Phobie scolaire : quand l’école fait peur…

Crises d’angoisse, maux de ventre, vomissements…

Submergés par la peur, la détresse, certains enfants et adolescents se rendent complètement malades à la simple idée de mettre un pied à l’école. Un phénomène en augmentation, où je vois chaque année de plus en de cas se présenter à mon cabinet.

« Phobie scolaire », « anxiété scolaire », « refus scolaire anxieux » : autant de dénominations derrières lesquelles se trouve la même manifestation : une peur intense de l’école, qui conduit l’enfant à éviter systématiquement de s’y confronter.

Difficile d’imaginer que l’école, lieu de socialisation de l’enfant par excellence, mais aussi des apprentissages, puisse rendre certains de ses écoliers aussi malheureux. Et pourtant, vivre avec d’autres du même âge, apprendre, être curieux, être évalué, se mesurer aux autres, faire plaisir aux parents en réussissant ou s’opposer à eux insidieusement en ne faisant rien : les enjeux sont nombreux, et pas des moindres.

Entre 4 et 5 % la proportion d’élèves en âge de suivre une scolarité obligatoire (de 6 à 16 ans) victimes de troubles anxieux les empêchant, sans qu’ils sachent réellement pourquoi, de se rendre normalement en classe. Parmi eux, près d’1% souffriraient d’une forme plus sévère encore : la phobie scolaire.

La phobie scolaire, tout comme celle de l’ascenseur ou de l’avion, n’existe pas. C’est un abus de langage. Quant au refus scolaire, terme utilisé par les anglo-saxons, il ne semble pas plus adapté. Les jeunes que je vois en consultation ne refusent pas d’aller à l’école, ils n’arrivent pas à y aller, ce qui est différent.

Voilà pourquoi je préfère dire plus simplement qu’ils sont malades de l’école, et en rupture scolaire.

Comment savoir si son enfant souffre réellement de l’école ?

Certains signes doivent interpeller.

  1. Les symptômes physiques d’abord : il est pris de véritables attaques de panique lorsqu’il part à l’école, de crises d’angoisse, ou encore de violentes douleurs (à la tête, au ventre…).
  2. Et puis dans ses paroles : il crie, supplie qu’on le laisse rester à la maison, menace de fuguer, voire de se suicider.
  3. Enfin, il trouve toujours ailleurs des explications à sa crainte d’aller en classe (« les profs ne m’aiment pas », « les autres élèves m’embêtent »…).

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Dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent les jours sans école, comme les week-ends, et surtout, pendant les vacances scolaires.

Mais qui sont ces enfants ? Deux profils se dégagent.

1 – D’abord ceux chez qui les troubles anxieux (souvent, l’enfant en cumule plusieurs) sont au premier plan.

Il s’agit notamment d’enfants touchés par la peur de la séparation et pour qui le fait de s’éloigner du domicile familial et/ou de leur mère semble impossible, ceux qui souffrent de phobie sociale et sont pris d’attaques de panique dès qu’ils sortent dans la rue, ceux qui ne supportent pas le regard des autres posés sur eux, ou le fait d’être interrogés par leur instituteur… Autant de manifestations d’anxiété souvent aggravées et déclenchées par un stress post-traumatique : l’enfant a subi ou assisté à une humiliation devant ses camarades, il a été agressé sur le chemin de l’école, fait l’objet de menaces…

2 – Le deuxième profil concerne ceux chez qui l’anxiété n’arrive qu’au second plan. Ils sont dépressifs, souffrent d’un profond désintérêt pour leur scolarité, laquelle ne leur apporte souvent aucune gratification, soit parce qu’ils ont de mauvais résultats, soit parce qu’ils s’y sentent incompris (c’est notamment le cas des enfants dyslexiques ou encore hyperactifs). Il arrive alors fréquemment que leur attention se fixe ailleurs, dans un domaine où ils se sentent plus valorisés, comme les jeux vidéos de plus en plus souvent, ou le sport.

