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Screenshot_2020-01-22 Christian Assad, MD sur Twitter Ron Rosedale, “Insulin and Its Metabolic Effects,” lecture given at B[...]

Les bénéfices observables d’un mois sans alcool…

Sur le même principe que le Mois sans tabac, la Fédération Addiction veut faire de janvier un mois sobre, pour toutes celles et ceux qui le souhaitent.

Une initiative qui séduit notamment les moins de 30 ans, et qui peut avoir des effets positifs sur la santé, même à court terme.

Après les excès des fêtes de fin d’année, le mois de janvier peut être l’occasion d’adopter un mode de vie plus sain. C’est l’idée du Mois sans alcool, pour la première fois proposé en France par la Fédération Addiction.

Selon l’OCDE, la France est le troisième plus gros consommateur d’alcool au monde avec une moyenne de 11,7 litre d’alcool pur (soit l’équivalent de 130 litres de vin) par an et par habitant.

Cette initiative existe déjà au Royaume-Uni depuis 2013.

« C’est un beau challenge », explique Céline, une participante qui a bu son dernier verre d’alcool avant février dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. A 48 ans, elle se lance ce défi pour prouver que l’on peut s’amuser sans ivresse. « J’aime faire la fête, voir des amis. Je n’ai pas l’habitude de boire de l’alcool tous les jours mais j’ai des occasions assez nombreuses« , précise cette habitante de la banlieue parisienne.

Céline explique avoir déjà reçu des « petites blagues » de la part de ses amis : « tu ne seras pas capable » ou « on ne va plus te voir » mais elle compte bien aller au bout pour « montrer aux autres que c’est possible ».

Le Mois sans alcool questionne aussi sur l’importance sociale accordée aux boissons alcoolisées qui ne sont « pas obligatoires » pour passer une bonne soirée.

La Fédération Addiction espère le même engouement pour le Mois sans alcool en France qu’au Royaume-Uni.

L’an dernier, 4 millions de Britanniques y ont participé. 4 500 français s’étaient également inscrits sur l’application anglaise dont près de 50% avaient moins de 34 ans. « On voit que ce type de campagne attire un public jeune », confirme Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération Addiction.

 

Ecouter l’autre,

c’est le faire exister !

Médicaments à éviter : la revue Prescrire publie sa nouvelle liste de 105 produits

Une centaine de médicaments « plus dangereux qu’utiles », dont une douzaine de petits nouveaux.

Comme chaque année, la revue Prescrire a dévoilé ce jeudi sa nouvelle liste de produits « à écarter » en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils font courir aux patients.

Parmi les douze médicaments ajoutés cette année à cette liste noire (consultable en intégralité sur le site de Prescrire ), figure le fameux Ginkgo biloba pour les troubles cognitifs (de la mémoire, de la compréhension, etc.) des patients âgés, qui comporte un risque d’hémorragies, de troubles digestifs, ou encore de convulsions.

La revue relève en outre que le Ginkgo biloba est par ailleurs utilisé combiné à d’autres molécules, sous le nom de Ginkor fort, dans l’insuffisance veineuse, « sans plus d’efficacité ».

Des médicaments déconseillés, mais pas retirés du marché

Parmi les nouveaux, figurent aussi des sirops contre la toux dont on peut se passer comme Clarix toux sèche pour enfant et Vicks sirop pectoral 0,15 % pour adulte, à base de pentoxyvérine. Cet antitussif « expose à des troubles cardiaques » et « à des réactions allergiques graves », souligne la revue indépendante.

La contamination par du plomb des argiles médicamenteuses utilisées dans divers troubles intestinaux, dont les diarrhées, justifie de les écarter des soins. C’est le cas de l’attapulgite (Actapulgite, ou en association dans Gastropulgite), la diosmectite ( Smecta ou son générique).

Sont aussi concernés le Rennieliquo, le Bedelix, le Gelox, ou encore Gastropax et Neutroses.

La liste 2020, qui recense 105 médicaments (dont 92 commercialisés en France), à ne pas utiliser, à défaut de les voir retirer du marché, a été établie sur la base des analyses publiées dans la revue de 2010 à 2019, explique Prescrire.

Elle est régulièrement actualisée, certains médicaments étant retirés, d’autres ajoutés.

