F. Duval-Levesque


chemin, guérison, printemps

«Je ne me suis pas intéressée à la maladie mais à ma vie, c’est ça qui m’a sauvée !»

Catherine Preljocaj

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Avatar de Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988)Libérez-Vous de vos Angoisses, Addictions, et Burnout

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Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être…

Les femmes qui ont récemment été atteintes d’un cancer du sein qui parviennent à renoncer à certains de leurs buts et à s’en donner de nouveaux améliorent leur bien-être global, selon une étude québécoise publiée dans la revue Psycho-Oncology.

Carsten Wrosch, du Département de psychologie de l’Université Concordia, et Catherine Sabiston, du Health Behaviour and Emotion Lab de l’Université McGill, ont mené cette étude avec 176 femmes, âgées de 28 à 79 ans, ayant survécu à un cancer du sein.

En moyenne, elles avaient reçu leur diagnostic 11 mois plus tôt et terminé leur traitement depuis 3 mois.

Les chercheurs visaient à identifier les facteurs qui influencent l’activité physique chez les femmes ayant vécu un cancer du sein. 48 % d’entre elles ont un surpoids ou une obésité et elles ont tendance à être plus sédentaires que les femmes n’ayant pas été atteintes de cette maladie.

La capacité à redéfinir ses objectifs, l’activité physique et la sédentarité, le bien-être émotionnel et les symptômes physiologiques ressentis quotidiennement (tels que la douleur ou la nausée) étaient évalués au début de l’étude et trois mois plus tard.

Se fixer de nouveaux buts était associé à une augmentation de l’activité physique, un accroissement du bien-être émotionnel et une diminution des symptômes physiologiques. Les participantes qui ont su abandonner certaines aspirations et en établir de nouvelles ont adopté un comportement moins sédentaire, ce qui était lié, après de trois mois, à l’amélioration de leur bien-être.

« Se donner de nouveaux buts peut atténuer la détresse causée par le désir de réussir l’impossible », notent les chercheurs. Trouver d’autres aspirations satisfaisantes permet d’éprouver un sentiment d’accomplissement. L’abandon d’objectifs fixés dans le passé permet d’investir suffisamment de temps et d’énergie pour composer efficacement avec la nouvelle réalité.

Les femmes qui ont récemment vécu un cancer du sein devraient faire au moins 150 minutes d’activité physique, à un rythme modéré ou soutenu, pour que leur santé se renforce, indiquent les chercheurs.

Mais, peu d’entre elles le font.

 

Références: Psychomédia.qc.ca, Université Concordia

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Une posture droite favorise la confiance en soi… mais oui !

Selon une récente étude américaine, se tenir bien droit lorsque l’on est assis sur une chaise donne plus d’assurance dans ses capacités.

Lorsqu’ils sont entrés dans leur laboratoire, 71 étudiants de l’université de l’Ohio aux Etats-Unis ont été invités à s’assoir.

Ils avaient le choix ente deux positions : l’une avec le dos droit, l’autre plus recourbée de façon à voir les genoux. Ils ont ensuite été priés d’écrire trois points caractéristiques de leur personnalité, positifs ou négatifs. Ceux-ci devaient porter sur leurs capacités professionnelles, dans le cadre d’un emploi fictif. Les étudiants se sont ensuite auto-évalués sur leurs facultés à être de bons employés.

Selon cette étude, publiée au mois d’octobre dans le « European journal of social psychology », les étudiants se tenant assis avec un dos bien droit avaient plus confiance en eux que les autres, à la position avachie, qui se sont évalués de façon négative.

« Les gens croient en général que leur confiance en eux vient de leurs propres pensées.

Ils ne réalisent pas à quel point leur position peut jouer sur ce qu’ils pensent d’eux-mêmes »

a déclaré Richard Petty, co-auteur de l’enquête.

Pour avoir confiance en soi, il faut donc se tenir droit, la poitrine légèrement en avant et les épaules en arrière.

Outre la position, l’assurance peut s’arranger par le biais de petits gestes du quotidien comme s’offrir un cadeau à chaque réussite, écouter un morceau de musique, se concentrer uniquement sur des choses positives…

Soigner sa posture signifie aussi regarder l’autre dans les yeux. Par ailleurs, se sentir bien dans sa peau, soigner son apparence physique sont autant d’éléments qui jouent sur le moral, n’est-ce pas ?

Référence: « European journal of social psychology »

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Chacun de nous peut manquer parfois de confiance. On n’ose pas dire non, encore moins se lancer dans un nouveau projet ou prendre de nouvelles responsabilités… Bref, cela nous empoisonne la vie.  Voici trois exercices simples qui vous permettront de réveiller, de consolider et de booster votre confiance en vous !

1) L’exercice de vos réussites

Ouvrez une liste (feuille de papier ou Word, carnet dédié ou note sur votre téléphone portable…) sur laquelle vous noterez toutes les réussites de votre vie :
– obtention d’une promotion professionnelle : qu’éprouvez-vous à ce souvenir ?
– naissance de votre premier enfant : revisitez chaque moment important de la journée… ou de la nuit !
– votre premier job : au moment où vous l’avez appris, comment cela s’est-il passé ?…

Faites revivre ces réussites en vous rappelant comment celles-ci sont arrivées et ce que vous avez ressenti. Appropriez-vous cette croyance essentielle : « ce que j’ai réalisé un jour est ancré en moi pour toujours. Il s’agit de quelque chose que l’on ne pourra jamais m’enlever ».

