Après un été bien souvent euphorique, réussir votre rentrée vous demandera des efforts d’adaptation. Il est essentiel de s’investir pour ne pas rater le coche.

Chaque année, c’est la même chose : à l’approche de la rentrée, une pointe de stress se fait sentir, plus ou moins forte selon notre nature anxieuse. C’est normal, c’est intrinsèquement une période de stress. Cette année, la conjoncture particulière qui mêle incertitudes sanitaires et inquiétudes économiques ne fait que renforcer ce stress.

4 ingrédients incontournables du stress :

  1. le faible contrôle sur une situation
  2. l’imprévisibilité
  3. la nouveauté
  4. et l’ego menacé.

Par définition, la rentrée les cumule, pointe l’auteur, et cette rentrée les accentue !

La rentrée marque une rupture avec les vacances, on passe d’un cadre où on contrôlait tout à un cadre où l’on n’a plus forcément de pouvoir. Cette année s’ajoute l’expérience du télétravail qui a permis une certaine flexibilité dans l’organisation de nos journées. Les incertitudes sanitaires, économiques et professionnelles sont nombreuses, et notre égo est menacé car nous sommes mis à l’épreuve, que ce soit en tant que chef de famille ou de dirigeant : on nous pose des questions auxquelles nous ne savons pas répondre.

Si vous vous sentez plus stressé que d’ordinaire, ce n’est donc pas surprenant.

D’autant plus que nous avons déjà beaucoup puisé dans nos capacités d’adaptation depuis le début de l’année : entrée en confinement, mise en place du télétravail, sortie du confinement, adoption des nouvelles règles sanitaires…

Avec la crise, les recettes d’avant ne fonctionnent plus. Créer un nouvel équilibre prend du temps, et c’est stressant. C’est donc normal de ne pas se sentir bien en cette rentrée, nous avons déjà beaucoup négocié avec nous-même pour nous adapter et il nous faut encore faire un effort !

Pour surmonter son stress, rien ne vaut le passage à l’acti


Certaines entreprises ont compris ces craintes, et s’adaptent en proposant un retour graduel au travail, en menant une réflexion sur le télétravail, en communiquant avec leurs employés sur les dispositifs sanitaires mis en place en amont du retour dans les bureaux… Mais c’est aussi aux salariés de s’investir dans leur retour au travail, sans précipitation néanmoins.

La semaine de la rentrée, pas question de reprendre à 100 à l’heure : on commence par se reconnecter, se replonger dans l’environnement de travail, conseille l’expert en bien-être au travail. Pour cela, on prévoit rapidement un déjeuner avec  un collègue qu’on apprécie pour parler vague à l’âme des vacances et retour au travail, se mettre au courant et prendre la température de la boite… La crise a mis à mal le lien social, il est très important de le recréer.

Pour cela, on n’hésite pas à parler et à partager ce que l’on ressent, à dire ce qui ne va pas, mais aussi ce qui va.  C’est important d’être dans le positif. On n’ose pas toujours par crainte des réactions de l’autre, mais en réalité, quand ce n’est pas mal intentionné, cela lui fait du bien : ça lui donne des perspectives, lui montre que le mieux est possible.

Le vague à l’âme de la rentrée se nourrit de l’inaction et de la procrastination. De retour au travail, on s’y met graduellement, en se fixant des priorités et des objectifs modestes mais qui permettent d’enclencher concrètement notre retour au travail.

La procrastination est anxiogène. Reporter procure un soulagement à court terme, mais sur le long terme, ça nous pèse : les problèmes s’accumulent, deviennent plus aigus et nous n’avons plus le privilège de la préparation.

Passer à l’action crée une dynamique de changement et de rééquilibrage, et c’est exactement ce dont nous avons besoin en cette rentrée : on doit reconnaître qu’on ne peut plus faire les mêmes choses qu’avant, mais en même temps, il ne faut pas s’empêcher de vivre ni s’interdire de faire des choses : on risque de laisser passer un an de notre vie. Nous avons besoin d’être proactif et réalistiquement optimiste.

Par nature, l’être humain est ambivalent. Cette rentrée exacerbe cette tendance : nous avons peur d’être infecté mais besoin de nous rapprocher des autres, envie de calme et peur de la solitude, envie d’appartenir à un collectif et volonté de rester individuel, peur des risques dans les transports, mais envie et besoin de retrouver une vie normale.

Si vous avez très envie de continuer le télétravail, il est important de vous poser des questions : si c’est lié à l’angoisse de reprendre les transports en commun, c’est un problème ponctuel, lié à la situation sanitaire exceptionnelle. Si c’est parce que la durée de votre trajet vous pèse, ou parce que vous doutez de l’intérêt de votre travail, cela amène à une réflexion sur le sens de votre vie.

