F. Duval-Levesque


Mise en garde : si vous faites le contraire, cela ne fonctionnera pas 😉
cela pourrait même être le guide infaillible pour rester avec votre amoureux(se) !

Vingt-cinq ans de thérapie conjugale me permettent aujourd’hui de vous transmettre une recette infaillible pour divorcer à plus ou moins longue échéance. Le mariage est certes la première cause du divorce, encore faut-il y trouver certains ingrédients.

Le coup de foudre

Trouvez un partenaire diamétralement opposé. La psycho pop le dit : les contraires s’attirent. L’intense passion durera un certain temps puis, la polarité s’inversant, cette intensité se retrouvera dans les conflits suscités par les mêmes différences qui vous ont attiré. Une formule qui ne rate jamais. Denise, une de mes clientes, en était au douzième  » homme de sa vie « , une véritable experte en coups de foudre, et elle n’avait que 38 ans la dernière fois que je l’ai reçue.

L’amour-passion est aveugle, mais heureusement le mariage rend la vue. Votre « âme soeur » – celle qui devait régler tous vos problèmes, remplir votre vide intérieur et réaliser tous vos rêves – deviendra rapidement votre principale source de problèmes. Une fois la passion passée, ne perdez surtout pas vos illusions, constatez tout simplement que vous avez tiré le mauvais numéro et repartez à la recherche d’une nouvelle passion foudroyante afin d’oublier le passé.

En attendant de divorcer, forcez votre partenaire à correspondre à l’idéal que vous vous faites du prince ou de la princesse. Prenez l’autre en mains et modelez-le dès le début. Faites-lui comprendre que, vous, vous savez ce qu’il faut faire pour vivre en couple. Culpabilisez toute initiative de sa part, isolez-le de sa famille et de ses amis, soyez possessif et envahissant. Faites-lui savoir qu’il doit être parfait et répondre à toutes vos attentes. Ne lui laissez rien passer. Avec cette stratégie, vous pourriez battre le record de ma cliente. Vous avez dit manipulation ?

Les illusions romanesques

Augmentez vos chances en entretenant vos mythes : croyez que la communication est le meilleur moyen pour se connaître, se comprendre et s’aimer et forcez votre partenaire à communiquer. Revenez à la charge régulièrement. Obligez-le à utiliser l’écoute active et à entendre affectueusement votre point de vue. Exprimez toutes vos émotions et faites-lui de nombreuses suggestions d’améliorations. Si votre partenaire ne comprend rien, résiste ou essaie de se justifier, accusez-le(la) d’être de mauvaise foi.

Utilisez les techniques de résolution de conflits véhiculés par les thérapeutes conjugaux traditionnels. Discutez avec votre partenaire jusqu’à ce que vous parveniez à un compromis, de gré ou de force. Par exemple, entendez-vous pour faire l’amour trois fois par semaine et non pas une, comme vous le souhaiteriez, ou cinq, comme l’exige votre partenaire. Ne croyez pas la nouvelle rengaine des thérapeutes conjugaux modernes qui affirment que 69 % des conflits de couple sont insolubles. Faites-les mentir.

Essayez de tout faire ensemble : ayez les mêmes amis, les mêmes loisirs, les mêmes sorties. À quoi sert le couple si ce n’est pour être ensemble et fusionner ? Utilisez la formule donnant-donnant. Il faut toujours être à égalité dans un couple, c’est pourquoi il faut tenir les comptes. Ne lui donnez pas l’attention qu’elle attend si elle ne valorise pas vos actions. Assurez-vous que le partage des tâches ménagères soit vraiment équitable et que chacun investisse autant que l’autre dans le couple et ce, de la même façon. La formule donnant-donnant est une formule gagnante pour ceux qui veulent divorcer.

N’ayez aucun secret l’un pour l’autre. Dites-vous tout et videz tous les conflits possibles, immédiatement. Racontez-lui toutes vos erreurs passées, cherchez à tout savoir de lui, poursuivez-le dans ses ultimes retranchements. N’entretenez aucun mystère et assurez-le que vous serez toujours là, à la vie, à la mort. Si jamais, vous sentez que votre partenaire s’éloigne ou qu’il est moins affectueux, ayez une aventure extraconjugale : il verra bien ce qu’il risque de perdre et sa passion ne pourra que renaître.

Relisez Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray pour vous convaincre que les différences homme-femme sont vraiment la principale source de conflits et que, quelque part, nous ne sommes pas faits pour vivre ensemble.

Théoriquement, avec toutes ces croyances, vous devriez réussir à créer un tel climat de tension et de paranoïa que votre partenaire, à moins d’être masochiste ou dépendant affectif, ne pourra tolérer cette vie de couple et s’enfuira à toutes jambes. Vous n’êtes pas convaincu ? Faites alors appel aux 4 cavaliers de l’Apocalypse…

La suite demain.

