malaise


Les personnes souffrant de troubles alimentaires (tca) ressentiront probablement un effet à long terme sur leurs symptômes et leur rétablissement.

Il est important que cela soit reconnu par les services de santé, et au-delà, afin d’offrir les ressources nécessaires pour soutenir cette population vulnérable maintenant et de façon continue.

Le déconfinement est loin d’être la fin des problèmes

C’est pour ces patients une nouvelle épreuve.

« Les repères nouveaux acquis pendant le confinement sont perdus, les cartes rebattues, les journées restructurées… La peur du regard de l’autre, de son jugement, peut être suffisante pour renforcer les TCA d’un client. »

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Ce que j’ai entendu au cabinet :

« Jai l’impression de penser de plus en plus à la nourriture »

« des gens vont mourir de leur TCA parce qu’ils n’ont plus de suivi médical »

« je suis coincée à la maison avec des gens qui ne savent pas que je suis anorexique. Je me cache et je mens constamment »

Chez les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire (TCA), le confinement instauré au printemps 2020 a fait des dégâts.

La pandémie de Covid-19 a ainsi eu un impact négatif profond sur tous mes clientes souffrant de TCA.

Et que se passerait-il s’il y avait un nouveau reconfinement cet automne-hiver ? Je n’ose l’imaginer pour mes clientes dépendantes…

Des maladies du contrôle émotionnel…

…on bloque ses émotions, et le corps se venge !

Si le confinement national imposé en mars 2020 n’a pas épargné grand monde, les personnes venant me voir au cabinet souffrant de troubles du comportement alimentaire l’ont subi de plein fouet.

Leurs désordres sont, bien souvent, en lien avec les difficultés à gérer leurs émotions. Les TCA font donc partie des mécanismes de défense mis en place pour les éviter.

Ce sont des maladies du contrôle, qui dans ce contexte de perte de contrôle et d’incertitude générale peuvent être un refuge familier.

Mes clients ressentent : isolement, perte de contrôle, stress accru, etc

Dans ce contexte contraint, j’avais deviné que le confinement risque d’induire, chez certaines personnes plus vulnérables, un recours plus fréquent à l’alimentation comme un moyen de réguler ses émotions et de diminuer l’intensité du stress perçu. Cela peut aussi s’appliquer à d’autres addictions (sports, jeux, masturbation etc).

En France, plus de 600.000 adolescents et jeunes adultes (principalement des femmes), souffrent d’un TCA, d’après la Fédération Française Anorexie Boulimie (FFAB). Ils sont de trois types :

  • l’anorexie (restriction alimentaire)
  • la boulimie (des crises de prise alimentaire excessive suivies de mesures de compensation, telles que le sport excessif ou les vomissements)
  • et l’hyperphagie (des prises alimentaires excessives sans mesures de compensation et/ou irrégulières dans le temps).

Près de neuf clients sur dix ont déclaré une aggravation pendant le confinement

Pour évaluer l’ampleur des impacts du confinement sur cette population, des scientifiques britanniques ont interrogé 129 personnes souffrant de TCA via un questionnaire en ligne – dont 121 femmes.

Résultat, 87% ont déclaré que leurs symptômes s’étaient aggravés en raison de la pandémie, voire « beaucoup aggravés » chez 30% d’entre eux. Des chiffres à prendre malgré tout avec des pincettes, les participants ayant été recrutés sur les réseaux sociaux. Cela pourrait créer un biais dans lequel les personnes vivant mal leurs TCA auraient été plus enclines à répondre.

Ces effets négatifs sur le bien-être psychologique sont largement attribués à un sentiment de perte de contrôle, d’isolement social, une rumination accrue sur les troubles de l’alimentation et un faible sentiment de soutien social.

Les « oubliés » du suivi médical

Pendant le confinement, l’organisation caritative britannique Beat, spécialisée dans les TCA, a constaté une augmentation de 81% des contacts sur l’ensemble des canaux de la ligne d’assistance téléphonique.

