Si vous ressentez-vous le besoin d’une psychothérapie d’un soutien psychologique ou d’un coaching, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles.
Tout type de problématique (ne relevant pas de la psychiatrie) peut être traité en thérapie :
Acquérir des « ressources » qui font défaut : assurance, confiance en soi, sérénité, compréhension, acceptation etc…
Se libérer des croyances limitantes :« Je suis nul(le).. », « Je ne réussirai jamais », «Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? », « Je ne mérite pas… » etc… etc…
Apprendre à définir des objectifs et à se motiver
Avoir une image de soi positive : s’accepter tel que l’on est, ou changer et s’aimer
Se libérer de sentiments et d’émotions désagréables : mal-être, colère, culpabilité, ressentiment, anxiété, etc…
Se libérer de votre mal-être, de tendance dépressive : retrouver l’envie de vivre, l’énergie, la joie
Se libérer d’un passé difficile : traumatismes, abus sexuels, violences physiques, phobies, etc…
Apprendre à pardonner aux autres ou à soi-même : se réconcilier et faire preuve de compassion pour soi et les autres
Améliorer sa qualité de communication : mieux communiquer avec ses proches (conjoint, enfants…), établir des relations constructives et gérer les conflits
Gérer un deuil ou une séparation, un problème de couple (actuels ou passés), repérer et changer les comportements répétitifs
Favoriser l’épanouissement et la guérison (en complémentarité à un traitement médical)
Approfondir sa « quête intérieure » et sa « mission de vie » : développement de son potentiel pour réaliser sa « légende personnelle »
Il suffit de souhaiter changer, et de savoir « comment » (je peux vous aider à trouver le « comment »).
Avec un thérapeute formé et certifié en psychothérapie comportementale et cognitive, vous pouvez trouver des solution à votre mal-être, vos difficultés psychologiques, addictives, personnelles ou relationnelles.
Bien entendu, toute thérapie ou accompagnement est individualisée à mon cabinet.
Alors, qu’est-ce qui vous retient en arrière ? Que voudriez-vous changer, là, tout de suite ?
Les obsessions sont des pensées ou des images indésirées et répétitives, qui créent de l’anxiété.
La compulsion est une réponse à ces pensées obsessionnelles.
La compulsion est un comportement rituel, qui soulage temporairement l’anxiété, mais qui ne peut rationnellement prévenir l’obsession de se reproduire encore et encore. Donc un cycle sans fin, si aucun travail sur soi n’est fait.
Il y a 2 différences entre obsession et phobie :
1/ Au cours de la phobie, la crainte est dirigée vers un objet externe ou une situation. L’angoisse cesse lorsque l’exposition à cette situation disparaît. Les phobiques utilisent donc largement des stratégies d’évitement des objets ou situations angoissantes.
2/ Au cours des obsessions, l’angoisse est permanente puisqu’elle est liée à l’irruption permanente des idées obsédantes dans le mental.
Elles sont une trentaine de femmes en tenue de sport, les cheveux attachés, gants de boxe au poing, en position de combat.
L’entraînement se fait par groupes de deux, sous la conduite de deux moniteurs taillés à la serpe.
Que faire en cas d’agression avec une arme ? « Si on vous demande quelque chose, votre téléphone, votre sac, donnez-le, commence Christophe. Si l’agresseur veut autre chose, il faut réagir. Vous êtes une femme, c’est un homme, il a un couteau, il est sûr de lui. Tant mieux. Il ne s’attendra pas à une réaction. »
D’une main, il écarte le bras menaçant de son acolyte, avant d’envoyer un coup de pied entre ses jambes. Les gestes sont répétés plusieurs fois par les participantes.
Elles viennent dans cette salle de sport du 12e arrondissement de Paris tous les samedis après-midi pour pratiquer le Krav Maga, « combat rapproché » en hébreu.
Cette méthode d’autodéfense a été créée par Imi Lichtenfeld, champion de lutte juif hongrois, émigré en Palestine en 1940, pour former rapidement les premiers soldats israéliens. Depuis, le Krav Maga s’est internationalisé et a été adopté par les civils. Les femmes s’y intéressent de plus en plus. Sur les 9 000 licenciés français, 15 % sont des femmes. « C’est 2 % à 3 % de plus qu’il y a trois ans », relève Richard Douieb, président de la fédération européenne de Krav Maga.
« ELLES NE VEULENT PLUS ÊTRE VICTIMES »
C’est la partie la plus visible d’un engouement croissant pour l’autodéfense féminine. Il y a une hausse de la demande.
Le signe d’une insécurité plus grande, ou l’indice d’une nouvelle attitude des femmes ?
Pour M. Douieb, « elles viennent parce qu’elles ne veulent plus être victimes« . Un mouvement sans doute facilité par la dénonciation croissante des violences faites aux femmes et du harcèlement de rue.