L’angoisse peut aussi naître des enjeux qui se précisent au fur et à mesure que les jeunes avancent dans leur cursus. De plus, la scolarité aujoud’hui met de plus en plus l’accent sur une orientation précoce. On met les adolescents en demeure de se déterminer très tôt, comme si, à quatorze ou quinze ans, ils pouvaient avoir des projets d’avenir fermes et être certains de leur choix.

Pour les parents, il n’est pas évident de comprendre la souffrance de l’enfant. Il n’est pas toujours facile de savoir comment réagir face à un comportement dont la logique vous échappe. Toute phobie paraît absurde à celui qui ne l’éprouve pas et rien n’est plus déroutant que de se retrouver face à votre enfant quand il exprime une peur panique et semble sourd à tout appel à la raison.

Difficile aussi parfois de bien faire la différence entre le refus scolaire, source de détresse chez l’enfant, et l’école buissonnière, plus comparable à un caprice ou à une attitude de rébellion à l’égard de l’autorité parentale.

D’autant que parfois, ce sont les parents qui, les premiers, sont accusés d’être responsables de l’absentéisme de leur enfant.

Une part de responsabilité parfois bien réelle, notamment chez les parents qui surinvestissent la réussite scolaire, qui sont constamment dans le souci de la performance, mais aussi chez ceux qui, tout au contraire, dévalorisent l’école et ses apprentissages.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin. Tout finira par s’arranger 🙂

Il existe une charge émotionnelle qui, comme la fameuse charge mentale, peut conduire au burn-out.

Pour vous en prémunir, apprenez à identifier les cinq signaux d’alerte suivants :

1 – Reconnaîssez votre charge affective

La charge émotionnelle peut survenir à différents moments de votre vie.

Et naître d’une succession de contrariétés, de relations compliquées (emprise, manipulation, dépendance), de pressions (extérieures ou de notre fait), de croyances accumulées, d’épreuves récurrentes. Elle peut aussi être la conséquence d’un choc émotionnel violent (licenciement, séparation, deuil).

Comme la fameuse charge mentale, lorsqu’elle dure depuis trop longtemps et/ou lorsqu’elle est trop lourde, elle génère de l’épuisement : le burn-out émotionnel.

2 – Prenez au sérieux “la goutte d’eau”

Celle qui fait déborder le vase : la vexation, la déception, l’exigence, l’échec… de trop !

Comme l’organisme rejette en vomissant l’excès de nourriture ou une nourriture avariée, votre « organisme psychoaffectif » rejette l’événement en excès qui risquerait de vous rendre malades, de vous mettre K.-O. Trop souvent, vous rationaliez les faits en les relativisant, les minimisant, en vous rendant responsables.

Cela pour fuir un conflit, ne pas risquer une sanction, ne pas mettre en péril une situation ou une relation.

C’est un tort, car cette « goutte » est un puissant signal d’alarme qui vous dit que vous êtes en danger.

Elle exige de vous que vous analysiez ce qui a permis que ce « trop » arrive (causes intérieures, causes extérieures) et vous commande de réfléchir aux moyens (à court, moyen et long terme) qui vous éviteraient de porter à nouveau votre charge trop lourde.

3 – Identifiez votre sidération affective

Elle désigne l’état psychique de la personne qui a subi un choc affectif : rejet, exclusion, humiliation, trahison, rupture, deuil…

Son impact diffère d’une personne à l’autre, selon son histoire et sa sensibilité.

La reconnaître, la nommer, avoir conscience du choc et de ses conséquences vous permet de prendre le temps de récupérer, de prendre soin de vous, au lieu de poursuivre votre chemin comme si de rien n’était – en alourdissant votre charge affective par le déni, la culpabilité ou la honte.

4 – Adoptez les bonnes habitudes

-> La première est d’observer l’état dans lequel vous vous trouvez et d’évaluer votre état de saturation (charge agréable, facile à supporter, moyenne, difficile à supporter, saturation intolérable).

-> La deuxième consiste à repérer les blocages et les croyances qui vous empêchent de changer de mode, d’être en relation, de travailler ou de concevoir la vie.

->La troisième : trouver vos limites (qu’est-ce qui peut vous empêcher de vous épuiser ou de vous sacrifier ?).