L’engagement professionnel participe de l’équilibre et de la réalisation de l’individu dans sa vie. C’est quelque chose que nous avons besoin de retrouver en cette rentrée. Même si on n’aime pas son travail, retourner au travail permet de retrouver les collègues, l’impression de faire partie d’un groupe. Dans un monde où le collectif est mis à mal, l’entreprise est un bastion de ce vivre ensemble.

Selon un sondage Le Parisien – Institut de l’entreprise de janvier 2018, 7 Français sur 10 sont fiers d’appartenir à leur entreprise.

Pourtant, face aux incertitudes sanitaires, de nombreux salariés aimeraient continuer le télétravail. Cinq jours de télétravail par semaine me paraît excessif, mais cela a le mérite de poser la question de ce qu’est une entreprise. Si on ne partage pas des moments et des émotions ensemble dans la vraie vie, si on ne se retrouve jamais en dehors de visioconférences, il n’y a pas de groupe. Et que devient une entreprise s’il n’y a pas de groupe ? Le télétravail montre déjà ses limites : il entre en contradiction avec l’aspiration de l’être humain comme animal social.

Il est donc très important de maintenir les bonnes habitudes des derniers mois.

Ainsi, l’organisation des mois précédents reste valable, il faut en particulier limiter son exposition aux médias, car ils entretiennent l’anticipation anxieuse puisqu’ils parlent surtout de ce qui va pas et de ce qui fait sensation. De même, on évite les réseaux sociaux, qui sont anxiogènes et source de fake news. De même, on essaie de garder les bonnes habitudes des vacances, comme manger plus de protéines et moins de sucre, faire plus de sport, passer moins de temps devant les écrans.

Si on a changé nos habitudes dès le début des vacances, on commence à voir les résultats, c’est encourageant !

De plus, un certain rituel s’étant mis en place, continuer demande moins d’effort.

Se mettre dans cette dynamique est particulièrement important cette année : je me ménage, je gère mon énergie, je garde mes bonnes habitudes.

On ne sait pas combien de temps va durer cette nouvelle période, donc c’est vraiment le moment de mettre en place et de garder des habitudes qui nous font du bien.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin. Tout finira par s’arranger 🙂
Traduction : découpez vos objectifs en petites étapes
Bien définir votre objectif
  1. Formuler votre objectif de façon positive et précise, qui dépend de vous
  2. Préciser clairement votre « pourquoi »
  3. Veiller à ce que votre objectif soit ambitieux et réaliste
  4. Intégrer un indicateur de mesure
  5. Vous fixer une date limite
  6. Prioriser un objectif et l’écrire.
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D‘où vient votre syndrome de l’imposteur ?

Très répandu, le syndrome de l’imposteur donne à celui qui le vit le sentiment de ne pas mériter la place qu’il occupe.

Il puise ses origines dans des ego malmenés. Et dans la nécessité que nous éprouvons de nous comparer aux autres.

« Syndrome de l’imposteur », c’est le nom que donnent les psychologues à ce phénomène.

Il a été dévoilé en 1978 par Pauline Clance et Susanne Imes. Ces deux psychologues ont étudié 150 femmes diplômées qui exercent des métiers prestigieux et sont reconnues pour leurs compétences.

Or, ces femmes brillantes ne considéraient pas qu’elles avaient réussi. Elles expliquaient leur situation par des facteurs externes comme le hasard ou la chance, alors que la plupart des personnes du même niveau revendiquaient leurs compétences et leur travail acharné. Ces femmes pensaient qu’on les surestimait.

Elles craignaient d’être « démasquées », que les autres s’aperçoivent qu’elles ne sont pas si compétentes qu’ils le croyaient.

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Le syndrome de l’imposteur crée un malaise chez la personne concernée et peut provoquer des réactions disproportionnées. Par exemple, par peur d’être démasquées, les victimes se réfugient parfois dans un travail acharné. Elles veulent être parfaites, s’épuisent à la tâche (d’où un risque de burnout), ce qui renforce leur sentiment d’incompétence, vu les efforts qu’elles fournissent. D’autres se découragent, sous-estimant leurs capacités. De ce fait, elles tombent dans la procrastination.

70 % des gens auraient déjà été touchés par ce syndrome au moins une fois dans leur vie, estiment les thérapeutes.

Autrement dit, le phénomène serait très répandu.

