Pendant longtemps, j’ai vécu avec cette sensation de ne jamais avoir vraiment de filet de sécurité.
→ Me lancer à mon compte sans plan B financier.
→ Déménager dans plusieurs pays et tout recommencer à zéro.
→ Construire une nouvelle vie loin de mes repères, souvent seul.
Avec parfois un profond sentiment de solitude.
Et une fatigue émotionnelle que peu de personnes voyaient.
Mais je ne me plains pas.
Chaque chemin a un prix.
Et c’est celui que j’ai choisi de payer.
Ce qui a été plus difficile, ce n’était pas l’incertitude elle-même.
C’était la peur constante qu’elle générait parfois :
« Et si tout s’effondrait ? »
« Et si je n’y arrivais plus ? »
« Et si je perdais tout ce que j’ai construit ? »
Avec le temps, j’ai compris une chose :
L’insécurité n’était pas une fatalité.
C’était quelque chose que je pouvais apprendre à apprivoiser.
Voici ce qui m’a aidé au fil des années :
1️⃣ Réaliser que je ne me suis jamais senti aussi en sécurité depuis que je sais créer de la valeur pour des personnes en souffrance psychologique.
Parce qu’une compétence solide, utile et profondément transformante devient une forme de sécurité que personne ne peut vous retirer.
2️⃣ Développer ma résilience.
Après près de 10 ans à voyager autour du monde, à repartir de zéro plusieurs fois, je n’ai plus vraiment peur de tout perdre.
Non pas parce que cela ne ferait pas mal.
Mais parce que je sais aujourd’hui que je suis capable de reconstruire.
3️⃣ Tenir un tableau précis de mes finances.
Quand mon cerveau me raconte que tout va s’effondrer, les chiffres me permettent souvent de revenir à la réalité.
4️⃣ Construire un entourage solide.
Je n’ai jamais été aussi bien entouré de toute ma vie.
Et je mesure chaque jour à quel point cela change tout.
5️⃣ Me faire accompagner moi-même.
Parce qu’on voit toujours mieux les autres que soi-même.
Et parce que demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse.
C’est souvent un signe de maturité.
Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est que je retrouve exactement les mêmes mécanismes chez beaucoup de mes clientes.
Elles vivent avec cette sensation permanente que quelque chose de grave pourrait arriver à tout moment.
Alors leur cerveau surveille.
Anticipe.
Contrôle.
Analyse.
Prévoit.
Sans jamais vraiment se reposer.
Comme si leur système nerveux était constamment en état d’alerte.
Pourtant, vivre avec ce poids de l’incertitude n’est pas une fatalité.
La sécurité ne vient pas uniquement des circonstances extérieures.
Elle vient aussi de la confiance que l’on développe dans sa capacité à s’adapter, à traverser les difficultés et à se reconstruire lorsque la vie nous bouscule.
Parce qu’au fond, la véritable sécurité n’est pas de savoir que rien ne changera.
C’est de savoir que, quoi qu’il arrive, nous saurons faire face.
Et c’est souvent à partir de là que l’on retrouve enfin un peu de légèreté.
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