-> La quatrième : chercher comment réduire votre mal-être, notamment par des pratiques psychocorporelles (Vittoz, sophrologie, pleine conscience) et surtout l’auto-hypnose (qui vous évitera aussi le déni) qui vous remettent en contact avec votre corps et vos sensations.

Cette reconnexion vous permet d’être plus à l’écoute des messages de trop-plein que vous envoient votre corps et votre psychisme, donc de mieux prendre soin de vous-mêmes.

-> Enfin, la cinquième habitude consiste à pratiquer le plus souvent possible l’« ici et maintenant » pour être en contact direct avec votre ressenti physique et émotionnel.

5 – Trouvez l’équilibre, votre harmonie

Le rythme juste, le bon tempo : corps, esprit et cœur doivent vibrer à l’unisson.

Au corps, le sommeil, l’activité sportive, artistique.

À l’esprit, la méditation, l’attention, le rêve (qui permet de comprendre des aspects de notre vie remontant de l’inconscient), l’auto-hypnose surtout (pour vider les émotions refoulées) et aussi l’humour, qui permet de vous libérer de ce qui vous pèse.

Au cœur, l’amour de soi, mais aussi l’amour respectueux et réciproque de l’autre.

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Depuis les années 1990, le harcèlement moral au travail est devenu une préoccupation importante pour les salariés.

Vous, peut-être ?

Qu’on l’appelle harcèlement moral comme en France et en Belgique, harcèlement psychologique comme au Québec, mobbing ou bulluing dans d’autres pays, nulle ne conteste la réalité du phénomène et ses conséquences désastreuses.

Actuellement, les analyses et recherches se font plus fines et ne considèrent pas uniquement le processus lui-même, mais aussi ce qui est à l’origine de ces dérapages, de façons à proposer des solutions de prévention et/ou de guérison.

Toutes pointent la gravité extrême du harcèlement moral en terme de santé pour les individus qu’en terme de productivité pour l’entreprise.

En France, le concept de harcèlement moral a émergé en 1998. Il a rencontré un succès médiatique spectaculaire, conduisant à la promulgation d’un loi un an et demi après.

C’est un processus complexe dont l’origine n’est pas liée à une unique cause, mais à différents facteurs psychologiques, sociologiques et mangériaux, qui interagissent et se renforcent les uns les autres.

S’il trouve sa source dans les modes d’organisation du travail, ses dérives sont renforcées par l’évolution des mentalités dans la société moderne, et le changement que cela implique au niveau des personnes.

Il n’et pas possible de comprendre le harcèlement moral sans prendre en compte la perspective éthique, ou morale, de cette agression. Car ce qui domine du côté des victimes, c’est le sentiment d’avoir été injustement maltraitées, humiliées, méprisées.

Une thérapie à base d’hypnose profonde permet de comprendre, et désactiver, les traumas du passé.

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Quand une personne se plaint d’être victime de harcèlement moral, elle se base sur un ressenti qui peut ne pas correspondre avec ce que pense son entourage.

Encore une difficulté pour elle !

De quoi parle-t-on ?

Pourrait-on parler d’agissements répétés ayant pour but de tourmenter, d’épuiser ou de frustrer une personne, ou bien encore de la provoquer, de l’effrayer, l’intimider ou l’embarrasser ?

Ou un enchaînement, sur une longue période, de propos et d’agissements hostiles, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes envers une autre ?

Ou encore, chercher à rabaisser l’autre en utilisant des moyens vindicatifs, cruels, malicieux ou humiliants ?

Le harcèlement se produit-il lorsque plusieurs personnes s’allient pour persécuter tel ou tel collègue par un harcèlement psychologique qui peut prendre les formes suivantes : faire constamment des remarques négatives, ou la critiquer sans arrêt, l’isoler en la laissant sans contact social, et médire ou diffuser de fausses informations sur elle ?

Ou la définition de Marie-France Hirigoyen :

« Le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive (geste, parole, attitude…) qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systémisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’un salarié, mettant en péril son emploi, ou dégradant le climat du travail. »

Vous avez peut-être deviné que cela peut aussi s’appliquer dans une relation de couple…

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Dans notre chemin, nous rencontrons des personnes prêtes à influencer de multiples façons notre vie.

