liberté
4 Mai 2012
Acceptez ce pouvoir que vous avez sur l’élection présidentielle :
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under conseils, libertéLaissez un commentaire
21 avril 2012
Divulgation des résultats de la présidentielle interdit en France. Et les médias de nos voisins européens francophones (Belgique, Luxembourg, Suisse) ? Avons-nous le droit ou la liberté de les consulter grâce à internet ?
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under conseils, libertéLaissez un commentaire
Les autorités françaises le clament haut et fort : elles poursuivront tous ceux qui dévoileront les résultats de l’élection présidentielle avant 20 heures ce dimanche. Mais hors des frontières de l’Hexagone, ni les médias ni les internautes ne semblent s’inquiéter. « Et ils ne risquent rien », assure Me Etienne Wéry, avocat spécialiste des nouvelles technologies.
« Toute personne pour qui une infraction est constatée sera déférée au parquet« . Le ton de Mattias Guyomar, secrétaire général de la Commission française des sondages, est particulièrement ferme. « Ce n’est pas parce que c’est facile de violer la loi que c’est anodin de le faire« , ajoute-t-il à l’agence Reuters.
À quelques heures du premier tour de l’élection présidentielle, les autorités françaises haussent le ton et annoncent être prêtes à traquer et punir tous ceux qui révèleront de manière anticipée les résultats du scrutin. Elles rappellent en outre que la peine maximale encourue est une amende s’élevant à 75 000€.
La Commission des sondages dévoilera ce vendredi son dispositif « unique » destiné à poursuivre les médias ou citoyens, français ou étrangers, qui ne respecteraient pas la loi. L’institution a déjà annoncé qu’une équipe « d’une dizaine de personnes » assurera cette surveillance. Et n’oubliera pas d’observer les médias étrangers. « S’il y a une diffusion en France, peu importe l’origine de la diffusion, la loi est violée, et nous saisirons le parquet« , assure Mattias Guyomar aux journalistes de l’agence Reuters. « On peut considérer qu’à partir du moment où un site est consulté à partir d’une adresse IP hébergée en France, il y a diffusion en France. »
Aucune autorité pour bloquer les médias belges
« C’est totalement faux« , rétorque Etienne Wéry, avocat spécialisé dans le domaine des nouvelles technologies. « Cela veut juste dire que pour trancher un litige, le juge appliquerait la loi française. Mais cela ne veut pas dire que le site étranger, belge par exemple, devrait respecter la loi française. »
Et l’avocat d’illustrer ses propos par un exemple concret : « Imaginez un reportage de la RTBF consacré aux secrets du parti communiste chinois. Je ne suis pas certain que cela plaise à Pékin ou que cela respecte la loi chinoise. Et pourtant, les autorités chinoises ne pourraient empêcher la diffusion du sujet. »
Les émissions de la RTBF programmées ce dimanche soir, tant en radio qu’en télé, ne devraient donc pas être bloquées par nos voisins du Sud. « Le CSA français – l’Etat français en général – n’a pas autorité pour empêcher les télévisions belge et suisse de travailler comme elles l’entendent à partir de leur territoire« , résume une étude du cabinet Ulys.
Twitter / Facebook: risque zéro pour les utilisateurs belges ?
Le site internet http://www.rtbf.be/info divulguera lui aussi les résultats du scrutin dès 18h. Et ne devrait pas non plus être poursuivi par les autorités françaises. Si Paris estime pourtant que « tout site étranger consulté par un internaute en France sera considéré en infraction« , le cabinet Ulys note quant à lui que les sites d’information « relèvent d’abord et avant tout de leurs dispositions nationales même s’ils sont accessibles dans l’ensemble de l’Union« .
S’il voulait toutefois juguler la diffusion d’informations sur les sites étrangers, l’Etat français devrait respecter plusieurs conditions particulièrement sévères tout en enclenchant une procédure complexe auprès des autres États. Et selon nos informations, aucune procédure n’a, pour l’heure, été lancée en Belgique.
Les réseaux sociaux seront également scrutés et analysés par les « gendarmes » de la Commission des sondages. Depuis le dernier scrutin présidentiel en 2007, Twitter et Facebook ont pris une autre dimension. Et les deux géants pourraient, ce dimanche, jouer les premiers rôles dans la diffusion des premiers résultats et estimations.
Mais que risquent les internautes belges ? « Absolument rien« , rétorque simplement Me Etienne Wéry. « Pour résumer, je dirais que si vous êtes Belge, vous ne risquez rien. Si vous êtes un média belge, vous risquez encore moins. Si vous êtes Français, faites attention. Et si vous êtes un média français, je pense que vous pouvez dévoiler les résultats et violer une loi qui est anticonstitutionnelle et bafoue le droit des journalistes à informer le public. »
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19 avril 2012
Comment développer une confiance en soi forte et durable (ne me croyez pas sur parole, faites-le !)
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under bien-être, confiance en soi, conseils, estime de soi, F. Duval-Levesque, liberté, psychopraticien, hypnopraticien, hypnotiseur, psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), soutien psychologique, témoignageLaissez un commentaire
Chacun de nous peut manquer parfois de confiance. On n’ose pas dire non, encore moins se lancer dans un nouveau projet ou prendre de nouvelles responsabilités… Bref, cela nous empoisonne la vie. Voici trois exercices simples qui vous permettront de réveiller, de consolider et de booster votre confiance en vous !
1) L’exercice de vos réussites
Ouvrez une liste (feuille de papier ou Word, carnet dédié ou note sur votre téléphone portable…) sur laquelle vous noterez toutes les réussites de votre vie :
– obtention d’une promotion professionnelle : qu’éprouvez-vous à ce souvenir ?
– naissance de votre premier enfant : revisitez chaque moment important de la journée… ou de la nuit !
– votre premier job : au moment où vous l’avez appris, comment cela s’est-il passé ?…
Faites revivre ces réussites en vous rappelant comment celles-ci sont arrivées et ce que vous avez ressenti. Appropriez-vous cette croyance essentielle : « ce que j’ai réalisé un jour est ancré en moi pour toujours. Il s’agit de quelque chose que l’on ne pourra jamais m’enlever ».
2) L’exercice de vos joies intérieures
Après chaque journée, notez par écrit tous les moments de joie de votre journée : câlin au réveil avec votre enfant, sourire échangé avec un voisin, merci d’une personne à qui vous avez tenu la porte d’un magasin, satisfaction d’une action réussie lors de votre journée de travail…
En faisant ainsi, et en allongeant la liste chaque jour, vous développerez votre bien-être et votre estime de vous-même. Vous serez aussi naturellement plus attentif aux petites et belles choses de votre vie. En prendre conscience nourrira votre estime personnelle et vous donnera de l’allant dans votre capacité à « intervenir » librement, et en pleine confiance, dans les différentes phases de votre journée.
3) L’exercice de vos qualités
Voici un exercice tout à fait réjouissant et efficace pour vous faire prendre conscience de vos talents personnels et entretenir durablement votre confiance en vous.
a) Je vous invite à choisir dans la liste suivante les qualités qui vous correspondent parfaitement. b) Noter pour chacune d’elles les situations dans lesquelles vous avez mis en œuvre des stratégies couronnées de succès ou d’avancées positives.
Voici une liste de 69 qualités dans laquelle je vous invite à piocher sans retenue ! Je suis : « accueillant, ambitieux, autonome, audacieux, aventureux, calme, combatif, conciliant, confiant, conformiste, créatif, dévoué, diplomate, direct, discipliné, doux, dynamique, efficace, empathique, endurant, énergique, fidèle, flexible, franc, généreux, honnête, imaginatif, impulsif, indépendant, innovateur, intelligent, intuitif, jovial, juste, leader, maître de moi, méthodique, motivé, observateur, obstiné, optimiste, ordonné, organisé, original, ouvert d’esprit, patient, persévérant, poli, polyvalent, ponctuel, précis, prudent, pugnace, réservé, résistant, responsable, rigoureux, sensible, sérieux, serviable, sociable, soigneux, stable, stratège, tenace, tolérant, timide, travailleur, volontaire etc… »
Appropriez-vous ces qualités en les relisant régulièrement. Et en les enrichissant chaque semaine d’autres expériences.
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16 avril 2012
« Les parents d’enfants autistes s’épuisent à chercher des solutions de prise en charge »
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under espoir, liberté, mal-être, psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), soutien psychologique, stressUn commentaire
A la suite de l’article « Guerre ouverte contre la psychanalyse dans le traitement de l’autisme », paru dans Le Monde daté 17 février, nous avons lancé un appel à témoignages aux parents d’enfants autistes afin qu’ils racontent les difficultés de la prise en charge. Voici une sélection poignantes de leurs récits.
- « On nous a dit qu’il était urgent d’attendre », Anne-Cécile D., 39 ans, à Nantes.
Arthur, âgé de 5 ans et demi, est autiste typique sévère. Au CMP (centre médico-psychologique) où il est suivi à Nantes, l’équipe nous a dit qu’il était « urgent d’attendre », qu’il ne fallait pas « l’enfermer dans une étiquette ». Ce n’est qu’après avoir menacé de saisir le conseil de l’ordre que les soignants ont enfin accepté de procéder à un diagnostic. Les évaluations se sont échelonnées sur dix-huit mois! Sans avoir contacté son école, le pédopsychiatre nous a sommé de déscolariser notre enfant, pour le laisser à temps plein à l’hôpital de jour. Selon lui, nous devions faire le deuil des progrès d’Arthur qui jamais ne parlerait ou ne deviendrait continent, etc. Nous sommes partis à toutes jambes et avons mis en place une prise en charge adaptée à son handicap, avec un psychologue ABA (Applied behavior analysis, analyse appliquée du comportement) et un intervenant à domicile, qui nous a coûté 2 500 euros par an, à notre charge, pendant deux ans. Aujourd’hui, j’ai arrêté de travailler pour monter une école ABA avec d’autres familles dans laquelle nos enfants progressent à grands pas. Mais nous avons tous sacrifié nos vies à nos enfants.
