F. Duval-Levesque


L’épidémie de gastro, plus courte que prévue, semble terminée en France.

Celle de la grippe vient enfin de démarrer, comme le confirment les deux réseaux de surveillance de cette pathologie, les réseaux Sentinelles-Inserm et GROG (Groupes régionaux d’observation de la grippe).

Cela fait deux semaines consécutives que le seuil épidémique de la grippe (161 cas pour 100 000 habitants) a été dépassé, avec une incidence de 273 cas pour 100 000 habitants pour la semaine dernière (du 6 au 12 février).

« Nous confirmons donc le démarrage de l’épidémie au 30 janvier 2012 », avance le réseau Sentinelles-Inserm, tout comme les GROG, qui indiquent que « le seuil épidémique est franchi au niveau national ».

Au niveau des régions concernées, on note que le sud-est est particulièrement touché. « Durant ces deux semaines épidémiques, 279 000 personnes auraient consulté leur généraliste en raison de syndromes grippaux, dont 162 500 seraient attribués effectivement à une grippe » estime le réseau Sentinelles, qui prévoit une augmentation des cas pour cette semaine.

Côté symptômes, les données sont rassurantes : les tableaux cliniques rapportés ne présentaient pas de signe particulier de gravité, avec aucune hospitalisation rapportée la semaine dernière. Par ailleurs, 40% des prélèvements rhinopharyngés effectués par les vigies GROG étaient dus à la grippe, et le virus A/H3N2 est très majoritaire…

Une souche qui – heureusement pour ceux qui se sont fait vacciner à temps ! – fait partie du vaccin saisonnier 2012, avec les souches 4/H1N1 et B/Brisbane.

En revanche, l’épidémie de gastro-entérite n’aura pas fait parler d’elle pendant très longtemps. Elle semble vraisemblablement déjà terminée, « ce qui ferait de cette épidémie une des plus courtes observées au réseau Sentinelles, avec une seule semaine au dessus du seuil épidémique, du 2 au 8 janvier 2012 », explique le réseau. Elle aurait touché plus d’un million de personnes.

Références: Charlotte Demarti, Sentinelles-Inserm, GROG

Il n’est plus possible aujourd’hui de faire l’impasse sur les médecines complémentaires.

Lesquelles viennent enrichir ou compléter les traitements anticancer de référence. À condition qu’elles ne détournent pas des traitements classiques (toujours en complément des traitements allopathiques !), elles représentent des soins de support qui ont leur place dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.

Exemple, parmi tant d’autres :

  • ostéopathie
  • acupuncture
  • homéopathie
  • soutien psychologique avec les TCC
  • régime alimentaire : oméga-3, vitamines, probiotiques, thé vert, etc…
  • et aussi utilisation des psychothérapies utilisées ailleurs qu’en France, aidantes pour les patients

Même les cancérologues le reconnaissent, comme l’atteste l’ouverture de consultations homéopathiques dans certains services d’oncologie.

Les études récentes indiquent que 60% des patients traités pour un cancer utilisent des médecines complémentaires (la moitié d’entre eux sans en faire part à leur médecin*).

Concernant l’homéopathie, sur les 2 millions de cancéreux, 700.000 y auraient recours. Il s’agit d’une aide complémentaire qui intervient très tôt, dès l’annonce du diagnostic, pour combattre l’angoisse et le stress, puis comme complément du traitement médicamenteux ou chirurgical, ou encore pour anticiper ou combattre les effets secondaires liés aux traitements : nausées, vomissements, diarrhées, amaigrissement, asthénie, états dépressifs, xérose tissulaire, troubles des phanères, neuropathies périphériques…

Ce soutien est d’autant plus important qu’aujourd’hui les patients cancéreux ont une durée de vie de plus en plus longue, certains allant jusqu’à dépasser de 2,5 fois la durée moyenne. Le soutien apporté par les médecines complémentaires est ici essentiel.

Encore une fois, il ne s’agit pas de s’opposer aux traitements classiques, dont l’efficacité a été prouvée, mais de soins de support.

N’hésitez pas à en parler à votre cancérologue et au personnel du service.

Aux États-Unis, 30 à 40% de la population générale recourent aux médecines complémentaires, contre 70 à 80% des personnes suivies en cancérologie (35% des patients cancéreux en Europe). Quelque 15 % des hôpitaux américains proposent des soins de ce type et de nombreuses recherches sont effectuées pour valider ces traitements qui peuvent aider l’organisme à lutter contre la maladie, à améliorer les traitements, le bien-être physique et émotionnel…

 

TCC: thérapies cognitives & comportementales (mais aussi émotionnelles, de valeurs, de croyances, d’identité)

Références: Dr Philippe Massol, Egora.fr, 19 janvier 2011 ; *Rodrigues M et al, Eurocancer 2010.

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Si la violence conjugale peut être analysée comme la recherche du « pourquoi » de l’action d’une personne (auteur) sur une autre (victime), en systémie, elle peut aussi être analysée comme la recherche du « comment » la violence conjugale participe au fonctionnement du couple.

Les deux fonctions de la violence conjugale :

  • La violence instrumentale : L’approche sociologique construit clairement la violence conjugale comme étant instrumentale : la violence est une stratégie qui vise à contrôler et à dominer l’autre. On constate l’identification d’un seul type de violence qui peut s’exprimer sous diverses formes (physique, sexuelle, psychologique….).
  • La violence expressive : L’approche systémique voit une autre fonction à la violence conjugale. Elle est construite comme un moyen de communication qui constitue une « réponse inadaptée » au stress et à la colère issue de conflits au sein du couple.

Il est cependant intéressant de noter que les deux définitions de la violence véhiculent des visions très différentes de « l’agresseur ». Dans le paradigme instrumental, la violence est toujours présumée intentionnelle, froide et calculée. La violence instrumentale est donc brutale et vise le contrôle et l’intimidation.

Alors, qu’en présentant la violence comme un acte relationnel, le paradigme expressif renvoie les conjoints à leur mode communicationnel.

Poursuivons notre réflexion sur la vision systémique de la violence conjugale et allons plus loin.

Le postulat de départ propose une définition de la violence développée par Martine Nannini et Reynaldo Perrone dont les deux extrêmes sont d’un côté la violence agression et de l’autre la violence punition.

  • La violence agression : Les deux partenaires sont en relation symétrique c’est à dire égalitaire. Souvent la femme est plus forte psychologiquement que l’homme. L’homme, en état de faiblesse, va rechercher un registre de communication connu dans son histoire familiale, à savoir la violence. Ce registre de communication peut se maintenir car il ne remet pas en cause le couple. Souvent, les partenaires se retrouvent en rivalité, c’est l’escalade. Après l’agression s’ensuit la réconciliation, l’auteur se met en position basse et cherche à se faire pardonner. Dans cette situation, la victime pense qu’elle est allée trop loin et « accepte » la violence. La violence devient alors un mode de communication du type : « la violence permet se réconcilier ». Cette situation entraîne une grande souffrance chez les deux partenaires. L’homme se sent faible et a peur de perdre la femme qu’il aime.
    Dans cette situation, les enfants sont souvent exposés à la violence mais sont rarement maltraités.
  • La violence punition : Cette violence s’exerce entre un homme et une femme ayant comme « projet » de couple (inconscient bien sûr) non pas d’avoir des relations symétriques mais complémentaires. La règle de communication entre les partenaires est que l’un est dominant et l’autre est dominé. Il s’agit d’une relation inégalitaire. Dans ses situations, nous postulons que les auteurs sont des pervers narcissiques avec lesquels un travail thérapeutique systémique s’avère impossible. Les auteurs ont tendance à protéger leur « objet de possession », « leur machine à boxer ». Un travail est cependant possible avec la victime lorsque celle-ci « n’accepte plus la violence ». La rupture (définitive du couple) dans ce cas est, à notre avis, la seule solution à l’arrêt de la violence. Dans cette situation, les enfants peuvent être maltraités, peuvent vivre la violence et la subir ou la faire subir. Cette forme de violence est le plus souvent masquée.

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Depuis qu’elle a 13 ans, elle se jette sur tout ce qui se mange pour compenser des manques.

Aujourd’hui, elle s’en sort grâce à la thérapie comportementale (et émotionnelle, cognitive,  de valeurs et de croyances, pour être complet; parlez que de TCC est trop limitant).

Elle vous raconte, avec émotions, son chemin de croix.

« Quand j’étais au pire de mes crises, gonflée, écœurée et malade de solitude, il y avait cette voix au fond de moi « tu es une battante, tu vas t’en sortir ». Je sais maintenant que la voix, c’était mon vrai moi, et que j’avais raison.

Je veux témoigner pour expliquer l’enfer de la boulimie mais, surtout, pour dire qu’avec une thérapie adaptée, on peut revivre. Que les TCA, les troubles du comportement alimentaire sont la conséquence de notre mal de vivre, pas sa cause. Les racines de la boulimie remontent à une époque tellement lointaine de notre vie qu’elle échappe à la mémoire: irrattrapable, donc.

On m’a fait travailler sur ma personnalité, les crises s’espacent de plus en plus, j’ai moins besoin de me gaver. Ca va nettement mieux.

Ce n’était pas gagné d’avance.

J’ai été une petite fille boulotte qui adorait l’école, le seul endroit où j’existais. Ma mère est alcoolique, comme sa propre mère. Elle est intelligente, orgueilleuse, très exigeante. Elle avait beau s’écrouler le soir, à six heures tapantes elle était debout et nous réveillait pour qu’on arrive à l’heure à l’école . Elle répétait sans cesse « Faut pas rester à la maison comme moi, faut que tu sois la première en classe, que tu deviennes quelqu’un». Etre quelqu’un, elle n’avait que ça dans la bouche. Ca m’a marquée. Son vide intérieur, elle l’a noyé dans l’alcool. Et notre famille avec. Mon père n’était jamais là. Paradoxe, c’est un chef étoilé, très admiré dans son milieu. Mais à la maison, il s’écrase…

Même petite fille, j’étais en vrac de le voir soumis comme ça. C’était maman qui décidait de tout, qui gérait l’argent et la maison, qui criait sur tout et sur tous. On vivait à la merci de sa frustration. Longtemps j’en ai voulu à mon père de s’être réfugié dans ses fourneaux nous laissant seuls, mon frère et moi. J’ai grandi seule dans ce monde d’adultes paumés.

Avec la jalousie parano de ma mère, pas d’amis à la maison, pas d’amis dehors.

Je n’ai eu qu’une seule copine, Agnès. A l’adolescence, je suis devenue impossible avec elle. J’étais malheureuse, je faisais la gueule à longueur de journée. Le monde était tellement injuste ! Pourquoi elle avait des parents normaux et le rire facile alors que j’étais la grosse grognon qui ramait ? Quand elle est sortie avec un garçon, je me suis enfermée dans un silence agressif qui a fini par la faire disparaître de ma vie. J’ai tout mis sur le compte des kilos, j’ai arrêté de manger. Sec. Pour lui prouver que moi aussi, je pouvais être jolie et populaire. J’étais fière de tenir le jeun. C’était facile, à la maison personne ne faisait attention à moi. Je suis passée de 65 à 52 kg pour 1,62m en quelques semaines. Comment imaginer l’engrenage infernal que j’avais lancé !

Un soir, après avoir dû coucher ma mère qui ne tenait pas debout, j’ai craqué.

J’ai commencé avec un grand paquet de chips, ensuite j’ai vidé le frigo. Les restes, la boîte à fromage. Le camembert y est passé avec un pain aux noix, le bleu avec une boîte de biscottes, le comté à pleines dents. Les crises suivantes se sont déguisées en dîners copieux.

Très vite, au réveil, je ne pensais plus qu’à ça. Ce n’était pas de la faim mais le besoin imparable de remplir ce vide atroce. Le petit-dej, seule dans la cuisine : deux kilos de pain -huit baguettes- avec deux cartons de lait. Ensuite, rien jusqu’au soir. Un kilo ou plus de pâtes à même la casserole, quinze yaourts gobés sur un coin de la table.

Je ne me faisais pas vomir, ç’aurait mis mon trouble trop en évidence. Je serais morte plutôt que de reconnaître que j’allais mal. Trop fière.

J’avais en revanche des stratégies restrictives saugrenues, des manies : pas de pâtisseries, le sucre fait grossir. Des kilos de fromage mais ni huile ni beurre, c’est gras. Repas en publique? Impossible, et si une crise imparable me prenait, imaginez, au restaurant de mon père ? Je n’avais pas le souci de l’argent pour remplacer tout ce que j’ingurgitais. C’était pire : ma mère rachetait chaque jour les dizaines de yaourts et des kilos de pain sans poser une seule question.

C’était parti pour dix ans de boulimie coupés de périodes anorexiques.

Quand j’ai besoin de toutes mes capacités intellectuelles, j’arrête. Parce que un TCA, c’est du 24 sur 24 : craindre la crise, résister, craquer, se cacher pour manger, se cacher parce qu’on a mangé. On a un mal de chien avec ce ventre dilaté qui tire de tout son poids sur le dos.

Pour le bac, je voulais épater mon monde, entrer la tête haute en prépa. Je fuyais la réalité dans mes révisions et le frigo en nageant jusqu’à épuisement. Je me shootais à l’hyper activité mais l’obsession est omniprésente, avec ou sans crises. Et je n’existais que grâce au regard des autres. Je jubilais en voyant la fierté de mes parents devant le « tout Cannes » quand j’ai été la première au bac. Ils n’ont rien dit des 15 kilos que j’avais perdus et j’ai eu droit à une robe hors de prix pour la beach-party de l’Hôtel Martinez. Mon père m’a retiré les cheveux des yeux, il m’a dit « tu deviens une belle femme », on a dansé. Il n’y voyait que du feu, comme si maigrir en vitesse avait été une simple question de volonté. Sur la plus belle plage de la Croisette, j’ai été la reine de la soirée. On disait que je ressemblais à Sophie Marceau.

Je plaisais enfin. J’ai cru pendant un moment avoir trouvé le mode d’emploi de ma vie.

La rechute a été dure. On parle de la prépa comme une période intense où l’on se fait des amis pour la vie.

J’ai passé les deux ans à ramper dans un tunnel. En arrivant à Sainte-Geneviève, je me sentais bien, je partageais une « piaule » avec ma «co» comme tout le monde. Mais pour la Toussaint, quand ma mère a commencé à me houspiller en disant « tu te crois meilleure que nous? » j’ai fait une crise de violence terrifiante, j’ai failli la frapper, mon frère m’a arrêtée. C’est ça aussi, les TCA, ces tempêtes de colère incontrôlables. On se hait ensuite, et on se réfugie dans la nourriture. C’est sans fin.

Je voulais mourir, à l’internat on m’appelait « l’autiste ». Il ne me restait plus que mes notes pour écraser toutes ces filles qui chuchotaient autour de moi. Puis gérer une boulimie en communauté : acheter pour 200 euros de courses par semaine, retourner à l’internat sans être vue, tout ranger, tout manger, cacher les restes. Bloquer des heures sur un kilo de marshmallow et le descendre en cinq minutes. J’étudiais toute la journée, la main en permanence dans un sac de Special K. Et je pleurais en même temps.

J’ai maigri pour les concours aux grandes écoles. Ouf, j’étais en ESSEC. J’y ai fait ma rentrée dans une 38. Cool, vu que les tailles dans ma penderie vont du 34 au 44. Pour le bal de Sain Cyr, en robe longue, on m’avait arrangé un rendez-vous avec un polytechnicien.

Un désastre. Je ne supportais pas qu’il me touche.

Je m’en voulais, je lui en voulais, j’étais méchante, je faisais des crises. Ca a toujours été comme ça avec les garçons.

Comment se laisser aller quand on se trouve obèse, qu’on a honte de son corps, qu’on se croit indigne d’amour ? Il aurait fallu beaucoup m’aimer pour supporter mes sautes d’humeur, mes silences et mon peu d’intérêt par le sexe. Julien est tombé des nues un week-end à La Baule.

Dimanche matin, désespérée après deux jours à feindre la normalité, j’ai sauté dans la voiture à la recherche d’une boulangerie, je l’ai dévalisée. En pleine crise Julien appelle « Où tu es?- Sur la plage. -J’y suis, tiens, ta voiture. » J’étais couverte de miettes, les sièges tapissés de sacs en papier, mon ventre gonflé comme si j’étais enceinte de six mois. Il n’a pas supporté. Mais heureusement qu’il y a eu Colin, mon meilleur ami. C’est lui qui a su me tendre une main pour me tirer de mon calvaire. Avec mes collocs à Cergy, on avait préparé un dîner marocain pour vingt personnes. Au beau milieu du dîner j’ai senti la crise venir. En public, ma pire crainte. Je me suis jetée sur les cornes de gazelle comme un junky en manque. Un deux dix, je ne pouvais plus m’arrêter. Je voyais le regard ahuri des autres, j’imaginais leur dégoût, je le partageais «T’es nulle, t’es grosse, goinfre». J’ai fini les plats à la cuisine et je me suis écroulée par terre dans ma chambre.

Colin –merci Colin, mille fois merci- est venu. Doux, calme, il a su trouver les mots.  » Tu as un problème. On va trouver la solution. Ne pleure plus ». « C’est plus fort que moi. J’ai honte, j’ai mal ». J’avais réussi à reconnaître mon problème: je pouvais enfin faire quelque chose.

Je suis d’abord allée voir un psychiatre très réputé, mais les antidépresseurs n’ont marché qu’un temps. Bouffe plus pilules, affreux. Pareil pour la psychanalyse. Je ressassais mon enfance, j’y replongeais de plus belle, alors que je voulais m’en éloigner.

Enfin, je suis tombée sur www.boulimie.fr, où l’on disait que ce n’était pas mon comportement qui était malade, mais ma personnalité. Qu’avec une thérapie comportementale axée sur les troubles de la personnalité et pas sur le symptôme de la bouffe, s’en sortir était possible. Ca parlait de moi ! J’ai suivi la thérapie de groupe. J’ai appris à dire ce que je pense calmement, je ne m’écrase pas, je ne me laisse plus aller à la colère. J’ai arrêté de mépriser ou admirer les gens, j’établis maintenant des rapports d’égal à égal. Mes crises s’espacent, quand j’en fais une je ne m’en veux plus à mort. J’arrive à admirer mon père pour son parcours professionnel, pour ma mère…j’essayerai plus tard. Maintenant j’aspire à la sérénité, à la légèreté.

Et je ne parle pas de mon poids ! La vie, ma vie, est maintenant. Je ris, j’apprécie un bon dîner, je me trouve jolie.

Je commence à ressembler aux femmes que j’enviais. Et je m’aime bien. Je m’aime tout court. »

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Apprivoisez votre peur !

En découvrant la leçon de sagesse de Mr Ramesh !

Mr. Ramesh (incarné par André Sauvé) est le propriétaire d’une boutique qui « dépanne ». Mr Ramesh partage les leçons que la vie lui inflige et tourne littéralement au positif toutes les situations négatives ou les scénarios nébuleux. Cette leçon porte sur la peur.

Comment faisons nous pour avoir peur d’avoir peur ?

C’est la question que pose Mr. Ramesh cette semaine.

Depuis son comptoir de dépanneur, le joyeux tenancier fait don de sa sagesse en rappelant l’importance d’être curieux devant l’inconnu.

Mr Ramesh dit que pour s’éloigner de la peur il faut d’abord rentrer dedans. Il en est de même d’une pièce : en sortir présuppose que vous y êtes entré.

Comment faire pour rentrer dans la peur ? En se centrant et en étant présent à soi.

Savez-vous la différence entre la peur et l’excitation ? Seulement une question de respiration. Écoutez-le bien, et apprenez à apprivoiser la peur avec cette belle leçon de PNL.

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Alors que les enseignants sont en grève aujourd’hui pour protester contre les suppressions de postes annoncées par le gouvernement, une étude publiée lundi nous apprend qu‘un agent de l’Éducation nationale sur sept se dit en situation de « burn out » (14%).

Menée par le « Carrefour santé social », regroupant la mutuelle MGEN et les trois fédérations syndicales du monde éducatif (FSU, Unsa Education et Sgen-CFDT), l’enquête révèle également qu’un agent sur quatre est en état de tension professionnelle (24%). Nommée « Étude des risques psychosociaux, de l’épuisement professionnel et des troubles musculo-squelettiques », elle a été réalisée entre mai et août 2011 à partir d’un questionnaire sur internet.

Les effets du stress ne sont pas que d’ordre moral. Une grande majorité des sondés avoue avoir connu au cours des 12 derniers mois un problème d’ordre muscosquelettique, concernant la nuque ou le cou (78%), le bas du dos (75%), l’épaule (60%), le genou ou la jambe (54%).

Selon cette enquête, « une proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré, en particulier les conseillers principaux d’éducation (CPE), les personnels administratifs, les professeurs des écoles élémentaires et (ceux) exerçant en collège ».

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Voici un point commun avec quelques uns de mes patient(e)s suivant une psychothérapie pour troubles addictifs sexuels :

– à l’adolescence, avec une partenaire de leur âge, ils avaient des idées fausses sur la longueur du rapport sexuel. Ils pensaient sincèrement que cette durée était de plusieurs heures (!), voire toute la nuit, comme ce qu’ils voyaient dans des films pornographiques ou ce que disaient leurs camarades.

Pour certains de mes patients, il étaient donc plus simple de se masturber, afin de ressentir un plaisir immédiat. Plus besoin de perdre du temps d’essayer de séduire, la peur de l’autre, celle de se faire rejeter etc…

Leurs croyances, sur l’intimité partagée entre deux personnes, étaient inexactes.

Voici une étude récente qui conforte ce retour d’expérience.

Des chercheurs américains en psychologie ont recueilli l’opinion de spécialistes sur les durées adéquates ou satisfaisantes des relations sexuelles. Eric Corty et Jenay Guardiani ont mené leur enquête auprès de 50 membres de la Society for Sex Therapy and Research incluant des psychologues, des médecins, des travailleurs sociaux, des thérapeutes familiaux et des infirmières.
Trente-quatre spécialistes ont répondu à l’enquête et fourni leur opinion sur les durées des rapports sexuels, considérés à partir de la pénétration jusqu’à l’orgasme (n’incluant donc pas les préliminaires et autres formes d’activité), adéquates et satisfaisantes.

Les moyennes des réponses des thérapeutes correspondent à ces échelles de temps:

Durée adéquate: 3 à 7 minutes
Durée désirable: 7 à 13 minutes
Durée trop courte: 1 à 2 minutes
Durée trop longue: 10 à 30 minutes

Dr. Irwin Goldstein, éditeur du Journal of Sexual Medicine dans lequel cette enquête est publiée, cite une recherche sur quatre semaines auprès de 1500 couples en 2005 qui montrait que la durée médiane de la pénétration était de 7.3 minutes.

« L’interprétation qu’un homme ou une femme fait de son fonctionnement sexuel et de celui de son ou sa partenaire dépend de croyances personnelles développées à partir de messages formels ou informels de la société sur le plaisir et les performances sexuelles. Malheureusement, la culture populaire actuelle renforce des stéréotypes concernant l’activité sexuelle. Plusieurs hommes et femmes semblent croire à un modèle fantaisiste », disent les chercheurs.

Des recherches passées ont montré qu’une grande proportion des hommes et des femmes souhaitaient que la pénétration dure 30 minutes ou plus.

« Cela semble une situation propice à la déception et l’insatisfaction », dit Corty. « Avec cette enquête, nous souhaitons dissiper ces fantaisies et encourager les hommes et les femmes avec des données réalistes au sujet de la durée acceptable des relations sexuelles et ainsi prévenir des déceptions et des dysfonctions. »

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Question 1 : Votre partenaire amoureux vous explique qu’un nouveau collègue (de sexe opposé) a été engagé sur son lieu de travail :

O Vous commencez à angoisser et vous exigez qu’il(elle) promette de l’éviter à l’avenir

O Vous le(la) pressez de questions pour en savoir davantage et savoir si cette personne lui plaît

O Vous vous inquiétez de ce qui pourrait se passer, mais ne laissez rien transparaître

O Cela ne vous dérange pas, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter

Question 2 : Le fait de penser votre amoureux en compagnie de son ex:

O Il vaudrait mieux pour lui que vous ne croisiez pas cet individu !

O Vous aimeriez remonter le temps et effacer cet épisode de sa vie

O C’est la vie ! Chacun a un passé amoureux qu’il faut accepter…

O Cela vous contrarie de l’imaginer avec un(e) autre

Question 3 : Pour vous le fait d’être marié c’est :

O L’obligation pour votre conjoint de vous rendre des comptes sur tous ses faits et gestes

O Pouvoir contrôler davantage votre compagnon

O Un peu plus d’emprise sur son conjoint

O Etre marié ne change rien à la relation que vous aviez avant

Question 4 : Lorsque vous conseillez votre partenaire amoureux sur son habillement :

O Vous exiger qu’il(elle) garde exclusivement ses habits les plus sexy pour sortir avec vous

O Vous lui suggérer des vêtement qui ne le(la) mettent pas trop en valeur pour éviter qu’il(elle) ne se fasse courtiser

O Vous préférez qu’il(elle) n’attire pas trop les regards, mais ne dites rien

O Vous l’encouragez à se vêtir de façon très élégante et attractive

Question 5 : Votre partenaire amoureux vous annonce qu’il(elle) a cédé à la tentation et qu’il(elle) vous a trompé, tout en promettant que cela ne se reproduira plus :

O C’est fini, vous le quittez sur-le/la-champ

O Vous en profitez pour lui avouer que cela vous est aussi arrivé

O Vous continuez la relation, mais lui faites payer son infidélité durant des années

O Vous encaissez le choc et discutez avec lui(elle) pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer, dans le but d’améliorer votre relation

Question 6 : Dans un couple :

O Mon conjoint doit tout me dire

O Il est impératif de tout se dire

O Il est conseillé de tout se dire

O Il est normal de tout se dire, tout en gardant chacun son jardin secret

Question 7 : Vous est-il déjà arrivé de consulter la messagerie électronique ou téléphonique de votre partenaire amoureux (sans sa permission) :

O Souvent, nous n’avons aucun secret, je consulte sa messagerie comme si c’était la   mienne

O De temps en temps, juste pour se rassurer

O Une fois, mais je n’en suis pas fier(e)O Jamais, cela ne me viendrai pas à l’idée

Question 8 : Vous est-il déjà arrivé d’essayer de dévaloriser un(e) rival(e) potentiel(le) aux yeux de votre partenaire amoureux :

O Tout le temps, c’est une habitude

O Régulièrement, dès que je trouve le/la rivale attractif/attractive

O De temps en temps

O Jamais

Question 9 : Certaines personnes prétendent ne pas éprouver de jalousie :

O Cela est impossible, quand on aime on est forcément jaloux!

O Ces personnes le sont surement mais n’osent sans doute pas se l’avouer

O Tant mieux pour elles !

O Vous en faites partie

Question 10 : ‘La jalousie, c’est une preuve d’amour’ :

O Vous approuvez totalement cette citation

O Certainement mais il y existe une limite

O Vous pensez que c’est une faiblesse

O Absolument pas, cela signifie que l’on ne fait pas confiance à son partenaire

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Cette question est symptomatique de la méconnaissance qui plane sur le monde des émotions.

Mais qu’est ce que ce ressenti de jalousie ?

On ne se libère pas d’une émotion comme on s’évaderait d’une prison !

Les émotions sont par nature transitoires et surtout échappent à votre volonté. Elles naissent, vous submergent, puis disparaissent, selon une mécanique savamment rôdée au cours de centaines de milliers d’années d’évolution.

Vous pouvez donc affirmer : on ne se libère jamais vraiment de la jalousie. Tôt ou tard, elle s’invitera à nouveau en vous. Par contre, vous pouvez l’apprivoiser.

Gérer son sentiment de jalousie : un mythe ?

Différentes étapes permettent de gérer et d’apprivoiser ce sentiment de jalousie qui vous envahit et noircit votre existence et vos relations.

1) Il importe de comprendre qu’une émotion est un ressenti, pas une justification pour nos comportements. En clair, vous pouvez ressentir de la jalousie, mais décidez de ne pas l’agir !

Vous pouvez éprouver de l’angoisse et un malaise lorsque votre conjoint sort avec des amis, mais ce n’est pas pour autant que vous allez l’en empêcher, ni lui faire une scène !

Du moment que vous vous ne comportez plus en jaloux, même si vous ressentez de la jalousie, l’intensité de l’émotion diminue graduellement.

2) Les déclencheurs de la jalousie sont la plupart du temps des scénarios imaginés. En clair, vous déroulez tout un film dans votre tête, et c’est ce film qui vous fait souffrir, pas la réalité.

Ce qui signifie que vous pouvez décider de vous jouer un autre scénario mentale, avec pour conséquence la diminution, voire l’effacement de la jalousie ressentie.

« Ce n’est pas parce que j’éprouve de la peur que je me comporte comme un lâche.
Ce n’est pas parce que j’éprouve de la jalousie que je me comporte comme un jaloux. »

Arrêter de lutter contre la jalousie !

En résumé, la jalousie est un ressenti contre lequel il ne faut pas lutter. Lorsqu’il se présente, accueillez-le. Mais n’en profitez pas pour le transformer en acte : surveillance, contrôle, brimade, inquisition, restriction des contacts… n’ont en aucun cas leur place dans votre répertoire comportemental.

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« L’inconscient : c’est tout ce qui n’est pas encore conscient. »

Milton H. Erickson

 

La conception Ericksonienne de l’inconscient (appelé aussi subconscient) n’est pas celle de la théorie psychanalytique, qui place l’inconscient comme le lieu de refoulement aux menaces pulsionnelles qui viendraient perturber la vie consciente.

Bien au contraire, pour Erickson, l’inconscient est la source des énergies nouvelles que la personne ignore encore. Lorsque toutes les ressources conscientes sont épuisées, lorsque la limite est atteinte et la voie paraît sans issue, c’est alors à l’inconscient de prendre le relais pour débloquer la situation et faire émerger des nouvelles ressources.

Votre inconscient sait bien mieux que vous ne savez.

Il est celui qui gère et crée tous les comportements.

Vous avez appris à marcher un jour et pourtant vous ne rappelez plus vraiment comment vous avez fait cet apprentissage, n’est ce pas ? Et lorsque vous marchez aujourd’hui, vous n’êtes plus obligé de faire attention à la position du pied sur le sol, ni si c’est le pied droit ou le pied gauche qui commence à avancer : votre inconscient a parfaitement automatisé ce processus.

 

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Voici le troisième tome d’une trilogie commencée avec « La solution intérieure. Vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit »(Fayard, 45000 exemplaires vendus en grand format) et « La maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances » (Fayard, 40000 exemplaires vendus en grand format) – deux succès qui séduisent un large public par leur portée, la clarté de leur propos.

Dans ce nouveau livre profondément humaniste, Thierry Janssen parle d’optimisme et d’altruisme, d’intégrité et de créativité, de discernement et d’humilité, d’humour et de gratitude.

Il témoigne aussi de l’expérience éclectique de l’auteur – chirurgien devenu thérapeute en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement de personnes atteintes de maladies graves.

Après nous avoir invités à élargir notre conception de la médecine et la maladie, Thierry Janssen propose une autre manière de parler du bonheur et de la bonne santé.

L’approche est originale.

Bien que déjà développé dans le monde anglo-saxon, et à l’inverse de la tendance psychanalytique actuelle de ne voir en l’être humain que des défauts et des névroses, il nous rappelle que nous sommes d’abord les détenteurs d’un potentiel éminemment positif.

Pour lui, le défi est de prendre conscience de ce potentiel et de le manifester à travers nos actes.

Soucieux d’alimenter notre réflexion à partir d’éléments concrets, inscrits dans notre culture scientifique, l’auteur démontre par exemple comment les émotions agréables – provoquées par des attitudes dites « positives », comme l’optimisme et l’altruisme – participent à notre bien-être physique, psychique et social. A l’inverse de l’impact du stress sur nos organismes.

Il s’appuie aussi sur les récentes découvertes d’une discipline – encore peu pratiquée en France en thérapie – introduite au début des années 2000 aux États-Unis par le psychologue américain Martin Seligman : la psychologie positive.

En quelques années, celle-ci a fourni une quantité impressionnante de données, dont témoignent les nombreuses notes réunies à la fin de l’ouvrage.

Nous découvrons alors que les différentes définitions du bonheur, révélées par les grands textes de la philosophie occidentale et par les plus récentes découvertes, peuvent être résumées dans le concept du « bonheur authentique » – un bonheur fait de plaisir, d’engagement et de sens.

Car la véritable félicité n’est pas seulement hédoniste, elle est aussi eudémoniste. Il nous explique comment, à travers ce que l’on appelle « l’expérience optimale du flux » ou à l’aide de la « méditation en pleine conscience », nous pouvons créer les conditions propices à l’émergence de des émotions bénéfiques, qui nous encouragent à nous réaliser pleinement, librement et heureusement.

Le défi positif nous ouvre des horizons sur ce que nous pourrions être.

Ce livre puise sa force dans la pensée existentialiste, et nous met face à notre responsabilité.

Volontairement pragmatique, il contient des propositions concrètes pour parvenir à nos fins, en laissant – et encourageant – un espace à notre propre créativité, évitant le piège des recettes toutes faites.

Réaliste, il nous oblige enfin à préciser nos intentions dans la conclusion qui remet en cause la conception purement matérialiste et trop facile de la félicité et notre définition de la « prospérité ». Il étudie finalement la mise en place potentielle d’ « institutions positives » capables de nous aider à révéler le potentiel vertueux qui nous permet de vivre une bonne et une belle vie – « une vie éthique et esthétique ».

Bref, un livre grand public à lire !

Source: « Le défi positif », de Thierry Janssen, éditions LLL, que vous pouvez trouver ici

N.B. Thierry Janssen est un ancien chirurgien, reconverti depuis 12 ans en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques. Il est notamment l’auteur des livres : Le Travail d’une vie (Paris, Robert Laffont, 2001) ; Vivre en paix (Paris, Robert Laffont, 2003) ; Vivre le cancer du sein autrement (Paris, Robert Laffont, 2006) ; La Solution intérieure (Paris, Fayard, 2006) et La maladie a-t-elle un sens ? (Paris, Fayard, 2008)

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

« Le Musée du louvre reçoit 8,5 millions de visiteurs chaque année. Ce blog a été visité environ 170 000 fois en 2011. Si c’était une expo au Louvre, il faudrait à peu près 7 années pour qu’autant de personnes la visitent. »

Cliquez ici pour voir le rapport complet !

> Quelle est la différence entre la boulimie et l’hyperphagie ?

La définition n’est pas exactement la même.

Le nom exact de l’hyperphagie est l’« hyperphagie boulimique ». Dans les deux cas, il y a une perte de contrôle de son alimentation : on mange de grosses quantités d’aliments souvent gras et sucrés, dans un temps minimal. La différence entre l’hyperphagie boulimique et la boulimie, réside dans le fait que les boulimiques classiques utilisent des méthodes de contrôle de poids dont la plus connue est le vomissement. D’autres utilisent des laxatifs, ou des alternances entre les périodes boulimiques et les jeûnes où ces personnes ne mangent plus rien pour « éponger ». Elles font du sport de façon frénétique pour éliminer.

Pour schématiser, les hyperphages ne se font pas vomir et on souvent des problèmes de poids.

> Pensez-vous que l’obsession de vouloir manger léger à tout prix, puisse être à l’origine de l’hyperphagie boulimique ?

Si l’on prend en compte uniquement le souci du poids, il finit par aboutir à une restriction : on doit éliminer un certain nombre d’aliments qui sont grossissants.

Le résultat est d’écarter toute une série d’aliments qu’on aime bien et qui deviennent de plus en plus désirables. Cela aboutit à ce qu’on appelle la « restriction cognitive », laquelle, à un stade avancé, conduit certaines personnes à être au régime, à perdre le contrôle et à avoir de la boulimie/hyperphagie.

> L’hyperphagie est-elle un trouble typiquement féminin ?

Si la boulimie est majoritairement féminine, l’hyperphagie boulimique est mixte.

Les hommes eux aussi mangent goulûment en perdant le contrôle, mais semblent moins enclins à se faire vomir. Jusqu’à présent, les considérations esthétiques étaient moins préoccupantes pour les hommes, mais cela semble être en train de changer : les hommes sont en train de devenir des femmes comme les autres !

> Peut-on espérer se sortir de l’hyperphagie ?

Oui, on peut se sortir de la boulimie et de l’hyperphagie avec un traitement adéquat et mixte. Il y a en effet deux volets importants.

D’une part, il s’agit d’un travail sur le comportement alimentaire, destiné à se réconcilier avec tous les aliments qu’on aime, manger sans culpabilité, retrouver ses sensations alimentaires et être capable de s’arrêter dès que l’on ressent la satiété.

Le deuxième volet est une thérapie pour réapprendre à réagir autrement qu’en mangeant, face aux situations problématiques de la vie et aux réactions émotionnelles.

> Que pourriez-vous conseiller aux personnes souffrant d’hyperphagie ?

Il faut d’abord voir s’il s’agit d’une hyperphagie qui nécessite un suivi psychologique.

Commençons par rétablir une alimentation attentive : prenons le temps de déguster lentement et plaisamment ses aliments en prêtant attention à leur goût, afin d’être capable de s’arrêter dès qu’on se sent rassasié.

Pour manger ainsi, il faut bien sûr être au calme, être apaisé intérieurement.

Si on constate que manger ainsi est impossible, soit parce qu’on culpabilise de manger les aliments dont on a envie, soit parce qu’on est débordé par ses émotions, alors il faut faire appel à une aide extérieure professionnelle.

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Dominique Mehl, sociologue au CNRS
« Le don de gamètes ne s’oublie pas »

ominique Mehl, sociologue au CNRS, raconte dans un livre-enquête, Enfants du don, le témoignage de familles ayant eu recours au don de spermatozoïdes ou d’ovocytes.
La stérilité se vit toujours comme une blessure et dans une grande solitude. La société a-t-elle encore du mal à poser un regard apaisé sur cette question ?
Beaucoup de couples ont du mal à se définir comme stériles et à l’assumer comme un verdict définitif. Parce que la médecine permet de pallier ou de surmonter ces stérilités, on a de plus en plus tendance à se définir comme infertile ou inféconde.
Le tabou de la stérilité continue à exister chez nous. Certaines femmes se culpabilisent. Du côté masculin, il y a une blessure narcissique forte parce que la fertilité est encore, dans l’inconscient collectif, assimilée à la virilité. Et puis nous sommes dans des sociétés où l’enfant est pivot du quotidien, de la construction des vies. Etre quelqu’un qui ne parvient pas à combler cette aspiration conduit à vivre extrêmement mal cette incapacité à concevoir.

Les couples sont dans des parcours très solitaires, pas simplement parce que la stérilité est un peu taboue ou à cause de la pression sociale, mais parce que, très souvent, ce sont des parcours longs et semés d’échecs. Il n’est pas possible de rester socialisé en entraînant tout son entourage dans cette peine, en le suspendant à cette attente.

Tous les couples témoignent d’un manque de soutien psychologique

Lorsque les Centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) ont été créés, il a été décidé de ne pas soumettre les couples à un entretien psychologique préalable. Ce n’était pas au corps médical ni à la société de délivrer un certificat de bonne parentalité. Tout cela était positif.

Mais l’absence de soutien psychologique pose problème. Les femmes qui sont dans un parcours d’assistance médicale à la procréation ne veulent pas de thérapie. Mais elles réclament un lieu d’écoute et d’accompagnement, notamment dans les caps difficiles, lorsqu’il faut, par exemple, décider de passer à un don de gamètes. Etre seule est d’autant plus difficile que la médecine procréative est devenue presque industrielle : taux, dosages, implantations et tchao, rendez-vous dans un mois.

Le rôle d’Internet devient alors colossal. Les échanges d’expériences sur les forums sont fondamentaux.

La décision de passer au don de gamètes n’apparaît jamais facile. Pourquoi ?

Parce que c’est un don avec des potentialités. Il ne s’agit pas simplement de remettre un organisme en route comme dans le cadre d’un don d’organe. Il y a des potentialités liées au patrimoine génétique qui seront léguées et qui peuvent induire des caractéristiques, notamment physiques, chez l’enfant qui va naître. Pour certaines femmes, l’idéologie officielle – le gamète est une cellule neutre – ne leur pose pas de problème. Pour d’autres, le gamète n’est pas une cellule neutre, son existence n’est pas escamotable. Il faut tout un cheminement mental et intellectuel pour penser qu’on va être parent d’un enfant issu d’un don. Les repères familiaux se brouillent.

Est-ce possible d’oublier cette étape lorsque l’enfant est né ?

Tous les couples témoignent que cela ne s’efface pas. Pendant un moment, c’est obsessionnel, il n’y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l’enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique « souvenir » ou « passé ». Mais le passé ne s’oublie pas.

Faut-il transmettre cette histoire à l’enfant, tout lui expliquer ?

Nous sommes actuellement dans une contradiction terrible. Pendant une période, la culture du secret a dominé. Elle était même favorisée par les Cecos.

On disait aux parents : c’est votre aventure à vous, le gamète ne fait pas la parenté, vous êtes parents à 100 %, alors pourquoi parler du don ? Et puis, tout ce petit monde, et la société dans son ensemble, a été alerté par la critique des secrets de famille faite par les psychanalystes et les psychologues. La culture du secret a été alors vécue de manière moins évidente. D’autant que cette critique des secrets de famille a pénétré dans les Cecos.

Maintenant, lorsque les gens sont reçus pour un don, ils sont incités à le dire à leurs enfants, sur le thème : ce n’est pas honteux et les secrets de famille peuvent toujours transpercer. Jusqu’à présent, le secret et l’anonymat se confortaient mutuellement. Maintenant qu’il y a un quart de ces enfants qui connaissent leur histoire, certains d’entre eux s’interrogent. D’où je viens, à qui je ressemble. Il y a ceux à qui on a expliqué : « tu es né grâce un geste magnifique, un donneur anonyme a donné son gamète, grâce à cela tu es là et ce qui compte c’est le geste et pas l’identité« . Et ils s’en contentent.

D’autres considèrent que si ce n’est pas un geste honteux, si le génétique n’est pas si important que cela, pourquoi mettre une chape de plomb sur cette personne ?

Comment faut-il en parler à l’enfant, à quel âge ?

C’est très compliqué. Beaucoup de parents, d’ailleurs, ne le révèlent pas à leur enfant. Sur les forums Internet, la question du « quand le dire » est énormément discutée. Lorsque la révélation est tardive (après l’adolescence), c’est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu’ils ont vécu dans un simulacre, une espèce de mensonge.

Ils témoignent tous que c’est un vrai choc. Il existe une tendance assez forte pour le dire mais avec des mots adéquats, en évoquant, par exemple, la « petite graine » et sans en parler tout le temps, ni de manière solennelle.

Vous plaidez en faveur d’un assouplissement des lois de bioéthique, pourquoi ? N’est-on pas dans un domaine où chaque histoire est singulière ?

Sur ces questions-là, il y a trop de lois. Tout est codifié : qui peut faire un enfant, avec qui, à quel âge, dans quelles conditions maritales. L’espace de liberté qui existe pour les procréations naturelles n’existe pas dans l’AMP. La définition du contexte conjugal est obsolète. Le rapport conjugalité et parenté est figé par la loi.

De plus, théoriquement, la loi est aussi faite pour éviter les inégalités. Et là il y a une inégalité notoire entre les gens qui sont satisfaits de l’anonymat et ceux qui le contestent mais se retrouvent devant un mur. Pour eux, il n’y a aucun espace de liberté, sauf si le don a été effectué à l’étranger, dans un pays où l’anonymat est levé.

Pour faire face à la pénurie de dons de gamètes, l’Agence de la biomédecine lancera, au printemps, des campagnes d’information en faveur du don. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne chose. On pourrait dire qu’il était temps. Si le don de sperme est à peu près connu, en revanche beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’est le don d’ovocytes. Il est important de dire que cette possibilité existe.

Finalement, à l’issue de cette enquête qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

J’ai découvert des approches nuancées, hésitantes parfois, qui viennent perturber les schémas et les représentations figés sur le gamète et sur la parenté.


« Enfants du don » de Dominique Mehl (Robert Laffont, 345 pages, 20 euros). Lisez et achetez-le ici !

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

Chiffres
Un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité. L’assistance médicale à la procréation (AMP) avec donneur représente 6,7 % des tentatives. En 2005, 17 293 enfants sont nés grâce à l’AMP dont 1 293 à la suite d’un don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes). Ce chiffre ne prend pas en compte les femmes qui se rendent à l’étranger. L’anonymat, la gratuité et le consentement sont les principes sur lesquels repose, depuis 1973, le don de gamètes.

Vingt-trois centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) sont habilités à recueillir et à recevoir des gamètes. Dans la mesure du possible, l’attribution de gamètes tient compte des caractéristiques des donneurs et des receveurs (ethnie, couleur de peau, yeux, cheveux…) et du groupe sanguin.

Source: lemonde.fr du 13.02.08, Sandrine Blanchard

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé

grâce à l’amour de la famille adoptive

et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Nombre de psys ont ausculté les blessures des enfants adoptés et les difficultés des familles adoptantes.

Mais qu’en est-il de ces enfants parvenus à l’âge adulte ?

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé grâce à l’amour de la famille adoptive et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Ou, au contraire, est-elle toujours à vif, et ce d’autant plus quand il y a des secrets de famille ?

Pour les adoptés, le sujet est sensible. Beaucoup craignent que l’étiquette d’enfant abandonné ne leur colle à la peau. Comme si, pour la société, cela faisait d’eux des êtres à part, marqués dans leur chair.

« Quand je glisse à quelqu’un que j’ai été adoptée, cela suscite souvent un malaise, raconte Hélène Jayet, 34 ans, née sous X et adoptée à 3 mois et demi. On me dit volontiers : « Oh, pardon, je suis désolé, je ne savais pas. » Alors que pour moi, c’est une chance. Ce n’est pas un abandon, mais un don. » Sur LeMonde.fr, Laurent (le prénom a été changé), 38 ans, témoigne : « J’ai effectivement été adopté. J’en suis fier et ne m’en cache pas, bien au contraire. Mais surtout, je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir offert une vraie famille. Aujourd’hui, je suis marié, j’ai trois enfants. Je suis bien dans ma tête. »

Diane Drory, psychologue, psychanalyste et coauteure avec Colette Frère du livre Le Complexe de Moïse. Paroles d’adoptés devenus adultes (disponible ici !), insiste sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes adoptées. « Si elles ont pu traverser l’épreuve de l’adoption, c’est qu’elles ont en elles une incroyable force de vie. Il faut leur faire confiance, ne pas les victimiser. Et ne pas attribuer toutes les difficultés qu’elles rencontrent à l’adoption. »

« DOUBLE LOYAUTÉ »

Les enfants adoptés sont confrontés à une double dette que les psychothérapeutes familiaux nomment « double loyauté ». Comme l’explique Nicole Prieur, psychothérapeute, philosophe et auteure de Raconte-moi d’où je viens (Bayard Jeunesse, 2007), ils reçoivent la vie de leur mère biologique et les moyens de la vivre dignement de leur famille adoptive, ce qui provoque des tiraillements. « Souvent, les enfants adoptés choisissent d’être loyaux envers leur famille adoptive ; et répondent plus que dans les autres familles à leurs attentes », poursuit Nicole Prieur.

Cette loyauté exacerbée peut se traduire par des choix professionnels contrariés, correspondant plus aux désirs des parents qu’à leurs propres envies. « Parvenir à devenir un traître heureux ne va pas de soi », souligne Nicole Prieur.

Parfois, ce sont les relations aux autres qui sont marquées par l’évitement des conflits. Enfin, sur le plan amoureux, d’aucuns jettent leur dévolu sur des êtres qui ont les mêmes blessures qu’eux, espérant ainsi réparer leurs histoires douloureuses mutuelles. Selon Nicole Prieur, le danger serait toutefois pour eux de surinvestir le couple et les enfants, au détriment des ajustements nécessaires à l’équilibre familial.

La question des origines peut resurgir avec force lors de certains événements de la vie : naissance, deuil, échec professionnel, rupture amoureuse… Dans Le complexe de Moïse, Marie-Claire raconte le manque de sa mère biologique lorsqu’elle était enceinte : « Ton absence, je la gère, ou plutôt je l’étouffe. Mais quand mon ventre se fait plus rond, je n’en peux plus. La vie bouge en moi comme elle a bougé en toi. Et toi tu n’as pas fait face, tu as disparu. » Une étape douloureuse, mais parfois salvatrice : « Le fait d’être mère et de ne pas abandonner son bébé répare quelque chose de la propre histoire de ces femmes. »

Les hommes vivent sans doute cette période moins viscéralement puisqu’ils ne portent pas le bébé. « Mais lorsque le père regarde le visage de son enfant, il remarque leurs ressemblances, par exemple. Cela le renvoie forcément à ses origines », dit Diane Drory.

UNE IDENTITÉ TOUJOURS EN CONSTRUCTION

Lorsqu’on avance en âge, la question de savoir d’où l’on vient se fait (ou peut se faire, ce n’est qu’une possibilité) plus insistante. Sur LeMonde.fr, Claude (le prénom a été changé), 70 ans, adopté à l’âge de 2 ans, évoque son parcours. « Aujourd’hui, je vis dans une douleur permanente, alors que je ne me suis jamais posé de questions avant. Je ne supporte plus le cri, le rire, le mouvement d’un enfant à la terrasse d’un café », raconte-t-il. Les questions existentielles se posent à cet âge de la vie. Or, dans l’histoire des adoptés, il y a un morceau amputé qu’il faut restaurer.

Hélène Jayet s’y essaie grâce à son métier de photographe. Aux Beaux-Arts déjà, ses dessins parlaient d’identité. Les adoptés, elle les photographie, elle les filme, elle leur donne la parole. Elle s’attelle à la création d’un webdocumentaire sur le sujet. Ses objectifs ? Faire tomber quelques clichés (« Les adoptés sont forcément malheureux »), donner des outils aux familles adoptives et surtout offrir aux adoptés la possibilité de mettre en mots leur histoire. Eux qui ont souvent du mal à évoquer leur ressenti.

La résilience, cette capacité à rebondir après des épreuves, passe aussi par la créativité. Cependant, elle n’est jamais acquise. Notre identité est toujours en construction. « La résilience de l’adopté, c’est sans doute d’accepter, comme tout un chacun, que l’identité est mouvante« , souligne encore Diane Drory.

« La blessure de l’abandon m’a donné une force, revendique Hélène Jayet. C’est elle qui donne aux adoptés leur vive sensibilité et leur ouverture au monde. »

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Qu’en pensez-vous ?

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Voici ces 5 profils de manipulateurs :

1) Le séducteur

Il séduit (quasi érotiquement) les femmes et attire les hommes qui l’envient inconsciemment car il est sûr de lui, conquérant (rien ne lui résiste). Il est souriant, extraverti, bon vivant, et il sait aussi se montrer parfois attentif aux autres. Il suscite généralement l’admiration chez les autres, dégage une certaine force, il est souvent beau, il donne l’impression de quelqu’un de sûr de lui et sympathique mais c’est un véritable comédien (comme tout manipulateur). On sait déjà que les manipulateurs aiment se moquer et rabaisser pour mieux dominer : voilà la réelle différence avec une vraie personne sympathique ! De plus il cache sa personnalité contrairement à une personne réellement sûre d’elle. Le séducteur regarde dans les yeux, pose des questions embarrassantes, et répond de façon détournée à celle qu’on lui pose. Il aime flatter les gens même si ce n’est pas sincère.

2) L’altruiste

Il fait des cadeaux, achète tout, donne tout, vous ne pouvez rien lui refuser (c’est ce qu’il cherche). Il exigera une réciprocité au niveau des efforts même si les efforts qu’il demande sont bien plus importants. Cet aspect du manipulateur le rend encore plus dangereux d’autant plus que nous sommes inconscients des mécanismes mis en jeu. Il crée la dépendance envers lui. Le « gentil » piège est refermé.

 3) Le dictateur

C’est le plus facile à reconnaître, il est souvent désagréable, agressif et autoritaire. Il est craint de son entourage, ses critiques, ses attaques et ses comportements sont souvent violents. Quand il a besoin de service il utilise la flatterie mais contrairement au séducteur il ne fait pas compliments. Il se montre insensible et déteste les sentiments humains (c’est un vrai dur !). Il peut vous traiter d’inhumain ou de monstre, d’égoïsme si vous n’êtes pas aux petits soins pour lui lorsqu’il tombe malade ou subit un deuil affligeant.

4) Le cultivé

Il prétend tout savoir sur tout, il se montre méprisant envers ceux qui n’ont pas les mêmes connaissances que lui. Il s’étonne de notre ignorance face à des sujets pointus que peu de personnes connaissent. Alors que les personnes cultivées non-manipulatrices ne donneront pas l’impression aux autres d’être incultes, idiots ou inintelligents ! Il mentionne des lieux, des dates sans donner d’explications. Les gens le voient comme quelqu’un de très intelligent et n’osent pas lui poser des questions. Si nous le faisons, il peut se montrer surpris, irrité, ou encore évasif. En réalité il ne connaît pas toujours la vérité sur la question, mais s’il la connaît il peut monopoliser la parole pour étaler « sa science » et avoir son public pour l’écouter. Par contre s’il parle d’un sujet que vous connaissez vous-même très bien, vous constaterez rapidement qu’il se trompe ou ment sur certains points

 5) Le timide, le plaintif

Il s’agit souvent d’une femme, mais ce n’est pas obligatoire. C’est aussi le manipulateur le plus rare. Le timide est difficile à repérer car son apparence de fragilité, de vulnérabilité et de soumission, voire de naïveté trompe. Personne ne soupçonne ses traits de manipulateurs. Il est en retrait, silencieux surtout en groupe, juge par ses silences et son regard, sans donner son avis quand on en a besoin. Il utilise son compagnon ou un collègue pour faire parvenir son avis ou ses critiques à la personne cible. Il créé le soupçon et la zizanie alors qu’il prétend détester les conflits mais les créé subtilement. Il vous soutire des informations personnelles sous prétexte de s’intéresser à vous.

Conclusion

Mais le manipulateur peut utiliser aussi tous les masques et en changer à sa guise.

Par exemple : il peut combiner séduction et violence, séduction et altruisme, culture et altruisme. Si on touche à son pouvoir et à son territoire il change instamment en se montrant ironique, sarcastiques, insistant, voire méchant. Il ne supporte pas non plus les remarques et les reproches et fait preuve d’un manque de sens de l’humour.
Source :  « Métaphore » n° 57 de juin 2010 (Journal de NLPNL, fédération francophone des associations de certifiés, dont je fais partie, en programmation neurolinguistique), divers

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C‘est une passion d’une tout autre nature qui anime le personnage principal de « Shame » (Honte) du jeune réalisateur et artiste vidéaste britannique Steve McQueen, auteur en 2008 d’un premier film à succès, « Hunger » sur les derniers jours de Bobby Sands, leader de l’IRA.

« Shame » raconte la descente aux enfers de Brandon (Michael Fassbender), jeune cadre new-yorkais, addict au sexe dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée de sa jeune soeur (Carey Mulligan). A son contact, il tente de sortir de son obsession, en vain.

Michael Fassbender est nu pendant une bonne partie du film, dans des scènes de sexe souvent violentes, filmées sans concession. « J’étais gêné parfois mais heureusement je n’ai pas eu à les refaire », a dit l’acteur. L’acteur interprète brillamment son personnage et ses bouleversements intérieurs dans un New York mimétique de son état.

« C’est quelqu’un qui vit avec les difficultés de notre époque, qui a accès à un environnement abondant mais s’emprisonne » dans « un contexte émotionnel et politique bien différent des années 80 », a dit le réalisateur.

« Ce qui se passe avec Brandon et le sexe, c’est la même chose pour beaucoup de gens que nous avons rencontrés avec l’alcool, la cocaïne, la nourriture ou le téléphone«  et « toutes ces choses s’entremêlent », a-t-il ajouté.

New-York. C’est la ville dans laquelle se déroule l’action du film.

Pourquoi ?

Explications du réalisateur, Steve McQueen (II) :« New York est la ville du présent, frénétique, excitante, qui bouillonne 24 heures sur 24. La ville qui ne dort jamais. L’environnement idéal pour le personnage de Brandon (Michael Fassbender). C’est la ville où tout est accessible, où tout est excessif. »

Avant Shame, d’autres films et séries se sont intéressés à l’addiction sexuelle. On peut notamment citer : Choke de Clark Gregg (2008), The Slut de Hagar Ben Asher (2011), ainsi que la série Californication (créée en 2007), portée par David Duchovny.

Source: lemonde.fr, divers

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L’égalité des sexes prônée par toutes les femmes dans les années 1960 ferait-elle évoluer toutes les tendances, y compris les comportements d’addiction féminins ?

Les fonctions de “haut niveau” dans la société font-elles évoluer les conduites de consommation de la femme ?

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 10 mars 20091 consacre son numéro à la thématique “Femmes et addiction” en abordant la place que prend désormais les comportements de dépendance dans la vie des femmes.

La dépendance de la femme

À la lecture de la littérature internationale, on s’aperçoit que des variations physiologiques entraînent un impact différent entre l’homme et la femme concernant le métabolisme des substances, mais également qu’il existe des différences ayant trait à la santé mentale. En effet, la dépendance affective est plus forte chez la femme que chez l’homme avec un impact plus marqué concernant des événements négatifs de l’enfance qui seraient à l’origine des addictions. De même, la prise de risque dans les comportements addictifs serait plus importante chez la femme.

L’observation porte aussi sur une différence dans l’accès et l’utilisation des traitements. Françoise Facy, spécialiste en épidémiologie des conduites addictives aux drogues et à l’alcool, s’est intéressée à la position de la femme face à ce problème2. Dans l’ensemble, les femmes restent minoritaires par rapport aux hommes pour l’ensemble des comportements addictifs à la seule exception des troubles des conduites alimentaires.

Les différentes addictions

Les centres de soins spécialisés en alcoologie et toxicomanie accueillent 75 % d’hommes versus 25 % de femmes. Les prises en charge restent problématiques en France à la différence des États-Unis ou des pays d’Europe du Nord. Le BEH indique également que les hommes sont plus consommateurs de drogue que les femmes mais la différence varie suivant le milieu social. Plus les positions sociales deviennent favorables plus la tendance s’inverse, les hommes adoptant des comportements d’usage plus raisonnables tandis que ceux des femmes se “masculinisent”.

Les ivresses alcooliques sont en augmentation, ainsi que l’expérimentation des produits illicites avec une tendance à la féminisation pour le crack et les amphétamines. Il est vrai qu’aujourd’hui, il n’est pas rare d’observer des groupements de plus en plus féminins s’adonnant, par exemple, au binge drinking, “jeu” qui consiste à boire une grande consommation d’alcool en un minimum de temps. L’inquiétude se fait ressentir dans les services hospitaliers où la fréquence des hospitalisations pour alcoolisation forte augmente. La Suisse a mis en place une information de communication inédite avec la diffusion de films sur les téléphones portables des 14-25 ans.

Les campagnes d’information

La banalisation de ces conduites à risque est inquiétante, et seule la crainte de se faire ôter le permis de conduire semble être retenue par les consommatrices. En revanche, les risques pour la santé ne semblent pas les préoccuper. Rappelons que les consommations excessives d’alcool favorisent l’humeur dépressive et qu’en France la consommation d’antidépresseurs reste élevée. Le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-20113 a mis l’accent sur la prévention de ces comportements en réalisant une vaste campagne d’information.

L’impact de ces campagnes d’information est-il suffisant ? Le BEH indique que, d’après les résultats d’une approche qualitative fondée sur les discussions de 42 femmes enceintes, il existe une incompréhension des messages transmis concernant l’alcoolisation pendant la grossesse à propos de la prévention des risques pour l’enfant. En effet, la source d’information que les femmes enceintes estiment la plus digne est leur propre mère.

Ce résultat peut légitimer une interrogation : faut-il donc élargir la prévention aux futures grand-mères ? L’enquête Coquelicot, effectuée entre 2004 et 20074, met en évidence la place essentielle du partenaire sexuel lors de l’initiation ainsi que l’influence du conjoint dans les trajectoires de consommation des femmes usagères de drogues. Ainsi la dimension du couple doit être prise en compte dans la prévention des risques.

Conclusion

Les conclusions tirées de la littérature, des enquêtes ou des forums de discussion visent à personnaliser les soins individuels pour la femme, sans oublier le travail de prévention en amont et celui avec les familles. Ces démarches sont indispensables au vu des répercussions des actions de prévention.

1
Coll. Femmes et addictions. Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) 2009 ; 10-11, disponible sur cliquez ici

2
De l’addiction au féminin : 3 questions à Françoise Facy.
Inserm Actualités 2008 ; 210.

3
Plan gouvernemental 2008-2011 de lutte contre les drogues et les toxicomanies, adopté en juillet 2008, disponible sur cliquez ici

4
Institut de veille sanitaire (InVS). Enquête Coquelicot, 2004-2007, disponible sur cliquez ici

1- Isabelle Adou

http://www.em-consulte.com/article/222249

Source: Soins Psychiatrie, Vol 30, N° 263  – juillet-août 2009

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La psychogénéalogie est une théorie développée dans les années 1970 par le Pr Anne Ancelin Schützenberger avec l’américain Jacob Levy Moreno dans les années 1970, bien que le terme ne soit utilisé que depuis les années 80.

Ses thèses « transgenerationelles » sont diffusées par le livre « Aïe, mes aïeux! »

Elle invente aussi le concept du syndrome d’anniversaire, supposant que les individus sont la résultante de leur histoire familiale sur plusieurs générations, les faits marquants de la vie des ancêtres rejaillissant sur les génération suivantes à des périodes précises.

Elle affirme que les individus sont dans une boucle de répétition des évènements dont seule l’analyse des arbres généalogiques permettrait de comprendre les agissement et d’en sortir. Elle a publié avec Ghislain Devroede: « Ces enfants malades de leurs parents ».

Les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d’un sujet pourraient conditionner ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables. Pour élaborer cette théorie, Anne Ancelin Schützenberger s’est fondée sur ses propres observations, et sur des concepts issus de la psychanalyse, de la psychologie, de la psychothérapie et de la systémique.

Aujourd’hui, cette approche a donné lieu à de nombreuses pratiques psychothérapiques très différentes.

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La nouvelle édition du livre de Juliette Allais, « La psycho-généalogie: comment guérir de sa famille« , édition Eyrolles, propose d’explorer votre arbre généalogique :

– comment les croyances et les attentes de vos ancêtres continuent-elles à se manifester au quotidien ?

A qui obéissons-nous réellement, lorsque nous faisons inlassablement le constat de notre incapacité à vivre en couple, à réussir professionnellement ou à être heureux ?

L’enjeu de cette enquête au coeur du roman famillial, que propose Juliette Allais, est de prendre conscience des choix qui nous appartiennent réellement aujourd’hui.

En effet, au-delà d’un déterminisme hérité et subi, nous pouvons décider de nous appuyer sur notre histoire pour construire, en toute liberté, un avenir qui nous ressemble .

Alors, peut-on guérir de sa famille ?

Oui, à condition de ne pas se méprendre sur le terme de « guérir ». Qui n’est pas de l’ordre de la pensée magique, mais plutôt d’une rencontre avec nous-même, basée à la fois sur l’acceptation de notre place et la nécessité pour nous d’en faire quelque chose de nouveau.

La famille est un creuset, qui nous aide à nous construire, mais dont nous devons petit à petit nous séparer sans nous couper, car ce sont nos racines. Sans renier d’où nous venons, nous pouvons apprendre à puiser dans ses richesses de quoi contribuer à notre essor et à notre accomplissement.

Juliette Allais est thérapeute et enseignante, en psycho-généalogie, en France et à l’étranger. Passionnée par les langages symboliques et le monde imaginal, elle travaille dans une perspective qui intègre la psychologie des profondeurs, l’analyse des rêves et l’étude du trans-générationnel. Elle anime des stages et des conférences en France et à l’étranger.

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