Les personnes ayant cette capacité peuvent nous apporter énormément, sauf quand il s’agit de personnes toxiques comme les pervers narcissiques, les sociopathes et les psychopathes.

Ces personnes dites “toxiques” utilisent de nombreuses tactiques de diversion et de manipulation pour asseoir leur contrôle sur les autres.

Les pervers narcissiques, les sociopathes et les psychopathes s’engagent dans des comportements inadaptés dans leurs relations sociales.

Ils exploitent, rabaissent et blessent leurs partenaires, leurs familles et leurs amis. Plusieurs méthodes et tactiques sont utilisées par ces individus pour détourner les situations et manipuler leurs autres personnes.

Voici 10 tactiques de diversion que les personnes toxiques utilisent pour vous calmer et vous dégrader:

1 –  Le gaslighting

Le gaslighting est une tactique de manipulation qui peut être décrite par des petites affirmations trompeuses, comme : « Cela n’a pas eu lieu », « Vous l’avez certainement imaginé », et « Êtes-vous fou? « . Cette technique consiste à fausser la réalité des événements pour faire douter la victime de sa mémoire et de sa santé mentale.

Elle s’appuie sur la dissonance cognitive ou distorsion cognitive qui, en psychologie sociale, indique la simultanéité de pensées et de cognitions qui entraînent un inconfort mental en raison de leur caractère opposé. Souvent utiliser quand un membre du couple est toxique.

2 – La projection

La projection est un mécanisme de défense utilisé pour déplacer la responsabilité des manipulateurs qui refusent de reconnaître leurs défauts et d’assumer leurs actes.

Au lieu d’admettre leurs défauts, ils préféreraient que leurs autres personnes prennent la responsabilité de leurs comportements et se sentent humiliées et honteuses. C’est un moyen qui leur permet de se débarrasser de leur culpabilité et de leur honte inconsciente.

Par exemple, un menteur pathologique qui ne peut s’empêcher de mentir, pour éviter sa culpabilisation, vous accusera de mentir et de fausser la réalité. Une épouse avec un sentiment pathologique de dépendance et de jalousie pourra accuser son partenaire de trop s’accrocher à elle et de l’étouffer. Un collègue de travail incompétent dira que vous êtes inefficace pour justifier sa propre baisse de productivité.

3 – Les conversations absurdes

Il est impossible d’avoir une vraie conversation avec ces personnes toxiques.

Ils utilisent des mensonges et des arguments qui visent à tromper. Leur objectif est de vous discréditer, vous frustrer, vous désorienter jusqu’à ce que vous oubliez le problème initial. Ils vous feront sentir coupable d’être un être humain avec des pensées et des sentiments réels. À leurs yeux, vous êtes toujours la raison de tous les problèmes.

Il faut donc prendre conscience que ces personnes ne se disputent pas avec vous, mais elles se disputent avec elles-mêmes. Le problème ne vient pas de vous, alors n’essayez pas de les raisonner.

4 – Le discours généralisant

Plutôt que de prendre le temps de considérer et d’examiner attentivement différentes perspectives, ces personnes généralisent tous vos propos et arguments en faisant des discours généralisants qui ne reconnaissent pas les nuances.

Par exemple, si vous essayez d’exprimer votre insatisfaction sur un certain comportement, sa réaction sera de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, par exemple « Vous êtes une personne très sensible et qui n’est jamais satisfaite » ou  » Donc je suis une personne méchante, c’est ça que tu penses ?”.

5 –  La déformation de vos propres sentiments et pensées

Les pervers narcissiques, les sociopathes et les autres personnes toxiques essayent de représenter vos différentes opinions, vos émotions et vos expériences vécues de manière fausse ou absurde et de les traduire par des défauts de caractère et des preuves d’irrationalité.

Leur but est de vous faire passer pour une personne inutile et mauvaise, en vous accusant et en s’attaquant à vos émotions.

6 – Les menaces secrètes et manifestes

Ces personnes peuvent vous menacer sans cesse et vous priver d’avoir votre propre identité et votre propre vision. Ils essayeront de vous terrifier pour que vous soyez toujours en accord avec eux.