- « Lorsqu’on a mis un mot sur son problème, j’étais soulagée et effondrée à la fois », par Aurore M.
Je suis la maman d’Enzo, reconnu TED (troubles envahissants du comportement) avec troubles autistiques depuis l’âge de 3 ans et demi. J’avais remarqué que quelque chose n’allait pas, car à un an et demi-deux ans, Enzo ne parlait pas. C’est la première chose que j’ai remarqué. Quand j’en parlais à son pédiatre, c’était « tout va très bien, il finira par parler »… Dans ma famille, nous avions aussi remarqué qu’Enzo ne nous regardait pas quand on lui parlait. Mais tout allait toujours très bien, selon les médecins. A l’âge de 3 ans, Enzo est rentré en maternelle. J’ai eu de la chance, sa maîtresse était quelqu’un de très bien. En effet, Enzo ne parlait toujours pas, mangeait de la colle, sortait de la classe… C’est la première personne extérieure à la famille qui a remarqué que ça n’allait pas.
Enzo a commencé les séances d’orthophonie. L’orthophoniste nous a envoyé au CAMSP (Centre d’action médico-sociale précoce). Enzo a passé différents tests psychomoteurs, IRM, prises de sang. Après une attente d’environ six mois, le CAMSP m’a envoyé vers le CMPP (centre médico-psycho-pédagogique). Là, la pédopsychiatre a posé le diagnostic et nous a parlé d’autisme. Lorsqu’on a posé un mot sur son problème, j’étais soulagée et effondrée à la fois. Maintenant, Enzo est bien pris en charge, mais je suis toujours autant scandalisée car mon fils, depuis sa naissance, était suivi tous les mois par un pédiatre qui ne s’alarmait pas plus que ça du fait qu’à 2 ans, il ne parlait pas.
- « En France, les listes d’attente sont interminables, mon fils a été scolarisé en Belgique », par Anne M., 38 ans, Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).
Mon fils a été mis hors de l’école à 3 ans et demi, il était en effet « non conforme » à la norme… Faute de structure pour lui (listes d’attente interminables), il a été scolarisé en Belgique jusqu’à ses 6 ans et demi, âge auquel une place s’est ouverte dans un IME (institut médico-éeducatif) pour qu’il rejoigne sa maman en France ! Au moment du diagnostic, on nous avait proposé des activités en CMP deux fois par semaine et deux heures par jour. Après quelques mois de congés enfant malade pris en charge par la CAF , je ne pouvais plus assurer mon travail… ce qui m’a poussé à faire le choix de le scolariser en Belgique. Heureusement que son père habitait à la frontière belge pour le récupérer chaque soir… Quelle galère en effet pour une maman et pour la fratrie. Mon fils est différent, et on nous l’a bien montré. Dans certains pays comme la Belgique, ces enfants font partie de la population et ont une place à part entière.
- « L’impression que le monde va s’écrouler« , par Elodie R., 25 ans.
Je suis maman d’une petite fille , Nourhane, âgée de 5 ans et demi. En 2009, elle a été diagnostiquée « autiste sévère ». Lorsque l’on vous annonce que votre enfant ne parlera peut-être jamais, on a l’impression que le monde va s’écrouler. Aucune crèche ne voulait d’elle, car selon eux, Nourhane aurait perturbé le fonctionnement d’une journée. Malgré l’attribution d’une auxiliaire de vie scolaire, elle n’a pas pu être accueillie dans une école maternelle. La cause ? Nourhane faisait peur aux autres enfants et ralentissait le travail de la classe. Un seul centre l’a accueillie un moment, mais un beau jour, Nourhane ne pouvait plus y aller car elle était trop grande.
A ce jour, ma fille n’est toujours pas scolarisée dans une école. Quant aux centres adaptés à son handicap, la liste d’attente est de plusieurs années. Elle ne parle pas, n’est pas encore propre, s’automutile, n’a aucune notion du danger, aucune relation avec les autres. Tous les enfants ont droit à la scolarité, mais je n’ai pas l’impression que cette loi s’applique pour les enfants autistes. Ces enfants ont besoin d’une école qui utilise la méthode ABA comme aux Etats-Unis, ce qui leur permet d’évoluer quotidiennement et intellectuellement. J’espère qu’en lisant ce témoignage, des personnes réagiront face à ma détresse et à celle des autres parents d’enfants autistes.
- « Que de temps perdu !« , Thierry S., 41 ans, enseignant, à Martinet (Vendée).
Notre fille était suivie par un CAMSP à Paris jusqu’à notre déménagement en Vendée. Elle avait 4 ans. Elle y avait été diagnostiquée par un neuropédiatre. La prise en charge était satisfaisante. Très tôt, nous avions contacté le CAMSP de Vendée pour assurer le suivi. Mais d’excuses en excuses, ils reculaient la prise en charge. Après plus d’un an, en insistant, nous avons eu 4 ou 5 séances mais le suivi s’arrêta : elle avait 6 ans. Que de temps perdu ! Sa mère a arrêté son activité contre 350 euros mensuels de prestations. Nous avons recherché en libéral les mêmes spécialistes qui suivaient notre fille à Paris. Rares, ils obligent à parcourir de grandes distances et ne sont pas ou très mal remboursés. Les négociations avec la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) et les dossiers à remplir nécessitent beaucoup de temps, d’énergie. Nous avons aussi visité les institutions de Vendée – qui coûtent au contribuable 600 euros par jour -, discuté avec les parents et les personnels, mais l’approche est trop psychanalytique et la prise en charge aussi. Il y a parfois quelques activités occupationnelles, mais pour eux, ces enfants sont psychotiques. Ils attendent qu’ils se décident à parler au lieu de leur apprendre à communiquer. Les mères y sont souvent considérées comme cause du problème. Mais l’autisme est pourtant un trouble neurologique qui nécessite une stimulation importante, c’est reconnu internationalement. Notre fille alterne donc prises en charges libérales et école avec AVSi (assistante de vie scolaire).
- « Les portes se ferment à l’adolescence ! », par Nadine L., 46 ans, Cherbourg (Manche).
Ma fille est autiste Asperger , diagnostiquée à l’âge de 3 ans. Dans mon malheur , j’ai eu beaucoup de chance de rencontrer une équipe formidable et connaissant bien le sujet , contrairement à de nombreux parents ! Ma fille est en 3e ; c’est très difficile pour elle à ce jour. Elle est dyscalculique sévère et n’a quasiment pas eu de prise en charge dans ce domaine, ce qui fait qu’elle reste aujourd’hui avec un niveau de CM1 en 3e. Les portes se ferment donc pour elle après le collège . Elle rêverait de travailler avec les animaux, comme soigneur animalier, ou flore et faune… Seulement, tout se trouvant en lycée professionnel, seul un bac pro est possible dans ce domaine , mais son niveau de CM1 en maths ne lui permet pas l’accès a ces lycées. Elle gère elle-même très mal cette situation. Nous sommes très inquiets quant à son suivi après le collège , il n’y a pas d’ortophonistes formés pour ma fille dans ma région qui auraient pu la prendre en charge. Très peu de professionnels connaissent l’autisme, ils manquent de formation, et de nombreux parents se débrouillent seuls, n’ont aucune prise en charge… C’est scandaleux !
- « Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances », par Barbara L., 46 ans, professeur certifié, Aveyron.
Maman d’une jeune fille autiste de bientôt 20 ans, j’ai connu les déboires de la génération de parents qui ont eu à lutter pour tout. D’abord le diagnostic – mon enfant avait un langage de bébé précoce jusqu’à l’âge de 18 mois, ensuite, elle n’est pas rentrée dans la constructions de phrases ; comportements bizarres. Puis le parcours « classique » : école maternelle, psychologue, hôpital de jour et des conseils du style : « Amenez-nous votre enfant, c’est un tyran domestique mais nous, on exigera un peu de sa part et vous verrez que tout ira mieux. »
Vers l’âge de 4 ans et demi on m’a (enfin) guidée vers un service d’évaluation spécialisé, on a mis un mot sur notre souffrance et nous pouvions avoir accès à des formations qualifiantes (notamment un diplôme d’université autisme). A la maison, nous étions prêts à accompagner notre fille dans sa façon de faire des apprentissages. Mais pour son évolution intellectuelle, il ne fallait pas compter sur le milieu institutionnel : on nous avait guidé vers le seul établissement du département ayant un agrément exclusif de l’accueil de la pathologie et une approche psy. Le bilan des compétences se faisait toujours à partir des défaillances. Le parcours douloureux de mon enfant a failli se terminer en hôpital psychiatrique. Certes, la venue d’un enfant autiste bouleverse une famille et un accompagnement psychologique positif aurait été le bienvenu, mais pas celui-ci !
- « Il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente », par Murielle B., Plougastel-Daoulas (Finistère).
Mon fils a été diagnostiqué autiste en 2001. Le professeur qui m’a reçue ma dit : « Votre fils est autiste, il ne fera jamais rien de sa vie, n’espérez pas le voir à l’école. » Ça fait un choc ! Il a ensuite été observé pendant un an et on m’a dit : « Votre fils est autiste atypique. » Mon fils a été dans un centre de jour où nous ne savions pas ce qui s’y faisait, on nous disait que faire de l’orthophonie ne servait à rien, et on nous refusait le droit de rencontrer d’autres parents…
L’école ? Personne n’en voulait. Finalement, nous avons vu un pédopsychiatre de Brest, celui-ci nous a presque sauvé la vie. « Oui, votre fils est autiste, mais ça ne veut pas dire que c’est la fin de la vie. On peut mettre plein de choses en place pour l’aider : orthophonie et école ordinaire accompagnée d’une AVS. » Avouez que si le diagnostic est le même, la façon de le gérer n’a rien à voir… Nous avons vendu notre maison de Nantes, j’ai renoncé à mon travail pour me consacrer à mon fils, mon mari a changé de travail pour venir habiter près de ce pédopsychiatre. Depuis, nous avons créé avec d’autres parents une association (www.asperansa.org) qui aide les parents arrivant dans le milieu de l’autisme. Après beaucoup de démarches, de dossiers, nous avons réussi à obtenir le droit à l’école avec AVS… Mon fils est actuellement en 5e avec AVS. C’est un vrai parcours du combattant auquel les parents sont confrontés et il faut une dose de chance pour avoir en face de soi la personne compétente.