Sources : optionsante.com, Yvon Dallaire

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Agnès Buzyn, qui vient d’être nommée à la tête de l’Institut national du cancer (INCa), veut favoriser l’accès rapide aux soins de qualité pour les patients atteints de cancer, qui « ne doivent pas être inquiets de savoir dans quel centre de soins ils tombent ».

« Ils doivent avoir la certitude que le centre où ils vont être soignés leur garantit d’emblée une médecine de pointe, souligne le professeur d’hématologie dans une interview à l’AFP. Ma ligne de mire c’est qu’un patient, où qu’il soit traité, ne se dise pas : j’ai moins de chance que quelqu’un traité dans un centre reconnu ».

Le Pr Buzyn parle à ce sujet de la nécessité que les professionnels harmonisent leurs pratiques et les protocoles qu’ils suivent, afin qu’ils « ne soient pas différents d’un centre à l’autre, c’est le minimum qu’on doit à nos concitoyens ».

Elle insiste aussi sur la nécessité d’offrir « un accès rapide à l’innovation, aux nouvelles molécules, pour que les patients gardent espoir » et insiste à cet égard sur le rôle que peuvent jouer les nouveaux centres labellisés de phase précoce.

Elle souhaite aussi développer l’accompagnement du patient dans le pendant et après cancer, le retour à la vie ordinaire Changer l’image de la maladie dans la société est un point majeur » estime-t-elle.

Le Pr Buzyn va abandonner la plupart de ses autres fonctions, mais elle ne quittera pas la présidence du conseil d’administration de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) avant de terminer son travail sur le dossier Fukushima.

Pour le reste, Agnès Buzyn, responsable depuis 1992 de l’unité de soins intensifs d’hématologie et de greffe de moelle osseuse à l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris), va abandonner ses activités cliniques, en gardant seulement une consultation d’une demi-journée.

Source : legeneraliste.fr

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Le 47e congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a été l’occasion de présenter les grandes nouveautés thérapeutiques dans le domaine du cancer, mais aussi les progrès en matière de prévention.

C’est ainsi que le tabagisme est revenu sur le devant de la scène et tout particulièrement à propos du cancer du sein.

Le tabac, un puissant facteur du risque du cancer du sein

Le tabac est un puissant facteur de risque du cancer du sein, d‘autant plus chez les femmes prédisposées à ce cancer. C’est le cas notamment des femmes de plus de 60 ans, et de celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux (cas de cancers du sein chez dans la famille).

Selon l’une des études présentées à ce congrès et ayant porté sur le suivi de plus de 10.000 femmes,

15 ans de tabagisme majorent le risque de cancer du sein de 34%.

Le potentiel cancérigène du tabac est ici aussi alarmant, justifiant les campagnes de lutte contre le tabagisme en direction des femmes.

Les facteurs protecteurs du cancer du sein

Mais pour prévenir le cancer du sein, les femmes ont d’autres cartes à jouer.

En premier lieu, l’activité physique. Une pratique physique régulière (au moins 30 minutes par jour de marche active) représente un facteur protecteur très important.

Viennent ensuite l’alimentation (consommation accrue de fruits et de légumes, limitation des acides gras trans et de l’alcool), la lutte contre le surpoids et le dépistage (dépistage personnalisé ou généralisé).

Autrement dit, toutes les femmes peuvent réduire leur risque de cancer du sein ! Le mieux étant d’arrêter de fumer…

Sources : 47e Congrès de l’American Society of Clinical Oncology, 3-7 juin 2011, e-sante.fr, Isabelle Eustache

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Certaines personnes savent une chose avec certitude : elles veulent tôt ou tard vivre de leur passion. Mais dans quel domaine ? Les cinq astuces suivantes vous permettront de découvrir la passion avec laquelle vous voulez vous investir.

Replongez-vous dans votre jeunesse. Dressez une liste des choses que vous aimiez faire quand vous étiez enfant. Ces activités vous plairaient-elles encore toujours aujourd’hui ? Comment peuvent-elles influencer votre carrière ?

Réalisez un panneau de créativité. Prenez une grande feuille de papier ou de carton et écrivez au milieu : nouveau travail/nouvelle entreprise. Entourez ensuite ce centre d’images de votre rêve et vous verrez votre passion grandir. A mesure que l’affiche évoluera, vous verrez ce qui manque et découvrirez comment vous devez remplir les vides.

Dressez une liste de figures-clés. Etudiez les gens qui ont réalisé l’objectif que vous voulez atteindre. Comment ont-il survécu à la récession ?

Faites ce que vous trouvez amusant. Même si vous n’avez pas de business plan ou d’investisseur, vous devez tout simplement commencer à faire ce que vous trouvez amusant. Testez votre projet, construisez un réseau et demander du feedback.

Poussez sur la touche pause. Ne soyez pas constamment en train de penser à votre affaire. Changez-vous les idées en écrivant, en faisant du sport, de la peinture, du jardinage, etc. C’est ainsi que vous viendront des idées neuves. Notez-les et utilisez-les.

