étude scientifique


La tianeptine (Stablon), commercialisée dans le traitement des la dépression, ne doit pas être utilisée du fait de risques trop importants de dépendance.

Risques connus depuis de nombreuses années, mais malheureusement toujours pas pris en considération par les autorités sanitaires.

En 2011, en France, la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes a analysé des données quant à des abus et des dépendances de tianeptine (Stablon), autorisée comme antidépresseur. La tianeptine est chimiquement proche de l’amineptine (ex-Survector), retirée du marché en 1999 pour effet toxicomanogène.

Entre 2006 et 2010, 45 nouveaux cas d’abus de tianeptine ont été notifiés.

La plupart des patients ont consommé des doses quotidiennes de 10 fois ou plus la dose recommandée, jusqu’à 360 à 400 comprimés par jour, soit plus de 13 boîtes par jour dans 2 cas. Dans 23 cas, une tentative de réduction ou d’arrêt de prise excessive de tianeptine a été signalée, dont 13 nécessitant une hospitalisation. Plusieurs patients ont tenté des sevrages multiples, dont un patient hospitalisé 11 fois. Dans 6 cas, les patients ont été estimés sevrés.

Une étude a été réalisée à partir des données de l’assurance maladie, sur 3 803 patients qui ont eu au moins 12 remboursements par an pendant cette période. 302 de ces patients (8 %) prenaient une dose moyenne supérieure à la dose de l’autorisation de mise sur le marché. 91 patients (2,4 %) ont présenté au remboursement plus de 2 fois la dose recommandée. 1 patient traité sur 1 000 a présenté au remboursement des doses journalières très élevés de tianeptine.

Cet effet indésirable est injustifié au vu de l’absence d’avantage de la tianeptine sur les nombreux autres antidépresseurs disponibles.

Depuis 2000, Prescrire attire l’attention sur le risque de dépendance avec la tianeptine, auquel les patients restent exposés début 2012.

Source: Prescrire du 1er janvier 2012

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Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

« Le Musée du louvre reçoit 8,5 millions de visiteurs chaque année. Ce blog a été visité environ 170 000 fois en 2011. Si c’était une expo au Louvre, il faudrait à peu près 7 années pour qu’autant de personnes la visitent. »

Cliquez ici pour voir le rapport complet !

Les commentaires de cette vidéo sont à lire 😉

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Dominique Mehl, sociologue au CNRS
« Le don de gamètes ne s’oublie pas »

ominique Mehl, sociologue au CNRS, raconte dans un livre-enquête, Enfants du don, le témoignage de familles ayant eu recours au don de spermatozoïdes ou d’ovocytes.
La stérilité se vit toujours comme une blessure et dans une grande solitude. La société a-t-elle encore du mal à poser un regard apaisé sur cette question ?
Beaucoup de couples ont du mal à se définir comme stériles et à l’assumer comme un verdict définitif. Parce que la médecine permet de pallier ou de surmonter ces stérilités, on a de plus en plus tendance à se définir comme infertile ou inféconde.
Le tabou de la stérilité continue à exister chez nous. Certaines femmes se culpabilisent. Du côté masculin, il y a une blessure narcissique forte parce que la fertilité est encore, dans l’inconscient collectif, assimilée à la virilité. Et puis nous sommes dans des sociétés où l’enfant est pivot du quotidien, de la construction des vies. Etre quelqu’un qui ne parvient pas à combler cette aspiration conduit à vivre extrêmement mal cette incapacité à concevoir.

Les couples sont dans des parcours très solitaires, pas simplement parce que la stérilité est un peu taboue ou à cause de la pression sociale, mais parce que, très souvent, ce sont des parcours longs et semés d’échecs. Il n’est pas possible de rester socialisé en entraînant tout son entourage dans cette peine, en le suspendant à cette attente.

Tous les couples témoignent d’un manque de soutien psychologique

Lorsque les Centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) ont été créés, il a été décidé de ne pas soumettre les couples à un entretien psychologique préalable. Ce n’était pas au corps médical ni à la société de délivrer un certificat de bonne parentalité. Tout cela était positif.

Mais l’absence de soutien psychologique pose problème. Les femmes qui sont dans un parcours d’assistance médicale à la procréation ne veulent pas de thérapie. Mais elles réclament un lieu d’écoute et d’accompagnement, notamment dans les caps difficiles, lorsqu’il faut, par exemple, décider de passer à un don de gamètes. Etre seule est d’autant plus difficile que la médecine procréative est devenue presque industrielle : taux, dosages, implantations et tchao, rendez-vous dans un mois.

Le rôle d’Internet devient alors colossal. Les échanges d’expériences sur les forums sont fondamentaux.

La décision de passer au don de gamètes n’apparaît jamais facile. Pourquoi ?

Parce que c’est un don avec des potentialités. Il ne s’agit pas simplement de remettre un organisme en route comme dans le cadre d’un don d’organe. Il y a des potentialités liées au patrimoine génétique qui seront léguées et qui peuvent induire des caractéristiques, notamment physiques, chez l’enfant qui va naître. Pour certaines femmes, l’idéologie officielle – le gamète est une cellule neutre – ne leur pose pas de problème. Pour d’autres, le gamète n’est pas une cellule neutre, son existence n’est pas escamotable. Il faut tout un cheminement mental et intellectuel pour penser qu’on va être parent d’un enfant issu d’un don. Les repères familiaux se brouillent.

Est-ce possible d’oublier cette étape lorsque l’enfant est né ?

Tous les couples témoignent que cela ne s’efface pas. Pendant un moment, c’est obsessionnel, il n’y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l’enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique « souvenir » ou « passé ». Mais le passé ne s’oublie pas.

Faut-il transmettre cette histoire à l’enfant, tout lui expliquer ?

Nous sommes actuellement dans une contradiction terrible. Pendant une période, la culture du secret a dominé. Elle était même favorisée par les Cecos.

On disait aux parents : c’est votre aventure à vous, le gamète ne fait pas la parenté, vous êtes parents à 100 %, alors pourquoi parler du don ? Et puis, tout ce petit monde, et la société dans son ensemble, a été alerté par la critique des secrets de famille faite par les psychanalystes et les psychologues. La culture du secret a été alors vécue de manière moins évidente. D’autant que cette critique des secrets de famille a pénétré dans les Cecos.

