Pourquoi le reconfinement va être – encore – plus dur psychologiquement.

Les Français s’apprêtent à revivre, au moins pour quatre semaines, un nouveau confinement après celui du printemps.

Mais contrairement aux deux mois sous cloche de mi-mars à mi-mai, les restrictions actuelles devraient être plus difficiles à supporter.

La crainte de nombreux Français s’est vérifiée mercredi soir, sur les coups de 20h15 : face à la progression extrêmement rapide du coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé un reconfinement général de la population pour au moins quatre semaines, avec la possibilité de voir ces restrictions de déplacement durer plus longtemps.

Quel impact ce confinement va-t-il avoir sur une société déjà marquée par le premier confinement du printemps ?

Après la fin du premier confinement, c’est comme une rechute. Je constatais bien en septembre qu’il y avait moins d’anxiété, moins de dépressions, etc. Mais là, il faut reprendre ce traitement douloureux qu’est le confinement, pour au moins quatre semaines.

Pourtant, il serait illusoire de penser revivre la même chose qu’au printemps, en raison de cet effet rechute : ça ne pourra pas être pareil.

D’abord, les soignants, qui sont épuisés, ne pourront pas souffler et se reposer.

Le ton du chef de l’État a lui aussi changé : du « nous sommes en guerre » très militaire du printemps, Emmanuel Macron a préféré affirmer que la France était « submergée » par la seconde vague de coronavirus.

Cela instaure un climat psychologique de catastrophe naturelle, les risques de déprime et d’effondrement sont notables avec un sentiment de perte de contrôle du système sanitaire.

Dans ces conditions, comment tenir psychologiquement ?

Sur le confinement, toutes les études montrent qu’il faut être présent, accompagner, soutenir, se soucier, écouter, partager,mettre en place la téléséance ou téléconsultation, quoi que ce soit qui pourra être bon, utile pour le client.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en téléconsultation (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

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Certains chercheurs alertent sur les effets psychologiques « dramatiques » du confinement, sans pour autant remettre en cause son principe.

Ils s’expriment dans la revue The Lancet et se basent sur un ensemble d’études menées pendant des quarantaines notamment au moment de l’épidémie du SRAS en 2003 et d’Ebola, en Afrique, en 2014.

« La séparation des proches, le manque de liberté, les incertitudes sur la maladie, peuvent entrainer des effets dramatiques », expliquent-ils. Les chercheurs évoquent « de la colère, du stress, de l’irritabilité, des insomnies«  et même des « dépressions« .

Pendant la période de confinement, les psys et hypnothérapeutes continuent d’exercer, et la consultation est un motif valable pour avoir le droit de se déplacer. Certains thérapeutes, dont je fais partie, s’organisent pour proposer des consultations en ligne gratuites, notamment à destination des soignants, très exposés.

Le quarantaine peut poser des problèmes de promiscuité, surtout pour les familles réunies dans des petits espaces. Le confinement, c’est l’occasion de passer beaucoup, beaucoup, de temps avec les enfants mais quand on télé-travaille, lorsqu’on est dans des petits espaces ou simplement fatigués, les tensions peuvent se multiplier.

Pour aider les parents, #NousToutes a créé une vingtaine de groupes WhatsApp, déjà rejoints par plus de 4 000 parents.

Au menu, conseils éducatifs et astuces pour rester zen : quand on sent que la tension monte, s’isoler (même aux toilettes), regarder des vidéos amusantes avec ses enfants. L’idée, c’est d’aider à éviter mots ou gestes qui peuvent heurter, blesser car on peut avoir des comportements que l’on regrette juste après.

Sur son site internet, l’université catholique de Louvain donne également des conseils pour éviter un burn out parental.

Le collectif #NousToutes attire aussi l’attention sur les 200 000 femmes victimes de violences conjugales en France, qui se retrouvent enfermées avec leur conjoint violent pendant des semaines.

Le collectif a lancé une pétition « Confinement : protégeons les femmes victimes de violences », qui réclame notamment la mise en place au niveau national d’une assistance psychologique, juridique et sociale aux victimes de façon non présentielle.

Je vous rappelle quelques conseils en tant que témoin de violences conjugales :

  • prenez régulièrement des nouvelles de vos amies qui vivent avec un conjoint violent.
  • Dites leur que vous êtes joignable en cas de problème.
  • Donnez leur le n° de téléphone dédié (3919) et le 17 (en cas d’urgence).

Les associations Solidarité Femmes, qui gère notamment le 3919, l’AVFT, le collectif féministe contre le viol  ou la Fondation des femmes continuent également d’aider les victimes pendant le confinement.

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Avec le reconfinement, les associations d’aide aux victimes de violences conjugales le craignaient et Christophe Castaner leur a donné raison.

Le ministre de l’Intérieur a donné les chiffres des interventions des forces de l’ordre pour ce motif : +32% en province, par rapport à une semaine de référence, +36% à Paris.

Un conjoint violent en temps normal peut l’être encore plus avec le confinement et le stress que cela implique.

Et un compagnon non-violent peut même le devenir.

Face à ces risques, le ministre de l’Intérieur annonce un plan d’aide aux victimes. Il passera par les pharmacies. Elles ont reçu des consignes. 

