peur


Imprégnée de pratiques ancestrales (yoga, bouddhisme tibétain, zen japonais…), de l’hypnose ou encore du training autogène, la sophrologie a émergé et s’épanouit en France, depuis plus de cinquante ans.

Plurielle, elle représente une méthode particulièrement intéressante et créatrice, et concerne les champs aussi variés que la thérapie au sens large, la prophylaxie, la pédagogie et le social.

Elle fait partie des méthodes psychocorporelles qui apportent une réponse pertinente aux souffrances contemporaines.

Très didactique, ce nouveau « Aide-mémoire de sophrologie »  (éditions Dunod), synthétise les notions essentielles de la sophrologie en trois parties :

. les concepts généraux
. les principes méthodologiques
. les applications thérapeutiques.

http://amzn.to/1fPCgstMieux connaître les principes fondamentaux de la sophrologie, les pratiques (individuelles ou groupales), les techniques clés, les champs et domaines d’intervention (stress, douleurs, addictions, au travail, à l’école), apprendre à construire des séances de sophrologie :

– cet ouvrage répertorie toutes les notions à connaître et constitue ainsi un outil précieux de formation.

Fondée dans les années 1960 par Alfonso Caycedo, le neuropsychiatre colombien, la sophrologie a connu de fortes évolutions initiées à la fois par son fondateur et par ses nombreux disciples.

Pour qui cherche à répondre rigoureusement à la question « Qu’est-ce que la sophrologie ? », cet ouvrage très intéressant, dans une démarche épistémologique ouverte, intègre la diversité des enseignements des multiples écoles et des champs d’application :

– médecine générale, obstétrique, psychologie, psychomotricité, orthophonie, pédagogie, monde du travail et monde sportif…

Qu’entend-on par entraînement sophrologique ?

Qu’est-ce que l’espace phronique ?

Quelles sont les complémentarités de l’hypnose et de la sophrologie ?Etc, etc…

Autant de réponses apportées par Nathalie Baste, sophrologue, qui font de cet ouvrage des éditions Dunod une référence.

C’est également un outil de travail à l’usage de l’étudiant et du praticien en activité.

Nathalie Baste, auteur de cet « Aide-mémoire de sophrologie », est psychologue clinicienne en libéral et au centre d’étude et de traitement de la douleur du CHU St Etienne, responsable pédagogique du DU « synthèse des techniques de relaxation, sophrologie, hypnose » sur l’université Jean Monnet de St Etienne et chargée d’enseignement sur cette université, à l’université de Lyon 1, ainsi qu’à l’école de sophrologie de Luxembourg, membre de la Société Française de Sophrologie

Trauma grave: toutes les fonctions peuvent touchées.

Lorsque le traumatisme est plus important, et notamment lorsqu’il entraîne un coma, les conséquences peuvent être gravissimes.

Sensorielles, physiques, cognitives et émotionnelles: le patient pourra souffrir de conséquences aussi variées que des paralysies, des difficultés d’équilibre, des troubles cognitifs ou psychiques, des aphasies ou agnosies

Parce qu’elles sont régies par le cerveau, toutes les fonctions peuvent être touchées. Les déficits endocriniens par lésion de l’hypophyse sont un type de séquelles sous-diagnostiqué, mais qui peuvent entraîner des troubles tels qu’un diabète insipide, une perte de poids, de la fatigue ou encore une impuissance et la perte de la libido.

Souvent, les séquelles laissées par un traumatisme grave touchent les fonctions cognitives: le patient semble aller bien physiquement, mais souffre de troubles de la mémoire, affectifs, comportementaux… Ces handicaps dits «invisibles» sont souvent mal acceptés par la société et le patient peinera à s’insérer socialement. Une épilepsie peut aussi survenir dans 1 % des cas, ainsi que des troubles psychiques (angoisse, troubles du sommeil…).

Un an pour récupérer ?

On ne parle généralement pas de «séquelle» avant la fin de l’année qui suit l’accident.

En effet, à la différence d’un patient dont la moelle épinière a été sectionnée et dont on peut affirmer qu’il ne remarchera pas, le pronostic neurologique est plus délicat, car extrêmement variable selon l’individu touché, son entourage, sa forme antérieure à l’accident et son hygiène de vie, son mental

Deux chemins permettront la rééducation : le patient peut récupérer la fonction abîmée par le traumatisme crânien s’il y a assez de neurones dans le cerveau pour la prendre en charge.

À défaut, il devra apprendre à compenser une fonction irrémédiablement perdue. Les médecins ont coutume de dire que 90 % de la récupération a lieu dans l’année qui suit le traumatisme crânien, mais les miracles ne sont pas impossibles en neurologie, et la littérature médicale présente des cas de récupération plus tardive, y compris des fonctions cognitives.

Source: sante.lefigaro.fr

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It’s the end of the year, and lots of us are feeling a little overwhelmed. Tired, unfocused and ready to take a nice break with our families (or away from our families in some cases).

We may be feeling garden-variety stress. Or more ominously, we may be burned out.

Burnout is not just when you need a vacation to recharge.

It’s when you feel overwhelming exhaustion, frustration, cynicism and a sense of ineffectiveness and failure. Initially it referred to those employed in the human services — health care, social work, therapy and police work — but has since expanded to all sorts of workers, said Christina Maslach, professor emerita of psychology at the University of California, Berkeley.

While most people think job burnout is just a matter of working too hard, that’s not necessarily true. Professor Maslach and Professor Leiter list six areas that can result in burnout: work overload, lack of control over the work, insufficient rewards, workplace community problems (such as incivility and a lack of support among co-workers), a lack of fairness, such as inequality of pay, promotions or workload, and a conflict between one’s personal values and the requirements of a job.

One can work really hard and still be engaged and enjoy the work, Professor Maslach said. So it is important to focus on the other areas, because “sometimes the problem of work overload turns out not to be the most important.”

Professor Maslach is a pioneer in the study of burnout, researching it since the 1970s; in the early 1980s she and her colleagues developed the Maslach Burnout Inventory, which has become a crucial method for surveying professional burnout. The inventory contains 22 elements in the following areas:

Emotional exhaustion — emotionally overextended, drained and used up without any source of replenishment. It’s the chronic feeling that you just can’t face another day.

Cynicism or depersonalization — a loss of idealism. Particularly in the health professions, it can manifest itself as having a negative, callous or excessively detached response to other people.

Reduced personal efficacy — a decline in feelings of competence and productivity at work.

Not enough research has been done in the United States to determine whether burnout is more widespread now than it was 30 years ago, but “people talk about it a lot more” Professor Maslach said. It has also become clear that it’s not simply a North American or Western problem. Not surprisingly, interest in burnout corresponds with the economic development of countries — for instance, as the economies of India and China boom, burnout research is growing, according to research Professor Maslach worked on.

Some other countries have a better handle on whether burnout is increasing. Michael Leiter, a professor of occupational health at Acadia University in Nova Scotia, has studied the issue for many years in hospitals. He said burnout was certainly growing among nurses, and younger nurses were experiencing it more than older nurses.

He attributed that to the push to work harder with fewer resources, less pay and greater job insecurity. Also, as technology allows the lines between work and home to blur, many feel on-call all the time, with no opportunity for respite.

Surveys show that more people are also feeling burned out in Europe. In the mid-’90s, when it first began to be measured, 10 percent of the Dutch working population reported feeling burned out, compared with 13 percent now, said Wilmar Schaufeli, a professor of psychology at Utrecht University in the Netherlands.

That increase can largely be attributed to more women ages 30 to 40 entering the work force and struggling to balance work and home life, he said.

Burnout in the Netherlands first began to be systematically measured when it became a medical diagnosis: if a doctor determines a worker suffers the symptoms of burnout for more than six months — in part by using the Maslach Burnout Inventory — the worker must receive paid time off and help, such as counseling. The same is true in the Scandinavian countries.

“Employers, government, unions — all have a vested interested in preventing this” Professor Schaufeli said.

A typical response to the problem, he said, would be to give the employee six to eight weeks off, with weekly half-hour counseling sessions to help figure out what went wrong and how it might change.

“They may still have the same complaints, but they’re better able to cope” he said.

Although most of us tend to use those phrases interchangeably, researchers say stress is to burnout as feeling a little blue is to clinical depression — a much more serious and long-term problem that doesn’t get the attention it should, but can affect all aspects of our lives and workplace.