En France au même moment, la ligne nationale Anorexie Boulimie Info Ecoute recevait 20% d’appels en plus, indiquait à RFi sa coordonnatrice Annick Brun. J’ai constaté la même chose sur ma ligne professionnelle; l’occasion d’écouter, de rassurer, et de donner des conseils sur comment se sentir mieux malgré le climat anxiogène, et pour certains, de donner des informations sur comment s’en sortir avec une hypnothérapie.

La dilution ou l’arrêt temporaire du suivi médical ont fait prospérer un sentiment d’abandon amenant certains participants à déclarer se sentir comme un « fardeau« , un « désagrément » et « oubliés«  par le gouvernement. Une des répondantes avoue que son anorexie y a vu l’opportunité « d’échapper » au traitement et perdre un maximum de poids…

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La fin d’un tabou…

L’on a tendance à croire qu’elle est en augmentation. Et cela est vrai en cette période où l’on se replie chez soi, en ayant encore plus de temps avec les écrans.

Est-ce réellement le cas ou simplement une distorsion médiatique d’un phénomène très singulier; conséquence d’un climat anxiogène dû fait du Covid ?

Bien qu’il n’existe pas de chiffres sur ce phénomène, je constate une recrudescence des consultations pour addiction sexuelle.

Néanmoins, je ne pense pas à une sollicitation croissante des stimulis sexuels via la pub, la télé ou le cinéma, mais plutôt une levée du tabou, et une meilleure connaissance des troubles addictifs.

Malgré cela, tous les interdits ne se sont pas envolés, ainsi les demandes de consultation à mon cabinet interviennent généralement après plusieurs années…

…après une atteinte de la vie sociale (rupture, divorce, incompréhension du partenaire, insomnie persistante, amaigrissement, désocialisation, perte de travail, problèmes financiers…) ou après la survenue de problèmes d’érection ou d’autres troubles sexuels.

Comme il y a généralement la conjugaison de polyaddictions et d’un syndrome anxiodépressif, je classe l’importance des différentes dépendances et je les traite hiérarchiquement.

La prise en charge des addictions sexuelles avec un médecin repose sur la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques qui permettront, peut-être, de stabiliser le problème pour des addictions récentes (3 à 6 mois), ou de diminuer la dépendance.

Les thérapies de groupe, sur le modèle des alcooliques anonymes, ne sont pas très répandues en France contrairement aux Etats-Unis, ni très efficaces.

Parler de sa sexualité reste encore plus difficile que d’une boulimie alimentaire…

Mais le plus important est de commencer une thérapie cognitive et comportementale indispensable, avec l’outil d’hypnose profonde.

 

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Deuil, effroi, traumatisme individuel ou collectif…

Quels sont les effets du traumatisme psychique chez l’adulte ?

Quelles sont ses particularités ?

Quels dispositifs de soin proposer face à cette clinique de l’extrême ?

Cet ouvrage pluriel, écrit par plusieurs auteurs, a un chapitre intéressant sur les références historiques du traumatisme psychique.

Ainsi, en 1888, Hermann Oppenheim, neurologue allemand, utilise pour la première fois la définition de « névrose traumatique » pour expliquer les accidents de chemin de fer dont les victimes présentaient un tableau clinique caractérisé par des répétitions, des cauchemars et des réminiscences de la scène traumatique, ainsi que des manifestations de type anxieux ou encore des réactions de sursaut et d’hyper-réactivité à des stimuli évocateurs du traumatisme.

F. Duval-Levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatismePendant la même période en France, à la Salpêtrière, Jean-Martin Charcot fait les mêmes constats auprès de ses patients.

Mais il attribue les symptômes à des formes cliniques d’hystérie en se basant sur une notion de chaos nerveux qui prolonge le patient dans un état dissociatif, déconnecté de la réalité (Charcot, 1889).