- « Mon fils éprouve des difficultés d’apprentissage, car le programme est inadapté », par Laurence L., 41 ans, infirmière.
J’ai un enfant autiste de 10 ans, diagnostiqué à 20 mois. Malgré un diagnostic précoce, j’ai rencontré bon nombre de difficultés dues essentiellement à la méconnaissance de ce handicap. La principale étant l’intégration scolaire – due à une méconnaissance encore une fois de l’autisme – auprès des instituteurs (limite maltraitants) et à un manque cruel d’assistants de vie scolaire formés.
Encore aujourd’hui, mon fils est en CE2, dans une classe ordinaire, scolarisé 18 heures par semaine avec une AVS, mais l’avenir n’est pas tout rose. En effet, il éprouve des difficultés d’apprentissage, car le programme est inadapté pour lui. Il aime ce qui est concret et plus il avance dans le cursus scolaire, plus c’est abstrait. Donc nous voilà confrontés encore une fois devant le fait qu’il a des capacités – il sait lire parfaitement par exemple -, mais à la fois, l’écart se creuse par rapport aux exigences qui lui sont demandées. Que faire? Le laisser coûte que coûte dans le cursus, mais à un moment donné, il va se casser la figure, ou l’orienter dans une autre structure, non adaptée à l’autisme, où il risque de régresser ? Voilà le dilemme de bon nombre de parents d’enfants autistes. Cela nous révolte. Mais nous restons impuissants. Notre pays reste très en retard sur la prise en charge de l’autisme par comparaison avec d’autres pays. Notamment en ce qui concerne les nouvelles méthodes comportementales qui ont déjà fait leur preuve ailleurs ( ABA et TEACCH) et qui fonctionnent très bien sur notre fils.
- « Une fois adultes, les autistes ont autant, sinon encore plus de difficultés », par Régine C.
N’oublions pas que les enfants autistes deviennent des adultes, avec autant sinon encore plus, de difficultés. Mon fils a 25 ans ; j’ai connu les difficultés pour obtenir un diagnostic fiable et cohérent, les difficultés pour trouver une place quelque part pour lui et, si possible, avec un accompagnement adapté à son handicap. Nous nous sommes battus tous les jours et encore aujourd’hui pour qu’il ait une vie digne de ce nom, jusqu’à quand ?
Mon fils a un bon niveau, sait lire , écrire, s’exprime et, arrivé à l’âge adulte, nous nous posons la question de son orientation. Pas de foyer de vie : pas assez stimulant pour son niveau. Pas de milieu ordinaire : trop autiste. Le choix s’est fait sur une orientation en ESAT (établissement et services d’aide par le travail) adapté aux personnes avec déficience intellectuelle, mais pas à celles avec autisme… Cela fait bientôt quatre ans, et ce n’est pas du tout satisfaisant, il nous faut réfléchir à un autre accompagnement pour stimuler ses compétences (perte de langage car trop peu d’échanges, renfermement…). Les parents prennent les choses en main, créent des solutions privées en recrutant eux-mêmes des professionnels de l’autisme à domicile, organisent les prises en charge… Est-ce satisfaisant pour un pays tel que le nôtre ? Les parents s’y épuisent…Il y a pourtant des solutions et pas uniquement en institution, mais en créant de petites unités moins onéreuses pour la collectivité et plus adaptées.
Références: parents, lemonde.fr
15 avril 2012
Autisme : la psychanalyse mise officiellement hors jeu (2/2)
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under étude scientifique, conseils, espoir, liberté, psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), souffrance, soutien psychologiqueUn commentaire
La psychanalyse a perdu définitivement le combat.
Dans leurs recommandations de bonne pratique sur la prise en charge des enfants et adolescents souffrant de troubles envahissants du développement (TED), publiées jeudi 8 mars, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) estiment impossible de conclure à « la pertinence » des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle, qu’elles considèrent comme « non consensuelles ».
Ce point avait fait ces dernières semaines l’objet d’une intense agitation médiatique, après la publication par Libération, le 13 février, d’un article faisant état d’une version non définitive de ce rapport. A un détail près, la position de la HAS est restée inchangée, augurant sans doute une ère nouvelle dans la prise en charge de l’autisme.
Très attendu des professionnels comme des associations de familles, ce rapport, fruit d’un travail de deux ans, a mobilisé 145 experts, et a été complété par une consultation publique à laquelle ont répondu plus de 180 organisations. Définis comme un groupe hétérogène de troubles se caractérisant tous par des altérations des interactions sociales, de la communication et du langage, les TED concernaient en 2009 une personne de moins de 20 ans sur 150, soit entre 92 000 et 107 500 jeunes.
Une population à laquelle répond depuis des décennies un manque criant de diagnostic et de structures d’accueil, notamment dans le domaine éducatif.
CHANGEMENT DIPLOMATIQUE
Les recommandations de la HAS et de l’Anesm se déclinent autour d’un axe fort : « La mise en place précoce, par des professionnels formés, d’un projet personnalisé d’interventions adapté et réévalué régulièrement » pour les enfants souffrant de TED. Particulièrement préconisées « si elles sont débutées avant 4 ans et dans les trois mois suivant le diagnostic », ces interventions seront fondées « sur une approche éducative, comportementale et développementale, en respectant des conditions de mise en œuvre ayant fait preuve de leur efficacité: utilisation d’un mode commun de communication et d’interactions avec l’enfant, équipes formées et supervisées, taux d’encadrement d’un adulte pour un enfant, rythme hebdomadaire d’au moins 20-25 heures par semaine ».
Pour la première fois en France dans le champ de la pédopsychiatrie, un texte recommande officiellement le recours intensif aux méthodes éducatives et comportementales, dont les résultats prometteurs ont été actés de longue date dans plusieurs pays occidentaux.
Autre point essentiel : l’attention portée à la place et à la singularité de la famille et de l’enfant dans l’accompagnement. Les rapporteurs recommandent par ailleurs aux parents d’être « particulièrement prudents vis-à-vis d’interventions présentées comme permettant de supprimer complètement les manifestations des TED » : aucun traitement ne permet de guérir l’autisme, ni d’en supprimer totalement les troubles.
L’approche éducative et comportementale (type ABA ou Teacch), basée sur des apprentissages répétés, fait donc désormais partie des « interventions recommandées ».
Il n’en va pas de même pour les approches psychanalytiques. « L’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle », lit-on au chapitre des « Interventions globales non consensuelles ». Un changement diplomatique mais minime au regard de la version de février, qui ajoutait à l’appréciation « non consensuelles » celle de « non recommandées ».
« RÉACTIONS EXTRÊMEMENT PASSIONNELLES »
Face au tollé déclenché par cette version provisoire, la HAS a-t-elle tenté de ménager le milieu pédo-psychiatrique en adoucissant son propos ? « Notre objectif n’était pas d’apaiser le jeu. Nous avons pris bonne note des réactions extrêmement passionnelles qui se sont exprimées, mais nous avons décidé de ne pas modifier notre calendrier ni notre procédure », affirme le professeur Jean-Luc Harousseau, président du collège de la HAS. Constatant que « plus de trente ans après leur introduction, ces méthodes n’ont pas fait la preuve ni de leur efficacité ni de leur absence d’efficacité », il estime qu’il est temps que les psychiatres se remettent en question, et « acceptent une évaluation de leurs actions en fonction de critères d’efficacité sur le comportement des enfants, définis par eux et avec la coopération et l’accord des parents ».
Reste le packing, technique d’enveloppements humides réservés aux cas d’autisme les plus sévères, contre laquelle la plupart des associations de parents s’élèvent violemment depuis des années. Sans grande surprise, la HAS et l’Anesm, « en l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité », se déclarent « formellement opposées à l’utilisation de la pratique du packing ». A l’exception des essais cliniques autorisés et « respectant la totalité des conditions définies par le Haut Conseil de la santé publique », dont l’un est en cours au CHRU de Lille.
>>> Lire notre reportage à Lille, « Une mère, deux enfants, une bataille sans fin ».
Références: Catherine Vincent, lemonde.fr
14 avril 2012
Autisme : la psychanalyse mise officiellement hors jeu (1/2)
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under étude scientifique, conseils, liberté, psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), souffranceLaissez un commentaire
Pour l’autisme, la HAS propose une prise en charge sur mesure.
En pleine polémique sur le packing ou sur la place de la psychanalyse, la Haute Autorité de Santé a rendu publiques en mars ses recommandations sur la prise en charge de l’autisme.
Comme prévu, ses experts se démarquent de ces deux thérapies et plaident plutôt pour les techniques comportementales, mais sans décerner pour autant à ces dernières un brevet d’efficacité absolue.
Très attendues, les recommandations sur la prise en charge de l’autisme ou autre trouble envahissant du développement viennent d’être publiées. Elles ne décernent a aucun label d’efficacité absolue à quelque technique que ce soit. La prudence de la Haute Autorité de Santé (HAS) témoigne de la difficulté de prise en charge de cette pathologie pas comme les autres et de la nécessité de déminer les polémiques de ces dernières semaines. Mais ça ne l’empèche pas ses experts de définir quatre points de repères majeurs dans la prise en charge de l’autisme.