Le spectre d’un « nouveau » Mediator

Les médicaments visés dans cette liste sont des « causes de mortalité, d’hospitalisations ou d’effets nocifs graves ou très gênants, largement évitables », assure la revue.

Ce « ne sont pas forcément de futurs Mediator, au centre de scandales et de procès impliquant notamment une firme et l’agence du médicament. Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps », ajoute-t-elle perfidement.

Parmi les douze nouveaux mis à l’index, on retrouve aussi l’alpha-amylase (Maxilase et équivalents) pour les maux de gorge qui peuvent engendrer des réactions allergiques parfois graves, voire mortelles (un décès enregistré en France en 2017), que l’Agence du médicament veut voir retirer de l’accès libre en pharmacie.

La fameuse liste des 105 médicaments à éviter:

lisez cette page en cliquant ici.

Très souvent, vos pensées ne sont que des opinions, des croyances.

Une opinion n’est pas un fait établi, c’est une pensée que l’on peut discuter et contredire.

Voire même changer 😉

Par exemple :

    1. Quelles sont les preuves qui soutiennent votre opinion ? Qu’est-ce qui vous fait dire que les gens à cette soirée vont vous trouver ennuyeux ?
    2. Quelles sont les alternatives ? Existe-t-il d’autres possibilités ? Peut-être que vous aller croiser le regard d’une personne et que vous allez sentir que vous êtes le bienvenu. Il est possible que vous tombez sur un sujet de conversation qui vous passionne. Il est tout à fait concevable que les membres du groupe soient intéressés par ce que vous avez à dire. Trouvez d’autres pensées qui sont à l’opposé de vos pensées pessimistes.
    3. Dédramatiser. Il se trouve que le groupe que vous avez choisi est en train de parler d’un sujet qui ne vous intéresse pas, et pour lequel vous n’avez aucune compétences. Il est donc possible que vous n’ayez rien à dire, que l’on vous trouve ennuyeux et que l’on vous ignore. Est-ce vraiment une catastrophe ? Quelles seraient les conséquences pour vous ? Sont-elles réellement aussi terribles que vous l’imaginiez ?
    4. Y-a-t-il un intérêt d’une pensée pessimiste ? Vous sert-elle vraiment à quelque chose ? Est-elle utile pour vous ?

Octobre rose : à Toulouse, les médecins rendent le parcours de soins des malades plus humain

Créé par des professionnels de santé, spécialisés dans la lutte contre le cancer du sein, l’institut du sein du grand Toulouse permet d’améliorer et de coordonner les parcours de soin des patientes.

Une façon d’éviter le sentiment d’abandon ressenti par beaucoup de malades.

Prendre rendez-vous chez un kinésithérapeute près de chez soi, faire les démarches administratives auprès des cliniques ou encore s’inscrire à un atelier thérapeutique, voilà des choses auxquelles ont droit les personnes suivies pour un cancer du sein.

Mais le plus souvent, ces patientes sont submergées par la maladie, car elle ne savent pas ou ne peuvent pas multiplier les démarches en plus des soins.

Alors, pour éviter ce sentiment d’abandon, des professionnels de santé toulousain ( oncologues, chirurgiens sénologues, radiologues,…) viennent de créer l’Institut du Sein Grand Toulouse. 

 »Même bien accompagnées sur le plan médical, nous savons que les patientes commencent un parcours du combattant et qu’elles cherchent de l’aide » explique Gaëlle Jimenez, radiologue et présidente de l’Institut du Sein Grand Toulouse (ISGT).

L’objectif de ce réseau est d’apporter un soutien pour coordonner au mieux le parcours de soins en préservant la qualité de vie des patientes pendant le traitement. Mais aussi après, au moment de la reconstruction ou de la reprise du travail.

Ce service d’accompagnement, totalement gratuit, est rendu possible grâce à trois coordinatrices de parcours qui interviennent dans sept cliniques toulousaines. Des jeunes femmes, spécialement formées, qui suivent chaque patiente individuellement.

Octobre rose à Toulouse : comment apprivoiser les émotions “négatives” pendant et après un cancer du sein ?

Les émotions, quelles qu’elles soient, sont normales et naturelles.

On en a besoin, même si elles sont par moment désagréables à ressentir. Leur intensité est variable et elles peuvent se manifester de manière différenciée… ça va de l’absence de manifestation (et ça n’est pas un problème) à des manifestations très bruyantes.