Même constat à l’Association Krav Maga police (AKMP), qui donne le cours en ce samedi après-midi. Les moniteurs sont des policiers ou douaniers qui souhaitaient à l’origine promouvoir la pratique du Krav Maga parmi les forces de l’ordre. Ils sont bénévoles. « Nous avons eu des demandes de femmes de collègues, explique l’un des membres, Michel. D’abord nous avons organisé des stages ponctuels, puis un cours hebdomadaire. Chaque semaine, de nouvelles personnes appellent. » L’AKMP met d’ailleurs en garde contre les « charlatans » attirés par ce créneau porteur.
« UN DOIGT DANS L’OEIL »
Quelques principes fondent la discipline.
Mieux vaut éviter une situation dangereuse (en changeant de trottoir, en criant, en fuyant…).
En cas d’agression physique inévitable, tout le monde peut se défendre.
Et tout le monde a intérêt à le faire, y compris les plus faibles physiquement.
« Même si vous pesez 40 kg, vous pouvez vous tirer d’une situation délicate en mettant un doigt dans l’oeil de votre agresseur », explique Michel. « L’idée qu’il vaudrait mieux qu’une femme ne se défende pas est aberrante, estime également Christophe. C’est se priver d’une chance de s’enfuir. »
Les moniteurs désignent les parties vulnérables du corps (yeux, gorges, testicules, articulations), et apprennent à les atteindre efficacement. Par exemple en frappant avec le plat de la main et non le poing, pour ne pas risquer de se casser les poignets, en donnant un coup dans la poitrine de l’agresseur pour lui couper le souffle, etc. « Ce sont des gestes simples qui peuvent ressortir dans des situations de stress intense », explique Christophe.
L’objectif est de gagner du temps pour fuir – tout en restant dans le cadre de la légitime défense.
« ON N’A PAS BEAUCOUP DE MUSCLES »
« Toutes les filles devraient faire ça pour se sentir à l’aise dans la rue », dit l’une des pratiquantes, Marine, une étudiante de 18 ans. Elle prend le train vers la banlieue nord, et rentre parfois chez elle de nuit. Elle s’est déjà fait suivre, mais a pu semer l’homme. « C’est parfois flippant, dit-elle. On n’a pas beaucoup de muscles, on ne peut compter que sur notre bonne étoile. » Grâce à l’autodéfense, elle a davantage confiance en elle.
Les mêmes raisons poussent Claudine, 59 ans, à pratiquer. « Etant infirmière, je rentre tard, relate-t-elle. Je ne suis pas toujours rassurée. Il y a des interpellations du genre : « Alors cocotte, tu viens avec moi ? ». Je ne me suis jamais servie physiquement de la technique, mais elle m’aide à garder mon sang-froid. »
La chronique des faits divers nourrit l’anxiété. « On entend parler d’histoires horribles, on se construit des scénarios, dit Hélène, 29 ans. Mon ami est très protecteur et ça le rassure de savoir que je peux me défendre. »
Certaines, comme Sophie, ont déjà été confrontées à la violence physique. « Je n’avais pas peur jusqu’à mon agression. J’ai grandi dans le 19e à Paris, je connais les codes, sourit la jeune femme. S’il y a un groupe de mecs sur un trottoir, mieux vaut ne pas passer au milieu. »
Mais il y a trois ans, alors qu’elle rentrait du réveillon, un homme a essayé de l’entraîner dans un local à poubelles en l’étranglant. « J’ai eu une bonne réaction, j’ai griffé, j’ai crié, et j’ai réussi à m’enfuir. Mais j’ai eu très peur. » Le Krav Maga est sa « thérapie ».
En cas de nouvelle agression, elle veut être « prête ».
Un sentiment d’insécurité plus fort chez les femmes…
Selon la dernière enquête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, publiée en novembre 2012, plus du quart des femmes se sentent parfois en insécurité dans leur quartier ou leur village, contre 15 % des hommes.
Plus de 20 % des femmes ressentent également de l’insécurité à leur domicile, contre 10 % des hommes.
Elles sont moins victimes que les hommes de vols avec violence (0,4 % des femmes contre 0,6 % des hommes) ou de violences physiques (1,5 % des hommes contre 1,1 % des femmes).
En revanche, les femmes sont davantage victimes de violences sexuelles (0,9 % des femmes contre 0,4 % des hommes en 2010-2011) et de viols (0,8 % contre 0,2 % de 2008 à 2012).
En utilisant des outils d’analyse automatique pour examiner les requêtes de 6 millions d’utilisateurs dans les moteurs de recherche sur Internet en 2010, des chercheurs américains ont détecté un effet secondaire de l’entre deux médicaments.
Avant même que cet effet ait été identifié par l’Agence américaine du médicament (FDA) au moyen de son système d’alerte !
Leurs travaux sont présentés dans le Journal of the American Medical Informatics Association.
Russ B. Altman et ses collègues de Microsoft et des universités Standford et Columbia ont analysé les recherches relatives à l’antidépresseur paroxétine (Deroxat, Paxil) et au médicament anticholestérol (statine) pravastatine (Elisor, Vasten, Pravachol).
Ils ont déterminé que la combinaison des deux médicaments devaient causer une hausse du niveau de glucose sanguin (hyperglycémie).
