Voici le troisième tome d’une trilogie commencée avec « La solution intérieure. Vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit »(Fayard, 45000 exemplaires vendus en grand format) et « La maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances » (Fayard, 40000 exemplaires vendus en grand format) – deux succès qui séduisent un large public par leur portée, la clarté de leur propos.

Dans ce nouveau livre profondément humaniste, Thierry Janssen parle d’optimisme et d’altruisme, d’intégrité et de créativité, de discernement et d’humilité, d’humour et de gratitude.

Il témoigne aussi de l’expérience éclectique de l’auteur – chirurgien devenu thérapeute en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement de personnes atteintes de maladies graves.

Après nous avoir invités à élargir notre conception de la médecine et la maladie, Thierry Janssen propose une autre manière de parler du bonheur et de la bonne santé.

L’approche est originale.

Bien que déjà développé dans le monde anglo-saxon, et à l’inverse de la tendance psychanalytique actuelle de ne voir en l’être humain que des défauts et des névroses, il nous rappelle que nous sommes d’abord les détenteurs d’un potentiel éminemment positif.

Pour lui, le défi est de prendre conscience de ce potentiel et de le manifester à travers nos actes.

Soucieux d’alimenter notre réflexion à partir d’éléments concrets, inscrits dans notre culture scientifique, l’auteur démontre par exemple comment les émotions agréables – provoquées par des attitudes dites « positives », comme l’optimisme et l’altruisme – participent à notre bien-être physique, psychique et social. A l’inverse de l’impact du stress sur nos organismes.

Il s’appuie aussi sur les récentes découvertes d’une discipline – encore peu pratiquée en France en thérapie – introduite au début des années 2000 aux États-Unis par le psychologue américain Martin Seligman : la psychologie positive.

En quelques années, celle-ci a fourni une quantité impressionnante de données, dont témoignent les nombreuses notes réunies à la fin de l’ouvrage.

Nous découvrons alors que les différentes définitions du bonheur, révélées par les grands textes de la philosophie occidentale et par les plus récentes découvertes, peuvent être résumées dans le concept du « bonheur authentique » – un bonheur fait de plaisir, d’engagement et de sens.

Car la véritable félicité n’est pas seulement hédoniste, elle est aussi eudémoniste. Il nous explique comment, à travers ce que l’on appelle « l’expérience optimale du flux » ou à l’aide de la « méditation en pleine conscience », nous pouvons créer les conditions propices à l’émergence de des émotions bénéfiques, qui nous encouragent à nous réaliser pleinement, librement et heureusement.

Le défi positif nous ouvre des horizons sur ce que nous pourrions être.

Ce livre puise sa force dans la pensée existentialiste, et nous met face à notre responsabilité.

Volontairement pragmatique, il contient des propositions concrètes pour parvenir à nos fins, en laissant – et encourageant – un espace à notre propre créativité, évitant le piège des recettes toutes faites.

Réaliste, il nous oblige enfin à préciser nos intentions dans la conclusion qui remet en cause la conception purement matérialiste et trop facile de la félicité et notre définition de la « prospérité ». Il étudie finalement la mise en place potentielle d’ « institutions positives » capables de nous aider à révéler le potentiel vertueux qui nous permet de vivre une bonne et une belle vie – « une vie éthique et esthétique ».

Bref, un livre grand public à lire !

Source: « Le défi positif », de Thierry Janssen, éditions LLL, que vous pouvez trouver ici

N.B. Thierry Janssen est un ancien chirurgien, reconverti depuis 12 ans en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques. Il est notamment l’auteur des livres : Le Travail d’une vie (Paris, Robert Laffont, 2001) ; Vivre en paix (Paris, Robert Laffont, 2003) ; Vivre le cancer du sein autrement (Paris, Robert Laffont, 2006) ; La Solution intérieure (Paris, Fayard, 2006) et La maladie a-t-elle un sens ? (Paris, Fayard, 2008)

Le Prince régent :

« Carème, vous me ferez mourir de trop manger, j’ai envie de tout ce que vous me présentez, et c’est trop de tentations en vérité. »
Antonin Carème :

« Monseigneur, ma grande affaire est de provoquer l’appétit ; il ne m’appartient pas de le régler. »

Je vous laisse consulter wikipedia.fr pour les détails historiques 😉

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« La seule chose

qui permet au mal de triompher

est l’inaction

des hommes de bien »

 

Edmund burke (1729-1797)

La tianeptine (Stablon), commercialisée dans le traitement des la dépression, ne doit pas être utilisée du fait de risques trop importants de dépendance.

Risques connus depuis de nombreuses années, mais malheureusement toujours pas pris en considération par les autorités sanitaires.

En 2011, en France, la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes a analysé des données quant à des abus et des dépendances de tianeptine (Stablon), autorisée comme antidépresseur. La tianeptine est chimiquement proche de l’amineptine (ex-Survector), retirée du marché en 1999 pour effet toxicomanogène.