2) L’exercice de vos joies intérieures

Après chaque journée, notez par écrit tous les moments de joie de votre journée : câlin au réveil avec votre enfant, sourire échangé avec un voisin, merci d’une personne à qui vous avez tenu la porte d’un magasin, satisfaction d’une action réussie lors de votre journée de travail…
En faisant ainsi, et en allongeant la liste chaque jour, vous développerez votre bien-être et votre estime de vous-même. Vous serez aussi naturellement plus attentif aux petites et belles choses de votre vie. En prendre conscience nourrira votre estime personnelle et vous donnera de l’allant dans votre capacité à « intervenir » librement, et en pleine confiance, dans les différentes phases de votre journée.

3) L’exercice de vos qualités

Voici un exercice tout à fait réjouissant et efficace pour vous faire prendre conscience de vos talents personnels et entretenir durablement votre confiance en vous.

a) Je vous invite à choisir dans la liste suivante les qualités qui vous correspondent parfaitement. b) Noter pour chacune d’elles les situations dans lesquelles vous avez mis en œuvre des stratégies couronnées de succès ou d’avancées positives.

Voici une liste de 69 qualités dans laquelle je vous invite à piocher sans retenue ! Je suis : « accueillant, ambitieux, autonome, audacieux, aventureux, calme, combatif, conciliant, confiant, conformiste, créatif, dévoué, diplomate, direct, discipliné, doux, dynamique, efficace, empathique, endurant, énergique, fidèle, flexible, franc, généreux, honnête, imaginatif, impulsif,  indépendant,  innovateur, intelligent, intuitif, jovial, juste, leader, maître de moi, méthodique, motivé, observateur, obstiné, optimiste, ordonné, organisé, original, ouvert d’esprit, patient, persévérant, poli, polyvalent, ponctuel, précis, prudent, pugnace, réservé, résistant, responsable, rigoureux, sensible, sérieux, serviable, sociable, soigneux, stable, stratège, tenace, tolérant, timide, travailleur, volontaire etc… »

Appropriez-vous ces qualités en les relisant régulièrement. Et en les enrichissant chaque semaine d’autres expériences.

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Parmi les personnalités qui se compensent par une addiction, les boulimiques sont les rares à être spontanément demandeuses d’une aide thérapeutique.

Bien que trouvant ses racines dans le tout premier âge de la vie, la boulimie ne se manifeste souvent qu’à l’adolescence, à la suite d’un premier « régime » amincissant. Mais elle peut aussi survenir à n’importe quel âge, à l’occasion d’un événement déclenchant: rupture amoureuse, divorce, perte d’un être cher… à un moment où la personne ne se sent pas capable de se retrouver face à elle-même.

Que l’on se fasse vomir ou pas, que l’on ait dix crises par jour ou une par semaine, que l’on grignote toute la journée ou que l’on se retienne de grignoter, que l’on soit maigre, bien proportionné ou obèse, la boulimie est avant tout une obsession qui emprisonne totalement la personne. On peut aussi bien faire une crise de boulimie avec trois pommes et quatre yaourts qu’avec une montagne d’aliments à en avoir le ventre qui éclate. Ce ne sont pas seulement les quantités qui définissent une crise de boulimie, c’est aussi la manière de manger : en cachette, en urgence, coûte que coûte, avec honte et contre sa volonté… ou simplement en grignotant avec culpabilité.

Mais surtout, au-delà des aspects comportementaux, ce sont des caractéristiques mentales qui définissent réellement qu’une personne est boulimique : on ne se sent pas dans son corps, on a une hypersensibilité émotionnelle, on a l’impression de vivre en décalage avec le monde et on a peur des autres. On n’a pas confiance en soi en profondeur.

Certaines personnes vivent complètement recluses sans être capables de travailler, avec une véritable phobie sociale. D’autres se diraient épanouies et heureuses s’il n’y avait pas la boulimie pour les empêcher de vivre.

Elles peuvent ne pas douter de leurs capacités intellectuelles, mais restent persuadées qu’elles ne peuvent pas être aimées pour elles-mêmes. Aucune envie ne les mobilise hormis manger. Elles se sentent perdues.

Les spécialistes de l’addiction l’ont compris, même si l’on peut parfois en mourir, la boulimie ne vise pas l’autodestruction. Bien qu’elle puisse engendrer des problèmes physiques importants (que l’on peut contrôler avec un bon accompagnement médical) elle est pour le mental un réflexe de survie.

Elle sert à apaiser une angoisse très profonde : on mange parce qu’on se sent vide, incomplet, inexistant, et cela même quand on a réussi socialement.

Références: hervais.com, mon expérience professionnelle

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Motif de consultation de plus en plus fréquent à mon cabinet, l’addiction sexuelle sort de l’ombre.

Mais que sait-on exactement de ce trouble ?

Comment distinguer une réelle dépendance et hédonisme exacerbé ?

Qui sont ces accros du sexe ?

Quelques réponses sur ce phénomène tabou.

« Tout le monde le fait » chantait récemment Ophélie Winter dans une chanson sur les plaisirs solitaires. Après Michel Berger pour qui il n’y avait pas de honte à aimer ça (le sexe), on peut se demander quelle est la frontière entre l’addiction sexuelle et une sexualité épanouie et sans tabou.

Addict ou hédoniste ?
La réponse ne réside pas dans une distinction basée sur la morale mais bien sur des critères de dépendance, assez similaires à ceux d’autres addictions : syndrome de manque avec douleurs thoraciques et insomnie, impossibilité de réfréner une « boulimie d’orgasme » malgré un impact négatif sur la vie sociale (perte d’emploi, rupture amoureuse, désocialisation.). Typique d’une addiction sexuelle : la recherche systématique de multiples partenaires, associés à la masturbation, peut faire perdre plusieurs emplois et entraîner le départ du partenaire.

