Voici la copie d’un article particulièrement bien documenté (vous trouverez la source à la fin de cet article) :

« Le quart des 58 fichiers policiers est hors la loi

Rebecca Manzoni m’a invité ce samedi 19 septembre dans son émission éclectik, sur France Inter, pour y parler des fichiers policiers. Occasion de revenir sur les billets que j’ai consacré à ce sujet, pour vous permettre de vous faire une idée de l’ampleur de ce type de fichage, et des dysfonctionnements qu’on peut y recenser :

Comment légaliser les fichiers policiers ?

Non à EdvigeLe nombre de fichier policiers répertoriés a augmenté de 70% ces trois dernières années, et le quart des 58 fichiers recensés n’a aucune existence légale : la loi informatique et libertés a été modifiée pour leur donner le “droit” d’être “hors la loi” jusqu’en 2010. Or, la moitié des Français y sont fichés, et, rien que sur ces trois dernières années, plus d’un million y sont toujours considérés comme “suspects” alors même qu’ils ont été blanchis par la Justice. Deux députés viennent de déposer une proposition de loi pour (partiellement) y remédier.

En 2008, la CNIL a constaté 83% d’erreurs dans les fichiers policiers

Depuis 2005, 1 020 883 classements sans suite, 54 711 relaxes, 873 acquittements et 7761 non-lieux n’ont pas été rapportés dans le STIC, le “casier judiciaire bis” de la police, qui fiche suspects (même non condamnés) et victimes. Soit, en 3 ans, 1 084 228 personnes blanchies par la justice, mais toujours considérées comme “suspectes” dans les fichiers policiers.


Présomption de pédophilie

En vertu de la présomption d’innocence, on ne fiche que les coupables, voire les suspects. La Grande-Bretagne a décidé d’innover, et de ficher un Britannique sur six, afin de croiser leurs antécédents judiciaires avec leurs modes de vie et relations actuelles, pour jauger de leur bonne moralité. Une forme de présomption de culpabilité.

EDVIGE servira à recruter… et licencier

Trop peu de gens le savent, mais le travail d’un million de salariés dépend de l’”enquête administrative de moralité” (sic) qui est effectuée à leur sujet : emplois liés à la sécurité (policiers, gendarmes, gardes du corps, détectives privés, gardes champêtres, vigiles, contrôleurs de la RATP et de la SNCF) aux jeux d’argent (entraîneurs de courses de chevaux -et lévriers-, employés de casinos et cercles de jeux, et même les assesseurs des parties de pelote basque !)…

Futurs fonctionnaires, ou potentiels terroristes ?

De plus en plus, l’accès à un métier est conditionné à une “enquête de moralité”, et il suffit d’un rien pour être considéré comme “suspect” dans tel ou tel fichier policier. Ou, pour être plus précis, il suffit d’être “suspecté”, non pas d’avoir perpétré un “acte” délictueux, mais d’avoir adopté un “comportement” contraire “à l’honneur” ou “aux bonnes moeurs”.

Les fichiers étaient fermés de l’Intérieur… et truffés d’erreurs (épisode 1)

Episode n°1 : où l’on apprend que les fichiers policiers, bien qu’”épurés”, sont truffés d’erreurs, et guère contrôlés.


«Y aurait-il un fichier que nous aurions oublié ?» (Les fichiers étaient soi-disant fermés de l’Intérieur, épisode 2)

Lorsque le ministère de l’Intérieur veut montrer que le contrôle des fichiers s’est amélioré, il annonce qu’en deux ans, on en dénombre… 25% en sus. Pire (si j’ose dire) : le ministère de l’Intérieur “balance”, en “exemple”, un extrait de fichier policier révèlant les noms et coordonnées d’un “suspect”…

Il n’y a plus de donnée personnelle dans le fichier policier indiqué (Les fichiers étaient soi-disant fermés de l’Intérieur, épisode 3)

Plus de 15 jours… Il aura fallu attendre plus 15 jours pour que le ministère de l’Intérieur se décide à anonymiser les données personnelles de Mireille G., brigadier chef de la police, et Manuel D., suspect impliqué dans une affaire d’infraction à la législation sur les stupéfiants (et sans qu’on sache s’il a été -ou non- inculpé, condamné ou disculpé).

NB : ceux qui voudraient savoir s’ils sont fichés, et si oui vérifier que leur fichier est à jour et exact, peuvent exercer leur droit d’accès indirect (via la CNIL), et s’inspirer de la lettre-type de renseignementsgeneraux.net, campagne lancée par des défenseurs des libertés afin de “faire valoir ses droits” en matière de fichiers policiers. »

Plus d’infos ici !

Les entretiens…

Entretien avec la personne dépressive

Quels sont les types de symptômes ?

Quand se sont-ils manifestés pour la première fois ?

Comment ont-ils évolué ?

Ont-ils tendance à disparaître ou à s’intensifier ?

Quel a été le facteur déclencheur ?

Tout en observant le comportement de la personne lors de l’entretien, le psychothérapeute cerne, grâce aux réponses, les éléments qui aideront à reconstruire son vécu. L’entretien révèle généralement le patient tel qu’il est dans son « for intérieur ».

Entretien avec un proche

L’avis d’un conjoint, d’un ami ou d’un membre de la famille du patient présente un grand intérêt car il permet de considérer celui-ci sous un nouveau jour.

Examen physique

Tests médicaux, analyses sanguines, scanners et radiographies sont en mesure de révéler ou d’exclure certaines pathologies et substances ingérées qui offrent un terrain favorable à la dépression.

Prochain article : « Les tests diagnostiques et l’évaluation psychosociale »

 

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Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 

La dépression est une maladie.

