Le déconfinement est source de stress pour les Français, c’est prouvé.

Sommeil, l’anxiété, la manière de se projeter dans le futur… Le déconfinement, peut-être plus que le confinement, a des impacts profonds sur les Français.

Pour vous aussi peut-être, le déconfinement ne représente pas la libération tant attendue. Après deux mois de liberté restreinte, la levée du confinement est même source de stress pour une grande partie, comme l’avance hier mercredi 27 mai l’étude réalisée par l’organisme de recherche Human Adaptation Institute.

Dévoilée par Le Parisien, cette étude de l’organisme dirigé par l’explorateur Christian Clot a été lancée le 23 mars auprès de 10.000 personnes, 1500 d’entre elles répondant en moyenne aux différents questionnaires. En partenariat avec l’Institut du cerveau et plusieurs universités, elle étudie la manière dont l’être humain s’adapte à une crise sanitaire de cette ampleur à travers ses capacités d’adaptation, de résilience, ou encore son anxiété.

L’essentiel en trois points :

1/ Sommeil dégradé

Ces résultats montrent en premier lieu que le sommeil de près d’un tiers des participants s’était dégradé pendant le confinement… Et celui-ci s’est empiré à nouveau pour 22% depuis le déconfinement. D’après les résultats détaillés que nous avons pu lire, 77% des personnes affirment même se réveiller plus d’une fois dans la nuit.

“La dégradation de la qualité de sommeil post-confinement est le premier indicateur d’un niveau d’anxiété général latent chez les répondants plus importants que pendant la période de confinement”, est-il ainsi expliqué.

Autre enseignement de cette étude : plus d’un quart des participants (27%) estime que leur anxiété générale est plus importante depuis le 11 mai. Elle est restée identique pour près d’une personne sur deux (47%). Le même nombre de personnes (48%) affirme que la situation de déconfinement est plus stressante que le confinement.

Qu’il s’agisse des effets du manque de sommeil ou du stress, la fatigue se fait ressentir pour beaucoup de Français. Un participant sur deux déclare un sentiment de fatigue, 20% se sentent exténués mentalement ou moralement et la moitié (49%) s’estiment moins réactive intellectuellement parlant.

2/ Impact psychique

Par ailleurs, pour un cinquième d’entre eux (20%), l’impact psychique du déconfinement est multitraumatique: il se manifeste par de la déprime, du stress, de l’angoisse ou l’absence d’émotions. Une personne sur deux ressent l’un de ces effets contre deux sur cinq pendant le confinement.

Beaucoup d’entres vous craignanient fortement le déconfinement pour diverses raisons. Il s’avère que la sortie du confinement est loin d’être le Graal imaginé. En effet, seulement 3,9% des participants de l’étude Covadapt avaient très envie de sortir à l’issue du confinement. 60% en avaient une envie modérée.

Par conséquent, les craintes concernant l’évolution de la crise sanitaire et l’exposition au virus se font ressentir. Plus d’un répondant sur deux (55%) s’estime ainsi exposé ou très exposé lorsqu’ils vont faire des courses. Un tiers (29%) en sortant simplement dans la rue. Et 44% craignent une deuxième vague de coronavir²us dans les semaines à venir.

3/ Difficultés à se projeter

Tout ceci a un impact sur la capacité des Français à se projeter dans le futur. Ainsi, trois quarts (74%) des répondants passent le même temps, ou moins de temps qu’avant, pour imaginer des choses. 80% ne se préparent pas à de nouveaux modes de fonctionnement en vue des situations à venir.

Ces résultats ne sont que préliminaires, les définitifs ne seront connus qu’après la crise, l’étude étant toujours en cours.

Mais ce qui semble certain, c’est que le déconfinement est une réelle source d’angoisse pour toute une partie de la population.

Comme l’explique Christian Clot auprès du Parisien, “pour les personnes fragiles, il y a la peur de la rue. Dans leur maison, elles se sentent protégées du virus dont on ne sait toujours pas trop comment il se transmet. Ce qui perturbe encore plus, c’est que la crise va durer longtemps.

Des gens ont réussi à très bien organiser leur vie, notamment dans le télétravail. Ils n’ont guère envie de rechanger, car ça leur coûte de l’énergie mentale. À ceci s’ajoute, selon lui, la peur du monde d’après : “Ils rêvent d’un monde meilleur, mais ils se doutent bien que ça ne sera pas le cas”.

