Lorsque l’on demandait à René Goscinny quel personnage d’Astérix avait sa préférence, le scénariste répondait sans hésiter :

« Obélix, car c’est celui qui a le plus de facettes, le plus de traits de caractère différents ».

Naïf, brutal et psychologiquement fragile, Obélix est une figure enfantine, dont la logique déconcertante nous renvoie sans cesse à l’histoire de notre propre développement.

Et s’il fallait prendre ses mots d’enfant au sérieux ?

Obélix l’enfant, Obélix le naïf, pourrait bien être alors, contre toute attente, le meilleur des guides, dans les méandres des logiques irréductibles qui hantent le développement de la personnalité.

Avec son nouveau livre « Le complexe d’Obélix », l’auteur Nicolas Rouvière,  suggère que la psychanalyse peut apporter un nouveau regard sur Obélix et ses relations aux autres, ainsi que le fonctionnement du village gaulois.

Ecoutons encore Goscinny :

« Je n’essaie pas de faire d’Obélix un personnage bête. Je le considère plutôt comme un adulte avec des réactions naïves de très jeune enfant. Mais n’oubliez pas que le but essentiel du personnage est de faire rire… »

Le complexe d'ObelixDe fait au delà de ses contradictions propres (cette masse imposante renfermant un enfant capricieux) et de son opposition comique avec son partenaire (Obélix, le gros bêta contre Asterix, le petit malin), Obélix évolue sensiblement au point de dépasser sa caractérisation de départ.

A travers ce personnage très sympathique, le dogme de la psychanalyse essaye de nous montrer que c’est donc la sortie du stade infantile et la construction de l’identité qui sont problématiques…  et que Nicolas Rouvière résout en donnant à l’épisode fondateur des origines d’Obélix, la fameuse chute dans la marmite de potion magique, la signification d’une nouvelle naissance symbolique…

Comparable à la liturgie du baptême dans la religion catholique, la plongée dans la marmite de potion magique est un épisode fondateur faisant de Panoramix un figure paternelle, qui apparait comme la première étape vers la sortie du narcissisme infantile…

Ainsi, c’est toute une filiation symbolique qu’analyse et reconstitue Nicolas Rouvière. Il décortique ainsi les rôles que joue les différents personnages (le druide, le barde, le chef) et les institutions qui régissent la vie du village.

Le portrait du personnage d’Obélix et sa lecture psychanalytique ne sont du coup jamais détachées d’une vision sociale et anthropologique de l’univers de la série. L’ouvrage se place aussi vers une perspective de mise en crise de l’individu au sein de la société, qui, par le biais de l’humour et de la caricature, fait passer une critique de l’individualisme, du capitalisme, des utopies politiques ou encore de la psychanalyse elle-même.

On peut rester largement sceptique à ce genre de grilles de lecture appliquées à des œuvres de la culture populaire. Et même ne pas y adhérer, et avoir une opinion différente, mais cela serait passer à côté d’analyses souvent… originales et étonnantes.

« Ils sont fous ces humains ! » finit-il par conclure.

Et c’est vrai,  peut-être Obélix a-t-il raison.

Peut-être vivons nous tous avec une folie intérieure, que nous contrôlons jusqu’à un certain point.

Notre esprit serait un outil aussi bien utile que destructeur, à nous de faire attention à lui…

Et vous, quelle est votre opinion ?

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L’auteur : Nicolas Rouvière est maître de conférences à l’université Grenoble 1 (ESPE), où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de plusieurs ouvrages sur la bande dessinée, il a publié notamment Astérix ou la parodie des identités (Flammarion, 2008) et Astérix ou les lumières de la civilisation (Puf, 2006), qui a obtenu le prix Le Monde de la recherche universitaire.