Entre 2006 et 2010, 45 nouveaux cas d’abus de tianeptine ont été notifiés.

La plupart des patients ont consommé des doses quotidiennes de 10 fois ou plus la dose recommandée, jusqu’à 360 à 400 comprimés par jour, soit plus de 13 boîtes par jour dans 2 cas. Dans 23 cas, une tentative de réduction ou d’arrêt de prise excessive de tianeptine a été signalée, dont 13 nécessitant une hospitalisation. Plusieurs patients ont tenté des sevrages multiples, dont un patient hospitalisé 11 fois. Dans 6 cas, les patients ont été estimés sevrés.

Une étude a été réalisée à partir des données de l’assurance maladie, sur 3 803 patients qui ont eu au moins 12 remboursements par an pendant cette période. 302 de ces patients (8 %) prenaient une dose moyenne supérieure à la dose de l’autorisation de mise sur le marché. 91 patients (2,4 %) ont présenté au remboursement plus de 2 fois la dose recommandée. 1 patient traité sur 1 000 a présenté au remboursement des doses journalières très élevés de tianeptine.

Cet effet indésirable est injustifié au vu de l’absence d’avantage de la tianeptine sur les nombreux autres antidépresseurs disponibles.

Depuis 2000, Prescrire attire l’attention sur le risque de dépendance avec la tianeptine, auquel les patients restent exposés début 2012.

Source: Prescrire du 1er janvier 2012

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Qu’en pensez-vous ?

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Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

« Le Musée du louvre reçoit 8,5 millions de visiteurs chaque année. Ce blog a été visité environ 170 000 fois en 2011. Si c’était une expo au Louvre, il faudrait à peu près 7 années pour qu’autant de personnes la visitent. »

Cliquez ici pour voir le rapport complet !

« Si vous n’aimez pas ce que vous faites,

vous avez l’alternative suivante :

vous changez ce que vous faites

ou bien vous changez ce que vous aimez »

Billy Cox

> Quelle est la différence entre la boulimie et l’hyperphagie ?

La définition n’est pas exactement la même.

Le nom exact de l’hyperphagie est l’« hyperphagie boulimique ». Dans les deux cas, il y a une perte de contrôle de son alimentation : on mange de grosses quantités d’aliments souvent gras et sucrés, dans un temps minimal. La différence entre l’hyperphagie boulimique et la boulimie, réside dans le fait que les boulimiques classiques utilisent des méthodes de contrôle de poids dont la plus connue est le vomissement. D’autres utilisent des laxatifs, ou des alternances entre les périodes boulimiques et les jeûnes où ces personnes ne mangent plus rien pour « éponger ». Elles font du sport de façon frénétique pour éliminer.

Pour schématiser, les hyperphages ne se font pas vomir et on souvent des problèmes de poids.

> Pensez-vous que l’obsession de vouloir manger léger à tout prix, puisse être à l’origine de l’hyperphagie boulimique ?

Si l’on prend en compte uniquement le souci du poids, il finit par aboutir à une restriction : on doit éliminer un certain nombre d’aliments qui sont grossissants.

Le résultat est d’écarter toute une série d’aliments qu’on aime bien et qui deviennent de plus en plus désirables. Cela aboutit à ce qu’on appelle la « restriction cognitive », laquelle, à un stade avancé, conduit certaines personnes à être au régime, à perdre le contrôle et à avoir de la boulimie/hyperphagie.

> L’hyperphagie est-elle un trouble typiquement féminin ?

Si la boulimie est majoritairement féminine, l’hyperphagie boulimique est mixte.

Les hommes eux aussi mangent goulûment en perdant le contrôle, mais semblent moins enclins à se faire vomir. Jusqu’à présent, les considérations esthétiques étaient moins préoccupantes pour les hommes, mais cela semble être en train de changer : les hommes sont en train de devenir des femmes comme les autres !

> Peut-on espérer se sortir de l’hyperphagie ?

Oui, on peut se sortir de la boulimie et de l’hyperphagie avec un traitement adéquat et mixte. Il y a en effet deux volets importants.

D’une part, il s’agit d’un travail sur le comportement alimentaire, destiné à se réconcilier avec tous les aliments qu’on aime, manger sans culpabilité, retrouver ses sensations alimentaires et être capable de s’arrêter dès que l’on ressent la satiété.

Le deuxième volet est une thérapie pour réapprendre à réagir autrement qu’en mangeant, face aux situations problématiques de la vie et aux réactions émotionnelles.

> Que pourriez-vous conseiller aux personnes souffrant d’hyperphagie ?

Il faut d’abord voir s’il s’agit d’une hyperphagie qui nécessite un suivi psychologique.

Commençons par rétablir une alimentation attentive : prenons le temps de déguster lentement et plaisamment ses aliments en prêtant attention à leur goût, afin d’être capable de s’arrêter dès qu’on se sent rassasié.

Pour manger ainsi, il faut bien sûr être au calme, être apaisé intérieurement.