A ce titre, seul un diagnostic est en mesure de l’identifier. Et, comme la dépression s’accompagne généralement de troubles physiques et psychologiques spécifiques, il est impératif de consulter un psychothérapeute et un médecin.

La visite chez ce dernier commence par un entretien avec le patient, parfois même avec un proche. Si nécessaire, le médecin procède ensuite à un examen physique et conseille des examens complémentaires, tels des tests diagnostiques et une évaluation psychosociale.

Le diagnostic est une étape essentielle car, avec l’aide d’un psychothérapeute comportemental et cognitif, il représente déjà un pas vers la guérison.

Important à savoir
Certains troubles et affections masquent, provoquent, accompagnent une dépression ou lui ressemblent :

  • Le trouble bipolaire ou maniaco-dépression
    Comme son nom l’indique, ce trouble se caractérise par une alternance de phases euphoriques et dépressives. Seules leur intensité et leur durée permettent au médecin de diagnostiquer la maladie.
  • Les troubles liés aux dépendances
    Les addictions à l’alcool, aux drogues ou à certains médicaments sont des troubles bio-sociaux marqués par des périodes de rémission et de rechute. Elles sont susceptibles d’entraîner un isolement du patient et des douleurs physiques. Alors que les symptômes sont partiellement similaires à la dépression, la prise en charge du patient est différente.
  • L’affection organique
    Un patient atteint par exemple d’hypothyroïdie ou d’une tumeur cérébrale peut présenter un état de fatigue et d’irritabilité prolongé dû à sa pathologie.
  • Les problèmes émotionnels
    Un décès, une rupture professionnelle ou sentimentale sont autant de facteurs de risques de dépression.
  • Le stress post-traumatique
    Suite à un événement grave (incendie, prise d’otage, …), le patient réagit tel une personne atteinte de dépression. Il souhaite éviter les contacts sociaux et s’isole.
  • La démence
    La démence se définit par la perte des facultés intellectuelles suite au vieillissement. Elle peut parfois mimer des symptômes de dépression.
  • La dépression masquée
    Dans ce type de trouble, les plaintes sont essentiellement physiques.

Le prochain article : « l’entretien face au psy »

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien d’une demi-heure vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement

Et voici les symptômes cognitifs :

  • Les troubles de la concentration. La personne peine à fixer son attention. Elle peine à prendre des décisions. Sa créativité est en perte de vitesse.
  • Les troubles de la mémoire*.
  • Le ralentissement du cours de la pensée* ou bradypsychie. Ce symptôme est davantage rapporté par l’entourage du sujet, celui-ci n’ayant pas conscience de son état.
  • Le déni de la maladie* ou anosognosie. En dépit de ses troubles et de sa souffrance morale intense, la personne n’a pas conscience de sa maladie. Elle en occulte la gravité.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Prochain article : « Le diagnostic : comment reconnaître la dépression ? »

Voyons maintenant les symptômes comportementaux :

  • L’isolement social*. Les contacts de la personne dépressive avec le monde extérieur sont pauvres ou absents. Dans certains cas, elle vit prostrée et repliée sur elle.
  • Les crises de larmes et colères*, résultant de sa douleur morale intense.
  • L’irritabilité et l’agitation s’apparentent à celles des enfants et des adolescents.
  • Les tendances suicidaires. La personne dépressive ne ‘calcule’ plus les risques et adopte un comportement dangereux.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Prochain article : les symptômes cognitifs…

Quels sont les 4 catégories des symptômes de la dépression ?

2) Dépression: les symptômes physiques

  • Les troubles du sommeil. La personne s’endort difficilement (insomnies) ou, au contraire, dort excessivement (hypersomnies).
  • La modification de son poids. En dehors d’un quelconque régime, la personne perd ou prend du poids.
  • La fatigue et la lassitude intenses et généralisées. Aussi appelées ‘asthénie’.
  • Les variations de l’appétit. Le patient manque d’appétit ou, plus rarement, voit son appétit décuplé.
  • Les troubles digestifs, parfois douloureux, tels que nausées, vomissements, constipation, sécheresse de bouche.
  • Les troubles de la sexualité*. La libido (désir sexuel) diminue ou disparaît complètement.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Le prochain article :  les symptômes comportementaux

Quatre grandes catégories caractérisent les symptômes de la dépression.

Notons que le diagnostic de dépression est établi dans le cas où certains de ces « signes » persistent pendant minimum 15 jours.

1) Les symptômes émotionnels

  • L’humeur dépressive est la principale manifestation de la dépression. Elle se traduit par une tristesse intense et continue. En réelle souffrance, la personne se sent oppressée.
  • Le sentiment de culpabilité exacerbé.
  • L’auto-dévalorisation. La personne a une image négative d’elle.
  • Des idées noires et pensées suicidaires. La personne ‘rumine’ et n’a plus le ‘goût de vivre’. Elle souhaite mettre fin à ses jours. Ou être emportée par une maladie mortelle. Elle va jusqu’à échafauder un plan de suicide et le met parfois à exécution.
  • La diminution de l’intérêt ou du plaisir (anhédonie). Les activités qui lui plaisent habituellement perdent tout leur sens.
  • L’indifférence* au monde qui l’entoure. La personne ne perçoit plus les sentiments.
  • L’anxiété. Ses peurs sont disproportionnées et souvent sans fondement.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Les symptômes physiques au prochain article !

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Une dépression n’est pas une partie de plaisir.