En allant chercher des médicaments, si elle est seule, la victime peut prévenir le pharmacien qui alertera tout de suite les forces de l’ordre. Elles viendront alors immédiatement. 

Si jamais le conjoint violent est présent dans l’officine, la femme peut utiliser un code devant le pharmacien, comme « masque 19 », précise Christophe Castaner. Là aussi, le pharmacien préviendra immédiatement les forces de l’ordre.

Ce système de code fonctionne déjà en Espagne. 

Si vous êtes victime et que vous pouvez vous isoler chez vous, vous pouvez également appeler le 3919, du lundi au samedi, de 9h à 19h. Le numéro violences femmes info est toujours ouvert malgré le coronavirus, et il est gratuit.

Le 115 est lui aussi toujours joignable, si vous cherchez un hébergement d’urgence. 

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On estime que le tabac a tué 75.000 personnes en France métropolitaine en 2015.

L’année 2020 risque d’afficher des chiffres de mortalité également importants. En effet, une enquête a révélé qu’un quart des fumeurs auraient augmenté leur consommation lors du confinement consécutif au début de l’épidémie de Covid-19 dans le pays.

L’ennui, le manque d’activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par mes clients ou usagers d’alcool ayant augmenté leur consommation. On note également que l’augmentation aussi bien pour le tabac que pour l’alcool est corrélée au risque d’anxiété et de dépression.

Pour les fumeurs quotidiens (94 % des fumeurs), la hausse moyenne du nombre de cigarettes fumées était de cinq cigarettes par jour. La pandémie de Covid-19 ne doit pas briser la dynamique qui a contribué à la baisse historique du tabagisme en France, avec 1,9 million de fumeurs en moins entre 2014 et 2019.

Pour cela, cette cinquième édition du mois sans tabac se dote désormais d’un dispositif rénové.

Comment fonctionne le « Mois sans tabac » ?

D’abord les fumeurs volontaires s’inscrivent à l’évènement depuis la plateforme Tabac info service. Ses membres les suivront ensuite tout au long du mois de novembre durant lequel ils devront tenter de se passer de tabac. « Un mois sans tabac multiplie par cinq les chances d’arrêter de fumer définitivement. Après 30 jours d’abstinence, la dépendance s’avère bien moins forte et les symptômes de manque (nervosité, irritabilité) sont moins présents« , assure Santé publique France.

L’Agence nationale de santé publique propose cette année un « suivi renforcé« . Elle a par exemple fait appel à d’ex-fumeur ayant écrasé leur dernière cigarette grâce à une précédente édition de cette campagne.A travers plusieurs capsules vidéo diffusées en télévision, en ligne et sur les réseaux sociaux, les anciens participants partagent leurs expériences de sevrage tabagique : leur arrêt, leur parcours et leurs réussites.

Mais il n’existe pas de solution miracle.

Mes anciens clients le disent : l’hypnose a été, très souvent, la dernière brique pour stopper définitivement.

Votre engagement est la clef de la réussite. Tout commence avec cette prise de conscience. Engagez-vous envers vous-même. Et une fois cette décision prise, vous aurez fait un grand pas en avant !

Et moi je vous aiderai avec l’hypnothérapie pour

comment réussir à vivre sans tabac.

Libre. Bien-être.

Heureux.

Chaque addiction, comme chaque problème, a une utilité.

Si vous avez une fuite dans un tuyau, mettre une rustine va combler le trou apparent, mais si le robinet continue de couler, l’eau partira à nouveau ailleurs, n’est-ce pas ?

L’important est de découvrir ensemble l’origine du « pourquoi vous avez cette addiction ».

Ne croyez pas la connaitre.

Souvent ce que l’on pense consciemment est bien différent de ce que l’inconscient (ou le subconscient, le corps, etc. suivant votre façon de nommer) vous donnera.

L’hypnothérapie, en quelques séances, est la solution pour comment réussir à vivre sans tabac.

Cela sera le démarrage d’une nouvelle vie, une vie qui vous conveiendrait beaucoup mieux.

Vous ne serez plus essoufflé dans les escaliers. Vous prendrez plaisir à redécouvrir le goût des aliments.

Les gens vous le diront : vos vêtements ne sentiront plus le tabac, mais l’odeur agréable de la lessive !

Alors, quand commencez-vous ?

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Quels sont les

effets psychologiques et psychiatriques

du confinement sur notre santé ?

Et quelles sont les attitudes permettant de faire face aux conséquences de ce stress ?

Écrit durant le premier confinement et destiné à faire face à la crise du COVID-19, cet ouvrage nous refait vivre cette période qui a tout bouleversé : nos organisations, nos repères, vivre un quotidien parfois solitaire, au contenu sommaire, où nos relations étaient médiées par des écrans.

Les restrictions liées au confinement, l’absence de contacts sociaux et l’aggravation des problèmes économiques, sont autant de facteurs qui pèsent sur la santé mentale et l’accès aux soins des personnes.

Cet ouvrage nous conduit au cœur

d’une vaste enquête sur le bien-être mental

menée pendant le printemps 2020, auprès de 20 000 participants

Mise en page 1Le professeur Nicolas Franck décrypte les conséquences sur la santé mentale de la crise sanitaire consécutive à la pandémie de coronavirus.