Si on constate que manger ainsi est impossible, soit parce qu’on culpabilise de manger les aliments dont on a envie, soit parce qu’on est débordé par ses émotions, alors il faut faire appel à une aide extérieure professionnelle.

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Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 

« A la racine du mensonge se trouve l’image idéalisée que nous avons de nous-mêmes

et que nous souhaitons imposer à autrui »

Anaïs Nin (1903-1977)

Les commentaires de cette vidéo sont à lire 😉

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A l’approche des fêtes de fin d’année, voici dix conseils pour survivre au Noël du bureau.

Jingle Bells, c’est bientôt Noël ! Une période bénite pour les uns, maudite pour les autres, ne serait-ce que parce qu’elle implique les traditionnelles réunions de famille… et entre collègues ! Nombreuses entreprises profitent en effet de la fin d’année pour rassembler leurs salariés autour d’un moment convivial. Les conseils pour éviter certains écueils et retourner à son avantage ce que d’aucuns vivent comme une corvée.

1. Deux verres maximum
« Lorsque vous commencez à boire, de mauvaise choses peuvent se produire… » Je vous conseille ainsi vivement de vous limiter à deux verres.

2. Rendez-vous au travail le lendemain
« Disons que vous n’avez pas respecté la première règle (…) et que votre société a eu la mauvaise idée d’organiser cette fête en plein milieu de la semaine. » N’aggravez pas votre cas, le lendemain à la première heure, rendez-vous à votre travail !

3. Sautez sur le buffet !
A défaut de boire vous pouvez manger. « Avec un peu de chance vous travaillez dans une société qui a suffisamment de goût et de classe pour avoir commandé de bons petits fours ».

4. Habillez-vous !
« Portez quelque chose de joli et festif (…), montrez que vous avez fait un effort (…), les gens aiment ça. »

5. Vous n’embrasserez pas vos collègues
La fête de Noël n’est pas le moment approprié pour abuser d’un collègue trop alcoolisé Je vous conseille plutôt d’attendre le prochain pique-nique…

6. Faites des dossiers
Vous pouvez en revanche profiter de l’état d’ébriété de vos collègues pour « monter des dossiers » sur eux…

7. Venez seul
« Ce n’est pas parce que vous devez souffrir (…) avec vos collègues que votre compagnon/compagne doit le supporter aussi. » Si on vous demande où est votre ami(e), répondez qu’il/elle a sa soirée de travail ce même soir.

8. Parlez avec le conjoint de votre patron
Plutôt que de vous adresser à votre patron toute la soirée pour faire bonne impression, discutez avec sa moitié. Si il ou elle parle ensuite de vous en bien, vous aurez gagné votre soirée… à moins que votre patron n’imagine que vous ayez voulu le/la draguer !

9. Ne soyez pas radins
Si un tirage au sort de cadeaux est prévu, dépensez un peu plus d’argent que la moyenne. « Vous vous assurerez ainsi une bonne réputation pour le reste de l’année ! »

10. Ne parlez pas boulot
Parlez de tout, sauf du travail. Interroger vos collègues sur leur vie, leurs famille, leurs hobbies… « Ils penseront que vous êtes cool, que vous êtes un ami. » Et quand viendra l’heure des licenciements, ils se souviendront de ceux qui n’ont jamais pris de nouvelles de leurs enfants. « Voilà comment vous maintenir en emploi, en étant plus malin et plus sympathique que le reste. »

Evidemment, vous n’êtes pas obligé de me croire !

S‘inquiéter pour ses enfants partis en colonie de vacances ou être exaspéré parce que le propriétaire ne rappelle pas pour s’occuper des problèmes de plomberie ?

Ce sont des comportements bien naturels et personne ne pourrait en blâmer qui que ce soit, bien au contraire.

Par contre, se faire du mouron parce que le petit dernier est à la piscine et que l’on pense très sérieusement qu’il va se noyer et que personne ne va le remarquer ou alors qu’il va courir sur le bord du bassin et tomber la tête la première sur le carrelage glissant : ça, c’est beaucoup plus excessif.

Loin d’être floue, la frontière entre inquiétude et anxiété est bien délimitée : l’anxiété devient pathologique lorsqu’elle

  1. continue malgré la disparition de la cause
  2. ou lorsque le système d’alerte démarre sans aucune justification.

Lorsqu’ils s’immiscent dans la vie courante, les troubles anxieux peuvent fortement perturber le quotidien jusqu’à en devenir vraiment handicapants.

Les personnes souffrant de troubles anxieux adoptent des raisonnements torturés et tortueux qui les amènent à penser que tout va ou va aller de travers.

En France, l’anxiété généralisée touche entre 3% et 5% de la population.

Les femmes sont deux fois plus nombreuses à en souffrir que les hommes,

surtout après 40 ans où le ratio atteint une femme anxieuse pour 10


  • Depuis des années, le Pr Brian Wansink décortique l’influence de notre environnement immédiat sur nos choix alimentaires. Des expériences rassemblées dans son livre Conditionnés pour trop manger.
  • Il donne 7 conseils pour ne pas laisser l’environnement dicter ce que nous avalons.