L’abattement et la sensation de vide qui la caractérisent, engendrent un mal-être profond sans raison apparente et perturbent gravement la vie personnelle et professionnelle.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans ces phrases ? Les personnes en souffrance prononcent souvent ces paroles :

« Je n’ai plus de force.
Je n’ai plus d’énergie.
Je n’arrive plus à sortir de mon lit.

Je ne supporte plus rien, ni personne.
Je vais d’échec en échec.
Je n’ai plus goût à rien.

Je dois toujours fournir tant d’efforts.
Je me fiche de tout.
Je me sens coupable.

Je n’irai jamais mieux.
J’aimerais tant ne plus me réveiller.
J’imagine parfois que je mets fin à tout cela.

Je suis fatigué(e).
Je n’en peux plus.
Le sexe ne m’intéresse plus.

Je veux être seul(e).
Je n’ai plus aucun centre d’intérêt.
Je n’arrive plus à dormir et je suis crevé(e).

Je me réveille aux aurores et je rumine dans mon lit.
Je ne mémorise plus rien.
Je ne suis plus capable de lire.
Je ne suis plus capable de regarder un film. »

Quatre grandes catégories caractérisent les symptômes de la dépression. Notons que le diagnostic de dépression est établi dans le cas où certains de ces « signes » persistent pendant minimum 15 jours.

* les symptômes émotionnels
* les symptômes physiques
* les symptômes comportementaux
* les symptômes cognitifs

C’est ce que nous verrons dans le prochain article…

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La dépression est un trouble complexe. Ses effets sur le corps et l’esprit peuvent être majeurs. La dépression est lourde de conséquences car elle influe sur le comportement et le moral.

Malheureusement, la prise en charge des personnes atteintes de dépression est trop souvent tardive et insuffisante. Paralysées par la maladie et découragées par les préjugés et les stigmates qui l’entourent, elles tardent à demander de l’aide.

Et plus le temps passe, plus la maladie gagne du terrain, et plus le traitement est complexe.

La dépression est-elle une maladie rare?

La dépression n’est pas une maladie rare. Aux alentours de 10% de la population française souffrira au moins une fois dans sa vie de dépression. Les femmes courent 2 fois plus de risques que les hommes.

La dépression serait à l’origine de la moitié des suicides et des tentatives de suicides rapportés chaque année en France. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévoit qu’en 2020, la dépression sera la maladie la plus importante dans nos pays industrialisés.

Actuellement, la dépression se révèle être la quatrième cause de maladie et d’invalidité dans le monde.

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Les mécanismes biologiques précis de la dépression sont encore incertains.

L’hérédité semblerait néanmoins intervenir dans certaines formes de dépression. La recherche génétique a en effet pu objectiver des liens entre pertubations chimiques et électriques célébrales et présence de certains gènes. Ces anomalies ne peuvent cependant à elles seules causer une dépression !

L’aspect biologique n’est pas pour autant nécessairement « la cause » de la dépression. Voici ce qu’en dit le Dr. Michael Spevack : « On sait maintenant qu’il s’agit d’un cercle vicieux où chaque facteur influence et aggrave l’autre : les pensées négatives ont pour effet d’abaisser l’humeur, ce qui entraine fort probablement un certain déséquilibre dans la chimie du cerveau. En s’attaquant au traitement de l’un ou l’autre de ces facteurs, on peut aider les gens à se sentir mieux. »

Les aspects biologiques, cognitifs (mentaux), émotifs et comportementaux du fonctionnement humain sont en constante interaction. Une modification de n’importe lequel de ces aspects a un impact sur les autres. Lorsqu’une personne est dépressive, elle a tendance à voir la réalité de façon plus négative. En retour, cette interprétation plus négative amplifie les émotions dépressives. D’autre part, les interprétations négatives de la réalité et les émotions dépressives influencent les comportements (amenant par exemple de la passivité) qui, en retour, ont un impact sur les pensées et les émotions. Il existe aussi des facteurs intrapsychiques souvent inconscients qui relèvent du processus de deuil, d’une angoisse de perte d’objet ou autres conflits.

Par ailleurs, la dépression se développe souvent en réaction à un évènement ou une situation générateurs de stress. Cependant, selon nos façons de voir les choses, nous ne présentons pas tous la même vulnérabilité face aux différents types de causes de stress. Un évènement « heureux » peut paradoxalement représenter un stress (promotion, mariage, etc.) et inversement.

Un malendu sur la dépression, parmi d’autres !

« La dépression, c’est pour les loosers ». Voici un préjugé sur la dépression qui a la peau dure. Nous pouvons tous être victimes de dépression. Même les plus forts d’entre nous.

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La dépression est un trouble de l’humeur qui se caractérise par un état de tristesse et d’abattement prolongé. Notre moral peut être changeant, morose ou au beau fixe, selon les événements qui surviennent dans notre vie.

La personne dépressive, quant à elle, ne parvient plus à reprendre le dessus. Son état se détériore. Elle se plaint de douleurs physiques et ses contacts avec le monde extérieur se révèlent problématiques.

La dépression devient un obstacle réel aux activités quotidiennes, qu’elles soient d’ordre professionnel ou privé.

Grippe A… Ce mot est sur toutes les lèvres mais qu’en savons-nous vraiment ? Est-elle contagieuse, se soigne-t-elle ?… LaNutrition.fr a fait le point !