Ne vous laissez pas faire, posez vos limites et attachez-vous à vos idées et vos opinions.

7  – Les injures

Les narcissiques repoussent de manière préventive toutes les personnes qui peuvent avoir un effet ou une menace sur leur supériorité. Dans leur monde, les narcissiques sont les seules personnes à avoir raison, et tout autre avis entraîne une rage narcissique.

Cette dernière les pousse à vous insulter et à vous rabaisser pour pouvoir vous manipuler facilement.

8 – Le conditionnement destructeur

Les personnes toxiques peuvent vous conditionner pour que vous associez mentalement tous vos points forts, vos talents, vos beaux souvenirs et tous les moments heureux de votre vie à de la frustration, de la souffrance et du malheur.

Ils le font en attaquant, de manière « innocente », vos qualités, vos traits de caractère ou des choses que vous idéalisez, qui vous définissent ou que vous prenez pour modèle. Ils peuvent même vous isoler de vos amis et votre famille et vous rendre dépendant d’eux.

Votre bonheur représente tout ce qu’ils n’ont pas pu avoir et ils chercheront toujours à détruire votre vie, par jalousie ou bien pour mieux vous manipuler.

9 – Les campagnes de diffamation et d’harcèlement

Lorsque ces personnes toxiques n’arrivent pas à contrôler la façon dont vous vous voyez, ils commencent à contrôler la façon dont les autres vous voient. Ils jouent le rôle de la victime pendant que vous êtes jugé toxique.

Ils essayeront tout pour vous éloigner et vous détacher de votre entourage. A l’image d’un pervers narcissique qui parait le gendre idéal pour ses beaux-parents…

10 – La triangulation

La triangulation est le fait de faire intervenir l’opinion, la perspective ou la menace d’une tierce personne.

Cette tactique est le plus souvent utilisée pour valider le point de vue abusif de la personne toxique tout en invalidant en même temps la réaction légitime de la victime face à l’abus.  Les pervers narcissiques aiment trianguler leur partenaire par l’intervention d’autres personnes, comme : des collègues, des ex-partenaires, des amis et même des membres de la famille afin de provoquer la jalousie et l’incertitude en vous.

Ils utilisent également les opinions des autres pour valider leur point de vue.

Sources: santeplusmag.com, le quotidien de mes client(e)s marié(e)s/pacsé(e)s/en couple avec une personne toxique

  • Éprouvez-vous du ressentiment envers quelqu’un ?
  • Avez-vous de la rancune ?
  • Y a-t-il de la haine en vous ?
  • Les cicatrices sont-elles effacées ? Vous reste-t-il des mouvements de colère ?
  • Avez-vous oublié toutes les souffrances de l’insulte ?
  • Avez-vous été victime d’humiliation ?
  • Les agressions mentales et physiques ont-elles disparu de vos rancœurs ?
  • L’amertume des révoltes intérieures est-elle chose du passé ?
  • Toutes vos peines sont-elles sorties de vos entrailles ?
  • Avez-vous cessé de revenir sur les histoires d’hier ou radotez-vous encore ?
  • Vivez-vous toujours dans le passé ?
  • Quand vous pensez à vos échecs, comment réagissez-vous ?
  • Êtes-vous une proie facile pour ceux qui abusent ?
  • Vous êtes-vous déjà pardonné pour vos erreurs ?
  • Pensez-vous à la vengeance ?

 

Savoir pardonner, c’est avant tout avoir appris à s’aimer.

Pour aimer son prochain et être aimé des autres, il faut commencer par la phase numéro un de l’amour : s’aimer !

Nous avons souvent du mal à pardonner, pensant que ce qui nous arrive est de la faute des autres. Vivre un véritable pardon s’avère difficile voire impossible.

Mais il existe plusieurs raisons pour lesquelles cette ultime étape est importante, sinon essentielle.

Elle permet de nous libérer des expériences du passé qui nous poursuivent, des injustices que nous ruminons constamment, d’abandons non mérités, d’une vie que nous n’avons pas choisie, d’une sangle de mal-être dont nous pensons ne jamais pouvoir nous libérer.