4. Ne sous-estimez pas votre capacité de résilience

Beaucoup de gens craignent de ne pas s’en sortir si le virus se manifeste au travail, dans leur famille ou dans leur foyer. Ils s’inquiètent de la façon dont ils feront face à une quarantaine, à la fermeture d’une garderie ou à une perte de salaire.

L’esprit humain est doué quand il s’agit de prédire le pire !

Mais les recherches montrent que les personnes ont tendance à surestimer la gravité des conséquences liées à des événements difficiles.

Dans le même temps, ils sous-estiment leur capacité à faire face et à s’adapter aux situations difficiles.

N’oubliez pas que vous êtes plus résistant que vous ne le pensez. Cela peut vous aider à atténuer votre anxiété.

Une façon de s’adapter et de sortir du confinement peut être d’essayer de relever ce qui a pu être bénéfique.

Le déconfinement actuel  est une période d’ajustement :

– On peut faire une balance : ce qui était bien, ce qui ne l’était pas, et pourquoi ?

– Qu’est-ce qui est apparu de bon pour moi ? Dans mon rôle d’éducateur pour mes enfants ?

– Etc…

Comme on est souvent pris dans un rythme extrêmement intense, je trouve qu’il y a une désinchronisation avec notre vie intérieure. Et là, avec la disparition momentanée de la vie extérieure, on s’est retrouvé face à notre vie intérieure.

Pour certains, cela a été extrêmement difficile. D’autres se sont découverts.

Ça a permis un recentrage sur soi et sur ce qu’il en est vraiment. De manière confortable ou non.

Ou une autre piste serait un changement de regard sur l’hôpital. Il y a un vrai traumatisme, une crainte de venir. L’hôpital n’est pas un lieu d’infection, mais un lieu de soins et de guérison.

J’espère que notre capacité de résilience ne va pas nous faire oublier très vite cette période sans en garder les vrais, bons et utiles apprentissages. Par exemple pour réfléchir sur des chantiers qui peinaient à avancer, des remises en question…

Aussi, cette période peut être propice à faire des projets (commencer un sport, adhérer à une asso…). Pas trop ambitieux car ils pourraient ne jamais être faits, mais satisfaisants tout de même.

Il faudrait que le meilleur surgisse de cette histoire-là pour que ça ne soit pas un gâchis total.

Et c’est possible, retroussons nos manches !

 

 

Quand la pression monte, quand vous êtes sur le point de perdre patience, d’hurler ou de fondre en sanglots, deux exercices sont imparables.

Retour au calme garanti en 5 minutes chrono.

A / Pratiquez la cohérence cardiaque

Le stress active « l’accélérateur physiologique », avec le cœur qui s’emballe, les mains qui deviennent moites…

D’où l’intérêt de la cohérence cardiaque qui, à l’inverse, renforce l’activité du système parasympathique, c’est-à-dire du « frein physiologique ».

Dans l’idéal, il faudrait la pratiquer non seulement quand le besoin d’apaisement se fait ressentir, mais aussi quand tout va bien. En y consacrant 5 minutes le matin, le midi et vers 16h, vous augmentez considérablement son seuil de résistance au stress.

Le principe est simple : respirez à un rythme de 6 respirations par minute, en comptant 5 secondes sur l’inspiration et 5 secondes sur l’expiration.

Pour garder un rythme régulier, vous pouvez vous aider de vidéos mises en ligne sur internet ou d’une appli gratuite téléchargeable dans le Play Store (android), comme RespiRelax+.

B / Retirez-vous et ressourcez-vous dans votre lieu de confort et de sécurité

Vous avez des ressources pour nous protéger contre le stress. Mais il faut être capable de les mobiliser rapidement quand la situation l’exige.

C’est l’objectif de cet outil de Pnl ou d’auto-hypnose : se construire une vraie bulle de sérénité où se réfugier quand l’environnement devient trop hostile.

