1 / Isolement et refus de communication

  • Pour que le harcèlement puisse se mettre en place, il faut isoler la cible de façon à ce qu’elle ne trouve pas de défense auprès de ses collègues. Ensuite, les agissements visent à l’isoler encore plus, jusqu’à ce quelle soit exclue de son groupe d’appartenance.
  • L’isolement peut être mis en place par la hiérarchie. Dans ce cas, cela se manifeste le plus ouvent sous la forme d’une mise au placard réelle ou symbolique. On prive alors la personne de son travail, ou bien on l’installe dans un bureau isolé sans aucune tâche intéressante à faire, on ne la convie pas aux réunions, on interdit à ses collègues de lui parler.
  • L’isolement peut également être l’oeuvre des collègues qui mettent la personne en quarantaine, qui l’ignorent, refusent de déjeuner avec elle, ou ne l’invitent pas à un pôt de départ.

De toute façon, quelle que soit l’origine de ce refus de communication, on ne parle plus à la personne ciblée, on ne la regarde plus, on n’échange avec elle que par notes de service. Les personnes ciblées disent avoir le sentiment de ne plus exister, d’être devenues transparentes. Elles peuvent alors avoir envie de disparaître, au sens propre du terme.

Cette « conspiration du silence », faite d’ostracisme et d’exclusion, constitue une mort sociale, car, pour exister, on a besoin d’être reconnu, d’appartenir à un groupe.

C’est en cela que le harcèlement est une pathologie de la solitude.

2 / Atteintes aux conditions de travail

Dans un processusde harcèlement moral, il ne s’agit aucunement de critiquer un travail qui serait mal fait, mais au contraire de se servir du prétexte du travail pour disqualifier ou piéger une personne.

  • Quand le harcèlement vient des collègies, il peut s’exprimer par le sabotage d’une tâche déjà accomplie, ou encore le fait de ne pas prévenir d’une réunion.
  • Quand le harcèlement vient de la hiérarchie, il se traduit, par exemple, par la prescription de tâches inatteignables ou irréalistes, le fait de ne pas donner de travail à faire, alors que les collègues sont débordés, celui de donner à faire un travail inutile, ou encore la demande de refaire une tâche déjà parfaitement exécutée.

Parfois les agissements sont plus subtils et consistent à ne pas donner accès aux éléments utiles à la réalisation d’une tâche, ou à donner des consignes confuses et contradictoires de façon à embrouiller la personne.

Le harcèlement sera difficile à prouver quand il consiste à ne pas reconnaître la qualité du travail accompli par un salarié, ou à sanctionner de façon injustifiée des faits anodins.

  • Cette atteinte aux conditions de travail peut également passer par le contrôle systématique des communications téléphoniques, la vérification des tiroirs, casiers ou poubelles, le contrôle de la durée des pauses, des absences, le contrôle des conversations, et des relations avec les collègues. Cette sorte de flicage est destiné à marquer ostensiblement une méfiance vis-à-vis de la personne ciblée.

D’une façon générale, surtout si la personne visée est très scrupuleuse, en attaquant sa conscience professionnelle, on attaque également son identité. On l’amène ainsi à perdre confiance en elle pour que, au bout du compte, elle se disqualifie elle-même.

3 / Les attaques personnelles

Elles cherchent à atteindre l’identité de la personne ciblée au travers d’attitudes humiliantes, de propos offensants, de calomnies ou de rumeurs malveillantes. On disqualifie la personne, on l’affuble de noms méprisants, on la discrédite auprès des collègues ou de la hiérarchie, on se moque d’elle, on tient des propos machistes, sexistes, racistes ou bien on l’injurie.

Dans le harcèlement, ce n’est pas le professionnel que l’on vise, mais l’individu, afin de le disqualifier.

Consciemment ou non, le harceleur repère les fragilités et les valeurs de la personne ciblée pour ensuite viser ses points faibles, et l’attaquer là où cela fait mal. Dans le harcèlement moral, on attaque l’humain en l’autre. Il n’est plus qu’un objet utilisable ou simplement gênant.

Ce sont les attaques à la dignité qui ont les plus graves conséquences sur la santé psychique des personnes ciblées. Ces dernières me disent combien les injures et les humiliations laissent une trace indélébile.

Très souvent, elles incorporent ces attaques au point de devenir leur propre persécuteur à travers la honte et la culpabilisation.

4 / Les intimidations

Ce sont des manifestations d’hostilité et/ou de violence qui visent à terroriser la victime ciblée, afin qu’elle se soumette ou qu’elle parte. Cela peut se faire par des représailles, du chantage, parfois même par de la violence physique (bousculades) ou des atteintes aux biens (abîmer les vêtements dans le vestiaire, par exemple).

Tout le monde est d’accord pour considérer que le harcèlement moral s’exerce avant tout sur un plan psychologique.

Quels que soient les registres des comportements, ils affectent l’environnement de travail et portent atteinte au respect auquel tout salarié à droit.

Quel que soit le niveau hiérarchique, les procédés de harcèlement moral sont les mêmes, mais plus on monte dans la hiérarchie socioculturelle, plus les agressions gagnent en sophistication.