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Table des matières du livre « Le complexe d’Obélix »

de Nicolas Rouvière, aux édition PUF :

Préface d’Anne Goscinny

PREMIÈRE PARTIE : LA FIXATION INFANTILE

CHAPITRE 1 : LES RETARDS D’OBÉLIX
1 ) Oralité et agressivité
2 ) Le menhir, du stade anal au stade phallique
3 ) Idéfix, le compagnon de l’enfance
4 ) Obélix apprenti linguiste
5 ) Le principe de non-contradiction
6 ) « Ils sont fous ces Romains » : l’égocentrisme infantile
7 ) L’avènement du pouvoir de désigner

CHAPITRE 2 : MALAISE DANS LA FILIATION
1 ) Les ennuis d’Obélix
2 ) Pépé et l’ancêtre : l’anti-Obélix
3 ) L’enlacement avec l’image maternelle
4 ) La chute dans la marmite : une naissance au principe du Père
5 ) Le collage à la marmite

CHAPITRE 3 : OBÉLIX ET LES MARQUES DE LA SECONDE NAISSANCE
1 ) Le ventre, le menhir et les baffes
2 ) Idéfix, le gardien du lien aux racines
3 ) Le « sang-lier », un emblème généalogique
4 ) La potion magique : une intégration assumée du manque

DEUXIÈME PARTIE : « ILS SONT FOUS, CES HUMAINS »

CHAPITRE 1 : LA LOGIQUE NARCISSIQUE
1 ) La divination, piège du moi idéal
2 ) Obélix et les femmes
3 ) Le narcissisme au pouvoir : un danger social

CHAPITRE 2 : LE DÉSIR MIMÉTIQUE
1 ) Détritus et le pouvoir de la calomnie
2 ) Obélix chef d’entreprise : la vanité d’être important
3 ) Le bouc émissaire, une solution à la crise mimétique ?
4 ) Assurancetourix : un faux bouc émissaire
5 ) La subversion du rapport au tiers

CHAPITRE 3 : LA RÉGRESSION PULSIONNELLE
1 ) Les Normands et l’opacité corporelle
2 ) Le corps-objet
3 ) La régression de l’acte langagier à l’acte meurtrier
4 ) La critique du mimétisme d’apprentissage
5 ) La critique de l’accès victimaire à la raison

TROISIÈME PARTIE : LE PARCOURS DE LA RAISON

CHAPITRE 1 : LA DIVISION DU SUJET
1 ) La symbolisation du corps
La baffe, une expulsion de la matière
Le corps comme théâtre de signes
2 ) La séparation du mot et de la chose
L’accès à l’arbitraire du signe
3 ) La division spéculaire
Se séparer de son image
Obélix acteur-miroir

CHAPITRE 2 : LA FONCTION PARENTALE DU VILLAGE
1 ) La tripartition du druide, du barde et du chef
Le druide : l’institution du lien au corps
Le barde : l’institution du lien au langage
L’adage du chef : l’institution du lien à l’image
2 ) Le village gaulois : une structure « sanctualisante »
La question du sacré
La réaction fondamentaliste

CHAPITRE 3 : LA CRITIQUE DE L’INDIVIDUALISME CONTEMPORAIN
1 ) Le Living Theatre d’Éléonoradus : une utopir anarchiste
2 ) Le spectre de l’enfant-problème
Une fausse indépendance : l’exemple de Goudurix
Une sourde sécession culturelle : Gracchus Quiquilfus
La fabrique politique du client-roi
Pépé, une figure de l’enfant-roi ?
3 ) La critique du « dépannage psy »
Le dualisme behavioriste individu-société
Le dualisme patient-thérapeute
Une représentation problématique du principe du Père
Vers une mise en perspective historique des maladies psychiques

Conclusion
Bibliographie

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

 

L’Institut universitaire du cancer de Toulouse-Oncopole est désormais opérationnel.

Les premiers patients y sont accueillis depuis le 5 mai dernier.

L’hôpital de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole (IUCT-O) est désormais opérationnel. Le transfert des patients du centre de lutte contre le cancer privé Claudius Rigaud (ICR) et des services d’oncologie du CHU de Toulouse s’est effectué depuis début mai.

Au total, 306 lits et 1200 professionnels de santé, dont 200 médecins, accueillent les patients dans ce « vaisseau amiral », baptisé IUCT-O, selon le président de son assemblée générale, Jacques Léglise.