While people need to figure out what they can do on an individual level to prevent burnout, change will be limited without a shift in organizational thinking, she said — a challenging proposition at best.

One program called CREW (Civility, Respect and Engagement with Work), which was originally developed by the United States Veterans Health Administration, shows promise.

The program, which was replicated in Canadian hospitals, consisted of groups of 10 or 15 health workers, primarily nurses, meeting weekly with a facilitator for six months to hash out communication difficulties.

“Too often these things are seen as personal issues rather than professional” Professor Leiter said, but noted that tension between colleagues can affect all areas of a job.

After the six-month period ended, the members of the group reported less exhaustion and cynicism and more commitment and job satisfaction. Control groups in the same hospitals who participated in other programs intended to improve the quality of work life experienced no such changes.

Not only did the positive transformations last more than a year, but symptoms of burnout decreased even for team members who didn’t participate in the weekly sessions, Professor Leiter said. He and his colleagues published the findings last year in The Journal of Occupational Health Psychology, “Getting Better and Staying Better: Assessing Civility, Incivility, Distress and Job Attitudes One Year After a Civility Intervention.”

While this approach appears to be one of the most effective, Professor Schaufeli warned that there was no single solution and that “it is crucial that management gives money and time” to addressing the problem — something that is far more likely in a country where the employer will have to pay the cost of burnout directly, rather than in the United States, where the price in productivity and turnover is more hidden.

It’s also important that people talk about the problem frankly and openly, he said. In the Netherlands, prominent politicians and actors have spoken of their struggles with burnout.

Individuals can also come up with strategies to cope that don’t sound particularly new but are helpful, Professor Leiter said: getting enough sleep, exercising and eating well, and “pacing yourself very carefully and staying very focused on what you want to accomplish over the long run.”

But, he noted, “there’s the issue of justice — when a whole part of society that doesn’t seem to work very hard gets a lot of rewards and another gets squeezed harder and harder. That won’t be addressed in a mindfulness session.”

Source: nytimes.com

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Logiciel Louvois : une association de militaires veut attaquer l’État

Des familles de soldats attendent du ministère de la Défense réparation du préjudice moral et financier créé par le logiciel de solde.

La mort de Louvois, le logiciel de solde fou, n’enterrera pas la colère de ses «victimes», qui, dès à présent, entendent obtenir réparation.

Cette colère a même été galvanisée par les déclarations du mi­nistre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui, face à la chaîne complexe des responsabilités dans ce qu’il a reconnu être un «désastre», a choisi de ne pas chercher de boucs émissaires, «pour ne pas décapiter tout le monde».

De quoi faire bondir les associations qui défendent les droits des militaires, premières à avoir tiré la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements de Louvois, en octobre 2011.

«On ne peut pas opposer ce genre d’argument aux familles qui se retrouvent aujourd’hui dans des situations dramatiques, s’indigne Nicolas Bara, ancien de la Marine nationale, président de l’association Militaires et Citoyens.

Des hommes et des femmes ont dû vendre leur maison, vider l’épargne des enfants pour continuer à honorer le loyer, revendre leurs parts de retraite pour payer les dettes de cantine des enfants. Une épouse de militaire a même vendu son alliance la semaine dernière pour honorer son crédit mensuel !»

C’est donc en leur nom que son association «exige des responsables» et que «des têtes tombent».

C’est pourquoi Militaires et Citoyens s’apprête à assigner le ministère devant le tribunal administratif de Versailles, où elle demandera réparation pour le préjudice moral et financier.

Les avocats planchent activement sur le dossier et l’évaluation chiffrée du préjudice. «Chercher les responsabilités, ce n’est pas créer des polémiques, comme vous le dites, non, monsieur le ministre, c’est faire la justice ! assène Nicolas Bara. Il ne suffit pas de s’excuser, cela ne coûte pas très cher, ou de rembourser les moins-perçus des militaires pour effacer l’ardoise, la facture de l’inconséquence est trop lourde.»

Cette action en justice a plus une portée symbolique que de chances d’aboutir. Le Code de la défense interdisant la représentation syndicale, toute requête collective émanant des armées n’a pas de légitimité juridique à défendre les intérêts de la communauté. La plainte devrait donc être jugée irrecevable.

«Quoi qu’il arrive, on ne lâchera rien, on en fait une affaire personnelle», prévient ce militaire qui a passé vingt ans dans les sous-marins nucléaires.

«Tous responsables mais pas coupables, c’est la France éternelle», commente, plus fataliste, Jacques Bessy, colonel de gendarmerie en retraite, président de l’Association de défense des droits de militaires (Adefdromil).

Pour lui, chaque famille de militaires doit établir son propre préjudice et intenter une procédure individuelle, «seule manière d’être peut-être indemnisée».

S’il estime qu’il faut «laisser Louvois au passé» pour «se tourner enfin vers autre chose», il espère toutefois que des leçons seront tirées de ce «fiasco». Notamment en procédant à la révision de la concertation sociale au sein des armées et, surtout, à la réforme statutaire du militaire, qui ne peut pas défendre ses intérêts et ses droits dans un cadre collectif.

Pas plus pour les erreurs de Louvois que pour des délits plus graves. «Les militaires sont la seule catégorie socioprofessionnelle en France à ne pas être protégée contre le harcèlement moral ou sexuel !» déplore Jacques Bessy.

Source: lefigaro.fr/actualite-france

« Un jeune Indien se promenait seul dans la forêt.

Il trouva un œuf d’aigle. Croyant qu’il s’agissait d’un œuf de poule de prairie, il le déposa dans un nid de poule de prairie.

L’oisillon vint au monde entouré de poules.

Il se mit à marcher comme une poule, caqueter comme une poule, picorer comme une poule.

aigleUn beau jour de printemps, le jeune oiseau vit une chose magnifique, c’était un immense oiseau qui s’élevait en planant dans les airs, avec une grande élégance.

« Qu’est-ce-que cet oiseau ? », demanda le petit aigle élevé parmi les poules de prairie. « C’est un aigle, l’oiseau le plus beau de tous les oiseaux ! »

Le petit aigle songea au privilège que ce devait être de pouvoir ainsi voler avec tant de grâce.

Mais comme il savait qu’il ne pourrait jamais être un aigle, le jeune oiseau oublia rapidement son rêve.

Il vécut toute sa vie et mourut croyant qu’il était une poule de prairie. »

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Votre manager fait porter le chapeau à ses collaborateurs ou néglige leur état de fatigue ?

Ne cherchez plus, c’est un manager toxique !

D’après l’ouvrage de Patrick Collignon, Le Management Toxique, certains managers seraient même plus stressants que d’autres.

Pour vous permettre de mieux comprendre le profil psychologique des managers toxiques, voici la liste des cinq types de comportements particulièrement nocifs pour le bien-être des salariés :

Le management « antipathie »
Le collaborateur est confronté à un manager qui n’a pas les mêmes valeurs que lui. « La plupart du temps, il pense être confronté à quelqu’un qui ne l’apprécie pas, il pense que c’est personnel, mais c’est rarement le cas », explique Patrick Le Management toxique, f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelle 1Collignon. Pour renouer la confiance, il suffit souvent de quelques séances de coaching au manager, de sorte à « faire sauter ses intolérances ».

Le management « 4×4 »
Le manager ne s’arrête jamais, fait preuve d’une grande exigence et intolérance. « Le problème avec ce type d’individu, c’est que le collaborateur aura le sentiment d’avoir été extrêmement mis en avant puis d’un coup d’être mis à l’écart, explique l’auteur. Il faut qu’il se rende compte que le manager fonctionne ainsi avec tout le monde ». Comme pour le premier, quelques séances de coaching permettent une prise de conscience de la part du manager et une amélioration de son comportement.

Le management « hyper »
Le manager est dans « le trop ». Hyper ambitieux, réfléchi, cool. « Le tout, est de savoir déceler dans quelle catégorie son manager se classe pour pouvoir travailler correctement », confie Patrick Collignon. Dans ce cas, le manager a besoin d’un suivi thérapeutique  « pour cibler son type d’hyper et comprendre comment s’améliorer », explique l’auteur.

Le management « mission impossible »
Le collaborateur est confronté à des demandes sur lesquelles il n’a aucune responsabilité. Pour y remédier, Patrick Collignon conseille « la mise en place progressive de nouveaux processus. Ainsi, l’équipe retravaillera dans l’harmonie ».

