La boulimie, c’est quoi?

On distingue  deux types de boulimie :

  • la boulimie avec vomissements où le poids est normal ou légèrement inférieur à la normale et qui correspond aux deux tiers des cas
  • la boulimie sans vomissements où le poids est normal ou légèrement supérieur à la normale. La boulimie masculine est beaucoup plus rare (environ un homme pour dix femmes).

Pour faire le diagnostic de boulimie on recherche essentiellement trois critères :

  • Il y a d’abord la crise de boulimie elle-même qui associe l’épisode hyperphagique (ingestion d’une grande quantité d’aliments dans un temps assez court) et le sentiment d’une perte du contrôle alimentaire à ce moment-là (de ne pas contrôler la quantité, de ne pas pouvoir s’arrêter). Cette crise se fait en cachette.
  • Un comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif).
  • Car comme dans l’anorexie il y a une perturbation de l’image corporelle (dysmorphophobie) qui se traduit ici surtout par cette obsession et cette peur panique de prendre du poids.

L’âge de survenue le plus fréquent se situe entre 18-20 ans, le plus souvent il s’agit de jeunes filles.

En général les boulimiques font au moins deux crises par semaines et peuvent faire jusqu’à plusieurs crises chaque jour. Il existe plus rarement des épisodes où les crises s’enchaînent parfois jours et nuits : on parle alors d’état de mal boulimique.

La boulimie, pourquoi?

On ne peut comprendre la boulimie sans la relier à l’anorexie. D’abord parce qu’une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques. Ensuite parce que très souvent on retrouve dans les antécédents d’un patient boulimique, un court épisode anorexique passé inaperçu. Comme nous l’avons développé dans le chapitre sur l’anorexie il s’agit d’un déplacement de l’investissement affectif vers des préoccupations alimentaires. « L’objet » alimentaire, surinvesti, occupe alors tout le champ de la conscience. Mais, à la différence de l’anorexique, qui se sent toujours trop  « grosse de ses envies » et  cherche à maigrir sans fin, il y a, dans la boulimie, perte de cette maîtrise. Le passage à l’acte se termine alors par une sensation de malaise, bien sûr physique (la sensation d’avoir trop mangé), mais aussi psychique avec des idées de culpabilité et d’autodépréciation.

Quel traitement, quelle prise en charge?

Le traitement reprend les mêmes principes que celui de l’anorexie avec une prise en charge pluridisciplinaire. Cependant, s’adressant à un public de jeunes adultes et très souvent d’adultes, l’aspect familial y est beaucoup moins développé ainsi que l’aspect organique. La prise en charge la plus classique associe une thérapie bifocale, c’est à dire d’un coté des consultations régulières avec le psychiatre référent et d’un autre un suivi hebdomadaire avec un thérapeute en psychothérapie. L’aspect corporel est privilégié avec des séances de relaxation et parfois de massages. Il existe également des groupes de parole.

Quelle évolution?

La boulimie est une maladie avec une forte propension à la chronicisation cependant son intensité est très variable dans le temps. Il existe des périodes asymptomatiques qui peuvent durer plusieurs mois avant d’observer une nouvelle rechute.

Au niveau organique la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin. On note également la survenue de problèmes dentaires, oesophagiens et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides.

L’hyperphagie boulimique c’est quoi ?

Quand il y a des crises de boulimie (cf. ci-dessus) sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids, sans préoccupations excessives sur son poids ni problème important d’estime de soi, on parle d’hyperphagie boulimique (ou d’hyperphagie incontrôlée), elle s’accompagne souvent d’une obésité.

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Le 25 novembre 2010, l’Anses a publié un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

Elle a soumis ce travail à consultation auprès de toutes les parties prenantes. A la lumière des éléments reçus, l’Agence rend aujourd’hui son avis et réaffirme que la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un thérapeute.


Suite à une phase de consultation, l’Anses publie son avis sur les régimes amaigrissants

Cet automne, l’Anses a publié un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement. Considérant l’importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l’Agence a souhaité porter ce rapport à la connaissance des membres de la communauté scientifique et médicale, des représentants associatifs et des responsables des organisations professionnelles afin de pouvoir prendre en compte d’éventuelles contributions scientifiques complémentaires dans l’élaboration de son avis.

Une dizaine de contributions ont ainsi été reçues. Elles proviennent en particulier de sociétés savantes et groupes de réflexions (fédération nationale des associations médicales de nutrition, groupe éthique et santé, groupes de réflexion sur l’obésité et le surpoids), d’associations de consommateurs (Famille de France), de promoteurs de régimes et de syndicats professionnels.

A la lumière de ces apports, l’Anses rend aujourd’hui son avis qui établit des recommandations et des conclusions définitives.

En complément, l’Agence publie également les contributions reçues ainsi que les éléments d’éclairage qu’elle apporte aux remarques des parties prenantes.

Régimes amaigrissants : des pratiques à risque

L’avis de l’Agence réaffirme les conclusions de son rapport : la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles (adolescentes, femmes, enceintes, personnes âgées, …). Le risque d’apparition de conséquences néfastes plus ou moins graves sur la santé ne doit pas être négligé.

Cette expertise collective a en effet permis de mettre en évidence, sur la base de la littérature scientifique, des risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques liés à la pratique des régimes amaigrissants, menés sans recommandation ni suivi d’un spécialiste, très largement diffusés auprès du public dans le commerce et sur Internet.

L’analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières modifications sont souvent à l’origine du cercle vicieux d’une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est ainsi, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l’absence d’activité physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids.

La conclusion centrale de ce rapport est que la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif et que cette démarche doit faire l’objet d’une prise en charge par des spécialistes – médecins nutritionnistes, diététiciens, thérapeutes en psychothérapie – qui seront les plus à même de proposer le régime alimentaire correspondant le mieux aux caractéristiques de la personne. L’Anses rappelle en outre que rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l’évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière.