La grippe porcine, c’est quoi ?
La grippe porcine est une maladie respiratoire qui atteint principalement les porcs d’élevage. Si elle se développe régulièrement en automne et en hiver, elle est rarement fatale pour les animaux. Il existe plusieurs types de grippe porcine et comme pour les grippes humaines, l’infection évolue constamment. La grippe porcine est classée dans la catégorie A, c’est-à-dire les plus communes mais aussi les plus inquiétantes car à l’origine de vastes épidémies dans le monde.
Les humains peuvent-ils être contaminés par la grippe porcine ?
En règle générale, les humains n’attrapent pas la grippe porcine par des cochons contaminés, à part dans quelques cas isolés par exemple pour les hommes en contact étroit avec ces animaux. Mais le virus peut muter et se transmettre d’homme à homme, d’où l’intérêt de porter des masques devant la bouche et de se laver régulièrement les mains pour les personnes des zones à risque. C’est le cas de cette épidémie qui est partie du Mexique. Les scientifiques pensent que comme pour la grippe humaine, la grippe porcine se transmet par la toux et les éternuements.
La grippe porcine du Mexique est-elle nouvelle ?
L’Organisation mondiale de la santé confirme que dans certains des cas de grippes porcines déclarés au Mexique, le virus H1N1a muté en une souche inconnue jusqu’à présent. Cette version du virus contient un matériel génétique que l’on retrouve également dans les virus de la grippe aviaire et de la grippe humaine. En effet, les virus de la grippe sont capables d’échanger des bouts de matériel génétique les uns avec les autres. La nouvelle version du H1N1 de la grippe porcine déclarée au Mexique est un mélange de toutes les souches de ce virus. C’est ce qui fait dire aux autorités sanitaires mondiales que le nom de grippe porcine n’est peut-être pas approprié et qu’il vaut mieux parler de « grippe nord-américaine ».
Le virus de la grippe porcine est-il dangereux ?
Le virus a muté de façon inédite, les experts manquent d’informations et  les recommandations préventives sont difficiles à déterminer. Ce que l’on sait, c’est que la sévérité des cas dépend des régions de l’épidémie. Les symptômes de la grippe porcine chez l’homme sont similaires à ceux de la grippe humaine : fièvre, toux, mal de gorge, écoulement nasal, douleurs musculaires, fatigue… Si la plupart des cas déclarés dans le monde n’était pas sévères jusqu’à présent, la nouvelle épidémie de grippe porcine aurait fait 152 victimes au Mexique. Les experts sanitaires estiment que le Mexique n’a pas encore atteint le sommet de la courbe du nombre de personnes contaminées. Par précaution, le gouvernement de Felipe Calderon a fait fermer toutes les écoles du pays jusqu’au 6 mai. En France, mardi 28 avril, 20 cas étaient encore à l’étude pour des « symptômes de grippe non grave ».
Peut-on continuer à manger du porc ?
Oui. Il n’y a aucune preuve que la grippe porcine se transmette par le fait de manger de la viande de cochons infectés. Cependant, par mesure de précautions, il est préférable de bien la cuire à une température supérieure à 70°C.
Doit-on avoir peur de cette nouvelle épidémie ?
A partir du moment où des cas de grippe mortelle se transmettent d’homme à homme, les autorités mondiales de la santé surveillent de près le risque de pandémie, une épidémie à grande échelle. L’OMS considère que la progression des cas avérés au Mexique et aux Etats-Unis pourrait se transformer en pandémie même s’il est encore trop tôt pour l’affirmer. Lundi 27 avril, l’OMS a relevé son niveau d’alerte de 3 à 4 sur une échelle de 6. Le stade 4 de l’échelle marque une montée en puissance du risque de pandémie avec une transmission avérée d’homme à homme. Si la pandémie s’étend, les experts considèrent que la grippe pourrait faire de nombreuses de victimes dans le monde. La grippe espagnole, une souche du virus H1N1 déclarée en 1918, avait tué des millions de gens.Au Mexique, la nouvelle épidémie à fait plus d’une centaine de victimes. Cependant, les 65 cas confirmés aux Etats-Unis ont pour le moment donné lieu à des symptômes légers, peut-être parce que la prise en charge médicale a été plus rapide qu’au Mexique. Mais pour certains experts, cela voudrait dire que le virus s’est développé dans un environnement précis, au Mexique, et qu’il aurait du mal à s’adapter aux autres régions du monde. Il y a aussi l’espoir qu’étant habitué aux virus de la grippe humaine, nous serions moins sensibles à ce virus.En revanche, un fait nouveau inquiète les experts : les jeunes sont aussi touchés alors que dans les épidémies antérieures, les personnes âgées étaient les premières victimes de la grippe.
Peut-on contenir la progression du virus ?
On soupçonne le virus de s’être déjà étendu dans le monde avec quelques 79 cas confirmés : Mexique, Etats-Unis, Canada, Espagne, Grande Bretagne, Costa Rica, Israël, Nouvelle-Zélande… D’autres pays sont en attentes de résultats de cas suspects : Australie, quelques pays d’Europe dont la France, Amérique du sud (Brésil, Chili, Colombie,) et des pays d’Asie (Thaïlande, Corée du sud). La plupart des experts pensent que contenir le virus risque de s’avérer impossible parce que nous vivons dans une ère où voyager devient courant. Les autorités déconseillent les séjours au Mexique.
Existe t-il des traitements efficaces ?
Il existe deux médicaments couramment utilisés qui se sont révélés efficaces contre la grippe porcine : Tamiflu des laboratoires Roche et Relenza du laboratoire GlaxoSmithKline. Mais pour être efficaces, ces médicaments doivent être administrés dès les premiers stades de la maladie. Ils sont également utilisés en prévention sur des cas suspects. Certains gouvernements ont déjà constitué une réserve de ces médicaments en cas de pandémie.En ce qui concerne les vaccins contre la grippe porcine, il existe pour les porcs mais pas pour l’homme. Le seul vaccin qui existe correspond à une souche antérieure qui n’est donc plus efficace pour l’actuelle. Pour muter, le virus a besoin de moins de temps qu’il n’en faut pour faire un vaccin. La souche du virus aux Etats-Unis ne serait peut être pas la même que celle d’origine qui est partie du Mexique… Et il faudrait quatre mois pour un laboratoire pour fabriquer un nouveau vaccin, sans parler de tous les tests qui doivent être fait pour limiter les effets secondaires.Quand aux antibiotiques, ils n’ont aucun effet sur les virus.
Et la grippe aviaire ?
Le virus de la grippe aviaire (H5N1) qui avait fait des victimes en Asie n’a rien à voir avec celui de l’actuelle épidémie de grippe porcine (H1N1). La différence notoire entre ces deux virus c’est que le H5N1 ne se transmet pratiquement pas d’homme à homme, contrairement au H1N1.