Brian Wansink étudie l’influence de l’environnement sur la prise alimentaire.

Il a publié un livre (1) qui rassemble les résultats des dizaines d’expériences conduites par son équipe de l’université Cornell (Etats-Unis).

Brian Wansink : « Les gens croient qu’ils prennent chaque jour en moyenne 15 décisions concernant ce qu’ils mangent ou ce qu’ils boivent mais selon nos expériences,  le chiffre réel est 15 fois plus élevé : plus de 200 décisions de ce type sont prises chaque jour. La plupart de ces décisions sont prises en mode automatique, sans y penser. Il est plus facile qu’on ne croit de se laisser influencer par de petits détails autour de nous : la taille des assiettes, de l’emballage, les gens qui nous entourent. 

La clé, c’est prendre conscience de son environnement et le modifier le cas échéant pour éviter de se laisser conditionner. »

Parmi les conseils de Brian Wansink :

  1. Servez-vous dans des assiettes ou des bols de petite taille : ce faisant vous pouvez consommer jusqu’à 60 pour cent de calories de moins qu’avec des récipients plus grands.
  2. Asseyez-vous à côté de quelqu’un qui mange lentement et calez vous sur son rythme.
  3. Soyez le dernier à commencer à manger et posez votre fourchette entre chaque bouchée.
  4. Utilisez la règle des deux sur trois : vous avez droit à deux choix dans la liste suivante : mise en bouche, alcool ou dessert.
  5. Quel que soit le plat, remplissez la moitié de votre assiette de légumes (sauf pommes de terre).
  6. Gardez les denrées les plus tentantes à l’abri des regards. Dans une étude, la consommation de bonbons a diminué de 23% lorsqu’ils étaient dans une boîte avec un couvercle plutôt qu’à la vue de tous. Recouvrez les chocolats d’une feuille de papier aluminium.
  7. Asseyez vous de telle manière que le buffet ne soit jamais à portée de main.

 

(1)  Wansink B. Conditionnés pour trop manger. Thierry Souccar Editions

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Claude Guéant est un homme méthodique et déterminé. En avril, le ministre de l’intérieur a annoncé son intention de faire baisser de 10 % (20 000 sur 200 000) le nombre d’immigrés entrant légalement en France chaque année. En mai, il a concentré ses efforts sur l’immigration de travail et enterré la politique d' »immigration choisie » prônée depuis 2007 par le chef de l’Etat : « Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences » issus de l’immigration.

Le 31 mai enfin, il a signé avec son collègue du travail, Xavier Bertrand, une circulaire visant à appliquer de la manière la plus stricte la loi de 2006 sur l’immigration professionnelle. Concrètement, il est demandé aux préfets de vérifier qu’aucun salarié français n’est susceptible d’occuper cet emploi avant d’accorder un statut de salarié à un étudiant étranger, diplômé d’une université ou d’une grande école française et recruté par une entreprise.

L’effet de cette circulaire a été rapide : depuis trois mois, des dizaines, des centaines même, de diplômés étrangers, issus pour certains des plus grandes écoles françaises (Polytechnique, HEC, Essec, Sciences Po…) et que de grandes entreprises voulaient embaucher, se voient refuser un permis de séjour.

Rien n’a fait fléchir le ministre de l’intérieur.

Ni le cri d’alarme de la Conférence des grandes écoles, inquiète de voir « l’attractivité de la France et de son enseignement supérieur » sévèrement écornée.

Ni la mise en garde de la Conférence des présidents d’université, qui juge « très grave » le préjudice ainsi porté aux conventions passées avec les universités étrangères.

Pas davantage l’émoi de l’Association française des entreprises privées, qui ne comprend pas que la France se prive de talents qu’elle a elle-même formés et qui seraient précieux dans la compétition économique mondiale.

Encore moins la colère des diplômés étrangers déboutés – et dégoûtés – ou les critiques des sénateurs socialistes exprimées dans une proposition de résolution déposée le 15 novembre.

Ce n’est pas tout.

En septembre, la ministre du budget, Valérie Pécresse, a rappelé à Claude Guéant la « stratégie d’attractivité universitaire » de la France. Son successeur à l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a été on ne peut plus clair, y compris dans ces colonnes, le 7 octobre : « Ces jeunes formés chez nous et sur lesquels on a investi sont des ambassadeurs pour la France, à vie. La France doit continuer d’attirer les talents.«  Et le ministre précisait que, dans un domaine aussi stratégique que celui des ingénieurs, la France forme 30 000 diplômés par an, alors qu’elle en aurait besoin de 40 000.

Claude Guéant n’en a cure.

