« La maladie la plus grave
est le mépris de notre corps »
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Montaigne (1533-1592)
Philosophe et moraliste de la Renaissance
25 juin 2015
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Montaigne (1533-1592)
Philosophe et moraliste de la Renaissance
23 juin 2015
Dès 2006, en lien avec les grandes unités de recherche internationales, LaNutrition.fr a développé des préconisations sur l’équilibre alimentaire.
Elles ont été mises à jour ces derniers mois et rassemblées dans le nouveau guide La Meilleure Façon de Manger.
Ce guide a deux objectifs :
• faire bénéficier le grand public des toutes dernières découvertes sur la nutrition, qui trop souvent restent cantonnées dans les revues scientifiques et les congrès.
• proposer une alternative crédible aux recommandations officielles qui bénéficient surtout à l’industrie agro-alimentaire, comme les 3 à 4 produits laitiers par jour, ou qui proposent des repères désuets comme le « manger moins gras ».
En effet, contrairement à ce que pensent de nombreux médecins et diététiciens, et contrairement à ce que l’on croit dans les ministères, les programmes nutritionnels étatistes ne représentent pas un idéal nutritionnel. Il y a certes de bonnes choses comme l’objectif de relever la consommation de fruits et légumes, ou celui de diminuer la consommation de sel et de sucre, mais aussi des a priori déconcertants, des simplifications abusives et des conseils très surprenants.
Ainsi les recommandations officielles:
• reflètent un état des connaissances suranné : l’idée selon laquelle on peut maigrir en mangeant moins de graisses, et en les remplaçant par des glucides (céréales et pommes de terre essentiellement) est démentie par des centaines d’études scientifiques
• reposent sur des équivalences abusives : par exemple, l’idée qu’un fruit entier est équivalent à un verre de jus de fruits
• ignorent de nombreux concepts novateurs qui aident les gens à mieux choisir leurs aliments, comme l’index glycémique
• manquent de précision. Par exemple, sur le choix des corps gras, celui du pain, des fruits et légumes…
Les recommandations officielles, qu’elles soient françaises, canadiennes, suisses ou belges restent hélas au moins autant influencées par l’arrière-plan économico-culturel dans lequel baignent ces pays, que par les données scientifiques objectives.
En ce sens, ces recommandations récompensent les productions céréalière et laitière ainsi que l’élevage pour la viande et les fabricants de produits allégés.
Prenez les féculents, une gloire de la production agricole et de l’industrie agro-alimentaire.
Pour le PNNS, évidemment, on n’en mange pas assez. Selon le PNNS, en effet, les féculents
« nous apportent ce qu’on appelle des « glucides complexes » qui contrairement aux glucides simples des aliments sucrés (sucre, boissons sucrées, confiseries, pâtisseries, desserts lactés, etc.) fournissent une énergie que le corps est capable d’utiliser progressivement. »
Le premier étudiant en diététique venu peut vérifier lui-même (pour peu qu’il veuille bien s’extraire du lavage de cerveaux qui prévaut dans les écoles) que c’est un mensonge.
La majorité des féculents sont digérés rapidement. Ils ont, comme on le dit en nutrition, un « index glycémique (IG) élevé ». C’est vrai pour la plupart des pains proposés à la vente, la majorité des céréales du petit déjeuner, la plupart des plats de pommes de terre, le riz blanc…
Même le pain complet, s’il est à base de blé et de levure, a un IG élevé.
A la question délicate de savoir si les féculents font grossir, le PNNS répond : « Non, contrairement à ce qu’on pense souvent, les féculents ne font pas grossir. C’est par contre ce qu’on a l’habitude de mettre avec qui enrichit considérablement les plats. D’ailleurs, les féculents sont une bonne manière d’éviter la prise de poids, puisqu’ils permettent de tenir entre les repas et évitent ainsi le grignotage à tout moment de la journée. »
Toutes les études montrent que c’est là aussi un mensonge : les aliments à index glycémique élevé, c’est-à-dire les féculents majoritairement consommés font bien grossir. Alors, oui aux féculents, mais en respectant quelques règles :
• il n’y a aucune obligation de manger des féculents « à chaque repas, selon l’appétit » ; ce qui doit guider ce choix, c’est d’abord le niveau d’activité physique ;
• il faudrait privilégier des plats de féculents dont la charge glycémique est basse ou modérée, comme la patate douce, ou de petites portions de pâtes.
Lisez plus en détail nos préconisations sur les féculents dans cet extrait de La Meilleure Façon de Manger, le guide 100% indépendant, basé sur la science.