 

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Voici les critères du DSM IV pour le diagnostic du trouble de la personnalité histrionique :

mode général de réponses émotionnelles excessives et de quête d’attention, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manisfestations suivantes :

1. Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas au centre de l’attention d’autrui
2. l’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une attitude provoquante
3. expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante
4. utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention sur soi
5. manière de parler trop subjective mais pauvre en détails
6. dramatisation, théâtralisme et exagération de l’expression émotionnelle
7. suggestibilité, est facilement influencé par autrui ou par les circonstances
8. considère que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

Ah, vous pensez à quelqu’un ? Quelle coincidence…

Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p

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En même temps, je me pose la question : sait-on réellement ce que c’est que c’est que d’être confronté aux jugements des Autres ?

Oui, vous, vous savez. Mais eux ?

C’est-à-dire ceux qui n’ont jamais essayé un corps de gros, ne serait-ce que quelques minutes ? Entendre ces remarques qui se veulent anodines et qui même si contenues ne m’en ont pas moins marqué – j’aurai cette impression du « chassez le naturel, il revient au galop ».

Tableau : devant moi, minestrone de fraise et toute petite quenelle d’amandes confites. L’assiette est raffinée, colorée et appétissante et… peu sucrée. Je joue mon rôle à fond : ce n’est pas parce que je suis momentanément obèse que je n’ai pas faim et que je n’ai pas le droit de manger. Que n’ai-je fait là ! Aussitôt la remarque fuse : « vous pouvez manger, c’est un plat bon pour vous, c’est light ».

J’en aurais presque rougi. Très bien, c’est formateur.

Poursuivons la visite, confrontons-nous encore à la foule… mais auparavant, il faut se réhydrater rapidement.

Marie est aux petits soins pour moi. Nos échanges verbaux abasourdissent l’auditoire. Elle me provoque dans mon ressenti, je lui réponds du tac au tac, consciente d’être écoutée par un public à mille lieux de se douter de la réalité.

Aucun ne voudra essayer ce costume, être acteur ne serait-ce qu’un instant. Mais vite, un verre d’eau. Je transpire abondamment. Et j’ai encore faim. Trois petits fours aux légumes engloutis et voilà deux tâches sur ma belle chemise de sumo : mais comment faire avec cette masse devant moi ? Je suis obligée de me pencher en avant exagérément pour porter la moindre nourriture à ma bouche.

Ma posture pour manger s’est modifiée. Tiens donc ! Ma démarche également. Se déplacer, se mouvoir entre les obstacles est devenu trop difficile. Même si je marche en crabe, et que je rentre le ventre au maximum. J’essaie de conserver un style mais je n’ai pas l’habitude de vivre cela au quotidien : mes cuisses se frottent l’une à l’autre. Je pense aux irritations habituelles des plis cutanés, intertrigo de leur vrai nom.

Je m’imagine en train de courir essoufflée (dyspnée au moindre effort) après un bus ? Comment monter et descendre en courant les escaliers ? « Bougez ! Faites du sport, c’est bon pour maigrir, c’est bon pour la santé ». Le sport je connais, je suis nutritionniste du sport et sportive, mais comment faire avec un centre de gravité qui n’est plus le mien ?

A.P.A ai-je l’habitude de répondre. Activité Physique Adaptée à la personne. C’est fondamental.

Et je le ressens d’autant plus en ce jour. Mais la salle se vide. Il est temps de rendre mon habit de non lumière et de retrouver ma taille 36. Et de remercier les anges du CNAO, Anne-Sophie, Marie et Valérie, pour m’avoir permis de peser le temps d’une heure, tout le poids des préjugés qui entourent la personne obèse.

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

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Ce n’était pas un one man show, en l’occurrence un one woman show : « Passez du 36 au 58 ! » ou « La difficile marche des obèses ».

Non, ce n’était pas d’un comique annoncé même si oser revêtir un costume de sumo et se lester de 20 kilos exigeaient, au vu des réactions dans la salle, une bonne dose d’humour relevée d’un soupçon d’insolence.

Mais que répondre au challenge lancé récemment par Marie Citrini, la secrétaire générale du CNAO : « il nous faut quelqu’un pour rentrer dans le costume » ? Forcément, la nutritionniste lève le doigt : « moi siou plait m’dame ».

Rentrer dans la peau d’une personne obèse au moins une fois dans ma vie !

Pas un délire, ni une fanfaronnade, encore moins un fantasme. Plutôt saisir l’occasion donnée pour ressentir – brièvement certes – ce que des hommes et des femmes vivent au quotidien

Influencée par des réflexes de terrain, je pousse loin l’empathie, mais ce changement d’identité corporelle, je l’assume complètement. Même sous les flashes des journalistes, même sous l’œil avide de la caméra. Et ma foi, qu’en tirer sinon une leçon supplémentaire d’humanité mêlée à un renforcement des acquis professionnels…

Volume, rondeurs, poids, surpoids, obésité : voici qu’à mon tour, je ne peux plus me baisser avec facilité. Où sont mes pieds ? Pourquoi ne puis-je ramasser sans difficulté cet objet à terre ? Il est vrai que tout déplacement devient très compliqué. Toutefois, l’expérience me permet de saisir une perte de repères dans l’espace.