A cinq mois de la présidentielle et sous la pression du Front national, seule compte, désormais, la baisse du chiffre de l’immigration en France. Sur l’air bien connu de « La France aux Français ». Peu importe que cela soit contraire aux intérêts du pays et de ses entreprises. Peu importe, semble-t-il, que ce ne soit pas seulement incohérent, mais honteux.

 

Source: édito du journal Le Monde du 17/11/2011

Profitez de cette période de fin d’année pour faire le point sur  vos pratiques commerciales et les erreurs à ne plus commettre. En voici quatre.

 

  1. Répondre trop vite aux e-mails. Tous les experts en productivité le disent : vos mails doivent être contrôlés régulièrement, ce qui ne veut pas dire qu’il faille y réagir dans l’immédiat. Vérifiez-les, par exemple, toutes les heures et demie. Des études ont démontré que rares étaient les personnes qui suivaient ce conseil. La raison en est simple : l’e-mail agit comme une véritable drogue sur notre cerveau.
  2. Maintenir des traditions inutiles. Récemment, vous avez peut-être reçu une invitation à un événement important. Hélas, vous n’avez pas le temps de vous y rendre car vous avez toutes ces cartes de voeux à envoyer aux membres de votre réseau. Si vous voulez vraiment évoluer dans votre carrière, demandez-vous si l’envoi de ces vœux a vraiment un sens.
  3. Lire des articles qui n’apportent rien. Vous êtes de ceux qui ne veulent rater aucune information importante et par conséquent vous lisez tous les journaux et autres magazines qui vous tombent sous la main ? Y compris ces magazines informatiques prétentieux et ces mensuels étrangers ? Il ne tient qu’à vous de voir quelles sont les publications qui vous intéressent vraiment et quelles sont celles que vous lisez uniquement par obligation.
  4. Travailler pour pas grand-chose. Vous êtes peut-être tenté d’obtenir ce contrat d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Réfléchissez tout de même à deux fois aux projets compliqués. Ceux-ci pourraient venir gâcher tout le plaisir que vous pourriez en tirer.

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A quoi reconnaît-on un faux restaurateur ?

Jusqu’au 1er janvier 2008, à rien.

En 2007, il vous a accueilli avec un grand sourire, vous a tendu une jolie carte bien imprimée sur laquelle vous avez pu choisir le plat du jour, tenez, ce jour-là, des aiguillettes de canard au poivre vert. Et c’est parti pour les aiguillettes, sauf que le canard avait été préparé trois mois plus tôt à mille kilomètres de là dans les cuisines d’une société industrielle, qu’il avait été congelé, et réchauffé deux minutes avant de vous être servi comme tout frais tout neuf.

Les vrais restaurateurs, ceux qui se lèvent à l’aube pour choisir au marché le canard du jour, ont fini par cancaner.

D’accord, leur a dit en janvier 2007 le ministre Renaud Dutreil, nous allons vous gratifier d’un label de « Maître restaurateur ».

Un label, c’est bien beau, mais encore faut-il que le décret l’instaurant soit publié. C’est ainsi que l’année s’est passée, les vrais restaurateurs attendant leur label le canard sous le bras, les faux restaurateurs réchauffant des aiguillettes dans le mirco-ondes.

A la rentrée, la profession n’y croyait plus quand – miracle !- le 14 septembre 2007 le décret n° 2007-1359 fixant le titre de « Maître restaurateur » est paru au Journal Officiel.

Pour en bénéficier, les vrais restaurateurs ont quand même dû encore patienter jusqu’au 1er janvier 2008.

Désormais, pour être vrai restaurateur il faut avoir 5 ans d’expérience et posséder un BEP ou un CAP de cuisinier, ou 10 années d’expérience dans la restauration, ou 5 années en tant que dirigeant d’établissement, mais en étant accompagné d’un cuisinier dûment diplômé. Et si le cuisinier s’en va ? Il faut le remplacer ! Il faut aussi que 80% de la nourriture servie soit préparée en cuisine.

20 000 restaurants seulement sur les 100 000 existants devraient bénéficier immédiatement de ce label.

C’est dire toutes les aiguillettes réchauffées qu’on nous a faites avaler 😦

Et votre restaurant préféré, a-t-il le label de « Maître restaurateur » ? Demandez-lui…

Si non, vous risquez de payer très cher des plats qui ont été sous vides ou congelés ailleurs.

Bref, autant aller chez Picard… et rester chez vous.

Et si vous utilisiez ces repas pour renforcer vos réseaux, au bureau et à l’extérieur ?

Passez à l’action, sans plus tarder.

