mal-être


Obésité de l’enfant :
stabiliser le poids d’abord !
Pourquoi dépister tôt ?

Un enfant obèse a 2 à 6 fois plus de risque qu’un enfant de poids normal de le rester à l’âge adulte. Le risque est d’autant plus grand que le surpoids s’est installé précocement et/ou qu’il persiste tard dans l’enfance.

Ainsi, 30 à 50 % des enfants obèses à huit ans et 70 à 80 % des adolescents obèses le resteront à l’âge adulte (1, 2). L’idéal est ainsi d’agir sur le surpoids avant l’âge de huit ans. Les conséquences de l’obésité de l’enfant sont importantes, les études épidémiologiques montrant, en effet, que l’obésité est associée à une augmentation de 50 à 80 % de la mortalité à l’âge adulte (1).

Y a t-il des enfant à risque de surpoids ?

Il est nécessaire de surveiller attentivement les enfants, en particulier ceux qui présentent un risque de surpoids. Les enfants ayant un poids faible à la naissance < 2,5 kilos souvent lié au tabagisme maternel et ceux ayant un poids de naissance > 4 kilos présentent un risque de surpoids. Un rebond de corpulence (ou rebond d’adiposité) précoce avant l’âge de 6 ans est un facteur de risque de surpoids. Le facteur héréditaire jouant un rôle majeur dans le surpoids, les enfants nés de parents en situation d’obésité sont à risque (4). Tous les déséquilibres psychologiques personnels et familiaux (en particulier les décès) peuvent avoir un retentissement sur l’alimentation et la déséquilibrer. Par ailleurs, les familles migrantes dont les habitudes alimentaires ne sont plus celles du pays d’origine sont à risque de surpoids (Maghreb, Afrique noire notamment), ainsi que les familles ayant un niveau socio-économique bas. En revanche, l’allaitement maternel diminue le risque d’obésité de l’enfant (3). Une étude réalisée sur 134 000 enfants montre très clairement une diminution du risque d’obésité avec la durée de l’allaitement.

Comment détecter le surpoids ?

L’indice de masse corporelle (IMC) est utilisable dès le plus jeune âge et varie en fonction de l’âge. La plupart des obésités s’installent entre l’âge de 2 à 6 ans. Pour détecter tôt un surpoids, il est ainsi indispensable de mesurer et de reporter très régulièrement les valeurs de l’indice de masse corporelle (IMC) de l’enfant depuis la toute petite enfance, en pratique tous les trois mois. Depuis 1995, une courbe d’IMC est intégrée au carnet de santé des enfants. Dès que le poids dépasse le 97e percentile, l’enfant est en surpoids, il faut en parler avec l’enfant et ses parents et instituer un suivi rapproché.

Comment agir ?

L’objectif de la prise en charge d’un surpoids doit être réaliste.

Le temps où la perte de poids était l’objectif à atteindre est révolu.

Les soignants ont compris que stabiliser le poids est déjà un succès qui signifie que les habitudes de vie de l’enfant (et de sa famille) ont évolué.

La perte de poids est un idéal, mais nous savons tous que l’idéal est souvent inaccessible !

• Le traitement consiste à introduire des changements progressifs et durables, chez l’enfant et sa famille tant au plan alimentaire qu’à celui de l’activité physique.

L’élément le plus important consiste à devenir l’allié de l’enfant. Il est indispensable d’établir avec lui une connivence. On ne peut pas agir sur le poids d’un enfant contre lui, mais uniquement avec lui. Ainsi, toutes les interdictions sont… interdites ! Il est indispensable de respecter les goûts de l’enfant, de s’entendre avec lui, de passer des accords successifs avec lui et sa famille pour qu’il modifie certaines habitudes, sans le priver de ce qu’il aime. S’il aime les sodas sucrés, on ne l’en prive pas, on définit avec lui des quantités raisonnables. En quelque sorte, on passe avec l’enfant et ses parents un contrat.

• En pratique, chaque consultation doit poursuivre un objectif principal pour qu’en sortant de celle-ci l’enfant ait retenu cet objectif. Les consultations où l’enfant est vu seul se révèlent ainsi particulièrement importantes pour lui donner la parole, l’écouter, lui donner confiance et établir du lien.

On sait, d’autre part, que les paroles prononcées avec douceur sont intégrées par l’enfant et produisent petit à petit leurs effets.

Faire bouger l’enfant davantage est une priorité. Tous les moyens sont bons. Ainsi, si l’enfant aime l’ordinateur, plutôt que de lui interdire, il est possible pour le faire bouger de lui proposer la Wii Fit. L’activité physique en famille constitue un plus, jouer au football avec le père étant une solution intéressante.

• Le rôle du généraliste est important pour repérer les enfants ayant un problème de surpoids. Cependant, la prise en charge demande du temps et nécessite le plus souvent une prise en charge spécialisée.

Faut-il une psychothérapie ? Oui.

La psychothérapie (personnelle ou familiale) est utile lorsque des conflits psychologiques internes ou externes sont présents. Lorsqu’ils ne sont pas évidents, la baisse des résultats scolaires est un indicateur révélateur (1) et doit retenir l’attention.

Le double en 30 ans
En France, 13 % des enfants et adolescents (de 2 à 17 ans) sont en surpoids ou obèses. Dès 4 ans, plus d’un enfant sur 10 est en surpoids (1).Le nombre d’enfants obèses a doublé en trente ans.

Bibliographie

1– Expertise collective. Obésité. Dépistage et prévention chez l’enfant. Editons de l’Inserm. 2000.

2- Jouret B. et al. Obésité de l’enfant et de l’adulte. Rev. Prat. 2004 ; 54 (9) : 997-1005.

3 – Von Kries R. et al. Breast Feeding and Obesity : Cross Sectional Study. BMJ 1999 ; 319 (7203) : 147-50

4 – Tounian P. Obésité infantile : bousculons les idées reçues. Réalités en nutrition 2007 ; 2 : 31-6.

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Ah oui, forcément, être à 110 % tout le temps, ça n’est pas facile ! Les premiers mois, toute à votre enthousiasme, l’adrénaline devrait vous aider à tenir, mais au fil du temps et des heures sup’, allez-vous tenir ? Petite revue des principaux écueils qui vous guettent.

pour éviter  le burn-out, mieux vaut lever le pied sur vos exigences
Pour éviter le burn-out, mieux vaut lever le pied sur vos exigences personnelles…

Ecueil n°1. La fatigue. Eh oui, vous n’êtes qu’humaine, après tout. A force d’arriver à 8 h le matin et à repartir à 21 h le soir, votre organisme va finir par se lasser. Or, qui dit fatigue, dit souvent cerveau qui tourne un peu moins bien et, au final, risque d’étourderies. Aïe. Précisément ce que vous détestez.

Ecueil n°2.  Le coup de bambou. La bonne élève que vous êtes risque de vite l’apprendre à ses dépends, le monde du travail est profondément injuste. Ca n’est pas parce que vous allez donner le meilleur de vous-même, faire tout de ce que vous pouvez pour augmenter les profits de votre entreprise que cette dernière vous le rendra. Que nenni. Non seulement vous risquez donc de trouver cela inéquitable (et ça l’est) mais, pour peu que vous manquiez un peu de confiance en vous, vous risquez également de vous remettre en question. Si vous n’avez pas été aussi chaudement félicitée (et récompensée) que vous l’attendiez, c’est peut-être que vous auriez pu faire encore mieux, non ? Et c’est comme ça que le doute s’instille en vous…

Ecueil n°3. Le syndrome de la lèche-botte. A force d’être toujours souriante, de faire toujours ce que vous demande votre boss sans jamais rechigner et d’accepter avec le sourire de faire des heures sup’ non rémunérées… Vous allez vous mettre à dos tous vos collègues qui, eux, n’ont pas envie de travailler plus pour gagner pareil. Avouez que travailler sous le regard énervé de vos colocataires de bureau, c’est déjà beaucoup moins agréable !

