Burn-out: raccourci pour définir

un diagnostic de

dépression réactionnelle

à un stress intense et prolongé,

lié à une surcharge au travail

et/ou

dans sa vie familiale et ou dans sa vie intrapsychique

(conflit interne)

Gwyneth Paltrow ou Cameron Diaz en sont des adeptes inconditionnelles et attirent les regards sur ce nouveau régime à la mode.

Après le gluten ou le lactose, elles nous invitent à bannir de notre quotidien le sucre, TOUS les sucres !

Une nouvelle tendance qui va même jusqu’à conquérir la pâtisserie, et des chefs stars comme Christophe Michalak.

Manger sans sucre : est-ce trop radical, est-ce trop excessif ou au contraire, serait-ce la clé de notre équilibre ?

Découvrez-le sans plus attendre

Extrait de « 50’inside l’actu » diffusé le 4 mars 2017:

 

http://www.tf1.fr/tf1/50-mn-inside/videos/demain-a-une-regime-sucre.html

«Plus l’utilisateur passe de temps sur Facebook, selon l’université de l’Utah Valley,

plus « il a l’impression que ses amis ont une vie formidable ».

Conséquence :

il perçoit la sienne comme insipide, ce qui le rend triste et insatisfait.»

Les souvenirs liés à des émotions négatives sont plus difficiles à oublier après une nuit de sommeil, selon une étude publiée mardi.

«Avec la consolidation (des souvenirs) qui a lieu pendant la nuit, de rapides changements se produisent dans l’organisation de la mémoire émotionnelle», explique un article, publié dans la revue scientifique Nature Communications.

L’équipe de sept chercheurs, basés en Chine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, a demandé à un groupe de 73 étudiants de sexe masculin de mémoriser des associations entre des paires d’images: des photographies montrant un visage neutre d’une part et des images provoquant la répulsion d’autre part.

Ils leur ont ensuite montré de nouveau les clichés de visages, en leur demandant d’éliminer volontairement le souvenir négatif qu’ils y avaient associé. La même activité a ensuite été répétée le lendemain, avec d’autres images.

«Les résultats ont montré que les participants avaient plus de mal à supprimer les souvenirs négatifs après une nuit de sommeil», expliquent les auteurs.

Pendant l’expérience, ils ont mesuré l’activité du cerveau des participants. Cela leur a permis d’observer que «les circuits neuronaux impliqués dans l’élimination des souvenirs, initialement centrés sur l’hippocampe, sont ensuite devenus plus dispersés dans le cerveau, un changement qui semble être ce qui rend les souvenirs négatifs plus difficiles à supprimer».

Des études précédentes sur le contrôle cognitif avaient montré que les gens pouvaient éliminer des souvenirs de façon volontaire. On ne connaissait toutefois pas l’influence du sommeil sur cette capacité, a expliqué à l’AFP Yunzhe Liu, de l’institut pour la recherche sur le cerveau de Pékin.

Ces résultats impliquent aussi «qu’il y a peut-être des raisons neurobiologiques qui expliquent la difficulté à éliminer des souvenirs et des émotions négatifs dans des cas de troubles affectifs» tels que le syndrome de stress posttraumatique, ajoute l’article.

 

Source: tdg.ch

Le multilinguisme progresse partout.

En Afrique, en Asie et dans d’autres parties du monde, le multilinguisme est la règle, et non une exception.

En marge de ce phénomène culturel, certains font le choix d’apprendre plusieurs langues étrangères.

« Adieu Babel » est le premier livre consacré à ces super-apprenants, également nommés hyperpolyglottes (des polyglottes qui parlent plus de 6 langues).

Avec cet essai, Michael Erard part à la recherche des plus grands apprenants en langues étrangères.

A Bologne, il enquête sur le cardinal Mezzofanti, censé parler 72 langues au début du XIXe siècle. Mythe ou réalité ? peut-on parler autant de langues ? Et à quel niveau ?

Au Mexique, en Inde, en Californie et en Belgique il rencontre des spécialistes de l’apprentissage des langues, des locuteurs multilingues et des hyperpolyglottes.

Quelles sont les qualités requises pour parler de nombreuses langues ?

Sommes-nous égaux devant l’apprentissage ?

Faut-il commencer tôt ?

La mémoire est-elle si importante ?

Quelles méthodes utiliser ?

Convoquant les neurosciences, la didactique, la linguistique et la psychologie, « Adieu Babel » tente de répondre à ces questions et bien d’autres, au fil de la plus grande enquête jamais menée sur le phénomène des hyperpolyglottes.

« Adieu Babel » est donc un livre-enquête sur les plus grands apprenants en langues étrangères du passé, comme de l’époque contemporaine.

L’ouvrage a été traduit en coréen, en russe et en arabe et une traduction en chinois est à paraître. L’édition française comprendra un chapitre inédit qui ne se trouvait pas dans l’édition de langue anglaise.

Qui est l’auteur ?

Michael Erard est diplômé de l’Université du Texas d’Austin en linguistique et en rhétorique; il a publié de nombreux articles sur les langues, la linguistique et les linguistes dans Wired, The Atlantic, The New York Times, Slate et bien d’autres. Avec « Adieu Babel » (Babel No More), il a publié la première enquête de fond sur le phénomène des hyperpolyglottes. L’ouvrage a été traduit en coréen, en arabe, en russe ; la version en mandarin est en cours de traduction. Il vit dans le Maine avec sa femme et ses deux enfants.

