peur


Après la mort d’un être aimé, les vivants, ceux qui restent, continuent à entretenir des relations fortes avec le défunt.

C’est normal. Mais bien souvent douloureux.

La qualité de cette relation est fondamentale pour la qualité de vie de ceux qui sont en souffrance, mais vivants.

Tous les cas où le mort est absent – ou trop présent -, ou dans les cas les plus complexes, devenu « fantôme », appellent à une intervention thérapeutique pour retrouver la Paix, et le laisser en Paix…

Car parler de ses peines, c’est déjà se consoler, n’est-ce pas ?

Très souvent, vos pensées ne sont que des opinions, des croyances.

Une opinion n’est pas un fait établi, c’est une pensée que l’on peut discuter et contredire.

Voire même changer 😉

Par exemple :

    1. Quelles sont les preuves qui soutiennent votre opinion ? Qu’est-ce qui vous fait dire que les gens à cette soirée vont vous trouver ennuyeux ?
    2. Quelles sont les alternatives ? Existe-t-il d’autres possibilités ? Peut-être que vous aller croiser le regard d’une personne et que vous allez sentir que vous êtes le bienvenu. Il est possible que vous tombez sur un sujet de conversation qui vous passionne. Il est tout à fait concevable que les membres du groupe soient intéressés par ce que vous avez à dire. Trouvez d’autres pensées qui sont à l’opposé de vos pensées pessimistes.
    3. Dédramatiser. Il se trouve que le groupe que vous avez choisi est en train de parler d’un sujet qui ne vous intéresse pas, et pour lequel vous n’avez aucune compétences. Il est donc possible que vous n’ayez rien à dire, que l’on vous trouve ennuyeux et que l’on vous ignore. Est-ce vraiment une catastrophe ? Quelles seraient les conséquences pour vous ? Sont-elles réellement aussi terribles que vous l’imaginiez ?
    4. Y-a-t-il un intérêt d’une pensée pessimiste ? Vous sert-elle vraiment à quelque chose ? Est-elle utile pour vous ?

Il s’agira de la porte d’entrée à la machine, dans le couloir difficilement accessible, mais si important, qu’est celui de la médecine.

L’imagerie médicale est sur le point d’être la nouvelle piste très concrète de nouveaux outils dopés à l’intelligence artificielle.

Par exemple, une nouvelle piste d’étude, qui cherchera à terme à permettre aux médecins et radiologues de pouvoir réaliser des tâches plus rapidement, tout en limitant les erreurs.

Aujourd’hui, l’un des cas de diagnostic les plus complexes – car très exposés aux erreurs d’interprétation – a été au cœur d’une étude par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley (UC Berkeley) et de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF).

Dans un rapport publié aujourd’hui dans la revue Proceedings of National Academy of Sciences, l’équipe de scientifiques a dévoilé les résultats de leurs récentes recherches au sujet de la détection des hémorragies cérébrales.

Un domaine médical où le nombre de faux positifs ralentit énormément le processus du diagnostic, malheureusement mortel si l’intervention n’est pas réalisée à temps.

L’étude menée avait pour objectif de dresser un premier constat préliminaire.

Peut-on, à l’heure actuelle, inviter la technologie au cœur du savoir ?

Peut-on remplacer la précision humaine par l’exactitude souhaitée de l’intelligence artificielle ?

Tant de questions sur lesquelles des premières pistes de réponses ont été trouvées.

« Nous voulions quelque chose de pratique, et pour que cette technologie soit utile sur le plan clinique, le niveau de précision doit être proche de la perfection », a déclaré Esther Yuh, co-auteur de l’étude et professeure agrégée de radiologie à l’UCSF.

Pour ce faire, les chercheurs ont mis au point un algorithme. Ce dernier utilise un programme issu d’une forme d’intelligence artificielle, qui a été classiquement « éduquée » grâce à un type d’apprentissage en profondeur connu sous le nom de réseau de neurones entièrement convolutif (ou réseau de neurones à convolution).

L’apprentissage automatique avait la particularité de se baser sur un nombre de données étonnamment petit. Mais les quelque 4 396 examens furent choisis de façon très réfléchie, en abordant des cas d’hémorragies bien réelles et à l’imagerie précise.

Les résultats sont significatifs.

L’algorithme a trouvé quelques petites anomalies que les experts avaient manqué. Il a également noté leur emplacement dans le cerveau et les a classés en fonction du sous-type, une information dont les médecins ont besoin pour déterminer le meilleur traitement.

Au final, le programme n’a pris qu’une seconde pour effectuer son diagnostic, en traitant l’intégralité de l’imagerie du scanner de la tête du patient.

La mission des chercheurs semble porter ses fruits.