Et plus les agissements sont subtils, plus ils sont difficiles à repérer et à sanctionner, n’est-ce pas ?

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Comment définir votre degré d’addiction ?

En utilisant quelques indicateurs simples que vous pouvez repérer :

  • Le temps passé sur les écrans
  • Votre incapacité à s’intéresser à d’autres activités
  • L’intense frustration, voire la violence qui survient lorsque une activité numérque est stoppée involontairement

Voici donc 2 conseils simples pour éviter d’être dépendant

1. Diversifiez vos activités

Même si cela est plus difficile que pendant des périodes hors confinement. Vous pouvez sortir et marcher, ou courir, en respectant bien sur les consignes gouvernementales. Vous pouvez vous consacrer à toutes sortes d’activités pour lesquelles vous n’avez pas toujours assez de temps : la lecture, la cuisine, le dessin…

Occupez-vous d’anciennes ou de nouvelles passions.

Nous avons tous quelques talents cachés qui ne demandent qu’à éclore !

2. Contrôlez le temps dédié aux écrans en maîtrisant vos mauvais reflexes

Soyez particulièrement vigilant sur le temps d’écran, d’autant que vous avez moins d’obligations à remplir et moins d’activités à faire.

Surtout, utilisez les « timers » permettant de savoir le temps passé sur une application ou derrière un écran. Il est aussi simple de programmer une alarme sur votre portable.

3. Faites-vous aider par un thérapeute en présenciel et/ou à distance 🙂

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De quels troubles psychiatriques souffre le Joker ?

Le Joker joué par Joaquin Phoenix laisse peu de spectateurs indifférents.

Il était attendu depuis longtemps par les nombreux fans du personnage ennemi juré de Batman : le film Joker en salle depuis le 9 octobre 2019 a déjà fait couler beaucoup d’encre.

En cause, la brutalité du long-métrage qui suit la déchéance d’un comique raté : Arthur Fleck. « Avions-nous vraiment besoin d’un film brutal sur une figure terroriste blanche qui utilise la violence armée pour se venger de la société qui le rejette ?« , s’interrogeait même dans un billet de blog la journaliste canadienne Kathleen Newman-Bremang, avant de répondre par la négative.

On l’aura compris, « Joker » a mis de nombreux spectateurs mal à l’aise.

Peut-être justement car le personnage est réaliste sur le plan psychologique ?

Qualifié de « terroriste », « d’anti-héros » ou encore de « sociopathe », Arthur Fleck présente plusieurs problèmes psychologiques. L’avis d’une psychiatre, la docteure Françoise Duplex. Attention spoiler.

Arthur Fleck souffre d’une maladie qui induit des fous rires, notamment dans les moments de stress. Est-ce qu’une telle pathologie existe vraiment ?

Françoise Duplex : Il arrive que des personnes aient un fou rire dans les moments de stress : il s’agit là de fous rires défensifs qui ne sont pas forcément liés à la folie. Mais dans le cas du Joker, il pourrait s’agir de « rires immotivés » relevant d’une dissociation idéo-affective. Ils sont alors les témoins d’une discordance psychique et on entre alors dans un cadre pathologique. Même si le film ne va pas jusque-là, les rires du personnage ou d’une personne réelle pourraient très bien être le signe qu’il/elle entend une voix et donc qu’il/elle est sujet à des hallucinations auditives émettrices de messages auxquels il/elle adhère. L’interlocuteur présent ressent un malaise, voire de l’angoisse devant une telle situation. Cela arrive chez les patients schizophrènes qui délirent.

Le personnage est renfermé, maladroit dans ses relations sociales, souffre d’hallucinations puis tombe peu à peu dans la violence après avoir été lui-même victime de sévices durant l’enfance. Quel type de diagnostic poseriez-vous ?

Il y a beaucoup d’éléments en faveur d’un trouble de la personnalité, comme je l’ai évoqué. Maintenant dire que « parce qu’il a subi des sévices, il est conduit à faire de même » est réducteur. En effet, toute personne maltraitée ne s’identifie pas forcément aux conduites d’un bourreau. Cependant, il est vrai qu’un enfant maltraité, « sadisé », soit cassé psychiquement et que cela entraîne des délires. Sans plus de détails, on entre ici dans le domaine de la psychopathologie.

Est-ce que le fait que ce film puisse conduire à avoir de l’empathie pour cet anti-héros est dangereux, et peut pousser des individus à adopter le même comportement ? Est-ce donc un film « dangereux », comme l’ont considéré plusieurs spectateurs sur le net ?

Dans n’importe quel film, le spectateur peut s’identifier au personnage. Mais effectivement, selon moi ce n’est pas une bonne chose de conduire à cela dans un film considéré comme violent. 

Sources: sciencesetavenir.fr, refinery29.com/en-us/2019/09/8407419/joker-violence-racist-movie-reaction

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

 

Platon

(4ème siècle av. J-C)

Comment parler des attentats meurtriers de Paris à un enfant ?

Partout, l’émotion est forte. Une question majeure se pose alors aux parents et aux enseignants : comment expliquer le drame aux plus jeunes ?

enfants

Le Dr Alain Broca, neuropédiatre et spécialiste du développement de l’enfant, fournit quelques conseils aux parents démunis.