Il constate une spécificité des symptômes qui surviennent après un choc psychique qui peut être défini comme “traumatique”, et qui provoque une dissociation de la conscience. Cette intuition pose les bases du lien « traumatisme-dissociation » des névroses, qui sera ensuite repris par Pierre Janet.

En continuant les études de Charcot sur l’hystérie, Janet développe une théorie selon laquelle une situation terrifiante peut rendre le sujet temporairement incapable de gérer ses schémas cognitifs (Janet, 1898). L’hystérie serait une maladie mentale qui porte à une division de personnalité par un mécanisme de défense contre le débordement psychique provoqué par un choc.

Janet identifie le traumatisme psychique comme principale cause de la dissociation, le choc subi provoquant une désagrégation psychique qui ne permet pas au sujet de garder un souvenir de l’expérience vécue dans son ensemble et de pouvoir l’intégrer à son histoire personnelle. La personne exposée à l’événement traumatique vient ébranler les croyances et les frontières préalablement établies et structurant l’existence. Le vécu lors de l’expérience traumatique est spécifique à chaque individu et s’exprime de façon différente bien au-delà de ce qui est perceptible.

L’expérience traumatique garde des impressions sensorielles partielles, des souvenirs cognitifs et des traces de mémoire qui s’expriment à travers des idées fixes de nature verbale ou motrice. Le processus de dissociation peut être ainsi décrit : un événement extrême provoque un choc, une émotion violente chez le sujet. Il ne peut pas y faire face, car l’événement est tellement inattendu par sa nature et sa temporalité qu’il n’a pas les éléments pour le coder et donc l’intégrer dans son histoire passée. La réaction sera celle d’une action dissociante qui, d’un côté amène à un rétrécissement du niveau conscient du sujet et en même temps, à un dédoublement de sa personnalité.

Malheureusement, c’est le trop fameux contemporain de Janet, Sigmund Freud, qui propose des théories du traumatisme psychique et un concept du trauma, donnant une lumière différente à la clinique et la compréhension de la névrose traumatique, mais uniquement à la lumière du dogme de la psychanalyse naissante…

Comme illustration de la technique de guérison proposée par la psychanalyse, voici un extrait du célèbre article de Rachel Rosenblum, Peut-on mourir de dire ? : « Le silence de l’analyste est intolérable. Il est signe, non d’une indifférence aux événements de ma vie, mais d’une dépréciation de ce que j’ai de plus intime. Fin de non-recevoir de mes dons, de ce qui sort de mon ventre, de ce que je produis : ma marchandise alors c’est de la merde ? Autant donc ne rien donner, ne rien dire ; au moins le silence est d’or. Mais ce silence lui aussi m’est intolérable. D’où la nécessité impérieuse d’entendre mes paroles reprises et prises… » (Rosenblum, 2000, p. 126)

En résumé, à travers 12 fiches, cet ouvrage interroge la clinique du traumatisme : les classifications psychiatriques, les traumatismes collectifs, l’impact du trauma intentionnel et non intentionnel, le contexte humanitaire.

Enfin sont abordées les multiples prises en charge : thérapie individuelle, de groupe, hypnose…

Cet ouvrage s’adresse à tous les professionnels ouverts d’esprit qui s’intéressent au traumatisme psychique, et à ses conséquences.

 

Source : Le traumatisme psychique chez l’adulte : 12 fiches pour comprendre, sous la direction MMes Dozio, LAroche-Joubert, Baudet, éditions In Press

Quel est le sens du travail ? Le vôtre ?

Vous êtes-vous déjà posé la question ?

Quelle est sa fonction dans la construction de soi ?

Malades du travail, addicts au « toujours plus », victimes de tâches vides de sens… le sentiment de mal-être au travail est en constante progression.

A l’heure du travail 2.0, du télétravail ou de « l’ubérisation »… la santé psychique au travail figure au 1e rang des questionnements contemporains sur ce qui nous construit et sur « ce qui fait sens » pour les individus et les collectifs de travail.