Maintenant, lorsque les gens sont reçus pour un don, ils sont incités à le dire à leurs enfants, sur le thème : ce n’est pas honteux et les secrets de famille peuvent toujours transpercer. Jusqu’à présent, le secret et l’anonymat se confortaient mutuellement. Maintenant qu’il y a un quart de ces enfants qui connaissent leur histoire, certains d’entre eux s’interrogent. D’où je viens, à qui je ressemble. Il y a ceux à qui on a expliqué : « tu es né grâce un geste magnifique, un donneur anonyme a donné son gamète, grâce à cela tu es là et ce qui compte c’est le geste et pas l’identité« . Et ils s’en contentent.

D’autres considèrent que si ce n’est pas un geste honteux, si le génétique n’est pas si important que cela, pourquoi mettre une chape de plomb sur cette personne ?

Comment faut-il en parler à l’enfant, à quel âge ?

C’est très compliqué. Beaucoup de parents, d’ailleurs, ne le révèlent pas à leur enfant. Sur les forums Internet, la question du « quand le dire » est énormément discutée. Lorsque la révélation est tardive (après l’adolescence), c’est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu’ils ont vécu dans un simulacre, une espèce de mensonge.

Ils témoignent tous que c’est un vrai choc. Il existe une tendance assez forte pour le dire mais avec des mots adéquats, en évoquant, par exemple, la « petite graine » et sans en parler tout le temps, ni de manière solennelle.

Vous plaidez en faveur d’un assouplissement des lois de bioéthique, pourquoi ? N’est-on pas dans un domaine où chaque histoire est singulière ?

Sur ces questions-là, il y a trop de lois. Tout est codifié : qui peut faire un enfant, avec qui, à quel âge, dans quelles conditions maritales. L’espace de liberté qui existe pour les procréations naturelles n’existe pas dans l’AMP. La définition du contexte conjugal est obsolète. Le rapport conjugalité et parenté est figé par la loi.

De plus, théoriquement, la loi est aussi faite pour éviter les inégalités. Et là il y a une inégalité notoire entre les gens qui sont satisfaits de l’anonymat et ceux qui le contestent mais se retrouvent devant un mur. Pour eux, il n’y a aucun espace de liberté, sauf si le don a été effectué à l’étranger, dans un pays où l’anonymat est levé.

Pour faire face à la pénurie de dons de gamètes, l’Agence de la biomédecine lancera, au printemps, des campagnes d’information en faveur du don. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne chose. On pourrait dire qu’il était temps. Si le don de sperme est à peu près connu, en revanche beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’est le don d’ovocytes. Il est important de dire que cette possibilité existe.

Finalement, à l’issue de cette enquête qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

J’ai découvert des approches nuancées, hésitantes parfois, qui viennent perturber les schémas et les représentations figés sur le gamète et sur la parenté.


« Enfants du don » de Dominique Mehl (Robert Laffont, 345 pages, 20 euros). Lisez et achetez-le ici !

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

Chiffres
Un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité. L’assistance médicale à la procréation (AMP) avec donneur représente 6,7 % des tentatives. En 2005, 17 293 enfants sont nés grâce à l’AMP dont 1 293 à la suite d’un don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes). Ce chiffre ne prend pas en compte les femmes qui se rendent à l’étranger. L’anonymat, la gratuité et le consentement sont les principes sur lesquels repose, depuis 1973, le don de gamètes.

Vingt-trois centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) sont habilités à recueillir et à recevoir des gamètes. Dans la mesure du possible, l’attribution de gamètes tient compte des caractéristiques des donneurs et des receveurs (ethnie, couleur de peau, yeux, cheveux…) et du groupe sanguin.

Source: lemonde.fr du 13.02.08, Sandrine Blanchard

Schizophrénie: les nouveaux anti-psychotiques n’ont pas plus d’efficacité

 Une recherche, coordonnée par le National Institute of Mental Health américain et impliquant près de 1500 patients, fournit pour la première fois des informations détaillées comparant l’efficacité et les effets secondaires de cinq médicaments couramment utilisés pour le traitement de la schizophrénie.

Il s’agit de l’étude indépendante auprès du plus grand échantillon et sur un plus long terme jamais réalisée.

Quatre médicaments antipsychotiques de la nouvelle génération dits antipsychotiques atypiques, le Zyprexa (olanzapine), le Seroquel (quetiapine), le Risperdal (rispéridone) et le Zeldox ou Geodon (ziprasidone) ont été comparés au Trilafon ou Trilifan (perphenazine) un antipsychotique de première génération, beaucoup plus ancien (disponible depuis les années 50) et moins coûteux (environ 10 fois moins).

Les cinq médicaments se sont avérés d’efficacité comparable avec une faible adhérence au traitement en raison des effets secondaires intolérables et du contrôle des symptômes insuffisants.

Un médicament de nouvelle génération, le Zyprexa, s’est avéré légèrement plus efficace mais avec un gain de poids significatif et des changements métaboliques.

Généralement, le médicament plus ancien et moins dispendieux performait aussi bien que les médicaments de nouvelle génération !

Dans l’ensemble, 74% des patients avaient arrêté la prise de leur médicament 18 mois après le début de la recherche. Le taux d’abandon allait de 64% pour le Zyprexa à 82% pour le Seroquel.

L’insomnie, la prise de poids et des symptômes neurologiques comme la raideur du corps sont les principaux effets secondaires liés à tous ces médicaments.

Le choix d’un médicament doit se faire selon les besoins spécifiques de chaque personne, connaissant l’efficacité et les effets secondaires de chacun de ses médicaments.

Les résultats de cette recherche sont rapportés dans le New England Journal of Medicine.

Sources: PsychoMédia, Science Daily, divers

 

 

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Voici ces 5 profils de manipulateurs :

1) Le séducteur

Il séduit (quasi érotiquement) les femmes et attire les hommes qui l’envient inconsciemment car il est sûr de lui, conquérant (rien ne lui résiste). Il est souriant, extraverti, bon vivant, et il sait aussi se montrer parfois attentif aux autres. Il suscite généralement l’admiration chez les autres, dégage une certaine force, il est souvent beau, il donne l’impression de quelqu’un de sûr de lui et sympathique mais c’est un véritable comédien (comme tout manipulateur). On sait déjà que les manipulateurs aiment se moquer et rabaisser pour mieux dominer : voilà la réelle différence avec une vraie personne sympathique ! De plus il cache sa personnalité contrairement à une personne réellement sûre d’elle. Le séducteur regarde dans les yeux, pose des questions embarrassantes, et répond de façon détournée à celle qu’on lui pose. Il aime flatter les gens même si ce n’est pas sincère.