Le management « despote »
Le manager à qui il est difficile de dire non. « C’est un système managérial basé sur la peur, explique Patrick Collignon. Le manager ne reculera devant rien pour garder son pouvoir. Il a besoin d’au minimum six mois de thérapie pour prendre du recul sur ses comportements et les améliorer ». Selon l’auteur, il s’agit du management le plus troublant pour les salariés dans leur vie personnelle.

Le manager doit rester attentif à ses collaborateurs

«Pour le manager, il n’est pas du tout évident d’être conscient de ses agissements, concède Patrick Collignon. Tout réside donc la nécessité de déterminer la toxicité ». Pour cela, le manager possède plusieurs armes.

Si les questionnaires anonymes sont un excellent moyen pour pointer les dysfonctionnements, le meilleur indicateur reste encore l’absentéisme répété des salariés. « Un nombre anormal d’arrêts maladie doit alerter le manager, insiste Patrick Collignon. Il doit admettre que quelque chose ne va pas avec son comportement et se remettre en question ».

Le manager doit rester attentif à ses collaborateurs, notamment sur l’organisation du travail.

Selon Patrick Collignon, il ne doit pas hésiter à déléguer tout ce qui peut l’être. « Quel que soit la tâche qu’il confie, il doit le faire totalement. car il n’y a rien de plus frustrant pour un salarié que d’avoir un pouvoir d’action réduit ».

 

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Il s’agit d’une blessure qui peut devenir une cicatrice ouverte invisible.

Près d’un millier de soldats sont victimes de ce syndrome, reconnu depuis 1992 comme une blessure de guerre.

Cauchemars, tremblements irrépressibles ou encore repli sur soi constituent les principaux symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Certains militaires vont jusqu’à la désertion ou la tentative de suicide pour mettre fin à cette blessure invisible.

Lionel Caillet, médecin chef du service psychiatrie de l’hôpital militaire de Brest, le définit ainsi : «Le sujet a été confronté, par surprise, à la mort d’une personne connue ou inconnue ou à la menace vitale pour lui-même.»

f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelle, stress post traumatiqueEt d’ajouter : «C’est différent du stress aigu qui apparaît les premiers jours. On parle de SSPT lorsque les symptômes apparaissent ou persistent plus d’un mois après l’événement. Cela se manifeste par une reviviscence de l’événement, avec à chaque fois la même charge émotionnelle qu’au moment du drame.»

Confrontés plus que d’autres groupes professionnels à la mort imprévisible, les militaires s’intéressent depuis longtemps à cette question.

En 1995, le médecin militaire Louis Croq met en place, à la demande du secrétaire d’État Xavier Emmanuelli, les cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP), qui prennent en charge les victimes d’attentats, d’accidents ou de catastrophes naturelles. Depuis l’électrochoc d’Uzbin, en Afghanistan (en août 2008, dix soldats trouvent la mort et quarante sont, plus tard, victimes d’un effondrement psychique), l’armée de terre a élaboré un plan d’action pour ses hommes. Objectifs : informer, prévenir, soigner et accompagner.

Ainsi, depuis 2010, les opex (opérations extérieures) comportent un volet dédié au soutien psychologique : «Chaque section comprend un référent psychologique. Le bataillon dispose d’un officier “environnement humain” et, enfin, à l’échelle du théâtre d’opération, un psychologue est présent. Ces trois niveaux d’information permettent de mieux conseiller le commandement opérationnel», décrit Christian Thiébault, actuel commandant en second des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et à l’origine du sas de décompression de Paphos, à Chypre.

Dans un hôtel de bord de mer séjournent pendant deux jours les soldats qui reviennent de six mois d’Afghanistan.

Au programme : techniques d’optimisation du potentiel qui s’apparente à la sophrologie, sensibilisation au SSPT et possibilité de s’entretenir avec un psychologue. Car de l’avis des médecins militaires, l’une des plus grandes difficultés reste le dépistage de ce syndrome : «Le côté non visible de cette blessure permet à la victime de la cacher et à son entourage de ne pas s’en apercevoir», prévient Lionel Caillet.

D’où la création, il y a un an, d’Écoute Défense, une permanence téléphonique garantissant l’anonymat et assurée par des psychologues 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Sur les 330 appels reçus, 77% correspondent à une première prise en charge et 54% à un état de stress post-traumatique (ESPT). Et aussi incroyable que cela puisse paraître, 5% des appels proviennent d’anciens militaires ayant participé aux guerres d’Indochine ou d’Algérie.

C’est dire l’importance de la violence et de la durée des traumatismes et cela souligne tout l’intérêt de la sensibilisation et de l’accompagnement.

Une fois identifié, le SSPT fait l’objet d’une prise en charge thérapeutique : le plus souvent, il s’agit d’une psychothérapie associée ou pas à un traitement médicamenteux à base d’anxiolytiques et/ou d’antidépresseurs. En novembre dernier, l’armée de terre s’est engagée à rembourser les consultations chez des médecins civils. «Beaucoup de soldats hésitent encore à en parler au médecin militaire de crainte de ne pas être autorisés à repartir en opération», note le général Christian Thiébault.

En diversifiant l’accès aux soins, l’état-major essaie de lever les obstacles psychologiques, notamment la honte, à une prise en charge. Ce plan d’action reçoit un bon accueil: quelque 935militaires sont actuellement suivis par le service de santé des armées pour un SSPT contre 550 fin 2012.

Sources : sante.lefigaro.fr, « L’enfer du retour : Témoignages et vérités sur le stress post-traumatique » de Nina Chapelle, éditions JC Gawsewitch éditeur

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C’est un état de stress aigu.

Il correspond aux conséquences d’une exposition à une situation extrême, avec des réactions immédiates telles que la panique et la confusion.

f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelle, stress post traumatiqueL’état de stress post-traumatique est une réaction émotive vive, secondaire à un événement traumatisant qui ne se situe pas dans le cadre des expériences habituelles. La détresse qui envahit secondairement sa victime est une réaction logique à une situation tout-à-fait anormale.

Deux éléments sont nécessaires pour engendrer un stress post-traumatique :

1 – Le sujet a vécu, a été témoin ou a été confronté, à un événement ou à des événements dans lesquels des individus :
• ont pu trouver la mort ou être gravement blessés
• ont été menacés de mort ou de blessures graves
• l’intégrité physique du témoin ou celle d’autrui a pu être menacée.

2 – La réaction du sujet à l’événement s’est traduite par une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur.

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Deux chercheurs américains (étude présentée par Science Daily et relayée par Time et le Daily Mail) suggèrent que la fréquentation assidue des cabines de bronzage pourrait être liée à des troubles psychiques.

Lisham Ashrafioun, de l’université de Bowling Green State (Ohio), et Erin Bonar, de l’université du Michigan, ont interrogé plus de 500 étudiants s’exposant régulièrement aux UV.

Les chercheurs ont ainsi mis en lumière que, parmi les personnes interrogées et les plus sujettes à la dépendance, certaines s’étaient exposées aux UV au moins neuf fois en trente jours.

Ils en ont tiré la conclusion suivante : non seulement chez certains individus le bronzage vire à l’addiction pathologique, mais celle-ci pourrait également avoir un lien avec d’autres troubles mentaux.

Pour leur étude, ils ont utilisé les critères de définition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, utilisé pour diagnostiquer les maladies mentales. Ils en ont conclu que 31 % des personnes interrogées pouvaient être considérées comme ayant une addiction pathologique au bronzage.

Une proportion qui augmenterait chez les personnes sujettes à des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou à la dysmorphophobie, (peur pathologique d’être laid).

patricia-krentcil-44-ans-et-maman-de-5-enfants-aime-visiblement-beaucoup-le-bronzageLes chercheurs dressent un parallèle entre ces pathologies et la dépendance au bronzage. « Il est possible que la fréquentation excessive de cabines de bronzage soit lié aux comportements obsessionnels, ou qu’elle les apaise, en permettant de se détendre », explique ainsi Lisham Ashrafioun.

Si le phénomène d’« addiction au bronzage » n’est pas reconnu scientifiquement, ces chercheurs plaident pour qu’il le soit. « Nous ne disons pas que bronzer conduit nécessairement à une conduite addictive », nuance Lisham Ashrafioun. Mais, nous pensons qu’on ne peut pas exclure cette hypothèse, même chez ceux qui ne souffrent ni de TOC ni de dysmorphophobie. »

Un témoignage :

« J’ai moi-même été une addict aux UV, pendant deux ans environ.

