peur


-> Faut-il exprimer vos émotions négatives ?

Dans un contexte difficile oui. Mais chacun peut réagir selon sa personnalité.

Par exemple, j’ai remarqué que les personnes qui ont des troubles anxieux dans le cadre du travail se manifestent moins en période de confinement, ce qui peut paraître paradoxal.

Car ils sont anxieux au travail en raison des relations professionnelles difficiles, soit avec leur hiérarchie, soit avec leurs collègues, leurs clients. Là, le fait d’être chez soi, confiné avec un écran, ça leur met une distance protectrice.

-> L’exposition au danger, ou ce qui est perçu comme un danger, est moins directe.

Il y a au contraire des gens qui étaient très dynamiques au travail, des « leaders » : ils aiment bien venir taper sur l’épaule de leur collègue le matin, des espèces de locomotives relationnelles. Ils ont manifesté des troubles anxieux parce qu’ils ont besoin du contact avec les autres pour se nourrir émotionnellement. Et l’on en a vu en perte de repères.

Certains doivent apprendre à être là sans trop être là, c’est compliqué. Chacun fait de son mieux, il ne faut pas s’en vouloir, ce n’est pas la peine de rajouter de la culpabilité ou des pressions de performance.

-> Ce n’est absolument pas la situation de télétravail qui cause la souffrance, pas en elle-même.

En revanche il y a des gens moins faits pour le télétravail que d’autres. Des personnes qui sont structurées par les contraintes données de l’extérieur : je dois être au bureau à telle heure, je vais mettre mon réveil, y aller. Ensuite il y a des rituels au bureau, les choses se déroulent d’une certaine façon, la journée est organisée par le cadre et la relation aux autres.

Et ceux-là, en télétravail, ont plus de mal. C’est une manière de fonctionner, c’est plus difficile pour eux, confinement ou pas confinement.

-> Comment accompagner ces salariés en souffrance

Ceux-là doivent être repérés par leur manager, et contactés régulièrement pour savoir comment ça va. Des réunions et des points de rencontre peuvent les aider à structurer leurs journées. Ils ont besoin d’un suivi, d’un rythme donné par un cadre et d’avoir des contacts.

D’autres ont besoin de relationnel, mais de vrai relationnel et l’on se rend compte que la visio ne remplace pas les vrais contacts. Ceux-là sont plus en difficulté en ce moment.

Il y a un risque de dévalorisation aussi, parce que quand on se nourrit du regard des autres et qu’on ne l’a plus, il peut y avoir une chute de l’estime de soi.

-> Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ?

À la longue, le stress a un impact négatif sur de nombreuses variables physiologiques dont le système immunitaire, c’est une évidence pour beaucoup de gens. Il faut que le télétravail soit apprivoisé. Mais il y a des personnalités qui auront du mal en permanence. Il faut accompagner le télétravail et admettre que des gens n’aiment pas ça, n’ont pas envie.

-> Selon cette étude, les femmes sont plus touchées, qu’en pensez-vous ?

Ce qu’on peut noter c’est que l’aspect charge domestique – le ménage, les enfants, les repas – est encore aujourd’hui très prégnant. C’est un des éléments qui pourrait expliquer cette donnée. Elles ont déjà cette charge en temps normal, il n’y a pas de raison que cesse en confinement une situation dont elles se plaignaient déjà… au contraire, ça en a rajouté.

On constate aussi qu’il y a une augmentation de la violence domestique en temps de confinement, et ce sont plus souvent les femmes qui sont violentées, physiquement ou mentalement. Le confinement n’a pas pu effacer ça par magie, ça a même dû accentuer ces situations de souffrance.

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Annoncé pour le 11 mai, le déconfinement sera pour certains une source de stress et d’anxiété.

Comment faire face à la peur du Covid-19 et de l’inconnu ?

« Ce qui est très stressant, d’une manière générale, ce sont les changements de régimes et d’habitudes », lance le Dr Charles-Édouard Notredame, psychiatre et chef de clinique au CHU de Lille. Comme le passage au confinement a pu constituer une source de stress, le déconfinement peut agir de la même manière.

« Le confinement a pu représenter une absence de libertés, en bousculant nos repères et nos habitudes. Finalement, on a fini par s’accoutumer à ce nouveau mode de vie. Les gens doivent se réadapter à un changement de repères avec le déconfinement. Ce sont les efforts d’adaptation qui peuvent être très stressants », souligne le praticien.

Pour la Dr Rachel Bocher, cheffe du service psychiatrie au CHU de Nantes, « ce qui peut rendre les gens anxieux en ce moment est un mélange de plusieurs choses : l’épidémie, le confinement et le flou des consignes qui sont données ».

Mais le ressenti lié au déconfinement sera très variable d’une personne à une autre.

« Pour certains, le confinement a pu suspendre des contraintes liées à la vie sociale, qui étaient sources d’angoisse. Je pense par exemple à des adolescents qui avaient des difficultés dans le milieu scolaire. D’autres personnes ont pu aussi se retrouver dans des situations de conflits familiaux, voir de violences intra-familiales, et percevront le déconfinement comme un soulagement », ajoute Charles-Édouard Notredame.

Comment faire face à une « anxiété du déconfinement » ?

Il faut prendre le temps pour intégrer la co-existence avec le coronavirus au quotidien. Ce qui est le plus difficile, c’est cette période de transition.

Face à une situation de détresse ou d’angoisse, des mesures simples peuvent être appliquées par tous : faire attention à son sommeil, adopter une alimentation équilibrée en baissant fortement sa consommation de sucre et de féculent, et faire de l’activité physique dans la mesure du possible…

Il faut reprendre une vie avec des rythmes : se lever, manger et se coucher à des heures définies, faire des activités stimulantes, qu’elles soient intellectuelles ou physiques. La meilleure façon pour ne pas être confronté à une angoisse, c’est de ne pas en faire une obsession.

Rétablir un lien social avec ceux qui nous entourent est également bénéfique. Ne pas s’isoler et rester en contact avec ses proches, c’est très important.

En cas d’angoisse ou d’anxiété trop forte, il ne faut pas hésiter à en parler et faire appel à un thérapeute au cabinet ou en téléconsultation avec Skype. Quelques séances d’hypnose profonde avec moi vous permettra vous sentir plus fort et confiant.

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« Je préfère rester chez moi » : après huit semaines de confinement, la peur de sortir

À l’issue de ces huit semaines de confinement, lorsqu’il s’agira de retrouver son quotidien d’avant, il pourrait y avoir des troubles phobiques majeurs, et certainement des dépressions, comme on l’observe parfois à retardement après avoir surmonté une épreuve.

Elle a mangé des pâtes pendant deux semaines, pris une douche après chaque sortie pour le courrier… Depuis deux mois, Carole est cloîtrée chez elle et ne compte pas sortir lundi, rongée comme d’autres par la peur qui fait craindre aux médecins l’apparition de troubles psychiatriques.

Seule avec sa fille de deux ans, Carole, 42 ans, nourrice, n’a pas quitté son appartement, sauf pour faire le tour du pâté de maison, car son médecin avait insisté : « J’ai fait ça deux jours, mais voyant qu’il y avait toujours des morts, j’ai arrêté. Je préfère rester chez moi, je suis plus en sécurité » dit-elle.

Faute de créneau de livraison disponible, elle est restée presque deux semaines sans nourriture : « C’était pâtes et pâtes. L’essentiel était qu’il y ait du lait pour ma fille ».

« J’ai encore plus peur »

Le 11 mai, elle ne reprendra pas le travail. Elle restera chez elle en attendant de voir si un éventuel rebond de l’épidémie survient. « J’ai encore plus peur, car il y aura beaucoup plus de monde dans les rues » explique-t-elle. Elle prévoit d’aller consulter un psychopraticien ou un hypnothérapeute pour l’aider à combattre cette peur.

Une inquiétude partagée par les professionnels de la santé mentale dans l’ensemble des pays touchés par la pandémie, où les études montrent une hausse de l’anxiété et de la dépression.

Pour l’heure, les cas échappent de facto à l’observation, car les gens touchés par ces troubles restant scrupuleusement confinés. L’on entend parler de risque de troubles post-traumatiques, mais ils auraient alors une présentation clinique tout à fait inédite.

On peut aussi imaginer des réactions de peur ou colère irrationnelle, devant ce qui chez l’autre serait considéré comme irresponsable et non civique, notamment dans les transports en commun.