Le nouvel établissement est spécialisé dans le traitement des cancers du sang, de la peau, ORL et féminins, certains sarcomes, ainsi qu’en urologie. Deux autres structures du CHU, basée à Rangueil et Purpan, conservent les autres types de soins en cancérologie. Il n’y a « pas de doublon », assure Michel Attal, directeur général.

Il s’agit d’un regroupement unique en France.

Cet hôpital est situé à deux pas des autres piliers du « campus de l’Oncopole ». Ce dernier, « fruit de plusieurs années d’organisation » selon Jacques Léglise, regroupe des laboratoires publics et privés, tels que Pierre Fabre et Sanofi, un centre de recherche fondamentale en cancérologie (CRCT), une pépinière d’entreprises et un hôtel, soit plus de 3000 acteurs engagés dans la lutte contre le cancer sur ce site de 220 hectares.

L’Oncopole, lancé en 2003 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé et ancien maire de Toulouse, soit deux ans après l’explosion de l’usine AZF, se veut un regroupement unique en France de compétences scientifiques, académiques, technologiques et médicales, publiques et privées.

Au cœur de ce dispositif, l’hôpital, a représenté un investissement total de 300 millions d’euros, dont 130 pour les travaux.

Désormais opérationnel, il est organisé pour favoriser l’échange entre la recherche et le traitement de la maladie.

 

 

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Les femmes et les pauvres se sentent bien plus souvent discriminées.

Qu’il s’agisse de domaines ayant connu ou non des améliorations depuis 2004, cette seconde enquête VICAN conduit à des conclusions semblables : les inégalités sociales, mais aussi le sexe ont un très fort impact sur la vie deux ans après un cancer.

Ainsi, on retrouve-t-on ces différences en ce qui concerne les discriminations.

En 2012, 8,5 % des patients ont déclaré avoir déjà été l’objet « d’attitudes de rejet ou de discrimination liées directement à leur maladie », soit un niveau comparable à celui observé en 2004.

Chez les femmes, cependant, cette proportion est beaucoup plus élevée, puisque 13 % des femmes indiquent avoir déjà subi des discriminations du fait de leur cancer, contre 3,5 % des hommes.

En outre, « la fréquence des discriminations atteint 25 % parmi les personnes qui déclarent que leur ménage connaît des difficultés financières (contre 4 % parmi celles qui se disent « à l’aise ») ».

Sexualité : les médecins abordent peu le sujet… surtout avec les femmes

Enfin, parmi les autres enseignements marquants de cette très vaste enquête, on retiendra que les questions liées à la sexualité et aux projets parentaux après un cancer demeurent encore trop rarement abordées par les équipes soignantes.

Alors que 53 % des patients indiquent que leur cancer a eu un impact négatif sur leur libido (ici la différence entre hommes et femmes est inversée puisque 40 % des hommes ressentent davantage d’insatisfaction contre 24 % des femmes…), le sujet n’a été abordé en consultation qu’avec 60 % des hommes et 40 % des femmes.

Par ailleurs, cette question n’a été évoquée spontanément par les praticiens qu’avec 18 % des hommes … et 4 % des femmes !

Enfin, l’INCA regrette de ne pas constater de progrès en ce qui concerne les actions mises en œuvre en vue de la préservation de la fertilité.

 

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Deux ans après le diagnostic de cancer : des différences sociales et de genre très marquées.

Voyez par vous-même :

L’Institut national du cancer (INCA) avait réalisé en 2004 une vaste enquête sur la vie deux ans après un diagnostic de cancer (étude VICAN) qui a connu une seconde édition en 2012 et dont les résultats viennent d’être publiés. La comparaison entre les conclusions des deux volets permet de mettre en évidence des évolutions positives dans plusieurs domaines.

On constate tout d’abord que les relations avec les équipes soignantes paraissent s’améliorer. Ainsi, la proportion de patients estimant avoir été impliquée dans le choix des traitements est passée de 69 % à 74 %.

Par ailleurs, les personnes interrogées sont aujourd’hui mois nombreuses à estimer que les informations données par les praticiens étaient trop complexes.

Cependant, concernant l’annonce du diagnostic, la part de patients regrettant sa brutalité reste stable, autour de 18 %. On relève en outre en la matière que les femmes sont bien plus nombreuses à conserver un souvenir brutal de ce moment.