 

Source: « Adieu Babel« , de Michael Erard, éditions Assimil

Ecoutez Luc vous parler:

« Ce livre est d’abord destiné à tous ceux qui ne veulent pas aller voir les thérapeutes.

Les personnes « allergiques aux psy », qui souhaitent se débrouiller par elles-mêmes sans devoir raconter leur vie à un inconnu. C’est ce dont j’aurais rêvé à l’époque où j’étais terriblement timide.

Je me trouvais alors dans l’incapacité non seulement d’aller consulter mais d’oser faire la démarche.

Je suis un homme, et, en tant que tel, comme les autres de ma génération, j’ai été éduqué selon l’idée qu’un homme ne pouvait pas demander de l’aide. En tout cas, c’était ma façon d’être auparavant.

C’est pourquoi j’aurais adoré avoir un livre comme celui-ci, qui explique comment se libérer soi-même de ses hyper-réactivités et notamment, en ce qui me concerne, de ma timidité maladive.

J’aurais rêvé d’un livre qui m’aurait libéré de mes émotions étouffantes, qui m’aurait aidé à vivre en harmonie avec les autres afin de pouvoir enfin être heureux et aider les autres à mon tour.

Je vais donc développer dans ce livre Auto-NERTI, la technique NERTI :  (entendez Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients) ; technique dont je délivre ici la synthèse, et grâce à laquelle vous allez pouvoir, vous aussi, vous débarrasser de toutes vos réactivités anormales (phobies des araignées, de conduire, de l’eau, des changements, des gens, etc.). Vous apprendrez aussi à vaincre la timidité, la peur de l’autre.

Vous pourrez sortir de votre isolement social qui vous empêche d’avoir une vie normale et équilibrée.

Vous vous libérerez de vos attaques de panique et de toutes autres réactions émotionnelles anormales et exagérées. Toutes ces réactions que vous n’arrivez pas à contrôler, celles que vous essayez plus ou moins de gérer, parfois depuis de trop nombreuses années !

Et souvent, ce n’est pas faute d’avoir essayé, avec tous les moyens à votre disposition, mais vous sentez bien que vous ne vous en sortez pas vraiment ! ».

Quelques aspects pratiques: tout d’abord, pour nettoyer la méthode traumatique il faut laisser ses sensations s’exprimer.

Il ne s’agit ni d’émotions, ni de pensées mais de ressentis du corps régis par le cerveau reptilien. Celui-ci a enregistré au cours de votre vie des traumatismes et les a assimilé à des situations de dangers (de mort). La méthode Nerti s’appuie sur l’instinct du cerveau humain. L’idéal est de pratiquer à chaud cette méthode, en direct face à votre angoisse, là où l’on réagit de manière disproportionnée.

La première question à se poser est : « qu’est-ce que cela fait dans mon corps ». Il ne s’agit pas de rationaliser les sensations, juste de les vivre pleinement en les acceptant. Ne luttez pas contre votre corps, laissez votre coeur battre à tout rompre, vos mains trembler etc. Pour se débarrasser de ses peurs, il faut lâcher-prise et accepter les sensations désagréables car elles s’atténueront naturellement. Il faut aller jusqu’à ce fameux « verrou », là où se niche la clé qui vous délivrera de votre problème. Il est nécessaire de permettre à la mémoire traumatique de se dérouler…

Qui est l’auteur ?

Luc GEIGER est psychothérapeute, coach anti-stress, formateur en sophrologie, en cohérence cardiaque et en Techniques de Nettoyage émotionnel. Il est aussi le concepteur de la méthode NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide de Traumatismes Inconscients), auteur du livre du même nom. Certifié master Coach, maitre praticien en PNL (Programmation Neuro Linguistique), en Sophrologie, en Hypnose Ericksonnienne (thérapeutique), en EFT (Emotionnal Freedom Technique), IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires), CNV (Communication Non Violente),  en TIPI (Technique d’intégration des peurs inconscientes),  EMDR

Pour aller plus loin: www.nerti.fr

Source: « avec NERTI, c’est fini !« , de Luc Geiger, éditions Serene

Extraits de correspondances entre des amoureux célèbres tels que Musset, Liszt, Sand, Henri IV, Napoléon, Sade, Simone de Beauvoir….

L’auteur, psychiatre et écrivain, analyse les différentes manières masculines ou féminines d’écrire ou de percevoir les mots d’amour, parfois seuls liens pour diminuer la distance entre deux êtres qui s’aiment.

Réactions qui peuvent aussi aboutir à des conflits passagers ou définitifs dans certaines relations.

Mots pleins de flamme ou de souffrance, respectueux ou plus osés, mots d’amour partagés ou non, lettres, textos ou mails d’aujourd’hui…

La lettre d’amour a existé et heureusement existe toujours, exprimée différemment selon les époques. Intéressant livre pour les amoureux des mots, nostalgiques des lettres d’antan et les amoureux d’aujourd’hui, tout simplement.

Quels secrets nous dévoilent les lettres d’amour ?

À qui sont-elles destinées ?