Dans ce nouveau livre, l’auteur guide le lecteur sur le chemin du pardon afin qu’il puisse retrouver la paix du coeur, et se sentir pleinement heureux.

Il les aide à suivre les deux règles fondamentales A (Acceptation) et P (Pardon) pour accéder enfin à une vie harmonieuse, à la paix de l’esprit, du coeur et de l’âme.

Qui est l’auteur ?

Daniel Sévigny est lauteur de « Pensez-Gérez-Gagnez », « Lamour au pluriel », « L’amour singulier », « Conversation entre hommes », « De l’ombre à la lumière », « Les clés du Secret », « L’autoguérison et ses Secrets », « Mon associé cest l’Univers » et « Presse le bouton », tous parus aux Éditions de Mortagne et traduits en plusieurs langues. Il est aussi le concepteur de la formation « Gestion de la Pensée » et du stage « L’amour au pluriel ».

 

Source: « Osons le pardon« , de Daniel Sévigny, éditions de Mortagne

La pratique a beau être interdite depuis treize ans, elle perdure parfois dans certaines écoles sous le couvert de «week-ends d’intégration».

On ne dit plus «bizutage», mais «week-end d’intégration».

Sauf que la pratique est restée la même.

Le bizutage a beau être un délit puni par la loi depuis 1998, les petits nouveaux continuent d’être mis à l’épreuve à chaque rentrée par leurs aînés.

Une situation qui préoccupe les parents d’élèves, selon un sondage du Comité national contre le bizutage (CNCB) rendu publique mardi.

L’enquête a été réalisée en février auprès de 3276 adhérents des deux principales fédérations de parents d’élèves. A la question, «savez-vous qu’un jeune qui est bizuté encourt les risques suivants», les personnes interrogées répondent oui à 92,5% pour des «traumatismes psychologiques graves» et oui à 86,5% pour «alcoolisation massive, coma éthylique, décès». Pour les parents d’élèves et étudiants interrogés, le bizutage représente à 78% «une épreuve humiliante», à 38,8% «une atteinte aux droits de l’homme» mais aussi à 27,6% «une tradition».

«L’élément le plus important de cette enquête est que dans le ressenti des parents, le bizutage, c’est quelque chose de grave», a commenté la présidente du CNCB, Marie-France Henry.

4 morts en 2010

Si le nombre de témoignages de bizutés recueillis par le CNCB est en baisse, il semblerait en revanche que la tradition se soit étendue au delà de ses milieux habituels. «Cela ne se produit plus seulement dans les écoles de commerce et les facs de médecine. Les BTS s’y sont mis aussi, a déploré Marie-France Henry. Seules les facultés de Lettres semblent épargnées.»

Dans les cas les plus extrêmes, ces rituels peuvent s’avérer fatals.

Selon l’association, le bizutage aurait entraîné la mort de quatre étudiants l’année dernière, parmi lesquels un jeune qui, «après avoir beaucoup bu en boîte de nuit, s’est endormi sur le quai d’Austerlitz et est tombé sur les rails».

Certains établissements ont adouci les épreuves, en remplaçant les gages les plus sadiques par des défis «bon enfant» ou civiques, comme le ramassage d’ordures ou des travaux de jardinage.

Toutefois, de nombreuses écoles sont encore le théâtre de rituels traumatisants, «surtout pour les filles, que l’on oblige souvent à se déshabiller et à simuler des actes sexuels», dénonce Marie-France Henry.