« Si on m’invite quelque part, je dirai non »

« Dans la rue, on va se regarder comme après les attentats, de manière un peu suspicieuse » prédit Nancy, 28 ans, parisienne. Graphiste freelance et vendeuse dans une boutique de vêtement le week-end, elle est stressée de devoir reprendre les transports en commun, après près de deux mois de strict confinement.

Son compagnon, Yves-Allan, explique n’être sorti que tous les 10 jours pour faire des courses, « pour minimiser les risques, préserver ma santé, et en me disant que si tout le monde le respectait, on s’en sortirait plus vite ».

À part pour le travail, le couple n’a prévu aucune sortie, en attendant de voir l’évolution de l’épidémie après le déconfinement. « Si on m’invite quelque part, je dirai non » explique Nancy. « Je sais ce que moi j’ai fait, les précautions prises, mais les autres non ».

Ghania, elle, ne sortira pas après le 11 mai. Cette mère de deux jeunes enfants qui vit en famille a « peur pour eux ». « Même si on dit qu’ils sont immunisés, ils peuvent quand même l’attraper » craint-elle. Dans sa ville, les écoles ne rouvriront pas.

« Ce nombre énorme de morts »

À l’annonce du confinement, elle dit s’être « pris un coup sur la figure ». « Après nous avoir dit que c’était rien ce virus, on a tout fermé, les écoles… Du coup je ne suis plus sortie du tout, et les enfants non plus » explique-t-elle.

Le décompte macabre des victimes du virus l’a aussi traumatisée : « J’évite de regarder les infos. Ce nombre énorme de morts, tous les jours, je ne supporte pas. Ça me stresse de voir autant de personnes mourir, je pense à leur famille. À la mienne, en Algérie, où les hôpitaux ne sont pas aussi bien qu’ici… »

Sinon, quelques séances d’hypnose profonde chez le psy vous permettra vous sentir plus fort et confiante.

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Son père était condamné à mourir du coronavirus, voici comment il l’a soigné

Tout le monde le croyait condamné, sauf son fils.

Au Royaume-Uni, un homme de 81 ans malade du Covid-19, qui demandait à mourir chez lui, a survécu au coronavirus. Le plan de son fils a déjoué tous les pronostics.

– Parfois, ce n’est pas votre heure

C’est probablement ce que se sont dit les membres de cette famille britannique, dont le grand-père de 81 ans, porteur du nouveau coronavirus et atteint d’une maladie respiratoire, semblait condamné. Jusqu’à ce que son fils prenne les choses en main.

Dès le 25 mars, l’état de Suryakant, surnommé Suri, octogénaire souffrant déjà d’une maladie pulmonaire obstructive chronique, commence à se dégrader.

Ses balades censées durer dix minutes se transforment en excursions poussives de 45 minutes. Et même s’il ne présente pas de fièvre ou de toux, ses problèmes respiratoires s’aggravent. Le vieil homme semble fatigué et apathique.

– « Tu ne vas pas mourir, on va s’occuper de toi »

Quand ses poumons commencent à se remplir de liquide, Suri est transporté à l’hôpital de Watford, dans la banlieue de Londres. Sûrs à 95 % qu’il est atteint du coronavirus, les médecins préviennent : si l’état de Suri venait à s’aggraver, ils ne pourront pas l’intuber pour le placer sous respiration artificielle, car ses poumons n’y résisteraient pas. Ils décident alors de le renvoyer à la maison.

De retour chez lui, l’octogénaire saisit la main de son fils et lui fait promettre de ne pas le renvoyer à l’hôpital. « Si je dois mourir, je veux que ce soit ici », dit-il, comme le rapporte son fils Raj Nathwani, 55 ans, à la chaîne de télévision américaine CNN.

Un fils qui n’est absolument pas prêt à accepter la mort de son père : « Tu ne vas pas mourir. On va s’occuper de toi à la maison », lui répond-il.

– Collecter des données pour sauver son père

Raj met alors en place un véritable plan d’action pour sauver son père. Il passe l’après-midi à nettoyer la maison à fond, isole sa mère de 80 ans au rez-de-chaussée et transforme la chambre de ses parents, à l’étage, en chambre d’hôpital de fortune.

Outre ses minces connaissances médicales et les conseils de l’hôpital pour administrer des soins palliatifs à son père, le fils, responsable de clientèle dans une société de publicité, décide alors de faire ce qu’il connaît le mieux : la collecte de données.

Raj achète le matériel médical de base et crée alors une feuille de calcul qui permet de suivre l’évolution de la température, de la pression artérielle et la saturation en oxygène de Suri.

Pour limiter le temps passé dans la chambre de son père, il l’équipe d’une tablette, sur laquelle il installe une application de babyphone, ce qui permet à tous les membres de la famille, dont certains vivent aux États-Unis, de rester en contact et de surveiller Suri.

Le fils stratège a également pu se reposer sur les conseils d’un ami de la famille, médecin généraliste, qui a pu interpréter les données enregistrées dans sa feuille de calcul et donner des recommandations concernant l’hydratation du patient.

– « Ne pas réanimer »

Mais trois jours plus tard, Suri commence à délirer, peine à s’alimenter et confie à Raj qu’il pense être proche de la fin. Le lendemain, le diagnostic tombe : l’octogénaire est bien atteint du coronavirus. Le médecin de famille prescrit alors des antibiotiques et recommande que l’on couche le malade sur le ventre le plus possible afin de l’aider à mieux respirer.

« Je ne suis pas un parieur. Mais si j’avais dû miser de l’argent, je n’aurais pas donné cher de la vie de cet homme », a confié le Dr Bharat Thacker à CNN.

Au regard de l’état de santé de Suri, des directives anticipées destinées aux soignants sont même rédigées : « Ne pas réanimer. » Heureusement, nul n’a eu besoin de respecter ces consignes.

Peu à peu, l’état de l’octogénaire commence à s’améliorer. Son fils comprend qu’il est sur la voie de la rémission quand Suri se remet à le houspiller. « Il recommençait à se plaindre de son thé qui n’était pas bien préparé. Puis il a réclamé de la pizza et des frites. »

– « Pas son heure »

Une des clés de la rémission de l’octogénaire pourrait aussi venir du fait que la maison était déjà équipée d’une ventilation à pression positive continue, pour traiter son apnée du sommeil.

La semaine dernière, après que les médecins lui ont donné le feu vert, Suri a pu marcher de nouveau dans son jardin à l’aide d’un déambulateur. « On a eu la chance d’avoir une équipe de référents en qui j’ai confiance, ainsi je n’ai pas eu à me fier uniquement au docteur Google », ironise Raj.

Quant au Dr Thacker, dont plusieurs patients sont décédés des suites du nouveau coronavirus, il reste réservé sur les facteurs qui ont permis à Suri de vaincre la maladie.

Sont-ce les soins apportés par sa famille ou bien les données collectées par son fils et transmises aux médecins qui ont fait la différence ? Difficile à dire pour le médecin, qui ajoute : « Peut-être aussi la chance. Ou ce n’était tout simplement pas son heure. »

Source: ouest-france.fr

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Pour ceux qui sont restés cloîtrés, la « peur » grandissante du déconfinement…

Elle a mangé des pâtes pendant deux semaines, pris une douche après chaque sortie pour le courrier… Depuis deux mois, Carole est cloîtrée chez elle et ne compte pas sortir lundi, rongée comme d’autres par la « peur » qui fait craindre aux médecins l’apparition de « troubles psychiatriques ». Seule avec sa fille de deux ans, Carole, 42 ans, nourrice, n’a pas quitté son appartement de Toulouse, sauf pour faire le tour du pâté de maison, car son médecin avait insisté.

« J’ai fait ça deux jours, mais voyant qu’il y avait toujours des morts, j’ai arrêté. Je préfère rester chez moi, je suis plus en sécurité », dit-elle. Faute de créneau de livraison disponible, elle est restée presque deux semaines sans nourriture : « C’était pâtes et pâtes. L’essentiel était qu’il y ait du lait pour ma fille ».

Le 11 mai, elle ne reprendra pas le travail et restera chez elle en attendant de voir si un éventuel rebond de l’épidémie survient. « J’ai encore plus peur, car il y aura beaucoup plus de monde dans les rues », explique-t-elle. Elle prévoit d’aller consulter un psychopraticien ou un hypno pour l’aider à combattre cette peur.