A propos des auteursThierry Souccar est le directeur de LaNutrition.fr, le premier site indépendant sur l’alimentation et la santé. Il a fondé en 2006 la maison d’édition qui porte son nom, afin de diffuser en toute indépendance une approche naturelle de la santé, basée sur la science. Il est le premier à avoir remis en cause les bénéfices du lait sur notre santé.
Angélique Houlbert est diététicienne nutritionniste. Elle mène ses consultations au sein de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Sarthe où elle a participé à la mise en place de Bilans Nutritionnels et d’une Ligne Nutrition, elle est aussi formatrice et conférencière pour diverses entreprises et organismes.
La MFM a été conçue en toute indépendance avec la rédaction de LaNutrition.fr et la collaboration de 15 chercheurs de renommée internationale.
Et vous, quand allez-vous lire ce livre indispensable pour votre alimentation ?
Source : « La meilleure façon de manger, avec le seul guide indépendant des lobbies« , de Thierry Souccar et Angélique Houlbert, éditions Thierry Souccar
22 juin 2015
Le deuil, à la suite de la mort d’une personne aimée ou d’une séparation, est une des plus grandes épreuves de la vie qui, un jour ou l’autre, atteint chacun de nous.
Source d’une grande souffrance, d’une véritable douleur morale, d’un profond désespoir, d’anxiété, de dépression et de manifestations fonctionnelles variées, le deuil est un facteur de déséquilibre transitoire, un traumatisme aux effets prolongés.
Dans la majorité des cas, aussi pénible soit-il, le deuil suit normalement son cours et arrive a son terme. Pour 5 % des personnes, il va provoquer des complications au niveau de la santé physique, mentale, de l’équilibre psychologique et des relations sociales.
Dans ce nouveau livre de Lucien Essique, l’auteur vous invite à un cheminement pour appréhender ces épreuves de rupture.
Du premier au dernier souffle, notre vie n’est que mutation.
De la première fusion cellulaire à l’extinction de notre effervescence biologique, notre être va apprendre à vivre, à grandir, à ressentir, à aimer.
Mais notre vie est jalonnée de pertes et de deuils.
Cependant, ces séparations ne signifient pas l’oubli ; la mort ne se confond pas avec le néant, la vie ne s’arrête pas après un deuil.
L’auteur propose des outils pour accompagner les différentes séparations et traverser les périodes de deuils.
Au-delà des affres de la perte, des déchirures, il est possible de s’ouvrir à un nouvel horizon de paix, d’amour et d’énergie de vie.
Un livre à lire, pour grandir !
Les principales thématiques du livre :Qui est l’auteur ?
-> Lucien Essique est thérapeute, formateur et consultant en relations humaines.
Émerveillé par les possibles d’évolution de l’être, il nous invite à ouvrir une nouvelle voie : celle de l’harmonisation de notre être sur la fréquence de l’amour. Il dispense aujourd’hui de nombreuses formations, il anime et forme des personnes aux constellations familiales et les accompagne vers plus d’amour et de libération.
Source : « Les séparations et les deuils, une source d’évolution« , de Lucien Essique, éditions Dangle
21 juin 2015
L’amitié entre ex est-elle possible ?
Peut-être, mais pas tout de suite.
Il est bon de s’interroger :
« Quelles sont les raisons qui me poussent à garder un tel lien avec votre ex ? »
« Où est-ce que j’en suis quand je pense à lui/elle ? »
« Comment est-ce que je me sens ? »
Ce sont de bonnes questions pour vous connecter à vos émotions et les évaluer.
Pour devenir amis, il faut du temps, avoir fait le deuil de l’histoire, et aucune ambiguïté.
20 juin 2015
En quoi consiste la méditation de pleine conscience ?
La méditation pleine conscience, c’est apprendre aux participants à se rendre présents à ce moment intemporel qu’on appelle l’instant présent, à prendre la vie pour ce qu’elle est, à mettre de la présence dans des actes automatiques.
Le développement de cette présence peut se travailler au travers d’exercices méditatifs spécifiques, mais également par une vigilance entraînée dans le quotidien de la vie.
Par exemple, il va s’agir plutôt d’insuffler sur le temps que nous passons ensemble, des pistes pour entreprendre le voyage de la vie quotidienne sous un autre regard.
La pleine conscience peut s’entraîner dans des pratiques spécifiques : apprendre à ressentir son souffle, son corps, se rendre présent aux sons, rentrer dans l’instant présent au lieu de partir sans arrêt dans la pensée, sentir ses émotions, ses sentiments.