  1. Qu’entend-on par sens du travail ?
  2. Quelle est sa fonction dans la construction de la personne ?

F. Duval-Levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, stress, rpsEn 10 fiches, cet ouvrage clarifie les concepts clés : bien-être au travail, satisfaction professionnelle, souffrance, stress, burnout

Pourquoi la question de la santé psychique au travail est-elle devenue aussi centrale aujourd’hui ?

Comment comprendre que les difficultés du vécu quotidien du travail soient restées pendant si longtemps non dites ou reléguées à la sphère privée ?

Faut-il envisager le travail uniquement sous l’angle des risques pour la santé psychique ?

Sous quelles conditions peut-il au contraire contribuer au développement des personnes ?

“Donner du sens au travail”, “être heureux au travail” : de nouvelles injonctions ?

Pour les psychologues du travail, il s’agit de “démasquer” l’imposture des nouveaux “apôtres” experts en développement personnel et autres coachs qui tendent à réduire le « sens » à un mot-valise : « chercher le sens », « recettes pour trouver un sens à sa vie », « la clé du sens de l’existence » et autres conseils d’un inédit commerce du « speed-développement ».

Une tendance qui s’inscrit dans l’idéologie d’un individu responsable de tout (de ses réussites et échecs, de sa carrière, de sa vie et de sa condition). Une idéologie au service des exigences de performance du système.

Figure de l’idéal de réussite ou figure du tabou de l’échec, mais en toute situation jugé  responsable, quel choix s’offre alors à l’individu face à la machine en marche à toute vitesse ?

Autant de questions auxquelles cet ouvrage souhaite apporter des éléments
de réponse.

Il fournit des clés de lecture pour comprendre les débats actuels sur ces questions et leurs enjeux. Il présente des outils pour faciliter l’analyse, prévenir les risques et promouvoir la santé.

A travers des modèles récents et des méthodes d’intervention originales (entretiens collectifs, focus group, co-analyse du travail et créativité, autobiographie de collectifs…), il ouvre de nouvelles perspectives pour agir auprès des personnes et des organisations en posant les conditions d’un travail signifiant dans la vie de chacun ; un travail qui fait sens et qui en donne.

Qui sont les auteurs ?

-> Isabelle Faurie est maître de conférences en Psychologie sociale du Travail et des Organisations à l’UFR de Psychologie de l’Université Toulouse – Jean Jaurès, Laboratoire de Psychologie de la Socialisation – Développement et Travail (LPS-DT, EA 1697). Ses recherches portent principalement sur les liens entre le travail et les processus de socialisation/ désocialisation de la personne et leurs enjeux sur la santé psychique au travail.

-> Brigitte Almudever est professeur de Psychologie sociale du Travail et des Organisations à l’UFR de Psychologie de l’Université Toulouse – Jean Jaurès, Laboratoire de Psychologie de la Socialisation – Développement et Travail (LPS-DT, EA 1697). Ses recherches portent sur les processus de signification/dé-signification du travail et de créativité individuelle et collective, en lien avec les questions de santé psychique et de personnalisation au travail.

Source : La santé psychique au travail, 10 fiches pour comprendre, d’Isabelle Faurie et de Brigitte Almudever, éditions In Press

 

Le burn-out ou burn out (ou encore burnout) est un terme qui vient de l’anglais et qui signifie que la personne s’est littéralement “consumée” : elle a consommé toutes ses ressources physiques, mentales, émotionnelles.

Elle se trouve épuisée, avec en général, des problèmes de santé : mal de dos, douleurs ou tensions musculaires, migraine, ezcémas etc.

C’est très proche d’une dépression.

C’est généralement vécu comme un traumatisme qui diminue beaucoup la confiance en soi. Et s’il y a du harcèlement, cela peut déboucher sur un syndrome de stress post traumatique.