Comment ont-ils fait ? Ils ont analysé 82 millions de requêtes (de personnes qui avaient permis que leur historique de recherche soit collecté).
Ils ont déterminé que les personnes qui cherchaient sur les deux médicaments durant une période de 12 mois étaient plus susceptibles de chercher des termes reliés à l’hyperglycémie (quelques 80 symptômes), comparativement à ceux qui cherchaient pour un seul de ces médicaments (10% comparativement à 5% et 4%): 30% avaient fait ces recherches la même journée, 40% dans la même semaine et 50% dans le même mois.
Les chercheurs concluent que ce genre d’analyse constituerait un outil valable à ajouter au système actuel de l’agence du médicament.
Pour identifiervdes effets secondaires des médicaments sur le marché. « Il y a un bénéfice potentiel pour la santé à écouter de tels signaux et à les intégrer aux autres sources d’informations », décrivent les chercheurs. Références: Psychomédia.qc.ca, New York Times
L‘Assurance maladie s’inquiète, dans son bilan du Plan national de lutte contre l’obésité 2010-2013 d’un manque de protocole national pour les chirurgies de l’obésité ou chirurgie bariatrique (dont le nombre a doublé en 5 ans en France), rapporte Le Parisien.
Alors que 30 000 chirurgies de l’estomac ont été pratiquées en 2011, les pratiques divergent beaucoup selon les hôpitaux et les régions.
Sur les trois techniques utilisées, deux sont irréversibles. Elles constituent 75% des chirurgies pratiquées. Il s’agit de la gastrectomie (réduction de l’estomac) et du by-pass (contournement de l’estomac).Elles comportent (…) des risques post-opératoires et peuvent nécessiter un suivi à vie, souligne le Pr Hubert Allemand, directeur adjoint de l’Assurance maladie.
L’alternative réversible est la pose d’anneaux gastriques.
En Rhône-Alpes, 58% des opérations consistent à poser un anneau. En Bretagne, la réduction de l’estomac est préférée dans 67% des cas. En Franche-Comté, 86% optent pour le contournement de l’estomac.
Autre anomalie : 30% des femmes et 20% des hommes opérés n’auraient pas dû être opérés,selon les normes.
Enfin, sur 425 hôpitaux et cliniques pratiquant la chirurgie bariatrique, 32 réalisent au moins 200 interventions par an.
Mais 175 établissements cumulent moins de 30 chirurgies par année, ce qui pose la question de leur expertise.
L’Assurance maladie souhaite promouvoir la prise en charge médicale plutôt que chirurgicale, dont le recours est jugé parfois trop systématique. Elle souhaite aussi uniformiser les pratiques en établissant le rapport bénéfice-risque de chaque technique.
La Haute autorité de santé (HAS) a publié, en 2008, des documents d’information sur la chirurgie de l’obésité incluant une brochure d’information destinée aux candidats à la chirurgie, intituléeCe qu’il faut savoir avant de se décider, qui décrit notamment les types de chirurgie, les conditions d’admissibilité, les risques et le déroulement.
Pilules 3G et 4G: il aura fallu des poursuites et l’alerte des médias pour que les médecins suivent mieux les consignes !
Il aura fallu des poursuites en justice, ainsi que le travail des médias, pour que les médecins français suivent enfin un peu mieux la consigne de ne prescrire les pilules contraceptives de 3e et de 4e générations qu’en deuxième intention (dans les cas où celles de première et de deuxième générations sont contre-indiqués).
La vente de pilules de 3e et de 4e générations a baissé de 25% en janvier, a annoncé lundi l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alors que celle de 1ère et 2e générations ont augmenté de 16%.
Globalement, une baisse de 3,5% des ventes des pilules de toutes générations est constatée.
Près de 80 plaintes ont été déposées depuis le 14 décembre au tribunal de grande instance de Paris contre quatre laboratoires ainsi que contre l’Agence du médicament.
En janvier, 36 nouveaux cas de thromboses veineuses ou artérielles ont été enregistrés, rapporte l’ANSM. Parmi ceux-ci, 5 concernaient des pilules de 2e génération, 24, des pilules 3e génération et 7, de 4e génération.
Dès 2007, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié un avis et des recommandations concernant les risques des pilules de dernières générations.
Ces dernières ne devaient être prescrites qu’en seconde intention, lorsque les pilules plus anciennes avaient trop d’effets secondaires.
Ces recommandations n’ont pas été suivies autant qu’elles auraient dues.
Ce qui est aussi le cas en ce qui concernent plusieurs classes de médicaments. Des journaux français rapportaient par exemple en février 2013 à quel point les directives sont peu suivies par les médecins en ce qui concerne les médicaments anticholestérol de la classe des statines.
En octobre dernier, l’ANSM a réitéré que les pilules 3G et 4G ne devaient être prescrites qu’en deuxième intention.
Le 30 janvier, elle a annoncé l’interdiction du médicament contre l’acné Diane 35 et de ses génériques, largement prescrits malgré l’avis des recommandations, comme pilule contraceptive.