Et pourquoi tant de différences entre les lettres des hommes et les lettres des femmes ?

Ce livre nous révèle le caractère charnel de la lettre pour les femmes, le lien messager pour les hommes. La lettre aujourd’hui évolue, se transforme, apparaissent des mails amoureux et des textos enflammés car la passion, par nature éphémère, a besoin d’une trace de sa fulgurance.

Enfin laissez-vous prendre au jeu des correspondances amoureuses :

qui sont donc Alfred et Augusta, Julie et Benjamin, Edgar et Sarah, Franz et Marie, Gabrielle et Henri, Lou et Guy, Charles et Apollonie… ?

Qui est l’auteur ?

Philippe Brenot est psychiatre et écrivain, directeur d’enseignement à l’université Paris-Descartes, et auteur de nombreux ouvrages dont Inventer le couple (Odile Jacob, 2001), Un jour mon prince… rencontrer l’amour et le faire durer (Les Arènes, 2013) et, avec Laetitia Coryn, Sex Story, première histoire de la sexualité en bande dessinée (Les Arènes BD, 2016).

Source: « Lettres d’amour secret des amants« , de Philippe Brenot, éditions L’Esprit du temps

« La pureté du cœur ne se voit pas, et ne peut pas se donner à voir.

La pureté du cœur échappe totalement au pouvoir humain qui voudrait la manifester : montrer la pureté est une tâche impossible, une entreprise ratée d’avance parce qu’en faisant cela, on ne peut manquer de faire soi-même écran à la pureté. »

 

Mt 6, 1-6.16-18

« Aucun de mes talents ne vaut quoi que ce soit parce qu’ils ne me sont pas imputables à moi, en tant que personne.

Tout ce qui importe, c’est que nous soyons disponibles, prêts à tout questionner. Il est possible que nous n’aboutissions pas à une conclusion nouvelle, que nous n’ayons pas de réponse nouvelle, mais nous en retirerons une conscience nouvelle.

Une conscience bien plus globale. »

C’est évidemment un extrait d’un noveau livre qui demande à être lu avec une certaine ouverture d’esprit. Tant il propose de questions, de pistes de réflexion, de remarques riches qui permettent de voir les choses autrement.

Lars Muhl est un musicien et auteur Danois de renommée internationale. Son livre sera traduit pour la première fois aux Editions Flammarion. Il s’est vendu à plus de 80 000 exemplaires au Danemark et a déjà été traduit en 7 langues.

L’originalité de Lars Muhl qui vit non seulement dans le pays le plus heureux au monde mais aussi dans la ville qui a été élue Ville du Bonheur Aarus, est de nous démontrer que c’est en France qu’il a trouvé la clef pour une vie plus spirituelle et un sens à son existence et non pas au Danemark !

Dans son nouveau livre « Le chercheur », il ne renonce jamais à celui qui il est vraiment. Il nous raconte son voyage en France. Sorte de voyage initiatique à la recherche de l’apaisement et du bonheur de l’esprit. Son récit mêlant des faits personnels et fiction est une ode au voyage.

Lars Muhl emmène le lecteur dans un voyage personnel à la découverte de soi. Grâce à ses rencontres à Montségur (Pyrénées), il va réussir à comprendre ce dont il a vraiment besoin pour donner un sens à sa vie.

Depuis la sortie de ce livre dans plusieurs pays, Lars Muhl retourne à Montségur en compagnie de ses lecteurs (essentiellement des Danois, mais aussi des Anglais) ils refont le même parcours initiatique qu’il décrit dans son roman pour retrouver et se reconnecter au sens de la vie.

« Le Chercheur » est le premier tome de la trilogie O’Manuscrit.

Source: « Le chercheur« , de Lars Muhl, éditions Flammarion

Viol conjugal : « Je n’arrivais pas à l’exprimer, ce viol »

« Pour moi, le viol, c’est vraiment l’inconnu qui vient, qui vous prend, qui ne vous laisse pas le choix, dans la rue, dans un parking, une cage d’escalier… Au sein d’un couple, c’est ‘être forcée de’. Je n’arrivais pas à l’exprimer, ce viol. »

Aujourd’hui, Vanessa a mis un mot sur les actes qu’elle subissait quotidiennement et accuse son ex-compagnon de viol conjugal.

Conjugal, plus d’un viol sur trois l’est. Un crime reconnu comme tel depuis 1992.

Beaucoup l’ignorent, mais le fait qu’il soit commis sur le conjoint représente même, depuis 2010, une circonstance aggravante, qui porte la peine encourue jusqu’à vingt ans de réclusion.

Un crime banal, mais qui reste tabou : seulement 6% des victimes portent plainte.

Extrait de « Viol à domicile », un reportage à voir dans « Envoyé spécial » le 2 mars 2017.

 

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« Parler tout le temps des problèmes physiques ce n’est pas une solution. Faire partie pleinement de la vie sociale, ça c’est important »

Depuis plusieurs années, Philippe Bataille et Sandrine Bretonnière animent des groupes de réflexion rassemblant des personnes atteintes du cancer.

Du premier diagnostic à la guérison, chaque étape du parcours de soin apporte son faisceau de questionnements et de relations bouleversées.

Comment le cancer modifie-t-il chaque contexte du quotidien ?