Il les compare à d’autres situations d’isolement, telles que celles qui sont vécues par les astronautes, les navigateurs solitaires ou les spéléologues. Des situations qui aident à comprendre comment le stress affecte notre corps et notre activité mentale.

Cette partie historique est une lecture vraiment intéressante !

La détresse survenant lors de l’éclosion de maladie infectieuse comme la covid-19 peut se manifester comme suit :

  • peur et inquiétude à propos de votre santé et de la santé de vos proches
  • modification des habitudes de sommeil ou des habitudes alimentaires
  • difficulté à dormir ou à se concentrer
  • aggravation des problèmes de santé chroniques
  • consommation accrue d’alcool, de tabac ou de drogue, etc.

C’est pourquoi 51% des adultes estiment que le Covid-19 a eu des répercussions négatives sur leur santé mentale. Vous aussi, je pense.

La Covid-19 crée des besoins inédits en matière de santé mentale et de soutien psychosocial pour les victimes du virus, leur famille, les agents de santé et d’autres acteurs de la lutte contre l’épidémie, ainsi qu’au sein de la population générale.

De façon générale, il est possible de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime.

D’ailleurs, l’auteur Nicolas Franck nous donne ces 10 conseils dans son nouveau livre pour faire face à ces symptômes :

  • Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions, et donnez-vous la permission de les exprimer à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l’écriture, de l’activité physique ou autre
  • Pratiquez une activité physique qui vous permet d’évacuer votre stress et d’éliminer vos tensions
  • Adoptez de saines habitudes de vie telles qu’une bonne alimentation et des heures de sommeil suffisantes
  • Limitez les facteurs qui vous causent du stress
  • Accordez-vous de petits plaisirs (par exemple, écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, etc.)
  • Restez en contact avec les gens qui vous font du bien
  • Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez déjà utilisées par le passé pour traverser une période difficile
  • Misez sur vos forces personnelles
  • Posez vos limites (par exemple, refusez une tâche que vous ne voulez pas faire et qui n’est pas essentielle)
  • Apprenez à déléguer et à accepter l’aide des autres (par exemple, demander aux enfants de faire la vaisselle).

Comme vous le constatez, ces deux confinements, que nous vivons, ont un impact psychologique.

Plus ces confinements sont longs, plus leurs conséquences sur la santé mentale augmentent et s’agravent. De plus, le stress induit peut révéler une fragilité jusqu’à là inapparente.

Heureusement, ces mesures sanitaires semblent avoir eu pour effets positifs d’inciter les gens à prendre soin d’eux-mêmes, et à se tourner vers les autres. Car se préoccuper d’autrui permet de se sentir utile, ce qui est volontiers salvateur face à un péril collectif mondial.

Source : « Covid-19 et détresse psychologique (2020 l’odyssée du confinement) », du Pr Nicolas Franck, aux éditions Odile Jacob

Chiffres à jour au 25 octobre 2020. Source officielle :

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À 34 ans, Sébastien Climent apprend qu’il est atteint de la maladie de Ménière. Un syndrome qui le réduit au rang de spectacteur de sa propre vie.

Son mal-être croît au fil des mois, jusqu’au déclic : il décide de ne pas laisser cette maladie saboter son moral, ses relations, sa vie.

F. Duval-Levesque, psychopraticien, hypnose, coach, mal-être, anxiété, angoisse, addiction, traumatisme, ultratrail, peur, phobie, souffrance, stress, youtube, formation, téléséance, téléconsultation, MénièreS’ensuit un long travail à la fois physique et mental, et la construction d’une volonté à toute épreuve.

Six ans plus tard, il vient à bout d’un Ironman et, trois semaines après, du SwissPeaks Trail, le plus long trail d’Europe. Le défi est relevé.

Ecrit avec authenticité et justesse, son nouveau livre « L’ultratrail m’a sauvé la vie » est le récit de ce combat sans relâche pour regagner le contrôle de sa vie. C’est également une ode au dépassement de soi, à la nature, et une véritable quête de sens.

Un concentré d’énergie et de positivité pour tous ceux qui ont traversé de dures épreuves et perdu espoir. Laissez-vous emporter dans cette lecture.

Courage et persévérance !

Très beau témoignage de douleur, d’abnégation et de courage de la part de Sébastien Climent, sportif accompli, trailer et cycliste, petit fils de Manuel Mayen, ancien coureur professionnel (Tour de France 1951).

Merci pour ce livre qui donne de la force et de l’espoir à tous ceux qui veulent se mettre au trail ou juste à la course. Ecrit avec le coeur, le lecteur se retrouvera dans les moments de doute, de manque d’estime, même s’il n’a pas de maladie de Ménière.

Source : « L’ultratrail m’a sauvé la vie » de Sébastien Climent, éditions Talent Sport

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Sommes-nous en route vers un reconfinement ?

En toute franchise, le premier confinement a laissé des marques, plus ou moins importantes selon les individus. Tandis que les blessures se referment à peine, l’idée d’un reconfinement paraît insurmontable à certains.