Références: Psychomédia.qc.ca, Le Nouvel Observateur, Reuters
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Cette prise en charge thérapeutique n’est pas évidente, mais toujours nécessaire.
Cela demande d’abord au patient de reconnaître le problème dont il souffre, en mettant les mots justes, et donc éviter le déni.
Ensuite de commencer à faire les démarches nécessaires pour se faire aider.
Voici comment s’effectue le traitement d’une addiction au sexe à mon cabinet : en premier lieu, prendre en charge le mal-être, les angoisses, les troubles du sommeil, ou de l’humeur de l’homme ou la femme qui vient me consulter.
Ces symptômes contribuent en grande partie à entretenir cette addiction au sexe. Dans tous les cas que j’ai rencontrés, la prise de médicaments a été inutile.
Dans un second temps, le patient et son psychopraticien (nouvelle appelation remplaçant psychothérapeute) se concentre sur l’addiction au sexe, en continuant la psychothérapie.
Générant des difficultés relationnelles, voire une réelle détresse sociale, l’addiction au sexe démarre le plus souvent dans l’adolescence (18,7 ans en moyenne) et atteint 5 hommes pour une femme.
Ils consultent en moyenne après 12,3 ans, souvent pour une dysfonction érectile (20 % des cas) ou des symptômes psychiatriques: dépression, anxiété, tentative de suicide, alcoolisme, toxicomanie, cleptomanie.
Lorsqu’un examen approfondi est réalisé, on peut constater fréquemment (près de 45 % des cas) des troubles de personnalité (paranoïde, compulsif-agressif, narcissique, obsessionnel-compulsif).
Enfin, le comportement sexuel est plus souvent « autistique », marqué par une masturbation compulsive (5-15 fois/jour), du voyeurisme, des rapports anonymes, ou avec des prostituées, ou avec de multiples partenaires sexuels, jamais ou rarement satisfaisants. Sans compter la cyberpornographie.
Il s’agit clairement d’un syndrome de dépendance tel que l’a décrit l’APA en 2000, très similaire à d’autres syndromes addictifs.
Je constate une escalade dans la sévérité, des symptômes des échecs de sevrage fait seul, une augmentation du temps dévolu aux préoccupations sexuelles, l’échec des efforts pour réduire ou arrêter ce comportement anormal, la persistance du comportement malgré les risques (SIDA, violence physique, problèmes légaux…), et des comorbidités addictives (alcool, psychotropes, jeu, travaillomanie, achats compulsifs).
Ce qui pose clairement la question du risque sociétal, surtout lorsqu’on sait que les déviants sexuels présentent souvent une hypersexualité, tout comme les exhibitionnistes.
Très fréquemment, ces personnes rapportent également des antécédents d’abus sexuel dans leur enfance.
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– mêler l’expérience du jardinage, de la contemplation et de la méditation, pour découvrir de nouvelles pratiques,
– profiter de la magie du jardinage, de la floraison d’une fleur au vol d’un papillon… 🙂
Cet ouvage, fort intéressant, apportera à tout jardinier une dimension méditative indispensable à sa pratique quotidienne. Les autres lecteurs ? Ils découvriront une nouvelle source d’inspiration, leur permettant de se tourner vers l’intérieur de leur personnalité, vers leur essence même.
« Petites méditations d’un jardinier« , propose non seulement des conseils de jardinage, mais aussi des exercices pratiques de méditation. Vous découvirez de nombreuses anecdotes de l’auteur et de citations de maîtres bouddhistes.
La méditation, technique royale de concentration, trouve ses origines dans la plupart des religions. Elle permet de rendre le moment présent plus tangible, d’éveiller les sens, de penser plus clairement et de faire des choix de vie objectifs.
Comment méditer ? L’art de la pleine conscience est très simple. Il consiste à vivre dans le présent et à maintenir son attention sur ce que l’on est en train de faire, en ramenant son esprit au présent dès qu’il commence à vagabonder (ce qu’il fait inévitablement !).
Le jardinage offre une multitude d’occasions d’entraîner son esprit à la pleine conscience. Ce livre offre quelques manières de la pratiquer qui, je l’espère, vous apporteront un bien-être dans le domaine spirituel comme dans d’autres domaines de votre vie.
Voici le sommaire petit livre (142 pages), qui se lit très facilement et très longuement, tout en le dégustant :
Printemps : méditation sur la taille de l’arbuste, méditation sur l’ouverture
Eté : méditation sur la marche, méditation sur le calme
Automne : méditation sur la forme, méditation sur nos racines
Hiver : méditation sur un point fixe
Quelques mots sur l’auteur : Ark Redwood est chef jardinier de l’un des plus célèbres endroits d’Angleterre, « ChaliceWell Gardens » de Glastonbury. Il a longuement étudié le bouddhisme.