Outre ces situations ultimes, à partir de quand peut-on parler d’excès ? C’est difficile mais chez les addicts, la « consommation » pluriquotidienne (qui peut atteindre 12 à 15 orgasmes) est associée à un syndrome de manque. De plus, cette consommation d’orgasme est généralement associée à un syndrome anxio-dépressif. L’orgasme jouant alors le rôle d’anxiolytique naturel.

Portrait robot de l’accro
L’addiction sexuelle semble concerner plus souvent les hommes, mais certains auteurs pensent que le tabou reste important chez la gent féminine. Malgré la libération sexuelle, un homme pourra être valorisé pour avoir de nombreuses relations sexuelles qui témoignent de sa virilité alors qu’une femme dans la même situation sera perçue négativement : femme facile, voire des qualificatifs moins flatteurs…

Toutes les tranches d’âge, toutes les catégories sociales et professionnelles semblent être concernées dans les mêmes proportions. Ce trouble pourrait trouver son origine dans l’adolescence où des masturbations excessives perdurent à l’âge adulte. Enfin, l’addict sexuel est plus généralement un « polyaddict », qui cumule ainsi plusieurs dépendances : drogues, tabac, workahooliste, boulimie. Mais le trait le plus caractéristique est sans doute la présence sous-jacente d’un syndrome anxiodépressif.

La fin d’un tabou
Alors que l’addiction sexuelle sort de l’ombre, on a tendance à croire qu’elle est en augmentation. Est-ce réellement le cas ou simplement une distorsion médiatique d’un phénomène très singulier ? Bien qu’il n’existe pas de chiffres sur ce phénomène, les sexologues semblent s’accorder sur une recrudescence des consultations pour addiction sexuelle.

Néanmoins, ils n’y voient pas là une sollicitation croissante des stimuli sexuels via la pub, la télé ou le cinéma mais plutôt une levée du tabou et une meilleure connaissance des troubles addictifs. Malgré cela, tous les interdits ne se sont pas envolés, ainsi les demandes de consultation interviennent généralement après plusieurs années. Le diagnostic est très tardif, après une atteinte de la vie sociale (insomnie persistante, amaigrissement, désocialisation, perte de travail, problèmes financiers…) ou après la survenue de problèmes d’érection ou d’autres troubles sexuels ne leur permettant plus d’atteindre leur consommation habituelle d’orgasme.

Pourtant une fois le diagnostic porté, des prises en charge spécifiques peuvent être engagées. Comme il y a généralement la conjugaison de polyaddictions et d’un syndrome anxiodépressif, il convient de classer l’importance des différentes dépendances et de les traiter hiérarchiquement.

La prise en charge des addictions sexuelles peut reposer sur la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques qui permettront, peut-être, de résoudre le problème pour des addictions récentes (3 à 6 mois), soit de diminuer la consommation avant d’engager une prise en charge psychologique (thérapie cognitive et comportementale) indispensable, avec une psychothérapie.

Les thérapies de groupe sur le modèle des alcooliques anonymes ne semblent pas très répandues en France contrairement aux Etats-Unis, ni très efficaces.

Parler de sa sexualité reste encore plus difficile que d’autres problèmes addictifs…

Références: mon expérience profesionnelle,  doctissimo.fr

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« Les gens qui m’ont vu sauter d’une falaise disent que j’ai l’air complètement calme.

C’est totalement le contraire.

Je suis terrifié. »

Voilà comment le Norvégien Espen Fadnes commence son témoignage dans une vidéo, qui ajoute le décryptage à l’émotion que procure naturellement la pratique du wingsuit, cette combinaison qui permet de tutoyer le vide en vol plané.

(une réalisation signée Stavfel Produktion, Goovinn et Espen Fadnes)

Par Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)

Le docteur Pierre Dukan, fort de ses best-sellers, considère que le niveau de ses ventes tient lieu de preuve scientifique de l’efficacité et de l’innocuité de ses méthodes amaigrissantes. Aussi enjoint-il, dans une vaste campagne en direction des médecins, de prescrire à tout-va le « régime Dukan ».

Les études scientifiques démontrant l’inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ?

Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l’estime de soi ?

Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l’état des connaissances en ce qui concerne l’efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ?

Ce ne sont là que les avis d’esprits chagrins, qui n’auraient rien compris au « régime Dukan ».

Silence assourdissant de la part des autorités médicales…

La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique. Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical. Il nous semble donc que c’est peu demander d’exiger des autorités médicales qu’elles ne cautionnent pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d’approbation ?

Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l’hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier chef, c’est l’évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.

Les connaissances en matière de génétique et d’épigénétique de l’obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l’immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.

L’obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens, des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte. Ajoutons à cela la nécessité impérative d’apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous obtenons le franc succès de la méthode Dukan.

En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l’intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.

Référence: Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)

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Connaissez-vous ces 10 clés pour mieux dormir naturellement ?

Que faire quand le sommeil nous fuit ?

Vidéos
Psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil, Sylvie Royan-Parolat s’exprime sur le sujet du sommeil et de l’alimentation, des thérapies comportementales, et les moyens de retrouver le sommeil

Sélection de livres

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Êtes-vous dépendant(e) sexuel(le) ?