Qui est concerné par le burn out ?

Cela concerne avant tout des personnes pouvant avoir les caractéristiques / valeurs / idéaux / trait de caractère suivants (plus elle les ressent en elle, plus elle est susceptible de faire un burn-out) :

  • le travail, c’est important
  • perfectionniste
  • se met beaucoup la pression
  • ressent devoir répondre aux attentes des autres
  • difficulté à dire non
  • anxiété (= se faire du soucis, se faire peur, s’angoisser, se faire des films, ressasser, besoin de contrôle, difficulté à lâcher prise)
  • difficulté à prendre du temps pour soi, à prendre soin de soi
  • besoin de reconnaissance important
  • avec en plus pour les soignants et ceux qui accueillent un public important : la capacité à “éponger” les autres. C’est un excès d’empathie qui conduit à trop ressentir le stress et les problèmes des autres, et donc les partager. Cela concerne toutes les personnes en contact fréquent avec d’autres porteuses de stress ou d’émotions négatives. Se sacrifier.

Il n’est pas nécessaire d’avoir tous ces traits de caractère pour faire un burn-out… L’environnement professionnel et personnel intervient, bien entendu.

 

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Pas question aujourd’hui d’ignorer le phénomène.

Mais il manque encore une définition opérante et consensuelle, avec des études épidémiologiques suffisantes pour en caractériser l’ampleur.

Dans les classifications actuelles des pathologies mentales, le concept de burnout n’apparait pas, et ne peut donc être caractérisé comme une maladie.

Pour l’OMS, le burnout se caractérise par un épuisement professionnel. Et plus précisément un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.

L’INRS (Institut National de Recherche et de Statistique) quant à lui décrit un symptôme d’épuisement professionnel et un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique.

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Le harcèlement survient lorsqu’un ou plusieurs salariés font l’objet d’abus, de menaces et/ou d’humiliations répétés et délibérés dans des circonstances liées au travail , soit sur les lieux du travail, soit dans des situations liées au travail.

La violence au travail se poursuit lorsqu’un ou plusieurs salariés sont agressés dans des circonstances liées au travail. Cela va du manque de respect à la manifestation de la volonté de nuire, de détruire, de l’incivilité à l’agression physique.

La violence au travail peut prendre la forme d’agression verbale, d’agression comportementale, notamment sexiste, d’agression physique. Les incivilités contribuent à la dégradation des conditions de travail, notamment pour les salariés qui sont en relation quotidienne avec le public.

Prevenir la dégradation des conditions de travail débute donc par le respect d’autrui.

Cela passe par des actes simples comme dire bonjour, remercier, sourire, écouter l’autre en difficulté…

Ce qui peut paraître évident ne l’est pas du tout, et ces comportements élémentaires sont en fort recul, comme me le disent les clients qui viennent consulter en souffrance.

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Plutôt que de parler de souffrance au travail, concept très médiatisé mais un peu trop large et flou, il est préférable de parler de risques psychosociaux (RPS) pouvant avoir un impact sur la santé des salariés.

Cette classification peut s’organiser autour du stress, et du harcèlement, violences et incivilités.

Le stress concerne une proportion de salariés beaucoup plus élevée. Et faire sa prévention a un impact sur la prévention des autres risques psychosociaux.

Enfin, le burnout, même s’il ne fait un consensus en terme de définition à l’heure actuelle, reste un symptôme à prendre en compte comme d‘indicateur d’alerte de mal-être.

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1 / Isolement et refus de communication

  • Pour que le harcèlement puisse se mettre en place, il faut isoler la cible de façon à ce qu’elle ne trouve pas de défense auprès de ses collègues. Ensuite, les agissements visent à l’isoler encore plus, jusqu’à ce quelle soit exclue de son groupe d’appartenance.
  • L’isolement peut être mis en place par la hiérarchie. Dans ce cas, cela se manifeste le plus ouvent sous la forme d’une mise au placard réelle ou symbolique. On prive alors la personne de son travail, ou bien on l’installe dans un bureau isolé sans aucune tâche intéressante à faire, on ne la convie pas aux réunions, on interdit à ses collègues de lui parler.
  • L’isolement peut également être l’oeuvre des collègues qui mettent la personne en quarantaine, qui l’ignorent, refusent de déjeuner avec elle, ou ne l’invitent pas à un pôt de départ.