L’image qui vient à l’esprit est celle d’un ado vissé à son PC, secouant frénétiquement son joystick, ne descendant même plus dîner à la table familiale pour éviter de lâcher ses compagnons de guerre virtuelle…
Mais, à en croire les psychopraticiens qui répertorient quatre familles de dépendance, le portrait-robot de l’accro à la Toile a complètement changé, pour devenir celui de M. ou Mme Tout-le-Monde.
1/ Les hypercommunicants
Facebook, Twitter, Skype, MSN, chats et forums… « Plein de gens sont en train de vivre toutes leurs expériences sur ces sites », explique le docteur Dan Velea, pionnier du traitement de la cyberdépendance en France (1). « Ils ont l’impression illusoire d’être tout le temps présents à côté de l’autre. Certains écrivent sur Facebook des choses de leur vie personnelle, intime, qu’ils n’oseraient même pas raconter à des proches. »
2/ Les acheteurs compulsifs « Il y a une vraie addiction autour de sites comme eBay, témoigne le professeur Michel Lejoyeux (2), chef du service d’addictologie de l’hôpital Bichat à Paris. On y propose des achats mais aussi de la convivialité, sans oublier la dimension très ludique des enchères : on veut à tout prix gagner la partie ! » « Il y a une dématérialisation de l’argent sur les sites marchands, explique le docteur Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes. Ils ne se rendent pas compte des dépenses. » Le professeur Lejoyeux se souvient ainsi d’une vieille dame « qui avait l’impression de faire des affaires formidables sur le Net, comme cette tondeuse achetée en promo sur un site. Dans son appartement parisien, il n’y avait pourtant rien d’autre à tondre que… de la moquette ».
3/ Les siamois numériques
Le docteur William Lowenstein, patron de la clinique Montevideo qui soigne toutes les addictions à Boulogne (Hauts-de-Seine), reçoit des ados qui cherchent sur le Net non plus un bon camarade, mais « un siamois numérique complet ». « Malheureusement, ça les coupe de toute autre relation. » Aux symptômes médicaux classiques (comme l’insomnie) s’ajoutent, très souvent chez ses jeunes patients, le décrochage scolaire et parfois des addictions associées : « Certains vont boire du Coca toute la nuit en jouant, ou fumer du cannabis. »
4/ Les pessimistes « Les grands accros au Net sont souvent des gens qui ne vont pas croire aux relations dans la vraie vie, remarque le professeur Lejoyeux. Ce ne sont pas des dépressifs, mais de véritables pessimistes. »
Quels conseils donneriez-vous à un joueur débutant ?
« 1°) Le poker doit rester avant tout un plaisir dans toutes les dimensions possibles: le toucher des cartes, la discussion à la table, le débat sur la stratégie, le plaisir de relancer, le plaisir de dire TAPIS, le plaisir de gagner, le contrôle de soi, l’apprentissage de soi, la volonté de progresser, la capacité à s’auto-évaluer, la reconnaissance de ses pertes et gains, le suivi précis.
2°) Le poker n’est pas qu’un jeu de hasard, profitez de ceux qui le pensent
3°) Pensez à la vie avec le poker (votre retraite, vous y avez pensé?)
Ce qui caractérise un addict, c’est son incapacité à supporter la frustration.
Internet permet de sauter tous les obstacles physiques qui peuvent frustrer le joueur compulsif, tel que le déplacement jusqu’au casino, la nécessité de changer son argent en jetons.
Avec Internet, le joueur peut réagir en fonction de ses pulsions, sans aucun garde-fou.
Il n’y a pas non plus la pression des autres joueurs, ou le sentiment de honte en cas de défaite.
Le jeu en ligne favorise le repli sur soi… et la dépression.
Près de 35 000 personnes sont inscrites sur le fichier des interdits de jeux en France…
Un fichier consulté 16 fois par seconde par les opérateurs de jeux en ligne agréés.
Selon un bilan publié par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), le fichier des interdits de jeux, géré par le ministère de l’intérieur, comportait au 1er janvier 34 739 personnes, soit une hausse de 6,6 % par rapport à juin 2010, date de l’ouverture du marché des jeux en ligne en France.
« L’interdiction de jeux, rappelle l’Arjel, est « une démarche personnelle et confidentielle » à l’initiative du joueur qui entraîne une interdiction générale d’accès aux jeux en ligne, aux casinos et aux cercles de jeux ».
La procédure d’inscription sur le fichier des interdits de jeux est décrite sur le site du ministère de l’intérieur.
La très grande majorité des interdits de jeux sont donc les joueurs qui s’inscrivent eux-mêmes.
Des interdictions administratives peuvent toutefois être décidées pour certains condamnés bénéficiant de sursis avec mise à l’épreuve sur la demande du juge de l’application des peines, ceux bénéficiant d’une libération sous condition de ne pas fréquenter les casinos sur la demande du même juge. Enfin sont également inscrites dans ce fichier les « personnes dont la présence dans les salles serait de nature à troubler l’ordre, la tranquillité ou le déroulement normal des jeux ».
L’interdiction est valable pour une durée de trois ans non réductible dans toutes les salles de jeux, les casinos, les cercles de jeux et les sites de jeux en ligne agréés par l’Arjel. Cette interdiction reste en vigueur au-delà des trois ans si le demandeur n’en demande pas la levée.