1 – Après s’être installé dans un endroit calme où vous ne risquez pas d’être dérangé, rappelez-vous l’un des plus beaux moments que l’on vous avez vécu. Le souvenir heureux d’un instant dont vous avez souhaité, à l’époque, qu’il ne s’arrête jamais…

2 – Revivez ce moment, en vous remémorant toutes les sensations perçues ce jour là. Où étiez-vous ? Avez qui ? Que faisiez-vous ? Qu’avez-vous entendu ? Quel temps faisait-il ? Quelles odeurs flottaient dans l’air ? Qu’avez-vous ressenti ?

3 – En respirant profondément, imprégniez-vous complètement de ce moment inoubliable, avec toutes vos sensations agréables.

4 – Quand vous vous sentez profondément bien, rasséréné, nourri, plein de gratitude pour ce moment exceptionnel, ancrez-le en vous. Pour cela, serrez le poing ou stimulez un point de votre corps pendant au moins 20 secondes. Recommencez deux à trois fois pour renforcer l’ancre.

5 – Prenez ensuite quelques instants pour penser à autre chose, changer de position ou de pièce. Vous pouvez ensuite tester l’effet de l’ancre en restimulant le point choisi.

La sensation de bien-être arrive dans les secondes qui suivent…

Vous m’en direz des nouvelles 🙂

Le confinement n’a rien d’un parcours de santé, mais relève plutôt de celui du combattant.

Et celui que nous vivons semble devoir durer : instauré le 17 mars pour quinze jours, puis prolongé jusqu’au 15 avril, sa durée totale a été évaluée à «au moins 6 semaines» par le Conseil scientifique, a rappelé Édouard Philippe.

Vous tenez le coup, mais jusqu’à quand ?

Le savoir favoriserait-il votre résistance ? Qu’en pensez-vous ?

Des chercheurs du King’s College de Londres ont récemment synthétisé les effets psychiques de la quarantaine, d’après plusieurs études réalisées lors de précédentes épidémies (sras, Ebola, H1N1).

L’heure est grave, jusque dans nos esprits : «La séparation des êtres chers, la perte de liberté, l’incertitude quant à l’état de la maladie et l’ennui peuvent […] créer des effets dramatiques», mettent-ils en garde.

Or l’heure est grave… surtout quand elle semble interminable !

Le confinement renvoie chacun à un sentiment d’enfermement.

Nous sommes empêchés, limités, ce qui représente, de façon très archaïque, une privation de vie.

Cette incertitude quant à la durée du confinement, mais aussi ses modalités, augmente votre sensation d’impuissance : sans repère temporel, vous avez du mal à vous organiser, à anticiper, à prévoir.

Faut-il faire des réserves pour une semaine, un mois ?

Lâcher prise sur les devoirs ou respecter le programme ?

Céder au chocolat et dévorer des séries télévisées pour combler le vide, ou surveiller sa ligne et maintenir des horaires stricts ?

Cette expérience devient plus supportable lorsqu’une issue se dessine à l’horizon, comme lorsque, coincés dans un bouchon, nous apercevons enfin le panneau “fin des embouteillages dans 15 km”.

La bonne idée est de vous focaliser sur, non pas ce qui prive, mais sur ce qui est (encore) autorisé pour le corps et l’esprit.

Selon les chercheurs anglais, pour éviter de sombrer « l’information est essentielle ».

Savoir ce qui se passe, comprendre pour quoi (et non pourquoi), vous permet de mieux vivre cette période.

Mais attention !

Il ne s’agit pas de rester branché toute la journée sur France 24 et consorts.

Mieux vaut vous intéresser aux pays qui voient peu à peu le bout du tunnel (la Chine, la Corée…) ; sur ceux et celles qui ont vécu l’enfermement, en découvrant par exemple les Lettres de prison de Nelson Mandela ou le «tuto confinement» de l’astronaute Thomas Pesquet ; et se concentrer, surtout, sur vous-mêmes.

2 conseils pour résister au confinement,

malgré l’incertitude sur sa durée :

Ce que vous avez peut-être tendance à oublier : vous avez déjà vécu des situations douloureuses, une maladie, un deuil, une rupture…

Vous pouvez dès lors:

  • vous appuyer sur ces compétences dont vous avez déjà fait preuve par le passé, sur vos capacités à faire face et à vous en sortir.