Comment nous rend-il paradoxalement plus forts ?

Faisant la part belle aux innovations médicales et au développement des nouvelles structures d’accompagnement, cette enquête vivante et cathartique s’adresse à tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par la maladie.

Ce livre-témoignage est très intéressant et il permet aux lecteurs non touchés pas cette maladie de voir mieux la façon de vivre des victimes. Il est tellement bien documenté qu’il permet aux malades et à leurs proches de voir le bon côté (si c’est possible) de cette maladie et de parfois trouver l’espoir d’y croire.

Le lecteur se trouve embarqué dans une réunion (comme celle des alcooliques anonymes) avec des malades et leurs entourages.

Chacun prend la parole.

Nous commençons par écouter chaque malade et sa façon d »avoir découvert son cancer. Nous poursuivons en faisant connaissance avec les différents traitements possibles, puis la façon de « bien vivre » son cancer.

Les patients nous aident ensuite à comprendre comment croire en un avenir, pour finir par donner envie à chacun de nous d’y croire et d’espérer une guérison de plus en plus possible année après année…

Bien sûr, chaque cas est différent, certains découvrent leur cancer bien trop tard, d’autres au tout début de la maladie… Mais les témoignages sont tous emprunts d’espoir.

Un récit documentaire bien fait, rapporté après des années de travail et de suivi des patients…

Une vraie note d’espoir!

Philippe Bataille a notamment publié « Un cancer et la vie » aux Editions Balland (2003) et « A la vie à la mort » aux Editions Autrement (2012). Sandrine Bretonnière est membre du Centre d’éthique clinique (Hôpital Cochin-AP-HP, Paris). Préface d’Axel Kahn, Président du Comité Ethique et cancer.

Source: « Vivre et vaincre le cancer« , de Philippe Bataille et Sandrinne Bretonnière, édition Autrement

  • Éprouvez-vous du ressentiment envers quelqu’un ?
  • Avez-vous de la rancune ?
  • Y a-t-il de la haine en vous ?
  • Les cicatrices sont-elles effacées ? Vous reste-t-il des mouvements de colère ?
  • Avez-vous oublié toutes les souffrances de l’insulte ?
  • Avez-vous été victime d’humiliation ?
  • Les agressions mentales et physiques ont-elles disparu de vos rancœurs ?
  • L’amertume des révoltes intérieures est-elle chose du passé ?
  • Toutes vos peines sont-elles sorties de vos entrailles ?
  • Avez-vous cessé de revenir sur les histoires d’hier ou radotez-vous encore ?
  • Vivez-vous toujours dans le passé ?
  • Quand vous pensez à vos échecs, comment réagissez-vous ?
  • Êtes-vous une proie facile pour ceux qui abusent ?
  • Vous êtes-vous déjà pardonné pour vos erreurs ?
  • Pensez-vous à la vengeance ?

 

Savoir pardonner, c’est avant tout avoir appris à s’aimer.

Pour aimer son prochain et être aimé des autres, il faut commencer par la phase numéro un de l’amour : s’aimer !

Nous avons souvent du mal à pardonner, pensant que ce qui nous arrive est de la faute des autres. Vivre un véritable pardon s’avère difficile voire impossible.

Mais il existe plusieurs raisons pour lesquelles cette ultime étape est importante, sinon essentielle.

Elle permet de nous libérer des expériences du passé qui nous poursuivent, des injustices que nous ruminons constamment, d’abandons non mérités, d’une vie que nous n’avons pas choisie, d’une sangle de mal-être dont nous pensons ne jamais pouvoir nous libérer.

Dans ce nouveau livre, l’auteur guide le lecteur sur le chemin du pardon afin qu’il puisse retrouver la paix du coeur, et se sentir pleinement heureux.

Il les aide à suivre les deux règles fondamentales A (Acceptation) et P (Pardon) pour accéder enfin à une vie harmonieuse, à la paix de l’esprit, du coeur et de l’âme.

Qui est l’auteur ?

Daniel Sévigny est lauteur de « Pensez-Gérez-Gagnez », « Lamour au pluriel », « L’amour singulier », « Conversation entre hommes », « De l’ombre à la lumière », « Les clés du Secret », « L’autoguérison et ses Secrets », « Mon associé cest l’Univers » et « Presse le bouton », tous parus aux Éditions de Mortagne et traduits en plusieurs langues. Il est aussi le concepteur de la formation « Gestion de la Pensée » et du stage « L’amour au pluriel ».

 

Source: « Osons le pardon« , de Daniel Sévigny, éditions de Mortagne

Découvrez les 52 étapes pour recruter le meilleur candidat !

Réussir ses recrutements : un enjeu majeur pour les professionnels des ressources humaines mais aussi pour toute l’entreprise.

C’est avant tout un enjeu financier : recruter un nouveau salarié, c’est investir dans le « capital humain » pour développer l’activité.

Mais c’est également un enjeu pour l’entreprise en termes d’organisation, de productivité, et d’image. C’est pourquoi l’entreprise doit se doter d’une réelle politique de recrutement et mettre en place une méthodologie et des outils pour les réussir au mieux.

le-recrutement-gagnant-gagnantComment définir les besoins du poste et le profil adapté ?

Quelle méthode d’évaluation pertinente choisir ?