2) L’altruiste

Il fait des cadeaux, achète tout, donne tout, vous ne pouvez rien lui refuser (c’est ce qu’il cherche). Il exigera une réciprocité au niveau des efforts même si les efforts qu’il demande sont bien plus importants. Cet aspect du manipulateur le rend encore plus dangereux d’autant plus que nous sommes inconscients des mécanismes mis en jeu. Il crée la dépendance envers lui. Le « gentil » piège est refermé.

 3) Le dictateur

C’est le plus facile à reconnaître, il est souvent désagréable, agressif et autoritaire. Il est craint de son entourage, ses critiques, ses attaques et ses comportements sont souvent violents. Quand il a besoin de service il utilise la flatterie mais contrairement au séducteur il ne fait pas compliments. Il se montre insensible et déteste les sentiments humains (c’est un vrai dur !). Il peut vous traiter d’inhumain ou de monstre, d’égoïsme si vous n’êtes pas aux petits soins pour lui lorsqu’il tombe malade ou subit un deuil affligeant.

4) Le cultivé

Il prétend tout savoir sur tout, il se montre méprisant envers ceux qui n’ont pas les mêmes connaissances que lui. Il s’étonne de notre ignorance face à des sujets pointus que peu de personnes connaissent. Alors que les personnes cultivées non-manipulatrices ne donneront pas l’impression aux autres d’être incultes, idiots ou inintelligents ! Il mentionne des lieux, des dates sans donner d’explications. Les gens le voient comme quelqu’un de très intelligent et n’osent pas lui poser des questions. Si nous le faisons, il peut se montrer surpris, irrité, ou encore évasif. En réalité il ne connaît pas toujours la vérité sur la question, mais s’il la connaît il peut monopoliser la parole pour étaler « sa science » et avoir son public pour l’écouter. Par contre s’il parle d’un sujet que vous connaissez vous-même très bien, vous constaterez rapidement qu’il se trompe ou ment sur certains points

 5) Le timide, le plaintif

Il s’agit souvent d’une femme, mais ce n’est pas obligatoire. C’est aussi le manipulateur le plus rare. Le timide est difficile à repérer car son apparence de fragilité, de vulnérabilité et de soumission, voire de naïveté trompe. Personne ne soupçonne ses traits de manipulateurs. Il est en retrait, silencieux surtout en groupe, juge par ses silences et son regard, sans donner son avis quand on en a besoin. Il utilise son compagnon ou un collègue pour faire parvenir son avis ou ses critiques à la personne cible. Il créé le soupçon et la zizanie alors qu’il prétend détester les conflits mais les créé subtilement. Il vous soutire des informations personnelles sous prétexte de s’intéresser à vous.

Conclusion

Mais le manipulateur peut utiliser aussi tous les masques et en changer à sa guise.

Par exemple : il peut combiner séduction et violence, séduction et altruisme, culture et altruisme. Si on touche à son pouvoir et à son territoire il change instamment en se montrant ironique, sarcastiques, insistant, voire méchant. Il ne supporte pas non plus les remarques et les reproches et fait preuve d’un manque de sens de l’humour.
Source :  « Métaphore » n° 57 de juin 2010 (Journal de NLPNL, fédération francophone des associations de certifiés, dont je fais partie, en programmation neurolinguistique), divers

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L’égalité des sexes prônée par toutes les femmes dans les années 1960 ferait-elle évoluer toutes les tendances, y compris les comportements d’addiction féminins ?

Les fonctions de “haut niveau” dans la société font-elles évoluer les conduites de consommation de la femme ?

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 10 mars 20091 consacre son numéro à la thématique “Femmes et addiction” en abordant la place que prend désormais les comportements de dépendance dans la vie des femmes.

La dépendance de la femme

À la lecture de la littérature internationale, on s’aperçoit que des variations physiologiques entraînent un impact différent entre l’homme et la femme concernant le métabolisme des substances, mais également qu’il existe des différences ayant trait à la santé mentale. En effet, la dépendance affective est plus forte chez la femme que chez l’homme avec un impact plus marqué concernant des événements négatifs de l’enfance qui seraient à l’origine des addictions. De même, la prise de risque dans les comportements addictifs serait plus importante chez la femme.

L’observation porte aussi sur une différence dans l’accès et l’utilisation des traitements. Françoise Facy, spécialiste en épidémiologie des conduites addictives aux drogues et à l’alcool, s’est intéressée à la position de la femme face à ce problème2. Dans l’ensemble, les femmes restent minoritaires par rapport aux hommes pour l’ensemble des comportements addictifs à la seule exception des troubles des conduites alimentaires.

Les différentes addictions

Les centres de soins spécialisés en alcoologie et toxicomanie accueillent 75 % d’hommes versus 25 % de femmes. Les prises en charge restent problématiques en France à la différence des États-Unis ou des pays d’Europe du Nord. Le BEH indique également que les hommes sont plus consommateurs de drogue que les femmes mais la différence varie suivant le milieu social. Plus les positions sociales deviennent favorables plus la tendance s’inverse, les hommes adoptant des comportements d’usage plus raisonnables tandis que ceux des femmes se “masculinisent”.

Les ivresses alcooliques sont en augmentation, ainsi que l’expérimentation des produits illicites avec une tendance à la féminisation pour le crack et les amphétamines. Il est vrai qu’aujourd’hui, il n’est pas rare d’observer des groupements de plus en plus féminins s’adonnant, par exemple, au binge drinking, “jeu” qui consiste à boire une grande consommation d’alcool en un minimum de temps. L’inquiétude se fait ressentir dans les services hospitaliers où la fréquence des hospitalisations pour alcoolisation forte augmente. La Suisse a mis en place une information de communication inédite avec la diffusion de films sur les téléphones portables des 14-25 ans.