Il y a une valorisation de l’expression émotionnelle d’un point de vue sociétal.

Mais on assiste à une injonction paradoxale : on valorise l’expression des émotions mais il faut qu’elles soient maîtrisées.

C’est vrai que personne n’est très à l’aise quand quelqu’un est débordé par les émotions…

Bref on demande aux gens d’avoir des émotions, mais pas bruyantes.

Or le but est que chacun s’exprime comme il peut que ce soit lors du diagnostic, pendant le traitement ou durant l’après cancer.

Il y a des émotions spécifiques associées à l’après cancer ? N’est-ce pas une libération ?

Ce n’est pas forcément aussi simple.

Le traitement d’une certaine manière contenait l’angoisse. Quand les rendez-vous s’estompent, la personne qui a été encadrée, « couvée », « protocolisée » peut se retrouver seule avec un sentiment d’être lâchée dans la nature, abandonnée.

Et puis revenir dans la « vie normale » ne va pas de soi. C’est plus complexe qu’il n’y paraît. Même si la personne a la volonté d’avoir une vie dite normale, elle peut rencontrer des difficultés du fait de son parcours qui lui a fait rencontrer la maladie et la mort. 

Elle revient dans une vie où les repères peuvent avoir changé. Tout comme la dynamique familiale. Elle doit ré-apprivoiser sa vie. Ces personnes ont un manque de visibilité sociale (on parle peu de l’après cancer). Cela ne les rend pas légitimes, alors qu’elles le sont, à s’exprimer et faire reconnaître leur désarroi ou le fait qu’elles peuvent se sentir mal.

En tant que psychologue, quel est votre rôle ?

Chaque personne arrive avec sa propre histoire, sa propre singularité et elle se débrouille avec ce qui se passe. Si elle est trop submergée, c’est important qu’elle ait un espace d’élaboration avec un psychologue. 

Cela permet de comprendre ce qui se passe, observer les processus psychiques en nous, les émotions qui nous traversent, les émotions internes, les pressions…

L’idée est de déplier, de « déplisser » tout ça. Parfois de se délester d’une pensée.

Par exemple, il arrive que les histoires se téléscopent : une patiente dont la mère est morte du même cancer. Même s’il existe des dispositions génétiques ou familiales, il faut décoller sa propre histoire de celle de sa mère. Il peut y avoir identification, téléscopage… Echanger avec un psychologue peut permettre de retrouver son chemin singulier.

Dans la plupart des cas, on aboutit à un apaisement.

La personne peut voir ses ressources propres, se permettre de parler de choses auxquelles elle a peur de se confronter seule ou d’évoquer avec les médecins ou la famille. ça peut être par exemple la question de la mort.

Peut-on parler d’émotions négatives ?

On peut supposer que la peur, l’anxiété, la tristesse, la colère sont des émotions négatives.

En fait, elles sont adaptatives. Lorsqu’on va assister à une agression, on va être envahi par la peur ou la colère. Ce sont des émotions adaptées.

L’idée est de ne pas être dans le jugement des émotions qui nous traversent.

Par exemple, une jeune femme qui est malade depuis toute jeune et qui manifeste son ras-le-bol, mais se culpabilise de cette colère. Elle ajoute de la culpabilité alors que sa colère est légitime et lui permet de tenir de bout par exemple. C’est une émotion adaptée.
 
Il y a une image sociétale : le malade a le droit de se plaindre, mais pas trop. Or quand on est malade, on est parfois anxieux, triste.

Avec cette tyrannie du positif, les patients peuvent être amenés à penser que si le traitement ne fonctionne pas, c’est de leur faute. Parce qu’ils n’ont pas été combattifs par exemple. Ce sont des pensées qui ne servent qu’à « plomber » les gens.

La dépression est une maladie psychique et il est important de consulter un psychiatre.

Mais elle peut constituer un travail psychique important, un travail sur la perte d’un sein par exemple, d’un statut social… et forcément quand on est dans la perte, on est dans la tristesse.

Or ce temps est intéressant, constructif. 

* Les liens html dans l’interview renvoient à une bande dessinée « La guerre des tétons » de Lili Sohn, qui après l’annonce de son cancer du sein en février 2014, fait face à toutes les étapes, du diagnostic à l’après cancer et ce qu’elle va faire de son « nouveau moi ».

Source: tchaogunther.com/a-propos

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