Ecueil n°4. La fin de vie (privée). Ben oui, ce n’est pas en rentrant tous les soirs, exténuée, chez vous à 22 h que vous allez le rencontrer, ce prince charmant parfait auprès duquel vous ambitionnez de devenir une petite amie parfaite ! Parce que c’est aussi ça le revers de la médaille : à force de tout faire sans râler, on va vous en donner encore plus à faire, et encore, et encore… Et vous allez finir par crouler littéralement sous le travail. Pas bon ça.

Source : linternaute.com

Ce qui démontre la santé d’une discipline c’est sa capacité de se remettre en question.

Nous ne pouvons que saluer le Professeur Edward Shoter et au travers de lui la discipline de la psychiatrie au Canada et aux Etats-Unis.

A feuilleter le dernier brouillon de l’“American Psychiatric Association’s Diagnostic and Statistical Manual”, manuel de Diagnostic et Statistique de l’Association de Psychiatrie Américaine, en chantier depuis maintenant sept ans, l’on se rend compte que la discipline part dans toutes les directions. La psychiatrie semble avoir perdu son chemin dans une forêt de diagnostics pauvrement vérifiés et de médication inefficace. Les patients qui de nos jours recherchent de l’aide psychiatrique ont toutes les chances d’être diagnostiqués d’une maladie qui n’existe pas et traités avec des médicaments dont l’efficacité ne serait pas plus grande que celle d’un placebo.

La psychopharmacologie, c.à.d. le traitement de l’esprit et du cerveau par les drogues, en est arrivée à dominer le champ. L’aspect positif en est que beaucoup de maladies répondent favorablement au traitement médical. L’aspect négatif en est que l’industrie pharmaceutique recherche un marché le plus large possible pour une drogue déterminée et fait la publicité de maladies importantes, telles que les dépressions majeures et la schizophrénie, le statut scientifique de celles-ci rendant l’initié mal à l’aise.

Dans les années ‘50 et ’60, quand la psychiatrie était toujours sous l’influence de la tradition scientifique européenne, les diagnostics raisonnablement fidèles étaient toujours au centre des pratiques courantes. Si vous aviez le blues, si vous vous sentiez mal à l’aise et agité, le diagnostic courant était « les nerfs ». Pour le psychiatre orienté psychothérapie, la “psychonévrose” était l’équivalent des “nerfs”. Il n’y avait pas de raison de disséquer ces termes, cliniciens et patients s’entendaient pour comprendre le fait “d’avoir les nerfs” ou bien de faire une “dépression nerveuse”.

Notre langage actuel en psychopathologie offre peu d’amélioration à cette terminologie vigoureuse. Un patient ayant les mêmes symptômes de nos jours se verrait qualifié d’une affection du type “trouble d’anxiété sociale” ou “désordre affectif saisonnier”. L’augmentation de la spécificité est fallacieuse. Il y a peu de risque de mauvais diagnostic, car les nouveaux “désordres” répondent tous à la même drogue, et donc en termes de traitement la différenciation est insensée et bénéficie principalement aux compagnies pharmaceutiques qui produisent les drogues pour ces niches.

Pour les personnes plus sérieusement malades, envisageant l’idée de suicide ou continuellement agités en affirmant “tout est de ma faute, » la mélancolie était le diagnostic de choix. Ce terme existe depuis la nuit des temps.

Tous ces désordres d’humeur sérieux étaient mis techniquement dans un même sac: la maladie maniaco-dépressive, et à nouveau il y avait peu de raisons pour une différenciation, puisque les applicatifs médicaux tels que le lithium, qui fonctionnait pour la phase maniaque, pouvait aussi avoir de l’effet dans la prévention de nouveaux épisodes de dépression sérieuse.

La psychopharmacologie— le traitement des désordres de l’esprit et du cerveau par les drogues—vivait sa première grande poussée et une multitude de nouveaux agents efficaces étaient mis sur le marché. La première drogue à succès en psychiatrie apparaissait en 1955 chez Wallace Lab’s Miltown, un “tranquillisant” du type dicarbamate. Le premier antidépresseur « tricyclique” (en raison de la structure chimique) était lancé aux Etats-Unis en 1959, appelé imipramine en générique et Tofranil de son nom de marque. A ce jour, celui-ci demeure toujours l’antidépresseur le plus efficace dans le traitement intermédiaire de dépression profonde.

Dans les années ‘60 apparaissait une classe totalement différente de drogues, les benzodiazépines, indiqués dans les cas d’anxiété plutôt que dans les cas de dépression. (Nous garderons cependant à l’esprit que ces indications sont plutôt du type commercial que de type scientifique, étant donné que la plupart des dépressions entraînent l’anxiété et vice versa). Dans la classe des benzodiazépines, le Librium était lancé pour le traitement de l’anxiété en 1960, le Valium en 1963. Malgré une réputation non méritée de risques addictifs, les benzos demeurent à ce jour parmi les drogues les plus utiles dans l’histoire de la psychiatrie. Elles sont efficaces à travers toute la série des maladies nerveuses. Dans une des études de la “World Health Organization” au début des années 1990, un échantillonnage de médecins de famille dans le monde entier prescrivait les benzos pour 28% de leurs patients dépressifs, 31% de leurs patients anxieux, les chiffres démontrant une répartition quasi identique. Dans les années 50 et 60, les médecins avaient à leur disposition des drogues qui étaient vraiment efficaces pour des maladies qui existaient réellement.

Et puis les années fastes se terminaient. L’article du psychiatre britannique Malcolm Lader, publié en 1978  sur les benzos et les qualifiant  d’ »opium des masses », semble être un repère. Les brevets expiraient pour les drogues des années 50 et 60, et les diagnostics concrets étaient tous éliminés de la classification en 1980 avec l’apparition de la troisième édition de la série des DSM, intitulée  « DSM-III. » C’était essentiellement la création du psychiatre Robert Spitzer de la Columbia University, un individu énergétique et charismatique ayant suivi l’enseignement de psychométrie. Cependant, son énergie et son charisme ont presque mis la psychiatrie au bord du gouffre.

Mr. Spitzer a été découragé de la psychanalyse et souhaitait mettre au point une nouvelle classification de maladies qui pourrait éliminer tous les vieux concepts freudiens tels que “névrose dépressive” avec leurs implications de « conflits psychiques inconscients. » Mr. Spitzer et compagnie souhaitaient des diagnostics basés sur des symptômes observables, plutôt que basés sur des hypothèses à propos de l’inconscient. Ainsi lui-même et les membres de l’équipe désignée par l’Association Psychiatrique Américaine ont été mis à contribution pour concevoir une nouvelle liste de diagnostics correspondant à des entités de maladies naturelles.

Mr. Spitzer s’est pris de front la politique de cette même Association, toujours fortement influencée par la psychanalyse. Il proposa donc des diagnostics tels que « dépression majeure » et « dysthymie, » diagnostics qui en soi étaient fortement hétérogènes, mettant dans un même sac une quantité de dépressions différentes. Cependant ces termes furent considérés comme politiquement acceptables.