De toute façon, quelle que soit l’origine de ce refus de communication, on ne parle plus à la personne ciblée, on ne la regarde plus, on n’échange avec elle que par notes de service. Les personnes ciblées disent avoir le sentiment de ne plus exister, d’être devenues transparentes. Elles peuvent alors avoir envie de disparaître, au sens propre du terme.

Cette « conspiration du silence », faite d’ostracisme et d’exclusion, constitue une mort sociale, car, pour exister, on a besoin d’être reconnu, d’appartenir à un groupe.

C’est en cela que le harcèlement est une pathologie de la solitude.

2 / Atteintes aux conditions de travail

Dans un processusde harcèlement moral, il ne s’agit aucunement de critiquer un travail qui serait mal fait, mais au contraire de se servir du prétexte du travail pour disqualifier ou piéger une personne.

  • Quand le harcèlement vient des collègies, il peut s’exprimer par le sabotage d’une tâche déjà accomplie, ou encore le fait de ne pas prévenir d’une réunion.
  • Quand le harcèlement vient de la hiérarchie, il se traduit, par exemple, par la prescription de tâches inatteignables ou irréalistes, le fait de ne pas donner de travail à faire, alors que les collègues sont débordés, celui de donner à faire un travail inutile, ou encore la demande de refaire une tâche déjà parfaitement exécutée.

Parfois les agissements sont plus subtils et consistent à ne pas donner accès aux éléments utiles à la réalisation d’une tâche, ou à donner des consignes confuses et contradictoires de façon à embrouiller la personne.

Le harcèlement sera difficile à prouver quand il consiste à ne pas reconnaître la qualité du travail accompli par un salarié, ou à sanctionner de façon injustifiée des faits anodins.

  • Cette atteinte aux conditions de travail peut également passer par le contrôle systématique des communications téléphoniques, la vérification des tiroirs, casiers ou poubelles, le contrôle de la durée des pauses, des absences, le contrôle des conversations, et des relations avec les collègues. Cette sorte de flicage est destiné à marquer ostensiblement une méfiance vis-à-vis de la personne ciblée.

D’une façon générale, surtout si la personne visée est très scrupuleuse, en attaquant sa conscience professionnelle, on attaque également son identité. On l’amène ainsi à perdre confiance en elle pour que, au bout du compte, elle se disqualifie elle-même.

3 / Les attaques personnelles

Elles cherchent à atteindre l’identité de la personne ciblée au travers d’attitudes humiliantes, de propos offensants, de calomnies ou de rumeurs malveillantes. On disqualifie la personne, on l’affuble de noms méprisants, on la discrédite auprès des collègues ou de la hiérarchie, on se moque d’elle, on tient des propos machistes, sexistes, racistes ou bien on l’injurie.

Dans le harcèlement, ce n’est pas le professionnel que l’on vise, mais l’individu, afin de le disqualifier.

Consciemment ou non, le harceleur repère les fragilités et les valeurs de la personne ciblée pour ensuite viser ses points faibles, et l’attaquer là où cela fait mal. Dans le harcèlement moral, on attaque l’humain en l’autre. Il n’est plus qu’un objet utilisable ou simplement gênant.

Ce sont les attaques à la dignité qui ont les plus graves conséquences sur la santé psychique des personnes ciblées. Ces dernières me disent combien les injures et les humiliations laissent une trace indélébile.

Très souvent, elles incorporent ces attaques au point de devenir leur propre persécuteur à travers la honte et la culpabilisation.