D’une manière générale, les échanges avec les praticiens ont été jugées un peu moins satisfaisantes par les femmes que par les hommes (47,9 % des femmes sont très satisfaites vs 52,1 % des hommes). De façon plus marquée, les revenus ont une influence nette sur le niveau de satisfaction (qui atteint 28 % de très satisfaits chez les plus pauvres vs 44,7 % chez les plus aisés).

Autre élément en progression : la « qualité de vie psychique » deux ans après un cancer qui a connu, pour la plupart des localisations, une nette amélioration entre 2004 et 2012.

Cependant, une fois encore, les résultats obtenus connaissent de fortes variations en fonction du niveau de précarité des personnes interrogées. On retrouve ces mêmes éléments d’appréciation en ce qui concerne la situation professionnelle. Entre 2004 et 2012, « le taux de maintien dans l’emploi deux ans après le diagnostic de cancer » a connu une nette augmentation.

Cependant, on constate toujours les mêmes inégalités sociales. Ainsi, pour les cancers de bon pronostic, la conservation de l’emploi est de 89 % chez les cadres et les professions supérieures contre 74 % pour les autres, elle est par ailleurs de 48 % chez les cadres en cas de mauvais pronostic, contre 28 % « pour les métiers d’exécution ».

Enfin, 48 % des cadres sont au travail deux ans après un cancer de mauvais pronostic, contre 28 % des ouvriers.

 

 

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Photographié sur un mur d’un petit village de la Loire :

 

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Après un cancer, quel qu’en soit le type, la libido diminue : plus de la moitié des personnes interrogées pour l’enquête l’affirme, et pour 20 % d’entre elles, elle disparaît même.

Les raisons : les traitements par chimiothérapie et la consommation d’anxiolytiques.

D’après l’étude, « ce sont les hommes qui rapportent plus souvent une baisse du nombre de rapports sexuels et qui s’en montrent plus insatisfaits ». Pourtant, le sujet est peu abordé avec l’équipe soignante : seuls 18 % des hommes en ont parlé et 4 % des femmes.

Selon les auteurs, « la sexualité étant partie intégrante d’une meilleure qualité de vie, […] il apparaît indispensable de renforcer la communication autour de ces questions afin que les personnes puissent mieux appréhender l’après-cancer ».

A cause des rayons ou de la chimiothérapie, la fertilité baisse aussi. Plus de 35% des hommes et 30% des femmes de moins de 45 ans touchés par la maladie déclaraient qu’ils avaient un projet d’enfant avant leur diagnostic, mais, d’après le rapport, la congélation des spermatozoïdes et des ovules est sous-utilisée en France.

Si près de deux tiers des patients affirment qu’on leur a proposé de conserver leurs gamètes avant le début du traitement, au final la conservation n’a été réalisée que chez 15,8 % des hommes et 2,2% des femmes.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

 

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Fatigue, douleurs, problèmes de libido : certains symptômes persistent même deux ans après un cancer, et cela de façon inégale selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle des patients.

C’est le constat qui ressort de l’enquête « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », publiée le mardi 10 juin par l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Près de 70 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon ou de la thyroïde se sentent encore épuisées deux ans après le diagnostic de leur maladie. D’après l’étude « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », la fatigue est « le symptôme le plus fréquemment ressenti ». Elle varie toutefois selon le type de cancer et le sexe du malade : 60 % des femmes ayant eu un cancer du sein se sentent encore très fatiguées, contre 30 % des hommes atteints du cancer de la prostate.

Selon le rapport, la fatigue « diminue avec l’âge, ainsi qu’avec des revenus plus élevés », autant chez les femmes que chez les hommes.

Deux patients sur trois se plaignent de douleurs, ressenties au cours des quinze derniers jours, sur une ou plusieurs parties du corps. Ce sont pour la plupart des femmes, des moins de 50 ans, ainsi que des malades en situation précaire.