C’est ainsi que pour le DSM-III, il y eut beaucoup de marchandage. Le mouvement à orientation biologie scientifique, les “jeunes Turcs“, se vit flanqué de dépression—dépression majeure—qui fut séparée du charabia psychanalytique. Aussi le nombre d’analystes décroissant et cependant toujours substantiel reçut le diagnostic—dysthymie—qui sonnait un peu comme leur bien-aimée « névrose de dépression » qui avait été le pilier de la pratique psychanalytique. La psychiatrie se retrouva avec deux tout nouveaux diagnostics et des critères tellement larges qu’un nombre très large de personnes pourraient s’en trouver qualifiées.Il y avait un autre arc à la psychanalyse: le DSM-III continuait à séparer ‘dépression’ de ‘anxiété’ (car les analystes estimaient que l’anxiété est le moteur qui fait tourner le tout). Ainsi en hommage à plusieurs figures importantes de la psychiatrie européenne, le DSM-III intégra le « trouble bipolaire », alternance de dépression et de manie, cependant distinct de « dépression majeure. »Un mot d’explication: l’évidence est très solide quant au fait que la dépression de type « dépression majeure » et celle de « trouble bipolaire » sont en fait la même maladie. Des cliniciens d’expérience savent que dans les dépressions chroniques l’on observe des épisodes de manie et d’hypomanie; il n’est pas plausible qu’une telle occurrence changerait complètement le diagnostic de « dépression majeure » vers « trouble bipolaire », vu que ce sont des maladies classifiées comme plutôt différentes.

Ces conséquences plutôt techniques dans la classification de maladies ont provoqué des ramifications énormes dans la vraie vie. Les désordres bipolaires étaient séparés des désordres unipolaires. Aussi l’anxiété— indication d’origine pour les benzos—à été mise en veilleuse car l’on soupçonnait les benzos,  incorrectement, d’être hautement addictifs, et l’anxiété était associée à dépendance.

Les dépressions majeures devenaient le grand diagnostic des années 1980 et suivantes, remplaçant les « névroses de dépression » et la « mélancolie, » même si cela combinait les maladies mélancoliques et non-mélancoliques. Ce serait comme mettre la tuberculose et les oreillons dans le même sac de types de maladies, sous prétexte qu’elles sont toutes les deux des maladies infectieuses. Aussi le  « trouble bipolaire » entama sa marche implacable, supposé être séparé de la simple vieille dépression.

De nouvelles drogues apparaissaient pour coller aux nouvelles maladies. Dans la fin des années 1980, les agents de type Prozac arrivaient sur le marché, les « ISRS’s, » ou Inhibiteurs Sélectifs du Recaptage de la Sérotonine, tels que le Zoloft, Paxil, Celexa et Lexapro. Ils étaient supposés efficaces par l’augmentation de la sérotonine disponible au cerveau.

Les ISRS’s sont efficaces dans certaines indications, comme les troubles obsessionnels-compulsifs ainsi que pour certains patients atteints d’anxiété. Cependant nombreux sont ceux qui pensent qu’elles ne sont pas efficaces pour les dépressions sévères, même si elles cadrent merveilleusement dans le concept hétérogène de « dépression majeure ». Ainsi, la main dans la main, ces antidépresseurs marchent avec la dépression majeure vers l’obscurité. C’étaient les drogues inefficaces pour des maladies qui n’existent pas telles que définies.La dernière mouture du DSM ne règle aucun des problèmes des séries précédentes et en crée même de nouveaux.

Un nouveau problème consiste en l’extension de la « schizophrénie » à une population plus large, avec le  « Syndrome de Risque de Psychose » Même si vous n’êtes pas un psychotique bourgeonnant avec des hallucinations, un comportement excentrique pourrait éveiller le soupçon qu’un jour vous deveniez psychotique. Admettons que vous ayez la “parole désorganisée”. Cela s’applique à environ la moitié de mes étudiants. Versez-y du Seroquel pour le « Syndrome de Risque de Psychose »!

DSM-V accélère la tendance à créer des variantes sur le spectre des comportements quotidiens vers les maladies: changeant la tristesse en dépression, l’appréhension en anxiété, le comportement enfantin en hyperactivité.

S’il y avait des traitements spécifiques pour ces différentes niches, vous pourriez argumenter que cela correspondrait à de bons diagnostics. Mais comme dans d’autres cas d’anxiété-dépression, les ISRS’s sont censé être bons pour tout. Pourtant, pour promouvoir une indication donnée, comme le désordre socio-anxieux, il est nécessaire de dépenser des centaines de millions de dollars en tentatives d’enregistrement pour convaincre la FDA que votre agent fonctionne pour cette maladie dont personne n’avait entendu parler auparavant.  Le DSM-V n’est pas composé que de mauvaises nouvelles. Il change le bric-à-brac de syndromes de désordre développemental des enfants en un seul groupe de « désordres du spectre autistique, » ce qui fait sens, car avant, avec Asperger comme maladie distincte, c’était comme dessiner des lignes dans une bassine remplie d’eau. Cependant, les problèmes de base des séries DSM précédentes demeurent non adressés.

Vers où va la psychiatrie? Ce dont la discipline a terriblement besoin, c’est d’une attention rapprochée aux patients avec leurs symptômes particuliers, afin d’extraire les vraies maladies du bourbier de symptômes que le DSM continue à remodeler sous les différents « désordres. » Cette attention minutieuse à ce dont les patients souffrent réellement est appelée « psychopathologie, » et son absence distingue la psychiatrie américaine de la tradition européenne. Avec le DSM-V, la psychiatrie américaine fonce exactement dans la direction opposée: en définissant des cercles de plus en plus grands de la population comme souffrant de maladie mentale avec des diagnostics vagues et non différentiés et les traitant avec des drogues puissantes.

Le Nouvel Anormal (exemples de nouvelles définitions)

Une sélection de nouvelles affections dans le manuel planifié.

Tésoriser

Défini comme « difficulté persistante à se détacher de ou de s’éloigner d’objets personnels, même de ceux de valeur limitée ou inutiles, dû à des besoins urgents de préserver les objets. »

Mélange Anxieté-Dépression

« Le patient a les symptômes de dépression majeure… accompagnée de détresse d’anxiété. »  La combinaison de dépression et anxiété est reconnue cliniquement depuis des années, ce n’est que maintenant qu’elle apparaît dans le manuel.

Hyperphagie

Définit manger “une quantité de nourriture largement au-delà de la quantité que la plupart des personnes pourraient ingurgiter dans un période de temps et en des circonstances similaires, » avec en plus “une impression de manque de contrôle dans l’acte de manger.  »

Désordre Neurocognitif Mineur

« Evidence d’une décroissance mineure de la cognition par rapport à un niveau précédent de performance, » une occurrence banale pour tous les gens au-delà de 50 ans.

Désordre de Dérégulation de l’Humeur avec Dysphorie

Une nouvelle définition pour tous les enfants affectés par des sautes d’humeur. Cela semble bien être une manière d’éviter d’utiliser le terme « bipolaire ».

Edward Shorter est professeur d’histoire de la médecine et de la psychiatrie à la “Faculty of Medicine of the University of Toronto ».Son dernier livre coécrit avec Max Fink, « Endocrine Psychiatry: Solving the Riddle of Melancholia, » sera publié aux “Oxford University Press ».