Enfin, la bonne idée est de focaliser sur, non pas ce qui prive, mais

  • sur ce qui est (encore) autorisé pour le corps (une heure de sortie par jour, la possibilité de sauter, bouger, chanter chez soi…) et l’esprit (le plaisir, l’entraide).

Il s’agit de vous recréer des espaces de liberté.

En attendant de voir se dégager l’horizon de vos mobilités, le plus tôt possible…

« Il n’y a pas de petits traumas.

Il n’y a que des traumas qui, additionnés, forgent l’ensemble d’une personnalité en société (…).

L’être humain est doté d’une résilience extraordinaire.

Cette résilience fait partie d’un processus en trois parties : survivre, grandir et évoluer.

L’homme oublie souvent les deux dernières.  Nous restons figés dans le passé. »

 

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Jean-Emmanuel Combe,
fondateur d’HUNKAAR.

« Le bonheur

est toujours à la portée

de celui qui sait le goûter »

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François de la Rochefoucauld

« C‘est une grande force, l’espoir,

c’est une source de résilience, de succès et de bonheur. »

Après Happiness, le grand livre du bonheur et Love, le grand livre de l’amour, l’auteur belge Leo Bormans s’intéresse à l’espoir dans son nouvel ouvrage.

L’espoir ne discrimine pas: il touche les hommes et les femmes, les plus vieux comme les plus jeunes, les riches et les moins fortunés…

Hope, Le grand livre de l'espoir, psychotherapie, addiction sexuelle, dépendance, boulimie, F.Duval-Levesque psychopraticien et hypnothérapeute, TCCSa portée est universelle: il est à la fois une ressource psychologique indispensable pour traverser les périodes orageuses, un outil précieux quand vient le temps de se fixer des objectifs, et, surtout, un gage inestimable de foi et de confiance en la vie.

Changer de perspective dans de nombreux aspects de la vie.

Voilà ce que vous propose ce beau livre !

Selon sa (bonne) formule, l’auteur belge Leo Bormans a demandé à cent experts d’écrire un texte sur ce thème.

Le résultat est à la hauteur de l’ambition : le thérapeute Guy Corneau – qui a lui-même traversé l’épreuve du cancer –, le professeur d’université portugais Arménio Rego, les Canadiens Maja Djikic et Keith Oatley, spécialistes du développement personnel, le chirurgien australien Miles Little, et tant d’autres, déploient leurs expériences et leurs convictions profondes en matière d’espoir.

Ce sentiment qu’il y a du mieux à venir, disent-ils, est fondamental à notre survie, pour traverser les périodes difficiles.

Une lecture qui donne du punch !

 

Source: « Hope – Le grand livre de l’espoir« , Leo Bormans, Les éditions de L’Homme

pnl-pour-les-nuls, F.Duval-Levesque, psychothérapie, psychopraticien, coach, formateur, addiction, dépendances, boulimie, dépression

  • Modéliser une ensemble de compétence et les enseigner efficacement
  • Rendre un processus mental plus efficace, plus rapide ou plus créatif
  • Comprendre un individu à travers son langage non-verbal, ses filtres de communication, sa carte du monde
  • Améliorer notre communication
  • Apprendre plus rapidement et efficacement
  • Changer des croyances (des pensées qui nous paraissent être vraies)
  • Changer des comportements (même installés depuis des années)
  • Modifier un état de conscience, développer plus de sensibilité dans les 5 sens
  • Créer des changements durables
  • Apporter une relaxation profonde
  • Enlever ou modifier une douleur, une sensation ou émotion désagréable
  • Modifier les perceptions et ressentis vis-à-vis d’une expérience passée
  • Clarifier nos objectifs
  • Utiliser le langage de manière élégante pour amener quelqu’un à changer
  • Mieux gérer le temps
  • S’améliorer dans quasiment n’importe quel domaine
  • Développer la créativité
  • Augmenter la capacité de résilience

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Ce qui ne tue pas rend plus fort, dans une certaine mesure…

Ce qui ne tue pas rend plus fort, confirme une étude, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology.

Les expériences difficiles semblent en effet favoriser l’adaptabilité et la résilience ultérieures, avec des avantages pour la santé mentale et le bien-être.

Des recherches précédentes ont suggéré que l’exposition à des événements difficiles prédit généralement des effets négatifs sur la santé mentale et le bien-être, de telle sorte que plus d’adversité serait associé à une moins bonne santé mentale.