Le syndrome de l’imposteur apparaîtrait en particulier lors des périodes de transition : quand on se qualifie pour la première fois dans son domaine de compétence (premier diplôme, premier poste…) ; quand on démarre un nouveau cursus ou un nouveau cycle d’études ; quand on obtient une promotion importante.

Loin de se limiter au monde du travail, le syndrome de l’imposteur concernerait aussi la vie familiale. Les psychologues l’évoquent chez des parents qui sous-estiment leur aptitude à s’occuper de leurs enfants, ou dans le couple lorsque l’autre renvoie une image de soi jugée trop valorisante par rapport à celle que l’on a.

Pour aller plus loin :

« Le Syndrome d’imposture. Pourquoi les femmes manquent tant de confiance en elles ? » Élisabeth Cadoche et Anne de Montarlot, Les Arènes, 2020

« Le Syndrome de l’imposteur », Sandi Mann, Leduc, 2020

« Cessez de vous déprécier ! Se libérer du syndrome de l’imposteur », Kevin Chassangre et Stacey Callahan, Dunod, 2016

« Le phénomène d’imposture chez les femmes ultraperformantes. Dynamiques et solutions thérapeutiques », Pauline Clance et Susanne Imes, Psychotherapy. Theory, Research ans Practice, vol. XV, n° 3, 1978

« Le Syndrome de l’imposteur », Sandi Mann, Leduc, 2020

« The Secret Thoughts of Successful Women. Why capable people suffer from the impostor syndrome and how to thrive in spite of it, Valerie Young », Crown Publishing, 2011

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Des conseils pour prendre soin de sa santé mentale durant le confinement

L’éloignement et la solitude peuvent être des facteurs difficiles à gérer lorsque l’on est confiné seul. Mais il existe des astuces permettant de prendre soin de sa santé mentale.

Voici mes 3 astuces spéciales confinement

Prendre conscience de soi et de ses soucis permet de garder une attitude positive.

-> Essayez d’écrire ce qui vous tracasse et vous stresse durant la journée. Quand vient le soir, il faut repasser en revue ce que l’on a noté, et voir ce qui nous pose encore problème. Pour chaque inquiétude, voir si l’on peut la résoudre. Sinon, programmer sa résolution pour plus tard. Demain est un autre jour.

Les méthodes sont infinies, et la clé réside dans l’instant présent : apprenez à contrôler vos pensées et particulièrement votre habitude à vous inquiéter sans cesse. Imaginer le pire scénario vous mène à la peur, au stress et au désespoir.

Une approche similaire, en décidant de focaliser vos pensées sur les éléments positifs. Elle suggère de prendre soin de vous physiquement et émotionnellement et de faire face à vos problèmes, sans céder à la panique.

-> Un esprit sain dans un corps sain

«Pour être en forme, diminuez fortement votre consommation de glucides (biscuits, féculents), augmentez votre consommation de protéines et de lipides»

Ce slogan familier prend actuellement tout son sens. La santé physique va de pair avec la santé mentale, et plus que jamais manger sainement vous aidera à vous sentir bien. Et la pratique régulière du sport, si vous avez envie, permet également à de nombreuses personnes confinées de s’évader un peu.

Elaborez votre propre routine sportive spéciale confinement. Yoga, fitness ou running, diversifiez-là.

Pour certains, le sport est plus agréable en groupe. Faites, tous les dimanches une session virtuelle de course à pied familiale, et pleine de bonne humeur ! Durant la semaine de Pâques portez des oreilles de lapin. Ayez un thème amusant chaque dimanche.

-> «Notre valeur ne dépend pas de notre productivité»

De nombreuses personnes ont commencé ce confinement avec pour idée d’accomplir une liste de tâches jamais réalisées d’ordinaire, par manque de temps.

Certaines ont tenu parole, mais ça n’est pas le cas de tout le monde.

Et ça n’est pas grave.

Votre valeur ne dépend pas de votre productivité. Tenter de passer le temps en s’occupant au maximum ne contribue pas nécessairement à votre santé mentale, car cela vous met une pression inutile.

Il ne s’agit pas d’encourager la procrastination, mais d’écouter votre corps.

Tous les organismes sont différents, et exhorter à la productivité produit des effets pervers.

Enfin, je rappelle qu’en ces temps particuliers, il faut accepter ses émotions plutôt que de lutter contre elles :

«Ce n’est pas grave de pleurer.

C’est normal de se sentir triste ou frustré.

On est juste des humains.

On a des émotions».

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

 

« Vous voyez, j’ai tellement de travail que je n’arrive plus à faire mon job. Dites-moi comment faire pour tout faire ! »

Dans ce cas, ce nouveau livre est fait pour vous.

