans le cerveau et les a classés en fonction du sous-type, une information dont les médecins ont besoin pour déterminer le meilleur traitement.

Au final, le programme n’a pris qu’une seconde pour effectuer son diagnostic, en traitant l’intégralité de l’imagerie du scanner de la tête du patient.

La mission des chercheurs semble porter ses fruits.

Et s’attaquer au cas de l’hémorragie cérébrales, s’assimile à s’attaquer à l’un des diagnostics les plus difficiles et cruciaux, « en raison des conséquences potentielles d’une anomalie manquée, où les patients ne tolèreront pas moins que la performance ou la précision humaines » expliquait Esther Yuh, consciencieux.

Selon leur rapport, la précision de l’algorithme est clairement au rendez-vous, avec des analyses « au pixel près », sachant que les points traduisant des signes d’hémorragies peuvent avoir une taille de l’ordre de 100 pixels.

Désormais, l’outil établi poursuivra son perfectionnement sur tout le pays.

Aux États-Unis, chaque centre de traumatologie inscrit à l’étude, menée par Geoffrey Manley (professeur et vice-président de la neurochirurgie à UCSF), seront donc de potentiels nouveaux testeurs de l’algorithme baptisé « PatchFCN ».

Un premier pas vers l’intelligence artificielle dans l’imagerie médicale et la médecine en générale, auquel l’importance sera décisive selon le chercheur Jitendra Malik, de l’UC Berkeley.

« Étant donné le grand nombre de personnes qui souffrent de lésions cérébrales traumatiques tous les jours et qui sont conduites au service des urgences, cela revêt une très grande importance clinique », expliquait l’homme, connu pour ses recherches en vision par ordinateur.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment contracté par les femmes en France, avec 58 968 nouveaux cas en 2017, selon l’Institut national du cancer (INCA).

On estime, pour la même année, qu’il est responsable de la mort de 11 883 femmes. 18,2 % des femmes atteintes d’un cancer succombent, dans le pays, au cancer du sein.

Le risque d’être touché par cette maladie augmente fortement avec l’âge : 80 % des cas se développent après 50 ans, toujours selon l’INCA.

De nombreuses études ont été réalisées pour explorer les causes du cancer du sein.

De nombreux facteurs de risques ont été identifiés, mais certains sont considérés comme prépondérants, selon l’INCA. Outre le sexe (seulement 1 % des cas touchent des hommes) et l’âge, il s’agit surtout:

– d’antécédents personnels de maladie (par exemple, de précédents cancers du sein, de l’ovaire ou de l’endomètre),

– d’antécédents familiaux de cancers

– ou de prédispositions génétiques.

Des risques liés à l’environnement et au mode de vie existent aussi.

Selon le Centre international de recherche sur le cancer, 15,1 % des nouveaux cas de cancer du sein chez des femmes de plus de 30 ans en 2015 étaient imputables à la consommation d’alcool, ce qui représente un peu plus de 8 000 cas. Par ailleurs, 4,4 % étaient liés à la consommation de tabac. Après 50 ans, 10,6 % des cancers étaient attribuables au surpoids et à l’obésité. Les perturbateurs endocriniens sont également suspectés d’être un facteur de risque.

Les pesticides quant à eux, peuvent jouer un rôle dans l’apparition de certains cancers. Mais la recherche scientifique n’a, à ce jour, pas mis en évidence de possibles effets sur l’apparition du cancer du sein, comme le concluait une expertise de l’Inserm en 2013. Et ce, tant en ce qui concerne la population générale que celle des travailleurs agricoles.

Cela n’obère pas toute réflexion sur le sujet, d’autant que certains pesticides sont susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens. Reste qu’on peut difficilement dire que si une femme sur dix est touchée par le cancer du sein, c’est « dû aux pesticides ». Les propos de Ségolène Royal ont donc fait bondir des spécialistes du sujet comme le président de la Ligue nationale contre le cancer, Axel Kahn.

« On fait deux boulots en un » : après le suicide de Christine Renon, des directeurs d’école racontent un « malaise généralisé ».

La mort de Christine Renon, directrice d’une école maternelle à Pantin, a mis en lumière le mal-être de toute une profession.

Elle ne peut contenir ses larmes à l’évocation de la première phrase de la lettre de Christine Renon. Véronique Decker, directrice d’école à Pantin (Seine-Saint-Denis) de 1994 à 2019, est débordée par l’émotion, en relisant les mots de la directrice d’école maternelle, qui s’est suicidée sur son lieu de travail. « Aujourd’hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée », avait-elle écrit dans un courrier de trois pages envoyé à sa hiérarchie et des collègues.