Source :  lanutrition.fr

Si vous êtes dépressive, vous avez peut-être été confronté à des préjugés tenaces :

« La dépression n’est pas une maladie »

« Une petite dépression passagère… »

« Tu es paresseuse… »

Ne croyez pas les préjugés qui entourent la dépression.

«La recherche et les témoignages des personnes atteintes de dépression démontrent clairement que les préjugés constituent un frein important à leur guérison.

Ces préjugés, qui associent la dépression à une faiblesse personnelle plutôt qu’à une maladie, contrecarrent les efforts des personnes touchées pour parler, s’informer, consulter, accepter le diagnostic et suivre les traitements nécessaires, dont la psychothérapie, tout en contribuant aux risques de rechute.

C’est pourquoi notre nouvelle campagne de sensibilisation et d’information sur la santé mentale conduit là où sont ancrés ces préjugés», a déclaré le ministre québécois Philippe Couillard.

A quand une campagne de sensibilisation en France ?


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Pour les femmes, le harcèlement subi n’est pas seulement moral, mais « de genre » et sexuel.

Le harcèlement dit « de genre » se traduit par un mépris systématique de la femme, un sexisme ambiant, que le psychiatre Christophe Dejours nomme le « cynisme viril ».

Cette misogynie explique pourquoi les femmes cadres gomment fréquemment leur féminité pour se faire respecter. Par ailleurs, les femmes enceintes sont nombreuses à être vivement « incitées » à ne pas revenir travailler après leur congé maternité et les mères d’enfants en bas âge sont découragées par la technique des réunions tardives.

Enfin, 2 % des femmes subissent un harcèlement sexuel défini par la loi comme le « fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ». Marie Pezé a noté par ailleurs que 30 % des femmes harcelées déclenchaient un cancer du sein, de l’utérus ou des ovaires.

1- Reprenez le dessus
L’expérience le prouve : plus vous subirez des persécutions, moins vous pourrez réagir et plus le harceleur s’en donnera à cœur joie. Donc, cessez d’encaisser les humiliations sans broncher, décidez d’agir. Analysez la situation ; déterminez quel but poursuit votre harceleur ; identifiez vos points forts (compétences, soutien, fonction, etc.) et vos points faibles (sexe, âge, concurrence, etc.).

2- Informez-vous

Consultez les sites dédiés à ce sujet ; vous vous sentirez moins seul(e) et mieux armé(e). Ils sont listés sur http://rhmt.free.fr. Avocat au Barreau de Paris, auteur de « Le harcèlement au travail » (éd. Delmas), Maître Ravisy met à disposition, sur son site http://www.harcelement.info,
les textes de loi relatifs au harcèlement ainsi qu’un test « pour évaluer la nature et la gravité du processus de harcèlement ».

3- Faites constater la dégradation de votre état de santé
Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant pour obtenir un arrêt de travail si nécessaire, puis avec le médecin du travail. Celui-ci interviendra auprès de l’employeur pour que la reprise du travail n’ait lieu qu’après aménagement du poste de travail, avec séparation par exemple des personnes en conflit, ou pour déterminer l’inaptitude temporaire au travail. Même si le harcèlement moral est considéré comme une maladie professionnelle, selon Maître Ravisy, « la victime a tout intérêt à obtenir la qualification d’accidenté(e) du travail, dont les avantages sont nombreux, puisque la qualification “accident du travail” modifie, dans de très larges proportions, l’approche psychologique et judiciaire ».

4- Demandez de l’aide
« Le danger le plus grave à nos yeux résulte du silence presqu’absolu observé par ceux qui pensent pouvoir assumer seuls le processus d’usure mentale qu’ils endurent », insiste Maître Ravisy. Parler permet de reconnaître le harcèlement subi, de sortir de l’isolement et de se faire aider. Contactez la DRH, les délégués du personnel et syndicaux, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), l’Inspection du travail, mais aussi vos collègues car, selon la Dre Dorothée Ramaut, « un appui sans réserves des collègues de travail est capable, à lui seul, de briser les possibilités d’intervention du “harceleur” ».

5- Etayez votre dossier
Depuis janvier 2002, c’est à la personne harcelée d’établir les faits. Notez toute parole ou agissement stigmatisant le harcèlement et gardez copie de toutes les traces écrites (courriels, notes de service, etc.). Demandez à vos collègues de travail, témoins des faits, des « attestations circonstanciées ». Informez-vous sur le passé du harceleur. A-t-il déjà poussé un ou plusieurs salariés à la démission ? Recueillez ces témoignages.