  1. Efficacité. Commencez par privilégier les personnes que vous côtoyez dans l’entreprise. Si vous êtes manager, la conversation avec votre équipe a des chances d’être moins convenue que dans le cadre officiel du bureau, et vous resserrerez les liens. Si vous ne gérez pas d’équipe, cela vous permettra de mieux cerner les goûts et la personnalité de vos collègues, ce qui pourra s’avérer utile si vous êtes amené à travailler avec certains sur un dossier. Ne négligez pas non plus ceux qui occupent des fonctions similaires aux vôtres, mais dans d’autres services. Vous pourriez trouver des solutions aux problèmes communs que vous rencontrez et éventuellement nouer des alliances.
  2. Détente. Arrangez-vous également pour prévoir un déjeuner avec votre supérieur, afin de discuter de ses préoccupations, des vôtres mais aussi de sujets plus légers. La pause de midi doit être synonyme de détente.
  3. Disponibilité. Prenez également rendez-vous avec l’un ou l’autre client/fournisseur, quelqu’un d’une entreprise concurrente ou encore un consultant.

Songez aussi à des sources indépendantes (journaliste, blogger) voire à des personnes qui travaillent dans un tout autre monde que le vôtre.


Dominique Mehl, sociologue au CNRS
« Le don de gamètes ne s’oublie pas »

ominique Mehl, sociologue au CNRS, raconte dans un livre-enquête, Enfants du don, le témoignage de familles ayant eu recours au don de spermatozoïdes ou d’ovocytes.
La stérilité se vit toujours comme une blessure et dans une grande solitude. La société a-t-elle encore du mal à poser un regard apaisé sur cette question ?
Beaucoup de couples ont du mal à se définir comme stériles et à l’assumer comme un verdict définitif. Parce que la médecine permet de pallier ou de surmonter ces stérilités, on a de plus en plus tendance à se définir comme infertile ou inféconde.
Le tabou de la stérilité continue à exister chez nous. Certaines femmes se culpabilisent. Du côté masculin, il y a une blessure narcissique forte parce que la fertilité est encore, dans l’inconscient collectif, assimilée à la virilité. Et puis nous sommes dans des sociétés où l’enfant est pivot du quotidien, de la construction des vies. Etre quelqu’un qui ne parvient pas à combler cette aspiration conduit à vivre extrêmement mal cette incapacité à concevoir.

Les couples sont dans des parcours très solitaires, pas simplement parce que la stérilité est un peu taboue ou à cause de la pression sociale, mais parce que, très souvent, ce sont des parcours longs et semés d’échecs. Il n’est pas possible de rester socialisé en entraînant tout son entourage dans cette peine, en le suspendant à cette attente.

Tous les couples témoignent d’un manque de soutien psychologique

Lorsque les Centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) ont été créés, il a été décidé de ne pas soumettre les couples à un entretien psychologique préalable. Ce n’était pas au corps médical ni à la société de délivrer un certificat de bonne parentalité. Tout cela était positif.

Mais l’absence de soutien psychologique pose problème. Les femmes qui sont dans un parcours d’assistance médicale à la procréation ne veulent pas de thérapie. Mais elles réclament un lieu d’écoute et d’accompagnement, notamment dans les caps difficiles, lorsqu’il faut, par exemple, décider de passer à un don de gamètes. Etre seule est d’autant plus difficile que la médecine procréative est devenue presque industrielle : taux, dosages, implantations et tchao, rendez-vous dans un mois.

Le rôle d’Internet devient alors colossal. Les échanges d’expériences sur les forums sont fondamentaux.

La décision de passer au don de gamètes n’apparaît jamais facile. Pourquoi ?

Parce que c’est un don avec des potentialités. Il ne s’agit pas simplement de remettre un organisme en route comme dans le cadre d’un don d’organe. Il y a des potentialités liées au patrimoine génétique qui seront léguées et qui peuvent induire des caractéristiques, notamment physiques, chez l’enfant qui va naître. Pour certaines femmes, l’idéologie officielle – le gamète est une cellule neutre – ne leur pose pas de problème. Pour d’autres, le gamète n’est pas une cellule neutre, son existence n’est pas escamotable. Il faut tout un cheminement mental et intellectuel pour penser qu’on va être parent d’un enfant issu d’un don. Les repères familiaux se brouillent.

Est-ce possible d’oublier cette étape lorsque l’enfant est né ?

Tous les couples témoignent que cela ne s’efface pas. Pendant un moment, c’est obsessionnel, il n’y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l’enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique « souvenir » ou « passé ». Mais le passé ne s’oublie pas.

Faut-il transmettre cette histoire à l’enfant, tout lui expliquer ?

Nous sommes actuellement dans une contradiction terrible. Pendant une période, la culture du secret a dominé. Elle était même favorisée par les Cecos.

On disait aux parents : c’est votre aventure à vous, le gamète ne fait pas la parenté, vous êtes parents à 100 %, alors pourquoi parler du don ? Et puis, tout ce petit monde, et la société dans son ensemble, a été alerté par la critique des secrets de famille faite par les psychanalystes et les psychologues. La culture du secret a été alors vécue de manière moins évidente. D’autant que cette critique des secrets de famille a pénétré dans les Cecos.