Faut-il systématiquement parler de ce genre de drame aux enfants, quelque soit leur âge ?

Dr Alain de Broca : Il faut toujours en parler et répondre à leurs questions, même s’il y a bien sûr la difficulté de parler aux plus jeunes qui n’ont pas la même compréhension du monde que les adultes. Et même si les tragédies faites par l’homme contre l’homme sont angoissantes pour l’enfant, comme pour l’adulte. À noter qu’il est indispensable de revenir sur l’événement même si l’enfant est déjà au courant. Nous sommes en effet à une époque où les enfants ont pu découvrir l’information seuls, en recevant par exemple des alertes sur leur téléphone portable. Sous ce tsunami d’informations, ils ont pu se sentir noyé et bouleversé.

Comment les parents et les enseignants peuvent-ils aborder le sujet avec les enfants ?

Dr Alain de Broca : Ils peuvent aider les enfants à parler de ce qu’ils ont compris. Il est aussi important de leur faire comprendre que tout ce qui est dit par les médias n’est pas toujours totalement vrai, que la vérité se fera sur le temps et les aider à différencier ce qui relève de la rumeur et ce qui est avéré. Il faut également essayer de répondre aux attentes de l’enfant. Et qu’attend un enfant, quelque soit son âge, face à ce monde qui l’entoure ? De la cohérence surtout. L’enfant est toujours très troublé de ne pas comprendre le « pourquoi » des événements, il est donc important d’essayer d’aller au bout de ses explications. Il ne faut pas oublier qu’un enfant a confiance en l’adulte qui croit ce qu’il dit et pense qu’il fait ce qu’il dit.

Comment rassurer l’enfant ?

Dr Alain de Broca : On peut commencer par lui expliquer ce qu’on appelle un deuil national. Cela l’aidera à comprendre que la communauté ne cautionne pas les actes barbares. On peut le rassurer aussi sur le fait que les « motivations » des terroristes, qui invoquent la religion pour commettre des meurtres, ne sont pas fondées, en lui précisant que les religions ne sont absolument pas fondées sur la violence mais sur la paix.

Ce nouveau livre écrit, par des psychanalystes, se lit presque comme un roman, on y trouve la matière de centaines de romans, car la passion amoureuse est le grand sujet de la littérature.

Pierre Charazac et Marguerite Charazac-Brunel, les deux auteurs, en offre une vision décapante, lucide et riche d’enseignements.

Le coup de foudre surgit dans l’illusion de la ressemblance et on apprend ici que Narcisse avait une sœur jumelle, qu’il cherche autant que lui-même en se mirant dans l’eau.

Le lien amoureux est destiné à se transformer de fond en comble sous peine de disparition ou pire d’inversion. Le couple doit passer par la désillusion, la dés-idéalisation du partenaire sous peine de vivre dans la haine et la violence.

Chacun est porteur d’un noyau traumatique, car les expériences désagréables ne s’effacent pas facilement, même si elles viennent des générations précédentes et de leurs secrets honteux. Ces noyaux produisent des résonnances affectives dans les couples qui se reconnaissent ainsi au premier regard.

Mais rien ne s’arrange avec le temps.

Et il ne faut pas s’étonner de voir des liens apparemment solides se rompre à un âge avancé.

Quand les circonstances font voler en éclat les cadres et les enveloppes d’un couple, qui n’a survécu ni à « l’encordage » ni à « l’encapsulage », c’est-à-dire à des situations de déséquilibre très courantes.

Le livre est truffé d’histoires vraies: « vivre ensemble nous tue, nous séparer est mortel » qui donnent au discours des auteurs de profonds accents de vérité. Les couples âgés qui arrivent à vivre une relation de tendresse sont de véritables héros !

Le couple et l'âge - Clinique et prise en chargeCet ouvrage regroupe un ensemble de questions qui appartiennent toutes au quotidien des cliniciens et des soignants exerçant en gériatrie.

Avec l’allongement de la durée moyenne de vie, une série de pages nouvelles s’ouvrent pour l’histoire du couple, qu’il s’agisse du couple qui vieillit ensemble, du couple séparé par la maladie ou du couple dont le survivant porte le deuil.

Les événements majeurs qui le touchent sont l’entrée dans la dépendance, la séparation, l’accompagnement de fin de vie, le veuvage, la recomposition. Leur impact plus ou moins traumatique sur ce qui fait le lien et l’intimité du couple fait jouer un ensemble de facteurs importants à connaître car ils peuvent guider l’action des proches, des services sociaux et des soignants.

Cet ouvrage constitue aussi un guide de référence pour les professions du soin gérontologique.

Biographie des auteurs:
Pierre Charazac – Psychiatre, psychanalyste (membre de la SPP), ancien chef d’un département de gérontopsychiatrie, expert près la Cour d’Appel de Lyon, enseignant à l’Ecole des psychologues praticiens.
Marguerite Charazac-Brunel – Psychologue clinicienne, psychanalyste (membre de la SPP), maître de conférence à la faculté catholique de Lyon (Institut des sciences de la famille), expert près la Cour d’Appel de Lyon

Publics: psychologues, psychiatres, psychanalystes, personnel paramédical, environnement familial

Source : « Le Couple et l’âge – Clinique et prise en charge« , de Pierre Charazac et Marguerite Charazac-Brunel, éditions Dunod

« Hier on a assassiné des poètes.