Voici quelques questions, tirées de la littérature des Sexoliques Anonymes, qui vous aideront à identifier les signes de votre addiction sexuelle (mais ne constituent pas un diagnostic fiable) :

  1. Avez-vous déjà pensé que vous aviez besoin d’aide en ce qui concerne vos pensées ou votre comportement sexuel ?
  2. Que tout irait mieux si vous arrêtiez de céder à vos pulsions sexuelles ?
  3. Que la sexualité ou l’excitation vous contrôle ?
  4. Avez-vous déjà essayé d’arrêter ou de limiter ce que vous jugiez comme malsain dans votre comportement sexuel ?
  5. Vous servez-vous de la sexualité pour vous évader, soulager votre angoisse ou parce que vous ne pouvez plus tenir le coup ?
  6. Par la suite, vous sentez-vous coupable, plein de remords et déprimé ?
  7. Votre recherche de sexualité est-elle devenue plus impérative ?
  8. Cela nuit-il à vos relations avec votre conjoint(e) ?
  9. Devez-vous avoir recours à des images ou à des souvenirs pendant l’acte sexuel ?
  10. Sentez-vous une impulsion irrésistible lorsque quelqu’un vous fait des avances ou lorsqu’on vous offre du sexe ?
  11. Allez-vous d’une «relation» ou d’un partenaire à un autre ?
  12. Pensez-vous qu’une «relation idéale» vous aiderait à vous libérer de la luxure, de la masturbation, de la promiscuité ?
  13. Avez-vous désespérément besoin de quelqu’un, sexuellement ou affectivement, au point de vous détruire ?
  14. Votre recherche de sexualité vous porte-t-elle à vous négliger ou à négliger le bien-être de votre famille et de votre entourage ?
  15. Votre efficacité ou votre concentration a-t-elle diminué à mesure que votre sexualité devenait plus compulsive ?
  16. Perdez-vous du temps à votre travail à cause de cela ?
  17. Fréquentez-vous un milieu inférieur au vôtre lorsque vous être en recherche de sexualité ?
  18. Voulez-vous vous éloigner de votre partenaire sexuel aussitôt que possible après l’acte ?
  19. Même si votre conjoint(e) est compatible sur le plan sexuel, vous masturbez-vous encore ou avez-vous encore des relations sexuelles avec d’autres ?
  20. Avez-vous déjà été arrêté pour un délit criminel d’ordre sexuel ?

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(édito écrit début 2011)

La quête du bon psy

par

Arnaud de Saint Simon

Bernard Accoyer a-t’il déjà fait une psychothérapie ?

On peut en douter, à lire la loi encadrant l’usage du titre de psychothérapeute que le président de l’Assemblée nationale a voulue et qui sera appliquée dans les semaines à venir.  Son but semblait tout à fait louable : mieux organiser la planète psy et protéger les patients.

A l’arrivée, après sept ans d’hésitations et de controverses, cette loi va réussir le tour de force de rendre le titre de psychothérapeute encore plus flou qu’auparavant, et de réunir presque toute la profession contre elle.

Que faut-il pour être un « bon psychothérapeute » ?

L’ensemble des professionnels s’accorde à dire qu’il faut avoir fait des études théoriques solides de psychopathologie, un travail thérapeutique personnel, accepter une forme de supervision par un autre psy expérimenté, signer un code de déontologie, faire partie d’une association de pairs …. et avoir des qualités humaines requises (vaste débat).

Avec cette loi, seront « psychothérapeutes » les psychiatres, sans aucune obligation de travail personnel ou de supervision, ce qui ne manquera pas de médicaliser la souffrance psychique.

Mieux : les psychologues, qui eux aussi ont fait des études essentiellement théoriques, pourront exercer la psychothérapie …. mais n’auront pas le droit au titre de psychothérapeute.

Les actuels psychanalystes et psychothérapeutes (depuis plus de cinq ans) pourront prétendre au titre de psychothérapeute, mais devront être approuvés par des commissions régionales.

S’ils ne sont pas acceptés, ils pourront rejoindre les futurs candidats psychothérapeutes et suivre quantre cents heures de formation théorique et un stage dans des organismes à définir, ou bien encore s’intituler « psychopraticiens ».

J’espère que vous y comprenez quelque chose, car j’ai moi un peu de mal à m’y retrouver pour faire cet édito.

Comme à tous ceux qui travaillent à Psychologies, on me demande souvent quel psy choisir ?

Quelle méthode ?

Combien de temps cela va-t’il durer et coûter ?

Et, surtout, comment trouver le « bon psy » ?

Question difficile tant la relation thérapeutique est subjective, en partie inconsciente, complexe.

Chacun d’entre nous, au moment où il démarre une thérapie – je suis passé par là – est en fragilité, voire en souffrance, et à besoin d’humanité. Quoi de plus sécurisant qu’un psychothérapeute qui a connu ce même travail, cet état émotionnel, et qui a résolu sa propre équation personnelle ?

On l’aura compris, s’il y a de mauvais psys, comme de mauvais médecins, cette loi ne règle rien. Parce qu’elle privilégie la connaissance au détriment de l’expérience. Parce que je crois que c’est aux professionnels de s’organiser : on sait où mène la psychiatrie d’Etat.

Enfin, parce que le choix d’un psy est infiniment complexe !

Obsédé par le principe de précaution, notre monde moderne veut tout encadrer.

A Psychologies, nous préférons informer le patient potentiel, afin qu’il se présente à sa première séance en adulte responsable.

Et, surtout, qu’il fasse confiance à son intuition, à son droit de se tromper et de changer de psy. Les meilleurs d’entre eux se distinguent, moins par leur diplôme que par quelque chose d’un peu génial, intuitif, presque sorcier qui nous donne envie de continuer pour savoir pourquoi nous sommes attirés ou troublés.

Référence: édito écrit début 2011, de Arnaud de Saint Simon (Psychologies n° 308, 25 mai 2011)

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Stressé?

Anxieux?

Difficulté à vous détendre?

Les techniques de relaxation pourraient grandement vous aider.

Ces techniques aident à interrompre le flot de pensées qui entretient le stress et permettent à l’organisme de déclencher la réponse physiologique de relaxation. Plus vous les pratiquerez, plus elles donneront facilement des résultats et plus vous pourrez les adapter selon vos goûts.

Voici cinq techniques simples:

La respiration rythmique: si votre respiration est courte et rapide, ralentissez-la en prenant de longues et lentes respirations. Inspirez lentement et expirez lentement. Comptez lentement jusqu’à cinq en inspirant et comptez lentement jusqu’à cinq en expirant. Remarquez en expirant que votre corps relaxe naturellement.

La méditation: la méditation consiste à se concentrer sur des l’éléments de l’environnement externe (ex. auditifs, visuels) ou interne (ex. état émotif). Se concentrer ainsi permet de cesser d’entretenir des pensées et relaxer. Une méthode de détente qui s’en inspire peut être d’écouter de la musique de la même façon: si vous n’écoutez plus mais pensez à autre chose, revenez simplement à la musique.

La relaxation progressive: elle consiste à contracter et relâcher les muscles, en commençant par les orteils jusqu’à la figure. Contractez les muscles entre 10 et 20 secondes. Vous apprenez à reconnaître comment vous sentez vos muscles lorsqu’ils sont contractés et lorsqu’ils sont dans un état de relaxation.

La relaxation autogène: cette méthode consiste à imaginer que vos muscles sont très lourds (très relaxés). Lorsque les muscles qui entourent les vaisseaux sanguins sont relaxés, ces muscles deviennent plus chaud à cause du flot sanguin qui circule plus librement. La même séquence de muscles que la relaxation progressive peut être suivie.

La relaxation par imagerie mentale: visualisez mentalement des scènes calmes et paisibles.

Sur le plan physique, une séance de relaxation permet, entre autres, de ralentir le rythme de la respiration, ralentir le rythme cardiaque, diminuer la pression artérielle, diminuer les tensions musculaires et diminuer le taux sanguin de cortisol (l’hormone du stress).

Références: psychomedia, schultz, psychcentral

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Dans un premier temps, lorsqu’on parle des addictions, il faut distinguer trois choses :

  1. l’usage (la prise récréative d’une substance, sans recherche préalable),
  2. l’abus (la prise répétée et effective)
  3. et enfin la dépendance ou prise addictive (le dérèglement du comportement qui mène à la pathologie : la toxicomanie).

« Quelles que soient les drogues, lorsqu’il y a dépendance c’est qu’il y a eu une modification de la sécrétion des hormones dans le cerveau, explique le Dr William Lowenstein, médecin addictologue. Car il ne faut pas oublier que les drogues les plus efficaces sont celles sécrétées par notre cerveau ! »

Les drogues entraînent donc une modification du fonctionnement normal du cerveau, qui se retrouve alors dépendant.

Les deux drogues licites, le tabac et l’alcool, font des millions de morts par an dans le monde !

Chaque année, le tabac tue près de 7,55 millions de personnes dans le monde, et l’alcool 5 millions. En France, le tabac entraîne la mort de 100 000 personnes par an, contre 260 environ pour l’héroïne. La priorité est donc l’addiction au tabac et à l’alcool qui concerne beaucoup plus de personnes.

Comment devient-on « addict » ? On ne devient pas dépendant par hasard.

Plusieurs facteurs entrent en jeu : les gènes mais aussi l’environnement ou l’éducation.

« En terme de vulnérabilité génétique, c’est le système dopaminergique du cerveau qui entre en jeu. Il peut être plus sensible et réceptif aux drogues et donc entraîner plus rapidement une dépendance. Mais attention, il ne faut pas confondre vulnérabilité et fatalité ! Car une prédisposition génétique ne signifie pas qu’on sera forcément « addict ». L’environnement, la culture ou encore l’histoire personnelle, font qu’on sera ou non en contact un jour avec une substance potentiellement addictogène », explique le Dr Lowenstein.

Si ce premier contact avec la drogue entraîne un effet positif, un soulagement ou même simplement une amélioration du sommeil, il y a un risque de répétition de la prise de la substance et donc d’addiction du cerveau.

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Les traitements qui marchent durablement pour la boulimie sont liées à :
  1. la manière dont le thérapeute en psychothérapie comprend le problème de la boulimie : ni un simple trouble du comportement alimentaire, ni un trouble névrotique. C’est un trouble profond de la personnalité; il est nécessaire de reconnaître et gérer les émotions de mal-être, mais aussi les peurs et les « paranos » sociales,
  2. L’implication du thérapeute comme personne, et non comme quelqu’un « qui sait tout ». Non comme la neutralité traditionnelle du psychanalyste évoquant le rapport médecin/malade ou celle du normal/pathologique. Cette implication du professionnel de la relation d’aide ne devra pas non plus montrer trop de bienveillance chaleureuse,
  3. L’attitude de la personne boulimique suivant une psychothérapie, qui ne devra surmonter ses peurs que pour jouer le jeu de l’authenticité, plutôt que de fuir ou de tricher,
  4. Au thérapeute qui aide à repérer les déclencheurs cognitifs, moments, et lieux des crises, et à trouver une stratégie préventive et de remplacement. On peut aussi travailler sur des comportements inadaptés dans la vie sociale et familiale (apprendre à s’affirmer, à se relaxer etc…). Un travail psychologique en profondeur qui doit permettre d’identifier le « manque » qui vous pousse à manger compulsivement. De retrouver les évènements de votre enfance qui vous ont rendu très émotive. Oui, il n’y a pas que la psychanalyse qui permet de travailler sur le passé…

C’est un traitement de longue haleine, parfois pénible.

Mais s’il est bien mené, il permet de vous reconstruire, de guérir, je l’espère, définitivement.

Références: mon expérience professionnelle

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Le mot stress a été introduit en français vers 1936 par le physiologiste canadien Hans Selye.
Il désigne la réponse de l’organisme (aussi appelée « syndrome général d’adaptation ») à des stresseurs, c’est-à-dire à des situations ou des événements qui sont perçus comme exerçant une demande ou étant agressants. La signification du terme a ensuite été élargie pour englober la cause de cette réaction.Le stress ou syndrome d’adaptation se développe en trois phases:

  1. La réaction d’alarme est la phase initiale où l’organisme reconnaît l’agression et se prépare à agir (soit à combattre, soit à fuir). Cette réaction implique les systèmes nerveux et endocrinien. Les glandes endocrines libèrent des hormones (cortisol et adrénaline) qui accélèrent les rythmes cardiaque et respiratoire, élèvent la glycémie, augmentent la sudation, dilatent les pupilles et ralentissent la digestion.
  2. Au stade de résistance, l’organisme s’adapte à un stresseur persistant et régule les perturbations provoquées par la réaction d’alarme.
  3. Le stade de l’épuisement est atteint lorsque, en présence d’une agression ou d’une demande persistantes, l’organisme ne parvient plus à compenser la réaction d’alerte chronique. Une réaction de stress prolongée (chronique) affaiblit les réserves énergétiques de l’organisme et a des impacts négatifs sur les systèmes cardio-vasculaire (tension artérielle élevée par exemple) et immunitaire. Le stress peut ainsi conduire à diverses maladies et accélère certains aspects du vieillissement.

La réponse de stress de l’organisme peut être modifiée ou atténuée par la relaxation décrite par Herbert Benson en 1970.

  • Alors que la réaction de fuite ou de combat, ou de stress, est modulée par le système nerveux sympathique, la réaction de relaxation est modulée par le système nerveux parasympathique. Elle a des effets opposés à la réaction de stress: ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire, réduction de la tension artérielle et musculaire, baisse importante de la consommation d’oxygène.
  • La réponse de relaxation peut être induite, à divers degrés, par la psychothérapie comportementale et cognitive, la détente, les techniques de relaxation, l’activité physique et le rire notamment.

Référence: psychomedia.qc.ca, wikipedia


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Après le scandale des prothèses mammaires fruduleuses, c’est peut-être le début d’une affaire de prothèses de hanches défectueuses.

Une enquête menée conjointement par le BMJ et la BBC révèle un risque d’intoxication métallique lié à certaines prothèses de hanche, remettant une nouvelle fois en cause la sécurité des dispositifs médicaux.

Après les prothèses PIP, les prothèses de hanches ASR risque de causer du souci aux autorité sanitaires. «Plusieurs centaines de milliers de personnes dans le monde pourraient avoir été exposées à des taux dangereusement élevés de métaux toxiques via des prothèse de hanche défectueuse », alertent en effet le BMJ et la BBC dans un communiqué publié mardi.

Des risques potentiels locaux et systémiques

 photo : ©SPL/PHANIE L’enquête menée conjointement par les deux médias pointe notamment, pour certaines prothèses de type « métal sur métal », un risque potentiel de diffusion locale d’ions cobalt et chrome dans les tissus avoisinants. Avec à la clef, « des réactions locales qui détruisent le muscle et l’os et peuvent laisser des séquelles à long terme ». Par ailleurs, « des études ont montré que les ions métalliques pourraient passer dans le système sanguin, et diffuser aux ganglions lymphatiques, à la rate, au foie et aux reins, avant d’être éliminés dans les urines » indique le communiqué. Enfin, plusieurs travaux suggèrent un risque génotoxique « préoccupant ».

Selon le BMJ, ces risques seraient connus et documentés depuis plusieurs décennies, mais auraient été passés sous silence par certains fabricants et mal appréhendés par les autorités sanitaires concernées. Les auteurs dénoncent notamment l’attentisme observé vis à vis des prothèses ASR, commercialisées entre 2003 et 2010 par DePuy Orthopaedics. Ces modèles ont la particularité d’associer un couple métal sur métal, un dispositif réputé plus résistant que les autres associations à base de céramique, mais qui a l’inconvénient, du fait des frottements, de libérer des ions métalliques.

Plusieurs millions de personnes exposées

« Dès 2006, les preuves de fortes concentrations de métaux chez les patients porteurs de prothèses ASR se sont accumulées, mais il a fallu attendre quatre ans supplémentaires pour que le régulateur britannique, la MHRA, émette une alerte officielle de sécurité et que la prothèse soit retirée du marché ». En France, le quotidien le Figaro indique de son côté que ces prothèses ont continué à être vendues jusqu’en juillet 2010 .

Au total, plusieurs millions de personnes pourraient avoir été exposées, soit « davantage de monde que dans le scandale des prothèse mammaires » souligne le BMJ.

«La pose de prothèses de hanche est une des grandes réussites de la médecine moderne», écrit le Dr Fiona Godlee, rédactrice en chef du BMJ. «Mais la combinaison d’une régulation inappropriée et d’un mercantilisme sans limite a causé un mal réel et potentiel pour un grand nombre de patients à travers le monde », dénonce la journaliste. «Ils auraient du être informés des risques, comme les fabricants et les autorités de régulation l’étaient, mais on ne leur a rien dit.»

