Les différentes formulations

du rasoir d’Occam

 

« Pluralitas non est ponenda sine necessitate. »
« La pluralité (des notions) ne devrait pas être posée sans nécessité. »
(Guillaume d’Occam / vers 1295 – vers 1349)

« Frustra fit per plura quod potest fieri per pauciora. »
« C’est en vain que l’on fait avec plusieurs ce que l’on peut faire avec un petit nombre. »
(Guillaume d’Occam / vers 1295 – vers 1349)

« Entiae non sunt multiplicanda praeter necessitatem. »
« Les essences (les choses essentielles) ne doivent pas être multipliées sauf nécessité. »
« Il ne faut pas multiplier les entités sauf nécessité. »
(Cette formule, attribuée à Guillaume d’Occam, n’a pas été retrouvée dans ses oeuvres. Elle a sans doute été reprise par l’un de ses élèves.)

Autres formulations du rasoir d’Occam

« Il est inutile de faire avec le maximum ce qu’on peut faire avec le minimum. »

« Une conjecture est reçue vraie si elle est la plus simple explication disponible de l’évidence. »

« Lorsque qu’une explication simple suffit à expliquer une situation donnée, il est inutile de chercher une explication compliquée. »

« Ce qui peut être fait avec peu d’hypothèses sera fait en vain avec plus. »

« Face à un problème complexe, il convient de commencer l’approche analytique par la solution la plus simple. »

 

 

Notons que la plus ancienne expression de ce principe
est attribuée à Aristote (384-322 av. JC) :

« Le plus limité, s’il est adéquat, est toujours préférable. »

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
Le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
L’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert…
L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et cela s’appelle…
La Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est…
Le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles »

Poème de Kim McMillen, écrivain

« Et vous, avez-vous commencé à vivre ? »
Charlot, 9 ans

Maryse est une éminente neuropédiatre, une femme belle et intelligente, affreusement narcissique et persuadée d’avoir toujours raison.

Le jour où je me suis aimé pour de vraiElle est aussi la mère de Charlot, fils singulier, qui l’émerveille et l’exaspère à la fois.

C’est que Charlot, Petit Prince désarmant de vérité, la confronte à des questions philosophiques.

Quel sens donner à sa vie lorsqu’on traverse des épreuves ?

Où se cache l’amour lorsqu’on fait face à l’intimidation, la bêtise, la peur de l’autre ?

Et surtout, qu’est-ce que l’ego, cette chose dont tout le monde semble souffrir ?

Animé d’un courage fou, d’une humanité à fleur de peau, Charlot va apprendre à sa mère, et à beaucoup d’autres, qu’en se dépouillant de ses certitudes, en cessant de se regarder le nombril, on peut enfin accéder à la vraie joie, celle du lâcher prise et de l’intelligence du cœur.

Et surtout : apprendre à s’aimer pour de vrai.

Une extraordinaire leçon de vie, profonde et lumineuse, dont on sort bouleversé d’émotion.

A lire et re-lire !

 

Ma chronique du précédent livre du Dr Marquis :

https://psychotherapeute.wordpress.com/2015/07/06/vous-etes-foutu-vous-pensez-trop/

 

Qui est l’auteur ?

Spécialiste de la santé mentale au travail au Québec, le Dr Serge Marquis donne plus de 150 conférences par an dans le monde. Il a créé sa propre entreprise de consultation, T.O.R.T.U.E. (Organisation pour Réduire les Tensions et l’Usure dans les Entreprises). Il est l’auteur du fabuleux succès On est foutu, on pense trop !, la méthode pour « se libérer de Pensouillard le hamster ».

Source: « Le jour où je me suis aimé pour de vrai« , de Serge Marquis, éditions de La Martinière

L’universitaire britannique Dylan Evans revient sur l’expérience Utopia vécue en Écosse, au sein de la communauté post-apocalyptique qu’il avait fondée.

En 2006, l’année de ses 40 ans, l’universitaire britannique Dylan Evans a tout lâché: son poste prestigieux dans un laboratoire dédié à la robotique, sa maison, son confort de citadin.

Déprimé et obsédé par la disparition de la civilisation Maya, il fonde une communauté survivaliste baptisée l’expérience Utopia, dans la rudesse des Highlands écossais. Moins d’un an après, il est interné en hôpital psychiatrique, épuisé physiquement et psychologiquement.