Maintenant, lorsque les gens sont reçus pour un don, ils sont incités à le dire à leurs enfants, sur le thème : ce n’est pas honteux et les secrets de famille peuvent toujours transpercer. Jusqu’à présent, le secret et l’anonymat se confortaient mutuellement. Maintenant qu’il y a un quart de ces enfants qui connaissent leur histoire, certains d’entre eux s’interrogent. D’où je viens, à qui je ressemble. Il y a ceux à qui on a expliqué : « tu es né grâce un geste magnifique, un donneur anonyme a donné son gamète, grâce à cela tu es là et ce qui compte c’est le geste et pas l’identité« . Et ils s’en contentent.

D’autres considèrent que si ce n’est pas un geste honteux, si le génétique n’est pas si important que cela, pourquoi mettre une chape de plomb sur cette personne ?

Comment faut-il en parler à l’enfant, à quel âge ?

C’est très compliqué. Beaucoup de parents, d’ailleurs, ne le révèlent pas à leur enfant. Sur les forums Internet, la question du « quand le dire » est énormément discutée. Lorsque la révélation est tardive (après l’adolescence), c’est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu’ils ont vécu dans un simulacre, une espèce de mensonge.

Ils témoignent tous que c’est un vrai choc. Il existe une tendance assez forte pour le dire mais avec des mots adéquats, en évoquant, par exemple, la « petite graine » et sans en parler tout le temps, ni de manière solennelle.

Vous plaidez en faveur d’un assouplissement des lois de bioéthique, pourquoi ? N’est-on pas dans un domaine où chaque histoire est singulière ?

Sur ces questions-là, il y a trop de lois. Tout est codifié : qui peut faire un enfant, avec qui, à quel âge, dans quelles conditions maritales. L’espace de liberté qui existe pour les procréations naturelles n’existe pas dans l’AMP. La définition du contexte conjugal est obsolète. Le rapport conjugalité et parenté est figé par la loi.

De plus, théoriquement, la loi est aussi faite pour éviter les inégalités. Et là il y a une inégalité notoire entre les gens qui sont satisfaits de l’anonymat et ceux qui le contestent mais se retrouvent devant un mur. Pour eux, il n’y a aucun espace de liberté, sauf si le don a été effectué à l’étranger, dans un pays où l’anonymat est levé.

Pour faire face à la pénurie de dons de gamètes, l’Agence de la biomédecine lancera, au printemps, des campagnes d’information en faveur du don. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne chose. On pourrait dire qu’il était temps. Si le don de sperme est à peu près connu, en revanche beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’est le don d’ovocytes. Il est important de dire que cette possibilité existe.

Finalement, à l’issue de cette enquête qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

J’ai découvert des approches nuancées, hésitantes parfois, qui viennent perturber les schémas et les représentations figés sur le gamète et sur la parenté.


« Enfants du don » de Dominique Mehl (Robert Laffont, 345 pages, 20 euros). Lisez et achetez-le ici !

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

Chiffres
Un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité. L’assistance médicale à la procréation (AMP) avec donneur représente 6,7 % des tentatives. En 2005, 17 293 enfants sont nés grâce à l’AMP dont 1 293 à la suite d’un don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes). Ce chiffre ne prend pas en compte les femmes qui se rendent à l’étranger. L’anonymat, la gratuité et le consentement sont les principes sur lesquels repose, depuis 1973, le don de gamètes.

Vingt-trois centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) sont habilités à recueillir et à recevoir des gamètes. Dans la mesure du possible, l’attribution de gamètes tient compte des caractéristiques des donneurs et des receveurs (ethnie, couleur de peau, yeux, cheveux…) et du groupe sanguin.

Source: lemonde.fr du 13.02.08, Sandrine Blanchard

De Steeve McQueen – GB 2011 1h39mn  – avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie… Scénario de Steve McQueen et Abi Morgan… Festival de Venise 2011 : Prix d’Interprétation Masculine et Prix de la Critique Internationale.

Après le saisissant Hunger, dont on ne s’est pas encore vraiment remis (souvenez-vous, Bobby Sands et ses compagnons de l’IRA soumis à la répression incroyablement violente, inhumaine, des prisons de Margaret Thatcher), préparez-vous à une nouvelle claque, certes moins brutale mais tout aussi marquante.

Le nouveau film de Steve McQueen aborde une autre forme de captivité, intérieure celle-là, l’addiction au sexe, et il le fait avec une puissance, une maîtrise, une audace exceptionnelles.

Bien sûr la présence renouvelée et inouïe de Michael Fassbender (Bobby Sands, c’était lui) n’est pas pour rien dans l’impression renversante que laisse le film. Beau, sensuel, fascinant comme dieu ou diable, l’acteur est magnifié par la caméra amoureuse de McQueen. Il faut voir la première scène, dans cet appartement aux murs blancs, atmosphère glacée, lumière bleutée : c’est le matin, le corps de Brandon (Fassbender, donc), déambule, nu, le sexe reposé, au contraire des muscles de ses bras, de ses jambes, nerveux, tendus, à fleur de peau, on le suit aux toilettes, on le voit uriner, on le suit sous la douche, il se masturbe (le geste est suggéré, mais explicite) alors même qu’on devine que sa nuit n’a pas été spécialement chaste.