Vous êtes-vous déjà senti débordé, noyé sous la charge de travail ?

Vous arrive-t-il de vous demander le soir ce que vous avez bien pu faire de votre journée, de constater que les dossiers en cours s’entassent, d’avoir la désagréable sensation que le temps vous échappe, et que votre efficacité s’émousse ?

Oui, ce nouveau livre est fait pour vous.

Vous sentez-vous parfois stressé, vous demandant comment faire pour tout faire, pour faire face à votre charge de travail, pour limiter vos engagements, pour dire non, pour être plus efficace ?

Vous demandez-vous comment allier à la fois l’efficacité, le bien-être et la coopération avec les autres ? Quels sont les points clés ? Quels sont les écueils à éviter ? Quelle organisation, quelles pratiques, quels outils mettre en place ?

Souhaitez-vous simplement aider vos collaborateurs à mieux s’orgainser ?

psychotherapie-addiction-sexuelle-dependance-boulimie-f-duval-levesque-psychopraticien-hypnotherapeute-coach-tcc-hypnose-manager-coachingDans ce cas, ce nouveau livre d’Hervé Coudière, est aussi fait pour vous !

Entre activités professionnelles et vie privée, nous sommes tous à la recherche de temps pour faire face à toutes nos obligations et pour réussir nos vies, en profitant pleinement de ce qu’elles nous offrent, sans frustration.

Vous trouverez alors, dans les pages de ce livre, une multitude de conseils, d’outils, de pratiques et d’exemples concrets et opérationnels liés à son expérience, ses vingt temps de recherche et de pratique, et dix de formation et d’accompagnement de managers.

L’intérêt de tout ce qui est proposé a pu être testé et vérifié en pratique, en environnement de poste de travail concret.

Et rappelez-vous ! Le perfectionnisme est souvent source de procrastination et de paralysie.

C’est un cercle vicieux contre lequel il faut lutter. Ne vous sentez pas en faute si tout n’est pas parfait. Lancez-vous, menez à bien vos projets, sans passer un temps fou sur des détails…

Qui est l’auteur ?

Hervé Coudière est consultant et coach en management. Il accompagne les managers dans l’amélioration de leur performance avec des solutions humaines. Depuis 20 ans, il adapte les techniques et les outils de gestion du temps dans toutes les situations rencontrées dans les organisations de travail.

Voulez-vous aller plus loin ? Voici l’interview de l’auteur, en cliquant ici.

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Un extrait du sommaire :

Bien gérer son temps, c’est bien faire ce qui est important !
Les enjeux de la gestion du temps
Comment se mobiliser pour faire ce qui est important
Gérer son temps pour se réaliser

Faire un diagnostic initial pour diriger les efforts
En quoi le gestion du temps est un problème pour moi ?
Pour quelles raisons je gère mal mon temps ?
Débusquer les démons de la gestion du temps
Lutter contre le gaspillage et la dispersion de mon énergie
Cinq outils pour approfondir le diagnostic
Deux autres dimensions à considérer
Préparer le changement

Appliquer les principes fondamentaux
Quatre points clés pour mieux vivre son temps
Identifier et prioriser ce qui est important
Anticiper
Planifier
Se fixer des objectifs
Regrouper les activités de même nature
Se concentrer sur ses activités
Gérer sa propre énergie et se gérer soi-même

Gestion du temps et management
La gestion du temps, un outil de management
Le rôle du manager
Combattre les écueils, les croyances et postures
Les quatre temps du manager
Structurer le temps avec ses collaborateurs
Aider les collaborateurs à gérer leur temps
Susciter l’engagement de ses collaborateurs
Questionnaire d’auto-évaluation de management

Choisir et affûter ses outils
Choisir ses outils et changer son organisation
Cinq pratiques essentielles
Outils pour prendre le temps de gérer son temps
Outils de priorisation
Outils d’ordonnancement dans le temps
Outils listes de tâches
Outils numériques (mobile, réseaux, outils collaboratifs…)
Outils de gestion de soi

Travailler en coopération avec les autres 
Se positionner en faveur de la coopération
S’organiser en collectif
Coopérer avec les supports numériques
Se protéger des interruptions
Faire des demandes et répondre aux sollicitations du quotidien
Le chevalet du temps : un outil concret de coopération

Pour que ça dure…
Les enjeux de la gestion du temps dans le temps
Pour mettre en place les apprentissages à votre poste
Mes trucs qui marchent et qui durent
Définissez-vous une « hygiène de vie » quotidienne
Restez centrés sur ce qui est signifiant pour vous
Si vous reprenez le livre

 

Source: « Gestion du temps pour managers débordés« , de Hervé Coudière, éditions Gereso

Dur dur de reprendre sa place dans la file du métro-boulot-dodo après des congés prolongés, n’est-ce pas ?