Autre constat : « Ces douleurs […] sont plus fréquentes chez les personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. » L’usage de médicaments reste toutefois modéré : seul 60 % des malades affirment en prendre pour se soulager.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

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D’après une étude de l’Institut national du cancer, les malades du Cancer rencontrent souvent des difficultés dans leur quotidien, même plusieurs années après la découverte de la maladie.

Selon l’étude de l‘Institut national du Cancer, la vie personnelle, familiale et professionnelle des patients sont bouleversées par les douleurs, la fatigue et les diverses formes de discriminations.

Les individus atteints d’un cancer sont confrontés quotidiennement à des épreuves difficiles, à la fois sur le plan matériel et psychique. L’institut précise qu’outre les effets secondaires causés par la maladie, ils doivent toujours penser au risque de rechute, mais aussi au redressement et recommencement de leur vie.

Les méthodes de soins de cette maladie ont largement évolué grâce aux progrès thérapeutiques, mais pour certains cancers comme ceux du pancréas et du poumon, la rémission totale reste difficile.

Selon les rapports de l’INCa, plus de 3 millions de patiens en France ont aujourd’hui survécu après un cancer. Suite à un cancer, la vie d’un patient est agitée par un quotidien douloureux et fatiguant, qui touche à peu près 30% des malades.

Le cancer affecte également la situation professionnelle d’une personne. D’après les rapports, seulement six patients sur dix avaient encore un emploi après leur diagnostic. Ce problème touche surtout les plus âgés, les moins diplômés, les plus jeunes et les ouvriers.

Le cancer accentue aussi les inégalités et bouleverse la sexualité des patients. D’après les études de l’INCa, les couples touchés par la maladie sont relativement stables, mais la majorité a des difficultés sexuelles. La relation tient le coup, mais pas la libido : environ 53 % des malades déclarent une perte de désir.

 

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L‘hypnose comme anesthésie :

en chirurgie, l’hypnose est de plus en plus utilisée par le corps médical et choisie par les patients.

Moins de douleurs, de médicaments, d’hospitalisation…

Les avantages de cette technique sont nombreux.

A l’occasion du 5e congrès international Hypnose et Douleur (du 1er au 3 mai 2014 à La Rochelle), décryptage de cette technique avec la journaliste Pascale Santi et le médecin Jean Becchio.

Voyez la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x1s21r2_l-hypnose-comme-anesthesie

« Pensez à quelque chose qui vous plaît, une odeur, respirez calmement. »

Dans un des blocs opératoires de l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, ce mardi 14 janvier au matin, le docteur Marc Galy, anesthésiste, parle doucement à Hocine Ayyati, âgé de 78 ans, qui doit subir l’opération d’une artère carotide. De façon répétitive, il lui suggère de respirer, de ne rien faire, d’être là.

« On peut s’imaginer quelque part, à une terrasse de café, ou ailleurs, dans un aéroport, tout est possible, on va regarder les gens passer », suggère le médecin, qui commence l’anesthésie locale et continue de parler au patient.

Pendant ce temps, l’équipe médicale se prépare.

Le docteur Galy répète plusieurs fois la même chose, c’est l’hypnose par confusion.

M. Ayyati semble détendu.

« Le patient est totalement conscient. Il est entré en hypnose, dans un état de conscience modifié », nous explique le docteur Galy.

Trente minutes plus tard, le chirurgien Samy Anidjar arrive. Tout au long de l’intervention, le docteur Galy surveille les constantes, ne quitte pas son patient.

« Ça tire un peu… », dit celui-ci au milieu de l’opération. De l’autre côté du drap bleu, le cou est incisé sur une dizaine de centimètres, l’équipe enlève les plaques d’athérome obstruant l’artère. Opération délicate.

Front contre front, l’anesthésiste susurre doucement à l’oreille de M. Ayyati lorsque celui-ci pose une question, et le patient répond lorsqu’il est sollicité.

 

 

 

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«On constate un divorce surprenant entre l’activité managériale et le travail opérationnel», explique Matthieu Detchessahar, professeur en sciences de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Nantes.

Un divorce qui n’est pas sans conséquence sur la santé des employés.

Dans la trentaine d’entreprises où le Pr Detchessahar est intervenu, de la banque à l’industrie en passant par l’hôpital, il note l’émergence d’une «équation du mal-être», surprenante mais commune aux différentes structures.