En premier lieu, les recos mettent en avant la nécessité d’une prise en charge précoce. «Il est recommandé de débuter, avant l’âge de 4 ans et dans les 3 mois qui suivent le diagnostic», une prise en charge fondée sur «une approche éducative, comportementale et développementale, qu’il y ait ou non un retard mental associé», indique la HAS. Toutefois, faut il encore que cette recommandation soit assortie de moyens financiers et humains, précise le Pr Philippe Evrard (président du comité de pilotage des recommandations, neuropédiatre, Paris). Aujourd’hui, un tiers des enfants reçoit à temps et en service spécialisé la prise en charge nécessaire. Le diagnostic pourra-t-il être fait en temps voulu, alors qu’il faut entre 6 et 18 mois pour avoir une chance d’être examiné par les spécialistes, s’interroge-t-il ? A défaut de garanties pour l’instant, il est toujours permis d’y croire. C’est en tout cas la philosophie du président de la HAS : «on peut espérer que le troisième plan autisme s’appuiera sur ces recommandations et donnera les moyens nécessaires à leur mise en oeuvre», lance Jean-Luc Harousseau.
Deuxième point : la prise en charge doit être personnalisée, car «chaque enfant atteint est particulier, avec des symptômes qui lui sont spécifiques, et se trouve dans un contexte particulier» indique Jean-Luc Harrousseau. Troisièmement, la prise en charge ne doit jamais être imposée, mais proposée. Une façon pour la HAS de prendre un peu de champ par rapport aux très vives polémiques entre pro et anti-psychanalyse, tenants et adversaires du packing…
Psychanalyse et packing renvoyés dos à dos !
D’ailleurs, pour la HAS, il ne doit jamais y avoir de prise en charge exclusive. Tous les acteurs doivent être associés, tant médico-sociaux, que l’école, les parents, etc. « Le psychiatre garde une place essentielle pour coordonner et évaluer les troubles, les psychologies et éducateurs évaluent les progrès réalisées ou non, le pédiatre ou le généraliste assurent le suivi somatique : en sachant que l’épilepsie, les douleurs dentaires sont souvent mal traitées chez ces enfants et peuvent exacerber leurs troubles, et que, par ailleurs, les troubles du sommeil et de l’alimentation sont fréquents », souligne Philippe Evrard.
On retiendra aussi de ces Recos tant attendues de la HAS que le traitement idéal reste à inventer. « N’oublions pas que l’on ne sait pas guérir de l’autisme aujourd’hui, martèle le Dr Cédric Grouchka (HAS). Toutefois, il existe des moyens pour améliorer les symptômes, le QI, les troubles de la communication, du comportement, pour certes, seulement la moitié des enfants », poursuit-il.
Cela passe en premier lieu par des méthodes comportementales validées et très spécifiques que privilégient, comme prévu, la HAS et l’ANESM dans leurs recommandations. Mais avec la prudence d’usage: « aucune intervention ne permet de supprimer la totalité des troubles et aucune exclusivité dans l’intervention ne peut améliorer l’état de l’enfant », lance, comme message d’alerte aux familles, Cédric Grouchka. Si une intervention mono-professionnelle est proposée, les parents doivent donc la refuser catégoriquement.
Circonspection également concernant les traitements pharmacologiques: pour la HAS, ils sont envisageables, mais ne seront utilisés qu’en seconde intention, et seulement pour traiter les comorbidités : trouble d’hyperactivité, anxiété, dépression, épilepsie…
Quant aux sujets qui fâchent – à savoir la prise en charge psychanalytique et le recours au packing – elles ne figurent pas parmi les méthodes recommandées. « Elles sont non consensuelles », tranche Jean Luc Harousseau. Façon soft de signifier qu’elles ne font pas l’objet d’un consensus, étant donné que certains psychiatres sont pour et d’autres contre. Par ailleurs, elles pêchent aussi par leur insuffisance d’évaluation. Elles n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, aucune étude ne s’étant intéressée à évaluer leur intérêt dans l’autisme. Les recos ne les retiennent donc pas. «Les psychiatres sont des médecins comme les autres, ils doivent se soumettre aux règles d’évaluation», a déclaré le Pr Jean-Luc Harousseau lors de la présentation du rapport. «Les psychiatres doivent se remettre en question», a-t-il répété, notant que, «plus de 30 ans après leur introduction», les approches psychanalytiques n’ont pas fait la preuve de leur pertinence dans ce domaine.
En ce qui concerne le packing (qui consiste à envelopper de linges humides certains enfants autistes), le niet est plus ferme encore. La HAS et l’ANESM sont formellement opposées à son utilisation en dehors de travaux de recherche. A ce sujet, une étude clinique est en cours, coordonnée par le Pr Pierre Delion (Lille), afin d’évaluer son intérêt dans l’autisme. Mais elle se heurte à des difficultés de recrutement.
Preuve supplémentaire que cette technique est un véritable repoussoir pour les familles.
Références: Charlotte Demarti, legeneraliste.fr, parents d’enfants autistes déçus de la psychanalyse
12 avril 2012
10 conseils à connaître pour vous protéger de la dérive sectaire
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under confiance en soi, conseils, liberté, peurLaissez un commentaire
5 bonnes questions:
- La personne promet-elle la résolution de tous les problèmes rencontrés grâce à une méthode « novatrice et révolutionnaire » ?
- La personne qualifie-t-elle mon enfant de «spécial» ou d’«exceptionnel» ?
- La personne critique-t-elle ce qu’elle nomme la «médecine conventionnelle» et le recours aux médicaments ?
- La personne critique-t-elle ma famille, mes amis ou encore les services de l’État en charge de la santé ?
- La personne me propose-t-elle à moi, ou à d’autres membres de la famille, de suivre également une thérapie avec elle ?
5 bonnes réactions:
- Se méfier des solutions «miracle», souvent coûteuses, et/ou impliquant des séances nombreuses et rapprochées.
- Être attentif à tout changement important de comportement de l’enfant ou d’un proche.
- Ne pas s’isoler, ni isoler l’enfant dans une relation exclusive avec le «praticien ».
- En parler autour de soi et auprès des pédiatres, médecins, et autres professionnels de santé.
- En cas de doute, ne pas attendre qu’il soit trop tard pour interroger la Miviludes (derives-sectes.gouv.fr ou miviludes@pm.gouv.fr)
11 avril 2012
Sectes: ce que vous devez savoir, pour vous ou vos proches
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under étude scientifique, conseils, libertéUn commentaire
Comment détecter une dérive sectaire ?
Des critères élaborés sur la base du travail accompli par plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires ont permis d’établir un faisceau d’indices facilitant la caractérisation d’un risque de dérive sectaire :
- la déstabilisation mentale
- le caractère exorbitant des exigences financières
- la rupture avec l’environnement d’origine
- l’existence d’atteintes à l’intégrité physique
- l’embrigadement des enfants
- le discours antisocial
- les troubles à l’ordre public
- l’importance des démêlés judiciaires
- l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels
- les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.
Un seul critère ne suffit pas pour établir l’existence d’une dérive sectaire et tous les critères n’ont pas la même valeur. Le premier critère (destabilisation mentale) est toutefois toujours présent dans les cas de dérives sectaires.
Sur la base des signalements reçus depuis une dizaine d’année, la MIVILUDES a précisé le contenu de ces critères de manière à déterminer des signaux d’alerte. Ces signaux d’alerte sont indiqués ci-après à titre d’information. Ils n’ont aucun caractère impératif ou exhaustif et découlent de l’analyse des situations de dérives sectaires transmises à la MIVILUDES. Ils peuvent toutefois aider des victimes, des proches de victimes, des acteurs institutionnels, professionnels ou associatifs, à déceler un risque de dérive sectaire. Plusieurs d’entre eux sont nécessaires pour caractériser une telle situation.
Atteinte aux personnes
Comment déceler l’influence sectaire dans le comportement d’un proche :
- adoption d’un langage propre au groupe
- modification des habitudes alimentaires ou vestimentaires
- refus de soins ou arrêt des traitements médicaux régulièrement prescrits
- situation de rupture avec la famille ou le milieu social et professionnel
- engagement exclusif pour le groupe
- soumission absolue, dévouement total aux dirigeants
- perte d’esprit critique
- réponse stéréotypée à toutes les interrogations existentielles.
- embrigadement des enfants
- existence d’atteintes à l’intégrité physique ou psychique
- manque de sommeil
Atteintes aux biens
Comment déceler l’influence sectaire en matière économique et financière ?
- acceptation d’exigences financières de plus en plus fortes et durables
- engagement dans un processus d’endettement
- legs ou donations à des personnes physiques ou morales en lien avec le groupe auquel appartient la victime
- obligation d’acheter ou de vendre certains matériels ou services comme condition incontournable d’appartenance au groupe
- participation à des conférences, stages, séminaires, retraites, en France ou à l’étranger
- existence d’escroqueries ou de publicité mensongère sur les qualités substantielles d’un produit ou d’un service
Atteintes à la vie sociale et démocratique
Comment déceler l’influence sectaire dans le domaine de la vie sociale et démocratique ?
- discours antisocial ou anti démocratique
- critique des institutions de la République
- troubles à l’ordre public
- perturbation du fonctionnement normal des services publics (par exemple intrusion non autorisée dans les hôpitaux pour empêcher certains actes médicaux)
- existence de condamnations judiciaires ou ordinales
- détournement des circuits économiques traditionnels
- tentatives d’infiltration ou de déstabilisation des pouvoirs publics
- publication de documents ayant l’apparence d’un caractère officiel dénigrant certains services publics
- détournement de marques, dessins, titres et modèles officiels pour amener une confusion dans l’esprit du public
10 avril 2012
Accouchements: les droits des femmes ne sont pas respectés (pour les décisions médicales les concernant)
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under anxiété, angoisse, crise angoisse (troubles anxieux), liberté, souffrance, soutien psychologique, stress, témoignageLaissez un commentaire
Accouchements: les femmes sont très loin de participer assez aux décisions médicales
Lors de leur accouchement, les femmes ne sont pas suffisamment informées des raisons et des conséquences du déclenchement ou de l’accélération du travail, selon une enquête du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE), mené sur internet, auprès de 4 400 femmes.
Un tiers des femmes dont l’accouchement a été déclenché disent ne pas avoir reçu d’information sur le déclenchement, les raisons justifiant d’y recourir, les conditions recommandées pour le pratiquer ; 36% d’entre elles disent ne pas avoir été sollicitées pour donner leur consentement
, indique le Ciane.
