Pendant des années, j’ai cru que mes parents ne m’aimaient pas.
À 16 ans, ils m’ont mis en pension. De la seconde à la terminale, j’ai fait ma scolarité aux Chartreux, à Lyon.
Dans ma tête d’adolescent, l’explication était simple : « S’ils m’éloignent d’eux, c’est qu’ils ne veulent pas vraiment de moi. »
Aujourd’hui, je sais que c’était faux. Mes parents m’aimaient profondément et faisaient ce qu’ils pensaient être le mieux pour moi.
Mais à 16 ans, je n’avais pas ce recul.
J’ai interprété cet éloignement comme un rejet. Et cette interprétation a nourri mon manque d’estime de moi, ma peur du rejet et une partie de mon anxiété.
Avec le recul, j’ai compris quelque chose d’essentiel : nous ne souffrons pas seulement de ce qui nous arrive, mais aussi du sens que nous lui donnons.
Une rupture devient : « Je ne suis pas aimable. »
Un échec : « Je ne suis pas à la hauteur. »
Un rejet : « Je ne mérite pas mieux. »
Puis on finit par prendre ces interprétations pour des vérités.
Apprendre à s’aimer, c’est aussi remettre en question ces vieilles histoires. Arrêter de croire chacune de nos pensées négatives et apprendre à se traiter avec respect.
C’est une dimension importante de mon accompagnement « Sortie du Mode Survie ».
La vie met déjà assez d’obstacles sur notre chemin. Ne devenons pas nous-mêmes un obstacle supplémentaire.