A l’issue de ces huit semaines de confinement, l’on peut facilement imaginer des troubles phobiques majeurs, et certainement des dépressions, comme on l’observe parfois à retardement après avoir surmonté une épreuve lorsqu’il s’agit de refaire face à une forme de quotidien.

Une inquiétude partagée par les professionnels de la santé mentale dans l’ensemble des pays touchés par la pandémie, où les études montrent une hausse de l’anxiété et de la dépression.

Pour l’heure, les cas échappent de facto à notre observation, les gens touchés par ces troubles restant scrupuleusement confinés. Nous avons entendu parler de risque de « troubles post-traumatiques », mais ils auraient alors une présentation clinique tout à fait inédite.

On peut aussi imaginer des réactions de peur ou colère irrationnelle, devant ce qui chez l’autre serait considéré comme « irresponsable » et non civique, notamment dans les transports en commun.

« Ce nombre énorme de morts »…

« Dans la rue, on va se regarder comme après les attentats, de manière un peu suspicieuse », prédit Nancy, 28 ans, de Cornebarrieu. Graphiste freelance et vendeuse dans une boutique de vêtement le week-end, elle est stressée de devoir reprendre les transports en commun, après près de deux mois de strict confinement.

Son compagnon, Yves-Allan, explique n’être sorti que tous les 10 jours pour faire des courses, « pour minimiser les risques, préserver ma santé, et en me disant que si tout le monde le respectait, on s’en sortirait plus vite ». Agent immobilier, lui se rendra au travail serein, notamment car il a « la chance de pouvoir y aller à pied », avec masques et gants fournis par son employeur.

A part pour le travail, le couple n’a prévu aucune sortie, en attendant de voir l’évolution de l’épidémie après le déconfinement. « Si on m’invite quelque part, je dirai non », explique Nancy. « Je sais ce que moi j’ai fait, les précautions prises, mais les autres non ».

Ghania, elle, ne sortira pas après le 11 mai. Cette mère de deux jeunes enfants qui vit en famille à Balma a « peur pour eux ». « Même si on dit qu’ils sont immunisés, ils peuvent quand même l’attraper », craint-elle. Dans sa ville, les écoles ne rouvriront pas.

A l’annonce du confinement, elle dit s’être « pris un coup sur la figure ». « Après nous avoir dit que c’était rien ce virus, on a tout fermé, les écoles… Du coup je ne suis plus sortie du tout, et les enfants non plus », explique-t-elle.

Le décompte macabre des victimes du virus l’a aussi traumatisée : « J’évite de regarder les infos. Ce nombre énorme de morts, tous les jours, je ne supporte pas. Ça me stresse de voir autant de personnes mourir, je pense à leur famille. A la mienne, en Algérie, où les hôpitaux ne sont pas aussi bien qu’ici… »

Avec son mari, ils aimeraient pouvoir acheter une voiture. « On pourrait sortir de la ville », rêve-t-elle. « Emmener les enfants courir dans un champs, ou même dans un terrain vague. Là, ils ne risqueraient rien ».

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WhatsApp, Zoom, Slack… Ces outils de communication qui vous épuisent.

Pendant le confinement, avec la généralisation du télétravail, l’utilisation des multiples canaux de communication a explosé.

Parfois intrusive et souvent chronophage, cette ultraconnexion, avec sa cohorte d’alertes et de notifications, peut pousser au stress et à la saturation.

«J’ai 7 groupes Teams actifs, 8 groupes WhatsApp familiaux et amicaux, des mails incessants…» Depuis le début de la pandémie de Covid-19, et surtout avec la généralisation du télétravail, vous êtes nombreux à vivre au rythme de notifications incessantes, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.

Depuis deux mois, cette mère de trois enfants vit quasiment sans frontière entre sa vie personnelle et professionnelle.

Entre les blagues de ses amies, les nouvelles de sa famille ou encore les groupes WhatsApp de parents d’élèves de l’école de ses enfants, les notifications personnelles se superposent sans discontinuer à celles des différents échanges professionnels sur la plateforme collaborative utilisée par son entreprise.

L’impact de cette logorrhée virtuelle, démultipliée pendant le confinement, est très néfaste.

Tout d’abord, cette multiplication des notifications est synonyme de perte de temps: à chaque fois que votre attention est détournée, vous mettez deux minutes pour vous concentrer à nouveau sur ce que vous faisiez auparavant. Imaginez que vous receviez 30 notifications dans la journée – ce qui est finalement peu -, vous avez déjà perdu une heure.

«Mon sommeil s’est dégradé»

Autre conséquence, plus épuisante à moyen terme, le stress induit par ces alertes multiples émanant d’un smartphone ou d’un ordinateur. À chaque notification, votre cerveau se met en mode “alerte” et produit de l’adrénaline. Conséquence: une hausse importante du niveau de stress.

C’est ce que ressent Rita, enseignante dans un lycée, qui doit gérer son fils de 12 ans avec un mari urgentiste, donc absent la plupart du temps. «Il y a une overdose de tout cela, entre les messages des amies et de la famille, les cours en lignes à donner, et mon fils qui était en permanence sur son téléphone, raconte cette quadragénaire. À tel point que, certains jours, j’étais à bout, et mon sommeil s’est dégradé. Parfois, le soir, j’ai juste envie de m’asseoir et de regarder le ciel.»

Thomas, directeur financier d’un site internet, parle même d’«agression continue». À 50 ans, ce père de famille a pourtant l’habitude des réunions et de la gestion des équipes à distance.

«C’est la multiplicité des flux qui est épuisante : pour ce qui est des messages professionnels, on a nos mails, Slack et WhatsApp. On est sur plusieurs conversations immédiates en continu, ça n’arrête pas, parfois on a l’impression d’étouffer…»

Tout cela «crée une impression d’engorgement », résume Thomas, qui a constaté que, parmi ses collaborateurs, ceux qui ont travaillé à temps plein se sentent beaucoup plus fatigués après deux mois qu’en mode de travail normal.

Sans parler des réunions en visioconférence que de nombreux salariés ont enchaînées pendant le confinement, amenant certains au bord de l’épuisement. «J’enchaîne souvent six ou huit réunions non-stop au cours de la journée, raconte ce cadre. En plus, même quand vous ne participez pas à une conversation, vous recevez le fil de conversation que les participants, parfois jusqu’à 50 à la même réunion, écrivent au cours de la réunion.»

Les réunions continues en visioconférence peuvent être très fatigantes à la longue : elles sont souvent polluées par des bruits parasites, comme les bruits de clavier, de papiers, ou encore… les enfants. Mais, surtout, on ne croise pas le regard de son interlocuteur, car, pour cela, il faut regarder la caméra, qui est en haut de l’ordinateur, et ce n’est pas naturel.

Les groupes WhatsApp, les apéritifs Zoom parfois quotidiens, l’application Houseparty… Pour de nombreux Français, cette fenêtre numérique sur l’extérieur a pourtant été, pendant ces 55 jours de confinement, un lien social virtuel qui leur a permis de «tenir».

Le sentiment, presque l’obligation, qu’il fallait rester en contact avec ses proches, mais aussi l’ennui, a entraîné une explosion des messages et des vidéos, qui est venue se superposer à des journées de «tchat» avec collègues ou clients. Les blagues postées sur un groupe WhatsApp faisaient office d’une pause-café au bureau, impossible pendant ces deux mois.

Cadre dans une société informatique et mère de trois enfants, dont un dernier de 18 mois, Coralie a bien constaté une explosion des conversations personnelles via WhatsApp. «En réalité, cela m’a détendu au cours du confinement!, reconnaît-elle. J’avais un grand besoin de communiquer avec mes proches qui étaient à distance. En plus, j’avais des amies seules ou divorcées avec des enfants pour lesquelles ces petites blagues et conversations étaient une bouée de sauvetage, donc je m’obligeais aussi à répondre.»

Même si elle avoue avoir été parfois «polluée» par des messages incessants, elle ne sait plus trop ce qui la dérangeait dans son travail entre son fils de 18 mois et ces multiples messages. «J’ai toujours été très connectée, lance cette trentenaire dynamique. Ce ne sont pas les notifications et mails professionnels qui ont augmenté, car mon équipe travaille sur trois sites, et nous étions déjà quasi constamment sur Teams.» Elle admet cependant que, lorsqu’elle a un travail de fond à réaliser, elle s’y met le soir, car les interactions sont moins importantes et, surtout, elle est moins dérangée par son fils.