Pour un certain nombre d’entre elles, non seulement on ne leur demande pas leur consentement mais elles ne sont même pas informées du déclenchement avant sa réalisation.
En ce qui concerne l’accélération du travail, l’analyse permet de penser que l’administration d’ocytocine se fait à l’insu des femmes dans près d’un tiers des accouchements non déclenchés. Cependant même celles qui ont été informées de l’administration d’ocytocine n’ont pas, et de loin, toujours pu exprimer leur accord: 55% d’entre elles disent que l’on n’a pas demandé leur consentement.
L’enquête montre aussi que les accouchements déclenchés sont associés à une augmentation significative des autres interventions : taux de césarienne multiplié par 2,4 ; 30% d’épisiotomie en plus, 50% de forceps/ ventouse/ spatules en plus.
Et, tant le déclenchement que l’administration d’ocytocine sont associés à une dégradation de la manière dont les femmes vivent leur accouchement : les femmes ayant subi l’une ou l’autre de ces interventions sont pratiquement deux fois plus nombreuses que les autres à dire qu’elles ont plutôt mal ou très mal vécu leur accouchement (environ 30% / 15%).
Pour le Ciane, il serait nécessaire d’étudier les raisons qui poussent au déclenchement des accouchements, des études passées ayant conclu à l’importance des pratiques de déclenchement contraires aux données de la science. Il est possible que cette procédure permette d’éviter certaines césariennes, commente le collectif, mais dans d’autres cas elle induit probablement des interventions inutiles.
Enfin le Ciane estime que des actions doivent être entreprises sans délai pour qu’une information convenable, conforme a minima aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) sur le déclenchement et à celles du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français sur le dépassement de terme, soit délivrée aux femmes et pour qu’un véritable dialogue puisse se nouer entre professionnels et parturientes permettant à ces dernières de participer aux décisions de soin qui les concernent.
Le sujet du déclenchement ou de l’accélération du travail a récemment été mis sur le devant de la scène, mentionne le Ciane, par la publication d’un article dans le British Medical Journal Open d’une équipe de l’Inserm montrant un lien entre accélération du travail et hémorragie post-partum.
Références: Psychomédia.qc.ca, Ciane, HAS
9 avril 2012
Pourquoi deux fois plus de césariennes, non justifiées médicalement ?
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under étude scientifique, liberté, soutien psychologique, stressLaissez un commentaire
Pourquoi autant de césariennes non justifiées médicalement?
« L’Organisation mondiale de la santé estime que le taux optimal est de 15% environ. Il est normal qu’il y ait des différences entre établissements, mais au-delà de 25% on peut se poser de sérieuses questions », dit Damien Subtil, chef du pôle obstétrique du CHU de Lille.
La hausse des césariennes s’explique en partie par des raisons médicales, comme la multiplication des grossesses tardives. La très controversée étude Hannah, qui recommande la césarienne lorsque l’enfant se présente par le siège, a également joué un rôle.
Il y a aussi une hausse des césariennes « de convenance » à la demande des femmes selon Philippe Descamps, du CNGOF. Mais ce ne sont pas ces raisons médicales ou de convenance qui peuvent expliquer les disparités entre les établissements.
« L’un des paramètres les plus importants est la crainte des procès: on vous reprochera de ne pas avoir fait de césarienne, jamais l’inverse », explique Philippe Descamps. Cette crainte est particulièrement forte dans le privé, où les praticiens doivent souscrire leur propre assurance.
Mais aussi, « la césarienne peut être utilisée pour concentrer les naissances lorsqu’il y a davantage de personnel et limiter les gardes de nuit et du week-end« , indique Pierre Lesteven, conseiller médical de la FHF.
« Le taux de césarienne des obstétriciens est très lié à leurs conditions de travail », ajoute Paul Sagot, du CHU de Dijon. C’est ce qui explique les « dysfonctionnements » constatés dans nombre de petites maternités, où les médecins sont débordés et où les gardes ne sont pas assurées sept jours sur sept.
« La césarienne bénéficie d’une très bonne image, alors qu’elle comporte des risques« , déplore Paul Sagot. Les enfants nés par césarienne ont plus de problèmes respiratoires et sont davantage sujets à l’asthme. La mortalité de la mère est 3,5 fois supérieure en cas de césarienne, même si ce taux reste très faible (environ 1 cas sur 10.000, toutes naissances confondues).
Par ailleurs, la césarienne n’est pas facile pour les mères, indiquait la Fédération suisse des sages-femmes dans un rapport, dénonçant le recours croissant à cette intervention, paru la semaine dernière. Une étude, y rapportait la fédération, a indiqué que 9 femmes sur 10 ayant eu un accouchement par les voies naturelles seraient prêtes à recommencer de la même manière, ce qui ne serait le cas que d’une femme opérée sur 3.
La fédération mentionnait également que les mères ayant subi une césarienne ont des douleurs jusqu’à six mois après, qu’elles ne peuvent pas porter leur enfant et ont des difficultés à allaiter. Elles ont également davantage de complications sévères lors des grossesses suivantes.
Références: leJDD.fr, psychomedia.qc.ca
4 avril 2012
Petit manuel de survie aux relations professionnelles envahissantes
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under anxiété, angoisse, crise angoisse (troubles anxieux), bien-être, conseils, liberté, stressLaissez un commentaire
Survivre aux relations professionnelles envahissantes
« Je n’ai pas le temps de déjeuner avec toi. Et si tu me rappelles dans trois mois, la réponse sera identique. » Bien sûr, vous ne pourrez jamais avoir une telle franchise avec une relation envahissante. Il vous faut mettre les formes et trouver les bonnes parades pour que vos fans vous laissent respirer. Mais le succès attire le succès, c’est bien connu. Et même si vous ne vous vantez jamais de vos exploits, les petits malins devinent que vous êtes la personne intéressante à fréquenter, car cela peut rapporter gros. Alors comment vous en sortir ?
1– Relativisez votre succès
Si vous vous faites piéger, c’est que vous avez encore besoin de signes de reconnaissance extérieurs. Prenez bien conscience que c’est votre succès dans les affaires qui attire à vous une multitude de consultants, banquiers, partenaires, futurs amis, voire fiancé(e) potentiel(e). N’oubliez pas que vous avez aussi vos propres objectifs de progression dans l’existence et… des personnes à solliciter qui, elles, ne sont pas impatientes de vous rencontrer.
2– Oubliez la politesse élémentaire
Vous recevez 300 e-mails par jour et 30 appels téléphoniques. A ce stade, vous n’avez pas le temps de répondre, même de manière négative. Moins vous serez réactif aux sollicitations, moins on pensera à vous les fois suivantes. C’est tout bénéfice !
3– Mettez votre téléphone sur répondeur
A défaut d’une secrétaire pour servir de filtre, mettez vos téléphones portable et fixe au bureau sur répondeur. Cela vous permettra de mieux vous concentrer sur votre « vrai » boulot.
4– Pas d’e-mail de plus de deux lignes
Plutôt que rappeler les personnes qui vous intéressent, envoyez un e-mail sibyllin. Il ne doit jamais dépasser deux lignes afin que son destinataire se mette bien en tête que vous êtes hyper occupé.
5– Gérez votre agenda à un mois
Proposez des dates de déjeuner à échéance d’un mois. Refusez les petits déjeuners et les dîners. On en déduira que vous ne voulez pas sacrifier votre vie privée sur l’autel de la réussite sociale. Et on vous enviera d’autant plus que vous, vous avez su préserver ce bel équilibre.
3 avril 2012
Est-ce du harcèlement ? Les salariés de Publicis fortement encouragés de soutenir leur patron et ses bonus
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under liberté, mal-être, peur, stress, témoignageLaissez un commentaire
Les salariés de Publicis sommés de soutenir leur patron
Quelques jours après la révélation par La Tribune – et la polémique – sur le bonus de 16 millions d’euros promis par Publicis à son président du directoire, Maurice Lévy, les responsables de l’agence sont passés à l’offensive. Ainsi, rapporte Rue89, les managers du groupe de communication ont demandé aux salariés de signer une pétition pour soutenir M. Lévy et justifier sa rémunération.
Citant le témoignage d’un employé dont le prénom a été modifié, le site raconte le « drôle de ballet » qui s’est joué, fin mars, dans les bureaux du groupe. « Tout le monde est convoqué dans les bureaux, par groupe client, deux par deux, ou individuellement », explique cet employé. Une fois son tour venu, il se voit expliquer par son responsable : « Publicis en est là grâce à ‘Maurice’, que ce n’est pas un profiteur mais un vrai entrepreneur, que sa rémunération n’est que justice, que la polémique actuelle n’a pas lieu d’être. »
Arthur Sadoun, qui dirige Publicis France et Publicis Conseil, a démenti l’existence d’une « pétition ». Il a toutefois souligné l’existence d’« un mouvement de sympathie spontané et assez profond » des salariés envers M. Lévy, affirmant que ce dernier « a reçu des e-mails de soutien de l’interne et des CE ».
De son côté, la CGT Info-Com’ a fait état, ce lundi, de plusieurs plaintes : « Nous avons écho de pressions sur certains salariés afin qu’ils signent une ‘pétition’ ou un texte de soutien au PDG et son bonus. Une curieuse démarche pour tenter de justifier l’injustifiable, alors que les salariés ne bénéficient plus d’augmentation collective depuis plusieurs années. »
Quoi qu’il en soit, les salariés interrogés par Rue89 dénoncent « une ambiance malsaine« et n’hésitent pas à parler d’une « chasse aux salariés« qui n’ont pas signé.
-> Références: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr, http://lauer.blog.lemonde.fr/2012/03/27/maurice-levy-hyper-bien-paye/, Rue89, La Tribune
(Maurice Lévy, hyper bien payé !