Cette hypothèse implique un nouveau changement de repères et alimente un climat insécurisant, source de stress et d’anxiété.

Alors au lieu de mettre un mouchoir dessus, autant s’y préparer dans le calme et la sérénité.

1 – Se focaliser sur l’instant présent

Face à un événement angoissant, notre cerveau émotionnel nous envoie plein de pensées qui peuvent nous hameçonner. S’il est tentant d’en tirer le fil, invitons a contrario, à cultiver le doute cartésien : on ne sait rien sur ce qui adviendra demain.

Vivre au jour le jour et s’ancrer sur l’instant présent va diminuer sensiblement l’incertitude.

L’auto-hypnose, la méditation font partie des meilleurs exercices pour le mettre en pratique. La poésie aussi. Pour ne pas laisser dériver son esprit à tort pendant qu’il était en prison, l’homme politique Nelson Mandela s’est inspiré du poème Invictus de l’écrivain William Ernest Henley et de cette phrase : « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme ».

2 – Éviter la surcharge informationnelle

L’épidémie est au cœur de l’actualité et donc, se retrouve (trop) souvent au centre des discussions. Le fait d’entendre augmenter le nombre de cas positifs à la Covid-19 a davantage affecté la population que le confinement en lui-même. D’où la nécessité de réduire son temps d’exposition aux émissions et sites d’information. La surinformation augmente le stress, d’autant qu’on relaye parfois tout et son contraire, ce qui ne rassure pas du tout.

3 – Donner du sens à ses actions

La perspective d’un reconfinement paraît d’autant plus difficile à affronter alors que l’été laisse place à l’automne, cette fameuse période de l’année où notre état physiologique général se dégrade à cause de la baisse de la luminosité naturelle.

Prendre soin de son corps via une supplémentation en vitamine D, une activité physique ou des horaires de coucher réguliers, amélioreraient l’immunité mais aussi le moral.

Pour aller mieux et positiver, l’être humain a besoin d’être en mouvement, de mettre en place des actions qui ont du sens. À titre d’exemple, voici une étude de la psychologue américaine Ellen Langer sur des femmes de ménage d’un hôtel aux États-Unis : «On a fait remarquer à la moitié d’entre elles que leur travail était génial et bénéfique pour leur santé, tandis que l’on a donné aucune information aux autres. Un an plus tard, seul le premier groupe avait amélioré son système immunitaire, voire avait perdu du poids pour certaines», rapporte-t-il.

4 – Dresser le bilan du premier confinement

Cela n’a pas été facile de faire le deuil de votre liberté une première fois, mais si c’était à refaire, pourquoi ne pas rendre ce moment plus agréable ? Il s’agit du moment idéal d’établir un bilan, en listant ce qui a marché ou non, ce que l’on a aimé faire ou non.

Cette technique est régulièrement employée dans le milieu sportif. La légende du tennis Pete Sampras y avait recours systématiquement, il analysait chaque match sans se juger ni culpabiliser, en cherchant à améliorer ses points forts et travailler sur ses points faibles. Aller davantage marcher, réduire le quota de brioches par semaine ou encore s’inscrire à un cours de dessin en ligne…

5 – Trouver une (bonne) oreille attentive

Si l’explosion façon cocotte-minute vous guette, il est judicieux d’extérioriser ses angoisses.

L’être humain est un animal grégaire et le toilettage social, virtuel ou à distance d’un mètre apaise vraiment. Attention en revanche à bien choisir la personne avec qui l’on va dialoguer. Certains proches ont de bonnes qualités d’écoute alors que d’autres, au contraire, alimentent nos craintes.

Et si l’on ne trouve pas la perle rare, pensez au journal dans lequel l’on déverse ses sentiments inavouables.

6 – Rire au quotidien

À trop se focaliser sur soi, on en oublierait presque de rire. «L’humour est le dépassement du sens tragique de la réalité», disait le psychanalyste Sigmund Freud. Et il n’avait pas tout à fait tort. Il s’agit du meilleur médicament possible pour purger ses émotions négatives.

Pour preuve, on n’a jamais autant regardé de films de Louis de Funès que pendant le confinement.

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Quel peut être une des problématiques des troubles du comportement alimentaire (tca) ?

Dés sa naissance, l’enfant développe, à l’intérieur de lui, une “ sécurité de base ” faite d’une forme de conscience de soi forte et stable. Il pourra s’y appuyer tout au long de son parcours socio-affectif.

La qualité de cette sécurité interne dépendra aussi de la qualité des interactions corporelles et affectives tout au long de son enfance et adolescence.

Dans l’anorexie et la boulimie, cette sécurité de base est défaillante et doit être restaurée.

Cette restauration passe par une prise en charge thérapeutique où l’hypnose joue un rôle essentiel.

Au programme, désactivation d’affects émotionnels négatifs (vider les valises !), mises à jour et changement des croyances limitantes sur soi, sur la nourriture etc., réévaluation des valeurs de la personne, changer ses comportements dans des contextes ou l’addiction se déclenche avec la compulsion, etc.