Et chaque été, je présente une sorte d’addiction au bronzage, quitte à annuler tous mes plans pour passer une après-midi en maillot de bain au soleil, même par 36°C.

Je pense que les UV et le soleil en général créent une addiction chez les personnes ayant peur de déprimer, étant stressées, mais aussi souffrant de complexes sur leur apparence physique.

Le fait de passer 20 minutes dans une cabine d’UV, en sentant la chaleur « du soleil » sur sa peau, les yeux fermés, en compagnie de musique, crée vraiment une pause dans la journée, un moment de détente complète, dont on ressort en plus « plus beau ».

Il m’arrivait de passer 5 ou 6 heures allongée au soleil sans rien faire d’autre, en m’ennuyant parfois profondément, mais la seule motivation d’être plus bronzée me tenait sur ces transats (parfois même simplement allongée sur une serviette à même les dalles d’une terrasse – très inconfortable !).

Je trouve très intéressant le fait d’étudier ce comportement addictologique, cela pourrait prévenir les plus jeunes contre les dangers que représentent les UV (je parle des dangers mentaux et physiques). »

Des médecins français font part de leur inquiétude face aux cabines UV, qui occasionneraient la mort de 19 à 76 personnes chaque année sur le territoire national.

Ils appellent à une plus grande sensibilisation sur les risques d’une exposition aux UV, certains plaident même pour l’interdiction pure et dure des salons de bronzage. Car :

  • non, les séances d’UV artificiels ne préparent pas la peau au soleil. « C’est une idée fausse », explique Julie Gaillot de Saintignon (Institut national du cancer)
  • non, le bronzage n’est pas forcément synonyme de bonne santé et de réussite sociale. Bien au contraire à long terme, il « accélère l’apparition de signes de vieillissement cutané », poursuit-elle
  • non, cette pratique « ne peut pas être utilisée comme source de vitamine D »
  • non, «  les UV n’exercent pas d’effet protecteur sur l’incidence de certains cancers non cutanés (sein ou côlon) ».

Sources: bigbrowser.blog.lemonde.fr, Science Daily, Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)

Radio trottoir des erreurs quotidiennes :

  • On me dit que j’ai des crises de spasmophilie -> Ce terme est aujourd’hui désuet. Il est remplacé par le terme « attaque de panique ». On le trouve pourtant en tête de chapitre sur divers sites populaires ; c’est une bonne façon de juger de leur mauvaise qualité
  • On me dit que j’ai des crises de tétanie – > Même remarque que précédemment
  • Il faut me donner des tranquillisants, car j’ai trop peur que ça recommence -> Les tranquillisants sont déconseillés, et parfois inutiles. Par contre cela peut vous rassurer d’avoir toujours un comprimé dans la poche. Le seul fait de savoir que vous avez ce recours évitera la gravité des crises et vous n’aurez pas besoin de le prendre. C’est une forme de thérapie comportementale
  • Ce qui me fait le plus peur, c’est que je ne comprends pas ce qui déclenche mes crises -> Très souvent, il est impossible de trouver un facteur déclenchant. Les crises ne sont pas plus graves ni plus fréquentes pour autant
  • J’ai vraiment très peur d’en mourir -> La peur de mourir est effectivement parfois forte et très traumatisante, mais rassurez-vous, aucune attaque de panique n’a jamais tué quelqu’un.

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Effet de mode ?

Pathologie ?

Entre stratégie de communication (DSK serait « malade ») et bonne excuse pour les infidèles (Tiger Woods serait « malade » aussi), l’addiction sexuelle est mise à toutes les sauces.

Suite aux déclarations autour de la possible maladie de DSK (il souffrirait d’addiction sexuelle et souhaiterait se faire soigner), l’expression « addiction sexuelle » occupe plus que jamais le devant de la scène.

Initialement médiatisée par le biais d’affaires conjugales tout droit venues des USA, comme le cas de Tiger Woods ou de Michael Douglas, l’addiction sexuelle semble à première vue mêler intimement la morale et la psychiatrie : l’infidélité conjugale considérée comme une maladie, cela peut laisser perplexe.

Dans le cas de DSK, l’argumentation est reprise à un autre niveau : on invoque l’addiction sexuelle comme une maladie, qui permettrait en quelque sorte de le dédouaner, lui qui a publiquement été suspecté d’être un agresseur sexuel.

Faisons le point sur l’addiction sexuelle, et les mécanismes qui la sous-tendent.

L’addiction sexuelle : une forme de dépendance parmi d’autres ?

A partir de quoi classifie-t-on les pratiques sexuelles comme entrant dans le cadre d’une paraphilie ou d’une perversion ?

A partir de quelle normalité  détermine-t-on ce qui est déviant ?

addiction sexuelleEn ce qui concerne l’addiction sexuelle, il faut aller au-delà du mot, qui pointe une maladie, et comprendre ce qu’on veut désigner par là.

Qu’est-ce qu’un comportement addictif ?

L’addiction désigne une dépendance.

Et le comportement addictif, caractérisé notamment par l’impossibilité de s’abstenir et la perte de contrôle, est là pour calmer une angoisse.

Mais ce comportement n’est qu’un symptôme. En amont de celui-ci, il y a une raison qui relève souvent d’une angoisse de vide, ou d’une angoisse de perte liée à une problématique du deuil, au autre.

Tout cela se construit dans l’enfance, et est intimement lié à l’histoire personnelle de l’individu. Et l’addiction sexuelle est à rapporter aux autres addictions : c’est un des modes d’expression de la dépendance, qui est une défense contre une angoisse.

Les comportements de dépendance en général relèvent de ce même processus : en effet, on parle ici de comportements qui consistent à fuir le vide, à éviter de sombrer dans la dépression ou à perdre pied, en comblant cette peur du vide par un comportement qui calmera momentanément l’angoisse.

L’addiction sexuelle (multiplier les partenaires, se masturber compulsivement, séduire compulsivement, répéter des expériences sexuelles multiples) peut donc être un moyen de défense psychique contre le danger de l’effondrement.

Que l’addiction porte sur le sexe, le jeu, la drogue, l’alcool, le tabac, la nourriture,  c’est le même mécanisme qui est à l’œuvre.

A savoir calmer l’angoisse du vide sur un mode boulimique incontrôlable.

C’est le fait de ne pouvoir s’abstenir d’un comportement qui exprime un lien qui ne peut être rompu au risque de sombrer, qui caractérise la dépendance et donc l’addiction, et non le type de comportement en tant que tel. Ainsi, goûter particulièrement les parties fines en club libertin ne suffit pas à poser le diagnostic d’addiction sexuelle.

Pourquoi l’addiction se traduit-elle plutôt par tel type de comportement que par tel autre, dans tel registre plutôt que tel autre ?

C’est ici l’histoire personnelle de l’individu qui va donner à son addiction une forme ou une autre (plusieurs addictions simultanées étant possibles)…

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Les idées-forces :