___

«En 2005, j’ai commencé à sérieusement m’inquiéter à l’idée que notre civilisation pouvait s’effondrer. Je me demandais ce que feraient les survivants d’un tel désastre. Mais plutôt que de l’imaginer, du confort de mon fauteuil, j’ai décidé de recréer une telle situation, avec l’aide de volontaires. L’idée était de cultiver notre propre nourriture, fabriquer nos vêtements et faire toutes ces choses nécessaires à la survie, sans aucune des ressources dont nous disposions dans notre monde high-tech.

Je ne voulais pas fonder une communauté hippie: il s’agissait d’un exercice de fiction collaborative, sur un scénario apocalyptique évolutif se nourrissant de ce qui nous arriverait dans le monde réel. Je n’étais pas obligé de vendre ma maison pour financer cette expérience. J’aurais pu la louer et la reprendre une fois l’expérience terminée. J’aurai pu prendre une année sabbatique. Je pense que si j’ai tout abandonné, c’est qu’au fond, je ne voulais pas de filet de sécurité.

Beaucoup de choses m’attiraient dans le mode de vie survivaliste. Être tout le temps au grand air, plutôt que coincé dans un bureau. Retourner à la nature, cultiver ma nourriture. Plus de paperasse ni de bureaucratie… Les meilleurs moments, c’était quand je travaillais dehors. Couper du bois me donnait une grande satisfaction, même si j’ai vite découvert que c’était un art que j’étais loin de maîtriser.

C’était dans ces moments, quand je fendais l’air froid de l’automne avec ma hache que je me sentais le plus heureux à Utopia. Pas seulement à cause du plaisir que procure la sensation de fendre le bloc de bois pile au milieu, mais parce que dans ces instants, je croyais vraiment que j’avais laissé ma vie d’universitaire loin derrière moi et que je m’étais transformé en rustique homme des forêts.

Après neuf ou dix mois sur place survint le pire moment de toute cette période.

Je me suis réveillé au milieu de la nuit, mon cœur battait rapidement, j’avais l’impression que des doigts glacés griffaient mon torse. Dans la pénombre de ma yourte, je percevais la silhouette d’un crâne d’oiseau suspendu à un fil au-dessus de moi, qui se balançait doucement à cause d’un courant d’air à travers la toile.

L’odeur d’humidité se mélangeait à celle du feu de bois éteint et aux effluves de chaussettes sales. Un des volontaires ronflait bruyamment. Tremblant de froid, je me suis mis à regretter ma maison, mon job et mon salaire. Tout à coup, je ne comprenais plus pourquoi j’avais dilapidé mes économies pour vivre ainsi en Ecosse. J’étais sûr d’avoir foutu ma vie en l’air. Ce qui m’a le plus manqué, c’était de la bonne musique. J’étais habitué à écouter les enregistrements parfaits des meilleurs orchestres de musique classique sur mon iPod. Et là, le mieux que je pouvais avoir, c’était un volontaire grattant sa guitare et couinant comme un chanteur de country avec un cancer de la gorge.

J’ai tiré de nombreuses leçons de l’expérience Utopia.

J’ai découvert la valeur de choses que je méprisais auparavant: nos institutions sociales, aussi imparfaites soient-elles, et la myriade de petites avancées technologiques qui ont rendu nos vies plus confortables de celles de nos ancêtres – comme le papier toilette ou le dentifrice.

J’ai appris que je n’étais pas invincible, mais aussi que je suis plus costaud que ce que je pensais. Et je n’ai plus peur. Je n’ai plus peur de l’effondrement de la civilisation – pas parce que je n’y crois plus (même si, qui sait ?), mais parce que j’ai été capable de regarder droit dans les yeux cette éventualité.

Vivre dans la promiscuité avec un petit groupe de personnes fait ressortir certains aspects de la nature humaine que j’avais oubliés, ou plutôt réprimés.

Les petites communautés sont comme une cocotte-minute, sans valve de décompression. La tension monte vite quand on se coltine les mêmes personnes tous les jours, sans la pommade de la consanguinité pour apaiser l’irritation. La jalousie et le ressentiment trouvent un terrain fertile dans les endroits confinés. Les citadins peuvent parfois regretter l’intimité de la vie de village, mais s’ils se trouvaient installés dans un hameau rural, ils regretteraient rapidement l’anonymat de l’existence urbaine.