Source : http://www.ressources.be

Le stress, tout le monde connaît. Pour éviter d’en arriver au burn-out, il est indispensable de se détendre. Agissez tout de suite !

Pensez à prendre 15 minutes par jour, rien que pour vous.

Relaxez-vous, pensez à tout ce que vous avez réussi jusqu’ici et à ce que vous allez entreprendre.
Faites de vos frustrations une source d’inspiration.

Lorsqu’on rencontre des obstacles, on a tendance à se monter la tête. Inutile cependant de vous énerver pour des problèmes que vous ne pouvez contrôler. Analysez la situation et les possibilités qui s’offrent à vous. Posez-vous la question suivante : « Comment cette situation peut-elle contribuer à ma réussite/bien-être ? ». Vous pourriez être bien surpris des réponses.
Apprenez à dire non à ce qui est moins important.

Tout est question d’intuition. Le fait de pouvoir dire non constitue une étape essentielle dans la réussite de ce que vous entreprenez. Votre entourage appréciera votre honnêteté et reviendra vers vous avec de meilleures idées.

Apprenez à vous accepter : Soyez vous-même !

Attention aux symptômes physiques et émotionnels qui peuvent découler de votre stress ! Si vous êtes remonté comme une pendule, ne luttez pas. Tâchez de décompresser et de dormir plus.

Avant de résoudre définitivement votre problème avec un psychothérapeute, voici quelques étapes pour surmonter petit à petit votre anxiété ou votre phobie sociale.

1) Prendre conscience des croyances et pensées automatiques qui entretiennent cette anxiété. Par exemple :

« Je ne suis pas intéressante pour les autres »,

« Mon image n’est pas bonne »,

« Je vais oublier ce que j’ai à dire »,

« On va s’apercevoir que je suis nerveuse »,

« Que va t-il penser de moi ? »

« Je vais avoir l’air stupide » etc…

2) Identifier les habiletés sociales qui seraient à améliorer (engager et entretenir des conversations, faire des demandes, recevoir des reproches et exprimer le désaccord ou l’insatisfaction, apprendre à féliciter, remercier, etc…). Apprendre les façons pratiques de de faire.

3) Faire une liste d’objectifs d’amélioration des contacts sociaux selon leur niveau de difficulté. Évaluer sur une échelle de 1 à 10 le niveau de difficulté de différents contacts sociaux. Par exemple: échanger quelques mots avec la caissière, échanger quelques mots avec un collègue de travail ou avec son patron, inviter un client à dîner, aller à une fête de bureau, etc.

Il est important de commencer par travailler les objectifs les plus faciles.

Cela permet de développer ses habiletés et de surmonter graduellement le sentiment d’anxiété en progressant avec succès.

Il peut être utile de se préparer à faire face à certaines situations en visualisant à l’avance, relaxé, comment on peut procéder dans ces situations aussi souvent qu’il le faut. But : être à l’aise avec l’idée d’affronter cette situation.

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien de 30 à 45 minutes vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement

Phobie Sociale (ou Anxiété Sociale) : C’est Quoi ?

Voici les critères pour le diagnostic de la phobie sociale ou anxiété sociale (pour l’adulte) selon le DSM-IV (1):

1. Une peur persistante et intense d’une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l’éventuelle observation attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.

2. L’exposition à la situation sociale redoutée provoque de façon quasi systématique une anxiété qui peut prendre la forme d’une attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation.

3. Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur.

4. Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec une anxiété et une détresse intenses.

5. L’évitement, l’anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situations(s) redoutée(s) sociale(s) ou de performance perturbent , de façon importante, les habitudes de l’individu, ses activités professionnelles (ou scolaires), ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d’avoir cette phobie s’accompagne d’un sentiment de souffrance important.

6. Pour les individus de moins de 18 ans, on ne porte le diagnostic que si la durée est d’au moins 6 mois.

7. La peur ou le comportement d’évitement n’est pas lié aux effets physiologiques directs d’une substance ni à une affection médicale et ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex. le trouble panique avec ou sans agoraphobie).

8. Si une affection médicale générale ou un autre trouble mental est présent, la peur décrite en 1. est indépendante de ces troubles; par exemple, le sujet ne redoute pas de bégayer, etc..

L’éreutophobie (ou érythrophobie), qui est la peur de rougir en public, est une forme de phobie sociale.

La personnalité évitante partage un certain nombre de caractéristiques avec la phobie sociale. Pour les sujets ayant une phobie sociale généralisée, le diagnostic additionnel de personnalité évitante doit être envisagé.

Source : psychomedia.qc.ca, American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

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La perturbation du concept de soi fait partie des difficultés d’une séparation.

Quand une relation romantique prend fin, des changements dans le concept de soi font partie des difficultés psychologiques éprouvées, selon une étude publiée dans le Personality and Social Psychology Bulletin.

Le concept de soi est l’idée qu’une personne se fait d’elle-même. Il inclut l’apparence physique, les rôles, les attitudes, les croyances et les attributs qu’elle croit être caractéristiques de ce qu’elle est.

Les partenaires romantiques développent des amis et des activités en commun ainsi que des concepts de soi qui se chevauchent.

Les partenaires engagés sont plus susceptibles d’utiliser spontanément le « nous » dans des contextes spécifiques à la relation, de rapporter une plus grande centralité de la relation dans leur vie et de développer des concepts de soi entrelacés. Des études ont aussi montré que l’expérience subjective de tomber en amour augmente le nombre d’aspects qu’une personne inclue comme parties de soi-même.

Erica B. Slotter, Wendi L. Gardner, et Eli J. Finkel ont mené trois études dont les résultats montrent que la perte d’une relation a de multiples conséquences dont la tendance des partenaires à changer leur concept de soi et de sentir ce dernier moins clair et plus restreint, ce qui peut contribuer à la détresse psychologique. Les personnes peuvent changer leur apparence, leurs cercles sociaux, leurs activités, leurs buts et même leurs valeurs ou leurs croyances, qui sont tous des aspects qui constituent fondamentalement le soi.

Cela se produit alors qu’elles reconstruisent un sens de soi sans leur ex-partenaire.

Sources : Psychomédia, Sage Journals Online

Plus de poids, plus de dépression ? Plus de dépression, plus de poids ?

L’obésité semble associée à un risque de dépression, et la dépression apparaît également associée à un risque accru d’obésité, selon une analyse publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Floriana S. Luppino de l’Université Leiden (Pays-Bas) et ses collègues ont analysé les résultats de 15 études impliquant 58,745 participants.

« Nous avons constaté des associations bidirectionnelles entre la dépression et l’obésité: les personnes obèses ont un risque accru de 55% de développer une dépression avec le temps, alors que les personnes déprimées ont un risque accru de 58% de devenir obèses« , écrivent les auteurs.

Des sous-analyses montrent que l’association entre obésité et dépression ultérieure était plus prononcée chez les Américains et que chez les Européens. Elle est aussi lus importante en cas de diagnostic de dépression que de symptômes dépressifs qui ne rencontrent pas les critères diagnostiques.

Plusieurs hypothèses explicatives ont été proposées. L’obésité peut être considérée comme un état inflammatoire, et l’inflammation est associée au risque de dépression. Parce que la minceur est considérée comme un idéal de beauté, être en surpoids ou obèse peut contribuer à une insatisfaction corporelle et une faible estime de soi qui peuvent mettre à risque de dépression. Inversement, la dépression peut augmenter le poids par le biais d’une interférence avec le système endocrinien ou des effets secondaires des médicaments antidépresseurs.