Les prothèses de hanche, comme les implants mammaires, font partie des dispositifs médicaux et ne sont donc pas soumises aux mêmes contraintes que les médicaments pour leur mise sur le marché.

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A l’ère d’internet, de l’essor des réseaux sociaux et des sites de rencontres, il n’a paradoxalement jamais été aussi malaisé de vivre une relation amoureuse…

Saverio Tomasella propose de décrypter ce malaise et d’offrir des pistes de réflexions autour de la relation amoureuse, dans son nouvel ouvrage, Les amours impossibles (« Les Amours Impossibles », de Saverio Tomasella, éditions Eyrolles, paru en nov 2011).

L’auteur présente six portraits de femmes et d’hommes, dont les noms sont empruntés à des grandes figures de la littérature (Juan, Othello), de la musique (Violetta, Tosca et Norma), ou encore de la mythologie grecque (Médée).

En rappelant brièvement l’histoire de ces personnages, il fait un parallèle avec des problématiques qu’il a rencontré chez ses patients, au gré de son parcours professionnel.

Il expose ainsi, en s’aidant de cas concrets, les empêchements de ces femmes et de ces hommes à vivre une relation harmonieuse.

Les raisons sont multiples : peur de soi, peur de l’autre, peur de l’engagement, crainte de réitérer les erreurs de relations passées, ou encore de reproduire des schémas parentaux, etc.

L’objectif n’étant pas de généraliser le propos mais bien davantage, au cas par cas, d’éclairer les zones d’ombre et de comprendre pourquoi la relation est empêchée.

Bien que nécessaire, ce travail sur soi n’est pas suffisant pour autant.

Il convient d’aller plus loin, d’aller à la recherche d’un équilibre plus profond, pour trouver en soi la force et les ressources nécessaires pour surmonter les obstacles à la relation amoureuse.

« Malgré les difficultés inhérentes à l’époque de la communication électronique et virtuelle, sur internet notamment, les sources des empêchements à aimer ne viennent pas de l’extérieur, de la société ou des autres, mais de soi, en son for intérieur, et des convictions figées qui nous limitent. » 

Ce parcours, différent pour chacun, ouvre alors à nouveau les possibles de l’amour.

« L’amour véritable franchit toujours un point d’impossibilité. (…) L’amour n’est pas à proprement parler une possibilité, mais plutôt le franchissement de quelque chose qui pouvait apparaître comme impossible » A. Badiou, Eloge de l’amour.

Alors que les moyens techniques de communiquer se développent sans cesse et deviennent particulièrement performants, les habitants des pays nantis ont de plus en plus de mal à se rencontrer, à se parler, à s’écouter, à dialoguer, à partager, à entrer en relation et à créer des liens durables, profonds et vrais, n’est-ce pas ?

Parallèlement, en même temps que toutes les jouissances sexuelles semblent possibles, « permises », voire incitées, sans limites apparentes, la relation amoureuse est devenue le lieu des plus grandes difficultés et des plus fortes souffrances, quand elle n’est pas devenue tout bonnement impossible.

Ces paradoxes radicaux, redoutables même, laissent désarmés et songeurs.

Aussi, à côté d’appels aux secours de plus en plus nombreux dans le registre des addictions (y compris au sexe et à Internet) s’est également développée une demande d’aide de plus en plus forte de la part de personnes qui n’arrivent pas à rencontrer l’autre et parviennent encore moins à aimer ou à se laisser aimer.

L’amour ne fait-il plus partie de nos repères fondamentaux ?

Nous sommes nous à ce point déshumanisés ?

Si les phénomènes de dépendance résultent d’abord de la peur de l’isolement, de la peur du manque et surtout de la peur de l’abandon, l’impossibilité d’aimer – elle – découle aussi et surtout de la peur de soi, de la peur de l’autre et de la peur de l’amour, qui est aussi peur de la relation.

Ces peurs pouvant prendre toutes les formes : angoisses, frayeurs, paniques, etc.

De là à considérer l’impossibilité de l’amour comme l’autre face de la médaille des dépendances, il n’y a qu’un pas. Ce constat, pour juste qu’il soit, n’englobe pas la totalité du phénomène, beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord.

L’impossibilité de rencontrer l’autre, et de l’aimer, n’est pas que le miroir inversé de la dépendance affective, il a en outre deux versants indissociables :

  • l’un, intime et intrapsychique, concerne la plus ou moins bonne conception de soi-même, autant que l’intériorisation des anciennes relations vécues et leurs destins plus ou moins heureux
  • l’autre, extime et intersubjectif, renvoie aux malaises de la civilisation actuelle et à ses illusions, parmi lesquelles la place de plus en plus grande du virtuel, de l’individualisme et du consumérisme.

Cependant, toute destinée étant singulière, nous ne pourrons pas généraliser et nous devrons – pour être honnêtes – aller y voir de plus près, au cas par cas, témoignage après témoignage, car chaque être et chaque histoire sont uniques.

Voici quelques pistes judicieuses que l’auteur dévoile :

  1. se rencontrer soi, pour rencontrer l’autre
  2. repérer les fauses croyances sur l’amour, et les changer
  3. échapper aux loyautés invisibles
  4. se désintoxiquer de la méfiance
  5. passer du besoin au désir
  6. s’ouvrir à la réalité et à l’autre

Bref, ce livre m’a plu. L’accent sur l’aspect psychanalytique n’est pas trop mis en avant, ce livre aidera beaucoup de personnes. Vous, peut-être ?