On peut se demander pourquoi tant de gens sont tentés par le survivalisme.

Peut-être parce que le monde moderne nous paraît compliqué, là où le survivalisme offre la simplicité.

Le réseau d’interdépendance globale dans lequel nous vivons peut être très angoissant, et nous donner un sentiment d’impuissance.

Ainsi, en réaction, certains vont s’embarquer en quête de l’autosuffisance de nos ancêtres, que nous avons perdue avec la révolution industrielle. D’autres auront cet attrait romantique pour le retour à la nature… ce sont des élans puissants, qui ne peuvent être écartés facilement.»

 

Source: next.liberation.fr

lartdelessentiel« Jeter l’inutile et le superflu pour faire de l’espace en soi » : tel est le sous-titre de ce livre qui ne manquera pas de vous faire de l’effet, pourvu que vous soyez dans votre vie à ce stade où l’on ressent en effet le besoin d’aller à l’essentiel.

Ce livre vient après « L’art de la simplicité » qui est déjà en train de devenir un livre culte et dont les lecteurs(et surtout trices) pourraient presque constituer une sorte de petite communauté.

Et l’essentiel est que ce livre nous fait un bien fou en nous incitant à chaque page à nous désencombrer de tout ce qui nous pèse, à remettre de l’ordre et de l’harmonie dans notre quotidien, à choisir la qualité plutôt que la quantité…

Symptôme étonnant, chaque lecteur(trice) commence à vider ses placards et ses tiroirs après avoir fermé ce livre.

Si ce livre nous fait un tel effet c’est qu’il gratte là où ça fait mal et qu’il apaise là où ça nous démange. Un baume, mais pas bête. Pas une pommade, mais un programme.

Une incitation à reconsidérer notre mode de vie bouffée par les modes, et à repenser notre art de vivre avec application et sérénité.

De notre attachement aux objets ou à certaines nourritures « encrassantes », de notre peur du vide aux pièges de la mode, elle nous fait visiter, page après page, les coins et recoins de notre quotidien, et nous démontre qu’il est possible de faire le vide en retrouvant le sens de l’essentiel, en apprenant à différencier désir et besoin, futile et nécessaire.

Une belle démonstration de la différence entre être et avoir…

Petit bonus, pour vous aider à vous concentrer:

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Qui est l’auteur ?

Auteur de best-sellers tel que « L’Art de l’essentiel » et « L’art de la simplicité », Dominique Loreau vit au Japon depuis plus de 15 ans. Séduite par l’art de vivre à la japonaise, elle a su adapter cette philosophie au mode de vie occidental.

 

Source: « L’art de l’essentiel« , de Dominique Loreau, Editions J’ai Lu

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l’estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l’authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente,
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue
à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle la maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation,
ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien
que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts,
et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle le respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire :
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle l’amour-propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire des grands plans.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, j’appelle ça la simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis le présent, là où la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois… Cela s’appelle la plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
Elle devient un allié très précieux.
Cela s’appelle le savoir-vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naisse les étoiles. »

Charlie Chaplin, son discours lors de ses 70 ans

« Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes,
J’parlais bien fort pour être un homme
J’disais,
je sais, je sais, je sais, je sais

C’était l’début, c’était l’printemps
Mais quand j’ai eu mes 18 ans
J’ai dit,
je sais, ça y est, cette fois je sais

Et aujourd’hui, les jours où je m’retourne
J’regarde la terre où j’ai quand même fait les 100 pas
Et je n’sais toujours pas comment elle tourne !

Vers 25 ans, j’savais tout : l’amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l’amour ! J’en avais fait tout le tour !

Et heureusement, comme les copains, j’avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j’ai encore appris.
C’que j’ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

« Le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau,
j’peux pas mieux dire, il fait très beau ! »

C’est encore ce qui m’étonne dans la vie,
Moi qui suis à l’automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j’ai voulu dire je sais
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j’savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l’horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j’m’interroge ?

Maintenant je sais, je sais qu’on ne sait jamais !

La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C’est tout c’que j’sais ! Mais ça, j’le
sais… ! »

Jean Gabin, autographe, portrait


Interprété par Jean Gabin, 1974

(entré dans le studio d’enregistrement après avoir appris la mort de son pote Francis Blanche )

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici