(suite et fin)

Et surtout, respecter le tempo du traitement

Revenons-en à la relation médecin/patient. Il est impératif de respecter scrupuleusement la prescription de votre médecin ! Vous ne devez jamais arrêter un traitement sans lui en référer. Un conseil qui a du mal à passer, s’il l’on en croit les conclusions d’une enquête récemment menée par l’Assurance maladie auprès de 600 dépressifs, en Lorraine et Champagne-Ardenne. « Ce sont les patients qui, dans plus d’un cas sur deux, interrompent leur traitement antidépresseur. Ce pourcentage passe à 71% quand le traitement dure moins de 6 mois ». Ce qui représente la durée minimale de traitement pour une bonne prise en charge de la maladie. En dessous de ce délai, « plus d’un patient sur deux fera un nouvel épisode de dépression ». Deux motifs sont évoqués pour justifier ces arrêts : le sentiment de guérison et les effets indésirables des traitements, même s’ils se limitent à de simples coups de fatigue.

Les traitements justement, parlons-en. Les premiers médicaments modernes vraiment actifs contre la dépression sont apparus à la fin des années 50. Il s’agissait de psychotropes, qui modifient le psychisme en agissant sur l’équilibre des neurotransmetteurs. D’où leur interférence, potentiellement dangereuse, avec la conduite d’un véhicule ou d’une machine. Ils peuvent induire un état de somnolence, des troubles de l’attention ou une euphorie anormale.

Antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques : qui fait quoi

  • Les antidépresseurs soignent la maladie, en agissant sur l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau. Ils ont un effet direct sur les symptômes de la dépression : tristesse, sentiment de dévalorisation, difficultés de concentration. Ils sont efficaces, certes. Mais ce sont des traitements lourds, et qui ne sont pas exempts de risques si leur administration n’est pas strictement encadrée. Les antidépresseurs ne doivent jamais être pris sans prescription médicale, ni sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, indispensable à la guérison. Un syndrome de sevrage est d’ailleurs fréquemment observé à l’arrêt du traitement. Oui, un syndrome de sevrage ! Et les femmes enceintes ou allaitantes doivent être encore plus prudentes. Dans tous les cas, seul le médecin peut décider du recours à ces médicaments ;
  • Les anxiolytiques ne soignent pas la dépression. Ce sont des « tranquillisants » qui en atténuent les symptômes en calmant uniquement les angoisses. Et tout usage prolongé peut induire une dépendance ;
  • Les hypnotiques non plus ne soignent pas la dépression. Ces « somnifères » agissent comme leur nom l’indique, sur le sommeil. Ils font dormir, mais n’améliorent pas la qualité du sommeil qui n’est alors pas réparateur.

En cas de dépression, ces trois types de substances sont fréquemment associés. Une association qui se justifie par le fait que les antidépresseurs agissent toujours avec retard. Il faut en effet attendre pour percevoir les effets apaisants du traitement. Entre 21 jours et 4 semaines…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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La dépression est une vraie maladie

C’est un trouble mental caractérisé par des symptômes précis : une profonde tristesse, une perte d’intérêt pour toute activité, un manque d’énergie et une hyper émotivité. Mais pas seulement.

Le dépressif souffre parfois aussi de ce que les psychopraticiens appellent une « abrasion émotionnelle« . En clair, il n’accorde plus d’importance à rien. Le sentiment d’être « au bout du rouleau » symbolise bien l’état psychologique du dépressif. Il n’en peut plus de vivre…

Il… ou plutôt elle. Car les femmes sont davantage touchées que les hommes. Un constat qui depuis longtemps intrigue les spécialistes, et qui reste mal compris. Et pour bien cadrer la dimension de santé publique du problème, signalons que selon l’OMS, la dépression sera bientôt « la 2ème cause de maladie incapacitante, en termes d’arrêt de travail, au niveau mondial ».

Enfin ne nous voilons pas la face. La dépression est l’une des principales causes de suicides. Chez le dépressif en effet, le risque suicidaire est de 24 à 36 fois plus élevé que dans le reste de la population !

Des causes très diverses

Il n’y a pas d’explication précise au fait que telle personne sombre dans la dépression, plutôt qu’une autre. Même si le déclencheur est parfois un épisode de stress intense. En revanche, différents facteurs biologiques, psychologiques ou sociaux peuvent, à des degrés divers, se trouver à l’origine d’une dépression.

Tout d’abord les « accidents de la vie ». Une expression assez vague, mais qui a le mérite d’englober des croche-pieds de la vie aussi divers que le décès d’un proche, un divorce voire des difficultés professionnelles importantes. Pour les plus jeunes, il peut également s’agir d’un échec scolaire.

L’environnement social aussi, joue un rôle important. Les problèmes d’intégration, de communication, le harcèlement au travail et, particulièrement chez les hommes, le stress professionnel et le chômage… Chez d’autres, le relationnel va jouer un rôle éminent dans l’installation d’une dépression. Par exemple, une rupture amoureuse, familiale ou simplement amicale peut favoriser une évolution vers la dépression.

C’est ce que soutient le Dr Patrick Lemoine. Psychiatre, spécialiste du sommeil et de la dépression, il rappelle dans son ouvrage « Dépression », paru chez Larousse, que « l’homme est un être narcissique, dont la vie telle une ellipse, se focalise autour de 2 foyers : le travail et l’harmonie des sentiments ». Lorsque l’une de ces sphères est déséquilibrée, il y a risque de dépression.

Sans oublier naturellement le rôle fondamental de la biologie. La dépression, c’est aussi le désordre dans les relations entre les neurotransmetteurs, des substances chimiques importantes localisées dans le cerveau. Que l’équilibre là encore soit rompu, et les troubles s’installent.

Il existe ainsi des familles de dépressifs. Depuis maintenant près de 60 ans, de nombreuses études le confirment. Une personne dont un parent proche a souffert de dépression est plus susceptible de développer la maladie. Laquelle peut alors s’installer sans qu’il soit possible de la rattacher à un événement précis, et c’est alors que l’origine familiale sera mise en avant.

Primordiale, la relation psychopraticien/patient

Le suivi médical est la clé d’une bonne prise en charge. Et justement, de quel suivi médical parlons-nous ? De celui d’un généraliste ? D’un psychiatre ? D’un psychotpraticien ? Qui fait quoi ?

Vous ne vous sentez pas bien ? Le premier réflexe est d’en parler à votre médecin généraliste. Il est en première ligne. C’est lui qui va diagnostiquer une dépression. Ou à l’inverse, un simple coup de blues. C’est lui aussi qui va éventuellement vous orienter vers une psychothérapie. Alors, psychiatre ou psychopraticien ?

Le psychopraticien n’est pas médecin. Il traite et solutionne les problèmes que peuvent rencontrer les dépressifs légers ou lourds, sans prescrire de médicaments. Son rôle est de comprendre le patient, de le conseiller et de lui proposer des approches comportementales, émotionnelles et cognitives qui ont fait leurs preuves. Rien avoir avec un psychiatre, médecin, qui soigne en prescrivant des antidépresseurs et autres molécules chimiques. Seul un psychiatre peut conseiller tel ou tel médicament.

Références : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Dans les jours et semaines qui viennent, vous allez beaucoup entendre parler de dépression et d’antidépresseurs !

Ce n’est pas un hasard.

L’Assurance maladie organisait récemment un débat dans les Grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.

Des conférences, ouvertes aux professionnels de santé, aux associations de patients et au grand public, avaient pour but de favoriser les échanges entre professionnels et grand public.

Vous n’y étiez pas ?

Alors vous pouvez consulter en ligne les conseils de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) pour un bon usage des antidépresseurs. Pour les enfants et les adolescents mais aussi pour les adultes.

Les antidépresseurs ? Nous en sommes de grands consommateurs. Et la raison du succès de ces médicaments qui soignent la dépression… c’est la forte demande des Français – ou des médecins prescripteurs ! Ils sont en effet près de 9 millions à souffrir de cette maladie.


La France championne du monde… malheureusement !

Selon la Haute Autorité de Santé, entre 7% et 15% des Français souffriraient de dépression. Ce qui est beaucoup par rapport aux 100 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui seraient touchés par la maladie dans le monde.

Près de 65 millions de boîtes d’antidépresseurs sont vendues chaque année dans l’Hexagone. Soit deux fois plus qu’en Italie, Allemagne et Grande-Bretagne. C’est simple, nous sommes les champions !

Et nos jeunes ne sont pas mieux lotis. Ils sont près de 40 000 mis sous antidépresseurs avant 18 ans.

Quarante mille de trop ?

Probablement pas. Mais c’est assurément beaucoup.

Ne banalisez jamais la prise d’un antidépresseur !

Comportement suicidaire, agressivité, colère…

Les risques liés à l’utilisation des antidépresseurs modernes, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont réels. Le nom est barbare certes, mais il fait référence à une substance fabriquée dans le cerveau et qui serait en partie responsable de l’humeur. Les ISRS ( dont le chef de file est le célèbrissime Prozac) viennent combler le déficit cérébral en sérotonine caractéristique de la dépression.

Dès avril 2005, l’Agence européenne du médicament (EMEA) attirait l’attention sur les risques de ces médicaments chez l’enfant et l’adolescent.

En février 2006, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a rendu publics les résultats d’une méta-analyse concernant les suicides et tentatives de suicide survenus au cours d’essais cliniques de la paroxetine, un autre ISRS.

Chez les adultes traités pour trouble dépressif sévère, la fréquence des comportements suicidaires a été plus élevée (0,32%) que la moyenne (0,05%). Idem chez les jeunes de 18 ans à 24 ans, avec un taux de comportements suicidaires de 2,19% sous paroxétine contre 0,92% en moyenne.

Enfin chez les enfants et adolescents, une augmentation des tentatives de suicide et idées suicidaires a été observée avec tous les antidépresseurs.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que l’AFSSaPS ait rappelé, en mars 2006, que « le traitement de première intention des troubles dépressifs chez l’enfant et l’adolescent est psychothérapeutique ».


D’ailleurs précise-t-elle, « la dépression chez l’enfant et plus particulièrement chez l’adolescent est fréquemment associée à un risque suicidaire important. La prescription d’antidépresseurs n’est donc pas adaptée aux situations d’urgence. » Dépression, dépression, mais il s’agit de quoi, au juste ?

La suite dans mon prochain article…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Au-delà du poids, de l’indice de masse corporelle et de l’obésité, « se trouver gros » pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé en favorisant le stress.

Les méfaits sur la santé de l’obésité ne seraient pas uniquement liés à l’excès de poids mais aussi à la mauvaise image que peuvent avoir d’eux-mêmes les gens en surpoids. C’est ce que montre une nouvelle étude de chercheurs de l’université de Colombia (New York).

Ces derniers ont recruté plus de 170 000 personnes à qui ils ont demandé d’une part leur poids actuel et d’autre poids le poids idéal qu’ils aimeraient atteindre. Par ailleurs, ils ont demandé aux volontaires le nombre de jours au cours desquels ils se sont sentis mal physiquement ou moralement au cours du mois écoulé.

En comparant ces différentes données les auteurs se sont aperçus que plus l’écart entre le poids réel et le poids idéal était important, plus le nombre de « mauvais jours » augmentait.

Pourquoi ? « Le stress lié à la stigmatisation des personnes obèses peut-être un facteur influençant la santé et augmenter le risque d’hypertension et de diabète par exemple », expliquent les auteurs.

« Le surpoids n’est pas forcément synonyme de mauvaise santé, reconnaissent les chercheurs. Pourtant la première réaction des médecins face à un patient qu’ils jugent trop gros et de lui dire de perdre du poids. Ça n’est peut-être pas l’approche la plus efficace en terme de santé… »

Sources : lanutrition.fr et Peter Muennig, Haomiao Jia, Rufina Lee, and Erica Lubetkin, I Think Therefore I Am: Perceived Ideal Weight as a Determinant of Health, Am J Public Health, Jan 2008; doi:10.2105/AJPH.2007.114769

La majorité des films du box-office américain font la part belle aux produits gras et sucrés, selon une récente étude.

Les sodas et les chips tiennent les premiers rôles des films les plus vus aux États-Unis. C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Pediatrics.

Entre 1996 et 2005, les chercheurs ont analysé la place occupée par les aliments, les boissons et les enseignes alimentaires dans les 200 films qui ont réalisé le plus d’entrées aux États-Unis.

Résultat : 69 % des films montrent au moins un aliment, une boisson ou une enseigne alimentaire. Parmi ces films, 5 % sont des films tout publics, 24 % portent la balise « accord parental souhaitable » et 71 % sont interdits aux enfants de moins de 13 ans.

Autre constat : les sucreries et les snacks salés ont la vedette ! Ils représentent 59 % des produits mis en avant. Lorsque les restaurants et les enseignes sont montrés à l’écran, il s’agit d’un fast-food dans 62 % des cas.

Les chercheurs ont aussi observé que les comédies, les films d’action et d’aventure sont ceux qui font le plus de publicité pour des produits trop sucrés, trop salés ou trop gras.

« Les parents devraient savoir que les films font de la publicité pour de la malbouffe », conclut Lisa Sutherland, de l’École de médecine Dartmounth de Lebanon (États-Unis) et auteur principal de l’étude.

Sources : lanutrition.fr et Lisa A. Sutherland, Todd MacKenzie, Lisa A. Purvis, and Madeline Dalton. Prevalence of Food and Beverage Brands in Movies: 1996–2005. Pediatrics, Epub Feb 2010; doi:10.1542/peds.2009-0857

Le terme « famille monoparentale » évoque le plus souvent les mères qui élèvent seules leurs enfants, éludant une autre réalité, celle des pères confrontés à cette situation.

Comme Romain, 54 ans, et ses trois filles aujourd’hui âgées de 16, 20 et 21 ans. Il aurait souhaité une garde alternée, mais le départ de son ex-épouse à l’autre bout de la France rendait ce choix impossible. Au terme d’une bataille juridique, il a obtenu la garde de ses enfants. « La première année, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à comprendre ce que je devais faire et ne pas faire« , explique-t-il. Il a essayé de poursuivre les rituels, les câlins, qu’avait institués sa femme, et de tenir à la fois un rôle de père et de mère. « Je n’étais pas à l’aise. Tous les soirs, je devais gratter le dos de la plus jeune, âgée de 8 ans, pendant près d’une heure. Elle appelait cela le « frisson gratte-gratte« , se souvient Romain. Pour chaque décision, je me posais la question de savoir ce qu’aurait fait une maman. C’est moi qui ai dû expliquer à ma fille aînée comment mettre une serviette périodique. »

Craignant que son comportement ne compromette l’équilibre de ses filles, il a entrepris une psychothérapie pendant quelques mois. « J’ai compris que je n’étais pas une maman et que je ne le serais jamais, analyse-t-il. Ces séances m’ont permis d’être moi-même et de me faire davantage confiance.«  Quand sa deuxième fille lui a posé des questions très précises sur la sexualité, il lui a dit que ça n’était pas à lui de répondre et lui a donné le numéro du planning familial.

La relation avec sa fille aînée, qui avait 13 ans au moment de la séparation, a été très difficile. « Elle a immédiatement voulu refonder une petite famille en prenant le rôle de la mère. Comme j’étais très pris par mon travail, la première année, je lui ai confié trop de responsabilités. » La relation est devenue conflictuelle. « Très vite, je lui ai dit qu’elle était ma fille, que son devoir était de bien travailler à l’école et pas d’être la femme de la maison. »

Elle ne supportait pas que son père ait une vie amoureuse. Les deux tentatives d’installer une femme à la maison se sont soldées par un échec. Aujourd’hui, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Sa fille aînée prépare un brevet de technicien supérieur et a un petit ami avec qui elle envisage d’habiter. « Mon devoir de père, considère Romain, c’est d’amener mes enfants à devenir des citoyens autonomes avec les armes pour s’en sortir dans la vie : un diplôme d’enseignement supérieur et le permis de conduire. »

Selon le dernier recensement, effectué en 2006, 15,5 % des familles monoparentales sont constituées autour d’un homme (contre 14,7 % en 1999), soit 344 444  » pères solos ». Le développement de la garde alternée a conduit les pères à faire face à des situations auxquelles ils n’étaient pas forcément préparés. De même que les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont parfois démunies par l’absence du père, notamment pour exercer leur autorité, certains hommes ont du mal à trouver leur juste place.

Ces hommes font encore l’objet d’un regard particulier de la société.

Contrairement aux mères, ils doivent très souvent justifier leur statut pour toute démarche, comme inscrire son enfant à l’école. « J’ai fait plastifier le jugement qui m’accorde la garde des filles. On me l’a encore demandé récemment pour inscrire ma cadette au permis de conduire », déplore Romain.

On considère encore qu’un enfant, dans les premières années de sa vie, ne peut grandir correctement qu’en présence d’une figure maternelle. Une idée de plus en plus battue en brèche.

Le pédopsychiatre Patrice Huerre s’est penché sur les parcours singuliers de « pères solos » dans un ouvrage intitulé Pères solos, pères singuliers ?. « Ce qui importe, considère le docteur Huerre, c’est que la figure d’attachement première soit fiable. Si c’est le cas, peu importe que ce soit le père ou la mère. Certains pères considèrent que l’absence de la mère doit être absolument compensée. Du coup, ils en rajoutent dans la proximité et ne sortent quasiment plus. » Certains hommes, à l’instar des mères seules, ont ainsi du mal à exercer leur autorité par manque de distanciation.

« Se contenter d’être père a l’avantage de laisser, en creux, toute sa place à la mère », considère le pédopsychiatre. Et même si celle-ci a disparu de la vie des enfants, il est important de l’évoquer. Toute tentative d’effacement reviendrait à nier une part de l’enfant lui-même. Elle risquerait d’installer une fille dans une vie de « petit couple » déstructurante en considérant inconsciemment son père comme son mari.