4 / Les intimidations

Ce sont des manifestations d’hostilité et/ou de violence qui visent à terroriser la victime ciblée, afin qu’elle se soumette ou qu’elle parte. Cela peut se faire par des représailles, du chantage, parfois même par de la violence physique (bousculades) ou des atteintes aux biens (abîmer les vêtements dans le vestiaire, par exemple).

Tout le monde est d’accord pour considérer que le harcèlement moral s’exerce avant tout sur un plan psychologique.

Quels que soient les registres des comportements, ils affectent l’environnement de travail et portent atteinte au respect auquel tout salarié à droit.

Quel que soit le niveau hiérarchique, les procédés de harcèlement moral sont les mêmes, mais plus on monte dans la hiérarchie socioculturelle, plus les agressions gagnent en sophistication.

Et plus les agissements sont subtils, plus ils sont difficiles à repérer et à sanctionner, n’est-ce pas ?

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4ème vague : les psys se rendent encoreplus utiles.

Tous ensemble, pour aller de l’avant !

Trois facteurs du harcèlement moral se retrouvent dans toutes les définitions :

  1. les agissements doivent être répétés
  2. ils impliquent une relation complémentaire ; soit le harceleur instaure une inégalité, soit il renforce celle préexistante (lien hiérarchique ou lien de subordination), afin de mieux dominer
  3. il n’est pas nécessaire que ces agissements soient intentionnels.

En France, un texte de loi est venu fixer sa définition du harcèlement moral afin de pouvoir le sanctionner.

Désormais, le harcèlement moral est « un ensemble d’agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

Le législateur a choisi de ne pas nommer les agissements, ce qui aurait été trop restrictif, laissant aux juges de fond un pouvoir souverain d’appréciation.

Il s’appuie beaucoup plus sur les conséquences du harcèlement que sur ses causes et sa nature.

C’est donc dans l’intérêt de la victime.

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Le déconfinement est source de stress pour les Français, c’est prouvé.

Sommeil, l’anxiété, la manière de se projeter dans le futur… Le déconfinement, peut-être plus que le confinement, a des impacts profonds sur les Français.

Pour vous aussi peut-être, le déconfinement ne représente pas la libération tant attendue. Après deux mois de liberté restreinte, la levée du confinement est même source de stress pour une grande partie, comme l’avance hier mercredi 27 mai l’étude réalisée par l’organisme de recherche Human Adaptation Institute.

Dévoilée par Le Parisien, cette étude de l’organisme dirigé par l’explorateur Christian Clot a été lancée le 23 mars auprès de 10.000 personnes, 1500 d’entre elles répondant en moyenne aux différents questionnaires. En partenariat avec l’Institut du cerveau et plusieurs universités, elle étudie la manière dont l’être humain s’adapte à une crise sanitaire de cette ampleur à travers ses capacités d’adaptation, de résilience, ou encore son anxiété.

L’essentiel en trois points :

1/ Sommeil dégradé

Ces résultats montrent en premier lieu que le sommeil de près d’un tiers des participants s’était dégradé pendant le confinement… Et celui-ci s’est empiré à nouveau pour 22% depuis le déconfinement. D’après les résultats détaillés que nous avons pu lire, 77% des personnes affirment même se réveiller plus d’une fois dans la nuit.

“La dégradation de la qualité de sommeil post-confinement est le premier indicateur d’un niveau d’anxiété général latent chez les répondants plus importants que pendant la période de confinement”, est-il ainsi expliqué.

Autre enseignement de cette étude : plus d’un quart des participants (27%) estime que leur anxiété générale est plus importante depuis le 11 mai. Elle est restée identique pour près d’une personne sur deux (47%). Le même nombre de personnes (48%) affirme que la situation de déconfinement est plus stressante que le confinement.