Mais dans l’étude menée avec 2,398 personnes par l’équipe de Mark Seery, chercheur en psychologie à l’Université de Buffalo, celles qui avaient rencontré quelques événements difficiles rapportaient :

– une meilleure santé mentale et

– un plus grand bien-être ensuite que celles qui n’avaient aucun antécédent d’adversité ou au contraire une histoire très chargée en adversité.

« Ces résultats sont consistants, conclut Seery, avec l’idée que, en modération, les adversités au cours de la vie peuvent contribuer au développement de la résilience. »

« Bien que nous ayons étudié les événements difficiles importants, dit le chercheur, il y a des raisons de croire que d’autres expériences relativement plus banales devraient également contribuer à la résilience ».

Références: Psychomédia.qc.ca,University at Buffalo, The State University of New York

 

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La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé

grâce à l’amour de la famille adoptive

et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Nombre de psys ont ausculté les blessures des enfants adoptés et les difficultés des familles adoptantes.

Mais qu’en est-il de ces enfants parvenus à l’âge adulte ?

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé grâce à l’amour de la famille adoptive et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Ou, au contraire, est-elle toujours à vif, et ce d’autant plus quand il y a des secrets de famille ?

Pour les adoptés, le sujet est sensible. Beaucoup craignent que l’étiquette d’enfant abandonné ne leur colle à la peau. Comme si, pour la société, cela faisait d’eux des êtres à part, marqués dans leur chair.

« Quand je glisse à quelqu’un que j’ai été adoptée, cela suscite souvent un malaise, raconte Hélène Jayet, 34 ans, née sous X et adoptée à 3 mois et demi. On me dit volontiers : « Oh, pardon, je suis désolé, je ne savais pas. » Alors que pour moi, c’est une chance. Ce n’est pas un abandon, mais un don. » Sur LeMonde.fr, Laurent (le prénom a été changé), 38 ans, témoigne : « J’ai effectivement été adopté. J’en suis fier et ne m’en cache pas, bien au contraire. Mais surtout, je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir offert une vraie famille. Aujourd’hui, je suis marié, j’ai trois enfants. Je suis bien dans ma tête. »

Diane Drory, psychologue, psychanalyste et coauteure avec Colette Frère du livre Le Complexe de Moïse. Paroles d’adoptés devenus adultes (disponible ici !), insiste sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes adoptées. « Si elles ont pu traverser l’épreuve de l’adoption, c’est qu’elles ont en elles une incroyable force de vie. Il faut leur faire confiance, ne pas les victimiser. Et ne pas attribuer toutes les difficultés qu’elles rencontrent à l’adoption. »

« DOUBLE LOYAUTÉ »

Les enfants adoptés sont confrontés à une double dette que les psychothérapeutes familiaux nomment « double loyauté ». Comme l’explique Nicole Prieur, psychothérapeute, philosophe et auteure de Raconte-moi d’où je viens (Bayard Jeunesse, 2007), ils reçoivent la vie de leur mère biologique et les moyens de la vivre dignement de leur famille adoptive, ce qui provoque des tiraillements. « Souvent, les enfants adoptés choisissent d’être loyaux envers leur famille adoptive ; et répondent plus que dans les autres familles à leurs attentes », poursuit Nicole Prieur.

Cette loyauté exacerbée peut se traduire par des choix professionnels contrariés, correspondant plus aux désirs des parents qu’à leurs propres envies. « Parvenir à devenir un traître heureux ne va pas de soi », souligne Nicole Prieur.

Parfois, ce sont les relations aux autres qui sont marquées par l’évitement des conflits. Enfin, sur le plan amoureux, d’aucuns jettent leur dévolu sur des êtres qui ont les mêmes blessures qu’eux, espérant ainsi réparer leurs histoires douloureuses mutuelles. Selon Nicole Prieur, le danger serait toutefois pour eux de surinvestir le couple et les enfants, au détriment des ajustements nécessaires à l’équilibre familial.