Le contexte du rapport

Le surpoids et l’obésité, qui touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France, constituent un véritable problème de santé publique qui nécessite la prise en charge par un professionnel de santé et peut justifier la mise en œuvre d’un régime alimentaire sous contrôle médical. Mais, dans de nombreux cas, des pratiques alimentaires d’amaigrissement sont adoptées en l’absence de surpoids ou de toute indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.

L’Anses a ainsi été saisie par le ministère chargé de la santé pour évaluer les risques qu’engendrent ces pratiques. L’évaluation conduite s’inscrit dans le cadre global de la problématique de « l’image du corps », prévue par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2 : 2006-2010). Ce rapport est le fruit d’un processus d’expertise collective réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts en nutrition. Ce travail, validé par le comité d’expert spécialisé « nutrition humaine » de l’Anses, s’appuie sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale et des auditions.

Source : anses.fr

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L’anorexie ?

Le diagnostic est retenu en cas de :

  1. – refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal,
  2. – une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale,
  3. – la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille,
  4. – d’aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie ?

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, sports excessifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire ?

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

Et il existe aussi l’orthorexie…

Selon des documents que s’est procurés « Le Monde », le laboratoire Servier savait, depuis au moins le début des années 1990, que son médicament, le Mediator, était nocif.

Selon des documents que s’est procurés Le Monde, les chercheurs des laboratoires Servier étudiaient, depuis le début des années 1990, les composés produits dans l’organisme par le Mediator, médicament interdit depuis 2009 et qui aurait provoqué de 500 à 2 000 décès en France.

Parmi eux, la norfenfluramine (identifiée en 1995 comme responsable de la toxicité de coupe-faims de Servier), l’Isoméride et le Ponderal, tous deux interdits en 1999.

Une parenté que le laboratoire s’est toujours obstiné à minimiser, notamment dans ses documents.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES

Une étude menée en 1993 par deux chercheurs de la filiale britannique de Servier quantifie la présence dans le sang de la norfenfluramine, en concentration, le deuxième composé dans lequel se transforme le Mediator. Or, la norfenfluramine est également le produit actif de deux coupe-faims de Servier, Isoméride et Pondéral, dont une étude démontre en 1995 qu’ils entraînent des effets secondaires graves : une hypertension artérielle pulmonaire, responsable d’insuffisances cardiaques.

Le laboratoire Servier ne pouvait donc ignorer, au moins depuis 1995, que le Mediator pouvait être suspecté de produire lui aussi des effets secondaires graves. Au lieu de quoi, il a toujours affirmé que le Mediator avait des « activités pharmacologiques radicalement différentes » de celles de l’Isoméride et du Pondéral et que sa tolérance cardiovasculaire était « satisfaisante ».

Sources :  Le Monde.fr, Paul Benkimoun, AFP/Fred Tanneau

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Dans le doute concernant les dangers possible de l’aspartame, demandez-vous comment faire et, surtout, par quoi le remplacer.

Voici quelques idées et conseils.

D’abord, si vous voulez vraiment éviter d’ingérer de l’aspartame, vous allez devoir faire preuve d’une grande vigilance. En effet, on en trouve dans plusieurs milliers de produits de consommation courante, sans nécessairement se douter qu’ils contiennent ce type d’additif alimentaire. Prenons les céréales par exemple : nombreux sont les fabricants qui ont remplacé le sucre part l’aspartame, afin de les rendre moins caloriques. Seule solution : bien scruter les paquets (à la recherche, rappelons-le, de la mention E951, le code de l’aspartame pour les additifs alimentaires).

La seconde mesure, toute simple, c’est d’essayer autant que possible de vous passer du goût sucré si vous souhaitez diminuer votre consommation de sucre.

Vous pouvez tout à fait boire votre thé ou votre café sans sucre, c’est une question d’habitude.

De même que les yaourts et autres compotes n’ont pas nécessairement besoin de sucre pour être bons. Même quand vous concoctez des desserts, vous pouvez trouver des recettes où le sucre est réduit à la portion congrue.

Quant aux sodas… Optez plutôt pour un grand verre d’eau quand vous avez soif. Et comme les sodas à base d’aspartame, elle contient 0 calorie. Qui dit mieux ?

Vous ne pouvez décidément pas vous en passer ? Essayez « Just like sugar », un nouveau « faux sucre » entièrement concocté à partir d’éléments naturels et sans additif. Ou encore le sirop d’agave, à l’index glycémique particulièrement bas, 4 à 5 fois plus bas que celui du sucre blanc….

Sans oublier la fameuse stevia qui a débarqué il y peu de temps en France. Attention toutefois, il n’est pas rare qu’elle soit transformée et contienne d’autres produits, notamment pour lui donner son aspect blanc.

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Une bonne journée de travail n’est pas une journée au cours de laquelle vous dévorez une tâche après l’autre. Vous êtes beaucoup plus productif quand vous planifiez bien le temps disponible et quand vous savez quand votre niveau d’énergie faiblit.

Faites d’abord le principal. C’est quand vous arrivez à votre travail le matin que vous avez probablement le plus d’énergie et risquez le moins d’être distrait. Décidez le soir de la tâche qui mérite le plus de bénéficier de toute votre attention. Exécutez cette tâche pendant 90 minutes maximum.

Travaillez comme un sprinter. Celui qui travaille constamment toute la journée voit son niveau d’énergie baisser à mesure que le temps passe. En vous ménageant régulièrement une pause, vous régénérerez vos réserves d’énergie.

Surveillez votre humeur. Quand le travail devient trop pesant, on commence à avoir des émotions négatives. On devient plus impulsif et on réfléchit moins. Peut-être vous sentez-vous fatigué, surchargé, menacé ou avez-vous tout simplement faim. Posez-vous la question : « pourquoi est-ce que je me sens ainsi et que puis-je faire pour me sentir mieux ? »

Ménagez du temps pour des affaires non urgentes. En vous concentrant toute la journée sur des affaires urgentes, vous perdez de vue d’autres choses importantes : entretenir des relations, élaborer une stratégie, penser de façon créative…

Dormez suffisamment. Fixez l’heure du coucher et commencez à adapter votre activité au moins 45 minutes avant d’aller au lit. 98 % de l’humanité a besoin de 7 à 8 heures de sommeil. Même un petit manque de sommeil peut donner lieu à une perte de créativité, de punch et de qualité.