En publicité, on appelle cela la «promesse de marque». C’est-à-dire le bénéfice d’un produit suggéré aux acheteurs par la réclame. Voilà plusieurs mois que Maurice Lévy, l’indéboulonnable patron de Publicis, cherche à convaincre que l’ère des rémunérations astronomiques des PDG est révolue. Il en a fait sa promesse de marque personnelle.
En 2011, Maurice Lévy, a ainsi pris l’initiative d’une pétition signée par des grands patrons pour payer plus d’impôts, après avoir publié dans Le Monde une tribune sur le sujet. Trois mois plus tard, il annonçait qu’il renonçait en 2012 à son salaire fixe (de 900 000 euros).
Quoi de plus normal ? Maurice Lévy est président de l’AFEP, l’Association regroupant les grandes entreprises françaises, qui, chaque année, édite un code de bonne conduite sur la gouvernance et la rémunération des dirigeants. L’exemple doit venir d’en haut.
Mais la promesse de marque risque d’être légèrement écornée à la lecture du document de référence 2011 de Publicis. On y apprend que le patron va toucher cette année 16 millions d’euros. «Il ne s’agit ni d’un parachute doré, ni d’une indemnité de départ mais d’une rémunération différée», s’excuse presque le groupe de cet effet boule-de-neige.
Ce jackpot a en effet été cumulé de 2003 à 2011. Il était conditionné à plusieurs objectifs financiers, qui ont tous été atteints. Et il fallait en outre que M.Lévy, 70 ans, exerce toujours sa fonction de président du directoire au 31 décembre 2011.
Voilà pour le passé. Concernant le futur, bien que Maurice Lévy ait renoncé à son salaire fixe, ses fins de mois ne devraient pas être trop difficiles. Car le plafond de sa rémunération variable va exploser dans le même temps, passant de 2,7 millions à 5 millions d’euros. Ce relèvement substantiel aurait bien justifié quelques précisions sur les objectifs à atteindre. Or le document de référence est assez avare de chiffres et ne parle que de croissance organique du chiffre d’affaires (combien ?), de taux de résultat net (de quel montant ?) et d’évolution du bénéfice net par action, comparée à celle des principaux concurrents de Publicis (à quelle hauteur ?).
Enfin, s’ajoutent deux critères qualitatifs, qui ne mangent pas de pain. L’un porte sur «le développement du Groupe dans le numérique», l’autre sur «la préparation du management futur». Un critère qui peut faire sourire la cohorte de numéros deux, qui piaffent depuis des années en attendant que Maurice Lévy, patron de Publicis depuis 24 ans et qui vient de se faire octroyer la possibilité rester encore cinq ans à son poste, lâche la main. Last, but not least, Maurice Lévy peut prétendre à une indemnité de 5,4 millions d’euros au titre d’une clause de non-concurrence le jour où il quittera Publicis, à… 75 ans.
Publicis est une belle entreprise, dont Maurice Lévy a contribué au succès, c’est un fait indéniable. A combien évaluer cette réussite ? C’est toute la question. «Je veux “hypermériter” ma rétribution, quelle qu’elle soit», disait Maurice Lévy au Monde, en décembre 2011. Hyper: préfixe d’origine grecque signifiant au-dessus et indiquant un excès.)
Harcèlement au travail : lisez mon autre article, en cliquant ici !
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24 mars 2012
Comment Choisir un Bon Psy (bis)
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under conseils, F. Duval-Levesque, liberté, psychopraticien, hypnopraticien, hypnotiseur, psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), soutien psychologique, témoignageLaissez un commentaire
(édito écrit début 2011)
La quête du bon psy
par
Arnaud de Saint Simon
Bernard Accoyer a-t’il déjà fait une psychothérapie ?
On peut en douter, à lire la loi encadrant l’usage du titre de psychothérapeute que le président de l’Assemblée nationale a voulue et qui sera appliquée dans les semaines à venir. Son but semblait tout à fait louable : mieux organiser la planète psy et protéger les patients.
A l’arrivée, après sept ans d’hésitations et de controverses, cette loi va réussir le tour de force de rendre le titre de psychothérapeute encore plus flou qu’auparavant, et de réunir presque toute la profession contre elle.
Que faut-il pour être un « bon psychothérapeute » ?
L’ensemble des professionnels s’accorde à dire qu’il faut avoir fait des études théoriques solides de psychopathologie, un travail thérapeutique personnel, accepter une forme de supervision par un autre psy expérimenté, signer un code de déontologie, faire partie d’une association de pairs …. et avoir des qualités humaines requises (vaste débat).
Avec cette loi, seront « psychothérapeutes » les psychiatres, sans aucune obligation de travail personnel ou de supervision, ce qui ne manquera pas de médicaliser la souffrance psychique.
Mieux : les psychologues, qui eux aussi ont fait des études essentiellement théoriques, pourront exercer la psychothérapie …. mais n’auront pas le droit au titre de psychothérapeute.
Les actuels psychanalystes et psychothérapeutes (depuis plus de cinq ans) pourront prétendre au titre de psychothérapeute, mais devront être approuvés par des commissions régionales.
S’ils ne sont pas acceptés, ils pourront rejoindre les futurs candidats psychothérapeutes et suivre quantre cents heures de formation théorique et un stage dans des organismes à définir, ou bien encore s’intituler « psychopraticiens ».
J’espère que vous y comprenez quelque chose, car j’ai moi un peu de mal à m’y retrouver pour faire cet édito.
Comme à tous ceux qui travaillent à Psychologies, on me demande souvent quel psy choisir ?
Quelle méthode ?
Combien de temps cela va-t’il durer et coûter ?
Et, surtout, comment trouver le « bon psy » ?
Question difficile tant la relation thérapeutique est subjective, en partie inconsciente, complexe.
Chacun d’entre nous, au moment où il démarre une thérapie – je suis passé par là – est en fragilité, voire en souffrance, et à besoin d’humanité. Quoi de plus sécurisant qu’un psychothérapeute qui a connu ce même travail, cet état émotionnel, et qui a résolu sa propre équation personnelle ?
On l’aura compris, s’il y a de mauvais psys, comme de mauvais médecins, cette loi ne règle rien. Parce qu’elle privilégie la connaissance au détriment de l’expérience. Parce que je crois que c’est aux professionnels de s’organiser : on sait où mène la psychiatrie d’Etat.
Enfin, parce que le choix d’un psy est infiniment complexe !
Obsédé par le principe de précaution, notre monde moderne veut tout encadrer.
A Psychologies, nous préférons informer le patient potentiel, afin qu’il se présente à sa première séance en adulte responsable.
Et, surtout, qu’il fasse confiance à son intuition, à son droit de se tromper et de changer de psy. Les meilleurs d’entre eux se distinguent, moins par leur diplôme que par quelque chose d’un peu génial, intuitif, presque sorcier qui nous donne envie de continuer pour savoir pourquoi nous sommes attirés ou troublés.
Référence: édito écrit début 2011, de Arnaud de Saint Simon (Psychologies n° 308, 25 mai 2011)
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19 mars 2012
Art Urbain : voici Miss Tic et sa Joie de Vivre !
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under conseils, estime de soi, libertéLaissez un commentaire
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7 mars 2012
Ca y est ! Nos députés l’ont voté !! Le Parlement crée un mégafichier pour ficher TOUTE la population française…
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under liberté, peurLaissez un commentaire
« Un peuple, prêt à sacrifier
un peu de liberté pour un peu de sécurité,
ne mérite ni l’une ni l’autre,
et
finit par perdre les deux.«
Benjamin Franklin
(17 janvier 1706 à Boston – 17 avril 1790 à Philadelphie) est l’une des plus
illustres figures de l’histoire américaine, à la fois écrivain, physicien et diplomate
-> Lisez ces deux articles ci-dessous.
Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/03/06/le-vrai-visage-des-gens-honnetes/?ROSAE_PREVIEW
2 mars 2012
Que pensez-vous de cette citation de Goethe, sur la tolérance ?
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under conseils, libertéLaissez un commentaire
« La tolérance ne devrait être qu’un état transitoire.
Elle doit mener au respect.
Tolérer c’est offenser. »
– Johann Wolfgang von Goethe(1749-1832)
29 février 2012
Lisez cette belle citation spirituelle de Victor Hugo
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under confiance en soi, espoir, estime de soi, libertéLaissez un commentaire
«Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.»
de Victor Hugo (1802-1885)
Victor Hugo, de son nom complet Victor Marie Hugo, est un poète, romancier, dramaturge, critique.
Il est né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885.
Il est l’une des personnalités littéraires les plus marquantes de la France au 19ème siècle.
Connu pour son orgueil légendaire et son engagement politique et littéraire.
Victor Hugo est l’un des romanciers qui a énormément contribué au développement et au renouvellement de la poésie de son époque.
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23 février 2012
Dépassement d’honoraires : la réalité d’une médecine française à deux vitesses
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under étude scientifique, libertéLaissez un commentaire
« Développement excessif » des honoraires libres chez les médecins spécialistes…
De plus en plus de médecins choisissent d’exercer en honoraires libres, et les taux de dépassement sont de plus en plus élevés. La sonnette d’alarme a beau avoir été tirée à maintes reprises sur les freins à l’accès aux soins que constituent les dépassements d’honoraires, ce mode de rémunération s’ancre profondément dans le système de santé français, démontre une étude présentée mardi 17 mai par l’assurance-maladie, qui s’en inquiète.
Désormais, les nouveaux médecins qui s’installent sont bien plus nombreux à décider de pratiquer des dépassements.
En 2010, parmi les spécialistes, six sur dix ont fait ce choix, contre « seulement » quatre sur dix pour ceux déjà en exercice. Ce qui laisse présager un renforcement, à l’avenir, du nombre de médecins inscrits en « secteur 2 », c’est-à-dire ceux qui pratiquent des honoraires libres et non pas les tarifs de la Sécu.
Le différentiel est très élevé chez les anesthésistes, avec 66% des nouveaux installés optant pour le secteur 2, contre 34% pour l’ensemble de la spécialité. L’an dernier, 82% des installations de gynécologues se sont faites en secteur 2, 84% pour les ORL, 63% pour les ophtalmologues.