En effet, pour lui, «les équipes ne souffrent pas d’un excès de management, elles souffrent d’une absence de management de proximité» !

Car lorsque les managers sont «aspirés par des forces centrifuges en dehors de la sphère du travail opérationnel, ajoute-t-il, ils ne sont plus aux côtés de leurs équipes pour les aider à répondre aux injections paradoxales du travail».

Or, une enquête menée par les Prs Isabelle Hansez et Pierre Firket, de la Clinique du stress et du travail de Liège, sur 1 089 personnes consultant pour un épuisement professionnel montre que, pour 63 % d’entre elles, la première cause de souffrance au travail vient du «manque de soutien de la hiérarchie», loin devant le «manque de reconnaissance».

 

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Il est vrai que l’on oublie souvent la formidable charge de travail à laquelle les chefs d’entreprise font face.

Dans l’enquête de l’université de Liège, 37% déclaraient travailler plus de 60 heures par semaine et 42% plus de 10 heures par jour.

Seulement trois sur dix s’autorisaient un jour de repos par semaine.

Aux niveaux intermédiaires, les managers se trouvent tiraillés entre les exigences nouvelles de leur fonction.

Une grande partie de leur temps étant occupée par des activités de reporting vers leur hiérarchie, et la participation à des groupes de projets divers mobilisant l’entreprise.

Le tout, au détriment de la proximité avec leur équipe.

 

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L’hôpital de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT), dernier maillon du projet d’oncopole lancé il y a dix ans sur le site dévasté de l’ancienne usine AZF, est désormais opérationnel.

Le CHU de Toulouse a annoncé mercredi la fin du transfert des patients du centre de lutte contre le cancer privé Institut Claudius Regaud (ICR) et de certains services du CHU démarré début mai.

Au total, 306 lits et 1 200 professionnels de santé, dont 200 médecins, vont accueillir les patients de l’hôpital IUCT-O.

L’Oncopole se veut un regroupement unique en Europe de compétences académiques, scientifiques, technologiques et médicales, publiques et privées.

« Mobiliser l’ensemble des acteurs sur un même lieu est le moyen efficace de raccourcir les délais de déploiement des différentes thérapies », indiquent les responsables du programme, qui ambitionnent de « devenir d’ici à 10 ans le leader européen dans ce domaine ».

Le bilan de santé des managers n’est pas rassurant.

Dans une étude menée sur près de 300 cadres de santé de cinq hôpitaux de l’est de la France, dont quatre CHU, «un tiers des cadres présentaient un état dépressif», remarque le Dr Nathalie Nourry, médecin du travail et enseignante à l’université de Strasbourg.

Les dirigeants d’entreprise souffrent tout autant, selon une étude réalisée en Belgique francophone en 2012 par l’équipe d’Isabelle Hansez, professeur de psychologie du travail à l’université de Liège, et le Pr Philippe Mairiaux, de la faculté de médecine de Liège.

«La principale cause de stress est la charge de travail (46%), suivie par les charges administratives (43%), les problèmes de trésorerie et d’impayés (36% et 35%) et la gestion du personnel (34%)», expliquait l’étude.

 

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Éloignés de la réalité du terrain par le poids grandissant des procédures, les patrons souffrent et font souffrir leurs équipes.

Ils souffrent, car ils sont pris entre le marteau et l’enclume, entre les exigences de productivité et les contraintes opérationnelles que rencontrent leurs équipes sur le terrain.

«Ils», ce sont les managers, ou plus exactement les encadrants, selon la terminologie utilisée par les spécialistes de la santé au travail réunis à Lille pour le 33e Congrès national de santé au travail (du 3 au 6 juin).

«Mais attention, la pression et le stress sont inhérents au travail, précise le Pr Paul Frimat, professeur de médecine du travail à la faculté de médecine de Lille. Ce sont les conditions pour les supporter qui ont changé, notamment la disparition du collectif qui permettait de les amortir.»

Ainsi, l’individualisme rendrait le travail moins supportable.

S’y ajoutent l’insécurité et la peur de ne pas être à la hauteur.