Source : psychomedia, Archives of General Psychhiatry

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e geste est suffisamment rare pour être souligné : dans une belle unanimité, le PS, l’UMP et le gouvernement proposent de créer une nouvelle incrimination pour lutter contre les violences faites aux femmes. Certains l’ont baptisé le « harcèlement conjugal », d’autres préfèrent évoquer les « violences psychologiques au sein du couple », mais tous sont d’accord sur le principe : il ne suffit pas, disent-ils, de pénaliser les coups, il faut s’en prendre aux comportements de domination qui les accompagnent.

La création de ce nouveau délit figure dans une proposition de loi qui sera examinée, jeudi 25 février, par l’Assemblée nationale. Présenté par les députés Danielle Bousquet (PS) et Guy Geoffroy (UMP), ce texte est le fruit d’une réflexion menée en 2008-2009 par la mission parlementaire sur les violences faites aux femmes. « Il est important de nommer et de punir ces violences pour que leurs auteurs et victimes prennent conscience de leur caractère inacceptable », affirme Mme Bousquet.

Les députés s’appuient sur les travaux de la psychiatre Marie-France Hirigoyen qui estime que, dans un couple, les coups sont toujours précédés d’humiliations et de comportements vexatoires. « Il n’y a jamais de violence physique s’il n’y a pas eu auparavant de violence psychologique », affirme-t-elle. Ils espèrent en outre que ce nouveau délit permettra à ces femmes de prendre conscience de leur statut de victime. « Il les aidera à nommer ce qu’elles vivent », résume l’avocate Yael Mellul.

Nul ne conteste que les violences psychologiques existent, mais leur pénalisation est difficile : le droit pénal, qui est d’interprétation stricte, exige des définitions claires et des preuves solides. Comment dessiner les contours juridiques de ces comportements qui ne laissent aucune trace physique et qui relèvent souvent de l’appréciation subjective de chacun ? Comment réunir, devant des juges, des éléments de preuve sur des faits qui se déroulent souvent dans le huis clos conjugal ?

DES PEINES SÉVÈRES

Au terme de plusieurs mois de réflexion, les députés ont choisi de s’inspirer de la définition du harcèlement moral, un délit créé en 2002, qui ne s’applique qu’au monde du travail. Seront donc considérées comme des violences psychologiques au sein du couple les « agissements ou les paroles répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ou d’entraîner une altération de sa santé physique ou mentale ».

Les peines prévues par la proposition de loi sont sévères: ces violences seront punies de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. « Cette nouvelle incrimination est nécessaire, estime la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano. Sur les 80 000 appels reçus tous les ans par le numéro d’écoute sur les violences conjugales (le 3919), 84 % concernent des violences psychologiques. J’ai rencontré des femmes dont les conjoints ne cessaient de les rabaisser, de les humilier. Elles sont psychologiquement détruites. »

Beaucoup de juristes restent cependant perplexes. Comment distinguer les violences psychologiques des altercations ou des tensions qui constituent souvent le lot des couples? « Il s’agit, une fois encore, d’une loi d’affichage et de communication, affirme Christophe Vivet, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM) et procureur adjoint à Grenoble. Etre désagréable de manière répétée, critiquer sans cesse sa compagne, est-ce une violence psychologique au sens pénal ? Il y a un vrai risque d’arbitraire dans ce texte qui va autoriser la justice à s’immiscer dans la vie privée des couples. »

INTERVENIR AVANT QUE LES COUPS PLEUVENT

Les adversaires du texte invoquent le précédent du harcèlement moral: le mot est entré dans les mœurs mais les condamnations restent rares – la chancellerie en recense 97 en 2008, 99 en 2007, 84 en 2006. « Ce n’est pas très étonnant, poursuit Christophe Vivet. Le délit de harcèlement moral présente les mêmes inconvénients que les violences psychologiques: sa définition est très floue. Dans une entreprise, le même comportement peut être ainsi vécu comme une méthode un peu vigoureuse par un salarié ou comme une véritable agression par un autre. »

Pour le gouvernement, ces accusations d’arbitraire ne sont pas fondées. « Il ne s’agit pas de pénaliser les tensions au sein d’un couple mais de sanctionner de véritables violences qui ont causé un préjudice à la victime, précise le porte-parole du ministère de la justice, Guillaume Didier. Pour cela, les magistrats pourront s’appuyer sur tout élément de preuve : des certificats médicaux, des témoignages de proches, des expertises, des lettres, des messages enregistrés sur un répondeur, des SMS ou des relevés d’appels téléphoniques qui révèlent un véritable harcèlement. »

Les associations de femmes qui luttent contre ces violences défendent cette incrimination qui permettra, selon elles, d’intervenir au sein du couple avant même que les coups pleuvent. Certaines craignent toutefois que les hommes violents se défendent en accusant désormais leurs compagnes de violences psychologiques. « Ce délit serait alors une arme à double tranchant que les auteurs de violence risquent de retourner contre les victimes », expliquait aux députés, en janvier, Annie Guilberteau, qui dirige le Centre national d’information et de documentation des femmes et des familles.

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(suite et fin)

Et surtout, respecter le tempo du traitement

Revenons-en à la relation médecin/patient. Il est impératif de respecter scrupuleusement la prescription de votre médecin ! Vous ne devez jamais arrêter un traitement sans lui en référer. Un conseil qui a du mal à passer, s’il l’on en croit les conclusions d’une enquête récemment menée par l’Assurance maladie auprès de 600 dépressifs, en Lorraine et Champagne-Ardenne. « Ce sont les patients qui, dans plus d’un cas sur deux, interrompent leur traitement antidépresseur. Ce pourcentage passe à 71% quand le traitement dure moins de 6 mois ». Ce qui représente la durée minimale de traitement pour une bonne prise en charge de la maladie. En dessous de ce délai, « plus d’un patient sur deux fera un nouvel épisode de dépression ». Deux motifs sont évoqués pour justifier ces arrêts : le sentiment de guérison et les effets indésirables des traitements, même s’ils se limitent à de simples coups de fatigue.

Les traitements justement, parlons-en. Les premiers médicaments modernes vraiment actifs contre la dépression sont apparus à la fin des années 50. Il s’agissait de psychotropes, qui modifient le psychisme en agissant sur l’équilibre des neurotransmetteurs. D’où leur interférence, potentiellement dangereuse, avec la conduite d’un véhicule ou d’une machine. Ils peuvent induire un état de somnolence, des troubles de l’attention ou une euphorie anormale.

Antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques : qui fait quoi

  • Les antidépresseurs soignent la maladie, en agissant sur l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau. Ils ont un effet direct sur les symptômes de la dépression : tristesse, sentiment de dévalorisation, difficultés de concentration. Ils sont efficaces, certes. Mais ce sont des traitements lourds, et qui ne sont pas exempts de risques si leur administration n’est pas strictement encadrée. Les antidépresseurs ne doivent jamais être pris sans prescription médicale, ni sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, indispensable à la guérison. Un syndrome de sevrage est d’ailleurs fréquemment observé à l’arrêt du traitement. Oui, un syndrome de sevrage ! Et les femmes enceintes ou allaitantes doivent être encore plus prudentes. Dans tous les cas, seul le médecin peut décider du recours à ces médicaments ;
  • Les anxiolytiques ne soignent pas la dépression. Ce sont des « tranquillisants » qui en atténuent les symptômes en calmant uniquement les angoisses. Et tout usage prolongé peut induire une dépendance ;
  • Les hypnotiques non plus ne soignent pas la dépression. Ces « somnifères » agissent comme leur nom l’indique, sur le sommeil. Ils font dormir, mais n’améliorent pas la qualité du sommeil qui n’est alors pas réparateur.