Ce n’est pas seulement la liberté d’expression qui est atteinte,
c’est ce qu’il y a de plus sensible et de plus noble dans l’être humain
qui est frappé en plein cœur.

Alors : français, étrangers, musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes,
nés ici ou ailleurs, blancs, noirs, arabes, jaunes et autres, jeunes et vieux,
hommes et femmes, hétéros et homos, riches et pauvres, patrons,
ouvriers, artisans, paysans, chômeurs :

une seule France, une seule Nation !

Plus de différence.

Ou plutôt si, une seule : d’un côté les tolérants, les humbles,
les respectueux des autres et d’eux-mêmes,les vrais démocrates,
les empathiques, les partageurs, les gens de bonne volonté,
les  croyants sans mépris, les athées sans arrogance…

De l’autre les intolérants de tous poils, les intégristes politiques et religieux,
les méprisants, les propagateurs de haine, les aboyeurs d’insultes,
les fascistes de toutes obédiences, les gens perclus de préjugés imbéciles…
Entre la plume du poète et le fusil d’assaut choisissons notre arme.

Unissons-nous et essayons d’être heureux. »

Alain Régus

 

Son blog : http://pelleatarte.wordpress.com

rupture, F.Duval-Levesque, psychotherapie, psychopraticien, hypnotherapeute, EMDR, sophrologie, coach, formateur, addiction, dependances, boulimie, depression1

  • Ne vous laissez pas être jalouse. Rappelez-vous, la jalousie est une émotion qui est causé généralement par des pensées et des sentiments de manque de confiance, de peur et d’anxiété sur une perte prévue de quelque chose qui a de la valeur aux yeux de quelqu’un, comme une relation, l’amitié ou l’amour.
  • Au contraire, rendre jaloux votre ex pourrait fonctionner en votre faveur. N’allez pas trop loin cependant et ne le faites pas de façon transparent. Même s’il réagit de manière distancé et en s’en moquant, ne vous inquiétez pas; la jalousie est une arme très puissante et peut rendre les gens faire toutes sortes de choses irrationnelles.
  • Faites le bon premier mouvement d’ouverture. Vous devez d’accord accepter avec votre ex que vous avez rompu et que vous êtes bien séparé. Ne pas recourir à la violence ou à la colère.
  • Après la rupture, si votre ex vous demande de vous revoir et de sortir avec vous, mais simplement comme des amis, acceptez.
  • Concentrez vous simplement sur des moyens pour reprendre confiance en vous et pour essayer de garder le moral. Essayer de passer plus de temps avec vos amis à l’extérieur et d’avoir beaucoup d’activités avec eux. Cela vous redonnera confiance pour aller de l’avant ou récupérer votre ex.
  • Soyez vous même. N’agissez pas comme quelqu’un d’autre pour être aimé – cela ne fonctionne jamais à long terme.
  • N’allez pas draguer son meilleur ami. Cela va blesser les sentiments de votre ex, même si certaines personnes utilisent ceci pour se venger.
  • Faites preuve de subtilité avant de tenter quoi que ce soit d’évident, vous avez besoin de voir des signaux de sa part en premier. Vous ne voulez pas avoir l’air désespéré.
  • Soyez honnête avec lui et avec vous même. Laissez-lui savoir que vous voulez que cela fonctionne.
  • Ne lui laissez PAS savoir qu’il vous manque ! Cela lui permet de croire qu’il a le dessus sur vous, alors qu’en réalité aucun de vous ne devrait l’avoir, vous devriez être égaux !
  • N’allez jamais vers lui en flirtant, même avec vos yeux. Au début, juste un sourire est suffisant.
  • Ne soyez pas trop agressive, mais en même temps montrez lui que vous avez le contrôle.
  • S’il veut vous revoir, accordez lui du temps, mais pas trop ! Ben oui, vous avez des choses à faire, non ? Si vous êtes destiné à être ensemble, vous le serez…

Sources: ausujet.com, mon expérience professionnelle

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Un sentiment d’insécurité plus fort chez les femmes…

Selon la dernière enquête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, publiée en novembre 2012, plus du quart des femmes se sentent parfois en insécurité dans leur quartier ou leur village, contre 15 % des hommes.

Plus de 20 % des femmes ressentent également de l’insécurité à leur domicile, contre 10 % des hommes.

Elles sont moins victimes que les hommes de vols avec violence (0,4 % des femmes contre 0,6 % des hommes) ou de violences physiques (1,5 % des hommes contre 1,1 % des femmes).

En revanche, les femmes sont davantage victimes de violences sexuelles (0,9 % des femmes contre 0,4 % des hommes en 2010-2011) et de viols (0,8 % contre 0,2 % de 2008 à 2012).

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L‘intimidation à l’école modifie l’expression d’un gène et la réaction future au stress.

L’intimidation à l’école change la structure entourant un gène impliqué dans la régulation de l’humeur, ce qui rendrait les victimes plus vulnérables aux problèmes de santé mentale en vieillissant, selon une étude québécoise publiée dans la revue Psychological Medicine.