La loi sur les jeux en ligne impose à chaque opérateur agréé par l’Arjel de vérifier si les personnes sollicitant l’ouverture d’un compte joueur sont inscrites dans le fichier des interdits de jeu.
En 2012, dit l’Arjel, 527 millions d’interrogations de ce fichier ont été réalisées par la vingtaine d’opérateurs agréés soit une moyenne de 16 requêtes par seconde.
En 2012, entre 4 % et 5 % des inscrits sur le fichier des interdits de jeux ont tenté d’ouvrir mensuellement un compte joueur auprès d’un opérateur, selon l’Arjel. Alors, avant que l’addiction aux jeux ne devienne un drame dans une famille ou dans la vie d’une personne, un psychothérapie s’avère nécessaire.
On ne peut pas parler de cette nouvelle forme d’addiction sans faire référence au dopage.
Ce « fléau » est souvent répandu parmi la population des sportifs addictés et doit être compris dans le contexte de cette course à la performance et au changement de l’image corporelle. Le terme dopage prend racine dans un dialecte sud-africain, où il désignait une boisson stimulante absorbée au cours des cérémonies religieuses.
Aujourd’hui le terme dopage désigne la délivrance et l’utilisation de substances destinées à améliorer artificiellement les performances physiques et mentales d’un athlète.
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Très à la mode, le sujet du dopage est devenu obligatoire dans les articles consacrés aux manifestations sportives de haut niveau.
Il est bien connu que dans le Tour de France, 60 % des cyclistes se font prescrire de la Ventoline® (qui possède un effet bronchodilatateur mais aussi favorise une meilleure utilisation de l’oxygène au niveau musculaire pendant l’effort). Les corticoïdes et l’EPO font partie aussi de ce panel.
Les accusés sont les sportifs et les entraîneurs. Mais on oublie deux acteurs importants : les médecins prescripteurs et les sponsors.
Les prescripteurs font parfois preuve d’inconscience, mais ils profitent aussi des trafics avec les pays de l’Est. Beaucoup profitent des vides juridiques d’un pays à l’autre, d’autres, connaissant parfaitement les lois, usent de leur savoir. Les sponsors et les patrons d’équipe sont rarement inquiétés, souvent on arrive à les faire passer pour des victimes du dopage !
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Un cas à part est celui de l’exercice compulsif, qui est une façon d’éliminer des calories, que des patients souffrant des troubles de comportement alimentaire utilisent, associée ou non à l’anorexie ou à la boulimie.
Les symptômes d’exercices compulsifs sont des épisodes d’entraînement sportif sans but de compétition, allant au-delà des exigences sanitaires et privilégiant ces exercices sur le travail ou sur l’école.
Le but est de brûler des calories et de soulager la culpabilité d’avoir mangé ou se donner la permission de manger.
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Pour conclure, on peut considérer que l’addiction à l’exercice physique présente les critères des autres conduites addictives.
Pourtant, le caractère positif de cette addiction et l’encouragement socio-familial qui l’accompagne requièrent une présentation parmi le public concerné – les amateurs des salles de musculation mais aussi des coureurs occasionnels ou des jeunes poussés par leurs parents dans la pratique sportive.
Le risque d’usage de substances psychoactives – à visée de dopage ou d’augmentation de la masse musculaire – est très important, nécessitant de ce fait une meilleure prévention.
Dr Dan Véléa, Centre médical Marmottan, cairn.info, divers
Le principe de l’addiction à l’exercice physique tient dans l’usage d’une situation routinière (la pratique d’un geste répétitif, sans satisfaction immédiate), afin d’obtenir une augmentation de l’estime de soi, à travers une multitude d’effets physiques et psychiques.
Dans le cas des coureurs de fond, le remplacement de la dépendance au tabac était immédiatement bénéfique. Dans le cas des dépendants aux exercices physiques de type body-building, stretching, l’essentiel réside dans l’appropriation de ce style de vie sportif qui devient la seule manière de vivre (la plupart de pratiquants intensifs du body-building se retrouvent souvent à en faire leur métier).
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Il existe à l’heure actuelle plusieurs échelles d’évaluation de cette nouvelle addiction dont nous vous proposons celle qui s’adresse aux coureurs de fond et aux body-builders.