  • L’attaque de panique est plus fréquente chez les femmes, et avant quarante ans. Elle est exceptionnelle après 65 ans. C’est une sensation de peur intense accompagnée de symptômes physiques, psychiques et comportementaux. Elle dure quelques minutes, devient maximale en moins de 10 minutes et dépasse rarement une heure.
  • Symptômes physiques les plus fréquents : palpitations, oppression thoracique, troubles vasomoteurs de la face et des extrémités, sensation d’étouffement, polypnée (respiration rapide), céphalées, vertiges, sensation d’évanouissement / paresthésies, tremblements, secousses musculaires, sueurs, nausées, et parfois diarrhée ou troubles urinaires.
  • Symptômes psychologiques les plus fréquents : malaise intense et mal défini, impression d’anéantissement ou  de catastrophe imminente, perte de contrôle de soi, peur de mourir, de devenir fou, de s’évanouir, ou même de commettre un acte dangereux. Répétition d’idées douloureuses. Ces troubles psychologiques sont aggravés par l’incapacité d’évaluer la gravité des symptômes physiques ressentis. Par exemple, la tachycardie augmente l’anxiété.
  • Il n’y a pas de « théâtralisation » comme dans l’hystérie ; les patients cherchent, au contraire, à dissimuler leur trouble le plus longtemps possible.
  • Il peut y avoir également des manifestations psychosensorielles telles que : sensations de déjà vu, accélérations de la pensée, perception modifiée du réel, instabilité de la marche.
  • C’est l’association des deux types de manifestations, psychologiques et somatiques, qui permet de diagnostiquer l’attaque de panique.
  • Tous ces symptômes entraînent des modifications de comportement : éructations, modifications de la voix, bégaiement, battements des paupières, agitation, demande d’aide, fuite vers des « lieux plus sûrs » ou, au contraire, prostration.
  • Très souvent, il n’y a pas de facteur déclenchant, ou il est impossible de le trouver.
  • D’autres patients ont, au contraire, toujours le même facteur déclenchant (ex : agoraphobie).
  • Dans d’autres cas, on retrouve des facteurs favorisants.
  • Certaines attaques sont déclenchées par des toxiques (alcool, cannabis, cocaïne, LSD, amphétamines, solvants, théophylline, phencyclidine, anticholinergiques, dérivés nitrés, extraits thyroïdiens, corticoïdes, oxyde et dioxyde de carbone).
  • L’attaque de panique peut survenir dans toutes les maladies psychiatriques (dépressions, psychoses), mais elle survient surtout en cas de névrose anxieuse ou phobique. L’agoraphobie est la cause la plus connue et la mieux identifiée des attaques de panique. L’agoraphobie est aussi la première cause de trouble panique (attaques répétées). Cependant, le trouble panique peut être indépendant d’une agoraphobie. C’est pourquoi on parle souvent de « trouble panique avec ou sans agoraphobie ».
  • Pour confirmer le diagnostic, on estime qu’il faut qu’au moins 4 des 10 symptômes suivants soient apparus de façon intense en moins dix minutes:
    • Palpitations ( accélération du rythme cardiaque).
    • Transpiration.
    • Tremblements ou secousses musculaires.
    • Sensations de « souffle coupé » ou impression d’étouffement.
    • Sensation d’étranglement.
    • Douleur ou gêne thoracique.
    • Nausée ou gêne abdominale.
    • Sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou impression d’évanouissement.
    • Déréalisation « sentiment d’irréalité », ou dépersonnalisation « être détaché de soi ».
    • Peur de perdre le contrôle ou de devenir fou.
    • Peur de mourir.
    • Paresthésies « sensations d’engourdissement ou de picotements ».
    • Frissons ou bouffées de chaleur.

 

La suite demain… !

 

Sources: lucperino.com, actualités Claude Bernard de la faculté de médecine de Lyon

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Combattre les idées reçues :

  • Le terme de spasmophilie a longtemps été utilisé dans le passé, presque exclusivement en France, pour désigner l’attaque de panique. Ce n’est pas une autre pathologie.
  • La tétanie est une contracture musculaire due à l’hypocalcémie dans l’insuffisance parathyroïdienne. Cette pathologie est rarissime. Ce terme a été parfois abusivement utilisé comme synonyme de spasmophilie. Ce terme doit être définitivement banni en psychiatrie.
  • Il est normal d’être anxieux dans certaines situations de la vie. Il est également normal d’avoir des manifestations physiques de cette anxiété, telles que tachycardie, frissons, sueurs ou tremblements.
  • Ce qui est anormal, c’est l’apparition de cette angoisse sans raison identifiable, et l’impossibilité de la contrôler.

La suite demain… !

 

Sources: lucperino.com, actualités Claude Bernard de la faculté de médecine de Lyon

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Les mots et les faits :

  • Anxiété : état émotionnel et psychologique associé à la peur, l’inquiétude ou la crainte. Cet état est normal et utile à notre survie en cas de risque, de stress ou de difficulté.
  • Trouble anxieux : lorsque l’anxiété est de durée ou d’intensité anormale par rapport au contexte et aux faits réellement vécus.
  • Angoisse : l’ensemble des diverses manifestations corporelles de l’anxiété.
  • Attaque de panique : crise brutale, souvent inopinée et isolée d’anxiété avec prédominance des manifestations physiques (angoisse). Il s’agit d’un terme médical dont la signification et les symptômes sont bien décrits.
  • Crise d’angoisse : terme souvent utilisé comme synonyme d’attaque de panique. Terme plus populaire et souvent moins précis.
  • Trouble panique : répétition trop fréquente d’attaques de panique avec peur de leur récidive.

La suite demain… !

 

Sources: lucperino.com, actualités Claude Bernard de la faculté de médecine de Lyon

  1. Etes-vous incapable d’arrêter de voir une personne donnée, si vous savez que voir cette personne est mauvaise pour vous ?
  2. Avez-vous le sentiment que vous voulez que personne ne soit au courant de vos activités sexuelles ou amoureuses ? Avez-vous l’impression d’avoir besoin de cacher ces activités aux autres (amis, famille, collègues etc…) ?
  3. Etes-vous complètement euphorique ou complètement déprimé après un acte sexuel ou une rencontre amoureuse ?
  4. Avez-vous eu des activités sexuelles à des moments déplacés, dans des endroits déplacés et/ou avec des personnes inappropriées ?
  5. Vous faites-vous des promesses ou vous donnez-vous des règles au sujet de votre comportement sexuel ou amoureux, que vous n’arrivez pas à tenir ?
  6. Avez-vous eu ou avez vous des relations sexuelles avec quelqu’un avec qui vous ne souhait(i)ez pas en avoir ?
  7. Pensez-vous qu’une activité sexuelle ou une relation peut rendre la vie supportable ?
  8. Avez-vous déjà eu le sentiment d’urgence que vous deviez absolument faire une activité sexuelle ?
  9. Pensez-vous qu’une personne peut vous  » doper  » ?
  10. Tenez-vous une liste, écrite ou non, du nombre de partenaires que vous avez eus ?

 

 

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Harcèlement, humiliations, vexations…

Tels sont les premiers mots qui viennent à l’esprit quand on parle de management toxique.

Pourtant, il ne se limite pas au harcèlement.

Un management devient toxique lorsqu’il place une personne dans l’incapacité de réaliser ses tâches et ses missions ou qu’il la soumet à une pression émotionnelle supplémentaire.

En prenant appui sur les récentes découvertes en psychologie et en neurosciences, cet ouvrage élargit le spectre du management toxique à d’autres process moins spectaculaires, mais tout aussi nocifs et sources de stress.

Conçu comme un parcours de selfcoaching, cet ouvrage propose de comprendre comment se mettent en place les comportements toxiques et de passer à l’action pour ne plus en être la cible.

A l’aide de grilles de lecture et mises en situations, vous pourrez :

  1. Diagnostiquer la source organisationnelle, relationnelle ou individuelle du management toxique
  2. Déculpabiliser et prendre du recul
  3. Développer une stratégie d’action pour supprimer la cause ou réduire l’effet du management toxique
  4. Agir avec pragmatisme et professionnalisme pour faire évoluer votre situation.
Harcèlement, intolérances, missions impossibles… Oui, comment s’en sortir ?

« Votre supérieur vous rend la vie infernale ? Il faut oser le recadrer pour vous affranchir de ses excès », préconise Patrick Collignon, expert des neurosciences, et auteur du nouveau livre « Le management toxique », aux éditions Eyrolles.

Faites le test suivant :

Question 1 : Si vous deviez résumer votre environnement de travail, quelle phrase utiliseriez-vous ?
¥ Quel manque d’organisation ! Un vrai bordel !
§ A quelques frictions près, ça ne se passe pas trop mal.
♦ C’est des malades ! Compétents, parfois géniaux, mais il faut pouvoir les suivre !
& On ménage le chef et ses susceptibilités. Il peut imploser à chaque instant.
C’est la jungle !

Question 2 : quelles sont vos pensées par rapport à votre manager ?
& Au début, tout allait bien, mais depuis x temps, il m’en veut, sans que je sache pourquoi.
¥ Qu’est ce qui va encore me tomber sur la tête ?
♦ Il n’arrête pas de me critiquer. Tout ce que je fais est nul.
Il m’intimide ou me met la pression gratuitement.
§ Depuis le début, il ne supporte pas qui je suis/ce que je représente.