Les pieds traînent, entre nonchalance et résistance, et les mines hâlées font la moue…

Après cette trêve estivale, enfants comme adultes doivent faire leur rentrée. Chacun s’est défait du ronron du quotidien. Pas facile d’accepter de tourner le dos à ce grisant vent de liberté des congés d’été.

« La rentrée est souvent difficile », admet Patrick Amar, psychologue et directeur de la société de conseil en santé et performance au travail, Axis Mundi, et coauteur avec Silvia André de J’arrête de stresser (Eyrolles, 2013). Après un changement de repères et de rythmes, « c’est dans la suite des choses que ce retour à l’ordre réserve son lot de facteurs stressants et débouche sur une petite déprime passagère ». Mais, nulle crainte, « on s’en remet chaque année ! », relativise M. Amar.

Cet incontournable « sas de décompression » n’enlève en rien les bienfaits des vacances. « On a souvent une perception erronée, notamment sur le fait qu’on se sente fatigué en rentrant ; en général, on ressort reposé de ses vacances, aéré aussi, avec des apports de créativité et de perspectives nouvelles », observe M. Amar. Mais « certains, pour ne pas avoir à vivre le déplaisir d’une chose, ne la vivent pas », explique le psychologue et coach de dirigeants.

Le Chat, F.Duval-Levesque, psychopraticien, hypnothérapeute, coach, psychothérapie, soutien psychologique, coachingComme le workaholic, ce bourreau de travail, qui vit son retour de congés d’autant plus facilement qu’il n’est pas parti ou très peu, ou encore parce qu’il n’a pas faussé compagnie à son smartphone en prise directe, jour et nuit, avec son activité professionnelle. Ou l’hyperactif, déjà reparti vers de nouveaux défis…

D’autres – nombreux ! – planifient leurs prochaines vacances, à peine un pied au bureau. « On profite ainsi encore mieux de ses vacances parce qu’on vit dans l’anticipation et notamment des bonheurs à venir », observe M. Amar.

« Le danger, c’est que notre vie quotidienne devienne un mauvais moment à passer entre deux départs en vacances. Il faut garder à l’esprit qu’il y a de forts enjeux de développement, de croissance, de socialisation entre deux périodes de vacances ! Ne vivre qu’à travers les vacances est un signal d’alarme, signalant qu’il faut changer quelque chose dans sa vie. »

Pour échapper au blues, ou ne pas y succomber trop longtemps, il convient avant tout de puiser dans les solutions – personnelles – qui ont été éprouvées les années passées et qui ont fonctionné pour se remettre dans le rythme et recouvrer sa dynamique.

En règle générale, « il importe de s’inscrire dans l’action pour dissiper cette déprime », préconise le psychologue, car « la déprime prospère sur la procrastination ». Mais inutile de précipiter les choses.

« Il faut amorcer la pompe graduellement, très graduellement, et se fixer des objectifs très modestes le premier jour, voire la première semaine de travail, lorsque cela est possible. Ces petites avancées, simples, modestes et réalistes, ont une vertu essentielle, celle de réamorcer la pompe tout en donnant un sentiment d’accomplissement qui va venir dissiper ce blues de rentrée. »

Autre grand classique de la fin août : le retour des problèmes et autres interrogations que l’on avait mis de côté pendant les congés. « La rentrée s’accompagne, souvent avant la reprise, d’une anticipation anxieuse de ce qu’on va retrouver (ou devoir affronter) au travail ou dans sa vie personnelle. »

Comment éviter de céder à la panique ?

  • Il faut hiérarchiser les priorités et ne pas se laisser submerger par tout ce qu’il y a à faire en rentrant. Il faut aller puiser dans les bienfaits des retours de vacances, tels que celui de retrouver le confort de sa maison, ou le plaisir d’une pratique sportive.
  • Penser, aussi, à refaire le lien avec ses sources de soutien social (famille, amis, voisins, collègues).

Et surtout sortir de cette pensée dichotomique selon laquelle lorsque je travaille, je ne m’amuse pas :

  • pourquoi ne pas injecter du plaisir dans son quotidien en conservant à l’esprit des choses plaisantes que l’on a réalisées pendant ses vacances, ou encore pérenniser les résolutions et projets débutés en congés ? Ce moment de retour est propice pour introduire des changements à dose homéopathique.

Tenir une résolution et pas dix, c’est largement suffisant comme programme de rentrée !

 

Sources: lemonde.fr, expérience professionnelle