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Faites du sport pour lutter contre votre cancer…

J’avais besoin d’un exutoire à ma colère », c’est ainsi que Nadège, qui veut rester anonyme, décrit les cours de karaté. Elle les a démarrés quand elle a appris qu’elle avait un cancer du sein en 2010. « Ce sport a été une révélation. Cela m’a permis de prendre l’initiative, d’être actrice de ma santé, plutôt que d’être spectatrice du ballet des soignants. Après le traitement, on a l’impression d’être abandonné, explique cette jeune femme de 37 ans, le fait de pouvoir crier, de faire le fameux kiai (« le cri de combat qui précède ou accompagne l’application d’une technique ») soulage. »

Le sport est utile en termes de prévention du cancer, mais aussi en cours de traitement.

Une note de l’Institut national du cancer (INCa), publiée le 14 février, dresse l’état des connaissances actuelles. Elle indique que l’activité physique est associée à une diminution de 25 % à 30 % de survenue des cancers du sein (surtout après la ménopause), du cancer du côlon et de l’endomètre. Des publications mentionnent l’effet protecteur de l’activité physique pour d’autres cancers (poumon, pancréas, prostate, ovaire), mais « les données sont encore insuffisantes pour en tirer des conclusions », précise l’INCa.

Une conférence s’est tenue sur ce sujet le 1er février, à Paris, lors du 7e Forum francophone de cancérologie, organisée par l’association Cancer, arts martiaux et information (CAMI), créée en 2000 par le docteur Thierry Bouillet, cancérologue au CHU Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté.

Le bénéfice de l’activité physique après le diagnostic du cancer est démontré par de nombreuses études en termes de survie et d’amélioration de la qualité de vie, avec une réduction du risque de mortalité et de récidive.

« La pratique d’une activité modérée trois heures par semaine ou d’une activité intense de trois fois vingt minutes par semaine diminue de 30 % le risque de mortalité prématurée », souligne le docteur Thierry Bouillet.

« Les études montrent un « effet dose » : plus on fait de sport, mieux c’est. Souvent, les personnes qui pratiquent une activité sportive ont une alimentation plus saine, fument moins, etc. Ce sont autant de facteurs protecteurs contre la maladie », explique le professeur Martine Duclos, chef du service médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand. « Pendant longtemps, on a dit au patient, « reposez-vous » ; or, le fait de pratiquer une activité physique permet de lutter contre la fatigue« , constate le professeur Michel Pavic, de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Lyon. Un symptôme qui affecte environ 80 % des patients tout au long de la maladie.

Au-delà des effets prouvés sur la maladie, « la pratique d’un sport amoindrit les symptômes dépressifs, améliore l’image corporelle, permet d’avoir accès, dans la panoplie des traitements, à quelque chose de plaisant, cela peut aussi être rassurant pour les proches en renvoyant une image de normalité« , souligne Sarah Dauchy, psycho-oncologue à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne).

« Quand on a un cancer, on en veut à son corps qui a trahi. L’estime de soi que l’on retrouve à travers le sport est fondamentale, j’ai eu le sentiment de m’être réapproprié mon corps, constate Cécile Monthiers, atteinte d’un cancer du sein. Le sport m’a permis de garder l’énergie pour ne pas sombrer. »

Des initiatives commencent à se développer.

L’association CAMI offre, outre le karaté, de la danse, du tai-chi. Elle a débuté son activité au CHU Avicenne, et est aujourd’hui présente dans une vingtaine de lieux, en ville ou à l’hôpital. D’autres associations, comme la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) ou les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, sont actifs.

De même, l’Institut Curie, à Paris, en partenariat avec l’association Siel Bleu (Sport, initiative et loisirs) a lancé fin janvier un programme pilote d’activité physique à la fin du traitement. « Lorsqu’on m’a proposé de faire du sport, j’ai été surprise, mais lorsqu’on m’a dit que c’était bénéfique et que cela diminuait le risque de récidive, il n’y avait plus à réfléchir« , explique Monique Rocher. Agée de 62 ans, opérée en décembre 2010 d’un cancer du sein, elle a démarré les cours de step à l’Institut Curie. Plusieurs patients mettent en avant l’intérêt des cours collectifs.

« Le sport est important pour être bien dans son corps et dans sa tête, et faire autre chose que de lutter contre la maladie« , explique aussi Nathalie Bordas, âgée de 39 ans, suivie à Curie. « Il est généralement admis que les personnes malades ne peuvent pas faire de sport. C’est une erreur, lance le docteur Bouillet.

Mais attention, la pratique du sport pendant et après un traitement doit être encadrée, estiment les soignants. « Il faut être très vigilant. Le patient doit adhérer, avoir le goût pour cette activité physique, et être autonome« , estime Jean-Marc Descotes. Un diplôme « sport et cancer » a été créé à l’université Paris-XIII.

Mais dans les faits, combien de médecins parlent de la pratique du sport à leurs patients ?

« Oui, il faut bouger, oui, les médecins doivent être des prescripteurs », lance Cécile Monthiers, qui avoue mettre sur son agenda « kiné » et pas « sport », car ce serait considéré comme un luxe.

Les pouvoirs publics sont encore peu sensibilisés à cette question. Selon le docteur Bouillet, « l’Etat devrait faciliter la mise en place d’un réseau avec des associations labellisées, ce qui permettrait en outre d’économiser de lourdes dépenses à l’assurance-maladie ».

Références: lemonde, Pascale Santi, INCa, Institut Curie

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