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À quoi sert-elle ?

La peur nous avertit de la présence possible d’un danger. L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.

Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.

– La paralysie

Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cabriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement.

– L’évitement

Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs.

Jusqu’à quel point et sur lesquelles de nos peurs nous choisirons d’investir sont des décisions que nous devons prendre en fonction de ce qui nous importe.

Certains mettront beaucoup d’énergie à vaincre leur peur des hauteurs parce que la montagne les attire, mais choisiront de ne jamais relever le défi de donner une allocution ou de se produire devant les médias, parce que le défi leur semble trop grand ou parce que ces activités ne présentent aucun intérêt à leurs yeux. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.

– La négation du danger

À l’opposé de l’évitement on trouve les comportements “contre-phobiques” où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel.

Une telle attitude amène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers.

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La peur est une émotion d’anticipation.

Elle informe l’organisme d’un danger potentiel.

Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours…).

La peur est subjective

L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective.

Dans le premier exemple, on est enclin à considérer la peur comme “objective”, mais elle ne l’est pas plus que dans les deux autres. Dans cette même situation, en effet, un pilote de voiture de course verrait probablement uniquement un défi alors que moi je crains la catastrophe.

Cette différence d’interprétation du danger repose sur l’inégalité de notre expérience et de nos habiletés en tant que conducteurs.

Réaliste ou irréaliste

La peur est déclenchée par la perception d’un danger.

Cette perception n’est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L’imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. L’opération mentale qu’est la perception est constituée de quatre éléments: (1) des faits, (2) des émotions, (3) une production de l’imaginaire et (4) un jugement.

Dans le cas de la peur, c’est l’anticipation, donc le fait d’imaginer ce qui pourrait se produire (étant donné les faits observés), qui déclenche l’émotion.

La peur de se noyer dans une déferlante de deux mètres (second exemple) apparaît irréaliste pour certains. Mais celui qui n’est pas familier avec les vagues ou qui est craintif dans l’eau pense que cela est plausible. Il s’imagine, être emporté par le reflux ou encore paniquer si la force de la vague le maintient quelques secondes sous l’eau.

Mais l’événement prédit ne se produit pas fatalement. Et en intervenant sur la situation on peut changer le cours des choses. Ceci est vrai dans le cas d’un accident potentiel: ma perception du danger me pousse à agir pour éviter que l’accident ne se produise. J’analyse rapidement le mouvement de la voiture sans contrôle et je conduis mon véhicule de manière à l’éviter.

Cela est vrai aussi dans les rapports entre personnes. Je peux craindre, comme dans le troisième exemple, que mon ami ne supporte pas l’expression de mes mécontentements et de ma colère. J’appuie cette prédiction sur des faits qui se produisent régulièrement: il m’en veut et s’éloigne pendant un certain temps chaque fois que je me montre mécontente. Mais je puis changer le cours des choses.

Si je considère mon expression comme légitime et non abusive, je peux l’inviter chaque fois à s’interroger sur les raisons qui l’amènent à répudier cette émotion en particulier.

Il est possible qu’avec le temps et sa collaboration, je puisse exprimer ce genre d’émotion sans menace de séparation.

Manifestations physiques de la peur

La peur s’accompagne d’une série de réactions physiques de mobilisation. Lorsque l’organisme perçoit un danger, les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline. L’organisme se mobilise alors pour la fuite ou la défense: accélération des battements du coeur, augmentation de l’acuité mentale, décomposition des graisses pour fournir plus d’énergie, etc…

C’est seulement quand le péril est écarté qu’on ressent toute l’intensité des effets physiologiques de la peur. C’est aussi à ce moment où l’attention se relâche qu’on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l’ampleur du danger auquel on a fait face.

À quoi sert-elle ? Lisez la suite demain…

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Voici quelques stratégies pour favoriser la communication avec vos enfants présentées par l’American Psychological Association.

Soyez disponible

  1. Remarquez à quels moments vos enfants sont les plus susceptibles de parler (par exemple, à l’heure du coucher, avant le dîner, dans l’auto) et soyez disponible.
  2. Commencez la conversation: cela laisse savoir que vous vous souciez de ce qui arrive dans leur vie.
  3. Trouvez du temps chaque semaine pour une activité seul à seul avec chaque enfant et évitez de prévoir une autre activité pendant ce temps.
  4. Apprenez quels sont les intérêts de vos enfants, par exemples leur musique préférée et leurs activités, et montrez un intérêt.
  5. Initiez les conversations en partageant ce que vous avez pensé sur un sujet plutôt qu’en posant une question.

Faites savoir que vous écoutez

  1. Quand vos enfants parlent de leurs préoccupations, arrêtez ce que vous êtes en train de faire et écoutez.
  2. Exprimez de l’intérêt pour ce qu’ils disent sans être envahissants.
  3. Écoutez leur point de vue même s’il est difficile à entendre.
  4. Laissez-les compléter leur point avant de répondre.
  5. Répétez que vous avez compris pour s’assurer que vous avez compris correctement.

Répondez de façon à être entendu

  1. Adoucissez les réactions fortes, les enfants vont s’ajuster sur votre réaction si vous apparaissez fâché ou sur la défensive.
  2. Exprimez votre opinion sans dévaloriser la leur; reconnaissez qu’il est correct d’être en désaccord.
  3. Résistez à la tentation de discuter qui est correct. Dites plutôt « Je sais que tu es en désaccord avec moi mais voici ce que je pense ».
  4. Centrez-vous sur les sentiments de vos enfants plutôt que sur les vôtres durant votre conversation.