Running Addiction Scale (Champan et Castro, 1990)
1. Je cours très souvent et régulièrement (+ 1) 2. Si le temps est froid, trop chaud, s’il y a du vent, je ne cours pas (- 1) 3. Je n’annule pas mes activités avec les amis pour courir (- 1) 4. J’ai arrêté de courir pendant au moins une semaine pour des raisons autres que des blessures (- 1) 5. Je cours même quand j’ai très mal (+ 1) 6. Je n’ai jamais dépensé d’argent pour courir, pour acheter des livres sur la course, pour m’équiper (- 1) 7. Si je trouvais une autre façon de rester en forme physique je ne courrais pas (- 1) 8. Après une course je me sens mieux (+ 1) 9. Je continuerais de courir même si j’étais blessé (-1) 10. Certains jours, même si je n’ai pas le temps, je vais courir (+ 1) 11. J’ai besoin de courir au moins une fois par jour (+ 1)
Critères de dépendance au body-building (D. Smith, 1998)
1. Je m’entraîne même quand je suis malade ou grippé 2. Il m’est arrivé de continuer l’entraînement malgré une blessure 3. Je ne raterais jamais une séance d’entraînement, même si je ne me sens pas en forme 4. Je me sens coupable si je rate une séance d’entraînement 5. Si je rate une séance, j’ai l’impression que ma masse musculaire se réduit 6. Ma famille et/ou mes amis se plaignent du temps que je passe à l’entraînement 7. Le body-building a complètement changé mon style de vie 8. J’organise mes activités professionnelles en fonction de mon entraînement 9. Si je dois choisir entre m’entraîner et travailler, je choisis toujours l’entraînement
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Les études effectuées parmi les sportifs ont permis de relever plusieurs effets comportementaux de la pratique sportive en excès : sensation d’euphorie « runner’s high », sensation de bien-être, sensation de transcendance spatio-temporelle.
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C’est en fait le principe du développement des activités aérobics comme la danse aérobique et les cours de fitness.
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Les sportifs dépendants présentent des signes de manque en cas de sevrage : anxiété, irritabilité, culpabilité, sentiment de dévalorisation, refuge dans la nourriture.
Dr Dan Véléa, Centre médical Marmottan, cairn.info, divers
Pour certains sportifs la répétition d’entraînements, l’accoutumance du corps au mouvement, la ritualisation et la répétition obsessionnelle ou compulsive des gestes peuvent prendre une dimension compulsive voire d’addiction au geste.
Ces sportifs ressentent la nécessité de remplir un vide de la pensée ou un vide affectif, et dans ce cas l’objet investi est le sport et le mouvement.
Ce besoin compulsif qu’on pourrait décrire comme un lien addictif se manifeste souvent par une nécessité de pratiquer sans relâche son sport, de contrôler sans cesse son image dans la glace et dans le regard des autres.
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Pour une partie de sportifs de haut niveau, le sport interviendrait de la même manière qu’un stupéfiant comme remède à la souffrance corporelle ou psychique.
Ainsi, le sport, pratiqué au quotidien de manière répétitive, empêcherait « la pensée douloureuse » et l’anesthésierait comme peut le faire l’héroïne.
Dans le cas des body-builders, la fixation au niveau d’une recherche de sensations est intriquée avec la valorisation des états douloureux conséquences de la contraction musculaire répétitive en anaérobie.
Pour certains sportifs, « la phobie de la passivité, décrite par Claire Carrier (Carrier, 2000) amène une demande d’auto-excitation avec parfois prise de produits dopants ou même des drogues ».
Dans le cas des body-builders, on sait que des substances comme l’acide gamma-hydroxybutirique (ou le GHB), voire actuellement le bêta-hydroxy-bêta-methylbutyrate (ou le HMB), ont été et sont même aujourd’hui largement employées. Ces substances dont le potentiel addictif est reconnu (Hautefeuille, Véléa, 2002), fournissent un état de bien-être par désinhibition et effet antalgique puissant. Au niveau kinesthésique, cet effet aide à surmonter des douleurs parfois insupportables, mais l’effet le plus recherché est la maîtrise d’un effet de type orgasmique.
Si on feuillette des revues spécialisées, celles-ci foisonnent de publicités pour les produits réputés dopants, ayant des effets sur la prise de masse musculaire ou sur l’accentuation d’un effet anabolisant qui favorise la prise de masse. Ces revues sont des véritables vitrines pour des corps exhibés et montrés dans la meilleure lumière.
Certains sportifs avouent que leur objectif est de pouvoir un jour se montrer dans les pages d’une revue ou d’un calendrier. Dans l’une de ces revues, un article consacré au vieillissement portait comme sous-titre « La qualité de la vie ne se trouve pas dans une pilule » (Weider, 1998). Cet article signé par Joe Weider, fondateur d’une prestigieuse école de fitness, essaye de démontrer que «…la pratique régulière de l’exercice et une hygiène alimentaire n’ont pas leur pareil pour rétablir et préserver les processus physiologiques de l’organisme ».
Mais si on feuillette seulement ce numéro, on trouve que sur les 120 pages du magazine, plus de la moitié sont des publicités directes pour des produits et que la grande majorité des articles qui ornent ce numéro parlent d’une pratique sportive et des résultats extraordinaires obtenus grâce à ces produits.
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Plusieurs auteurs anglo-saxons ont proposé des critères de classification de cette nouvelle forme d’addiction.
On reproduit trois de ces classifications, qui sont assez limitatives et ne prennent pas en compte une dimension importante dans la conduite addictive, la recherche de sensations nouvelles et la désinhibition (voir l’échelle de recherche de sensations de Zuckerman; Zuckerman, 1979).