Question 3 : A votre avis, votre manager est :
Tyrannique.
& Immature, un éternel insatisfait qui fait périodiquement une crise.
♦ Inépuisable, insensible à la souffrance et à l’échec.
§ Peu ouvert, pas sympathique, stupide… bref, l’opposé de vous.
¥ Un relais des échelons supérieurs, qui applique les consignes.Question 4 : votre manager vous reproche…
§ Un trait qui lui déplait de votre caractère.
¥ Votre immobilisme ou votre démotivation.
& Votre manque d’implication, comme si vous n’en faisiez jamais assez.
Tout et rien. Quoi que vous fassiez, il trouve quelques chose à redire pour vous rabaisser.
♦ Votre manque d’engagement, d’initiative… ce n’est jamais assez bien comparé à lui.

Question 5 : par rapport à une charge normale de travail, votre manager :
Dit qu’il travaille énormément. Mais on se demande ce qu’il fait vraiment…
♦ Travaille énormément. Il est inépuisable. Un bourreau de travail.
¥ Assure sa part de travail et conserve beaucoup de pouvoir décisionnel sur le travail des autres.
§ Assure sa part de travail.
& A l’impression d’en faire jamais assez là où il en fait trop, et vice versa. Au final, il s’épuise pour rien, souvent.

Question 6 : les consignes de votre manager sont :
§ Claires.
¥ Relativement claires sur vos responsabilités, peu sur votre pouvoir réel d’action.
Pas vraiment claires, ce qui vous est souvent reproché après coup (j’avais pourtant demandé que…).
&Claires mais mal calibrées : il en attend trop par rapport à la tâche réelle.
♦ Claires et très élevées en termes de quantité et de qualité.

Le Management toxique, f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelle 1Question 7 : quelle est l’influence de votre manager sur l’ambiance de travail ?
♦ Il place la barre tellement haut que la plupart des gens sont complexés et se sentent incompétents.
Il participe activement ou passivement à la création d’un climat d’insécurité permanente, de peur diffuse. On ne sait pas sur qui « ca » tombera …
& Ca dépend de son humeur. Parfois enthousiaste, parfois anxieux, parfois déçu, parfois en train de ruminer.
§ Neutre. Mais il y les choses qu’il ne supporte pas.
¥ Neutre, mais il organise mal le travail, ce qui est très démotivant.

Question 8 : parmi ses collaborateurs, dont vous faites partie, votre manager a-t-il des préférences ?
♦ Oui, il s’entoure de ceux qui fonctionnent comme lui et est assez peu accessible pour les autres.
§ Non, pas plus que quelqu’un d’autre. Mais il y a ceux qu’il ne supporte pas.
¥ Non pas plus que quelqu’un d’autre.
Oui. Il a ses préférés qui ont tendance à lui lécher les bottes, et ses têtes de Turcs, qui ont en tendance à en avoir peur.
& Oui, souvent les nouveaux venus. Mais, généralement, ça ne dure qu’un temps…

Question 9 : quand cela ne se passe pas comme il veut, mon manager…
A tendance à me mettre une pression d’enfer pour avoir ce qu’il veut, quitte à faire des crises de colère et m’insulter.
§ Stresse/et ou me reproche un aspect précis de ma personnalité.
¥ Me parle surtout de mes responsabilités mais refuse de me céder le pouvoir d’action indispensable.
& Stresse et a tendance à être douloureusement déçu et à me le reprocher par la suite.
♦ Stresse et a tendance à me planter là et ne plus rien me demander.

Question 10 : qu’est-ce qui vous démotives, vous démoralise ou vous déprime le plus ?
& Les allusions pleines de reproche de mon manager qui a, envers moi, une agressivité incompréhensive.
Les manières irrespectueuses de mon manager qui se croit tout permis et me traite comme un chien.
¥ Etre limité dans mes mouvements alors que je devrais être plus autonome.
♦ Quoi que je fasse, ce n’est jamais assez bien. On me laisse penser que je suis incompétent, ce qui est inexact.
§ La disqualification systématique par mon manager, à qui je ne plais pas.

Découvrez les resultats :

Vous avez une majorité de ¥
Vous vivez un management toxique de type « missions impossible »
Il existe une marge considérable entre ce que votre manager attend de vous et les moyens que l’on vous donne pour atteindre vos objectifs. Ce qui vous fait dire de votre manager quelque chose comme : « il profite de sa position pour exercer son pouvoir, puis il se décharge des conséquences de ses décisions. Quand ça dérape, après, c’est pour ma pomme ! C’est injuste. » Vous avez l’impression de ne pas avoir sa confiance. D’être là pour essuyer les plâtres et subir les conséquences des décisions prises par d’autres moins bien placés que vous pour réaliser le travail attendu, voire moins compétents sur cette tâche spécifique. Parfois, la toxicité peut se limiter à une tâche. Parfois, tout un service est atteint. […]Votre mission : rétablir l’équilibre entre les attentes et les moyens
Votre atout : votre démarche rendra l’organisation plus fluide et performante (à votre niveau)
Votre difficulté particulière : vous serez peut-être confronté à de la résistance au changement de la part de votre manager, qui n’est que le relais de l’organisation et souffre peut être du même mal que vous.Vous avez une majorité de §
Vous vivez un management toxique de type « antipathie »
Il y a quelque chose en vous qui réveille les intolérances de votre manager. Vous avez le sentiment qu’il vous a dans le nez. Vous l’énervez sans savoir très bien pourquoi. Rien de personnel (ni de professionnel), sauf qu’en votre présence, il montre des symptômes d’énervement, d’agitation ou d’abattement, ce qui peut induire chez vous des réactions de stress. Vous vous dites des choses comme : « il ne m’aime pas, ça tombe bien : moi non plus ! », « quel imbécile ! », « pour qui il se prend à me juger comme ça ! » […] Cette forme de toxicité s’adresse aux personnes dont le comportement réveille les intolérances du manager. Ces dernières peuvent se focaliser sur une personne qui est la seule à présenter une valeur, un trait de caractère ou de comportement ou être dirigées vers un groupe de personnes qui partagent, sans nécessairement se connaître, une valeur, un trait de caractère ou un comportement commun. Les seules personnes à être épargnées sont celles qui en ne le confrontant pas à ses intolérances, pensent comme lui.Votre mission : lutter contre les intolérances de votre manager (et les vôtres) et modifier sa perception de vous (et votre perception de lui).
Votre atout : votre démarche favorisera l’ambiance de travail et pourrait déboucher sur une relation plus ouverte avec votre manager.
Votre difficulté particulière : vous serez confronté à sa manière de voir les choses (pleine de certitudes !) e devrez faire évoluer la vôtre.Vous avez une majorité de
Vous vivez un management toxique de type » 4×4 »
Votre manager est très efficace dans ce qu’il fait mais a un gros défaut : il pense que tout le monde fonctionne ou doit fonctionner comme lui. Très exigeant, il est intolérant pour ceux qui n’arrivent pas à respecter son rythme de travail, son investissement ou sa forme d’excellence. Particulièrement critique c’est le champion des retours complexant et il a tendance à laisser de côté ceux en qui il ne se reconnait pas et à avancer sans eux. C’est pourquoi vous vous surprenez à penser des choses telles que : « ce que je fais n’est jamais assez bien », « il me prend pour un nul, un incompétent », « mon patron n’arrête pas de me filer des complexes » […] La toxicité de ce type de management touche la plupart des collaborateurs. Les seuls à y échapper sont ceux qui ressemblent effectivement au manager (ceux qui font semblant ne tiennent pas et se grillent sur la distance).

Votre mission : modifier sa perception de vous et réintégrer les rangs des personnes sur qui il peut compter.
Votre atout : votre démarche lui permettra de prendre du recul sur son fonctionnement et rendra l’équipe plus soudée et performante (à commencer par vous).
Votre difficulté particulière : lui faire passer le message (avec humilité, objectivité et enthousiasme).