En cas de dépression, ces trois types de substances sont fréquemment associés. Une association qui se justifie par le fait que les antidépresseurs agissent toujours avec retard. Il faut en effet attendre pour percevoir les effets apaisants du traitement. Entre 21 jours et 4 semaines…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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La dépression est une vraie maladie

C’est un trouble mental caractérisé par des symptômes précis : une profonde tristesse, une perte d’intérêt pour toute activité, un manque d’énergie et une hyper émotivité. Mais pas seulement.

Le dépressif souffre parfois aussi de ce que les psychopraticiens appellent une « abrasion émotionnelle« . En clair, il n’accorde plus d’importance à rien. Le sentiment d’être « au bout du rouleau » symbolise bien l’état psychologique du dépressif. Il n’en peut plus de vivre…

Il… ou plutôt elle. Car les femmes sont davantage touchées que les hommes. Un constat qui depuis longtemps intrigue les spécialistes, et qui reste mal compris. Et pour bien cadrer la dimension de santé publique du problème, signalons que selon l’OMS, la dépression sera bientôt « la 2ème cause de maladie incapacitante, en termes d’arrêt de travail, au niveau mondial ».

Enfin ne nous voilons pas la face. La dépression est l’une des principales causes de suicides. Chez le dépressif en effet, le risque suicidaire est de 24 à 36 fois plus élevé que dans le reste de la population !

Des causes très diverses

Il n’y a pas d’explication précise au fait que telle personne sombre dans la dépression, plutôt qu’une autre. Même si le déclencheur est parfois un épisode de stress intense. En revanche, différents facteurs biologiques, psychologiques ou sociaux peuvent, à des degrés divers, se trouver à l’origine d’une dépression.

Tout d’abord les « accidents de la vie ». Une expression assez vague, mais qui a le mérite d’englober des croche-pieds de la vie aussi divers que le décès d’un proche, un divorce voire des difficultés professionnelles importantes. Pour les plus jeunes, il peut également s’agir d’un échec scolaire.

L’environnement social aussi, joue un rôle important. Les problèmes d’intégration, de communication, le harcèlement au travail et, particulièrement chez les hommes, le stress professionnel et le chômage… Chez d’autres, le relationnel va jouer un rôle éminent dans l’installation d’une dépression. Par exemple, une rupture amoureuse, familiale ou simplement amicale peut favoriser une évolution vers la dépression.

C’est ce que soutient le Dr Patrick Lemoine. Psychiatre, spécialiste du sommeil et de la dépression, il rappelle dans son ouvrage « Dépression », paru chez Larousse, que « l’homme est un être narcissique, dont la vie telle une ellipse, se focalise autour de 2 foyers : le travail et l’harmonie des sentiments ». Lorsque l’une de ces sphères est déséquilibrée, il y a risque de dépression.

Sans oublier naturellement le rôle fondamental de la biologie. La dépression, c’est aussi le désordre dans les relations entre les neurotransmetteurs, des substances chimiques importantes localisées dans le cerveau. Que l’équilibre là encore soit rompu, et les troubles s’installent.

Il existe ainsi des familles de dépressifs. Depuis maintenant près de 60 ans, de nombreuses études le confirment. Une personne dont un parent proche a souffert de dépression est plus susceptible de développer la maladie. Laquelle peut alors s’installer sans qu’il soit possible de la rattacher à un événement précis, et c’est alors que l’origine familiale sera mise en avant.

Primordiale, la relation psychopraticien/patient

Le suivi médical est la clé d’une bonne prise en charge. Et justement, de quel suivi médical parlons-nous ? De celui d’un généraliste ? D’un psychiatre ? D’un psychotpraticien ? Qui fait quoi ?

Vous ne vous sentez pas bien ? Le premier réflexe est d’en parler à votre médecin généraliste. Il est en première ligne. C’est lui qui va diagnostiquer une dépression. Ou à l’inverse, un simple coup de blues. C’est lui aussi qui va éventuellement vous orienter vers une psychothérapie. Alors, psychiatre ou psychopraticien ?

Le psychopraticien n’est pas médecin. Il traite et solutionne les problèmes que peuvent rencontrer les dépressifs légers ou lourds, sans prescrire de médicaments. Son rôle est de comprendre le patient, de le conseiller et de lui proposer des approches comportementales, émotionnelles et cognitives qui ont fait leurs preuves. Rien avoir avec un psychiatre, médecin, qui soigne en prescrivant des antidépresseurs et autres molécules chimiques. Seul un psychiatre peut conseiller tel ou tel médicament.

Références : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Dans les jours et semaines qui viennent, vous allez beaucoup entendre parler de dépression et d’antidépresseurs !

Ce n’est pas un hasard.

L’Assurance maladie organisait récemment un débat dans les Grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.

Des conférences, ouvertes aux professionnels de santé, aux associations de patients et au grand public, avaient pour but de favoriser les échanges entre professionnels et grand public.

Vous n’y étiez pas ?

Alors vous pouvez consulter en ligne les conseils de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) pour un bon usage des antidépresseurs. Pour les enfants et les adolescents mais aussi pour les adultes.

Les antidépresseurs ? Nous en sommes de grands consommateurs. Et la raison du succès de ces médicaments qui soignent la dépression… c’est la forte demande des Français – ou des médecins prescripteurs ! Ils sont en effet près de 9 millions à souffrir de cette maladie.


La France championne du monde… malheureusement !

Selon la Haute Autorité de Santé, entre 7% et 15% des Français souffriraient de dépression. Ce qui est beaucoup par rapport aux 100 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui seraient touchés par la maladie dans le monde.

Près de 65 millions de boîtes d’antidépresseurs sont vendues chaque année dans l’Hexagone. Soit deux fois plus qu’en Italie, Allemagne et Grande-Bretagne. C’est simple, nous sommes les champions !

Et nos jeunes ne sont pas mieux lotis. Ils sont près de 40 000 mis sous antidépresseurs avant 18 ans.

Quarante mille de trop ?

Probablement pas. Mais c’est assurément beaucoup.

Ne banalisez jamais la prise d’un antidépresseur !

Comportement suicidaire, agressivité, colère…

Les risques liés à l’utilisation des antidépresseurs modernes, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont réels. Le nom est barbare certes, mais il fait référence à une substance fabriquée dans le cerveau et qui serait en partie responsable de l’humeur. Les ISRS ( dont le chef de file est le célèbrissime Prozac) viennent combler le déficit cérébral en sérotonine caractéristique de la dépression.

Dès avril 2005, l’Agence européenne du médicament (EMEA) attirait l’attention sur les risques de ces médicaments chez l’enfant et l’adolescent.

En février 2006, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a rendu publics les résultats d’une méta-analyse concernant les suicides et tentatives de suicide survenus au cours d’essais cliniques de la paroxetine, un autre ISRS.

Chez les adultes traités pour trouble dépressif sévère, la fréquence des comportements suicidaires a été plus élevée (0,32%) que la moyenne (0,05%). Idem chez les jeunes de 18 ans à 24 ans, avec un taux de comportements suicidaires de 2,19% sous paroxétine contre 0,92% en moyenne.