Comment optimiser l’entretien et communiquer avec le candidat dans une attitude « gagnant-gagnant » ?

Puisqu’une part de subjectivité règne dans la conduite de l’entretien, la formatrice recommande de miser sur la programmation neuro-linguistique (PNL), afin de se concentrer au maximum sur les faits.

En amont de la rencontre, la PNL peut en effet permettre aux recruteurs d’affiner le profil du candidat recherché. Durant l’entretien, « elle permet d’éviter tout jugement de valeur, toute supposition, distorsion, omission et généralisation qui peuvent être limitants dans l’approche du candidat », indique-t-elle. Notamment via des techniques de synchronisation verbale, d’écoute, de reformulatio, etc.

Un conseil parmi tant d’autres : faites-vous un compte-rendu d’entretien ?

Sachez que huit rubriques peuvent le composer : la formation, l’expérience professionnelle, la motivation, les compétences repérées, les caractéristiques de personnalité, les critères prioritaires, secondaires ainsi que les commentaires.

« Quel que soit le format utilisé, le support écrit doit être formulé dans le respect de la loi informatique et libertés, et bannir toute mention discriminatoire », rappelle Corinne Souissi.

Par exemple, plutôt que de chiffrer le parcours d’un candidat avec des âges, il faut préférer des mentions comme « manque d’expérience » ou « rentre dans le cadre du dispositif du contrat de génération ».

A l’appui de nombreux outils issus de la PNL, ce nouveau  livre détaille chaque étape de l’entretien, de sa préparation à son compte rendu. En 8 objectifs et 52 étapes, l’auteur décrit l’entretien comme un véritable acte de management, dynamique et déterminant pour chacun des acteurs de l’entreprise.

Un autre témoignage :

« Très bon livre et bien écrit qui m’est très utile dans le cadre de mon TFE ! Il explique bien les étapes du recrutement ! »

Qui est l’auteure ?

Corinne Souissi est diplômée en GRH, stratégie d’entreprise et certifiée Maître Praticien en PNL. Consultante et formatrice, elle accompagne les professionnels du secteur privé et public dans l’optimisation de leurs compétences et de leurs pratiques des ressources humaines.

Source: « Le recrutement gagnant-gagnant« , de Corinne Souissi, GERESO Edition

 

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Parce que c’est la rencontre :

– d’une personnalité névrotique perfectionniste, liée le plus souvent à une culpabilité inconsciente (histoire de l’enfance)
– et d’une organisation sociétale, qui joue sur le registre de la culpabilisation (car c’est le moyen d’obtenir toujours plus de chaque individu).

L’on peut rêver au fait que la société devienne très bienveillante envers tous ces ressortissants…

Chaque personne, atteinte de syndrome d’épuisement personnel émotionnel, pourrait plutôt s’apprendre à s’aimer et à se respecter.

Si le pervers narcissique est à première vue celui qui fait du mal aux autres, il est peut-être aussi l’otage d’un fonctionnement qui lui échappe.

Pour Alberto Eiguer,

« il y a probablement des milieux où la perversion narcissique prospère. Ce sont tout d’abord les familles où tous les membres sont narcissiques.

Dans ces milieux, l’enfant n’est pas considéré comme une personne, mais comme un être qui doit servir à quelque chose au détriment de son développement d’enfant.

Par exemple, parce qu’il a un don particulier, ses parents attendent de lui qu’il réalise de grandes choses. Il est en quelque sorte formaté, ce qui le rend froid et sans âme. Dans ces familles, la mère est en général dominante et distante, le père plutôt absent ou dévalorisé.

Les enfants ne sont pas assez entendus, mais découvrent qu’ils peuvent obtenir des choses quand ils attaquent, humilient ou culpabilisent les autres.

D’autres pervers narcissiques ont connu des parcours institutionnels dans leur enfance et n’ont pas pu s’identifier à leurs parents, ce qui a laissé chez eux un vide identificatoire. »

 

Sources: scienceshumaines.com, mon expérience professionnelle

1er septembre 1977

Les lourds rideaux grenat que j’avais commandés à Venise demeurent tirés, hermétiquement tirés, dans la grande pièce ainsi assombrie qui donne sur l’avenue Georges-Mandel : j’ai demandé à Bruna de ne jamais les ouvrir en ma présence.

Et comme je ne quitte plus guère l’appartement…

Telle Aida dans le tombeau, à la fin de l’opéra de Verdi. Sauf que je n’ai pas de Radamès à y retrouver : mon tombeau est vide. Je dois m’y consumer seule. Sola, perduta, abbandonata.

Pourquoi ne puis-je penser ma vie qu’en termes d’opéra ?

Toutes ces photos devant moi, encore une fois, tous ces rôles, toutes ces vies rêvées.

Et mes disques, les «officiels» et les «pirates», ceux qu’ont enregistrés mes admirateurs dans le monde entier : je les réécoute sans cesse. Pourquoi ? Pour me retrouver il y a dix ans, vingt ans ? Encore un été qui s’achève et la vie qui s’écoule : que vais-je faire de tout ce temps ? J’ai été tellement sollicitée, je le suis encore mais je ne sais plus, j’hésite… Bien sûr, il y a ce Werther qu’on me propose – mais est-ce vraiment un beau rôle, un rôle pour moi ?

