Pourquoi ressens-tu de l’anxiété au travail ?
Avant de chercher comment aller mieux, il faut d’abord comprendre pourquoi ça ne va pas.
L’anxiété au travail ne tombe pas du ciel.
Elle se construit, souvent en silence, à partir de deux grandes sources :
👉 l’environnement dans lequel tu évolues
👉 la pression que tu te mets toi-même
Et bien souvent… c’est un mélange des deux.
🧩 Quand ton environnement de travail devient toxique
La première question à te poser est simple :
est-ce que ton environnement te soutient… ou t’épuise ?
J’ai personnellement eu la chance de ne jamais travailler dans un milieu professionnel toxique.
Mais ce n’est clairement pas le cas de tous les gens autour de moi.
Et quand l’environnement est mauvais, le mental prend cher. Très cher.
Mon frère, par exemple, a longtemps travaillé avec un manager incapable de communiquer, sans aucune qualité humaine.
Critiques permanentes, remarques maladroites, ambiance lourde…
Résultat : une équipe démotivée, une pression constante, et un mal-être qui s’installe.
Une ancienne colocataire, elle, subissait des remarques personnelles désobligeantes de la part de ses collègues.
Pas sur son travail.
Sur elle.
Comment avoir envie d’aller bosser dans ces conditions ?
Son anxiété n’avait rien à voir avec ses compétences.
Elle venait simplement des personnes avec qui elle passait ses journées.
Une autre amie a vu son anxiété apparaître plus progressivement.
Des performances jugées “un peu en dessous”, des tâches de plus en plus banales, moins de responsabilités…
Et avec ça, un sentiment sourd de déclassement, de mise à l’écart, de ne plus être reconnue.
👉 Quand ton environnement te renvoie sans cesse que tu n’es “pas assez”, ton corps finit par parler à ta place.
Si tu te reconnais dans une de ces situations (ou quelque chose de similaire),
ce n’est pas “dans ta tête”.
C’est probablement ton environnement qui est en train de t’abîmer.
🎒 Quand la pression vient de toi
Parfois, pourtant, l’anxiété ne vient pas de l’extérieur.
Elle vient de l’intérieur.
Certaines personnes — et j’en fais partie — se mettent une pression énorme sur les épaules.
Pourquoi ?
Parce que je déteste décevoir.
Parce que j’ai besoin de bien faire.
Parce que “faire le minimum” me donne l’impression de ne pas être légitime.
Je sais très bien que je pourrais en faire moins.
Je sais que je ne décevrais probablement personne.
Mais je continue à en faire trop… pour être sûr.
Et cette pression auto-infligée finit par créer une anxiété constante :
Et si je n’étais pas à la hauteur ?
Et si je n’y arrivais pas à temps ?
Un ancien collègue à moi était l’exemple parfait du perfectionniste.
Chaque détail devait être irréprochable.
Rien n’était jamais “assez bien”.
Résultat ?
Du stress permanent.
L’impression de courir après le temps.
Et une fatigue mentale énorme… pour des détails qui, objectivement, ne changeaient rien.
👉 L’anxiété au travail n’est pas un problème en soi.
C’est un signal d’alerte.
Un signal que quelque chose, dans ton environnement ou dans ta manière de fonctionner, n’est plus aligné avec ce que ton système peut supporter.
Tant qu’on essaie seulement de “tenir”,
de rationaliser,
ou de faire comme si ça allait passer tout seul,
le corps continue d’augmenter le volume.
Le vrai travail commence quand on arrête de se demander
“comment faire disparaître l’anxiété”
et qu’on commence à se demander
ce qu’elle essaie de protéger ou de signaler.
C’est souvent là que tout change.
-> Si tu observes ton anxiété au travail avec honnêteté : qu’est-ce qu’elle essaie de te dire aujourd’hui… que tu n’écoutes peut-être pas encore ?