La solution pour éviter la saturation et l’épuisement: «Couper ses alertes est indispensable, insiste Laurence Einfalt. Il faut se réserver des pauses et des moments bien balisés dans la journée pour les consulter. Par exemple, toutes les heures ou les demi-heures.» Difficile pour certains, notamment les plus jeunes, qui ont peur de rater une information ou un message couramment appelé «FoMO», pour «Fear of Missing Out».

«Je consulte très peu mes messages perso pendant que je travaille, confie Hélène, salariée dans un groupe pharmaceutique. Du coup, même si je participais à des groupes familiaux et amicaux et que le nombre de conversations Teams avait augmenté, je n’ai pas eu une impression de saturation.» Ce qu’elle a regretté, c’est «cette vie 100% numérique» qui « empêche l’informel dans les relations professionnelles, en marge d’une réunion ou autour d’un café, et qui parfois peut faire avancer les choses».

-> La suite avec ma chronique de demain :

L’option déconnexion, y avez-vous pensé ?

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Vos nuits sont parfois blanches, agitées, avec escale à toutes les heures, cauchemardesques, ou encore commençant au petit jour ?

« Etre confiné fait qu’on a une diminution de l’anxiété habituelle au cours de la journée – impression qu’on va louper le train, qu’on est en retard Mais il y a une anxiété sourde du fait de l’épidémie, notamment la nuit », soulignait Marc Rey, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance.

« Le problème du confinement, c’est que, si on n’y prête pas attention, on va vers une désorganisation de notre rythme veille-sommeil, » ajoutait-il, conseillant d’augmenter l’activité de la journée pour garder un certain rythme et éviter de souffrir de troubles du sommeil.

Voici mes 5 idées pour mieux dormir :

  • Une conférence TED

Je me tourne et me retourne dans mon lit sans trouver le sommeil depuis des heures, que dois-je faire ?

Dans sa conférence TED qu’il a donnée en 2019 – la mission des conférences TED est, depuis trente ans, « de diffuser des idées qui en valent la peine » – et intitulée « Le sommeil est votre super-pouvoir », Matthew Paul Walker, professeur de neurosciences et de psychologie à l’Université de Californie à Berkeley, préconise de sortir du lit, d’aller dans une autre pièce et de faire autre chose.

« Parce que votre cerveau va très vite associer votre chambre à un lieu d’éveil, il vous faut briser cette association, souligne-t-il. Retournez au lit seulement quand vous avez sommeil (…). Une analogie serait qu’on ne s’assied jamais à table pour dîner en attendant d’avoir faim, donc pourquoi se mettre au lit en attendant d’avoir sommeil ? »

Le scientifique britannique passe ensuite en revue les principales incidences néfastes du manque de sommeil sur la santé (déficit immunitaire, stress, maladies cardiovasculaires…) ou encore sur la mémoire. « Il se peut que vous ayez entendu ce vieil adage : vous dormirez quand vous serez mort. Eh bien, je suis très sérieux – c’est un conseil mortellement imprudent ! »

Deux conseils à suivre selon lui pour trouver le sommeil : la régularité (se coucher et se réveiller à la même heure quel que soit le jour de la semaine ou du week-end) et « rester au frais » (la température de la pièce doit se situer à environ 18 °C).

  • Un podcast

En 2016, le Britannique Drew Ackerman animait le podcast Sleep with me (Dors avec moi), en direction notamment d’auditeurs aussi insomniaques que lui.

Dans chaque émission, d’une durée d’un peu plus d’une heure, il abordait, d’un ton monocorde, des sujets d’un ennui volontairement mortel pour leur permettre de tomber dans les bras de Morphée. Il assurait alors que vingt minutes suffisaient pour piquer du nez.

Autre podcast, loin d’être soporifique, et de bon conseil pour comprendre et améliorer son sommeil, celui du réseau de podcasts de culture générale Choses à savoir, animé par Louis-Guillaume Kan-Lacas : à travers une quinzaine d’émissions, il dresse un panorama de nos nuits, étayé par des études et des statistiques, et de ce qui peut contribuer à les rendre plus belles que nos jours. Comment savoir si vous dormez bien ? Les heures dormies avant minuit comptent-elles vraiment double ?

  • Une appli

« T’as tout mais tu n’as pas sommeil », chante Stromae, qui se propose de compter les moutons pour celui à qui il s’adresse.

D’autres que lui se font le gardien de nos nuits. Connectés et-ou dotés de capteurs, bandeau de sommeil, appli, bracelet, masque de nuit, oreiller et même matelas permettent d’analyser – de « tracker » – son sommeil et d’en identifier ses phases et comportements : temps d’endormissement, durée des cycles, fréquence des ronflements, des pauses respiratoires et des réveils nocturnes, par exemple, en vue de mieux en saisir les contours, seul ou avec un professionnel de santé.

Dans cette lignée, l’application gratuite iSommeil, développée sous iOS et Android par l’Institut national du sommeil et de la vigilance, contribue à trouver le sommeil (aide à l’endormissement avec une lumière orangée ou une musique douce) et réveille le dormeur (avec une lumière bleue ou une musique stimulante) à l’heure qu’il a programmée. Mais surtout, en glissant le smartphone sous l’oreiller, elle restitue au petit matin son activité nocturne, avec graphiques et sons à la clé. Ce journal de bord délivre également des astuces et des informations pour cibler d’éventuels symptômes de pathologies touchant son sommeil. Peut-être la perspective de dormir enfin sur ses deux oreilles.

  • Un accessoire

Entre autres veilleurs sur notre sommeil, le bien nommé Dodow se propose de « réveiller le sommeil » des personnes souffrant de troubles de l’endormissement ponctuels ou chroniques, selon une méthode inspirée des pratiques respiratoires de la méditation, du yoga et de la sophrologie. Posé à proximité du prétendant au sommeil, le faisceau bleu de ce petit objet design est déclenché par un simple tapotement et diffusé à intervalles réguliers en decrescendo – « Inspirez quand le faisceau s’étend, expirez quand il rétrécit ». Il tend à ralentir progressivement les respirations par minute et à diminuer le flux des pensées pour optimiser les conditions d’endormissement du sujet. Car « dormir, c’est se désintéresser », écrit le philosophe Henri Bergson dans Le Rêve.

  • Une vidéo

Il est une autre voie encore, celle de s’endormir en pleine conscience avec l’aide du psychiatre Christophe André, l’un des ambassadeurs français de la méditation de pleine conscience, auteur du best-seller Méditer jour après jour (Ed. de l’Iconoclaste, 2011).

L’une des 40 vidéos de ses Trois minutes à méditer est dévolue à l’endormissement : « S’endormir est un moment sensible : délicieux lorsqu’on sent venir le sommeil, douloureux lorsqu’il ne vient pas, convient-il. Pour bien dormir, il faut lâcher la peur de ne pas dormir, la peur d’être fatigué le lendemain, lâcher les soucis et inquiétudes qui nous attendent dans l’avenir. Pas facile. » Christophe André guide pas à pas le candidat au sommeil, notamment en l’invitant à « travailler à ouvrir votre esprit à tout ce qui n’est pas des pensées. Ne cherchez pas à chasser les pensées et les soucis, contentez-vous de ne pas les suivre, de ne pas les alimenter. Délibérément, tournez votre esprit vers votre souffle, vers la conscience de votre souffle. Respirez ». Garder son esprit dans son souffle requiert de la patience. Mais, « tôt au tard, le train du sommeil passera », assure le psychiatre.

Sinon, quelques séances d’hypnose profonde permettra de découvrir le pourquoi de votre insomnie, pour ensuite… dormir comme un bébé !

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-> Les séances se font à mon cabinet toulousain, ou en télé-séances (par Skype, WhatsApp, Zoom), ou au domicile de mon client. Plus d’informations utiles pour résoudre votre problème en cliquant sur les liens en haut de ce blog « duvallevesque-psychotherapie-hypnose.fr ». Mailez-moi ou appelez-moi pour tout conseil dont vous avez besoin

Un numéro d’écoute téléphonique permet de soutenir les patients, mais également leurs proches, pendant cette épreuve quotidienne du confinement.