L’étude, menée par Isabelle Ouellet-Morin de l’Université de Montréal, visait à mieux connaître les mécanismes qui expliquent comment les expériences difficiles, telle qu’une expérience de victimisation à l’enfance, dérèglent la réponse aux situations stressantes.

Ces expériences modifient à la fois la réponse au stress et le fonctionnement de gènes impliqués dans la régulation de l’humeur.

Une étude précédente de la chercheuse, réalisée à l’Institut de Psychiatrie de Londres (Grande Bretagne), avait montré que les enfants victimes d’intimidation sécrétaient moins de cortisol, une hormone du stress, mais présentaient davantage de problèmes d’interactions sociales et de comportements agressifs.

La présente étude indique que cette diminution de cortisol, qui survient vers l’âge de 12 ans, est précédée, deux ans plus tôt, de la modification de la structure entourant un gène (SERT) qui régule la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur et la dépression.

L’étude a été menée avec 28 paires de jumeaux identiques. L’un des jumeaux avait été victime d’intimidation à l’école alors que l’autre ne l’avait pas été. Puisque ce sont de jumeaux identiques vivant dans les mêmes conditions, la modification de la structure chimique entourant ce gène ne peut s’expliquer par le bagage génétique ou l’environnement familial.

Les résultats suggèrent que les expériences de victimisation sont à l’origine de ces modifications, explique la chercheuse.

Il serait maintenant intéressant d’évaluer la possibilité de renverser ces effets psychologiques, notamment par des interventions offertes dans les écoles et un soutien offert aux victimes, ou par une psychothérapie cognitivo-comportementale, estime-t-elle.

Voyez également:

Références: psychomédia.qc.ca, Psychological Medicine, Institut de Psychiatrie de Londres

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Elle fait partie de ces victimes silencieuses que la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, devrait honorer.

Elodie P. (le prénom a été modifié), 40 ans, serveuse, a été mariée pendant quinze ans à un homme dont elle a eu deux enfants. A partir de sa deuxième grossesse, il se met à l’insulter, à l’humilier, obtient par la violence des relations sexuelles.

Elle se décide à porter plainte lorsqu’il tente de la séparer de leurs enfants.

Devant la juge, l’homme reconnaît les viols, ce qui devrait donner lieu à un procès en assises.

Néanmoins, la vice-procureure du tribunal de Paris, Danièle Marhic, suggère à Elodie de « correctionnaliser » son affaire, requalifiée en « agression sexuelle ». Elle accepte, afin que son époux soit moins lourdement sanctionné. Il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, et 600 euros de dommages et intérêts, ce qui ne couvre même pas les frais d’avocat.

Cette histoire est emblématique des affaires de viol conjugal, estime le Collectif féministe contre le viol (CFCV). « Très souvent, la violence physique commence pendant la grossesse« , a constaté Marie-France Casalis, cofondatrice du CFCV, lors d’un colloque organisé par la Préfecture de police de Paris. Les experts psychologiques ont d’ailleurs noté que le mari d’Elodie P. souffre d’une « forte angoisse d’abandon », réactivée par l’arrivée du deuxième enfant.

« DÉQUALIFIÉS »

On reconnaît dans cette affaire un phénomène d’emprise, dont les ressorts ont été mis au jour par la psychiatre Marie-France Hirigoyen. D’abord, le mari impose l’isolement, vis-à-vis de la famille, des amis qui, à ses yeux, « sont tous des imbéciles », a expliqué Mme Casalis. Souvent il y a privation du téléphone, comme a essayé de le faire le mari d’Elodie.

Ces tentatives s’accompagnent souvent d’humiliations, de paroles dévalorisantes.

« Ces femmes perdent l’estime d’elles-mêmes », explique Mme Casalis. Le mari inverse les responsabilités : si la relation s’est envenimée, c’est la faute de la femme. Une stratégie pour la dissuader de porter plainte. L’homme instaure un climat de peur, tout « en étant charmant avec les policiers ou les thérapeutes ». Il tape, mais « fait croire qu’il n’y a pas eu d’agression, en offrant des fleurs ou un dîner au restaurant, constate Mme Casalis. Si bien que ces femmes qui viennent nous demander de l’aide nous disent : « Il est tellement gentil ! »… ».

Ce qui les décide à porter plainte, c’est la peur que le mari s’en prenne aux enfants. Elles le font à leurs risques et périls.

Elles peuvent, certes, demander en urgence une protection au juge aux affaires familiales. Mais il se passera au moins un mois avant l’audience contradictoire. Une période pendant laquelle tout peut arriver, et parfois le pire, constate l’avocate d’Elodie, Me Isabelle Steyer.

Lorsqu’elles ont le courage de maintenir leur plainte, en dépit des pressions et de leur propre ambivalence, les faits sont systématiquement « déqualifiés », ironise le Collectif, pour suggérer qu’ils sont requalifiés « à la baisse ». « Les affaires sont renvoyées devant le tribunal correctionnel, alors qu’elles relèvent des assises, parce que la justice n’a pas les moyens d’une audience de deux jours avec des jurés payés, et que les prisons sont saturées », déplore le Collectif.