Les campagnes d’information

La banalisation de ces conduites à risque est inquiétante, et seule la crainte de se faire ôter le permis de conduire semble être retenue par les consommatrices. En revanche, les risques pour la santé ne semblent pas les préoccuper. Rappelons que les consommations excessives d’alcool favorisent l’humeur dépressive et qu’en France la consommation d’antidépresseurs reste élevée. Le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-20113 a mis l’accent sur la prévention de ces comportements en réalisant une vaste campagne d’information.

L’impact de ces campagnes d’information est-il suffisant ? Le BEH indique que, d’après les résultats d’une approche qualitative fondée sur les discussions de 42 femmes enceintes, il existe une incompréhension des messages transmis concernant l’alcoolisation pendant la grossesse à propos de la prévention des risques pour l’enfant. En effet, la source d’information que les femmes enceintes estiment la plus digne est leur propre mère.

Ce résultat peut légitimer une interrogation : faut-il donc élargir la prévention aux futures grand-mères ? L’enquête Coquelicot, effectuée entre 2004 et 20074, met en évidence la place essentielle du partenaire sexuel lors de l’initiation ainsi que l’influence du conjoint dans les trajectoires de consommation des femmes usagères de drogues. Ainsi la dimension du couple doit être prise en compte dans la prévention des risques.

Conclusion

Les conclusions tirées de la littérature, des enquêtes ou des forums de discussion visent à personnaliser les soins individuels pour la femme, sans oublier le travail de prévention en amont et celui avec les familles. Ces démarches sont indispensables au vu des répercussions des actions de prévention.

1
Coll. Femmes et addictions. Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) 2009 ; 10-11, disponible sur cliquez ici

2
De l’addiction au féminin : 3 questions à Françoise Facy.
Inserm Actualités 2008 ; 210.

3
Plan gouvernemental 2008-2011 de lutte contre les drogues et les toxicomanies, adopté en juillet 2008, disponible sur cliquez ici

4
Institut de veille sanitaire (InVS). Enquête Coquelicot, 2004-2007, disponible sur cliquez ici

1- Isabelle Adou

http://www.em-consulte.com/article/222249

Source: Soins Psychiatrie, Vol 30, N° 263  – juillet-août 2009

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La psychogénéalogie est une théorie développée dans les années 1970 par le Pr Anne Ancelin Schützenberger avec l’américain Jacob Levy Moreno dans les années 1970, bien que le terme ne soit utilisé que depuis les années 80.

Ses thèses « transgenerationelles » sont diffusées par le livre « Aïe, mes aïeux! »

Elle invente aussi le concept du syndrome d’anniversaire, supposant que les individus sont la résultante de leur histoire familiale sur plusieurs générations, les faits marquants de la vie des ancêtres rejaillissant sur les génération suivantes à des périodes précises.

Elle affirme que les individus sont dans une boucle de répétition des évènements dont seule l’analyse des arbres généalogiques permettrait de comprendre les agissement et d’en sortir. Elle a publié avec Ghislain Devroede: « Ces enfants malades de leurs parents ».

Les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d’un sujet pourraient conditionner ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables. Pour élaborer cette théorie, Anne Ancelin Schützenberger s’est fondée sur ses propres observations, et sur des concepts issus de la psychanalyse, de la psychologie, de la psychothérapie et de la systémique.

Aujourd’hui, cette approche a donné lieu à de nombreuses pratiques psychothérapiques très différentes.

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La nouvelle édition du livre de Juliette Allais, « La psycho-généalogie: comment guérir de sa famille« , édition Eyrolles, propose d’explorer votre arbre généalogique :

– comment les croyances et les attentes de vos ancêtres continuent-elles à se manifester au quotidien ?

A qui obéissons-nous réellement, lorsque nous faisons inlassablement le constat de notre incapacité à vivre en couple, à réussir professionnellement ou à être heureux ?

L’enjeu de cette enquête au coeur du roman famillial, que propose Juliette Allais, est de prendre conscience des choix qui nous appartiennent réellement aujourd’hui.

En effet, au-delà d’un déterminisme hérité et subi, nous pouvons décider de nous appuyer sur notre histoire pour construire, en toute liberté, un avenir qui nous ressemble .

Alors, peut-on guérir de sa famille ?

Oui, à condition de ne pas se méprendre sur le terme de « guérir ». Qui n’est pas de l’ordre de la pensée magique, mais plutôt d’une rencontre avec nous-même, basée à la fois sur l’acceptation de notre place et la nécessité pour nous d’en faire quelque chose de nouveau.

La famille est un creuset, qui nous aide à nous construire, mais dont nous devons petit à petit nous séparer sans nous couper, car ce sont nos racines. Sans renier d’où nous venons, nous pouvons apprendre à puiser dans ses richesses de quoi contribuer à notre essor et à notre accomplissement.

Juliette Allais est thérapeute et enseignante, en psycho-généalogie, en France et à l’étranger. Passionnée par les langages symboliques et le monde imaginal, elle travaille dans une perspective qui intègre la psychologie des profondeurs, l’analyse des rêves et l’étude du trans-générationnel. Elle anime des stages et des conférences en France et à l’étranger.

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L’addict sexuel (homme à 80% ou femme à 20%) peut expérimenter de nombreux comportements sexuels différents pour maintenir son niveau d’excitation.

On distingue 12 grandes catégories :