La psychiatre allemande Hilde Bruch fut une des premières à mettre en évidence la dissonance entre la réalité anatomique et l’image du corps chez les patientes atteintes d’anorexie mentale. Elle définit cette expérience aberrante du corps comme un désordre de l’image corporelle, de l’interprétation perceptive et cognitive du corps, accompagné d’un sentiment d’inefficacité pour soi-même.

Depuis lors, l’anorexie mentale est considérée comme un exemple typique de l’image perturbée du corps. Une condition indispensable au rétablissement des patientes souffrant de désordre alimentaire est donc la reconstruction d’une image réaliste et positive de leur corps.

 

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Le stress en entreprise, un sujet qui reste tabou.

C’est un sujet que les salariés français préfèrent éviter…

Seulement 15 % d’entre eux se disent prêts à confier leur mal-être au travail et leur stress à leur manager. Un pourcentage qui descend même à 9 % quand il s’agit d’évoquer ce problème avec le service des ressources humaines de leur entreprise*.

Malgré plusieurs tentatives d’employeurs de s’attaquer à ces tabous, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’avoir des conversations ouvertes sur le sujet. Échanger sur sa santé au travail demeure en effet difficile, soit par crainte que cela ne nuise à sa carrière, soit en raison de sensibilités culturelles.

Ces résultats illustrent l’absence d’environnement propice ou d’outils adaptés pour libérer la parole des salariés en entreprise. Aller parler à un psy ou un coach serait une solution.

Mais, signe encourageant, il semblerait que les jeunes générations soient plus enclines à évoquer leurs difficultés quotidiennes avec leur manager. Ainsi, parmi les salariés de 18 à 34 ans travaillant en Europe, 82 % se disent prêts à soulever un problème de bien-être au travail avec leur hiérarchie, contre seulement 69 % pour les plus de 55 ans.

Par ailleurs, ce tabou ne se limite pas à la sphère professionnelle car seulement 29 % des sondés se voient en discuter avec des amis, des collègues proches ou un thérpeute.

Dans les mois qui viennent, les efforts pour contenir la pandémie de coronavirus et leurs répercussions sur le monde de l’entreprise pourraient aggraver les problèmes de stress. Les inquiétudes des salariés concernant la sécurité de leur emploi s’accroissent ces derniers mois, et certains salariés souffrent d’une surcharge de travail.

Cette situation a déjà intensifié les risques psychosociaux avec des salariés qui ont dû pratiquer le télétravail en continu pendant de longs mois. Qui ont pu être mis en activité partielle et ont fait face à des changements rapides et parfois déstabilisants.

Et avec une rentrée que tous annoncent comme étant très délicate, cette tendance pourrait rapidement s’accentuer !

Aujourd’hui, même si les campagnes de sensibilisation et de lutte contre les risques psychosociaux ont progressé, près de deux tiers des salariés européens (66 %) se sentent stressés au travail au moins une fois par semaine. En France, ce taux atteint 55 % quand il monte à 76 % chez les Allemands.

Dans le détail, cette question du stress au travail est plus importante dans les secteurs qui subissent des changements et transitions rapides. C’est notamment le cas des salariés qui évoluent dans les domaines des médias et de l’information (70 %) ainsi que dans l’informatique et les télécommunications (69 %).

*selon une étude d’ADP qui a interrogé 1916 personnes en France

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Votre télétravail peut prendre grossièrement plusieurs formes :

1) sédentaire : le travail est réalisé de façon permanente au domicile du télétravailleur, depuis un bureau annexe de l’employeur ou tout autre lieu préalablement défini

2) alterné : le télétravailleur alterne des périodes de travail dans les locaux de l’entreprise et des périodes de travail en dehors de l’entreprise

3) nomade : le télétravailleur effectue de nombreux déplacements mais reste en contact avec l’entreprise à l’aide des techniques de communication.

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« Chaque être humain est une merveille, un trésor, et même un miracle.

Tout ce que nous exprimons à un certain moment dans le temps représente ce que nous avons appris consciemment et inconsciemment.

Pour changer notre comportement, nous avons besoin de nouveaux apprentissages, d’une motivation, d’un but, d’un contexte favorable et de la certitude que nous pouvons trouver de l’aide à l’extérieur. »

Virginia Satir

(Thérapeute de couple)

« Chaque fois

que nous faisons face à notre peur,

nous gagnons en force, en courage et en confiance. »

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Theodore Roosevelt (1858-1919)

Les « petits » burn-out du tennis…

Quand ils arrivent en salle de visioconférence, devant des chaises vides, quand ils tombent le masque, ils ne parviennent plus à cacher un petit air triste, parfois un mal-être profond.

«Nous étions heureux de reprendre la compétition, explique Jérémy Chardy. Mais toutes ces semaines à l’isolement, dans la peur d’être testés positifs, toutes ces quarantaines dans une chambre d’hôtel, sans voir personne, commencent à peser

Le tennis, et en particulier sa middle class itinérante, n’a pas attendu le Covid pour souffrir d’un mode de vie inadapté.

Des rumeurs suggèrent que parmi les absents de Roland-Garros, certains cachent une dépression. C’est pour cette raison que Noah Rubin, joueur américain aux opinions engagées, a créé la structure «Behind the raquette», où il recueille les confessions et les messages de désespoir.