« Cette phrase est terrible, elle est extraordinaire parce qu’elle résume tout en quelques mots », juge la jeune retraitée, qui a longuement milité au sein de Sud-Education. Les obsèques de Christine Renon se déroulent jeudi 3 octobre, en même temps qu’une journée de mobilisation des directeurs et directrices d’école. Son geste a mis en lumière le profond malaise qui secoue la profession.

« Dire que je me reconnais dans les propos de ma collègue est une évidence », lâche Fabrice*, directeur d’une école de six classes dans le sud-est de la France, à franceinfo. Il parle d’« un malaise généralisé ». Pour ce trentenaire non syndiqué, il n’est pas étonnant que Christine Renon évoque son état de fatigue élevé, aussi tôt dans l’année scolaire.

« Septembre, le mois de l’apnée »

« La rentrée d’un directeur d’école se fait rarement à la date de pré-rentrée officielle fixée par l’Education nationale », explique Fabrice. Dès mi-août, il s’agit de « préparer la réunion avec les collègues, gérer les inscriptions tardives, préparer les documents à remettre aux familles, travailler les plannings de réunions, de surveillance, d’utilisation des locaux, etc. », liste le directeur. Ce n’est pas tout. Il faut aussi se coordonner avec la municipalité pour « les imprévus de l’été, comme des travaux en urgence, remettre en état les locaux s’ils ont été utilisés. »

Puis vient septembre. « Le mois de septembre est, pour un directeur, celui de l’apnée », selon Fabrice. Ghislaine*, directrice d’une école de trois classes dans le Sud-Ouest, confirme. « En début d’année, il faut rentrer toutes les fiches dans le système informatique : il faut vérifier tous les numéros de téléphone, toutes les adresses… Cela prend un temps fou. Septembre-octobre, jusqu’aux vacances de la Toussaint, c’est vraiment compliqué », raconte la quadragénaire à franceinfo, qui n’est plus syndiquée depuis quelques années, après avoir longtemps été au Snuipp.

Au menu de la rentrée, Fabrice mentionne également tous les plans et mesures relatifs à sécurité, avec des documents à remplir en version papier et numérique.

Mais au-delà de cette fatigue précoce, les directeurs d’école interrogés par franceinfo pointent, comme Christine Renon, l’accumulation de tâches et d’imprévus au quotidien, « la succession de toutes ces petites actions qui se surajoutent », selon Ghislaine.

Madeleine*, directrice d’une école privée sous contrat d’association dans les Hauts-de-France, évoque pêle-mêle « un conflit entre parents, des choses aussi banales qu’une sortie scolaire où il manque un accompagnateur et à laquelle je dois finalement aller, le manque de papier toilette que je dois aller chercher sur mon temps libre, ou une réunion à 50 km de l’école », compliquant la garde de ses enfants.

 

*Le prénom a été modifié

Source: franceinfo.fr


Si vous avez besoin d’aide, si vous êtes inquiet ou si vous êtes confronté au suicide d’un membre de votre entourage, il existe des services d’écoute anonymes. La ligne Suicide écoute est disponible 24h/24 et 7j/7 au 01 45 39 40 00. D’autres informations sont également disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

Ou prenez rendez-vous avec un psy, qui saura vous écouter, et vous apporter des solutions à votre mal-être.

« Même si ça a été dur,

je veux dire que c’est possible de s’en sortir »

Appelons-la Lorelai, un prénom qu’elle affectionne, découvert dans un livre.

Elle a la trentaine, un beau visage qui s’illumine puis s’assombrit au gré du récit de son existence. Sombre donc, le plus souvent.

Lorelai a subi pendant dix ans le calvaire d’une femme battue.

Originaire d’un pays de l’est de l’Union européenne, elle vit en France depuis plusieurs années, et tient aujourd’hui à témoigner de son histoire, une parmi d’autres, alors que s’est ouvert mardi 3 septembre un Grenelle des violences conjugales pour lutter contre ce fléau, qui touche environ 219 000 femmes chaque année.

« Ce pays m’a donné confiance en moi, ça m’a permis de comprendre que les femmes ont le droit d’être respectées », explique-t-elle en nous recevant dans le salon de son pavillon de banlieue.