Vous avez une majorité de &
Vous vivez un management de type « hyper »
Qu’il soit hyper-méticuleux, hyper-sociable, hyper-sympa ou hyper-compétitif, votre manager est surtout « hyper » instable et très ambivalent. Il est très susceptible sur certains points et il faut le prendre avec des pincettes lorsqu’on les aborde avec lui. Pourtant, au début, tout allait (trop) bien, puis, un jour, la situation s’est détériorée comme par un tour de magie. Il a l’air déçu par vous, sans que vous puissiez savoir comment ni pourquoi, et il vous le fait payer par des remarques caustiques. Cela explique votre incompréhension : « du jour au lendemain, ma position a changé. C’est dur d’avoir été mis sur un piédestal puis d’en descendre d’un coup » ; « mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour que ça change à ce point ? », « et le pire, c’est que je ne sais toujours pas ce qu’il me reproche »… le comportement de votre manager semble irrationnel : parfois enthousiaste, parfois anxieux, parfois amer…. Quant à vous, vous avez l’impression d’être pris en otage par quelque chose qui vous échappe complètement… [….] Tout le monde est une cible potentielle de ce côté « hyper » et souvent, on trouve dans l’équipe d’autres personnes jugées décevantes. Les nouveaux arrivants sont toutefois une cible de choix. Ils arrivent vierges d’expériences et focalisent les attentes frustrées du manager. Mais ça ne dure qu’un temps…

Votre mission : apprendre à gérer cet état d’hyper pour ne plus avoir de souci avec lui
Votre atout : votre démarche vous permettra de consacrer du temps et de l’énergie à d’autres sujets plus utiles…
Votre difficulté particulière : freiner l’un ou l’autre pan de votre personnalité pour éviter de retomber dans le piège de l’hyper et s’armer de patience et de ténacité.

Vous avez une majorité de
Vous vivez un management toxique de type « despote »
Votre manager est un tyran qui règne sans partage sur son fief : votre service. Tout le monde a peur de lui. Misant tout sur le pouvoir, il déstabilise, intimide, influence, terrorise aussi, parfois. Rien de ce que vous faites n’est jamais bon. Rien n’est jamais clair. C’est toujours votre faute. Tout le monde se méfie. Il divise pour régner et s’entoure de quelques lieutenants souvent plus royalistes que le roi, qui portent sa voix. L’ambiance dans votre service est détestable. En coulisse, vous pensez des choses comme : « Quel sale c… ! », « Il ne supporte pas qu’on lui dise « non » », « c’est comme il veut, quand il veut !, « il s’en prend toujours aux plus faibles que lui » […] Tout le monde est une cible potentielle de ce type de toxicité. Les plus faibles, dont la capacité de défense est moindre ou qui ne correspondent pas à la norme, sont les plus exposés. Toutefois, même quand on n’est pas une cible directe, on est généralement stressé par l’anxiété diffuse de devenir soi-même la cible de la toxicité.

Votre mission : réduire son pouvoir de nuisance en vous dégageant de cette peur, cette culpabilité
Votre atout : cette fois, vous ne disposez pas vraiment d’atout, car votre manager jouit fréquemment d’une très bonne réputation dans l’organisation et il fera tout pour empêcher que la situation, avantageuse pour lui, change.
Votre difficulté particulière : donner moins de prise aux manœuvres d’intimidation en travaillant sur votre propre position instinctive.

(test ci-dessus provenant de l’ouvrage « Le Management Toxique », Patrick Collignon et Chantal Vander Vorst, Editions Eyrolles)
Sources: « Le Management Toxique« , Patrick Collignon et Chantal Vander Vorst, Editions Eyrolles, management-toxique.com

D’autres chroniques sur le management toxiques dans ce blog (utilisez le moteur de recherche dans la colonne de droite de la page d’accueil du blog)

L’alcool fait plonger dans la précarité :
y pensez-vous ?

Chacun le sait : à l’échelon individuel comme à l’échelon collectif, la facture socio-économique d’une addiction à l’alcool est salée.

Si les individus qui ont un problème avec l’alcool minimisent leur consommation, en revanche, ils estiment mieux celle-ci lorsqu’ils parlent de leurs dépenses pour consommer de l’alcool.

La facture s’alourdit pour certains quand on y ajoute les arrêts de travail de courte durée, de 2 à 3 jours, de façon répétitive après les alcoolisations du week-end avec, à la clé, un risque de perte d’emploi, d’une compagne qui part…

Le 4 février, Journée mondiale contre le cancer, rappelle chaque année l’importance de lutter contre le cancer.

C’est une maladie qui continue à s’étendre inexorablement. Aujourd’hui encore, elle constitue la première cause de mortalité dans le monde.

Prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce. Tous les 4 février, la Journée mondiale contre le cancer rappelle tristement l‘importance de prévenir, détecter et traiter cette maladie le plus tôt possible.

Plus besoin de présenter cette maladie, qui se caractérise par la prolifération incontrôlée de cellules, qui donnent naissance à des tumeurs. Mais son taux de mortalité reste trop peu connu, alors qu’il est « supérieur à celui du sida, de la tuberculose et du paludisme réunis », précise La Ligue contre le Cancer.

En 2012, plus de 12 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués dans le monde et 7,6 millions d’individus en sont morts. Des chiffres qui ne cessent de croître.

En l’absence de mesures appropriées, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que ce sera près de 22 millions de nouveaux cas annuels d’ici quinze ans.

Malgré des progrès majeurs dans les traitements, les décès devraient, en conséquence, augmenter « pour dépasser 13,1 millions de décès en 2030 », estime-t-elle.

« Les pays à bas et moyens revenus seront les plus touchés car beaucoup d’entre deux sont mal équipés pour faire face à cette escalade du nombre de malades atteints de cancers« , souligne Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS.

Outre des facteurs physiques (rayonnement ultraviolet, radiations), chimiques (amiante) ou biologiques (virus, bactéries), cette pathologie trouve de plus en plus son origine dans des facteurs comportementaux (sédentarité, alimentation, tabagisme).

Ainsi, selon le rapport « World Cancer Report 2014 » de l’OMS, le cancer du poumon est le plus fréquemment diagnostiqués en 2012 (1,8 million de cas).

Il devance de peu le cancer du sein (1,7 million) et le cancer du côlon (1,4 million). « Compte tenu de la croissance et du vieillissement de la population, ainsi que du développement de facteurs de risques, la situation devrait s’aggraver dans les prochaines décennies, posant un défi majeur aux systèmes de santé », avertit Christopher Wild, auteur du rapport.

En France, l’Institut national du cancer (INCa) estime à 355 000 le nombre de nouveaux cas de cancer en 2012.

« Avec environ 148 000 décès chaque année, il constitue la première cause de mortalité », précise-t-il.

Simple et rassurant, le dépistage constitue l’une des principales mesures de prévention : des programmes nationaux ont été mis en place pour le cancer du sein, les cancers colorectaux et le cancer du col de l’utérus.

Depuis 2003 le pays a vu se succéder deux « Plans Cancer » et un troisième sera annoncé par François Hollande aujourd’hui. Axé sur les inégalités entre les malades, il prévoit notamment de faire passer la prévention et le dépistage au premier plan.

 

Sources: metronews.fr, OMS, Ligue contre le cancer

 

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Ce nouvel ouvrage entend dénoncer une véritable loi du silence.

Une loi du silence qui empêche les victimes d’être réellement secourues et efficacement traitées.

Un livre document, «Le livre noir des violences sexuelles», qui éclaire, explique et interpelle !

« Dès mes premiers contacts avec l’univers hospitalier, je fus révoltée par l’indifférence et l’insensibilité avec lesquelles beaucoup de médecins traitaient les patients victimes de violences …

Avec cet ouvrage, à la demande et au nom de tous mes patients qui ont participé activement à son élaboration, je vous propose de partager le fruit de toutes ces expériences et de cette recherche, en espérant contribuer à améliorer la prise en charge des victimes de violences, à mieux comprendre les mécanismes psychotraumatiques et leurs conséquences catastrophiques sur la santé et la qualité de vie des victimes, et à prévenir de nouvelles violences » Dr Muriel Salmona (auteur)

Viols, incestes, agressions… La législation française est aujourd’hui très précise et le code pénal particulièrement répressif.

Pourtant, plus de neuf victimes de viol ou de tentative de viol sur dix n’osent pas dénoncer les violences qu’elles ont subies.

Donc seulement 10% des victimes portent plainte et se retrouvent dans le circuit médico-légal (moins de 2% en cas de viols conjugaux).

Par peur de l’agresseur, un proche dans 80 % des cas ; par manque d’accueil médical et social, tant les lésions et les symptômes de ces atteintes profondes à l’intégrité physique et psychique restent méconnus et minimisés. À tel point que moins d’un viol sur trente fait l’objet d’un procès et un sur cent, à peine, d’une condamnation, le plus souvent en correctionnelle, après requalification des faits en ‘simple’ délit d’agression.