J’évolue dans un corps devenu trop présent, encombrant et ce, au milieu de personnalités, gênées et médusées pour lesquelles costumes cintrés, sveltesse et escarpins sont de mises en ce jour. J’entends le murmure de tous ces gens. Les femmes, surtout, ont dans les yeux un effroi difficilement dissimulé. Du moins, ai-je le temps de le capter avant que les regards ne se détournent. De toute évidence, il y a un évitement caractérisé pour certaines.

Je sens que l’on me frôle, que l’on me bouscule. Et de mon côté, je ne cesse de m’excuser, à droite, à gauche, consciente de prendre trop de place. De fait, mon périmètre d’intimité s’est largement rétréci. Comment se déplacer sans se cogner ? Humains, chaises, tables, porte… Des obstacles à chaque pas !

Alors que la pesanteur m’enlace plus profondément, je constate que chaque déplacement me coûte en énergie. Je sens la sueur couler sous ce costume infernal. Et pourtant, j’essaie de conserver un sourire. Il ne s’agit pas d’effrayer les gens mais de leur transmettre un message qui se veut rassurant : derrière cette étoffe de gros corps, un être humain existe.

En même temps, je me pose la question :

 

La suite demain.

 

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

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  • Mise en évidence des croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, voire affective,
  • Mise en évidence des croyances favorisant la réussite thérapeutique,
  • Mise en évidence des stratégies d’anorexie-boulimie,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif selon des critères précis,
  • La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une jeune femme dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger,
  • Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
  • Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer.
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
  • Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
  • Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
  • La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
  • Etc… etc…

Les causes de l’anorexie et des TCA sont multifactorielles (prédisposition, culture, environnement, mode de vie, stress…).

Le contexte social est bien sûr déterminant. L’offre alimentaire abondante, le matraquage publicitaire sur l’idéal de minceur, le temps et l’importance moindres accordés aux repas… sont autant de facteurs déclencheurs.

Aussi bien dans la boulimie que dans les autres TCA, c’est souvent la pensée anorexique qui pilote les crises. Elles reviennent avec le besoin de maigrir ou le sentiment insupportable d’être trop gros. « Dans la boulimie, les patients confondent la faim et l’envie de manger, souvent liée à des émotions qu’ils ne savent pas gérer autrement. Toutes les émotions peuvent être sources de compulsions alimentaires. Il faut apprendre à gérer les émotions autrement qu’avec la nourriture« , explique Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies cognitives et comportementales.

« Dans tous les cas, il y a la stigmatisation du corps non parfait », souligne Laurence Collet-Roth, psychologue.

Selon une récente étude du psychiatre Christopher Fairburn, chercheur à Oxford (Angleterre) : « Les patients basculent souvent d’un trouble à l’autre. La symptomatologie des TCA peut être commune. » Point inquiétant : « La moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins« , insiste le professeur Jean-Claude Melchior. Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible.

Le retard de prise en charge a de multiples raisons : « Le refus des patientes, qui restent focalisées sur leur volonté de perdre du poids et craignent toute intervention qui s’y opposerait ; les parents qui se sentent responsables dès lors que l’on évoque un problème psychiatrique et sont parfois dans l’évitement ; le médecin traitant qui a des connaissances souvent insuffisantes, énumère Renaud de Tournemire, pédiatre, responsable de l’unité de médecine de l’adolescent à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

 Ainsi, lorsque la situation devient grave, les familles ont souvent déjà toqué à de multiples portes. » Une perte de temps préjudiciable car, comme le souligne le docteur Nathalie Godart, « plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic de guérison ».

Même si la voie est longue et sinueuse, on peut en effet guérir de l’anorexie et de la boulimie.


Sur le Web : – Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

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-> Svp, pourriez-vous me rendre un petit service ?

C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

cliquez ici 🙂
(https://www.fredericduvallevesque.com)

Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

dèle, 13 ans, a beaucoup maigri.

Inquiets, ses parents consultent leur médecin.

Celui-ci envoie la jeune fille consulter un endocrinologue.

Le diagnostic tombe : « anorexie mentale », terme médical pour l’anorexie.La jeune fille est dirigée vers un psychiatre. Semaine après semaine, Adèle continue de perdre du poids. Son anorexie a démarré il y a environ six mois. Elle dit s’être sentie « plutôt bouboule » et a voulu commencer à perdre du poids. Elle a arrêté le grignotage, puis les produits sucrés, les féculents…

Ses parents sont désemparés.

Conseillés par la mère d’une camarade de classe, ils appellent un service spécialisé. Adèle pèse 25 kg et mesure 1,42 mètre. Le médecin décide de l’hospitaliser. En grande souffrance, Adèle a besoin qu’on l’aide.

Face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser.

Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) a été lancé au niveau de l’Ile-de-France, vendredi 29 janvier. « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA », explique son président, le professeur Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine).

Les services hospitaliers spécialisés en TCA d’Ile-de-France reçoivent plusieurs dizaines d’appels chaque jour. « Le traitement de ces pathologies est axé sur le travail pluridisciplinaire« , explique l’Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire (Afdas-TCA).

Maladie complexe, l’anorexie mentale touche un nombre stable de Français depuis plusieurs décennies.

En revanche, même s’il n’existe que peu d’études sur l’évolution des troubles alimentaires, « la fréquence de la boulimie augmente, notamment dans les zones urbaines », explique Nathalie Godart, pédopsychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris, dans le 14e arrondissement de Paris. 1,5 % des femmes et 0,16 % des hommes souffriraient d’anorexie mentale. Elle touche 1 % des adolescentes ; et la boulimie 3 %. Mais les autres troubles alimentaires, comme l’hyperphagie (se lever la nuit pour dévaliser son frigo ou grignoter frénétiquement entre les repas), progressent, et concerneraient 20 à 30 % des adolescents.

Les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte huit à neuf filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes.

« Beaucoup de femmes sont en boulimie chronique depuis parfois des décennies, affirme Frédéric Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie, spécialisé en addictologie, à Toulouse. Leurs compagnons et surtout leur entourage proche, n’est pas au courant de leur souffrance. »

Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes, selon les chiffres rendus publics vendredi 29 janvier par le réseau TCA d’Ile-de-France. « Les troubles du comportement alimentaire, pas forcément sous leurs formes les plus graves mais modérées ou transitoires, ont fortement augmenté. Et particulièrement, depuis vingt ans, les crises de boulimie suivies de vomissements provoqués, qui touchent aujourd’hui une à deux jeunes filles sur dix« , explique Xavier Pommereau, psychiatre et responsable du Pôle aquitain de l’adolescence au CHU de Bordeaux.

La suite demain sur mon blog.


Sur le Web :Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

L’anorexie mentale

Le diagnostic est retenu en cas de refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal, une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale, la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille, aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances. Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

D’après une récente étude publiée dans Cancer Research, quelques heures de marche rapide par semaine suffisent pour stopper la progression d’un cancer de la prostate. Outre ses nombreux bienfaits pour la santé, la marche, accessible à tous, serait ainsi pour certains une véritable bouée de sauvetage.

Pratiquer 3 heures de marche rapide ou plus toutes les semaines diminue de 57% le risque de propagation d’un cancer de la prostate, par rapport aux hommes qui marchent plus lentement ou moins de 3 heures par semaine.

A noter que plus le rythme de marche est rapide, plus le risque de progression de la maladie diminue. Mais la durée de marche n’est pas associée à un risque plus faible lorsque l’intensité n’est plus prise en compte. C’est donc bien l’association de 3 heures de marche par semaine, à un rythme soutenu, qui est associée à une diminution du risque de progression d’un cancer de la prostate.

Ces résultats sont issus d’une étude menée sur près de 1500 hommes diagnostiqués d’un cancer précoce de la prostate, qui ont donné les informations concernant leur alimentation et leur activité physique sur 2 ans (2004 à 2005). Les participants de l’étude ont rempli un questionnaire concernant leur pratique de la marche ou de la randonnée, de la course, l’aérobie, l’aviron, le cyclisme ou encore le squash. Les réponses allaient de « jamais » à « 11 heures par semaine ». Ces hommes ont également été interrogés sur leur rythme de marche.

Les chercheurs concluent que la marche rapide après le diagnostic peut empêcher ou retarder la progression du cancer de la prostate, lorsque le cancer est cliniquement localisé.

Comment expliquer un tel résultat ? La marche rapide pourrait affecter la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate de diverses façons, notamment en réduisant la résistance à l’insuline et l’inflammation.

Source: guerir.org, Cancer Research; 71(11); 1-7 doi: 10.1158/0008-5472.CAN-10-3932  Physical Activity after Diagnosis and Risk of Prostate Cancer Progression: Data from the Cancer of the Prostate Strategic Urologic Research Endeavor. AACR Brisk Walking Could Improve Prostate Cancer Outcomes

Crédit photo : fotolia.com

 

 

 

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« Pour une personne ayant des antécédents de dépression, 

analyser et interpréter la tristesse peut être une réaction malsaine

pouvant perpétuer le cycle chronique de la dépression.

Ces personnes à risque pourraient bénéficier d’une attitude qui consisterait

à remarquer et accepter leurs émotions,  

plutôt que de tenter de les expliquer et de les analyser. »

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Voici un sujet d’une brûlante actualité : l’addiction sexuelle chez les stars du football.

Ecrit par les journalistes Bruno Godard et Jérôme Jessel, ce livre actualise par endroits l’ouvrage déjà publié par le second, Sexus Footballisticus (Danger public, 2008).