  1. – addiction aux fantasmes sexuels. L’addiction est centrée sur la création de scénarios élaborés. L’addict imagine les moindres détails de l’acte sexuel et de ce qui précède, sans d’ailleurs forcément tenter de passer à l’acte. Ces fantasmes envahissent la vie de l’addict au point de lui faire perdre toute envie de connexion émotionnelle et donc physique avec sa/son partenaire,
  2. addiction à la conquête sexuelle. Ce qui intéresse l’addict, c’est la première phase de la relation sexuelle. Celle qui nécessite de séduire, de vaincre les réticences éventuelles de l’autre pour le posséder sexuellement,
  3. addiction au sexe inconnu. L’addict est excité par une relation sexuelle brève, immédiate avec un(e) inconnu(e) sans se préoccuper des risques,
  4. addiction au sexe tarifé. L’addict recherche une relation sexuelle dans laquelle il contrôle tout (choix du/des/de la partenaire, choix des pratiques sexuelles) par l’argent,
  5. addiction au sexe monnayé. L’addict s’excite en vendant sa participation sexuelle à  des photos ou vidéos pornographiques, en se prostituant, en échangeant ses faveurs sexuelles contre des cadeaux ou de la drogue,
  6. addiction au sexe voyeuriste. L’addict est excité par le pouvoir de surprendre d’autres personnes nues ou engagées dans des actes sexuels. Le risque d’être découvert participe à l’excitation,
  7. addiction au sexe exhibitionniste. L’addict est excité en s’exposant nu au regard d’autrui. Choquer et surprendre contribuent à accroitre l’excitation,
  8. addiction au sexe intrusif. L’addict cherche à imposer le sexe – réellement ou en paroles – à d’autres personnes en situation vulnérable. Il peut s’agir de commentaires sexuels appuyés à des moments inappropriés ou d’attouchements déguisés. L’addict utilise aisément une position de pouvoir pour parvenir à ses fins,
  9. addiction à l’échange sexuel violent. L’addict puise son excitation et son plaisir dans la douleur, infligée ou reçue. Les liens, baillons, menottes, fouets, pinces et autres objets sont souvent utilisés pour accroître la peur et l’excitation.

L’addict peut se mettre lui-même en situation dangereuse pour satisfaire ses pulsions (sadomasochisme):

  1. addiction au sexe désincarné. Le noyau d’excitation de l’addict n’est pas une personne entière mais un objet sexuel (une partie du corps, un sextoy, un animal, etc.). L’impression de pouvoir vient du contrôle du déroulement de la sexualité,
  2. addiction à la pédophilie. L’addict est excité par la sexualité impliquant des enfants. Qu’il s’agisse de visionner du matériel pornographique pédophile, de parler de sexualité à des enfants, de les soumettre à du matériel érotique ou pornographique ou de les exploiter sexuellement,
  3. addiction au cybersexe. L’addict utilise les ressources d’Internet pour visionner du matériel pornographique, échanger sexuellement (avec ou sans passage à l’acte) avec d’autres personnes ou s’inventer une identité sexuelle. La sensation d’anonymat, de sécurité, d’impunité facilite l’excitation et le comportement compulsif envahissant.

Dans tous les cas, cette pathologie est une maladie, celle de l’addiction.

Elle doit être soignée, sous peine de dérives graves.

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Voudriez-vous ajouter 11 ans à votre vie?

Les résultats d’une recherche britannique sur le style de vie et l’espérance de vie auprès de 25000 personnes âgées de 45 à 79 ans montrent que chacune des habitudes santé que nous intégrons à notre vie a un résultat mesurable sur la longévité.

Un mode de vie sain peut ajouter 11 ans à votre vie, selon une recherche de l’université Cambridge pour le compte du gouvernement britannique. Abandonner le tabagisme allonge en moyenne votre vie de 5 années supplémentaires, l’exercice modéré ajoute 3 années et manger 5 portions de fruits et légumes ajoute 3 années.

Les plus déterminés pourraient augmenter davantage leur longétivité en améliorant davantage leur style de vie. Même les plus sédentaires peuvent ajouter deux années supplémentaires en mangeant un fruit par jour.

Le dévoilement de ces résultats accompagne le lancement de la campagne promotionnelle du gouvernement britannique « Small Change, Big Difference » pour des habitudes de vie plus saines.

Selon l’auteure de la recherche, « il n’est jamais trop tard pour faire des améliorations. »

« Chaque petite amélioration pour une vie plus active a un impact mesurable sur la santé » dit-elle. « Si des gens complètement inactifs deviennent modérément actifs, ce changement est associé à une diminution du risque de mortalité de 15 à 20%. »

À quel point vous devez être actif durant vos temps de loisir dépend de votre travail:

  • un travailleur sédentaire doit faire une heure d’exercices par jour pour augmenter son espérance de vie de 3 ans.
  • quelqu’un qui travaille debout toute la journée a besoin de 30 minutes d’exercices seulement pour obtenir le même bénéfice
  • les gens qui travaillent physiquement n’ont pas besoin de faire d’exercices supplémentaires

De petits changements dans la diète également font une différence mesurable.

Passer d’aucun fruit et légume par jour à un, ou de deux à trois augmente l’espérance de vie de 2 ans, selon la recherche.

Sources: guardian.co.uk, psychomedia.qc.ca

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Du thé vert comme conservateur

Connait-on tous les bienfaits des polyphénols ?

Bénéfiques pour lutter contre certains cancers, les maladies cardiovasculaires et Alzheimer, les polyphénols font aussi l’objet d’études en vue de leur utilisation dans l’industrie agroalimentaire.

Les polyphénols sont-ils seulement bénéfiques pour lutter contre certaines maladies ?

Pas seulement d’après une nouvelle étude indienne parue dans la revue Food Chemistry. Des chercheurs viennent de montrer que les polyphénols du thé vert ralentiraient l’oxydation de la graisse contenue dans de la viande stockée et augmenteraient ainsi sa durée de conservation.

Les produits résultant de la dégradation des acides gras et des protéines de la viande la rendent impropre à la consommation. L’équipe du docteur Kumudavally a voulu connaître l’effet des extraits de thé vert sur la conservation de la viande de mouton stockée à une température de 25 C° et 85% d’humidité.

Le docteur Kumudavally rapporte que les extraits de thé riche en polyphénols inhibent les bactéries  responsables de la dégradation de la viande pendant quatre jours. Par ailleurs, l’utilisation d’extraits de thé vert ne modifie pas le goût de la viande.

De plus, les chercheurs ont remarqué que les radicaux libres, associés au stress oxydatif, sont beaucoup moins nombreux dans la viande conservée avec des extraits de thé vert que dans la viande témoin.

« Alors que le thé vert est une boisson ancestrale et très consommée par une partie du monde, ces résultats montrent que les extraits de thé vert pourraient être utilisés pour conserver les aliments et ce, sans danger pour l’homme » précise  l’auteur.

Le thé vert contient entre 30 et 40 % de polyphénols alors que le thé noir n’en contient qu’entre 3 et 10%.