En 2010, il y a eu 35 condamnations aux assises, 194 en correctionnelle.

Le viol conjugal est passible de vingt ans de prison. L’agression sexuelle, elle, de sept ans.


Sources: Rafaële Rivais, lemonde.fr,

CFCV.asso.fr Tél. : 0800-05-95-95

39-19, numéro de Violences conjugales info

L’homme violent est comme M. Tout-le-Monde…

Les associations spécialisées dans l’accueil des femmes victimes de violences l’affirment : la violence conjugale se retrouve dans toutes les couches de la société, indépendamment de l’âge, de l’origine, de la scolarité ou du niveau socio-économique. La nouvelle campagne de la Fédération nationale solidarité femmes, lancée le 24 novembre, met en scène des hommes aux traits banals, mais avec une main de monstre. Selon les écoutantes du 39-19, numéro de Violences conjugales info, dans 96 % des cas ils sont « les partenaires réguliers de la victime ».

Frédéric Matwies en témoigne dans un livre, Il y avait un monstre en moi (éd. Michalon, 256 p., 17 euros)

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Phénomène et crime particulièrement ancien sous ses diverses formes, le viol est longtemps demeuré un objet peu étudié par les sciences humaines et sociales.

Si la socio-criminologie anglo-saxonne a commencé à s’y intéresser dès les années 1950 et a produit depuis plus de vingt ans des ouvrages de synthèse couvrant l’ensemble du sujet, en France il faut attendre les années 1990 pour que des connaissances empiriques systématisées soient produites régulièrement sur le sujet par des psychologues ou des psychiatres et par des historiens.

Malgré des études pionnières, les études sociologiques sont plus récentes encore.

Dénonciation et criminalisation croissantes du viol

Cette production de connaissances est la traduction d’un long processus de modification des sensibilités qui a fait éclore une volonté nouvelle de dévoilement des violences sexuelles.

Depuis la Révolution française jusqu’aux luttes féministes des années 1970, la banalisation du viol a été dénoncée afin d’encourager la judiciarisation de ces faits longtemps laissés à la seule régulation des mœurs et aux arrangements entre les parties ou leurs familles.

La première enquête de victimation en France (l’enquête ENVEFF en 2000), portant spécifiquement sur les violences faites aux femmes, rapporte que 2,7 % des femmes interrogées ont été victimes d’un rapport sexuel forcé au cours de leur vie. Dans l’enquête de l’INED, réalisée six ans plus tard auprès d’un échantillon mixte, ce sont 6,8 % des femmes et 1,5 % des hommes qui déclarent avoir subi au moins un viol au cours de leur vie.

Pour les chercheurs, l’ampleur de cette augmentation ne signifie pas un accroissement des viols mais une plus grande propension des victimes (ou de leurs proches) à déclarer les faits.

Du côté des statistiques administratives, l’on relève une multiplication par cinq des faits de viol (ou tentative de viol) constatés par les services de police ou de gendarmerie en l’espace de 40 ans : dans les années 1970, autour de 1 500 viols par an sont enregistrés alors que l’on atteint aujourd’hui la barre des 10 000.

Enfin, les statistiques judiciaires montrent une nette augmentation du nombre de personnes condamnées pour viol entre les années 1980 et aujourd’hui, ainsi qu’une sévérité accrue de la justice : de 1984 à 2008, la part des peines de 10 à 20 ans de prison pour les auteurs de viols a crû de 16 à 40 %. De fait, accompagnant l’évolution des sensibilités, le législateur a durci la réponse pénale jugée insuffisante ou inadaptée.

De nouvelles lois de prescription, un régime procédural inédit et de nouvelles peines font aujourd’hui du viol le crime le plus sévèrement réprimé dans la plupart des pays occidentaux.

Progrès de la connaissance scientifique des viols

Depuis la loi du 23 décembre 1980, le viol est défini par la loi française comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».

Mais la loi ne s’occupant que du général, cette définition ne dit rien des réalités sociales et psychosociales qui se donnent à voir derrière la catégorie juridique du viol : les modalités et les contextes de l’agression, les parcours et les situations des auteurs et des victimes et leurs relations.

Derrière l’unité de la catégorie juridique, il existe en réalité plusieurs types et plusieurs formes de viols que l’on peut notamment classer en fonction des liens ou des relations entre les protagonistes.

Ce faisant, il apparaît que le viol – à l’instar de l’homicide – est avant tout un crime de proximité.

Les deux tiers ou les trois quarts des viols, suivant les enquêtes, se déroulent dans des cercles d’inter-connaissance affective ou relationnelle. Ce que nous proposons d’appeler les viols familiaux élargis (viols commis par des pères, des beaux-pères, d’autres ascendants, des collatéraux, des conjoints ou des « amis de la famille ») viennent largement en tête, suivis par des viols commis par des copains ou des amis des victimes, par des voisins ou bien encore, à une échelle de plus basse intensité relationnelle, par des relations ou des connaissances, du voisinage ou professionnelles.

A contrario, l’auteur est inconnu de la victime dans un nombre réduit d’affaires, avec toutefois une assez grande variation suivant les territoires – les viols par inconnus étant en proportion plus importants dans les grandes villes ou dans les zones urbaines.