« Ce numéro d’aide s’inscrit dans le cadre des maladies neuro-dégénératives comme le Parkinson, l’Alzheimer ou la sclérose en plaques. Son rôle étant d’être une plateforme d’appui, d’expertise, d’orientation et d’information pour les patients, les aidants et les professionnels. »

En mars 2016, nous avons créé une permanence téléphonique dénommée « Allô, j’aide un proche », avec au bout du fil, une psychologue formée. Elle donne des informations aux aidants. Ainsi, ils peuvent avoir une orientation vers une plateforme de répit par exemple. Ce numéro vert (0806 806 830) fonctionne 7 jours sur 7, de 18 h 00 à 22 h 00.
Par ailleurs, au-delà des aidants, les psychologues et infirmières peuvent aider et accompagner des patients atteints de maladie neuro-dégénérative, en proposant des conseils, d’éventuelles orientations vers des professionnels de santé, la mise en place d’un soutien psychologique.

Infos pratiques :
Permanence téléphonique « Allô, j’aide un proche »
0806 806 830
7 jours sur 7, de 18 h 00 à 22 h 00

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Les insectes volants peuvent-ils propager le coronavirus ?

Ils arrivent…

Les moustiques, les mouches et tous les insectes volants profitent des fenêtres ouvertes pour perturber le confinement… ou les douces soirées d’été.

Certains, poussés par la propagation de fakenews sur les réseaux sociaux craignent que ces animaux propagent le virus Sras-cov2 à l’origine de l’épidémie de Covid-19.

– « Si un insecte rentre et se pose sur une personne contaminée, puis sort pour aller chez un voisin qui n’est pas contaminé, peut-il le contaminer ? »

La mouche n’est pas une cible du Sras-cov2. Elles ne peuvent pas être contaminées.

– « Mais peuvent-elles transporter le virus d’un malade vers une personne saine ? »

Le Dr Daniel Camus, infectiologue à l’institut Pasteur de Lille se veut rassurant : déjà, ce qu’il faut savoir c’est que les mouches, et les insectes en général, ne vont pas spécifiquement sur les yeux, le nez où la bouche. Ils n’entrent pas en contact avec les muqueuses, le lieu de la contamination par le coronavirus.

Sur le transport du virus par ces insectes, là aussi pas inquiétude.

L’infection par le coronavirus dépend de la charge virale, le nombre de virus dans un volume donné, explique l’infectiologue.

Il ne suffit pas d’un seul virus pour être infecté. Dans le cas des insectes volants et des mouches cette charge virale est bien trop faible pour représenter un risque pour l’homme.

Connu comme vecteur des virus de la dengue ou du chikungunya, le moustique peut inquiéter alors que le virus du Covid-19 ne peut pas être absorbé par un moustique, rassure Fabrice Chandre, directeur de recherche à l’institut de recherche est développement de Montpellier et spécialiste des méthodes de lutte contre les moustiques.

Ce virus ne peut pas se développer dans les glandes salivaires du moustique. Il ne peut donc pas se transmettre de piqûres en piqûres.

Quant à une transmission par contact, le spécialiste n’est pas inquiet : le moustique ne se pose pas sur les muqueuses (le point d’entrée du coronavirus), parce qu’il se pose brièvement sur la peau.

 

Des conseils pour prendre soin de sa santé mentale durant le confinement

L’éloignement et la solitude peuvent être des facteurs difficiles à gérer lorsque l’on est confiné seul. Mais il existe des astuces permettant de prendre soin de sa santé mentale.

Voici mes 3 astuces spéciales confinement

Prendre conscience de soi et de ses soucis permet de garder une attitude positive.

-> Essayez d’écrire ce qui vous tracasse et vous stresse durant la journée. Quand vient le soir, il faut repasser en revue ce que l’on a noté, et voir ce qui nous pose encore problème. Pour chaque inquiétude, voir si l’on peut la résoudre. Sinon, programmer sa résolution pour plus tard. Demain est un autre jour.

Les méthodes sont infinies, et la clé réside dans l’instant présent : apprenez à contrôler vos pensées et particulièrement votre habitude à vous inquiéter sans cesse. Imaginer le pire scénario vous mène à la peur, au stress et au désespoir.

Une approche similaire, en décidant de focaliser vos pensées sur les éléments positifs. Elle suggère de prendre soin de vous physiquement et émotionnellement et de faire face à vos problèmes, sans céder à la panique.

-> Un esprit sain dans un corps sain

«Pour être en forme, diminuez fortement votre consommation de glucides (biscuits, féculents), augmentez votre consommation de protéines et de lipides»

Ce slogan familier prend actuellement tout son sens. La santé physique va de pair avec la santé mentale, et plus que jamais manger sainement vous aidera à vous sentir bien. Et la pratique régulière du sport, si vous avez envie, permet également à de nombreuses personnes confinées de s’évader un peu.

Elaborez votre propre routine sportive spéciale confinement. Yoga, fitness ou running, diversifiez-là.

Pour certains, le sport est plus agréable en groupe. Faites, tous les dimanches une session virtuelle de course à pied familiale, et pleine de bonne humeur ! Durant la semaine de Pâques portez des oreilles de lapin. Ayez un thème amusant chaque dimanche.

-> «Notre valeur ne dépend pas de notre productivité»

De nombreuses personnes ont commencé ce confinement avec pour idée d’accomplir une liste de tâches jamais réalisées d’ordinaire, par manque de temps.

Certaines ont tenu parole, mais ça n’est pas le cas de tout le monde.

Et ça n’est pas grave.

Votre valeur ne dépend pas de votre productivité. Tenter de passer le temps en s’occupant au maximum ne contribue pas nécessairement à votre santé mentale, car cela vous met une pression inutile.

Il ne s’agit pas d’encourager la procrastination, mais d’écouter votre corps.

Tous les organismes sont différents, et exhorter à la productivité produit des effets pervers.

Enfin, je rappelle qu’en ces temps particuliers, il faut accepter ses émotions plutôt que de lutter contre elles :

«Ce n’est pas grave de pleurer.

C’est normal de se sentir triste ou frustré.

On est juste des humains.

On a des émotions».

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Bouffées délirantes, décompensations : les psychopraticiens face aux « pathologies du confinement »

Des psys de la région occitane alertent sur la hausse du nombre de demande de rendez-vous de jeunes adultes sans antécédents et atteints de « bouffées délirantes aigues » depuis le début du confinement.

Nous ne nous attendions pas du tout à cela.

Il y a des clients qui clament « avoir trouvé le traitement contre le coronavirus », ceux qui pensent que « tout est de leur faute », ceux qui « partent dans des délires messianiques ». Et ceux qui affirment carrément « être le virus »

Beaucoup de jeunes sans antécédents

En thérapie, on appelle cela un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » : il s’agit de personnes qui vivaient très bien, et décompensent tout d’un coup !

Et leurs proches expliquent ne plus les reconnaître.

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« Il faudrait dire la vérité » : une étudiante en médecine face au Covid

Maïa est en troisième année de médecine.

Quand la pandémie de Covid-19 atteint la France, elle répond à l’appel du doyen de sa faculté et va prêter main-forte à l’hôpital.

Elle se retrouve à faire les gardes de nuit en tant qu’aide-soignante, une expérience riche et difficile qui va changer sa vie.

Je remercie Pablo, Adèle et Ymai, étudiants en médecine, qui m’ont inspiré ce récit. Fiamma Luzzati

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La suite ici.

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Les conséquences psychiques du confinement, que plusieurs pays touchés par la pandémie de coronavirus ont prolongé cette semaine, inquiètent les professionnels de la santé mentale.

« L’extension du confinement était attendue, mais la nouvelle va profondément décevoir beaucoup de gens » notait Linda Bauld, professeur en santé publique à l’université d’Édimbourg, après l’annonce jeudi de la prolongation pour trois semaines du « lockdown » en Grande-Bretagne. « Les conséquences indirectes s’accumulent », poursuivait-elle, soulignant que « de récentes études montrent une augmentation inquiétante de l’anxiété et de la dépression«  dans la population générale.

Détresse psychologique

Le constat se répète dans tous les pays soumis à cette mesure drastique, oubliée depuis des décennies dans nos sociétés modernes.

Ainsi en France, un consortium d’unités de recherche, dont l’École des hautes études en santé publique, a lancé CoConel (coronavirus et confinement), « étude longitudinale » (sur la durée) d’un panel d’un millier de personnes, réalisée par l’Ifop.