A l’adolescence, une trop forte relation avec le père qui ne peut être contesté constitue un obstacle à l’autonomisation de l’enfant. Difficile d’exister ou de rivaliser avec ce père auquel on doit tout. « Ce qui me paraît essentiel, en cas d’absence de la mère, c’est qu’il y ait des tiers féminins invoqués régulièrement », considère le médecin.

Dévoués à leurs enfants, certains pères solos mettent leur vie affective entre parenthèses au risque d’enfermer leurs enfants dans une bulle familiale. Plus il tarde à avoir une vie amoureuse, plus cela risque d’être douloureux et conflictuel. « Le plus grand service à rendre à un enfant est de laisser une place à l’homme, sinon, quel modèle adulte le père solo lui donnera-t-il si ce n’est celle d’un homme sacrifié sur l’autel du devoir parental ?« , conclut M. Huerre.

L’enfant se construit dans le juste équilibre de l’amour et du dévouement, mais aussi de l’acceptation du manque et de la frustration.

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Débat sur la pandémie au Conseil de l’Europe : l’OMS et les laboratoires répondent aux accusations

Mal conseillée par des experts manquant d’indépendance, l’OMS a-t-elle délibérément exagéré les dangers du virus H1N1 et les risques de pandémie, pour le plus grand bonheur des laboratoires produisant les vaccins contre la grippe ? C’est la thèse soutenue par un député médecin allemand membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le Dr Wolfgang Wodarg. Mardi matin à Strasbourg, une audition a permis aux médecins, à l’OMS et aux fabricants de présenter leurs arguments face à ces accusations.

POUR LE Dr WODARG, la « fausse pandémie » de la grippe H1N1, qui fait suite aux « alertes », tout aussi excessives, selon lui, de la grippe aviaire et du sras conduit les gouvernements à gaspiller des ressources qui seraient bien mieux utilisées pour combattre des maladies « réelles ». De plus, les campagnes de vaccination décidées à la hâte peuvent non seulement exposer des personnes en bonne santé à des effets secondaires inconnus, mais décrédibilisent aussi les institutions sanitaires nationales et internationales. Le Dr Wodarg a donc appelé le Conseil de l’Europe à enquêter sur ce sujet et à présenter un rapport sur ce thème. Confié à un député britannique, Paul Flynn, ce rapport sera rédigé et discuté d’ici au printemps ou à l’été.

S’exprimant devant les membres de la commission de la santé de l’Assemblée parlementaire, le Dr Keiji Fukuda, conseiller spécial auprès du directeur général de l’OMS pour la grippe pandémique, a défendu les positions prises par son organisation : selon lui, tous les critères étaient réunis en 2009 pour parler de pandémie, et l’OMS, correctement informée par ses experts, a parfaitement joué le rôle que les gouvernements attendaient d’elle. Le Dr Luc Hessel, représentant le Groupe des fabricants européens de vaccins, souligne que ceux-ci ont produit les vaccins réclamés par les pays, sans aucune influence politique et sans optique de profits, avec d’ailleurs des prix adaptés aux capacités économiques des États acheteurs.

À l’inverse, le Pr Ulrich Keil, qui dirige l’institut d’épidémiologie de Münster, en Allemagne, considère que l’OMS a surestimé les risques, comme l’avaient d’ailleurs déjà fait, estime-t-il, les États-Unis en 1976, lors d’une première apparition du H1N1, virus qui s’était révélé bénin après avoir entraîné une panique dans le pays. À l’époque, les États-Unis avaient lancé en hâte une campagne de vaccination, arrêtée peu après vu la faible dangerosité du virus. Le Pr Keil s’étonne que l’OMS ne se soit pas souvenue de cet épisode, et a cité d’autres cas « troublants » de fausses alertes, avant de rappeler le contexte très particulier de la grippe espagnole de 1918, survenue au sortir de la guerre sur une population européenne affaiblie et mal nourrie.

Questions sur les experts.

Lors du débat avec les quatre intervenants, les parlementaires puis la presse se sont surtout interrogés sur la nature et les compétences des experts conseillant l’OMS, ainsi que sur leurs liens avec d’autres institutions, et surtout avec l’industrie pharmaceutique. Pour certains députés, la situation actuelle serait le résultat du renforcement des liens entre l’OMS et des chercheurs travaillant dans l’industrie, ce qui aurait fini par « privatiser l’OMS ». Un point de vue dénoncé au contraire par le Dr Fukuda, qui, campant sur ses positions, souligne qu’il est impossible, scientifiquement parlant, de faire l’impasse sur les compétences de l’industrie.

Si les échanges ont largement porté sur les « conflits d’intérêts » des experts et le « manque de transparence » dans la prise des décisions, ils ont été plus sommaires sur le contexte qui a prévalu à la mobilisation contre la pandémie. Pour le Dr Denis Jacquat, député français et expert de ces questions au sein des Assemblées française et européenne, il ne faut pas oublier que, s’il y avait eu un seul mort pour cause de vaccination insuffisante, les gouvernements comme l’OMS auraient été sommés de s’expliquer sur les insuffisances de leur préparation : « Pour une fois, dit-il, nous avons assisté à une politique de prévention dictée par le principe de précaution » et il est peut-être trop simple de la critiquer a posteriori.

Il n’en reste pas moins que beaucoup de parlementaires appellent les organismes sanitaires à revoir leurs stratégies en matière d’épidémies, mais aussi de priorités sanitaires, face à des fléaux infiniment plus « tueurs », comme les maladies cardio-vasculaires et les cancers.

Source : Quotimed.com

Il vous faut agir au plus tôt !

9%  des salariés européens déclarent avoir été victimes d’intimidation ou de harcèlement moral.

Les médecins du travail reçoivent de plus en plus de salariés en situation de souffrance au travail. Amplification du phénomène ou bien levée d’un tabou ?

Une pathologie de la solitude

Le salarié harcelé se retrouve d’abord isolé face à son problème et manque de recul pour analyser sa situation. Il ne communique pas. Il pense souvent pouvoir s’en sortir seul. Il ne perçoit pas immédiatement sa mise en danger. C’est durant cette phase que le médecin traitant (ou le médecin du travail) peut éviter le passage en phase de décompensation. Car si le harcèlement perdure et en l’absence de prise en charge, s’installe la forme la plus grave de décompensation : un tableau de névrose traumatique. Malheureusement beaucoup ne consultent qu’à ce stade de réparation. Le chemin sera long pour la reconstruction. Le psychiatre complète souvent ce binôme.

Médecin traitant, médecin du travail : une approche commune au début

« Au travail, est-ce que ça va ? » Quel que soit le médecin qui reçoit ce patient, cette question est incontournable devant une situation de souffrance morale. Elle peut suffire à sortir ce salarié-malade de son isolement. Le médecin se place dans une situation d’écoute. Il évalue le degré de souffrance et en recherche la cause. Il faut déculpabiliser ce patient qui a fini par se croire responsable de sa situation. La pression au travail pouvant être très forte, le médecin doit remettre la santé comme préoccupation première. Attention aux patients qui paraissent les plus forts, ils s’effrondrent d’autant plus brutalement !

Le médecin traitant a la connaissance de son patient

Il prend en charge le soin. Il oriente ensuite vers le médecin du travail pour la prise en charge de la situation médico-professionnelle. S’il délivre un arrêt maladie de plus de vingt et un jours, le médecin du travail reverra le patient dans les huit jours suivant la reprise. Pendant la suspension de contrat, la visite de pré-reprise permet d’anticiper la reprise effective, parfois de la différer.

Le recours aux consultations de pathologies professionnelles peut être utile, mais les délais sont longs. Ces consultations spécialisées, hospitalières, ont élargi leur domaine à la souffrance au travail.

Le médecin du travail a la connaissance de l’entreprise

Il orientera vers le médecin traitant pour le soin et l’éventuel arrêt maladie. Par cette première consultation, le médecin du travail informe le patient de la réglementation et de ses droits. Puis il analyse la situation personnelle. Ce patient, qu’il découvre en dehors des visites bisannuelles systématiques, doit être revu. De façon formelle au travers du libellé de la fiche d’aptitude, ou informelle à l’initiative du salarié (« Tout salarié peut consulter son médecin du travail, sur son temps de travail, sans avoir à se justifier. Ce type de visite ne peut pas être pris comme faute. ») Par sa connaissance de l’entreprise, le médecin du travail peut conseiller, proposer des aménagements de poste, parfois intervenir directement. Mais toute intervention, que ce soit auprès de l’entreprise ou du médecin traitant, se fait avec l’accord du patient et dans le respect strict du secret professionnel.

Enfin, chaque médecin doit avoir les coordonnées de l’autre. N’oublions pas le téléphone. La concertation directe entre confrères rend de grands services à nos patients.

La loi définit la prévention primaire

Par la loi, l’employeur a l’obligation d’organiser la prévention dans son entreprise. Au-delà de vingt salariés, les dispositions relatives à l’interdiction de toute pratique de harcèlement doivent figurer au règlement intérieur (ce règlement doit être remis à l’embauche avec le contrat de travail et un exemplaire de la convention collective).

> Les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail sont clairs : « […] Il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail […] » (article L230-3).

> Tout aussi clair est l’article sur le harcèlement : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel […]. » (article L122-49).

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Les personnes ayant une faible estime de soi ont tendance à percevoir, à tort, que l’acceptation et l’amour de leur partenaire varient en fonction de leurs succès et échecs professionnels (recherche publiée dans le Personality and Social Psychology Bulletin).

« Se sentant moins valorisés en général, la confiance dans l’acceptation inconditionnelle du partenaire est particulièrement importante pour les gens qui ont une faible estime de soi », expliquent les auteurs.

Ils ont tendance à interagir sur un mode d’auto-protection, s’autorisant à se sentir en connection avec leur partenaire seulement s’ils se sentent acceptés et valorisés.

Une difficulté est que, liant le succès et l’échec à leur valeur personnelle, ils s’attendent à l’appréciation et l’acceptation en cas de réussites et à la dépréciation et au rejet en cas d’échecs. Ils sont particulièrement susceptibles d’interpréter de façon biaisée les réactions de leur partenaire à la lumière de ces attentes. La perception d’une dépréciation peut souvent enclencher un engrenage négatif dans les interactions du couple.

Sandra L. Murray et ses collègues, ont analysé les notes quotidiennes de 154 couples rapportant leurs succès et échecs professionnels et le niveau d’acceptance, de support et d’amour qu’il ressentait de la part de leur partenaire.

L’estime de soi s’est avérée être en relation importante avec la perception de l’appréciation et du support du conjoint dans le quotidien. Les hommes et les femmes avec une faible estime de soi sentaient l’amour de leur conjoint conditionnel à leur succès professionnel quotidien. Ils se sentaient mieux aimés les jours où ils avaient du succès. Les femmes avec une basse estime se sentaient moins aimées les jours où elles avaient des échecs au travail. Au contraire les gens avec une bonne estime sentaient l’amour inconditionnel. En fait les femmes avec une bonne estime se sentaient même mieux aimées les jours où elles rapportaient des échecs au travail.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent l’importance pour les gens avec une faible estime de soi de réaliser comment les événements dans leur propre vie peuvent irrationnellement envahir leur relation de couple, les amenant à voir leur partenaire plus négativement que ce que justifient les faits.

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Le cancer constitue la première cause de mortalité dans le monde.

L’OMS estime que cette maladie aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015, si aucune mesure est prise.

Chaque année, l’OMS, aux côtés de l’Union international contre le cancer, mets en avant des moyens susceptibles de faire reculer la charge de cette maladie partout dans le monde.

En tant que membre de cette Union, la Ligue contre le cancer 31 vous annonce le lancement, dès janvier 2010, de nouveaux ateliers en faveur des malades et de leurs proches.

Soins socio-esthétiques :

– la Ligue 31 vous présente « La Bulle », un espace de détente, de conseils et de soins prodigués par une esthéticienne diplômée et spécialisée en cancérologie (soins des mains, du visage, modelage relaxant, conseils en maquillage…).

Ateliers de diététique :

– animés par notre diététicienne diplômée et spécialisée en cancérologie, de nombreux thèmes pourront y être abordés.

Téléphone de la Ligue contre le cancer 31 : 05 61 54 17 17

Comment lutter contre un état dépressif ?

Vous sentez-vous souvent cafardeux, fatigué ou sans entrain ?

Peut-être faites-vous un début de dépression.

Ne recourez pas d’emblée au Prozac : il existe de meilleures façons de s’en débarrasser.

 

  1. Recherchez-en la cause. C’est peine perdue si vous ne vous attaquez qu’aux symptômes de la dépression. De plus, si dès le départ, vous ne combattez pas la dépression en profondeur, elle peut s’aggraver, devenir chronique ou réapparaître.
  2. Parlez-en avec des amis. Ne rentrez pas dans votre coquille mais cherchez de l’aide auprès d’amis en qui vous pouvez avoir confiance. Demandez-leur de se livrer avec vous à une réflexion franche et honnête.
  3. Tenez un journal. Le rythme et le caractère privé de l’écriture pour vous-même ont un effet calmant et éclairant.
  4. Attaquez-vous à la cause. Une dépression causée par un mauvais mariage ou des enfants difficiles sera mieux combattue avec un psychothérapeute spécialiste du couple qu’avec des antidépresseurs. Une fatigue constante due à un emploi stressant ne disparaît que lorsque le travail est organisé différemment.
  5. Lisez des ouvrages sur la dépression. Quelqu’un qui sait ce qui lui arrive est mieux à même de s’aider lui-même.
  6. Combinez repos et action. Veillez à avoir un corps sain en vous reposant suffisamment après votre travail et en faisant suffisamment de sport, du vélo ou de la promenade. Une demi-heure par jour aide apparemment beaucoup.
  7. Dormez suffisamment. Réfléchissez à ce qu’était autrefois votre temps de sommeil idéal à l’époque où vous vous sentiez encore bien. Revenez à cette discipline.
  8. Mangez sain. Pas de plats à emporter mais des repas que vous préparerez vous-même avec des ingrédients frais.
  9. Prenez rendez-vous. Je vous expliquerai ce qui ne va pas chez vous et vous offrir une perspective de rétablissement. Je peux aussi vous aider à briser votre spirale négative.

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Entre 10 et 15 % des femmes âgées de 20 à 40 ans rapportent au moins un comportement alimentaire problématique ou une attitude liée à l’alimentation/alcool qui soit exagérée, selon une étude publiée dans l’International Journal of Eating Disorders.

L’équipe des chercheurs Lise Gauvin et Jean-Marc Brodeur de l’Université de Montréal et Howard Steiger de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas a mené des interviews téléphoniques auprès de 1501 femmes demeurant en milieu urbain (Montréal) et âgées en moyenne de 31 ans. La majorité était mariée, non fumeuse et détenait un diplôme universitaire.

Quelque 13,7 % des femmes rapportaient un comportement de boulimie ou d’hyperphagie (binge eating), caractérisé par une consommation excessive de nourriture accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle, un à 5 jours par mois ou 1 à 7 fois par mois; 4,1 % rapportaient au moins 8 épisodes de boulimie par mois; 2,5% rapportaient se forcer à vomir ou utiliser des laxatifs ou des diurétiques pour maintenir leur poids.

L’étude montre aussi que 28% des femmes font de l’exercice physique intense 2 fois par mois avec le seul objectif de perdre du poids.

« L’anorexie, qui se caractérise entre autres par une restriction alimentaire extrême, est beaucoup plus rare que les comportements boulimiques », précise Mme Gauvin. Aucune des femmes interrogées ne présentaient d’ailleurs de comportements anorexiques.

Sources : psychomedia, Université de Montréal, Science Daily

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien d’une demi-heure vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement.

Les limites du maintien à domicile.

Les difficultés de maintien à domicile des plus de 75 ans représentent une problématique quotidiennement observée dans la pratique psychothérapeutique . Un des facteurs limitants du maintien à domicile est la dépendance définie par le besoin d’aides dans les activités de la vie quotidienne. La dépendance peut être physique et/ou psychique.

Elle doit être distinguée de l’autonomie ou « libre arbitre ».

Dépendance

La dépendance n’est pas une fatalité du vieillissement, ce dernier n’étant pas une maladie. La dépendance est sous-tendue par des pathologies dont l’incidence augmente avec l’avancée en âge. Les premières causes de dépendance sont les démences dont les trois plus fréquentes sont respectivement la maladie d’Alzheimer (plus de deux tiers des cas), la démence à corps de Lewy et les démences vasculaires. Le syndrome confusionnel, surtout dans sa forme « hyperactive », peut également compromettre le maintien à domicile. Rappelons-le, le syndrome confusionnel est une urgence gériatrique qui sauf exception, est toujours d’origine organique.

Les autres causes bien connues de dépendance sont les pathologies de l’appareil locomoteur (arthrose, ostéoporose), les pathologies neurologiques (atteinte cérébrovasculaire, maladie neurodégénérative [syndrome parkinsonien]), atteinte neurologique périphérique (polyneuropathie).

… l’aidant informel.

Certains disent que le « médicament » du sujet dépendant à domicile est l’aidant informel.

L’aidant principal est dans 50 % des cas le conjoint, la femme dans 2/3 des cas, et un enfant dans 1/3 des cas.

Les femmes âgées de 50 à 79 ans constituent la majeure partie (55 %) des aidants informels. Il faut donc protéger ces femmes âgées en anticipant les conduites à risque (surmenage, maternage, épuisement, voire abandon, négligence, maltraitance).

Les évolutions démographiques attendues pour les prochaines décades dans nos sociétés occidentales sont inquiétantes. Selon un scénario « central » (ni optimiste et ni pessimiste), le nombre de sujets dépendants entre 2000 et 2040 augmenterait de 50 % alors que pendant la même période le nombre de femmes âgées de 50 à 79 ans n’augmenterait que de 12 %.

On s’attend donc dans les prochaines années à un déficit en aidants informels.

Dans une récente recherche, le Prozac, un antidépresseur souvent prescrit pour le traitement de l’anorexie, s’est avéré inefficace pour prévenir la rechute chez des jeunes femmes souffrant d’anorexie.

Ces résultats, en conjonction avec d’autres recherches, indiquent que la pratique courante de prescrire des antidépresseurs pour le traitement de l’anorexie est peu susceptible d’amener des résultats satisfaisants, écrivent les chercheurs dans le « Journal of the American Medical Association ».

Au cours de la recherche impliquant 90 participantes qui recevaient le Prozac ou un placebo, plus de la moitié d’entre elles ont abandonné l’expérience et parmi celles qui ont poursuivi environ 30%, prenant le placebo ou le Prozac, ont conservé un poids santé. La recherche a duré un an et les participantes avaient d’abord reçu un traitement psychiatrique et repris un poids santé avant de prendre le Prozac ou un placebo.

Cette recherche va dans le même sens qu’une revue des recherches antérieures, réalisée par une agence gouvernementale américaine, qui concluait qu’aucun médicament ne traitait efficacement l’anorexie.

Ce rapport concluait aussi la psychothérapie cognitive et comportementale pouvait aider avec efficacité. Alors que les antidépresseurs ont été reliés à un comportement suicidaire chez les enfants, les chercheurs notent que la dépression accompagne souvent l’anorexie et que celle-ci est une des maladies mentales ayant le plus haut taux de suicide.

Source: Psycport

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Les perfectionnistes sont bien loin de la perfection…

Une équipe canadienne arrive à la conclusion qu’il s’agit d’un désordre psychologique du même type que les comportements obsessifs-compulsifs ou de la dépendance affective.

Résultat: les perfectionnistes seraient des gens avec des standards irréalistes, et qui se jugent et jugent les autres comme continuellement en situation d’échec face à ces attentes irréalistes.

Ils se caractérisent par différents types de comportements : outre un souci du détail extrême, certains essaient de masquer leurs imperfections en évitant les situations où ils peuvent montrer leurs incapacités ou en gardant leurs problèmes pour eux-mêmes, afin d’éviter d’admettre leurs échecs. D’autres essaieraient de projeter une image de perfection en se vantant continuellement et en essayant d’impressionner les autres par leurs accomplissements…

Les chercheurs dirigés par le professeur de psychologie Gordon Flett, de l’Université ontarienne de York, concluent de leur étude psychosociale que ces comportements les maintiennent en situation de stress permanent, ce qui occasionnerait des problèmes de santé, tels la détresse psychologique, la dépression ou les désordres alimentaires. Leur interaction conflictuelle avec les autres leur causerait aussi des problèmes relationnels importants: conflits au travail, problèmes de couple… Dans les cas extrêmes, leur comportement dysfonctionnel pourrait même les mener au suicide.

Comme quoi, personne n’est parfait…

« J‘ai appris énormément de choses avec ce livre.

Et vous voulez que je vous dise un secret : j’ai changé mon alimentation et j’ai déjà perdu six kilos. »

Ce n’est pas un lecteur lambda, fan du nouveau best-seller de David Servan-Schreiber, qui parle ainsi.

Mais le professeur Jean-Marie Andrieu, chef du service d’oncologie médicale à l’hôpital européen Georges-Pompidou. Jeudi 15 novembre, ce cancérologue était sur la scène de la Mutualité, à Paris, aux côtés du psychiatre venu promouvoir sa méthode Anticancer : prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles (éditions Robert Laffont, 360 p., 21 euros), déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires en un mois.

Anonymes touchés par la maladie qui disent « retrouver espoir » grâce à cet ouvrage, mais aussi artistes – le comédien Bernard Giraudeau – et personnalités du monde médical – le professeur Jean-Marc Cosset, chef de service honoraire de radiothérapie à l’Institut Curie -, il y avait foule pour écouter une heure durant la conférence du charismatique docteur Servan-Schreiber. Il a beau ne « pas être l’un des leurs », l’auteur du célèbre Guérir, surnommé « D2S », est parvenu à convaincre plusieurs cancérologues sur le volet alimentation de sa méthode. « Avant le mois de juillet, je ne le connaissais pas. Il m’a fait lire les épreuves de son livre, nous avons échangé des mails tout au long de l’été, et je trouve qu’il a fait tout seul, assez convenablement, le travail du Fonds mondial de recherche contre le cancer », raconte le professeur Andrieu.

Hasard inespéré, ce fonds a publié début novembre un conséquent rapport sur le lien entre alimentation et cancer (Le Monde du 7 novembre), dont bon nombre de résultats rejoignent ceux de David Servan-Schreiber. « J’ai une chance incroyable », reconnaît le psychiatre, qui reprend largement les conclusions des chercheurs internationaux sur son nouveau site Internet anticancer.fr.

« Oui, l’alimentation est le lit du cancer, c’est d’une clarté infernale, mais cela fout les jetons, car vous devez changer vos habitudes alimentaires« , résume le professeur Andrieu. Augmentation fulgurante de la consommation de sucre raffiné, déséquilibre entre oméga-6 et oméga-3, sédentarité : ce trio infernal aurait, depuis cinquante ans, une large part de responsabilité dans la prolifération de cancers qui touche les pays riches. « Notre mode de vie est une forme d’engrais pour le cancer », insiste le psychiatre. Trop de viande rouge, trop de sucre, pas assez de légumes et de fruits : tout serait à revoir dans nos habitudes alimentaires si l’on veut « renforcer nos mécanismes naturels de défense contre le cancer« .

Dans son ouvrage, David Servan-Schreiber révèle qu’il a lui-même été touché par la maladie. Une tumeur au cerveau, il y a quinze ans. Opération, chimiothérapie : « Les traitements conventionnels m’ont sauvé la vie », précise-t-il. Mais il n’a pas voulu en rester là et s’est mis à éplucher la littérature et à découvrir que « l’on peut aider son corps à lutter contre l’inflammation qui nourrit les cellules cancéreuses ».