« Dans ce sport, il y a des abus de substances, de l’alcoolisme, et des gens vraiment dépressifs« 

Noah Rubin, 233e mondial

Rubin expliquait à différents médias, au dernier US Open, «la faillite totale d’un système.

Quel autre sport trimbale ses athlètes sur la planète entière pendant onze mois sur douze? Il y a des abandons et des forfaits, des joueurs lâchent des points ici et là, simplement parce qu’ils sont à bout. Tout ceci mène à la solitude et à la détresse. Sans parler de la pression financière, l’obligation de gagner un match pour couvrir les frais. Je peux vous dire que dans ce sport, il y a des abus de substances, de l’alcoolisme, et des gens vraiment dépressifs

Stan Wawrinka ne cache pas que sa grave blessure au genou était peut-être un signal. «Elle est arrivée à un moment où j’étais cramé, saturé de toutDifficulté à se plier. Raideurs. Un genou qui craque.

Stan Wawrinka admet également, un rien contrit, que le confinement lui a offert une immersion ethnique dans la vraie vie. «Je l’ai vécu de façon très positive. J’ai pu passer beaucoup de temps avec ma fille et rester plusieurs semaines à la maison. J’en suis ressorti avec de bonnes énergies

Faut-il comprendre que le tennis soumet ses troupes à une agitation contre nature, celle d’un peuple migrateur qui n’aurait pas de nid ni de saison des pluies ?

«Cette vie est compliquée. Les joueurs sont souvent seuls, changent d’hôtels en permanence, prennent l’avion souvent. Ils ne sont pas encadrés comme peuvent l’être les équipes de football. Psychologiquement, ce sont les plus solides qui résisteront», expose le docteur Bernard Montalvan, en charge du protocole sanitaire de Roland-Garros.

Cette fragilité reste le plus grand non-dit du tennis, sous un règne animal où le langage du corps et l’affirmation de la virilité participent d’une recherche constante d’ascendant. «Si tu te blesses à la jambe, tu mets un bandage. Si tu te blesses dans la tête, personne n’en parle», dénonce Noah Rubin.

« Je suis un perfectionniste. Du coup, il y a 90% du temps où je fais la gueule »

Adrian Mannarino, 39e mondial

Le tennis n’a pas l’apanage du surmenage, mais il en concentre tous les germes sur 195 m2 de terrain strictement délimité, où interfèrent tout à la fois le rapport de force, l’effort physique, la vitesse d’exécution, la haute précision et la prise de décision, pour un total d’environ 250 joies et déceptions sur la durée d’un match (le nombre approximatif de points disputés dans une rencontre équilibrée en Grand Chelem).

Adrian Mannarino le dit très joliment : «Je suis un perfectionniste. Du coup, il y a 90% du temps où je fais la gueule.» Benoît Paire, surdoué cabochard, l’a hurlé en plein tournoi de Rome: «Je n’en peux plus, délivrez-moi!» Lucas Pouille, fin 2018 : «Je ne sais pas si on peut parler de burn-out mais ça y ressemblait un peu, oui.»

Le récent témoignage de Robin Söderling sur une radio suédoise, après plusieurs années de mononucléose et de détresse, a davantage choqué ; même si ceux qui n’avaient pas envie de savoir pouvaient toujours se dire que Söderling est fou. L’ancien finaliste de Roland-Garros reconnaît avoir cherché des méthodes de suicide sur internet.

Son témoignage est saisissant : «J’étais dans un restaurant à New York et j’ai commencé à paniquer, à pleurer, pleurer, pleurer. Pour la première fois, j’ai compris que je ne pourrai plus jamais y retourner sur le court, même avec un pistolet sur la tempe. J’avais une anxiété qui me rongeait de l’intérieur. Pendant des mois, j’ai paniqué pour une lettre déposée sur mon palier, j’ai tremblé de peur devant mon téléphone qui sonnait. Il n’y avait que trois joueurs contre lesquels je pouvais perdre. Tous les autres, je devais les battre, sinon je me sentais un raté, un perdant. Mon talent a été à la fois un cadeau et une malédiction.»

Ce n’est pas un hasard si au péril de leur superbe, les meilleurs recourent à la psychothérapie, à l’hypnose profonde ou à la méditation.

C’est une démarche personnelle, confidentielle peut-être, lorsqu’un besoin se fait ressentir intimement, que l’on se sent en difficulté, ou avec l’impression de ne pas pouvoir s’en sortir seul.

De façon concrète, une psychothérapie peut être utile pour des sportifs de haut-niveau qui manifestent un véritable mal-être pour des circonstances très diverses :

  • Une étape difficile à surmonter : un match important, une maladie chronique, un divorce, un échec au championnat …
  • Un mal-être persistant : sentiments négatifs ou d’échec, lassitude, angoisses, déprimes…
  • Une volonté d’évoluer personnellement : cerner ses forces et ses faiblesses, prendre confiance en soi à un certain niveau de compétition, prendre des décisions rapides, gérer ses émotions et la pression des matchs…

Novak Djokovic qui, ouvert à toute forme de spiritualité, étreint les arbres et ne porte que des couleurs lumineuses, a lancé un jour: «Tout part du cœur et de la tête. Le bras n’est que le prolongement de l’intention.» Lui-même a souffert d’une dépression qui n’a jamais dit son nom…

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Comment se passent les thérapies de couple ?