Rappelez-vous

  1. Demandez à vos enfants ce qu’ils souhaitent ou attendent de vous dans cette conversation, tel que des conseils, une simple écoute, une aide pour composer avec leurs sentiments ou une aide pour résoudre un problème.
  2. Les enfants apprennent en imitant. Le plus souvent, ils vont suivre votre exemple sur comment composer avec la colère, résoudre des problèmes et passer à travers des émotions difficiles.
  3. Parlez à vos enfants plutôt que sermonner, critiquer, menacer ou être blessant.
  4. Les enfants apprennent de leur propres choix. Dans la mesure où les conséquences ne sont pas dangereuses, ne considérez pas que vous avez à interférer.
  5. Réalisez que vos enfants peuvent vous tester en vous disant une petite partie de ce qui les préoccupe. Écoutez attentivement ce qu’ils disent, encouragez-les à parler et ils partageront peut-être le reste de leur histoire.

Source : psychomedia.qc.ca, American Psychological Association

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Le géant pharmaceutique Eli Lilly a cherché pendant une décennie à minimiser les risques associés à son antipsychotique-vedette, le Zyprexa (olanzapine), affirmait récemment le New York Times dans une série d’articles.

Le Zyprexa, comme d’autres antipsychotiques dits de deuxième génération, est utilisé pour le traitement de la schizophrénie, du trouble bipolaire et de façon « off-label » (hors approbation, mais légale) pour le traitement des troubles anxieux.

Citant des centaines de documents et de messages e-mail parmi les hauts dirigeants de la compagnie fournis par un avocat représentant des malades, le Times affirme que Lilly a caché des informations importantes aux médecins sur les liens du médicament avec un gain de poids et un taux de sucre sanguin élevé (hyperglycémie) qui est un facteur de risque pour le diabète.

Selon des publications de la compagnie, 30% des patients prenant le Zyprexa ont pris 10 kilos (22 livres) en un an, certains rapportant même un gain de 45 kilos (100 livres) ou plus. Les représentants pharmaceutiques avaient comme consigne de ne pas mettre ces données en évidence dans leurs conversations avec les médecins.

Dans une réaction écrite à l’article du Times, Lilly dénie que son médicament soit plus susceptible de causer le diabète que les autres médicaments couramment utilisés pour traiter la schizophrénie, disant que les documents ont été divulgués de façon illégale et hors contexte. Il n’y a pas de preuve scientifique que le Zyprexa cause le diabète, affirme la compagnie.

Avec des ventes de $4.2 milliards l’an passé, Zyprexa est de loin le meilleur vendeur de Lilly qui est utilisé par 2 millions de personnes à travers le monde, selon le Times.

Le Times rapporte que la compagnie s’inquiétait des effets secondaires de son médicament dès 1999. Les recherches marketing de la compagnie indiquaient que les psychiatres rapportaient de façon consistante beaucoup plus de taux de sucre sanguins élevés et de diabète qu’avec les autres antipsychotiques.

Lilly a accepté, l’an passé, de payer $700 millions pour régler 8000 réclamations, en arrangement hors cours la plupart du temps, toujours selon le Times.

Sources : psychomedia.qc.ca, medpagetoday

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Le manque de confiance et la peur de l’autre conduisent le futur malade à une crise compulsive. Cette crise l’angoisse de la peur de grossir.
Le premier vomissement apparaît, qui annule les effets de la crise, mais la transforme en un gouffre sans faim ni plaisir.
Le jeûne que le malade s’impose pour ne pas grossir renforce le besoin de faire une nouvelle crise.

Source : http://www.anorexie-et-boulimie.fr

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C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

Voici le lien direct pour vous faire une idée:

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Bien que la crise soit passée, les entreprises continuent de licencier. Même si vous ne quittez pas votre emploi de votre propre chef, il y a moyen de négocier.

Réclamer plus d’argent. Demandez une indemnité de licenciement plus élevée. Vous ne risquez rien à demander, n’est-ce pas ?
Reportez votre dernier jour de travail. Reportez votre dernier jour de travail le plus loin possible. Proposez de finaliser un projet, d’informer un successeur ou de remplacer quelqu’un qui est en congé.
Proposez vos services en tant que collaborateur freelance. Bien souvent, les entreprises licencient pour faire des économies sur les frais de personnel (fixes) mais elles ont parfois encore besoin des compétences et prestations des collaborateurs licenciés. Voyez si vous ne pouvez pas continuer à travailler sur base d’un contrat de freelance jusqu’à ce que vous trouviez un nouvel emploi.
Consommez vos jours de vacances. Ou veillez à ce qu’on vous les paie.
Négociez le récit de votre départ. Imaginez un récit acceptable qui vous présente, vous-même et votre entreprise, sous un jour favorable et qui donne à votre ex-employeur la possibilité de vous recommander pour un autre emploi.
Utilisez votre réseau interne. Si vous avez une bonne relation avec des gens de la direction, entretenez-vous avec eux de votre règlement de licenciement et de références qu’ils pourraient éventuellement vous fournir pour un futur emploi.
Demandez si vous pouvez postuler pour un emploi pendant votre temps de travail. Bien souvent, on peut utiliser l’ordinateur ou le GSM de l’entreprise pour postuler pour un emploi au cours des dernières semaines.
Essayez de garder vos gadgets. Il se peut que vous puissiez conserver un laptop vieux de deux ans ou un Blackberry quelque peu griffé.

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Souvent, les enfants victimes de harcèlement n’osent pas en parler à leurs parents…

C’était il y a six ans.

Elève de quatrième d’un collège très calme de la banlieue de Rouen, Sébastien bégayait un peu.

Ce fut assez pour tout déclencher.

Au début de l’année, alertés par des moqueries d’adolescents au téléphone, ses parents en parlent au professeur principal. Chacun croit l’affaire close. Par la suite, aucun incident n’est signalé. « Sébastien ne disait rien« , rapporte sa mère, Monique Teriac. Mais un jour de mars, le collégien prend un appel sur la ligne fixe du domicile. La communication dure trois minutes, puis il remonte dans sa chambre… et se pend.

Ses parents n’ont alors aucune idée de ce qui a pu se passer, jusqu’à la découverte sur le blog de leur fils d’un message laissé après le drame par un élève. Ils comprennent que Sébastien était persécuté. Une plainte est déposée, d’abord classée sans suite, mais l’enquête révèle peu à peu l’ampleur de ce que le jeune garçon avait subi. Finalement, plusieurs de ses tourmenteurs sont reconnus coupables par un tribunal pour enfants. Les violences physiques n’étaient pas les pires.