Enfin chez les enfants et adolescents, une augmentation des tentatives de suicide et idées suicidaires a été observée avec tous les antidépresseurs.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que l’AFSSaPS ait rappelé, en mars 2006, que « le traitement de première intention des troubles dépressifs chez l’enfant et l’adolescent est psychothérapeutique ».


D’ailleurs précise-t-elle, « la dépression chez l’enfant et plus particulièrement chez l’adolescent est fréquemment associée à un risque suicidaire important. La prescription d’antidépresseurs n’est donc pas adaptée aux situations d’urgence. » Dépression, dépression, mais il s’agit de quoi, au juste ?

La suite dans mon prochain article…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Au-delà du poids, de l’indice de masse corporelle et de l’obésité, « se trouver gros » pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé en favorisant le stress.

Les méfaits sur la santé de l’obésité ne seraient pas uniquement liés à l’excès de poids mais aussi à la mauvaise image que peuvent avoir d’eux-mêmes les gens en surpoids. C’est ce que montre une nouvelle étude de chercheurs de l’université de Colombia (New York).

Ces derniers ont recruté plus de 170 000 personnes à qui ils ont demandé d’une part leur poids actuel et d’autre poids le poids idéal qu’ils aimeraient atteindre. Par ailleurs, ils ont demandé aux volontaires le nombre de jours au cours desquels ils se sont sentis mal physiquement ou moralement au cours du mois écoulé.

En comparant ces différentes données les auteurs se sont aperçus que plus l’écart entre le poids réel et le poids idéal était important, plus le nombre de « mauvais jours » augmentait.

Pourquoi ? « Le stress lié à la stigmatisation des personnes obèses peut-être un facteur influençant la santé et augmenter le risque d’hypertension et de diabète par exemple », expliquent les auteurs.

« Le surpoids n’est pas forcément synonyme de mauvaise santé, reconnaissent les chercheurs. Pourtant la première réaction des médecins face à un patient qu’ils jugent trop gros et de lui dire de perdre du poids. Ça n’est peut-être pas l’approche la plus efficace en terme de santé… »

Sources : lanutrition.fr et Peter Muennig, Haomiao Jia, Rufina Lee, and Erica Lubetkin, I Think Therefore I Am: Perceived Ideal Weight as a Determinant of Health, Am J Public Health, Jan 2008; doi:10.2105/AJPH.2007.114769

Il vous faut agir au plus tôt !

9%  des salariés européens déclarent avoir été victimes d’intimidation ou de harcèlement moral.

Les médecins du travail reçoivent de plus en plus de salariés en situation de souffrance au travail. Amplification du phénomène ou bien levée d’un tabou ?

Une pathologie de la solitude

Le salarié harcelé se retrouve d’abord isolé face à son problème et manque de recul pour analyser sa situation. Il ne communique pas. Il pense souvent pouvoir s’en sortir seul. Il ne perçoit pas immédiatement sa mise en danger. C’est durant cette phase que le médecin traitant (ou le médecin du travail) peut éviter le passage en phase de décompensation. Car si le harcèlement perdure et en l’absence de prise en charge, s’installe la forme la plus grave de décompensation : un tableau de névrose traumatique. Malheureusement beaucoup ne consultent qu’à ce stade de réparation. Le chemin sera long pour la reconstruction. Le psychiatre complète souvent ce binôme.

Médecin traitant, médecin du travail : une approche commune au début

« Au travail, est-ce que ça va ? » Quel que soit le médecin qui reçoit ce patient, cette question est incontournable devant une situation de souffrance morale. Elle peut suffire à sortir ce salarié-malade de son isolement. Le médecin se place dans une situation d’écoute. Il évalue le degré de souffrance et en recherche la cause. Il faut déculpabiliser ce patient qui a fini par se croire responsable de sa situation. La pression au travail pouvant être très forte, le médecin doit remettre la santé comme préoccupation première. Attention aux patients qui paraissent les plus forts, ils s’effrondrent d’autant plus brutalement !

Le médecin traitant a la connaissance de son patient

Il prend en charge le soin. Il oriente ensuite vers le médecin du travail pour la prise en charge de la situation médico-professionnelle. S’il délivre un arrêt maladie de plus de vingt et un jours, le médecin du travail reverra le patient dans les huit jours suivant la reprise. Pendant la suspension de contrat, la visite de pré-reprise permet d’anticiper la reprise effective, parfois de la différer.

Le recours aux consultations de pathologies professionnelles peut être utile, mais les délais sont longs. Ces consultations spécialisées, hospitalières, ont élargi leur domaine à la souffrance au travail.

Le médecin du travail a la connaissance de l’entreprise

Il orientera vers le médecin traitant pour le soin et l’éventuel arrêt maladie. Par cette première consultation, le médecin du travail informe le patient de la réglementation et de ses droits. Puis il analyse la situation personnelle. Ce patient, qu’il découvre en dehors des visites bisannuelles systématiques, doit être revu. De façon formelle au travers du libellé de la fiche d’aptitude, ou informelle à l’initiative du salarié (« Tout salarié peut consulter son médecin du travail, sur son temps de travail, sans avoir à se justifier. Ce type de visite ne peut pas être pris comme faute. ») Par sa connaissance de l’entreprise, le médecin du travail peut conseiller, proposer des aménagements de poste, parfois intervenir directement. Mais toute intervention, que ce soit auprès de l’entreprise ou du médecin traitant, se fait avec l’accord du patient et dans le respect strict du secret professionnel.

Enfin, chaque médecin doit avoir les coordonnées de l’autre. N’oublions pas le téléphone. La concertation directe entre confrères rend de grands services à nos patients.

La loi définit la prévention primaire

Par la loi, l’employeur a l’obligation d’organiser la prévention dans son entreprise. Au-delà de vingt salariés, les dispositions relatives à l’interdiction de toute pratique de harcèlement doivent figurer au règlement intérieur (ce règlement doit être remis à l’embauche avec le contrat de travail et un exemplaire de la convention collective).

> Les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail sont clairs : « […] Il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail […] » (article L230-3).

> Tout aussi clair est l’article sur le harcèlement : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel […]. » (article L122-49).

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Les personnes ayant une faible estime de soi ont tendance à percevoir, à tort, que l’acceptation et l’amour de leur partenaire varient en fonction de leurs succès et échecs professionnels (recherche publiée dans le Personality and Social Psychology Bulletin).

« Se sentant moins valorisés en général, la confiance dans l’acceptation inconditionnelle du partenaire est particulièrement importante pour les gens qui ont une faible estime de soi », expliquent les auteurs.

Ils ont tendance à interagir sur un mode d’auto-protection, s’autorisant à se sentir en connection avec leur partenaire seulement s’ils se sentent acceptés et valorisés.

Une difficulté est que, liant le succès et l’échec à leur valeur personnelle, ils s’attendent à l’appréciation et l’acceptation en cas de réussites et à la dépréciation et au rejet en cas d’échecs. Ils sont particulièrement susceptibles d’interpréter de façon biaisée les réactions de leur partenaire à la lumière de ces attentes. La perception d’une dépréciation peut souvent enclencher un engrenage négatif dans les interactions du couple.

Sandra L. Murray et ses collègues, ont analysé les notes quotidiennes de 154 couples rapportant leurs succès et échecs professionnels et le niveau d’acceptance, de support et d’amour qu’il ressentait de la part de leur partenaire.