La thérapie de couple est-elle une solution pour régler ses problèmes ? Comment se déroule-t-elle ?

Souvent, les gens hésitent à consulter un thérapeute de couple, parce qu’ils craignent l’implosion de leur union.

Mais ils sous-estiment aussi leur désir profond de la voir survivre. Est-ce vote cas ?

1 – Pourquoi une thérapie de couple ?

La thérapie de couple, tout comme la thérapie individuelle, est une démarche répondant au désir de quitter une souffrance.

Tout comme une personne en difficulté, en détresse, peut demander de l’aide avec un espoir légitime d’être secourue, un couple peut effectuer une telle démarche. Tel est le sens général d’une thérapie de couple.

Et, bien évidemment, le thérapeute de couple n’est ni un avocat ni un magistrat, et donc il ne fait pas d’arbitrage, et aucun jugement.

Les outils de la thérapie comportementale peuvent venir en aide au thérapeute qui choisit de les employer, parmi d’autres outils, tels par exemple que ceux de la PNL, de l’hypnose, et du coaching.

2 – Comment se déroule une thérapie de couple ?

Les façons de faire et les techniques qu’emploient les thérapeutes de couple sont très variées.

Personnellement, je souhaite que les deux membres du couple soient présents à la première séance. Puis la séance suivante avec un des deux partenaires, puis la troisième séance, l’autre partenaire, et la quatrième séance ensemble, etc. Une séance chaque semaine environ, en fonction des besoins exprimés par le couple. La façon d’organiser la parole dans les séances varie selon les besoins et objectifs du couple, et aussi du choix des techniques en fonction des demandes.

Je ne prends jamais, vraiment jamais,

parti pour l’un contre l’autre !

Le thérapeute évite le rôle d’arbitre ou de juge. Ce type de fonction est mieux assumé par les avocats que par les thérapeutes.

Il est intéressant, par exemple, de chercher comment un conflit comme les disputes exprime quelque chose de positif, ou d’utile aux deux :

  • elles permettent à chacun de garder quelques distances sans plus avoir besoin de dire que l’on éprouve un besoin de solitude
  • offrent un temps de réflexion sur soi
  • permettent de retrouver une distance plus confortable après un moment de proximité intense ou fusionnelle.

On peut dire, en résumé, que le thérapeute de couple est au service du projet du couple, que les deux partenaires auraient idéalement défini avant d’aller le voir.

3 – Peut-on suivre une thérapie individuelle en même temps qu’une thérapie de couple ?

Tout dépend des thérapeutes, et des problèmes qu’il faut traiter.

Certains thérapeutes exigeront que l’on se consacre exclusivement à l’accomplissement d’une seule thérapie à la fois. D’autres estimeront au contraire qu’une thérapie individuelle pour l’un ou l’autre des membres du couple complète très bien le travail de la thérapie du couple.

Il est donc essentiel de poser la question directement au thérapeute, qui possède les informations, l’expérience et les compétences nécessaires à une réponse adaptée pour votre cas.

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« J’ai attrapé le Covid le 19 mars et je ne suis toujours pas guérie. » Pauline témoigne.

Covid-19 : 6 mois après, Pauline souffre toujours de séquelles

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Coronavirus : Et si on arrêtait de s’indigner à propos des gens dehors sans masque ?

  • Le retour du beau temps et du soleil marque aussi le retour des polémiques sur le nombre de personnes se retrouvant dehors en pleine épidémie de coronavirus
  • Une surattention portée à l’extérieur, qui peut s’avérer contre-productive dans la lutte contre le virus
  • Et si au lieu de compter les gens dans les parcs, on essayait de s’attaquer aux clusters en lieu clos ?

Ce week-end s’est paré de ses plus beaux rayons de soleil et d’un beau ciel bleu sur la majeure partie du pays.

Comme ce fut le cas précédemment, nul doute qu’il y aura de nombreuses personnes dehors. Des sorties qui comme à chaque fois susciteront des commentaires indignés et des articles à charge sur ces prétendus inconscients préférant flâner au parc ou au bord de l’eau que suivre la fameuse consigne « rester chez vous ».

Pourquoi tant de haine ?

Robert Zuili, psychologue clinicien spécialiste des émotions, explique ces réactions épidermiques de deux manières.

Soit par la peur d’un rebond dans l’épidémie du coronavirus, soit par la colère de voir d’autres personnes s’autoriser ce qu’on n’ose pas s’accorder : « Il y a alors un sentiment d’injustice… « Pourquoi eux profitent du dehors quand moi je me contrains à rester chez moi ? » ».

Le psychologue arrive même à expliquer l’étrange phénomène des gens eux-mêmes dehors critiquant le nombre de gens dehors : « On va faire attention aux détails, trouver que dans un groupe on se tient trop près les uns des autres, qu’une personne porte mal son masque, ou que les gens sortent pour de mauvaises raisons… On trouve toujours plus de légèreté chez les autres que chez nous, ce qui explique ce ressentiment ».