Le titre s’inspirait de Sexus Politicus (Albin Michel, 2006), de Christophe Deloire et Christophe Dubois, dont on reparle en raison de son chapitre sur Dominique Strauss-Kahn.

Avec le sentiment de puissance qu’ils confèrent, la célébrité pour le footballeur, le pouvoir pour le politique, agissent comme de puissants aphrodisiaques.

On ne s’étonne donc pas qu’un réseau de prostitution puisse comporter ces deux clientèles, comme l’avait révélé le procès, en 2007, de Madame Agnès, une nouvelle Madame Claude qui travaillait pour les notables bordelais. Mais la comparaison s’arrête là : les coucheries des rois remontent à l’Antiquité alors que l’accès du footballeur à un statut quasi divin est un phénomène récent, consécutif, en France, à la victoire lors de la Coupe du monde 1998.

La partie la plus instructive de Sexe Football Club est son prologue. Les auteurs sondent médecins, sexologues et sociologues sur les particularités de la sexualité de ce sportif de haut niveau, être immature élevé dans le culte de la virilité.

Il ressort que la pornographie véhiculée sur Internet (et la tentative de la reproduire dans la vie réelle) expliquerait les bacchanales dont se repaît la presse à scandales, et donc le recours à la prostitution. On apprend que des sponsors devancent les désirs des joueurs, dont les agents peuvent se transformer en proxénètes. Le consumérisme bling-bling qui caractérise ce milieu intègre ainsi la femme, objet jetable.

L’addiction du footballeur est en outre aggravée par le dopage et l’« hypersexualité » qu’il développe. En conséquence, « beaucoup d’entre eux se perdent dans des nuits sans fin, sordides et pathétiques, en laissant le respect de l’autre au vestiaire. Des nuits où l’amour n’existe pas », écrivent les auteurs, moralisateurs et un brin tartuffes. Car le livre décrit ensuite par le menu les affaires de moeurs qui ont secoué le football ces dernières années. C’est évidemment Zahia qui ouvre le ballet rose, celle qui, est-il précisé dans une formule pour le moins malheureuse, laissera à Franck Ribéry « une cicatrice infiniment plus douloureuse que celle qu’il arbore au visage ».

Qualifiée sans rire de « scoop du siècle », la révélation par M6, en avril 2010, de l’existence de cette jeune femme qui a déclaré avoir eu, mineure, des relations tarifées avec quatre joueurs de l’équipe de France, a brusquement fait prendre conscience que l’hygiène de vie des footballeurs n’avait rien à envier à celle des rock stars ou de certains hommes et femmes politiques.

Edifiantes, les pages consacrées à la pratique du « fuck and tell » (coucher avec un footballeur et se répandre aussitôt dans les médias contre un gros chèque) en Angleterre montre toutefois que, dans l’abjection, la France n’en est encore qu’aux préliminaires. La question de l’homophobie n’a pas été négligée. Un témoignage d’un joueur de Ligue 1 a été recueilli. Evidemment anonyme : « J’imagine que si je faisais mon coming out, certains de mes coéquipiers ne voudraient plus prendre leur douche en ma présence. » En France, seul le retraité Olivier Rouyer a franchi le pas, en 2008. Comment expliquer cette omerta ? Par ce nom : Justin Fashanu. Ce joueur britannique qui révéla son homosexualité, en 1990, fut rejeté de tous, y compris de son propre frère, également footballeur. Il erra de club en club, fut accusé à tort d’agression sexuelle, en 1998, et se pendit.

Sources : lemonde, Sexe Football Club « Les dessous du foot », de Bruno Godard et Jérôme Jessel (Fetjaine, 288 p., 16,90 euros)

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Ce sentiment intime de culpabilité, votre fidèle compagne…

Vous avez fait quelque chose qu’on vous a toujours interdit : la culpabilité vous ronge.

Contrairement à la honte, la culpabilité est un sentiment que l’on peut ressentir sans le jugement d’autrui.

Par exemple, lorsque des critères personnels auxquels on tient ont été transgressés. La culpabilité est très utile car elle nous montre nos propres limites et nous incite à ne pas recommencer.

L‘éducation est souvent à la source de la culpabilité car ce sont les valeurs inculquées pendant notre enfance qui nous forgent et nous indiquent ce qui est bien ou pas. Lorsque nous agissons d’une mauvaise manière selon ces valeurs, nous nous sentons coupables.

Toutefois, la culpabilité peut être injustifiée car en grandissant nous pouvons nous détacher des valeurs parentales et s’en créer des personnelles. Dans ce cas-là, la culpabilité est souvent de courte durée et permet de rompre ce lien familial, de couper le cordon, si besoin.

Comprendre pourquoi vous vous sentez coupable Le plus important pour maîtriser sa culpabilité est de savoir pourquoi nous la ressentons. Est-ce parce qu’une règle n’a pas été respectée ? A été transgressée ? Va-t-on recommencer ? Grâce à ces réponses, il est alors possible d’évaluer la gravité de l’acte.