Et s’attaquer au cas de l’hémorragie cérébrales, s’assimile à s’attaquer à l’un des diagnostics les plus difficiles et cruciaux, « en raison des conséquences potentielles d’une anomalie manquée, où les patients ne tolèreront pas moins que la performance ou la précision humaines » expliquait Esther Yuh, consciencieux.

Selon leur rapport, la précision de l’algorithme est clairement au rendez-vous, avec des analyses « au pixel près », sachant que les points traduisant des signes d’hémorragies peuvent avoir une taille de l’ordre de 100 pixels.

Désormais, l’outil établi poursuivra son perfectionnement sur tout le pays.

Aux États-Unis, chaque centre de traumatologie inscrit à l’étude, menée par Geoffrey Manley (professeur et vice-président de la neurochirurgie à UCSF), seront donc de potentiels nouveaux testeurs de l’algorithme baptisé « PatchFCN ».

Un premier pas vers l’intelligence artificielle dans l’imagerie médicale et la médecine en générale, auquel l’importance sera décisive selon le chercheur Jitendra Malik, de l’UC Berkeley.

« Étant donné le grand nombre de personnes qui souffrent de lésions cérébrales traumatiques tous les jours et qui sont conduites au service des urgences, cela revêt une très grande importance clinique », expliquait l’homme, connu pour ses recherches en vision par ordinateur.

Il y a autant de douleurs que d’individus qui souffrent.

Issu des regards croisés de trois spécialistes – un neurobiologiste, un médecin de la douleur et un anthropologue –, ce livre montre que la douleur ne s’élabore pas dans un cerveau amnésique.

Mais au sein d’un système nerveux façonné par le passé singulier et les expériences de chacun.

douleur, psy, Toulouse, Duval-Levesque, hypnose, PNL, mal-être, phobie, cigaretteVoilà pourquoi, sans négliger les progrès considérables de la biomédecine et des neurosciences, il est urgent de remettre le patient au cœur du phénomène douloureux.

Ce qui implique de se focaliser sur son histoire individuelle. Donc sur sa vulnérabilité particulière à la douleur, laquelle relève autant de questions existentielles que de questions biologiques.

Une analyse complète et originale du phénomène douloureux. En même temps qu’un questionnement salutaire sur le rôle possiblement délétère de certains médicaments.

Auteurs

Guy Simonnet est professeur émérite à l’université de Bordeaux. Membre de l’Institut de neurosciences cognitives et intégratives d’Aquitaine du CNRS, il est à l’origine du concept d’hypersensibilité durable à la douleur, observée après l’analgésie induite par la morphine et ses dérivés. Ce regard nouveau sur la prise en charge de l’homme douloureux, qui tient compte de son histoire individuelle, l’a conduit à proposer des stratégies thérapeutiques innovantes, dont une thérapie nutritionnelle.
Bernard Laurent est professeur de neurologie à l’université de Saint-Étienne, membre de l’équipe Inserm NeuroPain, qui étudie les réponses cérébrales à la douleur chez l’homme. Il a consacré sa carrière médicale à la prise en charge de la douleur chronique et des troubles de la mémoire. Membre correspondant de l’Académie de médecine, il a été successivement président des Sociétés françaises de la douleur, de neuropsychologie et de neurologie.
David Le Breton est professeur de sociologie à l’université de Strasbourg. Membre de l’Institut universitaire de France et de l’Institut des études avancées de l’université de Strasbourg (USIAS), il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’anthropologie de la douleur.

 

Octobre rose à Toulouse : comment apprivoiser les émotions “négatives” pendant et après un cancer du sein ?

Les émotions, quelles qu’elles soient, sont normales et naturelles.

On en a besoin, même si elles sont par moment désagréables à ressentir. Leur intensité est variable et elles peuvent se manifester de manière différenciée… ça va de l’absence de manifestation (et ça n’est pas un problème) à des manifestations très bruyantes.

Il y a une valorisation de l’expression émotionnelle d’un point de vue sociétal.

Mais on assiste à une injonction paradoxale : on valorise l’expression des émotions mais il faut qu’elles soient maîtrisées.

C’est vrai que personne n’est très à l’aise quand quelqu’un est débordé par les émotions…

Bref on demande aux gens d’avoir des émotions, mais pas bruyantes.

Or le but est que chacun s’exprime comme il peut que ce soit lors du diagnostic, pendant le traitement ou durant l’après cancer.

Il y a des émotions spécifiques associées à l’après cancer ? N’est-ce pas une libération ?

Ce n’est pas forcément aussi simple.

Le traitement d’une certaine manière contenait l’angoisse. Quand les rendez-vous s’estompent, la personne qui a été encadrée, « couvée », « protocolisée » peut se retrouver seule avec un sentiment d’être lâchée dans la nature, abandonnée.