Et là encore, cette idée d’injustice : « Pourquoi eux pourraient-ils être plus frivoles avec les mesures barrières que nous ? ».

Mais ces indignations répétées ont-elles vraiment un sens ?

Le docteur Yvon le Flohic note que toutes les études scientifiques tendent à montrer que l’écrasante majorité des clusters se font en lieux clos : « Le virus ne se développe pas en extérieur, mais dans les lieux clos et mal aérés ».

Interdire l’accès aux forêts ou aux plages, comme on le voit de plus en plus dans les départements à haute incidence, ou s’indigner des personnes en extérieur le week-end, n’aurait donc pas de sens. Comme le fait de rendre obligatoire le masque en station de ski…

C’est illogique.

Stupide.

Quand il ne s’agirait pas carrément de taper à côté.

« Pendant qu’on interdit les plages ou qu’on force le port du masque en extérieur, on ne s’attaque pas aux clusters intérieurs : les repas en lieux clos, les écoles, les hôpitaux, les Ehpad », note Yvon le Flohic.

Mais désormais « vouloir serrer la vis en interdisant l’accès au dehors pour lutter contre le coronavirus n’apportera pas de nouveaux gains », plaide le médecin, partisan d’une stratégie « faire plus là où le virus circule activement, faire moins là où il ne circule pas. »

Penser qu’on risque de se contaminer en marchant à dix mètres de distance les uns des autres sur une plage, cela n’a pas de sens.

Dès lors, comment expliquer que la plupart des nouvelles mesures concernent exclusivement le dehors ? Deux hypothèses dominent.

  1. Premièrement, une mauvaise compréhension de la maladie, qui est encore parfois vue comme se transmettant par contact physique direct, que par voies respiratoires et gouttelettes.
  2. Deuxièmement, parce qu’il est plus simple d’interdire une plage ou un parc que d’identifier les clusters et prendre les mesures nécessaires. C’est plus de la communication pour avoir l’illusion d’avancer.

Tout cela n’est pas sans conséquence.

En plus de faire diversion, cette surattention pour l’extérieur brouille la communication sur l’importance de l’aération des lieux clos, comme les salles de classe. Difficile d’à la fois plaider en faveur d’un renouvellement de l’air venant de l’extérieur en présentant en même temps le dehors comme une zone de haute transmission du virus.

Sans parler des conséquences sur le moral des Français.

Cette surattention pour le dehors pose aussi une problématique sociétale : on arrive à un an d’épidémie et autant essayer de ne pas priver les Français de loisirs qui ne seraient pas dangereux.

Il est important, même en temps de crise sanitaire, de s’accorder des plaisirs – à condition bien sûr qu’il ne soit pas dangereux pour soi ou pour les autres.

Marcher dehors, sortir de chez soi, prendre l’air, cela peut faire énormément de bien psychique aux gens.

Juste de quoi respirer un peu !

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Classés parmi les affections psychiatriques, les troubles des conduites alimentaires s’expriment de diverses façons : anorexie mentale, boulimie nerveuse et autres formes boulimiques, ou formes atténuées de ces pathologies.

Ces troubles débutent essentiellement à l’adolescence pour l’anorexie mentale et en début de vie adulte pour la boulimie.

Ils touchent donc des personnes jeunes, en plein développement de leur vie. Autre drame de santé publique, seule la moitié des malades est actuellement prise en charge.

Pour remédier à cette situation, les professionnels, et les usagers (familles et patients) concernés par les TCA se mobilisent depuis une vingtaine d’années pour tenter de mieux répondre à la demande de soins, animer des formations, des recherches et mobiliser les pouvoirs publics.

Identifiés depuis la moitié du XIXe siècle pour l’anorexie mentale et dans les années 1980 pour la boulimie (avec ou sans contrôle du poids), ces syndromes sont désormais mieux connus.

Pourtant, peu de gens savent qu’il s’agit des troubles psychiques qui présentent la plus grande mortalité, par dénutrition, carences ou suicides. Les premières études sur le sujet sont d’ailleurs relativement récentes, puisqu’elles datent de la fin des années 1990 en Angleterre. D’autres ont été menées ultérieurement, avec les mêmes résultats, à ma connaissance.

Les troubles alimentaires (tous degrés confondus) touchent 10 % des femmes, et l’on considère que 30 % des adolescents sont régulièrement soumis à des crises de boulimie ou d’hyperphagie.

L’anorexie mentale se manifeste quant à elle typiquement pendant l’adolescence et principalement chez les filles. Elle est caractérisée entre autres par une sérieuse perte de poids et par des troubles de l’image du corps.

Par ailleurs, 50 % des patients TCA, qu’ils soient anorexiques ou boulimiques, rapportent des antécédents conscients d’abus sexuel, de maltraitances ou de négligences.

Les formes mineures de TCA peuvent être le prélude à une aggravation et à l’installation d’une forme clinique caractérisée, avec risque que cela devienne chronique.

De plus la comorbidité de ces troubles est importante, et se traduit par des complications médicales, des comorbidités psychiatriques et des conséquences délétères sur l’insertion et l’adaptation sociale.

D’où l’importance de ne pas rester dans le déni, et de commencer une psychothérapie.

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