Personne ne sait à quel point vous avez peur.
Parce que vous ne le montrez pas.
Vous continuez à travailler.
À gérer les enfants.
À répondre aux messages.
À sourire quand on vous parle.
Mais à l’intérieur…
Vous avez parfois l’impression que tout peut s’effondrer.
Et ce qui est le plus épuisant, ce n’est même pas l’angoisse.
C’est de faire comme si tout allait bien.
Vous avez toujours été “la forte”.
Celle qui gère.
Celle sur qui on peut compter.
Celle qui ne dramatise pas.
Celle qui trouve des solutions.
Alors quand les crises de panique ou d’angoisse ont commencé…
Vous n’avez pas seulement eu peur de mourir.
Vous avez eu peur qu’on découvre que vous n’êtes plus solide.
Vous avez eu peur que quelqu’un voie que vous tremblez.
Dites-moi si ça vous parle :
Vous faites bonne figure.
Mais vous scannez votre corps en permanence.
Votre cœur.
Votre respiration.
Le moindre vertige.
Vous anticipez déjà la prochaine crise.
Au travail.
En voiture.
Au restaurant.
Devant vos enfants.
Et parfois, la peur de la prochaine crise est pire que la crise elle-même.
Mais il y a quelque chose dont on parle rarement.
Cette pression constante d’être irréprochable.
D’être à la hauteur.
D’être une bonne mère.
Une bonne professionnelle.
Une bonne épouse.
Une femme équilibrée.
Comme si vous deviez mériter votre place.
Mériter qu’on vous respecte.
Mériter qu’on vous aime.
Alors vous tenez.
Vous tenez même quand votre corps vous supplie d’arrêter.
Et si je vous disais quelque chose de difficile à entendre ?
Ce besoin de prouver que tout va bien…
est peut-être en train de vous détruire de l’intérieur.
Pas parce que vous êtes faible.
Mais parce que vous êtes fatiguée d’être forte.
La vérité ?
Les crises d’angoisse ne sont pas un échec.
Elles sont souvent le cri d’un système nerveux qui ne peut plus vivre sous pression permanente.
Elles apparaissent souvent chez les femmes responsables. Consciencieuses. Exigeantes.
Celles qui ne se plaignent pas.
Celles qui encaissent.
Celles qui portent beaucoup.
Alors j’ai une question pour vous.
Une vraie.
Si vous n’aviez plus rien à prouver…
Qui seriez-vous ?
Si personne ne vous regardait…
Si personne ne vous jugeait…
Si personne n’attendait rien de vous…
Est-ce que vous continueriez à vous traiter aussi durement ?
Vous n’avez pas besoin d’être parfaite pour être digne.
Vous n’avez pas besoin d’être forte 100% du temps pour être respectable.
Vous n’avez pas besoin de cacher vos failles pour être aimée.
Et peut-être que votre corps ne vous trahit pas.
Peut-être qu’il essaie simplement de vous protéger d’une pression que vous ne voyez même plus.
Si vous vous êtes reconnue dans ces lignes…
Dites-moi en commentaire :
Est-ce que vous vous sentez obligée d’être “la forte” ?
Je vous lis.