6- Sortez de l’entreprise
L’arrêt de travail permet d’échapper un temps à l’emprise psychique du harceleur. Beaucoup, au bout du rouleau, démissionnent. Maître Lopes Dos Santos, avocate au sein du Cabinet Ravisy, se veut rassurante : « Cela n’enlève pas l’espoir d’être indemnisé car la démission peut être requalifiée par le juge prud’hommal en un licenciement abusif. Lorsque le salarié reste en poste, il lui est possible de demander au juge de résilier le contrat de travail aux torts de l’employeur. Si la situation est intenable, il peut quitter son emploi et faire constater par le juge que ce départ a été causé par l’auteur du harcèlement.»

7- Demandez réparation
Deux solutions : saisir le conseil des prud’hommes ou aller au pénal. Aux Prud’hommes, la sanction n’est qu’indemnitaire. Au pénal, il y a dédommagement et risque d’emprisonnement (1 an maximum). Maître Lopes Dos Santos demande parfois en plus la publication dans la presse spécialisée du jugement condamnant l’employeur : « Cela permet aux personnes harcelées d’être reconnues publiquement comme victimes, de retrouver leur dignité et de pouvoir montrer à tous que justice a été faite en leur faveur. »

8- Suivez une psychothérapie brève
Les techniques de dévalorisation du harceleur (en entreprise ou… en couple) font des ravages psychologiques : perte de confiance en soi, culpabilité, honte, humiliations répétées, perte de ses repères, isolement etc… qui peuvent aller jusqu’à la violence physique.

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« On dit souvent que l’addiction au travail entraîne une diminution de la vie sociale. C’est vrai mais incomplet : il n’y a pas que l’entourage qui se détourne de vous parce que votre cerveau ne se préoccupe que du travail. Vos propres collègues en pâtissent, et finissent par vous en vouloir. Mon expérience de workaholic, c’est que plus travailler intensément et longtemps me semble vital, plus mes collègues se détournent de moi, me soupçonnent de faire du zèle pour leur voler leur place, me mettent à l’écart. Et comme du coup, je n’ai plus d’ami au travail, je suis contente parce que j’ai plus de temps pour travailler au lieu de papoter, bref, c’est un cercle vicieux. Au point qu’en périodes creuses comme en ce moment au mois d’août, je dépéris et déprime. Le workaholic est un accro bien plus détesté que l’alcoolique ; au moins avec l’alcoolique, on peut rigoler un peu même si après il fait pitié. Le workaholic, il est de facto détestable. »

Pour rappel : le « workaholic » est un terme anglais qui désigne celui ou celle qui ne peut s’empêcher de travailler.

Etre malade du travail, c’est « négliger notre santé, nos relations et notre vie spirituelle ; tout relier au travail ; n’avoir envie de rien ; reporter indéfiniment les vacances, le repos ; effectuer des tâches inutiles ; être angoissé ; perfectionnisme ; éviter toute forme d’intimité ; besoin de tout contrôler« 

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Entre 1980 et 2001 en France, la vente d’antidépresseurs a été multipliée par dix et atteint… plus de cinquante millions de boîtes par an !

Pourtant, la moitié des personnes consommant des antidépresseurs ne présentent pas de trouble psychiatrique avéré…

« Actuellement, le mot dépression, considère Dre Verdoux, est utilisé à tort et à travers. Il existe en France une surprescription d’antidépresseurs pour des personnes qui n’ont pas de pathologie dépressive, au sens médical du terme. Ils ont une plainte de mal-être face à laquelle la réponse médicamenteuse n’est pas forcément adéquate. Chez quelqu’un qui n’en a pas besoin, l’antidépresseur peut favoriser la survenue d’une vulnérabilité et entraîner des complications. Ces personnes ont davantage besoin d’écoute, de psychothérapie, de soutien. Malheureusement, les consultations de psy ne sont pas remboursées. »

Il n’est pas question, « dans un contexte de déficit de la Sécurité sociale », a précisé Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé, de prendre en charge l’accès à un psy.

La France est la championne d’Europe de la consommation d’anxiolytiques et d’antidépresseurs comme elle l’est aussi pour les antibiotiques. « Cela relève, commente Mme Verdoux, d’une culture française en faveur du médicament et d’un système sans contrôle. »

A l’inverse, moins d’une personne sur trois souffrant de dépression bénéficie d’un traitement approprié…

« Lorsqu’une personne consulte, il faut que le médecin puisse reconnaître la dépression. Très souvent, le patient évoque des problèmes de fatigue et de sommeil et se retrouve avec une prescription d’hypnotique. Le médecin doit prendre le temps d’explorer tous les symptômes et de recommander un psychothérapeute comportemental et cognitif.« 

L’usage des antidépresseurs est par ailleurs souvent incorrect.

« Il faut bien savoir, rappelle Dre Verdoux, que le délai d’action de ce médicament est au minimum de deux à trois semaines et que cette période peut être particulièrement difficile.

Le traitement doit être poursuivi au minimum pendant six à huit mois après la disparition des symptômes. Lorsqu’une personne a fait plusieurs épisodes dépressifs (au moins trois au cours des cinq dernières années), la question d’un traitement préventif peut se poser. Enfin, l’arrêt d’un traitement doit se faire progressivement. »

Alors que plusieurs patients s’inquiètent des cocktails de médicaments, Dre Verdoux précise, « qu’en début de traitement, il n’est pas aberrant de prendre un hypnotique pour réduire les problèmes de sommeil et un anxiolytique pour lutter contre l’anxiété. Mais, lorsque l’antidépresseur agit, mieux vaut arrêter ces autres médicaments et privilégier la psychothérapie comportementale et cognitive. »

En ce qui concerne les effets secondaires des médicaments, Dre verdoux, mentionne les nausées et vertiges qui se présentent surtout au début du traitement.

