Un livre, « La force des introvertis », que j’ai lu d’une traite avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.

Si l’on en croit les statistiques, un tiers des gens seraient plutôt introvertis (même si ce terme peut regrouper une catégorie assez hétérogène d’individus).

La mode est aux extravertis, aux gens qui parlent haut et fort. La socialisation est prônée à tous les niveaux.

On vous reproche votre réserve, un goût pour l’isolement, votre exigence pour la réflexion…

Dans une société qui valorise l’extraversion, les introvertis sont jugés trop sérieux, peu charismatiques, faibles, voire arrogants. L’introversion serait-elle un handicap ?

Les gens plus discrets sont souvent regardés comme des être bizarres, égoistes ou tout simplemet ennuyeux.

A travers un point de vue anthropologique, sociologique, psychologique et biologique, afin de mieux comprendre les différences et similitudes entre les extravertis et les introvertis, l’auteur Laurie Hawkes  invite les « invisible », « timide », « sauvage », « incapable de… », « névrosé », « coincé » à prendre conscience de leurs forces et de leurs atouts, rappellant que « quand quelque chose ne nous plaît pas, rien ne nous oblige à nous plier aux envies des autres ».

-hypnose-f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelle, introvertiEn général autonomes, fidèles, profonds, enclins à réfléchir, les introvertis sont peut être la voix de la sagesse dans notre monde toujours plus haut, toujours plus fort…

Comme dans tous ses autres ouvrages, Laurie Hawkes décrit avec une grande clarté un type de personnalité fréquemment décriée, dont elle nous montre les qualités méconnues.

Hypersensibles aux stimuli extérieurs, les introvertis ont en fait besoin de solitude pour se protéger et se ressourcer.

Or leur difficulté à nouer des liens spontanés nuit à leur image sociale, ralentit leur intégration au groupe, disqualifie leur voix lorsque d’autres sont prompts à s’arroger une place et à s’exprimer impulsivement. Ce manque apparent de compétence dans les rapports humains masque pourtant une richesse intérieure, une qualité de concentration et d’analyse, une créativité féconde pour des liens authentiques et une vie pleine.

Ce livre invite chacun à cultiver sa singularité comme une force, à apprendre à connaître l’autre plutôt que de chercher à se transformer soi-même.

Elle donne aussi des conseils fort utiles aux personnes qui souffrent de ne pas se sentir intégrées dans une société où, souvent, c’est ceux qui font « beaucoup de bruit pour rien » que l’on écoute.

A lire et à faire partager !

Voici le sommaire :

  • Je crois que je suis introverti…
    • « Ah ! Si seulement j’étais extraverti… »
    • Les mille et un visages de l’introversion
    • Le cas Obama
  • Est-ce un problème ?
    • Pourquoi suis-je introverti ?
    • Un monde pour extravertis
    • Une force !
    • Sauf quand… Les « maladies » des introvertis
  • Bien vivre sa vie d’introverti
    • Comment faire son propre malheur
    • Le monde moderne a du bon !
    • Vieillir aussi a du bon !
    • S’épanouir dans sa vie professionnelle
    • S’épanouir dans sa vie privée
    • S’épanouir dans sa famille
    • Autothérapie

    Laurie Hawkes, née sur Long Island (USA), est arrivée en France en 1961 à l’âge de six ans. Psychologue clinicienne par les études universitaires, elle est devenue psychopraticienne (anciennement psychothérapeute), qualifiée par le SNPPsy et la FF2P. Avec 8 collègues, elle a participé à la création de l’EAT-Psychothérapie-Paris-Ile de France (école d’analyse transactionnelle) au sein de laquelle elle enseigne. Elle pratique une psychothérapie relationnelle basée sur l’analyse transactionnelle et la gestalt, avec une influence parfois perceptible du tango argentin.

Source: « La force des introvertis », édition Eyrolles, Laurie Hawkes

 

 

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Il était une fois un vieil homme, assis à l’entrée d’une ville d’Orient.

attentifUn jeune homme s’approcha et lui dit :« je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? » Le vieil homme lui répondit par une question : « Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »

« Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir », dit le jeune homme. Le vieillard répondit : « Et bien, tu trouveras les mêmes personnes ici. »

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question. « Je viens d’arriver dans la région . Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? » Le vieille homme répondit de même : « Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »

« Ils étaient bons et accueillants, honnêtes. J’y avais de bons amis. J’ai eu beaucoup de mal à la quitter », répondit le jeune homme.

« Et bien, tu trouveras les mêmes personnes ici », répondit le vieil homme.

Un marchand, qui faisait boire ses chameaux (deux bosses) non loin de là, avait entendu les deux conversations.

Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : « Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes ? »

« Rien n’est bon, rien n’est mauvais en soi : c’est comment qu’on pense qui fait toute la différence. Et celui qui ouvre son coeur change aussi son regard sur les autres », répondit le vieillard.

 

Et pour vous, cher lecteur, que vous inspire cette histoire ?