C’est retrouver la joie simple de notre sensorialité.
La présence dépend du relâchement de la respiration, il y a donc dans la pleine conscience une attention très vigilante sur la respiration.
Cette confiance accordée au corps va réduire automatiquement une grande partie du stress et de la fatigue qui vient du discours incessant et répétitif du mental.
Ainsi les patients deviennent des acteurs participatifs à leur santé et non plus à leur maladie.
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17 juin 2015
16 juin 2015
D‘une Confiance en Soi basse ou ordinaire à une bonne et saine Estime de Soi…
Comment sortir des confusions entre Confiance en Soi et Estime de Soi, d’identifier la cause et de créer les changements dans votre vie ?
Découvrez les outils vous permettant de développer une bonne estime de soi, avec des processus puissants développés par une psychothérapie :
Mais surtout, vous apprendrez à relire votre réalité intérieure et extérieure, et à identifier vos jugements à la base du manque de confiance en soi.
La psychothérapie vous permet de travailler avec des outils originaux et puissants sur les changements que vous souhaitez, afin de progressez vers une conscience de soi bienveillante.
Pourquoi ? Pour développer, augmenter, maintenir une relation positive avec vous-même, tout au long de votre vie.
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Un grand merci 🙂
15 juin 2015

* IPSOS-20101
** Etude Think pour l’Institu Great Place to Work Févrie 2014
*** Source INRS
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14 juin 2015
14 juin 2015
Faut-il voir dans le crash de l’A320, comme on l’entend beaucoup, une preuve de la dégradation de la sécurité aérienne ?
Le nombre d’accidents récents pourrait le laisser penser : l’année 2014 a vu la disparition du vol MH370 dans l’océan Indien, la destruction du vol MH17 au-dessus de l’est ukrainien, l’accident de l’A320 d’AirAsia en mer de Java. Le 5 février dernier, un ATR 72-600 s’était encore abîmé dans une rivière de Taïpei, à Taïwan (43 morts).
Mais les apparences sont trompeuses : la tendance de long terme est clairement à la baisse des accidents.
« Depuis 1997, le nombre moyen d’accidents d’avions commerciaux est en déclin régulier », rappelait ainsi début 2015 Harro Ranter, président de l’Aviation Safety Network (ASN), une organisation indépendante basée aux Pays-Bas.

Si l’on se réfère aux 33 millions de vols effectués en 2014, le taux d’accidents aériens mortels est ainsi historiquement bas, avec un crash mortel d’avion commercial tous les 4,1 millions de vols selon l’ASN.
Un chiffre assez proche de celui publié début mars par Iata, l’association internationale du transport aérien, qui évoquait 0,23 accident par million de vols, soit un accident tous les 4,4 millions de vols.
Le diagnostic est plus nuancé si l’on prend le critère des pertes humaines : avec 990 morts, l’année 2014 n’a été que la 24e plus sûre pour le transport aérien selon l’ASN, du fait, notamment, de la perte des deux appareils de Malaysia Airlines (227 morts pour le MH370, 298 pour le MH17).
Pas de quoi infirmer la tendance à la baisse, sur longue période, des accidents aériens, selon l’IATA : « Chaque accident est un de trop, mais bien que la sécurité aérienne ait fait les unes des journaux en 2014, les données montrent que la performance s’améliore », assurait ainsi début mars Tony Tyler, le patron de Iata.
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13 juin 2015
L’histoire du stress
Il s’agit d’un mécanisme complexe qui rendait nos lointains ancêtres capables de réagir à une situation nouvelle par le combat ou la fuite.
Sans lui, la race humaine aurait probablement disparu.
Le stress est la forme qu’utilise l’organisme pour mobiliser l’énergie emmagasinée et la rendre immédiatement disponible, qu’il s’agisse de dévaler les escaliers du métro avant que la rame ne s’ébranle, ou de prendre la parole en public.
Le stress vous permet tout simplement de faire face ou de vous adapter aux innombrables demandes de l’existence.
Son mécanisme
Lorsque vous percevez un facteur de stress, des impulsions nerveuses stimulent l’hypothalamus. Cette glande adresse à son tour des messages tant à l’hypophyse qu’aux glandes surrénales.
Ces manifestations sont dues à un afflux d’hormones dans le sang et dans les terminaisons nerveuses : adrénaline dans un premier temps, puis cortisol.
Le stress agit en trois phases :
Phase 1 : l’alarme
L’alarme a pour but de mettre le corps en situation de combattre ou de fuir. La respiration et le pouls s’accélèrent, les mains deviennent moites…
Le facteur de stress peut être psychologique tout autant que physique.