Au terme de la deuxième vague, sortie le 8 avril, avant l’annonce du prolongement d’un mois du confinement en vigueur depuis le 17 mars en France, « globalement 37% des enquêtés présentent des signes de détresse psychologique », sans variation notable avec la première vague publiée en mars.

« La comparaison avec les dernières données collectées en population générale en 2017 suggère une dégradation de la santé mentale au cours du confinement. Si cette situation perdure encore plusieurs semaines, elle pourrait favoriser la survenue de pathologies psychiatriques sévères, et un rebond de la demande de soins en levée de confinement, auquel il convient de se préparer », avertissent les chercheurs.

Sérieusement affecté

Même préoccupation aux États-Unis, où « plus d’un tiers des Américains (36%) disent que le coronavirus affecte sérieusement leur santé mentale » soulignait l’American psychiatric association (APA) dans une lettre adressée le 13 avril aux dirigeants du Congrès.

Alertant sur le risque de voir « encore plus d’Américains ayant besoin de soins psychiatriques », l’APA réclamait des investissements pour les besoins immédiats « et pour la période de rétablissement », notamment en matière de téléconsultations et d’accès aux soins.

« Appel à l’action » également en Grande-Bretagne, signé jeudi par 24 professionnels dans la revue Lancet Psychiatry, le matin même de l’annonce de la prolongation du confinement dans le pays. Ils réclament notamment une surveillance renforcée des conséquences psychiatriques de l’épidémie, s’appuyant eux aussi sur des enquêtes d’opinion révélant une crainte plus forte des impacts psycho-sociaux de l’épidémie que de tomber soi-même malade.

« Isolement social accru, solitude, inquiétudes sur sa santé, stress et plongeon économique : les conditions sont réunies pour nuire au bien-être et à la santé mentale », résumait un des signataires, Rory O’Connor de l’université de Glasgow dans une conférence téléphonique.

De fait, les praticiens « commencent déjà à voir une incidence, sur des patients déjà suivis ou nouveaux », abonde le professeur Antoine Pelissolo, chef du service de psychiatrie au CHU Henri-Mondor, en région parisienne. « Et on va avoir d’autres complications, ainsi que les conséquences psycho-sociales de la crise qui va suivre, créant forcément de la détresse« .

Hallucinations

Et c’est donc l’accès à une aide professionnelle qui va être un des enjeux de la sortie de crise. Avec des freins déjà identifiés, à commencer par l’image des troubles mentaux dans le public, vite renvoyés « aux fous ».

« La déstigmatisation est cruciale » souligne Anne Giersch, directrice de l’unité de neuropsychologie cognitive de l’Inserm à l’université de Strasbourg. « Il y a par exemple un lien entre isolement et hallucinations, mais encore faut-il pouvoir poser ces questions taboues. Quand on présente certains symptômes, ça paraît normal d’aller consulter pour un infarctus, pourquoi pas en psychiatrie ? »

Encore faut-il avoir facilement accès aux soins, deuxième écueil. Dès le 23 mars, le Syndicat des psychiatres français (SPF) demandait ainsi « que soient déployés les moyens nécessaires (pour) assurer la prévention comme la continuité des soins ».

La crise pourrait ainsi être « l’occasion de tenter de voir comment on pourra redémarrer différemment, sans devoir attendre des mois pour un rendez-vous » espère son président, Maurice Bensoussan. D’ores et déjà, le SPF cherche à « mettre en place un lien plus étroit avec la médecine de ville, développer des pratiques collaboratives » afin d’être disponibles pour répondre à de nouvelles demandes » et « préparer l’après-Covid ».

Avec en ligne de mire l’objectif que résume le professeur Pelissolo : « Faire passer le message que ça peut concerner tout le monde, et que c’est normal. Mais qu’il y a des choses qu’on peut faire ».

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En cette période de crise, ce qui est essentiel, c’est de répondre à la demande des clients, de pouvoir les soutenir et ne pas les laisser seuls.

En temps normal, j’utilise Skype, une plateforme sécurisée, et aussi en ce moment WhatsApp. Comme par le téléphone.

Familier des téléconsultations, que je pratique avec ma clientèle, j’utilise des outils qui garantissent totalement le secret et la confidentialité de nos échanges.

Quelle que soit la modalité choisie par les clients, l’important, du côté des thérapeutes, c’est d’être sécurisant comme transparent.

Pour que ça se passe bien, nous, qui sommes une base de sécurité et d’attachement, devons être extrêmement rassurants. Si nous sommes à l’aise, avons une communication claire à la fois sur le changement de modalité et sommes rassurants par rapport à cette crise sanitaire en donnant des explications claires, alors les clients sont rassurés.

J’insiste aussi sur la nécessité, pragmatique, d’être relativement à l’aise avec la bureautique des deux côtés de l’écran. Voici comment vous aider en cliquant ce ce lien.

Autre point tranquillisant, ce n’est pas une thérapie au rabais. Bien au contraire ! C’est une vraie psychothérapie, même si les clients ne sont pas au cabinet. Le principe de base est d’avancer vers le mieux-être et l’épanouissement du client.

En téléthérapie, les échanges sont d’une qualité similaire à celle en présentiel. L’espace psychique de la consultation est virtuel mais non moins réel, la qualité de la parole et les outils utilisé ne changent pas.

Les clients ont toujours la même volonté de sortir de leur mal-être et d’aller mieux, n’est-ce-pas ?

L’on se voit de la taille jusqu’en haut par écrans interposés, il n’y a pas besoin de voir les pieds. Car tout ce qui est non verbal reste visible : les expressions du visage, la présence émotionnelle.

Avec quatre semaines de recul, mes clients nouvellement téléconsultants sont même agréablement surpris. Les personnes pour qui c’est une nouvelle façon de travailler me disent: “Ah oui, je vous retrouve bien.”

Et ils songent parfois poursuivre post-confinement et/ou ponctuellement ce nouveau mode de consultation, individuelle ou conjugale, parce qu’il permet d’éviter le stress et les coûts des déplacements, comme celui généré par la garde d’enfants.

Quant à celles et ceux qui se sentent particulièrement vulnérables en ce moment, je projette soit d’augmenter la fréquence des séances pour qui a le budget et le temps. Soit, pour les autres, de couper les séances en deux et de les répartir sur la semaine, de façon à assurer un contact plus régulier, et couper ainsi court à la déprime et l’isolement.

Au lieu d’une heure par exemple, cela serait deux fois une demi-heure. Des collègues italiens font ainsi, et j’envisage de le proposer aux personnes isolées qui en auraient besoin.

Cela permet de traverser une crise, avec tous les atouts de son côté.

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« En confinement, notre pire ennemi,

c’est l’incertitude,

source de beaucoup d’anxiété »

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Il est clair que cette période de confinement peut aussi être

– l’occasion de se replier encore plus sur les activités numériques et

– d’augmenter le risque de devenir addict.

Quelles sont les addictions majeures… et qui est concerné principalement ? Réseaux sociaux, jeux en ligne, jeux d’argent en ligne, films à volonté, youtube : difficile de se croire à l’abri. Nous sommes évidemment tous concernés.

On a l’impression que tout est fait pour renforcer notre addiction: NETFLIX à volonté, chaînes cryptées qui passent en clair, applications pour nos moindres faits et gestes… Ce confinement mondial est une formidable opportunité commerciale pour l’ensemble de ces opérateurs.

Il ne faut toutefois pas systématiquement tout condamner.

A nous de profiter de ces outils qui vont nous aider si nous restons sur un usage contrôlé. Ayons un emploi du temps équilibré, c’est-à-dire gardons du temps, beaucoup de temps, pour d’autres activités.

Nouvelles victimes : les enfants, qui sont de plus en plus jeunes… Il est probable que les plus jeunes seront ceux qui seront le plus devant toutes sortes d’écrans. Même si cela est très difficile au quotidien, il est important de les distraire de ces écrans qui sont potentiellement toxiques pour leur développement intellectuel.

Il faut, autant que possible, les faire dessiner, lire, jouer à des jeux de constructions, etc… C’est à dire tout faire pour stimuler leur créativité et leur imagination.

Il existe beaucoup de travaux de recherche qui démontrent que l’utilisation excessive d’écrans chez les plus jeunes est responsable de difficultés de communication et de difficultés relationnelles.