C’est beau, c’est d’une crudité percutante en même temps que d’une élégance suprême, et l’on sait tout de suite où Steve McQueen va nous entraîner : dans l’intimité la plus profonde de cet homme, cet enfer que l’on découvrira petit à petit, dans la honte qu’il a de lui-même à ne pas aimer ce qu’il est, ce qui l’anime et le ronge, sa passion obsessionnelle et irrépressible pour le sexe.

Mais si, pour décrire cette addiction, le sexe et ses pratiques investissent souvent l’image, le film n’est à aucun moment exhibitionniste, complaisant ou vulgaire. Des seins écrasés contre une vitre, des mains qui se crispent, des corps entremêlés, le visage de Brandon tordu, déformé par les spasmes, McQueen trouve toujours le plan juste, l’idée forte pour exprimer le désir, la séduction, le plaisir, la jouissance.

Et tout ce qui se cache de détresse derrière tout ça…

Il réussit à donner à chaque scène, sexuelle ou pas, sa beauté propre, son érotisme, son tempo, sa respiration. Ils nous offre ainsi de magnifiques moments, notamment cette scène de longue jouissance qui nous fait ressentir comme jamais la souffrance de Brandon et fait naître une véritable empathie, ou encore cette séquence d’intense émotion, avec sa soeur Sissy (Carrey Mulligan) qui interprète, sur un tempo lent et déstructuré, le New-York, New-York de Liza Minnelli.

On l’écoutera en entier, au bord des larmes…

Brandon impose son rythme, comble son manque à la cadence infernale de ses multiples expériences sexuelles.

Il suit des inconnues dans la rue dès lors qu’il a capté un regard, il fait appel à des prostituées, regarde du porno trash sur le net, chez lui, à son boulot, fréquente les backrooms.

On le suit à la trace, dans un New-York grouillant de vie, qui semble cristalliser les solitudes et attiser les désirs les plus fous.

Steve McQueen cite Milan Kundera : « la honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais l’humiliation que nous éprouvons à être ce que nous sommes sans l’avoir choisi, et la sensation insupportable que cette humiliation est visible de tous »

Que fait Brandon du regard de ces femmes, loin d’être les plus moches, qui succombent à son charme, à l’urgence de son désir, même seulement fantasmé ?

Comme c’est le cas dans cette autre scène, délicieusement vertigineuse, dans le métro, sur fond de musique classique mélancolique, où une jolie rousse, assise face à lui, se laisse doucement envahir, jusqu’à l’embrasement, par le trouble que provoque son regard posé sur elle…

Brandon peut donc posséder toutes les femmes qu’il veut.

Mais être capable de séduire plein de femmes ne signifie pas savoir communiquer avec elles, savoir nouer des liens avec les autres, même pas avec sa propre sœur…

Source: utopia.fr, divers

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Qu’en pensez-vous ?

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Schizophrénie: les nouveaux anti-psychotiques n’ont pas plus d’efficacité

 Une recherche, coordonnée par le National Institute of Mental Health américain et impliquant près de 1500 patients, fournit pour la première fois des informations détaillées comparant l’efficacité et les effets secondaires de cinq médicaments couramment utilisés pour le traitement de la schizophrénie.

Il s’agit de l’étude indépendante auprès du plus grand échantillon et sur un plus long terme jamais réalisée.

Quatre médicaments antipsychotiques de la nouvelle génération dits antipsychotiques atypiques, le Zyprexa (olanzapine), le Seroquel (quetiapine), le Risperdal (rispéridone) et le Zeldox ou Geodon (ziprasidone) ont été comparés au Trilafon ou Trilifan (perphenazine) un antipsychotique de première génération, beaucoup plus ancien (disponible depuis les années 50) et moins coûteux (environ 10 fois moins).

Les cinq médicaments se sont avérés d’efficacité comparable avec une faible adhérence au traitement en raison des effets secondaires intolérables et du contrôle des symptômes insuffisants.

Un médicament de nouvelle génération, le Zyprexa, s’est avéré légèrement plus efficace mais avec un gain de poids significatif et des changements métaboliques.

Généralement, le médicament plus ancien et moins dispendieux performait aussi bien que les médicaments de nouvelle génération !

Dans l’ensemble, 74% des patients avaient arrêté la prise de leur médicament 18 mois après le début de la recherche. Le taux d’abandon allait de 64% pour le Zyprexa à 82% pour le Seroquel.

L’insomnie, la prise de poids et des symptômes neurologiques comme la raideur du corps sont les principaux effets secondaires liés à tous ces médicaments.

Le choix d’un médicament doit se faire selon les besoins spécifiques de chaque personne, connaissant l’efficacité et les effets secondaires de chacun de ses médicaments.

Les résultats de cette recherche sont rapportés dans le New England Journal of Medicine.

Sources: PsychoMédia, Science Daily, divers

 

 

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