Sources : K.V. Kumudavally, H.S. Phanindrakumar, A. Tabassum, K. Radhakrishna and A.S. Bawa, « Green tea – A potential for extending the shelf life of fresh mutton at ambient temperature (25 degrees Celsius) » Food Chemistry, March 2008, Volume 107, Issue 1, Pages 426-433, Céline Soleille, lanutrition.fr

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Une société qui a peur de sa jeunesse est une société bien mal-en-point.

La France vieillit, et le corps électoral qui choisira dans cinq mois le président de la République portera la marque de ce vieillissement. Dans la France de 2011, selon le portrait social de l’Insee, les moins de 20 ans représentent 24,6 % de la population (contre 27,7 % en 1991), et les 65 ans ou plus, 16,8 %, soit 2,8 points de plus qu’il y a vingt ans.

La société française est portée par une double dynamique : celle de sa natalité, un atout par rapport à l’Allemagne, et celle de l’allongement de l’espérance de vie.

Et pourtant, la fracture générationnelle resurgit. Le sondage réalisé par Ipsos Logica Business Consulting à l’occasion du colloque organisé par Le Monde à Bordeaux, jeudi 24 novembre, est à cet égard inquiétant.

Lucidement, 81 % des personnes interrogées jugent qu’il est « difficile d’être un jeune aujourd’hui en France » et 71 % considèrent que la situation s’est détériorée par rapport aux générations précédentes. Les enfants des soixante-huitards vivent moins bien que leurs parents. C’est particulièrement vrai en termes d’emploi – où un chômage supérieur à 20 % et une précarité en hausse frappent en priorité la jeunesse -, de logement et de pouvoir d’achat.

Le constat dressé en 2006 par Bernard Spitz, dans son livre Le Papy-krach (Grasset), sur ce qu’il appelait « le casse du siècle », est toujours valable. « Les jeunes, qui entrent aujourd’hui sur le marché du travail, auront à régler les charges de la dette, à payer les salaires des fonctionnaires engagés avant eux et les retraites de leurs parents », écrivait-il.

Pour préparer l’avenir de sa jeunesse, la France a des caisses vides. En 2009, selon l’Insee, 17,7 % des enfants de moins de 18 ans étaient en situation de pauvreté monétaire, contre 9,9 % des retraités.

« Plus d’un pauvre sur deux a moins de 35 ans », observe Christian Baudelot dans l’ouvrage de La République des idées Refaire société (Seuil). La jeunesse n’a connu que la crise et l’enchaînement des insécurités sociales, et cette crise a « constitué un obstacle de taille à la conquête de l’autonomie par les jeunes ».

Or tout se passe comme si les Français, et en particulier les retraités, préféraient s’accrocher égoïstement à la défense de leurs acquis plutôt que donner à la jeunesse le maximum de chances, notamment à travers l’éducation, de connaître un meilleur avenir.

Les personnes âgées ont beau être plus privilégiées que les jeunes, elles ne veulent pas qu’on porte atteinte à leur cocon. Elles ne se disent pas hostiles aux politiques pour l’emploi ou l’éducation, mais la solidarité intergénérationnelle a ses limites, marquées par l’égoïsme de ceux qui vivent bien.

Ce thème risque de se voir utilisé de façon caricaturale dans la campagne présidentielle.

Le socialiste François Hollande a multiplié les déclarations de bonnes intentions en faveur des jeunes, sans se montrer très concret, alors que Nicolas Sarkozy soigne l’électorat âgé par sa politique fiscale. Mais, au-delà de la politique, la France doit combattre ce no future qu’elle prépare à sa jeunesse.

Source: article paru dans l’édition du 24.11.11 du journal « lemonde.fr »

Critique du livre par Esteve Freixa i Baqué :

« La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) »

Jean-Louis Monestès et Matthieu Villatte. Éditions Elsevier Masson, 2011, 206 pages, 29 €

Au moment de rédiger ce compte-rendu, je me trouve face à ce qu’il est convenu d’appeler, de nous jours, un « conflit d’intérêts ». En effet, les auteurs de ce livre ont été mes étudiants. Je dois donc éviter un double écueil : celui de la complaisance complice et celui du règlement de comptes type « résistance au meurtre du père ». Car il se trouve que Jean-Louis et Matthieu figurent sans conteste parmi mes meilleurs ex-élèves mais aussi qu’ils ont choisi une voie légèrement différente de celle que j’enseigne.

Je vais donc me draper dans les garde-fous de la « neutralité bienveillante » et me réfugier derrière l’objectivité factuelle pour rendre compte de cet ouvrage en m’appuyant essentiellement sur des citations textuelles.

Et quoi de mieux que de commencer par le début du chapitre 1 : « La thérapie d’acceptation et d’engagement (…) s’inscrit dans le mouvement plus général de la troisième « vague » des thérapies cognitives et comportementales. Elle s’appuie sur les connaissances des vagues comportementale et cognitive qui ont montré leur efficacité (INSERM, 2004), en prolonge les acquis et met l’accent sur les aspects émotionnels et métacognitifs. (…) Plutôt que de chercher à changer le contenu des pensées, ou d’essayer de faire disparaître les émotions difficiles, les modèles thérapeutiques de la troisième vague considèrent que modifier notre relation à ces pensées et émotions est la clé pour aider les patients (…) Les modèles de la troisième vague considèrent qu’accepter plutôt que lutter, observer à distance plutôt que croire nos pensées difficiles, est plus efficace que de tenter de s’en débarrasser, même si c’est généralement notre tentation première. (…) Au-delà du souci d’évaluer ses pratiques thérapeutiques, l’ACT se situe dans une démarche d’interaction permanente entre clinique et recherche fondamentale. Les exercices proposés aux patients découlent d’études de laboratoire, ou sont créés sur le terrain clinique puis validés dans un contexte davantage contrôlé. »

Cela me semble constituer un excellent résumé des thèses et méthodes de l’ACT (les auteurs -à l’instar de Steven Hayes, le « père » de cette approche, qui préface l’ouvrage- nous invitent à prononcer « acte », pour bien souligner que cette démarche n’a rien de passive et de résignée comme une certaine lecture du titre pourrait le laisser penser). Je souligne en particulier l’un des mérites majeurs de ce livre qui est de montrer la contribution déterminante de l’Analyse Expérimentale du Comportement (AEC) à la psychothérapie.