Également très faible est la proportion de viols collectifs, phénomène fort ancien et qui demeurent relativement rare en dépit de sa récente médiatisation en France.

Lire la suite de cet article de Véronique Le Goaziou et Laurent Mucchielli sur le site du Dictionnaire de Criminologie en ligne

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Du point de vue biologique, les experts ne parviennent pas encore à expliquer complètement ce qui mène à l’épuisement professionnel.

Tous les travailleurs qui traversent une période d’épuisement sont en situation de stress chronique.

Il s’agit donc d’un important facteur de vulnérabilité. La grande majorité a une charge de travail élevée, à laquelle s’ajoutent l’une ou l’autre des sources de tension suivantes.

  • Manque d’autonomie : ne participer à aucune ou à peu de décisions liées à sa tâche.
  • Déséquilibre entre les efforts fournis et la reconnaissance obtenue de la part de l’employeur ou du supérieur immédiat (salaire, estime, respect, etc.).
  • Faible soutien social : avec le supérieur ou entre les collègues.
  • Communication insuffisante : de la direction aux employés, concernant la vision et l’organisation de l’entreprise.

En plus de ces facteurs, des particularités individuelles entrent en jeu.

Par exemple, on ne sait pas très bien pourquoi des personnes vivent plus de stress que d’autres. De plus, certaines attitudes (trop grande importance accordée au travail, perfectionnisme) sont plus fréquentes chez les individus qui vivent de l’épuisement professionnel.

Selon les recherches, il semble que la faible estime de soi soit un facteur déterminant. En outre, certains contextes de vie, comme de lourdes responsabilités familiales ou encore la solitude, peuvent mettre en péril la conciliation travail-vie personnelle.

Peu importe les sources de stress au travail, il se produit un déséquilibre entre la pression subie et les ressources (intérieures et extérieures, perçues ou réelles) dont on dispose pour l’affronter.

Voici les 4 conditions requises pour qu’un événement provoque du stress

  • Une situation nouvelle
  • Une situation imprévue
  • Une impression de manque de contrôle
  • Une situation menaçante et déstabilisante pour l’individu. Au travail, c’est notamment le cas si votre supérieur met en doute votre capacité à accomplir votre travail ou si vous êtes victime de harcèlement psychologique ou moral.

Avec la fréquence grandissante des problèmes de santé mentale chez les travailleurs, la plupart des experts soutiennent que la responsabilité du stress au travail n’est pas qu’individuelle : elle est partagée entre les travailleurs et les employeurs.

 

Source: passeportsante.fr

 

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Elle a lutté des années, sans broncher.

Françoise, 53 ans, menait une carrière paisible de traductrice-rédactrice dans une société informatique à Rungis.

Et puis une nouvelle direction a débarqué, fin 1992. Les tirs ont commencé quelques semaines plus tard. On a d’abord tenté de la convaincre de démissionner, avant de l’isoler dans un coin sombre, près des toilettes.

« Fanfan » a peu à peu perdu tout intérêt aux yeux de ses collègues. Ils se sont éloignés les uns après les autres. C’étaient des petites humiliations quotidiennes: regards insidieux, sourires moqueurs. Des portes qui se ferment, des conversations qui cessent dès qu’elle approche de la machine à café. Des remarques en douce sur son divorce, sa fragilité, son physique.  » Celle-là, il n’y a rien à en faire. Elle est imbaisable« , plaisantait le patron à l’heure du déjeuner. Elle l’entendait, tapie dans son bureau avec son sandwich poulet-crudités.

Le salaud s’amusait à lui coller des avertissements, la convoquait pour rien, cinq minutes de retard, un document mal agrafé, un bureau mal rangé. Un matin, alors qu’elle demandait quelques jours de congé pour se faire opérer d’une tumeur de la carotide, il a hurlé: « Ça va pas, on est en plein catalogue !  » Il voulait sa peau. Françoise se tapait la tête contre les murs. Mais elle tenait bon, shootée la nuit aux somnifères, le jour aux antidépresseurs.

Des années de souffrance en silence. Et puis, un soir, elle est tombée sur une émission de radio consacrée au harcèlement moral.

« C’était comme une révélation, une résurrection. Je comprenais enfin ce qui m’arrivait. » Des milliers de salariés, comme Françoise, ont ressenti un immense soulagement en entendant parler du livre de Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral. La violence perverse au quotidien, publié en 1998. La psychiatre n’avait pas découvert le phénomène – le concept de « mobbing » était connu depuis longtemps aux États-Unis et Christophe Dejours avait déjà analysé, en France, les souffrances psychologiques liées au travail – mais elle a su trouver le mot, les descriptions justes.

Beaucoup identifièrent ainsi cette violence sournoise et répétitive, ces frustrations quasi indécelables qu’ils vivaient chaque jour, à l’usine ou au bureau.

Depuis, le harcèlement moral est devenu un véritable phénomène de société, discuté dans des dizaines de colloques, de magazines, d’ouvrages. L’entrée en vigueur d’une loi anti-harcèlement en janvier n’a fait qu’amplifier la tendance. Des juristes, cabinets de conseil, psychologues, psychiatres, psychopraticiens, relaxologues… se sont engouffrés dans ce marché porteur. Les sites et les forums de discussions fleurissent. Une pièce de théâtre,  » Harcèlement mutuel « , se joue avec succès dans les entreprises.