« On voulait le pousser à bout », dit sa mère, qui rapporte l’exemple de courriels orduriers envoyés à son fils lors d’un cours de technologie. « Des profs, assure-t-elle, étaient au courant, ils n’ont pas bougé. Si nous avions su, nous aurions pu le changer de collège. » Les parents ont attaqué l’Etat devant le tribunal administratif. L’audience a eu lieu le 14 avril, le jugement est en délibéré. « C’est pour que d’autres ne subissent pas la même chose que nous agissons. »

UN « LAXISME AHURISSANT »

Le harcèlement peut donc détruire.

Le plus souvent, il ne fait « que » blesser profondément. Laurent, 25 ans, fleuriste, ne veut pas que soit publié son patronyme. « Ça ferait trop plaisir à certaines personnes », dit-il en pensant à ceux qui, il y a bientôt douze ans, l’ont fait souffrir. Alors en quatrième dans un collège du Val-de-Marne, en zone résidentielle, il venait de prendre conscience de son homosexualité et ressentait une attirance envers un autre élève. Il se confie à une amie proche, connue à l’école primaire.

Celle-ci le trahit aussitôt. Quelques jours plus tard, commencent les agressions verbales et physiques. « On fouillait mes affaires, on écrivait sur mes vêtements, on me frappait », raconte-t-il. En s’excusant d’user de mots crus, il ajoute : « Je me faisais choper les couilles dans un couloir au prétexte de voir si j’en avais, j’étais suivi dans la rue avec des phrases obscènes »… Plus que d’homophobie, il s’agissait surtout, selon lui, d’un « rejet de toute différence ». A la fin de la quatrième, il ne sortait plus en récréation et ses résultats s’étaient effondrés.

Impossible d’en parler avec ses parents ignorant son homosexualité. Pas d’autres interlocuteurs. « Les profs étaient d’un laxisme ahurissant, j’en veux beaucoup au corps enseignant« , dit-il. Finalement, Laurent a redoublé et poursuivi sa scolarité dans le même collège, où sa situation s’est progressivement améliorée. « J’étais avec des élèves plus jeunes. Je me suis fait oublier, je me suis blindé, aussi. C’est après que j’ai eu une dépression. Ça m’a laissé une fragilité. »

« NE SURTOUT PAS EN PARLER »

Aurélie Piaud, 27 ans aujourd’hui, a été harcelée dès les petites classes. L’élément déclencheur est souvent dérisoire : pour elle, c’était l’habillement. « Ma famille n’avait pas beaucoup de moyens, on s’habillait au Secours catholique. » A l’école primaire, elle était la cible d’attaques verbales. A son entrée en sixième, dans un collège public d’Eure-et-Loir, le phénomène passe au stade supérieur : elle prend des coups.

Le stress et l’anxiété lui font déclarer une épilepsie dont elle a une première crise en classe. Ses bourreaux se déchaînent en imitant ses convulsions. Un jour, elle est mise à nu dans un car scolaire : zéro réaction du côté de l’encadrement de son établissement. « Il ne s’était rien passé, il ne fallait surtout pas en parler », dit-elle. La plupart des ex-harcelés ne pardonnent pas aux adultes qui n’ont pas su les protéger. Même s’ils se rappellent aussi, selon un schéma classique de culpabilité, avoir tout fait pour cacher leur malheur.

C’est au lycée, après avoir failli « sauter à la gorge » d’une persécutrice, qu’Aurélie a « cessé de se laisser faire ». Elle témoigne d’une voix claire et énergique, comme une personne définitivement tirée d’affaire et surtout préoccupée d’éviter que « ça continue » pour des élèves d’aujourd’hui. Mais, dit-elle, « ça reste gravé dans ma mémoire, je n’aurai jamais de bons souvenirs d’enfance ».

UNE AIGUILLE DANS LE DOS

Gabriel Gonnet, 57 ans, est l’auteur de Kenny, un film de fiction, réalisé en 2010 avec une classe de seconde du lycée Claude-Bernard, à Paris, qui doit être projeté aux Assises sur le harcèlement organisées par le ministère de l’éducation nationale les 2 et 3 mai. L’histoire d’un lycéen harcelé parce qu’il est roux.

Mais le cinéaste a lui-même été un élève harcelé, verbalement et physiquement, au motif que son apparence était jugée ridiculement hors de la mode. L’affaire a pris des proportions insensées. « Un élève se mettait derrière moi en classe et me plantait une aiguille dans le dos. J’avais très mal mais je ne criais pas car je ne voulais pas que mon cas soit public, je pensais arranger les choses tout seul. » Ses bourreaux lui avaient donné un surnom… qu’il refuse de prononcer. « Non, je ne tiens pas à réveiller tout ça… » A quarante-cinq ans de distance, c’est encore douloureux.

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« La question des liens monétaires entre l’industrie pharmaceutique et les psychiatres est devenue l’une des plus grandes controverses de la psychiatrie », affirme le New York Times.

L’utilisation croissante d’antipsychotiques atypiques pour les jeunes en est un exemple argumente le journal qui montre que l’augmentation des prescriptions de ces médicaments a coïncidé, dans les dernières années, avec une augmentation des paiements faits par des compagnies pharmaceutiques aux psychiatres.

Les antipsychotiques atypiques, tels que Risperdal, Seroquel, Zyprexa, Abilify et Geodon, sont maintenant prescrits à plus d’un demi million d’enfants aux États-Unis « malgré des risques sérieux et « presque » sans utilisations approuvées pour les mineurs«  peut-on lire.

Le journal a analysé les registres de l’État du Minnesota, le seul qui exige un rapport public de tous les paiements pour marketing faits à des médecins.

De 2000 à 2005, les paiements des fabriquants de médicaments à des psychiatres a augmenté de six fois alors que les prescriptions d’antipsychotiques à des enfants dans le cadre du programme Medicaid du Minnesota a augmenté de 9 fois. Ceux qui ont reçu le plus d’argent des fabriquants d’antipsychotiques sont ceux qui ont le plus prescrit ces médicaments. Plus du tiers des psychiatres licenciés du Minnesota ont reçu de l’argent des compagnies pharmaceutiques entre 1997 et 2005.