Lancé en 1980, pour éviter à la Sécurité sociale d’augmenter les tarifs des consultations tout en permettant une hausse de la rémunération des médecins, le secteur 2 a remporté un tel succès que face à la difficulté, déjà, de trouver un praticien au tarif de base, il a été décidé d’en limiter l’accès en 1990.
Le secteur a alors été réservé aux plus diplômés (anciens assistants des hôpitaux, chefs de clinique, praticiens hospitaliers).
2,5 MILLIARDS D’EUROS EN 2010
Mais vingt ans plus tard, après une baisse des effectifs de praticiens en tarif libre, ce sont désormais des niveaux de 1990, voire bien au-dessus, que l’on retrouve dans certaines spécialités, comme les chirurgiens, les anesthésistes ou les gynécologues. Si, aujourd’hui, 24% des médecins pratiquent des dépassements d’honoraires, contre 31% en 1990, chez les généralistes, qui n’ont plus accès au secteur 2, on n’en compte plus que 11%. En revanche, chez les spécialistes, les effectifs en honoraires libres, après être redescendus à 37% en 2000, sont remontés à 41% en 2010. Soit quasiment le même niveau qu’avant la réforme du secteur 2.
La barre des 50% est souvent dépassée, par exemple chez les ORL, les ophtalmologues ou les gynécologues, et surtout les chirurgiens, qui atteignent désormais les 85% !
Autre tendance lourde relevée par l’assurance-maladie : l’augmentation du niveau des dépassements d’honoraires, qui ont représenté 2,5 milliards d’euros en 2010, dont 2,1 milliards pour les spécialistes. Pour ceux-ci, entre 1985 et aujourd’hui, le taux de dépassement (rapporté aux tarifs de la Sécurité sociale), a été multiplié par plus de deux, passant de 23% à 54%. Soit une facture à 154 euros pour un acte remboursé 100 euros.
Depuis 2005, la hausse se tasse, mais elle est continue. Les taux sont les plus élevés chez les pédiatres (64%), les ophtalmologues (60%), les chirurgiens (56%) et surtout les obstétriciens (83%).
MÉDECINE À DEUX VITESSES
Les régions sont très diversement touchées par ce double phénomène, les zones où la population est la plus aisée étant cependant principalement concernées.
Ainsi en région parisienne, 90% des spécialistes pratiquent des dépassements, et leurs taux atteignent 150% des tarifs de la Sécu ! Même si les complémentaires de santé peuvent prendre les dépassements en charge, il faut savoir que 40% des contrats les excluent, et que 7% des Français n’ont pas de mutuelle.
L’essor des dépassements favorise donc bien la médecine à deux vitesses. Les médecins, qui préfèrent parler de « compléments d’honoraires », refusent cependant d’être jugés responsables, rappelant à l’envi que la hausse est due au fait que les tarifs de base, si peu augmentés par l’Assurance-maladie, ne permettent plus d’exercer.
Le phénomène, cependant, inquiète certains syndicats. « Ce n’est plus supportable pour la population, et c’est un vrai problème pour les généralistes, qui ne trouvent plus facilement des spécialistes à un tarif acceptable par leurs patients, relève Claude Leicher, pour MG France. Les dépassements étaient auparavant un problème pour une petite partie de la population, mais aujourd’hui, même des personnes gagnant leur vie peuvent ne pas pouvoir assurer, ponctuellement, une dépense très élevée. »
Face à ce « développement excessif » du secteur 2, l’assurance-maladie appelle à une « réforme structurelle du système ».
Depuis trente ans, aucun gouvernement n’a fait de réelle proposition de réforme.
En 2009, lors des débats sur la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), les politiques avaient renoncé à s’attaquer au secteur 2, face à la colère des médecins.
L’idée avait alors émergé d’une solution médiane, le « secteur optionnel », dont la naissance est au centre des discussions actuelles entre médecins et Assurance-maladie pour la prochaine convention médicale. Les médecins qui s’inscriraient dans ce troisième secteur, entre le secteur 1 (tarifs de la Sécu) et le secteur 2, s’engageraient à réaliser 30% de leurs actes au tarif opposable, et à facturer les 70% restants avec des compléments d’honoraires ne dépassant pas 50% de ce tarif. Il est prévu qu’il concerne, dans un premier temps, les chirurgiens, les anesthésistes et les obstétriciens, mais l’idée et d’ensuite l’étendre.
Références : Laetitia Clavreul, Lemonde.fr, revue « 60 Millions de Consommateurs »
20 février 2012
Regardez cette courte et belle vidéo poétique :-) d’un artiste maîtrisant son art
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under bien-être, confiance en soi, libertéLaissez un commentaire
« Crystal in motion », avec Miki Tajima
Création chorégraphique centrée sur la maîtrise et le « lâcher prise » dune balle de cristal. Une recherche esthétique qui allie fluidité des gestes, énergie et densité silencieuse.
Fasciné et emporté par la forme parfaite de la sphère, la richesse physique et émotionnelle de cet art encore peu exploré, et surtout l’amour qu’il éprouve dans le lâcher prise de sa pratique, Miki Tajima y retrouve tout ce qui l’anime :
– la recherche corporelle de la danse, le contrôle de l’énergie du kendo, la finesse du pianiste, l’esthétique d’un peintre et la sagesse ou philosophie du zen.
Savourez !
« Ayant pratiqué divers arts depuis mon enfance, piano(classique), peinture, kendo, danse, c’ est dans la manipulation d’une sphère transparente (issue de la discipline dite « jonglage contact ») que j’ ai réellement découvert la possibilité et le désir de m’exprimer et partager à travers des créations. Je pratique « la danse de la sphère » depuis 6 ans, et j’ai très vite commencé à avoir une approche chorégraphique vis-à-vis de cette discipline.
J’ai travaillé l’improvisation et la chorégraphie en duo entre 2007 et 2009 avec un danseur de butoh Ippei Hosaka puis eu de nombreuses tentatives de créations solos, en petit et moyen formats.
C’est en 2010 lors du festival « Rencontre des jonglages » promouvant la « différence des jonglages » que j’ai eu mon expérience la plus engagée artistiquement.
En effet, grâce au titre « différence des jonglages » j’ai pu oser faire une création (petit format de 10 minutes) « les haïkus de la mer » avec un parti pris bien plus radical que d’ habitude, assumant pleinement l’idée d’un jonglage minimaliste pour ne garder que les valeurs que je considère comme fondamentales.
Cela m’apporta une certaine satisfaction d’avoir pu exprimer et partager avec un public ma démarche et ma vision de cette pratique.
Fort de cette expérience, je me rends compte que je désire aujourd’hui aller vers la création de spectacles solos de une heure afin d’ approfondir et d’affirmer cette pratique.
Je suis pour ma part convaincu que la richesse de cet art permettra son émancipation afin de créer une oeuvre de long format.
Pour y parvenir j’observe tout d’abord l’action de jongler qui est pour moi la base de ma pratique. Dès lors, je me rends compte que la main manipulant la sphère est forcément mise en action et engendre une danse dans un rapport organique avec la balle. Il apparaît alors un premier dialogue entre cette sphère et « l’être vivant » qu’est la main, ambigüe en ce sens où ces deux choses pourtant séparées ne peuvent exister l’une sans l’autre.
Ainsi, je tiens compte de la danse existant déjà dans le simple fait de manipuler l’ objet sans la « rajouter »; je peux alors commencer à écrire et développer le jeu.
Ce dialogue s’ étend peu à peu pour communiquer et jouer avec les autres éléments en action tels que la respiration, les bras, épaules, tête, jambes etc…
Je pense en effet que la danse existe en toute chose, en tout acte; et le rôle du chorégraphe est d’après moi de la percevoir et de la rendre visible.
J’ observe également que dans la notion de « figure » il y a quelque chose de figé, c’est l’exécution d’un mouvement précis.
Dans le jonglage cette notion de figure est une base et c’est une des raisons pour lesquelles on ne parle pas en termes de chorégraphie mais de « routine », d’ « enchaînement de figures ».
Dans ce projet je prends ces figures et je porte l’attention sur la poésie et la danse qui en émanent. Ainsi, j’explore les figures une par une pour trouver une couleur, un thème, une poésie, une danse propre à chacune; et les 20 figures constituant une « routine » de 5 minutes pour le jongleur, représentent pour moi 20 petits « haïkus » en rapport les uns avec les autres et de plus ou moins 5 minutes chacune. »
7 février 2012
« Moi, Alexandra, 23 ans, ex-boulimique, je reviens à la vie »
Posted by Frederic Duval-Levesque (hypnothérapeute, psychopraticien & coach depuis 1988) under addiction-dépendance, alimentation, anxiété, angoisse, crise angoisse (troubles anxieux), bien-être, confiance en soi, conseils, estime de soi, F. Duval-Levesque, liberté, mal-être, psychopraticien, hypnopraticien, hypnotiseur, psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), souffrance, soutien psychologique, témoignageLaissez un commentaire
Depuis qu’elle a 13 ans, elle se jette sur tout ce qui se mange pour compenser des manques.
Aujourd’hui, elle s’en sort grâce à la thérapie comportementale (et émotionnelle, cognitive, de valeurs et de croyances, pour être complet; parlez que de TCC est trop limitant).
Elle vous raconte, avec émotions, son chemin de croix.
« Quand j’étais au pire de mes crises, gonflée, écœurée et malade de solitude, il y avait cette voix au fond de moi « tu es une battante, tu vas t’en sortir ». Je sais maintenant que la voix, c’était mon vrai moi, et que j’avais raison.
Je veux témoigner pour expliquer l’enfer de la boulimie mais, surtout, pour dire qu’avec une thérapie adaptée, on peut revivre. Que les TCA, les troubles du comportement alimentaire sont la conséquence de notre mal de vivre, pas sa cause. Les racines de la boulimie remontent à une époque tellement lointaine de notre vie qu’elle échappe à la mémoire: irrattrapable, donc.