Critères de la dépendance à l’exercice et au sport (D. Veale, 1991)
1. Réduction du répertoire des exercices physiques conduisant à une activité physique stéréotypée, pratiquée au moins une fois par jour 2. L’activité physique est plus investie que toute autre 3. Augmentation de la tolérance de l’intensité de l’exercice, d’année en année 4. Symptômes de sevrage avec tristesse lors de l’arrêt (volontaire ou contraint) de l’exercice physique 5. Atténuation ou disparition des symptômes de sevrage à la reprise de l’exercice 6. Perception subjective d’un besoin compulsif d’exercice 7. Réinstallation rapide de l’activité compulsive après une période d’interruption 8. Poursuite de l’exercice physique intense en dépit de maladies physiques graves causées, aggravées ou prolongées par le sport. Négligence des avis contraires donnés par les médecins ou les entraîneurs 9. Difficultés ou conflits avec la famille, les amis ou l’employeur liés à l’activité sportive 10. Le sujet s’oblige à perdre du poids en suivant un régime, pour améliorer ses performances
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Pourquoi la faim revient plus vite avec une alimentation grasse et sucrée?
Une étude franco-allemande, publiée dans le Journal of Physiology, met à jour un mécanisme par lequel une alimentation riche en graisse et en sucre entraîne une diminution plus rapide des signaux de satiété et amène à remanger plus rapidement.
Une telle alimentation empêche la destruction naturelle des neurones (cellules nerveuses) du système nerveux entérique (qui a été qualifié de second cerveau) et, trop nombreux, ces neurones accélèrent la vidange gastrique, diminuant ainsi les signaux de satiété.
Le système nerveux entérique, situé tout le long du tube digestif, est composé de plus de 100 millions de neurones.
Il joue un rôle central dans le contrôle de fonctions telles que la régulation de la motricité digestive, l’absorption des nutriments et le contrôle de la barrière intestinale qui protège des agents pathogènes extérieurs. Il est impliqué non seulement dans des maladies fonctionnelles digestives ou inflammatoires intestinales mais aussi extra-digestives comme la maladie de Parkinson.
Les travaux, coordonnés par Michel Neunlistm et Raphaël Moriez de l’Inserm, ont mis en évidence qu’une telle alimentation hypercalorique administrée à des jeunes souris prévenait la perte de neurones observée normalement. Cet effet était aussi associé à une augmentation de la production gastrique d’un facteur neuroprotecteur, le GDNF, lui-même induit par la leptine, une hormone qui régule la satiété.
Ce phénomène d’accélération de la vidange gastrique, notent les chercheurs, est aussi observé chez les personnes obèses.
Les Anglo-Saxons décrivent le modèle « chercher – trouver » afin de permettre une meilleure intégration en cas d’insuffisance d’adaptation.
L’addiction comme adaptation permet aux usagers de surmonter des moments difficiles, sans l’addiction les risques de passages à l’acte et de suicides pouvant être très importants. Certains auteurs parlent du « lesser evil »: les personnes exposées aux stress choisissent le moindre mal, afin de passer les moments difficiles. Ainsi, l’exercice physique apparaît moins dangereux que la consommation de substances psychoactives.
On peut donc considérer que pour certains pratiquants il s’agit d’une manière « positive » de coping face aux situations difficiles et au stress du quotidien.
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On peut situer le développement du concept d’addiction à l’exercice dans le contexte culturel de l’image corporelle et du «culte de la performance» (Ehrenberg, 1991). On est actuellement en train de constater l’importance des troubles dysmorphophobiques chez des patients qui présentent une addiction au sport (beaucoup de joggers ou de body-builders).
Les Anglo-Saxons décrivent même un « complexe d’Adonis » caractérisé entre autres par un haut degré de pratique sportive et par des préoccupations fréquentes liées l’image de soi (soins du visage et du corps de manière excessive, des choix vestimentaires valorisants, se regarder dans la glace sans cesse à la recherche de la moindre imperfection et la panique qui découle de la découverte d’un tel signe inquiétant…).
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Les auteurs anglo-saxons mais aussi quelques Français (Véléa, 2002), s’accordent pour souligner l’importance de l’image corporelle et l’ampleur de la représentation corporelle chez les sportifs addictés. La maîtrise et la programmation de cette transformation corporelle confrontent souvent l’individu aux limites de ses compétences psychomotrices.
Selon Birouste, « le sportif est un tacticien/praticien de la limite ». Le sportif cherche sans cesse l’idéal de la perfection, de l’harmonie, le sportif est un « jusqu’au-boutiste ». Le sportif récupère une reconnaissance individuelle et sociale, ses efforts sont applaudis et corrigés par un public de plus en plus exigeant.
Cette situation ne peut-elle pas expliquer les difficultés que les sportifs éprouvent de manière régulière dans leur pratique quotidienne ou la nécessité pour certains d’avoir recours aux tuteurs d’accompagnement, investis à la manière dont les toxicomanes peuvent investir leur produit ?
Dr Dan Véléa, Centre médical Marmottan, cairn.info, divers