Après la découverte chez les parents des camarades de classe de son fils d’un quotidien « sans maltraitance, sans humiliation », elle qui n’avait connu que violences et menaces depuis le début de son mariage a trouvé, dit-elle, la force de rompre avec son bourreau.

Aujourd’hui encore, elle se souvient de son étonnement en allant chez un couple « normal » : « En arrivant ici, je suis tombée sur une autre planète. »

Pour s’en sortir, le chemin a été long et les épreuves, nombreuses.

En témoignent les plaintes, attestations et jugements divers qu’elle montre volontiers. Ils sont aujourd’hui rassemblés dans deux épais classeurs rouges, conservés précieusement.

« Même si ça a été dur, je veux dire que c’est possible de s’en sortir, de quitter tout ça. » « Tout ça », une expression pudique pour désigner les cheveux arrachés par poignées, les coups assénés sur le corps et à la tête, les menaces et les vociférations accompagnées de cette rengaine : « Tu n’es qu’une bonne à rien, une pute, une nulle. »

Lorelai a beau remonter le fil de ses souvenirs, pour savoir si elle aurait pu éviter ces années gâchées, si elle aurait dû se méfier, elle ne trouve rien. Rien dans la cour effrénée faite pendant plusieurs mois ne laissait transparaître la nature de son futur époux, rencontré à la fin de ses études supérieures.

Pourtant, après un mariage de raison plus que d’amour – ce qu’il ne cessera de lui reprocher – « le pire de ma vie a alors commencé », dit-elle. Les disputes éclatent, toujours plus violentes. Les cris, les coups pleuvent. Honteuse, elle cache d’abord les marques à sa famille et ses amis. « Je voulais montrer que j’étais heureuse, que je me réalisais dans ma vie », explique-t-elle…

Procès Barbarin et France Télécom : l’enceinte pénale, cœur battant des débats de société !

Qualifiés d’« historiques », les procès du cardinal Barbarin et de France Télécom ont permis la confrontation publique des victimes et des accusés.

Devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 27 juin, Noémie Louvradoux évoque son père, Rémy, un agent fonctionnaire de France Télécom qui s’est immolé par le feu devant son agence de Mérignac (Gironde) le 26 avril 2011.

La jeune femme égrène le nom de chacun des anciens dirigeants de l’entreprise, assis à deux mètres d’elle : « Ils ont assassiné mon père. Ils ont tué notre vie de famille. Et ils ont dit qu’ils ne savaient pas. »

Quelques mois plus tôt, dans une autre enceinte pénale, la même colère douloureuse avait été jetée à la face des prévenus.

Alexandre, François, Laurent, Pierre-Emmanuel, Stéphane, Mathieu, Christian, Didier, âgés de 38 à 53 ans, étaient venus déposer le secret longtemps enfoui qui avait détruit leur enfance.

Tous avaient appartenu à la troupe scout de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône) et avaient subi les attouchements de l’aumônier Bernard Preynat.

« Je veux que les personnes d’Eglise me voient et voient ma souffrance », avait lancé Christian au cardinal Philippe Barbarin et aux représentants de la hiérarchie de l’Eglise qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Lyon.

Dans les deux cas, l’écart est vertigineux entre l’intensité de la souffrance vécue et le délit reproché aux prévenus.

Harcèlement moral érigé en stratégie managériale au procès France Télécom, non-dénonciation de crime ou de délit au procès Barbarin.

Dans les deux cas, ceux qui sont poursuivis devant le tribunal ne sont pas les auteurs directs du mal infligé aux victimes. Mais de la place hiérarchique qui était la leur – dirigeants d’entreprise, autorité ecclésiale –, ils avaient le pouvoir d’empêcher ce mal, du moins de le réparer.

L’ancien PDG Didier Lombard et le cardinal Philippe Barbarin n’ont certes pas attendu d’être renvoyés devant une juridiction pour prendre la mesure des drames vécus pour l’un, dans son entreprise, pour l’autre, dans son Eglise.

Mais la salle d’audience du tribunal correctionnel de Paris, comme celle de Lyon, ont permis quelque chose d’unique : leur confrontation publique.

Quand les familles ou les collègues de travail des agents de France Télécom évoquent à la barre le lent isolement, la perte de confiance en soi, la détresse, la peur de ne pas y arriver, de ceux qui ont mis fin à leurs jours, comme lorsque les victimes de Bernard Preynat racontent ses invitations sous la tente, son souffle court, son haleine qui empeste le cigare, leur honte et leur détresse, on n’entend pas seulement ce qu’ils disent, on regarde les prévenus les écouter…

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