« Le problème majeur qui peut être rencontré, dit-elle, est celui de l’inversion de l’humeur. La personne devient par exemple euphorique ou hyper-active. Dans ce cas-là, il faut arrêter rapidement le traitement, car il a dépassé son but. »

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u mois de juillet, des experts anglais travaillant pour la Food Standards Agency ont publié un rapport suggérant que « les produits bio ne sont pas meilleurs pour la santé que les aliments ordinaires ». De nombreux médias ont repris ce message de santé plutôt hostile à l’agriculture bio.

En fait, le rapport complet dit seulement que les aliments bio n’apportent pas plus d’éléments nutritifs que les aliments produits de façon conventionnelle. Ce n’était donc pas une information santé à proprement parler, mais la simple affirmation que le surcoût des aliments bio n’est pas justifié si on considère uniquement leurs contenus en nutriments. Le rapport rejette la question des insecticides, herbicides, fongicides et de leurs multiples résidus dans les aliments conventionnels, réelle question de santé pourtant.

Pourquoi préférer l’aubergine bio ?

Parce qu’elle contient plus de fer ou de vitamine C ? Non ! Les nutriments importants (vitamines, oligoéléments et polyphénols) des légumes sont surtout présents dans la peau du légume, où se concentrent également les pesticides. Donc, si on veut se nourrir (sans risque) avec des aliments riches en saveurs et en nutriments non caloriques, on n’épluche pas et on achète bio.

Pourquoi préférer le pain bio ?

Si on veut éviter les farines raffinées (pauvres en minéraux, fibres et vitamines), on préfère le pain complet. Mais c’est aussi dans l’enveloppe des céréales que se concentrent les pesticides. Si on veut du pain complet, il le faut bio.

Certains diront que l’agriculture conventionnelle respecte des normes pour les résidus de pesticides. Admettons. Mais que savons-nous de la toxicité de ces agents sur le long terme et de leurs interactions ? Or nous mangeons trois repas par jour et chaque fois plusieurs aliments contaminés par plusieurs pesticides. Ces agents s’accumulent dans nos tissus. On leur attribue un rôle causal dans des pathologies hormono-dépendantes (cancers du sein, infertilité masculine, anomalies du sexe des garçons), des maladies neurologiques (Parkinson), des lymphomes et autres cancers et leucémies.

Précaution s’impose !

Mais laissons ces questions puisque le rapport anglais ne traite pas des pesticides. On y trouve une revue de la littérature, avec 150 études pertinentes, quelques calculs statistiques et une synthèse sous forme de deux grands chapitres : l’un concernant les produits végétaux (où 23 types de nutriments ont été analysés) et l’autre les produits animaux (10 nutriments analysés). Oublions l’analyse secondaire du rapport fondée sur une sélection (arbitraire) des meilleures études parce que, en statistiques, les grands nombres sont censés compenser les défauts techniques. Si des différences significatives entre les aliments conventionnels et les bio sont mises au jour dans cette marécageuse base de données, cela signifie qu’elles sont très résistantes aux facteurs de confusion et reflètent la réalité.

A propos des aliments végétaux, les experts observent des différences pour sept types de nutriments. Ils en concluent curieusement que c’est négligeable : moins de résidus azotés (dus aux engrais chimiques) dans les aliments bio, mais plus de magnésium et de zinc, ce qui est intéressant puisque nos populations tendent à en manquer ; plus de matières sèches dans les aliments bio, donc moins d’eau et plus d’éléments nutritifs, ce qui est confirmé par des différences significatives pour les sucres, les polyphénols (en général) et les flavonoïdes dans les aliments bio.

Pour les produits animaux, il y a des différences pour trois types de nutriments : plus de lipides, plus de polyinsaturés et plus d’acides gras dits « trans » dans le bio. Les experts concluent que c’est négligeable en termes de nutrition (fort contestable) mais insistent sur les trans. On distingue les trans industriels issus de l’hydrogénation des huiles végétales et les trans naturels produits lors de la rumination et présents dans les aliments animaux.

Les deux types de trans seraient, selon nos auteurs, également nuisibles pour la santé, car ils augmentent de façon identique le cholestérol sanguin. Or les trans diffèrent radicalement vis-à-vis des maladies cardiaques : les trans industriels sont associés à un doublement du risque, tandis que les trans naturels (ceux qui sont en plus grande quantité dans le bio animal) sont associés à une diminution du risque. Avantage au bio ! Cet exemple illustre aussi, pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, que le cholestérol ne joue qu’un rôle négligeable dans les maladies du coeur.

Tout cela indique qu’il est préférable de manger bio, qu’il s’agisse d’aliments végétaux ou animaux, surtout pour protéger sa santé, selon la formule classique « que tes aliments soient ta médecine ». Encore faut-il que cela soit acceptable pour le budget familial.

Une dernière question concerne l’opportunité de publier ce rapport en juillet. Y aurait-il quelque part et à l’approche des grandes négociations sur l’avenir de l’agriculture européenne une stratégie visant à décrédibiliser une agriculture qui ne soit pas industrielle et productiviste, exportatrice (plutôt que locale), prédatrice des ressources naturelles et dévastatrice pour l’environnement ? Assistons-nous aux premières escarmouches de la grande bataille qui s’annonce et dont l’enjeu pourrait être l’émergence d’un Monde Nouveau où Monsanto, Unilever et les autres ne seraient plus les rois de la fête ?


Michel de Lorgeril est cardiologue, chercheur CNRS au laboratoire TIMC « Coeur et nutrition » de l’université de Grenoble

Michel de Lorgeril
Article paru dans l’édition du 14.08.09 du journal Le Monde

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Souvent les personnes complexées et/ou timides sont dotées d’une grande imagination.