Je ne parviens plus très bien à me guider : ma vie est riche, bien sûr, mais nul n’imagine combien elle peut aussi être douloureuse. On me rabâche – tous ces «critiques» (quel nom, quand on y pense !), tous mes admirateurs (qu’admirent-ils en moi au juste ?) -, que je serais comme Tosca, que j’ai vécu d’art, j’ai vécu d’amour, oui ce fameux air, Vissi d’arte, vissi d’amore…

Mais non, ce n’est pas vrai ! J’ai vécu d’art sans doute – mais d’amour, hélas ! non… Car ai-je été une fois aimée ?

Quand je suis née, on m’a dit que ma mère avait refusé de me regarder !

Elle ne voulait pas de moi, elle voulait un garçon, pour remplacer ce frère que je n’ai pas connu, mort avant que mes parents quittent la Grèce pour l’Amérique : il s’appelait Vassilis, il n’avait que deux ans quand il a été emporté par la typhoïde. Ou une méningite. Je n’ai jamais très bien su : on n’en parlait pas.

Est-ce sa mort qui les a poussés à émigrer, pour oublier ce deuil ? Ou plutôt le désir de faire fortune en Amérique ?

Il y croyait, Yorgos Kalogeropoulos, mon père. C’est vrai que c’était un nom imprononçable pour les Américains, comme il me l’a dit quand je suis revenue à New York : Kalogeropoulos ; je me suis appelée ainsi pourtant. Et c’est ce qui figure sur mon passeport, là : «Sophia Cecilia Anna Maria Kalogeropoulos dite Maria Callas, née le 2 décembre 1923 à New York.»

C’est lui qui a eu cette idée de «Callas», je ne sais pas où il l’a trouvée : ça sonnait grec, avec le «as» final, il y avait le début de notre nom, «Cal»… Mais pourquoi deux l ? À vrai dire, je ne le lui ai jamais demandé et j’ai adopté ce nom quand, à la descente du Stockholm, en août 1945, alors que je rentrais de Grèce, il m’a accueillie au pied de la passerelle, dans le port de New York, avec ce sourire si lumineux qui éclairait son visage et en me lançant ce nouveau nom qu’il inaugurait : «Georges Callas : ça sonne bien, non ?»

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1er septembre 1977

Maria Callas est chez elle, dans son grand appartement parisien de l’avenue Georges-Mandel, seule. Rideaux tirés, elle regarde les photos de ses rôles, réécoute ses disques et se souvient de sa vie.

Elle disparaît le 16 septembre au matin. On a dit que le grand air de Tosca, Vissi d’arte, vissi d’amore («J’ai vécu d’art, j’ai vécu d’amour»), résumait toute son existence : elle a vécu d’art, c’est certain, mais d’amour ?

Dans ce récit émouvant, en forme de journal imaginaire, Alain Duault revit les deux dernières semaines de la diva.

Il se glisse dans sa peau comme dans ses rôles, explore son existence flamboyante et douloureuse passée aux côtés de personnalités qui, chacune à sa manière, partagèrent sa vie, tels Luchino Visconti ou Aristote Onassis.

Des vivas sur les plus grandes scènes d’opéra du monde aux turpitudes de sa vie amoureuse, Maria Callas dévoile ainsi, dans ce qui pourrait être son testament, une partie de ses mystères et de ses ombres.

Un témoignage :

« Un immense merci à Monsieur Duault de rendre un si bel hommage à cette femme incomparable et donner vie à Maria comme s’il avait toujours vécu à ses côtés. Une très belle plongée dans la vie de cette femme, ses joies, ses peines… Je ne suis pas sûr qu’on puisse lui rendre un plus bel hommage allez si celui de YSL à sa mort « Les Dieux ont rappelé à eux leur voix » »

Et vous, allez-vous le lire ?

 

Qui est l’auteur ?

Alain Duault est écrivain, poète (Grand prix de l’Académie française) et spécialiste de la musique (radio, télévision, presse…). Auteur de nombreux ouvrages, dont le Dictionnaire amoureux de l’opéra, il est l’un des meilleurs connaisseurs de l’art lyrique en France.

 

Source: « Dans la peau de Maria Callas« , d’Alain Duault,  Le Passeur Editeur

Pervers narcissiques : de purs manipulateurs ?

Sans scrupules, virtuoses, indétectables, les pervers narcissiques sont le dernier avatar du manipulateur. Ils sont pourtant loin de faire l’objet d’un consensus au sein des psys.

On les dit froids, calculateurs, dominateurs, ne ressentant ni émotion, ni culpabilité, ni la moindre considération pour l’autre. Des prédateurs qui se servent des gens comme faire-valoir pour regonfler un ego en panne. Séducteurs, ils cachent leur jeu. Dans le face-à-face, ils paraissent sincères et touchants, peuvent feindre de s’intéresser aux autres, se montrer empathiques et même reconnaître leurs torts, mais toujours dans le but de s’attirer des bonnes grâces.

C’est dans l’ombre qu’ils agissent, ce qui trompera leurs victimes. Une fois démasqués, ils crient à l’injustice. Incapables de se remettre en question, certains seraient tout simplement incurables.

La victime : martyr ou complice ?