L’ingestion d‘alcool en grande quantité est presque toujours une étape obligatoire. Elle est même nécessaire pour des épreuves comme celle «du concours de vomi artistique», évoqué par un étudiant de médecine dans Le Parisien. Parmi les autres grands classiques, figurent aussi la dégustation de pâté de chien, le footing à 6 heures du matin ou encore le strip-tease filmé et posté sur internet…

Face à cette situation, le ministre de l’Enseignement supérieur Laurent Wauquiez a adressé il y a deux semaines une lettre aux doyens et aux responsables d’établissement pour leur demander d’être «vigilants» sur le problème. Reste à savoir quelle utilité aura ce message face aux directeurs qui non seulement ferment les yeux sur ces pratiques mais parfois les approuvent. «Certains d’entre eux considèrent même que si un étudiant arrête l’école à cause du bizutage, c’est qu’il a raté la dernière partie de l’admission d’entrée», explique le CNBC…

Ces dernières années, les sanctions à l’encontre des directeurs complaisants se sont multipliées, assure L’Etudiant. «Le recteur de l’académie d’Amiens, Ahmed Charai, n’est resté que trois mois à son poste, raconte le mensuel. Un départ précipité, expliqué pour partie par son manque de fermeté dans la gestion d’une affaire de bizutage à caractère sexuel à la faculté de médecine d’Amiens» en 2008.

Pour mieux combattre ces dérives, les parents sont de plus en plus prêts à briser la loi du silence.

Selon le sondage du CNBC, en cas de bizutage soupçonné, annoncé ou avéré, 85,8% d’entre eux avertiraient le chef d’établissement et 55,7% porteraient plainte.

 

Sources: lefigaro.fr, Comité national contre le bizutage (CNCB)

 

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Comment expliquer ces addictions?

Habituée à s’occuper de jeunes filles confrontées à la dépendance, Martine Lacoste, vice-présidente de la fédération addiction a remarqué que ces femmes avaient souvent «une trajectoire biographique lourde, une histoire familiale marquée par la maltraitance et l’inceste». La dépendance à un produit devient alors «un moyen d’oublier la salissure, l’humiliation subie», constate la vice-présidente.

Alors que les hommes développent principalement des comportements à risques dans le cadre de soirées, entre copains, les femmes sont davantage dans une forme d’auto-punition. Par exemple, les femmes peuvent se mettre à boire pour se punir de ne plus se trouver séduisante.

Le Dr Lowenstein : «Je ne nie pas les antécédents des patientes, mais ce que j’ai pu observer, c’est davantage cet hyperquotidien, ce rythme effrené de la vie qui les contraint à multiplier les rôles d’épouse, de mère et de superwoman au travail. Hypersensibles, hyper réactives, très réfléchies, elles ont de belles qualités qui en font aussi leur vulnérabilité face aux addictions».

Autre problème, la prise en charge des femmes addictes.

«Elles ont d’énormes problèmes d’accès aux soins, déplorent Martine Lacoste. De peur d’être jugées, elles auront beaucoup plus de mal à franchir la porte du cabinet du psy ou d’un centre de soins que les hommes. Au final, elles sont victimes d’une double peine: la honte et la culpabilité». Le Dr Lowenstein fait le même constat: «Notre société juge encore très sévèrement ces femmes. Se sentant honteuses, elles préfèrent entamer une psychothérapie, où elles savent qu’elles ne seront pas jugées, mais acceptées ».

Références: mon expérience professionnelle, divers

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Rencontre avec Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanayste :

Psychiatre, psychanalyste, Marie-France Hirigoyen consacre sa carrière aux victimes. Elle combat surtout les violences psychologiques, en démonte patiemment les rouages. Elle vient de publier « Abus de faiblesse et autres manipulations », éditions Lattès.

Qu’est-ce qui a inspiré cette préoccupation, ce fil rouge qui guide ses écrits et sa pratique clinique ?

« J’ai toujours voulu être psychiatre, dit-elle. J’attribue cette vocation au fait que ma mère était une petite chose fragile, toujours dans la plainte. Peut-être voulais-je lui venir en aide… »

Elle raconte : « J’ai le souvenir qu’un jour – je devais avoir 14 ans -, ma mère m’a expliqué qu’aucun médecin n’avait pu la soulager. Je lui ai répondu qu’elle n’avait pas vu un psychiatre. »

Enfant déjà, Marie-France Hirigoyen traque les injustices. « J’ai toujours eu un intérêt aussi pour ce qui est juste et injuste. Je me souviens qu’au lycée on avait mis des garçons dans notre classe de filles option maths, car nous étions très peu nombreuses. Nous, les filles, avions des cours de couture. Eux, les garçons avaient le droit de fumer et de sortir entre les cours. Je n’avais pas conscience d’être féministe, mais cette différence entre les sexes me choquait », confie-t-elle.