Phase 2 : la résistance
La résistance (ou la vigilance) est censée permettre au corps de s’adapter à la situation à laquelle il vient d’être confronté. L’organisme agit comme si sa survie même était menacée.
Cette phase se prolonge aussi longtemps qu’une action ou une réaction sont jugées nécessaires (une appréciation qui dépend largement de facteurs psychologiques). Pour cette raison, et par suite de la tension extrême que nous faisons peser sur nos organes clés, dont le cœur, c’est bien au cours de la phase 2 que nous sommes les plus vulnérables.
Malheureusement, nombreux sont ceux qui restent dans cette phase de résistance bien après que le challenge auquel ils étaient confrontés soit passé. Les chefs d’entreprise, les policiers, les pilotes de ligne sont coutumiers des séjours prolongés en phase 2.
Incapables de se relaxer, certains sont en permanence sur la brèche, qu’ils le veulent ou non.
Phase 3 : la récupération
La phase 3 commence au moment où vous avez le sentiment que la situation stressante a disparu.
Le corps saisit cette opportunité pour se détendre et récupérer. Les sécrétions hormonales diminuent, le sang reflue vers la périphérie, le système digestif et le cerveau. De longs séjours en phase 2 nécessitent de longues périodes de récupération.
Dans la réalité, combien sommes-nous à respecter cette alternance ?
Ne pas savoir couper le «thermostat» du stress, c’est gaspiller de l’énergie en vain, une énergie qui manquera cruellement au moment où l’on en aura réellement besoin.
Plus grave, cette permanente mise sous tension affecte certainement à long terme les systèmes immunitaire et cardiovasculaire, ouvrant la voie aux infections, aux troubles cardiaques, etc…
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12 juin 2015
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11 juin 2015
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9 juin 2015
Les causes de ces burn-out sont nombreuses dans les entreprises : stress, risque de chômage, réorganisation du travail avec des charges supplémentaires pour les salariés, objectifs de plus en plus difficiles à atteindre…
C’est la maladie du toujours plus, du trop, du surengagement, physique et psychique.
Un mal qui mûrit lentement, avec des symptômes variés, avant de basculer vers la dépression. Si ce n’est le suicide.
9 juin 2015
Les marges de manœuvre des députés sont limitées.
1/ Premier obstacle, l’article 40 de la Constitution, qui leur interdit de créer ou d’aggraver une charge publique et réduit, de fait, les scénarios.
2/ Autre difficulté, il n’existe à ce jour pas d’accord entre spécialistes sur ce qu’est le burn-out. Difficile de reconnaître quelque chose dont on ne saisit pas pleinement les aspects.
3/ Enfin, si les syndicats font un bon accueil à la démarche, le patronat, lui, freine des quatre fers.
Pour l’heure, le député Rebsamen n’a pas fermé la porte. Il devrait même soutenir un amendement visant à «inscrire dans la loi la possibilité de prendre en compte les pathologies psychiques imputables à une activité professionnelle». Mais ce dernier, plutôt vague et minimaliste, renvoie la question à un texte réglementaire.
Le ministère du Travail préfère donc mettre l’accent sur la prévention, tout en soulignant que les difficultés de définition du burn-out rendent le dossier complexe…
Un argument déjà servi au sujet du compte pénibilité, et dont certains craignent qu’il ne vienne nourrir un nouvel abandon.
Car la reconnaissance du burn-out en maladie professionnelle n’est pas une idée neuve.
Fin 2014, une trentaine de députés, Bechtel en tête, avaient déjà mis la question sur la table en publiant une tribune sur cette «question majeure» touchant aussi bien d’anciennes sociétés publiques (France Télécom, la Poste…), que le secteur bancaire ou la grande distribution, «deux secteurs grands pourvoyeurs de burn-out».
Quelques jours plus tôt, un collectif de médecins du travail pointait une «augmentation constante des cas d’effondrement soudain de personnes arrivées au bout de leurs ressources et de leur capacité de résistance». A l’initiative du mouvement, Bernard Morat, médecin du travail, a vu le nombre de victimes exploser dans son cabinet. Mais le diagnostic ne suit pas. «Pourtant, même si les spécialistes ne sont pas tous d’accord, les symptômes commencent à être concordants», note le praticien.
Soit la fatigue, les maux de dos et tensions musculaires, le sommeil troublé, le repli, la perte de confiance ou le sentiment de vide…
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8 juin 2015
Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel concerne plus de 3,2 millions de travailleurs en France, rapporte une étude menée par le cabinet d’expertise Technologia.