Cela n’est pas étonnant dans la mesure où une partie importante de l’apprentissage social ne peut se faire dans de bonnes conditions chez ces enfants.

Quant à savoir si ce mode de développement cognitif et social en feront une génération moins « empathiques », nous pouvons actuellement le craindre, mais pas l’affirmer.

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Les personnes en surpoids ou obèses ont-elles plus de risques de développer des formes sévères du Covid-19 ?

Oui.

Et aussi celles qui ont un diabète, de l’hypertension.

Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l’hôpital Bichat à Paris, en fait le constat : «Plus de 80% des moins de 50 ans qui se trouvent en réanimation chez nous à cause du Covid-19 sont dans ce cas».

Son collègue Xavier Lescure, infectiologue dans le même hôpital, abonde : «C’est le facteur le plus présent pour les personnes qui développent une forme sévère de la maladie et qui n’ont pas d’autre antécédent.»

Un audit de l’Intensive Care National Audit and Resource Centre de Londres portant sur les personnes hospitalisées dans plusieurs établissements britanniques va également dans le même sens: 72 % des personnes placées en soins intensifs étaient en surpoids (avec un indice de masse corporelle IMC supérieur à 25) ou obèses.

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions générales sur les causes de cette surreprésentation en réanimation, estime le professeur Yazdan Yazdanpanah.

Les personnes obèses (avec indice de masse corporelle supérieur à 40 kg/m²) font certes partie de la liste des populations les plus vulnérables dressée par le Haut Conseil de la santé publique, mais comme l’explique son président Franck Chauvin, «nous les avons placés dans notre liste – et c’est d’ailleurs bien précisé – par analogie avec la grippe H1N1 car on avait constaté à l’époque que l’obésité était un facteur de forme plus grave de la maladie nécessitant une hospitalisation voire une réanimation».

Une étude réalisée par des chercheurs du service de pneumologie de l’hôpital Foch (à Suresnes) s’est en effet penchée sur l’épidémie de grippe A H1N1 de 2009, observant aussi à l’époque le nombre élevé de sujets obèses parmi les cas sévères de grippe.

«De façon générale, l’obésité semble associée à une fragilité vis-à-vis des infections respiratoires. Cette susceptibilité pourrait être la conséquence d’une conjonction de facteurs mécaniques et hormonaux générés par le surpoids, comme des modifications de la mécanique ventilatoire ou des modifications du système immunitaire», souligne l’étude.

En France, l’obésité concerne 17% des adultes et, chez les enfants, 16% des garçons et 18% des filles, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cette pathologie peut entraîner divers troubles de santé comme le diabète de type 2 ; elle accroît aussi le risque d’hypertension artérielle, et de maladies du foie ou rénale. Autant de facteurs déjà considérés comme aggravants pour les malades du Covid-19.

Cette fragilité doit être particulièrement prise en compte dans certains pays, à commencer par les États-Unis où le nombre de cas de Covid-19 explose (le pays recense plus de 4000 décès).

Un rapport du Centre de contrôle des maladies (CDC), autorité de santé nationale, indique en effet qu’un peu plus de 40% des adultes américains sont considérés comme obèses.

Autre territoire à fort risque, le Mexique voisin.

L’OMS et la Banque mondiale l’ont classé en tête des pays frappés par le diabète et l’obésité. 72,5% des Mexicains adultes sont en surpoids ou obèses et la moitié des personnes décédées du coronavirus – près d’une trentaine – souffraient d’obésité et d’hypertension.

Le Mexique est un pays «très vulnérable, nous devons en être conscients. Nous allons vers un nombre important de décès», a prévenu Abelardo Ávila, chercheur à l’Institut national des sciences médicales et de la nutrition Salvador Zubirán, lors d’un récent colloque.

Quand la pression monte, quand vous êtes sur le point de perdre patience, d’hurler ou de fondre en sanglots, deux exercices sont imparables.

Retour au calme garanti en 5 minutes chrono.

A / Pratiquez la cohérence cardiaque

Le stress active « l’accélérateur physiologique », avec le cœur qui s’emballe, les mains qui deviennent moites…

D’où l’intérêt de la cohérence cardiaque qui, à l’inverse, renforce l’activité du système parasympathique, c’est-à-dire du « frein physiologique ».

Dans l’idéal, il faudrait la pratiquer non seulement quand le besoin d’apaisement se fait ressentir, mais aussi quand tout va bien. En y consacrant 5 minutes le matin, le midi et vers 16h, vous augmentez considérablement son seuil de résistance au stress.

Le principe est simple : respirez à un rythme de 6 respirations par minute, en comptant 5 secondes sur l’inspiration et 5 secondes sur l’expiration.

Pour garder un rythme régulier, vous pouvez vous aider de vidéos mises en ligne sur internet ou d’une appli gratuite téléchargeable dans le Play Store (android), comme RespiRelax+.

B / Retirez-vous et ressourcez-vous dans votre lieu de confort et de sécurité

Vous avez des ressources pour nous protéger contre le stress. Mais il faut être capable de les mobiliser rapidement quand la situation l’exige.

C’est l’objectif de cet outil de Pnl ou d’auto-hypnose : se construire une vraie bulle de sérénité où se réfugier quand l’environnement devient trop hostile.

1 – Après s’être installé dans un endroit calme où vous ne risquez pas d’être dérangé, rappelez-vous l’un des plus beaux moments que l’on vous avez vécu. Le souvenir heureux d’un instant dont vous avez souhaité, à l’époque, qu’il ne s’arrête jamais…

2 – Revivez ce moment, en vous remémorant toutes les sensations perçues ce jour là. Où étiez-vous ? Avez qui ? Que faisiez-vous ? Qu’avez-vous entendu ? Quel temps faisait-il ? Quelles odeurs flottaient dans l’air ? Qu’avez-vous ressenti ?

3 – En respirant profondément, imprégniez-vous complètement de ce moment inoubliable, avec toutes vos sensations agréables.

4 – Quand vous vous sentez profondément bien, rasséréné, nourri, plein de gratitude pour ce moment exceptionnel, ancrez-le en vous. Pour cela, serrez le poing ou stimulez un point de votre corps pendant au moins 20 secondes. Recommencez deux à trois fois pour renforcer l’ancre.

5 – Prenez ensuite quelques instants pour penser à autre chose, changer de position ou de pièce. Vous pouvez ensuite tester l’effet de l’ancre en restimulant le point choisi.

La sensation de bien-être arrive dans les secondes qui suivent…

Vous m’en direz des nouvelles 🙂

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Surmortalité des patients, manque de matériel, stress intense…

Les personnels soignants des hôpitaux risquent de sortir fortement impactés de leurs semaines de lutte contre l’épidémie.

Les dégâts psychologiques après vont être importants : dans les hôpitaux d’Ile-de-France, où la vague de covid-19 est en train de se stabiliser, le manque de matériel et la surmortalité des patients pèsent sur le moral des soignants.

Ils combattent l’épidémie tant bien que mal. Qu’ils en soient remerciés.

« On regarde du jour pour le lendemain ». Le professeur Yves Cohen, chef du service réanimation de l’hôpital Avicenne à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, résume la situation matérielle de son établissement.

« Ce qui me fait très peur, c’est le manque de médicament de sédation ». Les 48 lits de réanimation de l’hôpital (au lieu de 16 habituellement) affichent complet.

Sept patients ont été évacués vers la Bretagne et la Normandie cette semaine, évitant ainsi d’avoir à faire un tri parmi les malades.

Mais le Pr Cohen redoute déjà « la fin de la crise », quand « les soignants risquent de décompresser », après s’être sur-investis.

Dans son département, la Seine-Saint-Denis, la mortalité a bondi de 63% entre le 21 et le 27 mars par rapport à la semaine précédente. Même si beaucoup ne sont pas morts à l’hôpital, l’impact psychologique des nombreux décès liés au covid-19 inquiète beaucoup de soignants franciliens.

Sébastien Point, secrétaire Sud-santé à l’hôpital de Versailles évoque « la détresse psychologique des collègues qui doivent fermer les blouses mortuaires quand le patient s’en va ». « Même en réa, ils ont beau être préparés, c’est dur », confie-t-il.