Car atteindre une position de manager n’est plus, comme c’était le cas autrefois, synonyme de stabilité. Les cadres travaillent désormais avec l’angoisse, décrite par le sociologue Alain Erhenberg dès les années 1990, de ne pas être suffisamment performants.

 

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« L‘homme est comme un marcheur qui,

à travers les déserts de la vie,

a soif d’une eau vive, jaillissante et fraîche,

capable de désaltérer en profondeur

son désir intime

de lumière, d’amour, de beauté et de paix« 

 

__________
Pape François, discours en mai 2013

Un jour, j’ai traversé la Garonne, du côté de Moissac.

Au loin, un passeur manœuvrait son bateau d’une berge à l’autre, avec une grande assurance.

Je lui ai demandé, après avoir atteint la rive opposée, si l’on pouvait apprendre à naviguer comme lui.

– Oui, m’ a-t-il dit. Un bon passeur y parvient tout de suite, même s’il n’avait jamais été sur un bateau de sa vie.

Je lui ai demandé de plus amples explications, mais il n’a rien voulu ajouter.

– Comment cela ? insistais-je.

Il me répondit :

– Le bon passeur y parvient tout de suite, parce qu’il oublie l’eau.

A chaque fois que vous faites vos courses, vous êtes confrontés au jargon incompréhensible des listes d’ingrédients.

Voici donc la liste des ingrédients toxiques

à éviter absolument

quand vous faites vos courses :

 

Voici la liste des ingrédients

« N‘écoutez pas les experts ! », le britannique James Dyson, inventeur des aspirateurs du même nom.

« Oui, car les experts savent à l’avance pourquoi une idée est saugrenue.

Et c’est là le problème. Comme ils le savent à l’avance, ils n’explorent pas cette voie. Or on innove vraiment quand on reste naïf, innocent, et qu’on ose tester des idées saugrenues.

Ce sont d’elles que viennent les vraies innovations. »

  • Quelle alimentation, quelles boissons ?

Selon l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), les aliments gras, « difficiles à digérer », perturbent le sommeil. Mieux vaut donc privilégier des produits sains et légers, à savoir des légumes secs, du riz complet, du poisson…

Il est également recommandé de réduire sa consommation d’excitants, comme le café et les cigarettes. Mais attention à « ne pas se sevrer pour autant, ce qui produirait l’effet inverse à celui recherché », explique Mme Royant-Parola. Quant à l’alcool, réputé pour ses vertus « assommantes », il provoque aussi « des éveils au cours de la nuit », souligne l’Institut national du sommeil et de la vigilance.

  • Le sport, bonne ou mauvaise idée ?

S’oxygéner « facilite l’entrée dans le sommeil », affirme Hubert Montagner. Le chronobiologiste recommande une activité sportive « ludique », en « plein air » de préférence. Le but n’est pas « de s’épuiser, mais de se défouler ». Autrement dit, mieux vaut « faire dix fois le tour de son pâté de maisons en marche rapide » qu’une course de vitesse.

Si, selon Mme Royant-Parola, rien n’exclut la pratique d’un sport « exigeant», comme le squash ou le tennis, il est préférable de s’y adonner le matin plutôt que le soir. « A partir d’une certaine heure, le corps doit être au repos», explique-t-elle.

A partir de 20 heures, mieux vaut privilégier la sophrologie ou la méditation, deux techniques qui reposent essentiellement sur des exercices de respiration. Elles permettent d’évacuer le stress, de chasser les idées noires et, par conséquent, de réduire les troubles du sommeil.

Autres conseils utiles :

  • Faire une sieste d’une quinzaine de minutes après le déjeuner. « Cela détend et n’influe pas sur le sommeil de nuit », explique Mme Royant-Parola.
  • Préparer la veille pour le lendemain sa tenue vestimentaire et son sac, y mettre sa carte d’identité, sa convocation, une montre, un stylo, un en-cas…« afin de ne pas ressasser pendant la nuit l’ensemble des choses à ne pas oublier ».
  • Eviter l’isolement, s’entourer de ses parents, voisins ou amis, afin de « créer autour de soi un climat affectif apaisant », conseille M. Montagner.
  • Arrêter de réviser au moins une heure avant d’aller dormir. Se détendre, lire un roman ou regarder un film. Et au moindre signe de fatigue, se mettre au lit.