Ce sont de petites injustices de la vie quotidienne – mais qui sont « trop » souvent la norme – contre lesquelles elle a eu envie de se battre. Elle ne supportait pas non plus les petites humiliations.

« Je me souviens que, durant mes études de médecine, un patron, chef de service, prenait un malin plaisir à malmener les étudiantes », rapporte-t-elle. Elle était alors externe et il y avait très peu de filles à l’époque en médecine. « Un jour, nous étions dans la chambre d’un patient, et le patron m’a demandé de faire l’examen clinique devant le staff. Alors que je terminais, il s’est mis à hurler : « Les couilles, Mademoiselle, palpez-lui les testicules ! » J’ai rougi, je me suis sentie humiliée », se souvient-elle.

Concept de « pervers narcissique »

Ces vexations, ces petites injustices, l’ont poussée à se tourner vers la victimologie. Cette discipline n’existait pas en France, et elle est allée l’étudier aux Etats-Unis, en 1994.

Lors de ses différentes formations en France, les psychanalystes parlaient du masochisme des victimes, et les thérapeutes systémiciens considéraient que s’il y avait des agresseurs, c’était parce qu’il y avait des victimes potentielles. « Très clairement, j’ai écrit « Le Harcèlement moral », en 1998, en réaction à cette hypothèse. Je considère que, dans certains cas, les personnes se font piéger. »

Avec ce livre, elle a fait découvrir au grand public le concept de « pervers narcissique », et l’on découvre qu’il est possible de détruire quelqu’un juste avec des mots. Marie-France Hirigoyen inspire la loi sur le harcèlement moral au travail en 2002.

« Après la parution de cet ouvrage, j’ai reçu des milliers de lettres qui décrivaient des situations stéréotypées. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la violence physique et directe, mais le glissement d’une situation normale à une situation abusive, les agressions insidieuses dont on ne prend conscience que quand il est trop tard », explique la thérapeute.

Elle considère que les femmes subissent plus de petites humiliations que les hommes. « Je pense que, si je n’avais pas été une femme, je n’aurais sans doute pas été sensible à ces violences invisibles », conclut-elle.

Références: Martine Laronche, lemonde.fr

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Comment expliquer ces addictions?

Habituée à s’occuper de jeunes filles confrontées à la dépendance, Martine Lacoste, vice-présidente de la fédération addiction a remarqué que ces femmes avaient souvent «une trajectoire biographique lourde, une histoire familiale marquée par la maltraitance et l’inceste».

La dépendance à un produit devient alors «un moyen d’oublier la salissure, l’humiliation subie», constate la vice-présidente.

«Alors que les hommes développent principalement des comportements à risques dans le cadre de soirées, entre copains, les femmes sont davantage dans une forme d’auto-punition, observe-t-elle. Par exemple, les femmes peuvent se mettre à boire pour se punir de ne plus se trouver séduisante».

Une interprétation que ne partage pas le Dr Lowenstein.

«Je ne nie pas les antécédents des patientes, mais ce que j’ai pu observer, c’est davantage cet hyperquotidien, ce rythme effrené de la vie qui les contraint à multiplier les rôles d’épouse, de mère et de superwoman au travail.

Hypersensibles, hyper réactives, très réfléchies, elles ont de belles qualités qui en font aussi leur vulnérabilité face aux addictions».

Autre problème, la prise en charge des femmes addictes.

«Elles ont d’énormes problèmes d’accès aux soins, déplorent Martine Lacoste. De peur d’être jugées, elles auront beaucoup plus de mal à franchir la porte d’un centre de soins que les hommes. Au final, elles sont victimes d’une double peine: la honte et la culpabilité».

Le Dr Lowenstein fait le même constat: «Notre société juge encore très sévèrement ces femmes. Se sentant honteuses, elles retardent leur consultation et forcément leur prise de traitement. C’est un vrai problème.»

Références: Caroline Piquet, sante.lefigaro.fr, mon expérience professionnelle

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