Le « pervers narcissique » est un concept psychanalytique qui apparaît dans les années 1980 sous la plume de Paul-Claude Racamier. Il associe deux entités pathologiques distinctes : le narcissisme, qui est l’intérêt excessif pour soi, et la perversion, qui consiste à utiliser l’autre à ses propres fins.

Dans la lignée de P.C. Racamier, d’autres psychanalystes en font leur objet d’étude.

Pour Alberto Eiguer, « les pervers narcissiques n’ont de cesse de vouloir formater les autres, les conditionner en tant que leur objet, leur chose. On les retrouve chez les gourous, les chefs de groupuscules extrémistes, les délinquants économiques, les escrocs, les meurtriers ou les délinquants sexuels. Mais la perversion narcissique est à distinguer de la perversion sexuelle, une entité psychopathologique qui suppose une symptomatologie différente », explique le psychanalyste. S’il y a bien des pervers narcissiques parmi les délinquants sexuels, la perversion narcissique ne renvoie pas nécessairement à une sexualité déviante.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour remettre en cause ce modèle du méchant pervers narcissique exploitant des victimes innocentes. Certains osent même affirmer que la victime trouve un certain compte dans cette situation.

Déjà en 1989, A. Eiguer, en publiant Le Pervers narcissique et son complice, considérait que le complice en question n’était personne d’autre que la victime. « Inconsciemment elle joue son jeu », évoque le psychanalyste. Elle irait donc, sans le vouloir, dans son sens. Mais, c’est aussi parce que le pervers narcissique est tout d’abord un séducteur qui répond à ses besoins narcissiques.

A. Eiguer dit avoir choisi ce titre pour pousser les victimes à prendre conscience de ce piège. « Il faut soutenir les victimes, les renforcer dans l’idée qu’elles peuvent exister sans un pervers narcissique. L’important, c’est le tiers. Il faut aider les victimes à sortir de l’isolement, à partager avec d’autres leur souffrance », dit A. Eiguer.

Mais parfois, les victimes s’enferment dans un cercle vicieux. Des femmes, et aussi des hommes, persistent dans des relations dans lesquelles ils sont instrumentalisés, voire maltraités, tout en défendant leur partenaire, collègue de travail ou supérieur hiérarchique lorsque celui-ci est mis en cause par l’entourage. La victime pourrait donc bien se trouver complice de son bourreau malgré elle, d’où la nécessité de l’aider à repérer les faiblesses dans lesquelles s’engouffre le pervers, pour mieux s’en défendre.

Un terme à la mode… absent des manuels psychiatriques

Qui est concerné par ce trouble ? Récemment, le psychiatre Dominique Barbier a avancé le chiffre de 10 % de pervers narcissique en France, estimation largement relayée dans les médias.

Pour le pédopsychiatre et biostatisticien Bruno Falissard, ce chiffre ne correspond à aucune réalité. « Il n’y a pas eu à ma connaissance d’études scientifiques pour mesurer la prévalence de la perversion narcissique en France et ce pour plusieurs raisons. Le diagnostic est très difficile à établir. Si l’on veut le faire de façon scientifique, il faut des entretiens longs, des praticiens d’expérience, évaluer un grand nombre de personnes. Il faudrait inclure les pervers narcissiques dans ces études, mais comme ils ne sont pas en demande de soins, c’est difficile. Par ailleurs, il s’agit d’un diagnostic dimensionnel. Pervers narcissique, on peut l’être un peu, moyennement ou beaucoup. En fonction de l’endroit où on mettra le seuil, la prévalence peut varier énormément. »

Bien que ce terme soit rentré dans le langage courant en France, il fait encore l’objet de contestations. Il n’existe pas véritablement d’équivalent en anglais et on n’en trouve aucune référence, ni dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), ni dans la Classification internationale des maladies (CIM).

Au-delà du manque d’études scientifiques, d’autres raisons peuvent expliquer cela.

« En Amérique du Nord, les assurances maladie ne remboursent pas les prises en charge pour des troubles de la personnalité. Du coup, les médecins ne les cotent plus et ils ont tendance à disparaître de la nomenclature. Par ailleurs, c’est un diagnostic issu de la tradition psychanalytique qui n’est pas vraiment à la mode dans les manuels psychiatriques actuels. Il y a un clivage entre, d’un côté, une nomenclature qui tourne beaucoup autour des médicaments et, de l’autre, une réalité clinique beaucoup plus complexe. Les deux ont du mal à se rencontrer », explique B. Falissard.

La surmédiatisation des pervers narcissiques en a fait un terme désormais employé (trop ?) facilement. Dès qu’une relation amoureuse ou professionnelle se passe mal, le conjoint ou l’employé est tenté de brandir le spectre du pervers narcissique pour disqualifier l’autre.

« Il est vrai qu’on a tendance à en faire trop aujourd’hui, on a tendance à coller des étiquettes psychiatriques sur tout le monde. Mais c’est aussi parce que nous sommes dans une société de la victimisation. Aujourd’hui pour être reconnu, il faut être victime », commente B. Falissard.