Si, malgré tous ces conseils, vous n’avez pas fermé l’œil de la nuit, « rien n’est joué pour autant », rassure Mme Royant-Parola. Afin de diminuer la sensation de fatigue, elle recommande « d’aérer son cerveau, en faisant une partie du chemin vers le centre d’examen à pied et en s’exposant à la lumière ».

Selon M. Montagner, il faut surtout éviter les réveils brutaux, laisser à son corps le temps « de refaire surface». Quant à M. Huerre, il rappelle que, « le stress de l’examen aidant, le candidat ne s’endormira de toute façon pas sur sa copie ».

 

Sources : campus.lemonde.fr, INSV, La Prépa sans stress

 

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  • Comment éviter une insomnie la veille du bac ?

Le compte à rebours est lancé.

Dans quelques heures, 481 532 candidats plancheront sur l’épreuve de philosophie du baccalauréat. La pression monte, le rythme cardiaque s’accélère, et le sommeil… ne vient pas. Ce sommeil si précieux qui permet de « récupérer physiquement et physiologiquement, d’évacuer les angoisses, de réguler la vie affective et sociale, de mémoriser et consolider les apprentissages des jours précédents », rappelle le chronobiologiste Hubert Montagner. Autant de conditions qui favorisent la réussite d’un examen.

  • Quelle est la recette miracle pour dormir ?

« Il n’en n’existe pas », tranche le pédopsychiatre Patrice Huerre, co-auteur avec son fils de La Prépa sans stress. Chacun a ses méthodes. « L’important, c’est de s’interroger sur sa propre expérience », estime-t-il. Vers quelle heure ai-je tendance à m’assoupir ? Quelles activités m’aident à trouver le sommeil ? Qu’est-ce qui me stimule, ou à l’inverse, m’apaise ? « Si le jeune se pose ces questions, il trouvera par lui-même un remède contre l’insomnie. »

Un avis partagé par le docteur et spécialiste du sommeil Sylvie Royant-Parola : « Il faut rester fidèle à ses habitudes, ne pas faire de la veille du bac un jour différent des autres ». Il est par exemple inutile de se mettre au lit à 20 heures si vous êtes un « couche tard ». Sans cautionner les excès, elle rappelle que « casser son rythme naturel, se désynchroniser en essayant de dormir beaucoup plus que de coutume » est contre-productif.

Pour bien dormir, il faut d’abord s’écouter. Les trois experts donnent néanmoins quelques conseils qui facilitent l’entrée dans le sommeil.

  • Homéopathie ou somnifère ?

Eviter les somnifères ou les anxiolytiques, « surtout si vous n’en avez jamais pris auparavant », alerte M. Huerre. Certains jeunes les tolèrent, d’autres pas. Parmi les effets secondaires, les troubles de la mémoire, la nausée, la fièvre et parfois même un réveil difficile. « Si vous ignorez comment vous réagissez à ce type de produit, ce n’est pas la peine de le découvrir la veille du bac », met-il en garde.

De son côté, Mme Royant-Parola les recommande seulement « à petite dose » et en dernier recours, « pour ceux qui frôlent la crise de nerfs ». « Mieux vaut ça que ne pas fermer l’œil de la nuit », estime-t-elle.

Hubert Montagner, lui, conseille du doliprane ou de l’aspirine, qui « assoupissent et apaisent » et ont le mérite d’être complètement « inoffensifs ». Les paracétamols font baisser la température du corps. Or, « moins on a chaud, mieux on dort », résume Mme Royant-Parola.

C’est pourquoi prendre une douche froide ou aérer sa chambre avant d’aller se coucher peut s’avérer utile. Quant aux produits homéopathiques, « ils rassurent plus qu’ils n’agissent », estime Mme Royant-Parola. Mais comme l’insomnie est avant tout psychologique…

 

Sources : campus.lemonde.fr, INSV, La Prépa sans stress

 

 

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