C’est même elle qui leur porte préjudice dans les moments difficiles en alimentant leurs angoisses.

Exemple, vous devez parler devant une dizaine de personnes et avant même de prendre la parole, vous avez déjà eu le temps de leur dresser un portrait. Untel me regarde bizarrement, tel autre n’a pas du tout le même style que moi, elle va être critique, etc. Alors pour une fois, si vous mettiez à profit cette imagination débordante ?

Pour ça, une technique : la visualisation ou imagerie mentale.

Il s’agit en quelque sorte d’imaginer un événement que l’on appréhende afin de mieux le maîtriser le moment venu. Cela permet de canaliser son stress et de maîtriser son émotivité. On a en effet moins d’appréhension lorsqu’on a déjà vécu la scène en question.

Alors cette présentation orale justement, elle est prévue pour dans 3 semaines et vous paniquez déjà à l’idée de ne pas être à la hauteur. Pas de panique, d’ici là, vous allez pouvoir répéter autant de fois que vous voudrez.

Chaque matin, quand vous serez tranquillement allongée sur votre lit, vous allez commencer par vous relaxer au maximum : respirer lentement, relâcher vos muscles, penser à des souvenirs apaisants comme un beau paysage par exemple. Une fois que vous serez complètement zen, vous allez visualiser votre présentation comme si vous étiez.

Ca ne vous prendra pas longtemps et vous verrez que le jour J, vous serez presque comme chez vous !

Vous avez l’impression d’être sur le quai et de voir les trains passés ?

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Une grande étude Suédoise vient de montrer, à nouveau, un lien entre la quantité d’aliments avec un index glycémique élevé, et le risque de développer un cancer du sein.

A l’institut Karolinska (qui délivre le prix Nobel de Médecine chaque année), des chercheurs ont suivi 61 000 femmes pendant 17 ans. Grâce à des questionnaires détaillés sur leurs habitudes alimentaires, ils ont pu mesurer la « charge glycémique » (la quantité d’aliments consommés dont l’index glycémique est élevé) de chacune au début de l’étude. [1]

D’après cette étude, le risque de développer un cancer du sein estrogène-positif et progestérone-négatif augmenterait de façon presque linéaire avec la charge glycémique. C’est à dire que plus la charge glycémique était élevée, plus le risque était grand.

De fait, comme je l’expliquais dans Anticancer, les aliments à index glycémique élevés (sucre blanc, farine et pain blanc, viennoiseries, riz blanc, boissons sucrées, desserts etc.) entrainent la libération d’hormones comme l’insuline et le facteur de croissance IGF. A leur tour, ces hormones stimulent les facteurs d’inflammation et la croissance des cellules cancéreuses.

En 2002, déjà, des chercheurs de l’université de Toronto avaient suivi pendant plusieurs années des femmes en rémission d’un cancer du sein. Celles dont le taux d’insuline était le plus élevé avaient deux fois plus de chance de faire une rechute, et trois fois plus de chances de développer des métastases que celles dont le régime moins chargé en sucres leur permettait d’avoir un taux d’insuline plus bas. [2]

Et il ne s’agit pas seulement du cancer du sein.

Le cancer du colon est lui aussi sensible à l’effet des sucres (qu’il soient « rapides », ou « lents »…) dans notre alimentation. Il est fort probable que d’autres cancers le soient aussi, même si cette association n’a pas été étudiée de façon systématique pour la plupart d’entre eux.

Charge glycemique et risque cancer du sein

Un petit rappel diététique :

Pour éviter de faire monter le taux de glucose et d’insuline dans le sang, mangez surtout des céréales complètes et combinées entre elles :
–   du pain « multi-céréales » (au moins quatre céréales différentes est préférable)
–    des pâtes complètes (ou absolument cuites al dente si vous mangez des pates « blanches »)
–    du riz complet (ou basmati ou thaï si vous tenez absolument au riz blanc), du couscous complet
–    du quinoa (la céréale qui nous vient des incas et qui remplace agréablement le riz tout en apportant plus de protéines)
–    du sarrasin, du seigle, de l’avoine, de la farine de lin
La présence de plus de fibres alimentaires contribue à éliminer les toxines et carcinogènes qui pénètrent le corps par l’alimentation ou d’autres voies. De plus, les fibres contribuent aussi à réduire les pics de glucose dans le sang et donc de l’insuline et IGF.
Et encore :
–    Combiner vos repas avec de l’ail, des oignons, des échalotes qui font baisser la charge glycémique des plats consommés
–    Evitez absolument les sodas sucrés et préférez leur du thé vert, ou de l’eau parfumée avec un peu de citron, de la menthe, de l’écorce d’orange ou de mandarine (bio !)
–    Evitez les desserts sucrés et préférez des desserts à base de fruits, peut-être avec un peu de chocolat noir (plus de 70% cacao) fondu ou râpé, ou avec du gingembre, auquel vous pouvez ajouter un peu de sirop d’agave ou de miel d’acacia si vous avez vraiment du mal à vous déshabituer du gout du sucré.

Votre corps vous dira « Merci ! »

Sources :

1.    Larsson, S.C. and e. al., Glycemic load, glycemic index and breast cancer risk in a prospective cohort of Swedish women. Int J Cancer, 2009. 125: p. 153-157.
2.    Goodwin, P.J., et al., Fasting Insulin and Outcome in Early-Stage Breast Cancer: Results of a Prospective Cohort Study. Journal of Clinical Oncology, 2002. 20: p. 42-51.

3. http://www.guerir.fr

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