Qu’il s’agisse des effets du manque de sommeil ou du stress, la fatigue se fait ressentir pour beaucoup de Français. Un participant sur deux déclare un sentiment de fatigue, 20% se sentent exténués mentalement ou moralement et la moitié (49%) s’estiment moins réactive intellectuellement parlant.

2/ Impact psychique

Par ailleurs, pour un cinquième d’entre eux (20%), l’impact psychique du déconfinement est multitraumatique: il se manifeste par de la déprime, du stress, de l’angoisse ou l’absence d’émotions. Une personne sur deux ressent l’un de ces effets contre deux sur cinq pendant le confinement.

Beaucoup d’entres vous craignanient fortement le déconfinement pour diverses raisons. Il s’avère que la sortie du confinement est loin d’être le Graal imaginé. En effet, seulement 3,9% des participants de l’étude Covadapt avaient très envie de sortir à l’issue du confinement. 60% en avaient une envie modérée.

Par conséquent, les craintes concernant l’évolution de la crise sanitaire et l’exposition au virus se font ressentir. Plus d’un répondant sur deux (55%) s’estime ainsi exposé ou très exposé lorsqu’ils vont faire des courses. Un tiers (29%) en sortant simplement dans la rue. Et 44% craignent une deuxième vague de coronavir²us dans les semaines à venir.

3/ Difficultés à se projeter

Tout ceci a un impact sur la capacité des Français à se projeter dans le futur. Ainsi, trois quarts (74%) des répondants passent le même temps, ou moins de temps qu’avant, pour imaginer des choses. 80% ne se préparent pas à de nouveaux modes de fonctionnement en vue des situations à venir.

Ces résultats ne sont que préliminaires, les définitifs ne seront connus qu’après la crise, l’étude étant toujours en cours.

Mais ce qui semble certain, c’est que le déconfinement est une réelle source d’angoisse pour toute une partie de la population.

Comme l’explique Christian Clot auprès du Parisien, “pour les personnes fragiles, il y a la peur de la rue. Dans leur maison, elles se sentent protégées du virus dont on ne sait toujours pas trop comment il se transmet. Ce qui perturbe encore plus, c’est que la crise va durer longtemps.

Des gens ont réussi à très bien organiser leur vie, notamment dans le télétravail. Ils n’ont guère envie de rechanger, car ça leur coûte de l’énergie mentale. À ceci s’ajoute, selon lui, la peur du monde d’après : “Ils rêvent d’un monde meilleur, mais ils se doutent bien que ça ne sera pas le cas”.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Ressentir de l’anxiété face à une menace, comme celle de l’épidémie du nouveau coronavirus, est une réaction humaine normale.

Mais un niveau d’angoisse élevé et constant peut compromettre vos forces psychologiques.

En tant que psychopraticien et hypnothérapeute, j’en fais déjà le constat dans mon cabinet.

Et les personnes qui souffrent déjà d’anxiété et de troubles connexes sont particulièrement susceptibles de rencontrer plus de difficultés psychologiques pendant la crise du coronavirus (ou dans un autre contexte: par exemple au travail, concernant l’avenir,etc).

Voici donc mon 1er conseil pour mieux la gérer et la diminuer:

1- Entraînez-vous à accepter l’incertitude

Le fait de ne pas supporter l’incertitude rend plus vulnérable à l’anxiété. Une étude réalisée pendant la pandémie de grippe A (H1N1) de 2009 a montré que les personnes qui avaient plus de mal à accepter l’incertitude de la situation étaient plus susceptibles de ressentir une anxiété élevée.

Il convient donc d’apprendre à faire progressivement face à l’incertitude dans la vie quotidienne en relâchant les comportements de contrôle.

Commencez modeste : par exemple, retenez-vous d’envoyer immédiatement un SMS à un ami la prochaine fois que vous chercherez la réponse à une question. Partez faire vos courses sans vérifier la météo avant.

Mon deuxième conseil (sur sept): combattre le paradoxe de l’anxiété. Vous en saurez plus dans un prochain article 🙂

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