« De tels paiements peuvent encourager les psychiatres à utiliser des médicaments de façon qui met la santé physique des patients en danger » affirme le Dr. Steven E. Hyman, principal de l’Université Harvard et ancien directeur du National Institute of Mental Health. « L’utilisation croissante d’antipsychotiques pour les enfants est un des exemples les plus troublants de ceci », ajoute-t-il.

Selon Dr. Steven S. Sharfstein, précédent président de l’American Psychiatric Association, les psychiatres sont devenus beaucoup trop proches des fabriquants de médicaments. Un exemple de cela, implique l’antidépresseur Lepraxo, qui est maintenant le plus utilisé aux États-unis, même s’il y a des alternatives moins coûteuses incluant des versions génériques du Prozac. « Prozac est aussi bon, sinon meilleur et malgré cela, il y a une migration vers les médicaments plus coûteux, dit-il. Je crois que cela est dû au marketing », dit-il.

L’utilisation croissante des antipsychotiques pour les enfants est étroitement reliée au diagnostic de plus en plus courant et controversé de trouble bipolaire (autrefois appelé maniaco-dépression) pédiatrique (chez les enfants et les adolescents), expose le journal.

Plusieurs médecins du Minnesota, incluant le président de la Minnesota Psychiatric Society, affirme le Times, disent que les fabriquants de médicaments les paient actuellement presque exclusivement pour parler du trouble bipolaire.

En 2005, un comité formé d’experts a examiné toutes les recherches sur le traitement du trouble bipolaire chez les enfants et décidé qu’une recherche réalisée par Dr. Melissa DelBello était la seule impliquant des antipsychotiques qui méritait le meilleur score pour la rigueur scientifique. Ces experts ont émis une recommandation selon laquelle les antipsychotiques atypiques devraient être considérés comme traitement de première ligne pour certains enfants (dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry).

Or la recherche de Dr. DelBello, raconte le Times, comparait deux formes de traitement, un anticonvulsivant (Depakote) pour un groupe et l’anticonvulsivant complété du Seroquel pour un autre groupe. Les résultats étaient comparables pour les deux groupes, sauf dans les derniers jours de l’essai qui a duré six semaines où le groupe prenant le Seroquel obtenait de moins bons résultats dans une mesure de la manie. Près de la moitié du groupe avec Seroquel avait abandonné avant la fin (ils ne faisaient donc pas parti des résultats). Seuls 8 adolescents de ce groupe s’étaient rendus à la fin de l’essai.

Des résultats pas très concluants, aurait admis la chercheure en interview. Ce qui ne l’a pas empêché de co-signer un article dans lequel elle affirmait que le Seroquel, en combinaison avec l’anticonvulsivant, était « plus efficace pour le traitement de la manie chez les adolescents bipolaires » que l’anticonvulsivant seul.

Trois des quatre experts du comité avaient des liens monétaires avec les fabriquants pharmaceutiques. Dr. DelBello de son côté, recevaient des revenus de marketing et de consultation de 8 compagnies pharmaceutiques dont 5 fabriquants d’antipsychotiques.

C’est donc dire que les arguments scientifiques en faveur de l’utilisation des antipsychotiques pour le trouble bipolaire chez les jeunes sont minces.

Sources: Gardiner Harris, Benedict Carey and Janet Roberts, « Psychiatrists, Children and Drug Industry’s Role », New York Times, May 10, 2007, psychomedia.qc.ca

Les antipsychotiques atypiques sont par ailleurs remis en cause, même pour leur utilisation première pour laquelle ils sont approuvés, le traitement de la schizophrénie…

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Pas facile de retravailler après un cancer !

Quatre Français sur dix pensent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté de l’après-maladie, selon un sondage.

Et de leur côté, les patients confirment.

Dans une autre étude présentée jeudi à l’Institut Curie auprès de plus de 400 malades salariés, ceux-ci soulignent les difficultés de reprise de la vie professionnelle.

La première info est une bonne nouvelle. Près de huit salariés sur dix victimes d’un cancer retravaillent après leur maladie et d’ailleurs près d’un tiers des malades touchés par un cancer continuent de travailler. La seconde en revanche tire la sonnette d’alarme sur les conditions effectives du retour à l’activité professionnelle des personnes ayant été traitées pour un cancer. Selon le sondage que VIAVOICE* vient de réaliser pour l’institut Curie, si 43% des Français considèrent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté rencontrée après un cancer, ils sont tout de même 66% estimer que l’on peut parfaitement retravailler après un cancer.

La perception par les malades ou ex-malades est encore moins optimiste. A écouter Monique Sevellec, psychosociologue à l’Institut Curie et co-auteur d’une deuxième étude, « Répercussions du cancer sur la vie professionnelle » réalisée auprès de 402 salariés atteints d’un cancer en Ile-de-France, « le patient et l’entreprise ne sont généralement pas prêts à ce retour au travail. » Le résultat de cette enquête permet de définir les principaux obstacles à une reprise professionnelle réussie.

Côté patients, 61% se disent plus fatigués, 41% ont des troubles de sommeil et 33% de la mémoire et de la concentration. Perte de l’estime de soi, de confiance liée à la peur de la récidive sont par ailleurs les éléments les plus cités. Pire même, environ 20% des salariés « disent avoir été pénalisés dans leur emploi à cause de la maladie ». Côté vie de l’entreprise, on relève encore au chapitre des critiques formulées «l’incompréhension de la hiérarchie et des collègues », mais aussi « le dialogue insuffisant avec le médecin du travail.» Un dernier grief qui s’explique par le fait que pour 92% des salariés malades, ce dernier n’a pas été en contact avec les équipes soignantes. Quant à la fameuse «consultation de reprise», elle n’a concerné qu’à peine un quart des salariés. Certes, elle n’est pas obligatoire, mais tout de même…

Afin de lever ces obstacles, l’Institut Curie, par la voix de Monique Sevellec et du Dr Bernard Asselain, proposent « la mise en place d’actions concertées entre les différents acteurs ». Objectif : faciliter le passage du statut de malade à celui de personne de retour dans la vie. Dans l’immédiat, cette démarche prendra la forme d’un livret d’information « reprenant l’expérience d’anciens patients, qui permettrait au salarié une meilleure anticipation de sa situation ». Et demain, de la création de cellules de dialogue impliquant tous les acteurs concernés (salarié, médecin traitant, médecin du travail, oncologue, ressources humaines).