Pour ce qui est de la forme, le livre se lit très facilement et est accessible à quiconque, même à celles et ceux qui n’ont pas de formation en psychologie (quelques encadrés sont là pour y remédier quand cela s’avère indispensable). Car il faut souligner l’indéniable talent des auteurs pour faire passer le message, pour se faire comprendre, pour rendre les notions maniées parfaitement compréhensibles au lecteur « lambda ».

Leur souci de pédagogie est constant et ils excellent dans l’art de rendre remarquablement limpide l‘ensemble de l’architecture de l’ACT. En mêlant et dosant très convenablement théorie, pratique, exemples concrets en clinique et discours argumentatif, les auteurs vous « prennent par la main » et vous font avancer presque ludiquement dans la géographie de cette nouvelle approche1. Toute personne curieuse de la connaître, tout simplement, où même de s’y former, pourra lire avec profit cet ouvrage.

Toujours dans mon souci d’impartialité, je me permets de citer ici, avec la permission de l’auteur, quelques extraits du compte rendu que Jacques Van Rillaer a réalisé de ce livre pour une revue spécialisée : « Avec le travail de Monestès et Villatte, le lecteur français dispose enfin d’un manuel substantiel, destiné aux professionnels de la psychothérapie. Ce manuel présente de façon concrète comment mettre en pratique les axes de l’ACT : la distanciation à l’égard de cognitions et d’affects (« défusion »), l’acceptation sereine de ces événements privés dans le champ de la conscience, la prise de conscience du caractère arbitraire de règles verbales, la distanciation vis-à-vis du moi conceptualisé et l’expérience du Je transcendantal, l’attention à l’expérience présente (mindfulness), la réflexion sur les valeurs qui donnent un sens à la vie de la personne, l’engagement dans des actions en cohérence avec ces valeurs. Fidèle à la tradition de l’ACT, l’ouvrage présente de nombreuses illustrations cliniques, des vignettes verbatim, des métaphores, des exercices favorisant une approche expérientielle. »

Mais je ne voudrais pas finir en donnant l’impression que je n’ai pas voulu « me mouiller ».

Sans enlever un iota à tout ce qui vient d’être dit d’élogieux sur la forme, je tiens à marquer ma distance quant au fond de l’ACT. En effet, saluée comme un réel progrès par une bonne partie de la communauté comportementaliste, la fameuse « troisième vague » a été reçue avec beaucoup de scepticisme et de circonspection par toute une autre partie (dont le lecteur aura compris que je fais partie). Ce n’est point ici ni l’heure ni le lieu d’entamer ce débat de fond. Juste esquisser une critique à la notion même, pourtant très en vogue, de « vagues » : La première est comportementale, la deuxième prétendument cognitive (bien que les cognitions soient des comportements, mais privés, et donc incluses dans la première) et la troisième prétendument émotionnelle (bien que les émotions ne soient que des effets collatéraux des comportements, donc incluses elles aussi dans la première). Pour les auteurs, cette troisième vague serait plutôt, d’une certaine manière, un retour à la première dans la mesure où elle recentre la démarche thérapeutique sur l’action plutôt que la modification des pensées et émotions. Mais, à force de dériver vers les « pleines consciences », les « méditations transcendantales » et autres avatars orientalistes, on peut se demander si on ne risque pas, plutôt, de déboucher vers une quatrième « vague » : la vague mystique.

1 Le premier article mentionnant l’Act date de 1991. Le premier ouvrage, de 1999. Mais dès 1987, Hayes publiait un texte d’une soixantaine de pages, « A contextual approach to therapeutic change », qui contenait l’essentiel des idées qu’il allait par la suite développer sous le nom de Thérapie de l’Acceptation et de l’Engagement, basée sur la « théorie des cadres relationnels ».

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Un crime déqualifié

Moins de 3 % des viols, pourtant qualifiés crimes par la loi, sont jugés en cour d’assises. « J’ai souvent vu des agresseurs jugés en une heure, entre un vol de voiture, le braquage d’une supérette et l’agression de la petite mamie », raconte un commandant de police.

Il n’est pas rare que le procureur ou le juge d’instruction demande à déqualifier le crime de viol en délit d’agression sexuelle, qui relève alors du tribunal correctionnel. Par cette déqualification, on « oublie » le fait que la victime a été pénétrée. Dans Qualifié viol, les auteurs constatent que la moitié des affaires jugées comme agressions sexuelles sont en réalité des viols, reconnus par les agresseurs ou avérés par les expertises. En 1995, au tribunal de Créteil, un quart des plaintes pour viol a été déqualifié à la demande du procureur.

Moins long, moins cher, moins éprouvant, sans jurés : passer en correctionnel présente toutes sortes d’avantages. C’est ce que l’on vante aux parties civiles.

« Certains avocats préfèrent correctionnaliser des cas où la fille sort de boîte de nuit et monte dans la voiture de deux mecs inconnus. Parce que, aux assises, l’avocat de la défense va toujours la ramener là-dessus. La victime sera tourmentée par le regard des gens et pensera que si elle avait su, elle ne serait pas venue », note le chroniqueur judiciaire Paul Lefèvre, qui travaille notamment pour l’émission Enquêtes criminelles, sur W9. Parfois, les victimes préfèrent éviter la présence de jurés. Mais ce n’est pas le seul enjeu.

La correctionnalisation, très variable d’un tribunal à l’autre (ce qui nuit à l’égalité entre les justiciables), permet surtout de désengorger les tribunaux.

Correctionnalisé, le viol n’en est plus un. De crime, il devient délit. Le délai de prescription passe de dix à trois ans pour les victimes majeures. Et de vingt à dix ans pour les victimes mineures.

« L’homme qui m’a violée a été jugé par un tribunal correctionnel, raconte Lisa, victime de son voisin entre ses 5 et 7 ans. On avait expliqué à mon père que ça serait plus rapide, que l’agresseur serait condamné plus vite, à une peine équivalente à celle que l’on prononce aux assises. Il avait 81 ans. Il a été condamné à un an ferme. Il a fait appel. Sa peine a été revue à trois ans de sursis et 3 000 euros d’amende. Parce qu’il était vieux, m’a-t-on expliqué. J’ai perdu confiance dans la justice. »

L’argument selon lequel les peines seraient équivalentes devant les deux juridictions résiste rarement à la réalité. En correctionnelle, la moyenne des peines est d’un an et neuf mois. Elle est de six ans aux assises. Et les relaxes sont deux fois plus nombreuses en correctionnelle, révèle une étude réalisé en 2000 sur le tribunal de Créteil.