Car c’est de cela qu’il s’agit : qui dit culpabilité, dit faute grave. En examinant les conséquences de cet acte, on peut dire que nous sommes coupables (avons-nous blessé ?) ou simplement responsables (sans conséquence négative) ? La différence est grande.

En effet, la responsabilité n’implique pas de conséquences graves comme la culpabilité. Ensuite il est important de se demander s’il était possible de procéder autrement.

En plus, vous pouvez aussi vous demander qui avait fixé cet interdit et pour quelle(s) raison(s) ? En effet, si vos parents vous avaient interdit de manger des bonbons le matin lorsque vous étiez enfant, il n’est pas forcément logique que vous vous sentiez encore coupable à l’âge adulte…

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

  1. J’ai besoin de me sentir nécessaire à quelqu’un pour me sentir aimé
  2. Il faut essayer de reconquérir le partenaire perdu en continuant de l’aimer
  3. Si je souffre et me sacrifie pour l’autre, je serai digne de son amour
  4. En amour, je dois donner toute la place à l’autre
  5. Pour ne plus me sentir déprimé, je compense en cherchant des amours passagères
  6. S’il n’y a pas de passion, ce n’est pas de l’amour
  7. Si je commets une erreur, je ne serai pas aimé de mon entourage
  8. Je prends le maximum de torts dans une discussion, ainsi j’évite les conflits
  9. L’amour viendra à moi parce que j’y mets de l’effort
  10. Une bonne façon d’être aimé, c’est de rendre service
  11. Je ferais n’importe quoi pour éviter que mon couple se brise
  12. L’amour peut tout arranger

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Pourquoi avoir écrit ce livre sous la forme d’un dialogue entre un père et son fils défunt ?

Le papa que je suis voulait remercier mais je ne savais pas comment remercier les gens qui ont été là au moment où j’ai été dans la douleur. J’avais une sorte de dette. Mais ce n’est pas la seule raison. À ce moment-là de ma vie, j’étais en panne, en particulier sans forces d’écriture, vide.

Un jour, je ne sais plus pourquoi, au lieu de dire, comme il m’arrive parfois, « arrête de dire des conneries, Rostain », je me suis entendu dire : « arrête de dire des conneries, papa », et c’est parti. « Arrête de dire des conneries, papa », c’est une voix affectueuse qui parle, affectueuse, généreuse. À partir de là, ça a été un réel plaisir d’écrire. Je n’étais pas dans l’autobiographie, dans le dolorisme, dans la plainte… Fiction ? Je ne sais pas, j’aimerais bien que ce soit un roman, que mon fils ne soit pas vraiment mort. Autofiction, évidemment, sauf qu’il n’y a pas de « je » dans le livre ; ce n’est justement pas « je Michel Rostain » qui parle, c’est « je ton fils ». C’est différent du coup, un récit aux frontières de toutes sortes de genres.

C’est un texte qui célèbre la vie alors qu’il parle de la mort soudaine d’un enfant.

Oui… il y a dans ce livre une célébration de la vie. On peut vivre avec « ça ». On peut vivre, regardez les millions et les millions d’êtres humains qui vivent des moments magnifiques, malgré les horreurs dans lesquelles ils ont été immergés ! Des horreurs bien pires que celles que j’ai vécues. C’est fascinant la vie !

C’est à ce moment-là que vous avez découvert que la vie peut être aussi fascinante ?

Mon métier d’artiste, ma vie antérieure, ma paternité, l’amour m’avaient déjà permis d’entrer dans ce qu’il y a d’extraordinaire avec la vie. Je ne dis pas que j’étais préparé à « ça » : c’est totalement irrecevable la mort de votre enfant. J’ai simplement eu la chance d’être malgré tout vivant à ce moment-là, et d’avoir des amis vivants, eux et nous présents à la douleur et à la vie et à l’amitié, plutôt que seulement anéantis.

Un ami m’a dit : « On peut vivre avec ça ». Merci à lui. Comment ? En se racontant des histoires. C’est magnifique de raconter des histoires. Nous passons notre temps à nous raconter des histoires et à en raconter aux autres. Le métier d’écrivain, c’est de raconter des histoires. Je vous raconte une histoire et j’espère que cette histoire, non seulement vous touche et vous plaît, et qu’elle vous aide à vivre. Finalement… Moi, Michel Rostain, dans une douleur pareille, je suis vivant, je peux vivre avec « ça ». Raconter des histoires, de vous raconter cette histoire m’a beaucoup nourri. Ce texte est bourré d’inexactitudes, et tout est vrai, profondément vrai. Mon fils, une fois mort ne m’a jamais parlé, rien à voir avec ce fils mort qui raconte le deuil de son papa. Je ne crois pas non plus une seconde que le volcan islandais ait explosé à cause de mon fils. Je suis un rationaliste, le volcan a pété parce qu’il a pété ! Mais qu’est-ce que c’est vivant, qu’est-ce que c’est joyeux de rêver que Lion-le fils a envoyé un signal au papa en deuil.