« Tout doit être mis en oeuvre pour aider les patients à entrer dans l’après cancer », affirme le Dr Laure Copel, responsable de l’Unité mobile d’accompagnement et de soins continus de l’Institut Curie. Pour mémoire, le Plan Cancer 2009-2013 fait de cette phase de reconstruction essentielle l’un de ses axes prioritaires. Chaque année, en France, près de 350 000 personnes sont touchées par un cancer. 100 000 d’entre elles travaillent.

* sondage réalisé par téléphone en deux étapes auprès d’un échantillon de 1007 et de 1006 personnes selon la méthode des quotas.

Sources : legeneraliste.fr,François Petty

En septembre 2009, Rémy L., l’employé de France Télécom Orange qui s’est immolé mardi par le feu, lançait une «lettre ouverte» à son «employeur» et à l’Etat.

Dans ce document transmis sur Frenchleaks, Rémy L. dénonçait en termes crus sa «mise à la poubelle». Il tirait la sonnette d’alarme sur la situation de certains collègues, et analysait les ratés du groupe.

Mediapart publie ce jeudi la lettre de Rémy L., l’employé de France Télécom-Orange de 57 ans qui s’est immolé mardi devant l’agence de Mérignac, en Gironde. Le document a été adressé à la direction pendant la série de suicides de plusieurs salariés du groupe, en septembre 2009.

« Lâcheté, indigence, manque de responsabilité managériale », conclut-il après avoir décrit un climat social délétère et des conditions de travail pesantes. « Continuons tous, employeur, Etat actionnaire et décideur, syndicats, salariés, à ignorer les vraies causes profondes: dans dix ans on sera encore à traiter de ce même sujet… enfin non… une certaine catégorie du personnel aura disparu par départ en retraite ou par suicide: et le problème sera réglé, enfin! », écrit-il, estimant que « cette situation est endémique du fait que rien n’est fait pour y faire face: le suicide reste comme étant LA SOLUTION! »

Toujours selon Mediapart, cette lettre devrait constituer un nouvel élément de l’enquête du CHSCT de France Télécom qui pourrait être lancée ce jeudi.

La lettre/source ici : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/immolation-la-lettre-de-desespoir-du-salarie-a-france-telecom-en-2009_254345.html?xtor=EPR-237

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Même si les salariés se sont détournés des métiers réputés physiques, la pénibilité n’a que faiblement diminué. La preuve, ce suicide, par imolation hier à Bordeaux, d’un autre employé de France Telecom/Orange.

En cause, les pressions psychologiques et la violence au travail.

Davantage de contraintes dues à un rythme de travail plus intensif. La pénibilité a peu diminué, avec des métiers moins physiques mais soumis à des pressions psychologiques plus importantes.

En 1960, 21 % des actifs français étaient agriculteurs, 38 % travaillaient dans l’industrie, et à peine plus, dans les services. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 % à travailler aux champs, et 20 % à l’usine. Trois Français sur quatre travaillent donc dans les services, souvent considérés comme des emplois non pénibles qu’on effectue « tranquillement », pas plus de trente-cinq heures par semaine.

La pénibilité au travail ne régresse pasErreur ! Loin de reculer, la pénibilité au travail n’a cessé de progresser. D’abord, parce que la difficulté physique a peu diminué. Selon une enquête de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 40 % des emplois pouvaient encore être considérés comme pénibles en 2003, soit à peine moins qu’au début des années 90 (45 %). Ensuite, les contraintes liées à l’intensification des rythmes de travail ont explosé : 53 % des salariés étaient exposés à une contrainte de satisfaction immédiate d’une demande extérieure en 2005, deux fois plus qu’en 1984, et 25 % se plaignaient de se voir imposer des normes de production très courtes (5 % en 1984).

Enfin, les rares chiffres disponibles sur la violence au travail sont éloquents.

En un an, d’après l’Institut de veille sanitaire, 16 % des salariés ont été victimes d’au moins un épisode de violence à leur travail. Selon le ministère du Travail, 34 % se disent stressés par leur job. Des souffrances qui jouent un rôle dans l’apparition de dépressions, de troubles musculo-squelettiques et de maladies cardio-vasculaires. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le coût pour la société serait au minimum de 830 millions à 1,6 milliard d’euros par an. Et l’Organisation mondiale de la santé affirme que 50 à 60 % des jours de travail perdus en Europe résulteraient du stress.

L’absence de reconnaissance aggrave le malaise

L’isolement des individus est souvent dévastateur. Et il va croissant, favorisé « par l’affaiblissement des syndicats, par la baisse du nombre de managers de proximité et par des DRH trop polarisés sur les contraintes juridiques », selon Thierry Rochefort, de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Et aussi par certaines méthodes de management. A l’image du travail en « mode projet », qui a tendance à diluer les responsabilités hiérarchiques et à les faire reposer sur les épaules des subalternes.

Autre mal : l’absence de reconnaissance. A l’heure où les récompenses traditionnelles, telles les augmentations, deviennent incertaines, les compliments sont indispensables pour apaiser les tensions. De même, un cadre de travail à l’ergonomie optimale est crucial. Un centre d’appels bruyant, une usine crasseuse, montrent la faible considération accordée aux employés.

La crise n’a fait qu’aggraver la tendance : 95 % des salariés considèrent qu’on leur demande de produire toujours davantage, plus vite et à moindre coût ; 89 % estiment que les entreprises recherchent uniquement la performance financière pour satisfaire leurs actionnaires, et que ce sont surtout sur leurs épaules que pèsent les efforts, montre un sondage réalisé par l’Ifop pour le cabinet de conseil Methys.