« C’est simple. Un article ou une émission de télé sur ce thème, et on a cent coups de fil dans l’heure qui suit« , explique Loïc Scoarnec, président de l’association HMS (Harcèlement moral stop), qui a reçu cette année près de 17 000 appels.

La suite, demain…

Source: Sophie DES DÉSERTS, « Harcèlement moral: la nouvelle donne », Le Nouvel Observateur, 14-20 novembre 2002

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Les hommes et femmes politiques français(es), ainsi que les médias, ont répété à l’envi que Dominique Strauss-Kahn était « présumé innocent ». Peu ont cru bon de préciser que la femme de chambre était, elle, « présumée victime ». Jusqu’à preuve du contraire, et même si c’est un exercice difficile, on doit les croire tous les deux.

Il n’y a aucune raison de remettre en cause a priori la parole de cette femme: même si son statut social est considéré comme inférieur à celui de l’accusé, sa parole, devant la justice, vaut autant, et il faut se réjouir de ce principe d’égalité. Pourquoi n’est-ce pas le principe qui prévaut dans le traitement médiatique de cette affaire ? Parce que la victime présumée est une immigrée? Parce qu’elle est femme de chambre ? Ou simplement parce qu’il s’agit d’un crime sexuel et sexiste ?

La mise en doute de la parole des victimes de viol ou d’agression sexuelle est monnaie courante, beaucoup plus que pour d’autres types d’agressions. Leur entourage, puis parfois la police, peut les accuser d’affabuler, d’exagérer; au mieux, elles sont soupçonnées d’avoir été imprudentes, peut-être même tentatrices. Et si on finit par les croire, les pressions sont souvent fortes pour étouffer l’affaire.
C’est pour ces raisons que seule 1 victime sur 10 porte plainte, alors que plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France.

Dans cette mesure, comment reprocher aux femmes victimes de violences sexuelles de ne pas avoir parlé ou porté plainte immédiatement –comme on l’a entendu sur certains plateaux de télévision? Lorsque, au surplus, l’agresseur est un homme disposant d’une aura médiatique, d’une position sociale privilégiée, est-il si difficile d’imaginer leur sentiment d’impuissance et d’écrasement ?

Dans ce contexte, il faut saluer le courage de cette femme de chambre, qui maintient sa version malgré les pressions de l’opinion internationale voire les insultes, ainsi que celui de son employeur, qui l’a soutenue dans sa plainte contre un client pourtant rémunérateur…

Le soupçon systématique qui pèse sur les victimes d’agression sexuelle sévit de nouveau. Les commentaires au sujet de l’aspect physique de la femme de chambre plaignante, « peu séduisante » pour certains, « très jolie » pour d’autres, sont hors de propos : cherche-t-on à établir le profil type de la « bonne » victime ? Il n’existe pas, les associations d’aide aux victimes le savent. On voit bien, en revanche, quel est le but de ces remarques: si elle n’est pas séduisante, il n’y a, dit-on, aucune raison de la violer; si elle l’est, elle a donc aguiché; dans les deux cas, sa parole est disqualifiée. Par chance pour elle, l’enquête de voisinage se révèle favorable; ses voisins n’en disent que du bien et sa vie semble « moralement irréprochable », selon les critères retenus.

On comprend que le viol d’une femme désagréable avec les voisins et ayant plusieurs amants ne serait plus vraiment un crime!

LIBERTINAGE

Cette façon de jauger la légitimité de la victime renvoie à la confusion entre ce qui relève de la vie privée et des actes condamnables au regard du code pénal. Pourtant, entre des relations sexuelles et un crime sexuel, la frontière est claire: le consentement entre adultes. Un homme qui plaque une femme au sol et tente de lui arracher ses vêtements contre son gré, c’est une tentative de viol. Un homme qui, après avoir rencontré une femme dans un cadre professionnel, multiplie les messages insistants et grossiers, c’est du harcèlement sexuel. Un homme qui abuse de sa position professionnelle pour forcer une collaboratrice à avoir une liaison, c’est du harcèlement sexuel et un viol.

Un homme qui va, seul ou accompagné, dans des bars échangistes… il s’agit alors de vie privée. Lorsque les journalistes parlent de libertinage pour évoquer l’agression sexuelle dont Dominique Strauss-Kahn est accusé, ils participent de cette confusion et confortent la tolérance de notre société envers les violences sexuelles, au nom d’une pseudo-séduction à la française.

Pour faire reculer ces violences, il est essentiel d’écouter la parole des victimes, même supposées. Si la présomption d’innocence est un principe fondamental, elle ne peut être un alibi à la négation de cette parole. Dominique Strauss-Kahn dispose d’avocats efficaces, de moyens financiers, d’une famille et d’amis prêts à le défendre.

Souhaitons à cette femme migrante, mère seule avec enfant, autant de soutiens à l’heure où sa vie, en plus d’être bouleversée, va être disséquée.

Sources : lemonde, Béatrice Gamba, Agnès Guérin-Battesti, porte-parole de l’association Mix-Cité Paris