Cette minimisation et banalisation du crime de viol, la plus grave des violences sexuelles – reconnue, depuis 2008, comme une arme de guerre par l’ONU – n’est évidemment pas une particularité judiciaire. C’est l’une des traductions du déni général, social et politique, des violences sexuelles, déplore la psychiatre et psychotraumatologue Muriel Salmona. La loi a beau être de plus en plus pointue (définition pénale du crime de viol en décembre 1980 ; jurisprudence du viol conjugal au début des années 90…), le viol reste, en France, comme dans de nombreux pays occidentaux, le « crime presque parfait ».

D’où ce Livre noir, qui, implacablement, renvoie la société française, ses responsables politiques et institutionnels, à leurs dénis. À commencer par le plus terrible : celui des blessures infligées aux victimes de violences sexuelles.

Le viol est un des pires traumas que l’on puisse subir, et qui entraîne le plus d’états de stress post-traumatiques chez les victimes.

Il s’agit d’un exercice de pouvoir et de domination sur autrui, d’une excitation à la haine, d’une volonté de nuire et de détruire qui s’exerce dans le cadre d’une mise en scène où l’autre. Celui qui est violé n’a aucune valeur, ne s’appartient plus, est réduit à un objet, où sa dignité humaine est niée. Le viol s’exerce avant tout sur le lit des inégalités, des discriminations, des dépendances et des plus grandes vulnérabilités.

Chercheuse et clinicienne, le Dr Muriel Salmona expose ainsi avec limpidité et précision les conséquences d’un viol (équivalent, en degré d’atteinte à la personne, à une torture) : même sidération et même nécessité de disjonction cérébrale, face à la peur de mourir, puis même mémoire traumatique, qui faute de soin, fait revivre le calvaire à l’identique, à l’occasion d’un mot, d’un geste, d’une odeur, d’une couleur… liée à l’agression.

Double peine :

L’auteure décrit minutieusement les mécanismes neuro-biologiques, chimiques ainsi que les symptômes physiques et psychiques, toujours douloureux et souvent invalidants, des violences sexuelles : prostration, pertes de mémoire, culpabilisation, sentiment de honte, manque total de confiance, peur…

Autant de témoignages de sa souffrance, qui se retournent le plus souvent contre la victime, qui lui sont reprochés quand ils ne contribuent pas, pour les proches, les médecins, les policiers les procureurs, les avocats, les juges, les médias et, au final, tout un chacun, à douter des faits.

Le livre noir des violences sexuelles existe et c'est bien. Voici pourquoiC’est ce que Muriel Salmona appelle « la double peine », pour les victimes. Les conséquences évidentes de la violence subie, sont en effet institutionnellement et socialement regardées comme autant d’indices de mensonge probable, d’exagération vraisemblable, de déséquilibre personnel, voire de consentement inavoué, sinon de déséquilibre personnel.

En d’autres termes, c’est la victime qui est jugée responsable de ce qui lui arrive.

On invoque sa tenue vestimentaire, ses attitudes, les lieux fréquentés, ses antécédents sexuels ou autres. L’agresseur, lui, se retrouve quasi exonéré de sa violence, habillée de désir provoqué, reconvertie en tentation provoquée, à laquelle il serait, naturellement, difficile de ne pas succomber.

Des soins possibles et efficaces :

Le discours d’excuse et de minimisation est d’autant plus courant que les violences sexuelles, et singulièrement le viol, sont sociologiquement très réparties entre les classes sociales. Si, judiciairement, elles apparaissent comme plutôt ‘populaires’, c’est parce que plus on s’élève socialement, plus on a de moyens financiers et juridiques, plus on a de surface sociale, voire politique, et moins on est menacé.

La dissimulation s’avère par ailleurs plus forte dans les classes aisées, de même que la dénégation, par ‘principe’ social (« ça ne se fait pas »).

Ce déni est efficacement relayé par le tabou de l’intime et l’argument de la ‘sphère privée’, très fréquemment convoqué si une personnalité en vue est mise en cause ou dès qu’il est question de violences commises dans le couple et, plus encore, à l’encontre de mineur-e-s (qui représentent, en France, un peu plus de la moitié des victimes déclarées de viols).

En publiant ce Livre noir, Muriel Salmona espère évidemment contribuer à faire évoluer la prise en compte des victimes qui ont d’abord et surtout besoin d’être sécurisées, entendues, reconnues puis soignées. En plus de 20 ans de pratique, mais aussi de recherche et de travail associatif, la psychiatre et psychotraumatologue en témoigne avec force et conviction.

Mini-interview de l’auteur :

Dès l’introduction de votre Livre noir des violences sexuelles, vous précisez que les violences sexuelles sont en augmentation, et que les victimes sont à 80 % des femmes. Cette situation paraît aberrante dans notre pays, au XXIe siècle…

Dr Muriel Salmona: Malheureusement, les chiffres sont catastrophiques. Toutes les enquêtes le montrent, les victimes sont issues de tous les milieux sociaux et de toutes les catégories professionnelles, et les violences sexuelles sont commises essentiellement par des hommes, par des proches ou quelqu’un de connu par la victime dans 80 % des cas. Malgré le Mouvement de libération des femmes (MLF) et les progrès en matière d’égalité ces quarante dernières années, nous sommes encore loin du compte concernant les violences, les discriminations et les inégalités subies par les femmes en France. Concernant les violences conjugales, 10 % des femmes en ont subi dans l’année écoulée ; pour les viols, les chiffres sont aussi effrayants  : 75 000 femmes sont violées par an, et plus de 150 000 si l’on rajoute les mineures ! Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint en France. Ces chiffres ne se sont pas améliorés, ils ont même augmenté. Nous vivons une réalité absolument impensable dans une société comme la nôtre.

Vous voulez dire que notre société se rend complice de ces violences, en n’écoutant pas assez les victimes et en ne les protégeant pas ?

Dr Muriel Salmona: La réalité des violences sexuelles est l’objet d’un déni massif. Notre société se préoccupe peu des violences subies par les femmes et ne fait rien ou presque pour les dénoncer, poursuivre les agresseurs, ni aider les victimes ! De ce fait, il existe une loi du silence incroyable puisque moins de 8 % des femmes violées osent porter plainte : seuls 2 % des viols conjugaux et des violences sexuelles intrafamiliales font l’objet de plaintes. Et au final, ces plaintes aboutissent à seulement 1,5 à 2 % de condamnations en justice, et la plupart des viols sont transformés en agressions sexuelles ! La gravité de ce crime n’est pas réellement prise en compte dans notre société et l’impunité règne. De plus, les droits essentiels des victimes à la sécurité et aux soins ne sont pas respectés. Les femmes en danger bénéficient rarement d’une protection efficace. Une récente étude montre qu’en Île-de-France 67 % des femmes interrogées ont peur dans les transports en commun, dans leur quartier le soir, ou à leur domicile, contre 34 % des hommes.

Statistiques :

En France, 20,4% des femmes ont subi des violences sexuelles dans leur vie (pour 6,8% d’hommes), 16% des femmes ont subi des viols et des tentatives de viols (pour 5% d’hommes), et 59% d’entre elles étaient mineurs quand elles ont subi ces viols et tentatives de viols (67% pour les hommes) (enquête CSF INSERM, 2008).

Chaque année, les femmes de 18 à 75 ans subissent 83.000 viols ou tentatives de viol (enquête CVS 2010-2012) dont 26.000 au sein du couple (30%). Si on ajoute les filles de moins de 18 ans (puisque 59% étaient mineures au moment des faits), on obtient alors pour les mineures près de 120.000 viols et tentatives de viols par an, soit 203.000 viols en tout.

Qui est l’auteur ?

Dr Muriel Salmona, psychiatre spécialisée dans la prise en charge des victimes, formatrice et chercheuse en psychotraumatologie, présidente de l’association de formation et de recherche Mémoire Traumatique et Victimologie,  elle est également l’auteure de nombreux articles sur les violences conjugales et sexuelles. En 2008 elle a dirigé une étude sur les conséquences psychotraumatiques des violences.

Site  : memoiretraumatique.org 

Blog : stopauxviolences.blogspot.fr

Web : lelivrenoirdesviolencessexuelles.wordpress.com/livre

«Le livre noir des violences sexuelles» de Muriel Salmona, Editions Dunod, 2013

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