Tout politique ambitieux, tout patron un peu trop rigide et autoritaire ou tout amoureux infidèle n’est pas forcément un pervers narcissique. Soyons vigilants, mais sans voir le mal partout…

 

Sources: scienceshumaines.com, mon expérience professionnelle

 

Ecoutez cette conférence enregistrée en 2016 :

 

 

Conférencier :

Francis Wolff, philosophe, professeur de philosophie à l’ENS,
ancien directeur-adjoint de l’École (2000-2004) et de son département de philosophie (2004-2007).

Devant les journalistes, François Fillon a construit sa ligne de défense sur une distinction entre ce qui est légal, éthique et politique.

Décryptage sur l’usage stratégique d’une distinction classique.

Alors que la justice doit déterminer si les emplois de son épouse et de ses enfants étaient réels ou fictifs, François Fillon, candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle, a martelé lundi 6 février qu’employer des membres de sa famille n’avait rien d’illégal, et que du point de vue éthique, il n’avait commis aucune faute.

Une erreur, mais aucune faute

« J’ai œuvré pour mon pays sans jamais enfreindre la loi et sans jamais déroger aux valeurs qui sont les miennes », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Cette question éthique est si élevée, si essentielle, qu’elle me place face à ma conscience et face aux Français, et à eux seuls ».

Concédant toutefois une erreur de jugement sur l’évolution de l’opinion, il a présenté des excuses aux Français : « Collaborer avec sa famille en politique est une pratique désormais rejetée par les Français. (…) C’était une erreur. Je le regrette profondément et je présente mes excuses aux Français ».

Un héritage de la théologie catholique

François Fillon, qui avait mis en avant son identité chrétienne à plusieurs reprises durant la campagne, fonde ainsi sa ligne de défense sur la tradition de la théologie morale qui s’est déployée, notamment entre le XVIe et XVIIIe siècle, autour de la confession ou de l’évaluation des péchés personnels et de leurs jugements.

« La casuistique distingue d’un côté la faute morale, individuelle, qui renvoie à l’idée de péché personnel et dont il faut rendre compte ou demander pardon, rappelle l’historien moderniste Olivier Christin. Et de l’autre, l’erreur, qui peut être grave mais aussi commise en toute bonne foi, sans que la conscience soit pleinement engagée, et qu’il faut corriger. Au fond, la distinction entre faute et erreur recoupe en partie le partage entre ce qui relève de la conscience, du fort interne, et ce qui relève de la loi, du fort externe. »

Une distinction reprise par la philosophie

La nécessité de démêler l’écheveau entre le pénal, l’éthique, le politique traverse également la philosophie. Le philosophe Paul Ricœur, à la suite de Karl Jaspers, a ainsi distingué « la culpabilité pénale, qui doit être portée devant un juge ; morale, qui relève du jugement d’un ami ; politique, qui se joue devant l’opinion ou devant l’histoire ; et enfin métaphysique, dont seul Dieu est juge », rappelle le philosophe Olivier Abel.

Dans ce travail de séparation, la distinction entre la faute et l’erreur est classique, ajoute le philosophe Guillaume Le Blanc : « la faute relève d’un manque de raisonnement moral et l’erreur d’un manque de discernement cognitif. Cette dernière peut avoir des effets moraux, mais elle est due à un défaut de clairvoyance quant au contexte, et non à un déficit d’éthique ».

Du délit à l’erreur

Reste à analyser la manière dont le candidat mis en cause use de ces distinctions dans sa stratégie de défense. Celle-ci semble se jouer en deux temps, selon Guillaume Le Blanc.

Premier temps : « Vouloir mettre en avant la distinction entre faute et erreur, c’est vouloir placer la discussion sur le terrain de la morale, entendue de manière minimale – mon erreur a pu avoir des effets moraux que je regrette – ou maximale – je nie toute faute morale. Cette stratégie consiste à ne pas approfondir la responsabilité pénale et à faire passer la question légale au second plan. »

Candidat de la vérité et de la morale en politique, François Fillon entend jouer sa réhabilitation sur le plan éthique. « Dans le couple faute-erreur, la notion de délit s’efface », conclut le philosophe.

Second temps : à l’intérieur du champ moral, la défense s’organise autour de la distinction classique entre faute et erreur. « Penser sa responsabilité en termes d’erreur revient à dire qu’il s’agit d’un défaut de clairvoyance et en aucun cas de grandeur morale, poursuit Guillaume Le Blanc. L’erreur, même si elle a pu avoir des effets moraux, peut appeler en réponse de simples regrets, là où la faute morale exige sanction ».

Éthique politique

L’« erreur » tiendrait donc à un défaut de discernement politique quant à l’évolution de l’opinion. Ce qui était « acceptable » ne l’est plus en termes de mœurs politiques, a reconnu le candidat, insistant par ailleurs sur le caractère « normal » des rémunérations consenties à ses proches, au vu de leur travail.

Sauf que le montant de celles-ci peut émouvoir bien des Français, au regard de leurs conditions de vie.

Ainsi pour Olivier Abel, « déclarer normal de rémunérer 3 000 € net par mois ses enfants encore étudiants est une faute d’éthique politique qui ne se réduit pas à une erreur de jugement, estime le philosophe.

La politique a aussi une dimension morale qui se mesure entre autres à l’empathie dont on témoigne pour le peuple auquel on s’adresse et à la sensibilité dont on fait preuve vis-à-vis de son vécu. »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Source: la-croix.com/France/Politique