On m’a fait travailler sur ma personnalité, les crises s’espacent de plus en plus, j’ai moins besoin de me gaver. Ca va nettement mieux.
Ce n’était pas gagné d’avance.
J’ai été une petite fille boulotte qui adorait l’école, le seul endroit où j’existais. Ma mère est alcoolique, comme sa propre mère. Elle est intelligente, orgueilleuse, très exigeante. Elle avait beau s’écrouler le soir, à six heures tapantes elle était debout et nous réveillait pour qu’on arrive à l’heure à l’école . Elle répétait sans cesse « Faut pas rester à la maison comme moi, faut que tu sois la première en classe, que tu deviennes quelqu’un». Etre quelqu’un, elle n’avait que ça dans la bouche. Ca m’a marquée. Son vide intérieur, elle l’a noyé dans l’alcool. Et notre famille avec. Mon père n’était jamais là. Paradoxe, c’est un chef étoilé, très admiré dans son milieu. Mais à la maison, il s’écrase…
Même petite fille, j’étais en vrac de le voir soumis comme ça. C’était maman qui décidait de tout, qui gérait l’argent et la maison, qui criait sur tout et sur tous. On vivait à la merci de sa frustration. Longtemps j’en ai voulu à mon père de s’être réfugié dans ses fourneaux nous laissant seuls, mon frère et moi. J’ai grandi seule dans ce monde d’adultes paumés.
Avec la jalousie parano de ma mère, pas d’amis à la maison, pas d’amis dehors.
Je n’ai eu qu’une seule copine, Agnès. A l’adolescence, je suis devenue impossible avec elle. J’étais malheureuse, je faisais la gueule à longueur de journée. Le monde était tellement injuste ! Pourquoi elle avait des parents normaux et le rire facile alors que j’étais la grosse grognon qui ramait ? Quand elle est sortie avec un garçon, je me suis enfermée dans un silence agressif qui a fini par la faire disparaître de ma vie. J’ai tout mis sur le compte des kilos, j’ai arrêté de manger. Sec. Pour lui prouver que moi aussi, je pouvais être jolie et populaire. J’étais fière de tenir le jeun. C’était facile, à la maison personne ne faisait attention à moi. Je suis passée de 65 à 52 kg pour 1,62m en quelques semaines. Comment imaginer l’engrenage infernal que j’avais lancé !
Un soir, après avoir dû coucher ma mère qui ne tenait pas debout, j’ai craqué.
J’ai commencé avec un grand paquet de chips, ensuite j’ai vidé le frigo. Les restes, la boîte à fromage. Le camembert y est passé avec un pain aux noix, le bleu avec une boîte de biscottes, le comté à pleines dents. Les crises suivantes se sont déguisées en dîners copieux.
Très vite, au réveil, je ne pensais plus qu’à ça. Ce n’était pas de la faim mais le besoin imparable de remplir ce vide atroce. Le petit-dej, seule dans la cuisine : deux kilos de pain -huit baguettes- avec deux cartons de lait. Ensuite, rien jusqu’au soir. Un kilo ou plus de pâtes à même la casserole, quinze yaourts gobés sur un coin de la table.
Je ne me faisais pas vomir, ç’aurait mis mon trouble trop en évidence. Je serais morte plutôt que de reconnaître que j’allais mal. Trop fière.
J’avais en revanche des stratégies restrictives saugrenues, des manies : pas de pâtisseries, le sucre fait grossir. Des kilos de fromage mais ni huile ni beurre, c’est gras. Repas en publique? Impossible, et si une crise imparable me prenait, imaginez, au restaurant de mon père ? Je n’avais pas le souci de l’argent pour remplacer tout ce que j’ingurgitais. C’était pire : ma mère rachetait chaque jour les dizaines de yaourts et des kilos de pain sans poser une seule question.
C’était parti pour dix ans de boulimie coupés de périodes anorexiques.
Quand j’ai besoin de toutes mes capacités intellectuelles, j’arrête. Parce que un TCA, c’est du 24 sur 24 : craindre la crise, résister, craquer, se cacher pour manger, se cacher parce qu’on a mangé. On a un mal de chien avec ce ventre dilaté qui tire de tout son poids sur le dos.
Pour le bac, je voulais épater mon monde, entrer la tête haute en prépa. Je fuyais la réalité dans mes révisions et le frigo en nageant jusqu’à épuisement. Je me shootais à l’hyper activité mais l’obsession est omniprésente, avec ou sans crises. Et je n’existais que grâce au regard des autres. Je jubilais en voyant la fierté de mes parents devant le « tout Cannes » quand j’ai été la première au bac. Ils n’ont rien dit des 15 kilos que j’avais perdus et j’ai eu droit à une robe hors de prix pour la beach-party de l’Hôtel Martinez. Mon père m’a retiré les cheveux des yeux, il m’a dit « tu deviens une belle femme », on a dansé. Il n’y voyait que du feu, comme si maigrir en vitesse avait été une simple question de volonté. Sur la plus belle plage de la Croisette, j’ai été la reine de la soirée. On disait que je ressemblais à Sophie Marceau.
Je plaisais enfin. J’ai cru pendant un moment avoir trouvé le mode d’emploi de ma vie.
La rechute a été dure. On parle de la prépa comme une période intense où l’on se fait des amis pour la vie.
J’ai passé les deux ans à ramper dans un tunnel. En arrivant à Sainte-Geneviève, je me sentais bien, je partageais une « piaule » avec ma «co» comme tout le monde. Mais pour la Toussaint, quand ma mère a commencé à me houspiller en disant « tu te crois meilleure que nous? » j’ai fait une crise de violence terrifiante, j’ai failli la frapper, mon frère m’a arrêtée. C’est ça aussi, les TCA, ces tempêtes de colère incontrôlables. On se hait ensuite, et on se réfugie dans la nourriture. C’est sans fin.
Je voulais mourir, à l’internat on m’appelait « l’autiste ». Il ne me restait plus que mes notes pour écraser toutes ces filles qui chuchotaient autour de moi. Puis gérer une boulimie en communauté : acheter pour 200 euros de courses par semaine, retourner à l’internat sans être vue, tout ranger, tout manger, cacher les restes. Bloquer des heures sur un kilo de marshmallow et le descendre en cinq minutes. J’étudiais toute la journée, la main en permanence dans un sac de Special K. Et je pleurais en même temps.
J’ai maigri pour les concours aux grandes écoles. Ouf, j’étais en ESSEC. J’y ai fait ma rentrée dans une 38. Cool, vu que les tailles dans ma penderie vont du 34 au 44. Pour le bal de Sain Cyr, en robe longue, on m’avait arrangé un rendez-vous avec un polytechnicien.
Un désastre. Je ne supportais pas qu’il me touche.
Je m’en voulais, je lui en voulais, j’étais méchante, je faisais des crises. Ca a toujours été comme ça avec les garçons.
Comment se laisser aller quand on se trouve obèse, qu’on a honte de son corps, qu’on se croit indigne d’amour ? Il aurait fallu beaucoup m’aimer pour supporter mes sautes d’humeur, mes silences et mon peu d’intérêt par le sexe. Julien est tombé des nues un week-end à La Baule.
Dimanche matin, désespérée après deux jours à feindre la normalité, j’ai sauté dans la voiture à la recherche d’une boulangerie, je l’ai dévalisée. En pleine crise Julien appelle « Où tu es?- Sur la plage. -J’y suis, tiens, ta voiture. » J’étais couverte de miettes, les sièges tapissés de sacs en papier, mon ventre gonflé comme si j’étais enceinte de six mois. Il n’a pas supporté. Mais heureusement qu’il y a eu Colin, mon meilleur ami. C’est lui qui a su me tendre une main pour me tirer de mon calvaire. Avec mes collocs à Cergy, on avait préparé un dîner marocain pour vingt personnes. Au beau milieu du dîner j’ai senti la crise venir. En public, ma pire crainte. Je me suis jetée sur les cornes de gazelle comme un junky en manque. Un deux dix, je ne pouvais plus m’arrêter. Je voyais le regard ahuri des autres, j’imaginais leur dégoût, je le partageais «T’es nulle, t’es grosse, goinfre». J’ai fini les plats à la cuisine et je me suis écroulée par terre dans ma chambre.
Colin –merci Colin, mille fois merci- est venu. Doux, calme, il a su trouver les mots. » Tu as un problème. On va trouver la solution. Ne pleure plus ». « C’est plus fort que moi. J’ai honte, j’ai mal ». J’avais réussi à reconnaître mon problème: je pouvais enfin faire quelque chose.
Je suis d’abord allée voir un psychiatre très réputé, mais les antidépresseurs n’ont marché qu’un temps. Bouffe plus pilules, affreux. Pareil pour la psychanalyse. Je ressassais mon enfance, j’y replongeais de plus belle, alors que je voulais m’en éloigner.
Enfin, je suis tombée sur www.boulimie.fr, où l’on disait que ce n’était pas mon comportement qui était malade, mais ma personnalité. Qu’avec une thérapie comportementale axée sur les troubles de la personnalité et pas sur le symptôme de la bouffe, s’en sortir était possible. Ca parlait de moi ! J’ai suivi la thérapie de groupe. J’ai appris à dire ce que je pense calmement, je ne m’écrase pas, je ne me laisse plus aller à la colère. J’ai arrêté de mépriser ou admirer les gens, j’établis maintenant des rapports d’égal à égal. Mes crises s’espacent, quand j’en fais une je ne m’en veux plus à mort. J’arrive à admirer mon père pour son parcours professionnel, pour ma mère…j’essayerai plus tard. Maintenant j’aspire à la sérénité, à la légèreté.
Et je ne parle pas de mon poids ! La vie, ma vie, est maintenant. Je ris, j’apprécie un bon dîner, je me trouve jolie.
Je commence à ressembler aux femmes que j’enviais. Et je m’aime bien. Je m’aime tout court. »
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plus clair, et plus lisible pour vous. Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…
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Qu’en pensez-vous ?
Un grand merci 🙂