Et puis revenir dans la « vie normale » ne va pas de soi. C’est plus complexe qu’il n’y paraît. Même si la personne a la volonté d’avoir une vie dite normale, elle peut rencontrer des difficultés du fait de son parcours qui lui a fait rencontrer la maladie et la mort. 

Elle revient dans une vie où les repères peuvent avoir changé. Tout comme la dynamique familiale. Elle doit ré-apprivoiser sa vie. Ces personnes ont un manque de visibilité sociale (on parle peu de l’après cancer). Cela ne les rend pas légitimes, alors qu’elles le sont, à s’exprimer et faire reconnaître leur désarroi ou le fait qu’elles peuvent se sentir mal.

En tant que psychologue, quel est votre rôle ?

Chaque personne arrive avec sa propre histoire, sa propre singularité et elle se débrouille avec ce qui se passe. Si elle est trop submergée, c’est important qu’elle ait un espace d’élaboration avec un psychologue. 

Cela permet de comprendre ce qui se passe, observer les processus psychiques en nous, les émotions qui nous traversent, les émotions internes, les pressions…

L’idée est de déplier, de « déplisser » tout ça. Parfois de se délester d’une pensée.

Par exemple, il arrive que les histoires se téléscopent : une patiente dont la mère est morte du même cancer. Même s’il existe des dispositions génétiques ou familiales, il faut décoller sa propre histoire de celle de sa mère. Il peut y avoir identification, téléscopage… Echanger avec un psychologue peut permettre de retrouver son chemin singulier.

Dans la plupart des cas, on aboutit à un apaisement.

La personne peut voir ses ressources propres, se permettre de parler de choses auxquelles elle a peur de se confronter seule ou d’évoquer avec les médecins ou la famille. ça peut être par exemple la question de la mort.

Peut-on parler d’émotions négatives ?

On peut supposer que la peur, l’anxiété, la tristesse, la colère sont des émotions négatives.

En fait, elles sont adaptatives. Lorsqu’on va assister à une agression, on va être envahi par la peur ou la colère. Ce sont des émotions adaptées.

L’idée est de ne pas être dans le jugement des émotions qui nous traversent.

Par exemple, une jeune femme qui est malade depuis toute jeune et qui manifeste son ras-le-bol, mais se culpabilise de cette colère. Elle ajoute de la culpabilité alors que sa colère est légitime et lui permet de tenir de bout par exemple. C’est une émotion adaptée.
 
Il y a une image sociétale : le malade a le droit de se plaindre, mais pas trop. Or quand on est malade, on est parfois anxieux, triste.

Avec cette tyrannie du positif, les patients peuvent être amenés à penser que si le traitement ne fonctionne pas, c’est de leur faute. Parce qu’ils n’ont pas été combattifs par exemple. Ce sont des pensées qui ne servent qu’à « plomber » les gens.

La dépression est une maladie psychique et il est important de consulter un psychiatre.

Mais elle peut constituer un travail psychique important, un travail sur la perte d’un sein par exemple, d’un statut social… et forcément quand on est dans la perte, on est dans la tristesse.

Or ce temps est intéressant, constructif. 

* Les liens html dans l’interview renvoient à une bande dessinée « La guerre des tétons » de Lili Sohn, qui après l’annonce de son cancer du sein en février 2014, fait face à toutes les étapes, du diagnostic à l’après cancer et ce qu’elle va faire de son « nouveau moi ».

Source: tchaogunther.com/a-propos

Rien de mystérieux, comme vous allez le constater.

Regardez « Quand une mémoire traumatique est réactivée » ci-dessous.

 

 

 

 

Face à des situations de burn-out, «la question qui domine aujourd’hui est: cette personne est-elle particulièrement vulnérable au con­texte qui lui est imposé ?»

Finalement, ainsi qu’il a été décidé par l’Organisation mondiale de la santé après moult hésitations, ce syndrome n’est pas classé dans la liste officielle des maladies mentales.

Mais dans les classifications psychiatriques américaines, l’existence de «troubles liés au contexte professionnel» est confirmée.

Ce flottement montre nos difficultés à tracer des limites à l’entité «burn-out» et combien il soulève de questions cliniques.

S’agit-il d’une maladie dépressive ?

De troubles de l’adaptation avec humeur anxieuse ou état de stress?

Ce terme renvoie en fait à différentes réalités cliniques, et parfois «simplement» à un désarroi.

Le burn-out regroupe plusieurs syndromes et du coup il peut devenir un concept trop imprécis, jusqu’à passer inaperçu.

Par ailleurs, la fréquence des plaintes de clients faisant part d’une souffrance liée au contexte professionnel ne cesse d’augmenter…

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