« Beaucoup d’entreprises cherchent à s’en sortir avec une forme de néo-taylorisme fondé sur le modèle process, reporting, indicateurs de performances. » Or ça ne fonctionne pas bien, constate François Dupuy, sociologue spécialiste des organisations : 75 % des personnes sondées par Ifop-Methys se plaignent de la façon dont la performance est mesurée dans leurs sociétés, et 90 % d’entre eux jugent que la mesure de la performance est génératrice de stress.

« Le travail a besoin de sens et de reconnaissance, conclut Patrick Legeron, le fondateur du cabinet Stimulus. Il faut revenir à ces notions fondamentales, comme au temps où les gens disaient avoir un métier plus qu’un travail. »

Sources : lexpansion.fr, lexpress.fr, Emmanuel Lechypre

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A France Télécom, les négociations sur le stress au travail, commencées en septembre après une série de suicides de salariés, se poursuivent tant bien que mal.

Deux accords ont jusqu’ici été soumis aux syndicats, qui doivent y répondre d’ici à vendredi. Ils concernent la mobilité au sein de l’entreprise et l‘équilibre vie privée-vie professionnelle.

Le texte sur la mobilité, qui instaure une politique basée sur le volontariat et rend exceptionnelles les mutations géographiques imposées, a été approuvé par la CFTC et la CFDT. SUD, troisième syndicat, a salué un « texte important » mais n’a pas signé, car le document « ne comporte pas d’engagement sur une politique de stabilité à long terme et sur une politique de recrutement important ».

4 autres négociation en cours

Le texte sur sur l’équilibre vie privée-vie professionnelle, qui harmonise les règles pour les congés pris en raison d’événements familiaux ou personnels, n’a en revanche été paraphé que par la CFTC. La CFDT et SUD l’ont rejeté, estimant qu’il « manque d’ambition ».

Quatre autres négociations sont encore en cours au sein du groupe : elles portent sur l’organisation du travail, les conditions de travail et les institutions représentatives du personnel, auxquelles s’ajoute une négociation sur la déclinaison de l’accord interprofessionnel sur le stress.

Selon la direction de France Télécom, 35 salariés se sont suicidés en deux ans. Depuis le 1er janvier, huit salariés ont mis fin à leurs jours, tous en dehors de leur lieu de travail, selon syndicats et direction.

Source : lemonde.fr

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The Health Food Junkie by Dr. Steve Bratman extracts: http://www.orthorexia.com/

Test de Bratman sur l’orthorexie :
Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?
Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?
La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster ?
La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?
Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?
Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?
Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments «sains» ?
Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?
Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?
Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

En répondant oui à 4 ou 5 des questions ci-dessus,

vous révélez qu’en ce qui concerne votre alimentation,

mieux vaudrait avoir une attitude plus détendue.

En répondant oui à toutes les questions, vous montrez que vous êtes complètement obsédé par le fait de manger sain

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Les personnes obnubilées par le dogme de «l’alimentation saine» sont en train de développer une nouvelle pathologie de l’alimentation.

D’après l’Association suisse de l’alimentation, cette nouvelle obsession nutritionnelle, dénommée «orthorexia» ou «orthorexie nerveuse» – du grec «orthos» qui signifie correct et «orexis» qui signifie appétit – atteint des proportions alarmantes.

Désireux de soigner une maladie particulière ou allant trop loin dans la recherche d’aliments sains, les orthorexiques inventent leurs propres règles alimentaires.

Ils passent de plus en plus de temps à se plier aux exigences qu’ils ont eux-mêmes déterminées et se sentent obligés de planifier leurs repas plusieurs jours à l’avance. Il leur arrive même de prendre un «kit de secours» dès qu’ils sortent. Car ils ne sauraient manger des aliments tout prêts, par crainte des graisses, des produits chimiques ou de tout ce que leur fait redouter leur phobie.

Le respect de leur régime est si contraignant qu’ils se posent en donneurs de leçons et se sentent supérieurs à ceux qui ne montrent pas la même volonté de fer.

«Quelqu’un qui passe ses journées à manger du tofu et des biscuits à la quinoa se sent parfois aussi méritant que s’il avait consacré sa vie à aider les sans-abri», remarque le Dr Steve Bratman, le premier à avoir décrit l’orthorexie, en 1997. A l’inverse, si l’orthorexique déroge à son vœu et craque pour un aliment «interdit», il se sent coupable et souillé. Il se sent obligé de s’auto-punir en durcissant sans cesse ses règles alimentaires ou en pratiquant l’abstinence. Cette attitude est comparable à celle des anorexiques ou des boulimiques, à la différence près que ceux-ci se braquent sur les quantités, alors que les orthorexiques ne sont obnubilés que par la qualité.

Le consommateur européen est bombardé d’informations sur ce qui est «bon» ou «mauvais» pour sa santé. Les alertes alimentaires et les adeptes des produits biologiques ont encore ajouté à la complexité des décisions que les consommateurs doivent prendre en matière d’alimentation.

Pour le Dr Bettina Isenschmid, consultant pour les pathologies alimentaires à l’Hôpital de l’Isle de Berne, cette mobilisation sur les bons et les mauvais aliments pose problème dans la mesure où elle génère, dans les pays occidentaux, une relation à l’alimentation quelque peu névrosée. Lorsqu’ils établissent leurs menus, les Européens se préoccupent aujourd’hui de leur santé. Comment trouver le juste équilibre entre la pratique d’une alimentation saine et l’obsession de manger sain ?

Comme pour tout ce qui concerne le régime alimentaire, la modération est essentielle.

Les changements doivent avoir lieu progressivement, de manière à respecter les goûts et le style de vie de chacun. Manger sain suppose un effet positif sur la santé, mais ne doit pas s’accompagner d’une perte de la joie de vivre ni de la convivialité. Pour vérifier si une personne conserve le sens de la mesure ou au contraire tend à devenir obsédée, essayez de la soumettre au «Test de Bratman sur l’orthorexie» !

Informations complémentaires

Institut national de prévention et d’éducation pour la santé: www.ineps.sante.fr
Association suisse pour l’alimentation : www.sve.org
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