Je raconte des histoires, racontons des choses, et ne soyons pas prisonniers des histoires que nous nous racontons.

Il y a beaucoup d’ironie tendre à l’égard du père. Est-ce le papa qui parle et qui ne s’épargne pas ou est-ce le fils qui avait ce regard tendrement ironique sur le père ?Il faudrait le lui demander, mais mon fils Lion est mort, je n’en sais rien. J’ai inventé un rapport que j’aime avec mon fils. Je ne sais pas s’il a eu le même avec moi. Je pense que nous en aurions été capables, la preuve, ce livre, moi, mais je ne sais pas plus.

Ce papa a beaucoup d’humour, beaucoup de recul notamment la scène des obsèques de l’ami Simon six mois avant la mort du fils, comme une répétition.

On n’y va plus très souvent aux enterrements. Mais si on regarde cette cérémonie de loin, sans avoir les yeux brouillés de larmes, elle est souvent médiocre… Là, dans le livre, ce n’est pas le papa en deuil qui va aux obsèques de Simon. Il n’est pas encore en deuil de son fils, et c’est ce qui lui permet de se moquer… Je suis certain que notre expérience et notre compétence d’artistes nous ont permis, à Martine et à moi, d’aborder la cérémonie qu’il fallait faire pour notre fils quand il est mort.

Ce livre dit aussi : « il faut de temps en temps se préparer à la mort, à la nôtre ou à celle de ceux que nous aimons. Ça arrivera, c’est moins idiot de le savoir. »

La musique est au cœur de votre vie, au cœur de votre livre.

J’ai commencé à faire de la musique aux côtés de mon grand-père, aveugle. Il m’a poussé à devenir musicien, mais en autodidacte. Ce qui à la fois est une merveille (je ne me suis jamais senti prisonnier d’une chapelle, je n’ai jamais été prisonnier du classique, contre le jazz, ou le rock) et un handicap sérieux : j’ai toujours eu des lacunes techniques… À la vérité, c’est la musique savante qui m’a formé. Mais mon rêve, ce serait de mettre en scène Björk, Radiohead… Et aussi La Flûte enchantée de Mozart. La musique a nourri toute mon enfance jusqu’au bac. Mais après il y a eu la philo, la fac, l’enseignement, etc.

Quand j’ai eu une trentaine d’années, je me suis dit : « Tu vas passer à côté de ta vie si tu ne retournes pas à la musique. » Là, je m’y suis vraiment collé, sérieusement. Coup de chance, ça a marché ! J’ai eu la chance que mon premier spectacle, déjà une création lyrique, se fasse au théâtre des Amandiers à Nanterre. Ensuite, au Festival d’Avignon. C’était au début des années 1980. J’ai eu la chance que ce soient des succès. Je n’ai fait depuis que des mises en scène de musique. Je suis musicien, c’est en musicien que j’aborde la mise en scène, je mets en scène la musique. C’est vital pour moi !

Après la mort de votre fils, y a-t-il eu des moments où la musique était trop assourdissante, insupportable ? Ou bien, au contraire, a-t-elle continué à vous accompagner sur votre chemin de deuil et à vous aider ? Elle était présente au moment de la rédaction du livre ?

J’ai toujours eu des livres en cours. Je me disais : « Quand tu seras à la retraite, tu auras le temps de les écrire. » C’était certainement une façon de reconnaître que, pour moi, faire de la musique sur scène était plus important encore. Mais écrire, j’y tenais. Ce livre-là est venu interrompre la rédaction d’un autre. Je ne pouvais plus avancer dans l’autre projet d’écriture à partir de la mort de mon fils. Ce livre est venu en moi comme une évidence.

La musique ? Après la mort de mon fils, quand j’étais trop déprimé, je jouais du Bach. Et puis, j’ai continué à faire des mises en scène musicales. Des opéras d’hier et d’aujourd’hui : Mozart, Donizetti, Yoshida, Cavanna, Hersant. Ça m’a beaucoup aidé. Notre fils est réellement mort à la fin des répétitions d’un spectacle musical que Martine et moi nous étions en train de créer. Musique de Richard Dubelski d’après des textes de Nancy Huston. Évidemment, Martine et moi, nous nous sommes demandé si nous allions annuler cette création. Nous nous sommes dit que non, il ne fallait pas, Lion faisait partie de l’histoire de notre spectacle

En plus, c’est un des rares spectacles que j’ai faits avec la maman de mon fils, avec cette femme tant aimée. Pendant les trois premiers mois de notre deuil, nous avons donc tourné avec ce spectacle, la musique ne nous quittait pas, ni l’inspiration de ce spectacle. Ça nous a sans doute aidés à survivre à ce moment-là. Le succès du spectacle nous a aussi aidés.

Après j’ai continué à mettre en scène des opéras, de la musique. Je ne cesse pas, j’en entends tout le temps dans ma tête. Mais l’écriture occupe maintenant une place très nouvelle et très forte dans ma vie.

Source :  oheditions.com

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Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les  « accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

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