L’estime de soi s’est avérée être en relation importante avec la perception de l’appréciation et du support du conjoint dans le quotidien. Les hommes et les femmes avec une faible estime de soi sentaient l’amour de leur conjoint conditionnel à leur succès professionnel quotidien. Ils se sentaient mieux aimés les jours où ils avaient du succès. Les femmes avec une basse estime se sentaient moins aimées les jours où elles avaient des échecs au travail. Au contraire les gens avec une bonne estime sentaient l’amour inconditionnel. En fait les femmes avec une bonne estime se sentaient même mieux aimées les jours où elles rapportaient des échecs au travail.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent l’importance pour les gens avec une faible estime de soi de réaliser comment les événements dans leur propre vie peuvent irrationnellement envahir leur relation de couple, les amenant à voir leur partenaire plus négativement que ce que justifient les faits.

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Comment lutter contre un état dépressif ?

Vous sentez-vous souvent cafardeux, fatigué ou sans entrain ?

Peut-être faites-vous un début de dépression.

Ne recourez pas d’emblée au Prozac : il existe de meilleures façons de s’en débarrasser.

 

  1. Recherchez-en la cause. C’est peine perdue si vous ne vous attaquez qu’aux symptômes de la dépression. De plus, si dès le départ, vous ne combattez pas la dépression en profondeur, elle peut s’aggraver, devenir chronique ou réapparaître.
  2. Parlez-en avec des amis. Ne rentrez pas dans votre coquille mais cherchez de l’aide auprès d’amis en qui vous pouvez avoir confiance. Demandez-leur de se livrer avec vous à une réflexion franche et honnête.
  3. Tenez un journal. Le rythme et le caractère privé de l’écriture pour vous-même ont un effet calmant et éclairant.
  4. Attaquez-vous à la cause. Une dépression causée par un mauvais mariage ou des enfants difficiles sera mieux combattue avec un psychothérapeute spécialiste du couple qu’avec des antidépresseurs. Une fatigue constante due à un emploi stressant ne disparaît que lorsque le travail est organisé différemment.
  5. Lisez des ouvrages sur la dépression. Quelqu’un qui sait ce qui lui arrive est mieux à même de s’aider lui-même.
  6. Combinez repos et action. Veillez à avoir un corps sain en vous reposant suffisamment après votre travail et en faisant suffisamment de sport, du vélo ou de la promenade. Une demi-heure par jour aide apparemment beaucoup.
  7. Dormez suffisamment. Réfléchissez à ce qu’était autrefois votre temps de sommeil idéal à l’époque où vous vous sentiez encore bien. Revenez à cette discipline.
  8. Mangez sain. Pas de plats à emporter mais des repas que vous préparerez vous-même avec des ingrédients frais.
  9. Prenez rendez-vous. Je vous expliquerai ce qui ne va pas chez vous et vous offrir une perspective de rétablissement. Je peux aussi vous aider à briser votre spirale négative.

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Entre 10 et 15 % des femmes âgées de 20 à 40 ans rapportent au moins un comportement alimentaire problématique ou une attitude liée à l’alimentation/alcool qui soit exagérée, selon une étude publiée dans l’International Journal of Eating Disorders.

L’équipe des chercheurs Lise Gauvin et Jean-Marc Brodeur de l’Université de Montréal et Howard Steiger de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas a mené des interviews téléphoniques auprès de 1501 femmes demeurant en milieu urbain (Montréal) et âgées en moyenne de 31 ans. La majorité était mariée, non fumeuse et détenait un diplôme universitaire.

Quelque 13,7 % des femmes rapportaient un comportement de boulimie ou d’hyperphagie (binge eating), caractérisé par une consommation excessive de nourriture accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle, un à 5 jours par mois ou 1 à 7 fois par mois; 4,1 % rapportaient au moins 8 épisodes de boulimie par mois; 2,5% rapportaient se forcer à vomir ou utiliser des laxatifs ou des diurétiques pour maintenir leur poids.

L’étude montre aussi que 28% des femmes font de l’exercice physique intense 2 fois par mois avec le seul objectif de perdre du poids.

« L’anorexie, qui se caractérise entre autres par une restriction alimentaire extrême, est beaucoup plus rare que les comportements boulimiques », précise Mme Gauvin. Aucune des femmes interrogées ne présentaient d’ailleurs de comportements anorexiques.

Sources : psychomedia, Université de Montréal, Science Daily

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… l’aidant informel.

Certains disent que le « médicament » du sujet dépendant à domicile est l’aidant informel.

L’aidant principal est dans 50 % des cas le conjoint, la femme dans 2/3 des cas, et un enfant dans 1/3 des cas.

Les femmes âgées de 50 à 79 ans constituent la majeure partie (55 %) des aidants informels. Il faut donc protéger ces femmes âgées en anticipant les conduites à risque (surmenage, maternage, épuisement, voire abandon, négligence, maltraitance).

Les évolutions démographiques attendues pour les prochaines décades dans nos sociétés occidentales sont inquiétantes. Selon un scénario « central » (ni optimiste et ni pessimiste), le nombre de sujets dépendants entre 2000 et 2040 augmenterait de 50 % alors que pendant la même période le nombre de femmes âgées de 50 à 79 ans n’augmenterait que de 12 %.

On s’attend donc dans les prochaines années à un déficit en aidants informels.

Les perfectionnistes sont bien loin de la perfection…

Une équipe canadienne arrive à la conclusion qu’il s’agit d’un désordre psychologique du même type que les comportements obsessifs-compulsifs ou de la dépendance affective.

Résultat: les perfectionnistes seraient des gens avec des standards irréalistes, et qui se jugent et jugent les autres comme continuellement en situation d’échec face à ces attentes irréalistes.

Ils se caractérisent par différents types de comportements : outre un souci du détail extrême, certains essaient de masquer leurs imperfections en évitant les situations où ils peuvent montrer leurs incapacités ou en gardant leurs problèmes pour eux-mêmes, afin d’éviter d’admettre leurs échecs. D’autres essaieraient de projeter une image de perfection en se vantant continuellement et en essayant d’impressionner les autres par leurs accomplissements…

Les chercheurs dirigés par le professeur de psychologie Gordon Flett, de l’Université ontarienne de York, concluent de leur étude psychosociale que ces comportements les maintiennent en situation de stress permanent, ce qui occasionnerait des problèmes de santé, tels la détresse psychologique, la dépression ou les désordres alimentaires. Leur interaction conflictuelle avec les autres leur causerait aussi des problèmes relationnels importants: conflits au travail, problèmes de couple… Dans les cas extrêmes, leur comportement dysfonctionnel pourrait même les mener au suicide.

Comme quoi, personne n’est parfait…

Prévenir l’obésité chez les adolescentes boulimiques est un problème difficile…

Marian Tanofsky-Kraff et son équipe proposent d’aborder la question en s’aidant d’une forme de psychothérapie intitulée « psychothérapie interpersonnelle » (IPT). L’IPT a fait ses preuves pour réduire les troubles des comportements alimentaires chez des adultes et la dépression chez les jeunes.

L’ITP se focalise sur l’amélioration des relations avec les autres en ciblant les difficultés interpersonnelles et sociales sous-jacentes, qui sont à même d’entraîner les adolescentes à perdre le contrôle de leur alimentation.

Selon ces auteurs, la boulimie est liée à un trouble du fonctionnement social de l’individu et aux troubles de l’humeur qui en sont la conséquence. De fait, engager 38 jeunes filles boulimiques dans une ITP pendant un an a eu pour résultat un gain de poids significativement moindre que chez les jeunes filles témoins, qui suivent les cours d’éducation sur la santé dispensés à tout le monde.

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