« Vous en avez beaucoup qui craquent, beaucoup qui sont en larmes », décrit Nathalie (prénom modifié), infirmière au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), au contact des patients covid. Pour elle, « les dégâts psy vont être importants ». « Les étudiants, j’en parle même pas », ajoute-t-elle.

« Je pense qu’il va y avoir des abandons de formation. On les balance dans la gueule du loup, ils ont 19 ans, ils ne sont pas préparés ».

Pour le moment elle tient le coup, mais depuis le déclenchement de la crise, elle dort mal la nuit et souffre de brûlures d’estomac. Dans son équipe, neuf de ses collègues ont contracté le coronavirus.

Le manque de matériel, partout rationné, accentue le stress ressenti par les personnels soignants. Ils assurent manquer de tout, et en particulier de sur-blouses, indispensables pour prendre en charge les patients.

« Dans mon service, on arrive au bout du stock dans un ou deux jours peut-être », estime Cathy Le Gac, infirmière en réanimation à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine.

Au-delà, aucune visibilité, donc « on nous demande de les réutiliser » alors qu’elles sont à usage unique, raconte-t-elle. A Versailles, certains soignants se sont confectionnés des protections artisanales avec des sacs poubelles.

Le maire de Montreuil a lui lancé un appel aux entreprises du BTP, aux peintres et restaurateurs pour donner des sur-blouses à l’hôpital de sa ville qui en manque.

Au Kremlin-Bicêtre, sur-blouses et masques ont manqué l’espace d’une heure il y a deux semaines, empêchant les soins d’être prodigués. « Tout est fait de bric et de broc, tout est sur du flux tendu », s’énerve Cathy Le Gac.

« On n’est pas des militaires, on est des soignants, on n’a pas signé pour ça, pour risquer notre vie », surenchérit Sébastien Point.

Dans ce contexte, les hôpitaux d’Ile-de-France continuent de faire face.

L’arrivée de 400 médecins et infirmiers d’autres régions pour venir prêter main forte à leurs collègues franciliens a fait du bien. Tout comme les évacuations de patients vers d’autres régions moins touchées.

Pour autant, les personnels hospitaliers s’attendent encore à de longues semaines de combat. « Je ne comprends même pas qu’on parle du déconfinement, ça continue d’arriver constamment », insiste Nathalie qui se demande toujours « quand tout ça va s’arrêter« .

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On ne sait pas précisément combien de personnes ont été infectées par le coronavirus. Peut-être bientôt 40% de la population française ? Voire plus ?

En plus des 49 767 personnes qui sont rentrées à leur domicile après avoir été hospitalisées pour cause de Covid-19 entre le 18 et le 30 mars, en France, très nombreuses sont celles restées chez elles. Et qui n’ont pas eu de complications.

Un malade du Covid-19 m’a raconté que les symptômes sont comme les montagnes russes : « On se sent en forme puis ça se dégrade, on pense en avoir fini avec la fièvre, c’est la toux qui prend le relais puis la sensation de souffle court comme en ce moment. »

La question se pose sur les séquelles qui peuvent survenir une fois qu’on est guéri.

« On constate des choses, mais on n’a pas encore le recul pour savoir si c’est la cause ou la conséquence de quelque chose » explique le docteur Thierry Godeau, président de la commission médicale d’établissement à l’hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime).

S’il n’y a pas eu encore d’étude scientifique complète sur le sujet, on peut tout de même faire plusieurs observations.

Peu de complications une fois qu’on est guéri

 « Les gens qui ont des symptômes légers ne vont pas avoir de séquelles, même si on ne connaît pas suffisamment le virus pour l’affirmer à 100 % » explique le docteur David Mispelaere, pneumologue à l’hôpital privé de Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), près de Rennes. « Ils ont parfois quelques anomalies sur les scanners (des images périphériques ou micronodulaires), mais qui vont régresser rapidement. »

« On se réfère à ce qu’on connaît sur les autres infections virales comme la grippe H1N1 ou les épisodes de Sars, en 2003 notamment », précise le médecin.

Pas d’inquiétude donc à avoir pour les personnes infectées.

« Chez les 15 % des patients dont les symptômes vont de modérés à sévères, il y aura un temps de récupération, même si le patient n’a pas eu énormément de symptômes », estime David Mispelaere.

Un peu comme pour une grippe ou une pneumopathie, le corps a été affaibli, mais va réussir après plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à se remettre complètement, grâce à la bonne capacité de guérison des poumons.

Les cas de fibrose pulmonaire

Quand ceux-ci sont touchés par le Covid-19, cela provoque une très forte réponse immunitaire de l’organisme.

« En fait, ce n’est pas le virus lui-même qui va endommager le poumon, mais des médiateurs de l’inflammation qui réagissent à l’agression du virus, explique le professeur Yannick Malledant, anesthésiste, réanimateur au CHU de Rennes et ancien chef du service de réanimation chirurgicale. L’oxygène n’arrive plus au niveau cellulaire parce qu’il n’est plus transporté. »

Dans les cas les plus graves, ça provoque un symptôme de détresse respiratoire aiguë.

Une récente vidéo en 3D réalisée par des chercheurs de l’hôpital universitaire George-Washington aux États-Unis montre que les poumons durement infectés gardent des cicatrices et ont subi des dégâts sur le long terme. « Ce qui peut détériorer les capacités d’un patient à respirer dans le futur », affirme le docteur américain qui a participé à cette étude, Keith Mortman.

Conséquence : les patients durement touchés peuvent développer une fibrose pulmonaire qui s’installe par la réaction inflammatoire liée à l’agression virale.

« L’échangeur gazeux est impacté, il perd ses qualités fonctionnelles d’échanges fins et la fibrose fait perdre un certain pourcentage d’activités d’oxygénation », précise le directeur de l’hôpital de Cesson-Sévigné, Yann Béchut.

Complications, infections nosocomiales, dialyses…

« Le fait d’être intubé et ventilé aussi va créer des lésions pulmonaires car l’intubation aura duré longtemps », explique Benoit Gravot, anesthésiste – réanimateur dans le même hôpital de la banlieue de Rennes, citant le risque de devoir passer potentiellement par une trachéotomie.

« Il y a aussi des risques infectieux, des complications bactériennes, des infections nosocomiales », détaille-t-il. Certains patients seront oxygéno-requérant, c’est-à-dire qu’ils auront besoin d’oxygène à court terme pour le plus grand nombre, mais aussi plus longtemps pour ceux qui auront des séquelles de fibrose.

D’autres conséquences de cette période de réanimation sont également possibles.

« On sait que le coronavirus va favoriser les troubles de la coagulation, ajoute Yann Béchut. On peut avoir aussi des insuffisances rénales aiguës, car les reins ont été modérément oxygénés durant la mise en réanimation, entraînant une nécrose tubulaire interstitielle. Le patient va alors récupérer lentement, avec nécessité de dialyse pour certains ».

Autre souci des médecins, ne pas aggraver les autres pathologies, notamment chez les personnes âgées. « On doit cibler au mieux la matrice du traitement pour être le plus efficace et le moins délétère possible », rappelle le directeur de l’hôpital de Cesson-Sévigné.

Certains malades vont avoir du mal à remarcher tout de suite

« Toutes les conséquences de cette pathologie sont mésestimées », regrette l’anesthésiste Benoît Gravot, prenant l’exemple de patients intubés longtemps qui ont eu une fonte musculaire importante.

« Ils ont du mal à se remobiliser après et ont besoin de rééducation. Pour pouvoir remarcher dans ces cas-là, cela nécessite une prise en charge importante en rééducation ».

Des complications potentielles que tous les réanimateurs connaissent.

Refaire ses muscles cela prend du temps avec des régimes alimentaires spécifiques. C’est entre plusieurs semaines et plusieurs mois.

Le syndrome post-traumatique

Et en plus de toutes les séquelles physiques, peuvent s’ajouter celles psychiques.

Depuis une vingtaine d’années, on prend en compte les séquelles neurocognitives pour les patients qui ont effectué un long passage en réanimation où le patient respire durant cette période à l’aide d’une machine et est plongé dans le coma.

L’intubation, les sédatifs et analgésiques peuvent par la suite entraîner un état de stress post-traumatique, comme après avoir assisté à un attentat, avec des crises de panique et/ou ou des troubles du sommeil.

Une thérapie, et/ou un soutien psychologique, permettra d’améliorer la qualité de vie, et de s’en sortir plus vite.

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