« Nous assistons à une révolution – illustrée par le succès de ce livre : les Français s’intéressent à la prévention », estime Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer (INCA). « Alors il faut y aller, avec fermeté, il faut que les médecins s’y collent, mais il faut développer une prévention globale, car cela ne sert à rien de mieux manger si on continue à fumer ou à boire », insiste-t-il. « Il est logiquement temps de mener une campagne grand public sur alimentation et cancer », considère David Khayat. Ce devrait être chose faite courant 2008. « Nous allons sortir, avec la direction générale de la santé, un document « Vérités et mensonges sur alimentation et cancer » à l’attention du grand public », promet le professeur Maraninchi.

Un dossier sur ce sujet, élaboré dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS), existe déjà depuis 2003, mais il faut beaucoup de perspicacité pour le dénicher sur le site Internet du ministère de la santé. David Servan-Schreiber, lui, a pris les devants et met à disposition, gratuitement, sur son site Internet, un petit cahier illustré de 16 pages sur « les réflexes anticancer au quotidien ».

Finalement, relativise David Khayat, professeur de cancérologie et ancien président de l’INCA, « le message de Servan-Schreiber est frappé au coin du bon sens : mangez mieux, bougez, évitez le stress, soyez plutôt heureux. Ce n’est pas un livre dangereux ».

Ces cancérologues relèvent néanmoins quelques excès ou raccourcis dans la méthode anticancer du psychiatre. L’analogie entre le romarin et l’anticancéreux Glivec ou encore l’affirmation selon laquelle le thé vert bloquerait l’invasion des tumeurs font sursauter le professeur Maraninchi. Sans parler de la question des compléments alimentaires, sur laquelle le Fonds mondial de recherche contre le cancer a clairement indiqué qu’ils n’étaient pas recommandés.

Sur son site Internet, David Servan-Schreiber livre, en images, sa recette de petit déjeuner « anticancer ». Une pomme bio, un yaourt nature au soja « sans sucre ajouté et sans huile hydrogénée », un filet de sirop d’agave, des graines de lin broyées et du gingembre, parce que, assure-t-il, « la molécule comprise dans cette racine contribue directement à la mort des cellules cancéreuses »…

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a période des fêtes de fin d’année est souvent l’occasion de certains excès en alcool, en aliments gras et sucrés. Les lendemains sont alors difficiles : maux de tête, ballonnements, fatigue… caractérisent ce qui est communément appelé la « gueule de bois ». Le terme médical est la veisalgie, du norvégien kveis, signifiant « inconfort succédant à la débauche », et du grec algia, « douleur ».

Comment retrouver un minimum de confort ?

Internet regorge de conseils de grand-mère – absorber par exemple une cuillerée d’huile d’olive censée tapisser l’estomac, prendre un peu de miel, etc. – qui ne sont efficaces qu’à une seule chose, se donner bonne conscience ! « Après des excès, le corps a été acidifié, c’est-à-dire qu’il présente un excès de protéines, il faut donc tout faire pour l’alcaliniser« , explique Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, qui préconise « une bonne vieille tisane de thym » pendant plusieurs jours. Un cocktail de légumes verts (choux, haricots, petits pois…) peut être également salvateur.

En cas d’abus, « il faut écouter son organisme », insiste le docteur Jacques Fricker, et se contenter « d’un petit déjeuner très léger, un thé, un potage, et dans tous les cas de boire ou manger peu salé. Pendant les fêtes, il se produit souvent un excès de sel qui provoque de la rétention d’eau, indique le nutritionniste. Il est préférable de manger très léger le lendemain« .

« Ne sautez pas de repas, ne grignotez pas », soulignent le docteur Laurence Lévy-Dutel et Elisabeth Scotto, journaliste culinaire, dans le livre Lendemains de fêtes (éditions Eyrolles, 115 p., 14 euros). Dans tous les cas, « hydratez-vous, mangez lentement, évitez les mélanges de boissons, le café… », ajoutent-elles, en proposant également des recettes légères. Et reposez-vous.

PAS DE RÉSULTATS PROUVÉS !

De toute façon, en cas de ballonnements, mieux vaut prendre son mal en patience, car « aucun des remèdes connus et supposés contre la gueule de bois n’a eu de résultats scientifiquement prouvés« , concluent les docteurs américains Rachel Vreeman et Aaron Carrol, de la faculté de médecine de l’Indiana, dans un article paru fin 2007 dans le British Medical Journal, qui passait en revue les résultats de plusieurs études scientifiques sur ce vaste sujet.

Les effets des médicaments et autres compléments alimentaires ne sont guère plus probants. Plus gênant encore, la vigilance s’impose à l’égard de certaines « potions magiques » vendues sur le Web. Attention notamment aux médicaments vendus pour faire baisser le taux d’alcool avant de prendre le volant ! Une boisson, le Security Feel Better, a même été suspendue en 2006, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ayant recommandé son interdiction à la vente. En revanche, il est prouvé qu’un bon moyen d’éviter la gueule de bois est… de ne pas boire trop d’alcool !

Source : lemonde.fr

Lisez le droit de réponse de Patrick NICAISE – PDG de PPN SA (Fabricant de la boisson Security Feel Better), dans le commentaire ci-joint

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Plusieurs études montrent que le gain de poids moyen durant le temps des fêtes varie entre 1/2 et 1 kilo. Mais les personnes qui ont déjà un surplus de poids sont plus vulnérables et prennent environ 2 kilos ! La plupart des gens ne reperdent pas ce poids, indique une étude du New England Journal of Medicine.

Une partie non négligeable de l’excès de poids qui s’accumule au cours des années pourrait ainsi être attribuable aux occasions spéciales.

Cette accumulation de poids liée aux fêtes commence jeune. Holly Hull et ses collègues de l’Université d’Oklahoma ont étudié la prise de poids chez 94 étudiants de niveau collégial durant le congé de Thanksgiving (fête américaine célébrée le quatrième jeudi de novembre).

Ils étaient pesés une journée avant Thanksgiving puis deux semaines plus tard. Le gain de poids moyen était d’un demi kilo (ce qui représente un excès de 3500 calories). Mais les étudiants qui avaient un surpoids avaient pris environ 1 kilo.

Sources : psychomedia et New York Times

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