Mais toutes les professions ne sont pas égales face à cette maladie…
Certains métiers seraient susceptibles d’engendrer un plus grand nombre de burn-out.
Les agriculteurs exploitants sont 60% à se sentir visés par le syndrome d’épuisement professionnel, à cause de « l’absence d’alternative, l’isolement ou la volonté de rester dans la course coûte que coûte ».
Les artisans, commerçants, chefs d’entreprise et cadres suivent sur le podium avec un actif sur cinq victime de burn-out.
Les professions intermédiaires, employés et ouvriers sont beaucoup moins concernés. Toujours d’après cette étude, le fait que l’on travaille ou habite en ville ou à la campagne n’aurait aucune influence sur l’incidence du burn-out.
8 juin 2015
«Tous les Français connaissent quelqu’un qui a déjà craqué, s’ils n’ont pas eux-mêmes déjà basculé.» Benoît Hamon, député PS des Yvelines, en est convaincu : le burn-out gagne du terrain.
Pour contrer cette «casse» qui touche les salariés de tous secteurs d’activité, l’ex-ministre plaide pour que l’«effondrement professionnel», en version française, soit reconnu comme une maladie professionnelle.
En France, ils seraient plus de 3,2 millions de salariés «en situation de travail excessif et compulsif», selon Jean-Claude Delgènes, directeur du cabinet Technologia, spécialiste des risques professionnels. Soit 12% de la population active au bord du burn-out.
Chaque année, pourtant, seule une poignée réussit à faire reconnaître le caractère professionnel de ce mal s’attaquant à la fois aux ressources physiques et psychiques. Et pour cause, le burn-out n’a aucune définition officielle et n’apparaît pas dans les tableaux des maladies professionnelles utilisés par les médecins de la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) pour reconnaître automatiquement la cause professionnelle d’une pathologie.
Seule solution pour les victimes : passer par les comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP), habilités à instruire les dossiers au cas par cas. Sauf que pour être traités, ces derniers doivent répondre à des critères drastiques – apporter la preuve du lien «essentiel et direct» entre la maladie et le travail et justifier d’une incapacité permanente partielle de plus de 25%. Un taux très élevé laissant peu de chances aux requérants. En 2013, ils ne sont que 239 à avoir obtenu une prise en charge par la branche accident du travail et maladies professionnelles (ATMP) de la sécurité sociale. Les autres, obligés de s’en remettre à la branche maladie, moins avantageuse, «sont sortis par la petite porte», estime Jean-Claude Delgènes.
«Il faut désétrangler ce système d’évaluation», martèle Marie-Françoise Bechtel, députée MRC. L’élue de l’Aisne se bat depuis plusieurs mois pour une modification législative du code du travail en faveur de la reconnaissance du burn-out en maladie professionnelle.
Et veut, comme Benoît Hamon, que le sujet soit abordé lors des débats sur le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi du ministre du Travail, François Rebsamen, à partir de ce mardi à l’Assemblée.
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6 juin 2015
5 juin 2015
4 juin 2015
«Le prix de la guérison reste élevé», pointe le professeur d’oncologie pédiatrique Michael Link (université de Stanford, Californie).
Un rescapé sur quatre sortira de sa maladie avec une autre pathologie grave ou potentiellement mortelle ; 2 sur 3 souffriront d’une maladie chronique.
Les efforts sont donc à poursuivre.
Pour le Pr Link, l’amélioration de la qualité de vie des malades après leur cancer reposera notamment sur une meilleure identification par des moyens génétiques ou biologiques des enfants vulnérables aux effets toxiques des traitements (car ils ne sont pas tous égaux à ce niveau), et/ou de ceux qui répondent plus ou moins bien aux traitements de façon à pouvoir adapter les doses.
«Nous devons faire avancer les recherches pour comprendre qui sont les enfants les plus vulnérables à la toxicité et élaborer des traitements moins toxiques», confirme le Dr Birgit Geoerger.
Médecin référent en recherche clinique pédiatrique à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, elle déplore que la recherche sur les traitements du cancer de l’enfant soit à la traîne par rapport aux adultes, «même si cela s’améliore».
«On commence à sentir l’effet positif de la réglementation européenne de 2007 (qui oblige les laboratoires pharmaceutiques à développer une forme pédiatrique pour tous les nouveaux médicaments)», ajoute-t-elle.
Sources : figaro.fr, société américaine d’oncologie clinique à Chicago (Asco)