La question des origines peut resurgir avec force lors de certains événements de la vie : naissance, deuil, échec professionnel, rupture amoureuse… Dans Le complexe de Moïse, Marie-Claire raconte le manque de sa mère biologique lorsqu’elle était enceinte : « Ton absence, je la gère, ou plutôt je l’étouffe. Mais quand mon ventre se fait plus rond, je n’en peux plus. La vie bouge en moi comme elle a bougé en toi. Et toi tu n’as pas fait face, tu as disparu. » Une étape douloureuse, mais parfois salvatrice : « Le fait d’être mère et de ne pas abandonner son bébé répare quelque chose de la propre histoire de ces femmes. »

Les hommes vivent sans doute cette période moins viscéralement puisqu’ils ne portent pas le bébé. « Mais lorsque le père regarde le visage de son enfant, il remarque leurs ressemblances, par exemple. Cela le renvoie forcément à ses origines », dit Diane Drory.

UNE IDENTITÉ TOUJOURS EN CONSTRUCTION

Lorsqu’on avance en âge, la question de savoir d’où l’on vient se fait (ou peut se faire, ce n’est qu’une possibilité) plus insistante. Sur LeMonde.fr, Claude (le prénom a été changé), 70 ans, adopté à l’âge de 2 ans, évoque son parcours. « Aujourd’hui, je vis dans une douleur permanente, alors que je ne me suis jamais posé de questions avant. Je ne supporte plus le cri, le rire, le mouvement d’un enfant à la terrasse d’un café », raconte-t-il. Les questions existentielles se posent à cet âge de la vie. Or, dans l’histoire des adoptés, il y a un morceau amputé qu’il faut restaurer.

Hélène Jayet s’y essaie grâce à son métier de photographe. Aux Beaux-Arts déjà, ses dessins parlaient d’identité. Les adoptés, elle les photographie, elle les filme, elle leur donne la parole. Elle s’attelle à la création d’un webdocumentaire sur le sujet. Ses objectifs ? Faire tomber quelques clichés (« Les adoptés sont forcément malheureux »), donner des outils aux familles adoptives et surtout offrir aux adoptés la possibilité de mettre en mots leur histoire. Eux qui ont souvent du mal à évoquer leur ressenti.

La résilience, cette capacité à rebondir après des épreuves, passe aussi par la créativité. Cependant, elle n’est jamais acquise. Notre identité est toujours en construction. « La résilience de l’adopté, c’est sans doute d’accepter, comme tout un chacun, que l’identité est mouvante« , souligne encore Diane Drory.

« La blessure de l’abandon m’a donné une force, revendique Hélène Jayet. C’est elle qui donne aux adoptés leur vive sensibilité et leur ouverture au monde. »



Sources: lemonde, Christine Angiolini, l’article original ici

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L’adaptation diffère en fonction des personnes et des situations; il existe quelques trucs importants pour une adaptation efficace.

  1. Soyez positif !
    Voyez chaque obstacle qui se dresse devant comme une expérience d’apprentissage ?
    ex. : vous n’avez peut-être pas bien fait lors de votre examen de mi-session, mais cela vous motivera à étudier plus fort pour l’examen final.
  2. Faites le choix
    De ne pas réagir excessivement aux stresseurs et de composer avec un stresseur à la fois; prenez quelques grandes respirations et poursuivez.
  3. Soyez objectif face à chaque situation ?
    Le fait de préparer un souper pour 12 personnes est-il si horrible?
  4. Communiquez!
    Évitez de ruminer ou de garder vos émotions dans une bouteille, car cela peut mener éventuellement à une explosion.
  5. Acceptez-vous (et les autres).
    Personne n’est parfait et il y a toujours de la place pour les erreurs.
  6. Le soutien social est la clé !
    Créez des liens avec les gens.
  7. Composer de façon efficace avec les erreurs
    Apprenez de vos erreurs et appliquez le tout dans le futur au moment de prendre des décisions
  8. Composer de façon efficace avec le succès aussi!
    Cela profitera à votre compétence.
  9. Développez une autodiscipline et le contrôle
    Étudier davantage en vue de votre préparation à l’examen final ou établissez-vous un horaire d’exercice physique afin de perdre le poids gagné depuis le der Noël !)
  10. Entretenez !
    Pratiquez, pratiquez, pratiquez afin de devenir résilient pour toute la vie!
  11. Consultez un thérapeute en psychothérapie !

Il vous suffit de trouver les meilleures solutions pour vous et de les appliquer dans votre quotidien.

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