On ne condamne que les pauvres

Une récente étude [2] de la sociologue Véronique Le Goaziou met en évidence une réalité déconcertante : après avoir épluché 425 dossiers de viols jugés en cour d’assises, elle note que 93 % des violeurs présumés sont issus des classes populaires. 41 % d’entre eux sont même chômeurs ou précaires. « Toutes les enquêtes montrent que le viol touche tous les milieux sociaux. Mais la grande majorité des agresseurs condamnés sont des pauvres. Où sont passés les autres ? », interroge Véronique Le Goaziou. Elle avance plusieurs hypothèses.

« Est-ce que, dans les milieux sociaux favorisés, on parle moins du viol ? À cause de l’honneur et de la peur du scandale ? Est-ce que les divers acteurs de la chaîne pénale sont moins enclins à poursuivre les auteurs des milieux sociaux favorisés ? »

En tout cas, ceux-ci ont les moyens de payer de bons avocats et possèdent souvent des rudiments de culture juridique. « Ils ont aussi tendance à davantage nier les faits. » La majorité des condamnés sont des « personnes de faible niveau scolaire, sans maîtrise des rouages de la machine judiciaire », poursuit la sociologue. Ils sont isolés, incapables de mobiliser un réseau de défenseurs, comme le font certains accusés haut placés dans l’échelle sociale.

Dans notre imaginaire, le violeur est un malade mental

Le violeur n’est pas pourtant pas particulièrement pauvre, ni illettré et encore moins déficient mental. « La pauvreté créerait de la délinquance. Mais dans le cadre de mon travail de suivi des agresseurs sexuels condamnés, j’en ai vu de toutes les couleurs et de toutes les classes sociales », assure Roland Coutanceau, psychiatre précurseur dans la prise en charge des agresseurs sexuels. Il n’y a pas de profil type d’agresseur. Ce sont des hommes « normaux », intégrés à la société, souvent mariés et pères de famille. Une étude du collectif féministe contre le viol, basée sur 300 agresseurs, montre qu’ils sont particulièrement présents dans les professions suivantes : médicales et para-médicales (23 %), enseignement et animation (17 %), responsabilités d’encadrement (13 %), métiers de la loi et de l’ordre (10 %).

Cette réalité suscite l’incrédulité. On préférerait pouvoir attribuer cette barbarie à quelqu’un qui ne nous ressemble pas. Le débat autour de l’affaire DSK a fait surgir au grand jour ce stéréotype du violeur pensé comme un monstre. Dans notre imaginaire, le violeur est un malade mental. D’après les expertises de médecins et psychologues établies pour les tribunaux, 90 % d’entre eux ne souffrent pas de pathologie psychiatrique. Ce qui signifie, éclaire le psychologue et criminologue Loïck Villerbu, « qu’ils ne sont pas psychotiques, qu’ils ne présentent pas de débilité profonde, qu’ils ne font pas l’objet d’un traitement médicamenteux leur ayant fait perdre leur vigilance ».

Les violeurs ont une stratégie : « La clé de l’agression sexuelle est dans la tête de celui qui exerce la violence », précise Roland Coutanceau. Le violeur ne commet pas ce crime par hasard ou parce qu’il n’a pas pu s’en empêcher. « Les victimes sont la cible d’un agresseur qui a raisonné. De façon limitée, certes , ajoute le psychiatre et expert Gérard Lopez. Elles se retrouvent, malgré elles, exposées à un agresseur qui a calculé ses risques et ses profits. Et qui a choisi d’agresser. Elles ne l’ont jamais cherché. Elles ne l’ont jamais mérité. »

Le viol, une prise de pouvoir

Les violeurs n’ont pas de pulsions sexuelles irrépressibles. Le sexe est une composante du viol, mais il ne s’y résume pas. Il est un moyen pour agresser, mais pas le but. Pour les personnes qui le subissent, le viol est vécu comme un acte violent, une humiliation. « Le viol est d’abord une agression, détaille Loïck Villerbu. Et l’agresseur élit le champ sexuel. C’est trop facile d’imaginer que c’est un orgasme comme un autre. Il est beaucoup plus difficile d’imaginer que l’orgasme est obtenu au prix de la soumission de l’autre. L’agresseur veut d’abord transgresser la résistance de l’autre. Il recherche la toute-puissance et la domination. Être considéré comme un objet est d’ailleurs ce qui traumatise le plus les victimes. »

Les viols en temps de guerre sont clairement identifiés comme des outils de domination et d’humiliation. Pourquoi, en temps de paix, seraient-ils réduits à un problème de pulsion sexuelle ? Les contextes sont différents, mais la dynamique de prise de pouvoir et la volonté de domination semblent être en jeu dans chaque agression.

Elles se déclinent différemment selon la personnalité, la trajectoire, la situation de l’agresseur et en fonction du type de viol qu’il commet : viol familial, conjugal, de proximité, d’inconnue ou viol collectif.

Donner du sens a un crime qui nous semble fou est une tâche ardue. Les études menées auprès de ceux qui sont interpellés, et de ceux qui sont aussi condamnés, permettent de mieux connaître les agresseurs, d’améliorer la qualité de leur prise en charge et d’avoir des outils pour faire de la prévention. Malheureusement, ces analyses établies au cours des procédures judiciaires, présentent un biais non négligeable : l’absence de représentativité. Puisqu’on estime que 90 % des victimes ne portent pas plainte. Leurs agresseurs sont en liberté. Les passages à l’acte de ces violeurs ne sont donc jamais décryptés.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

Extraits tirés du livre « Le Viol, un crime presque ordinaire », éditions du Cherche Midi.

Notes

[1] Étude sur les décisions de justice relatives au viol dans le tribunal de Nantes. Écrit par Michèle Bordeaux, Bernard Hazo, Soizic. Éditions Médecine et hygiène, 1990.

[2] Le Viol, aspects sociologiques d’un crime, La Documentation française, 2011.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

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75 000 femmes sont violées chaque année en France

150 000 en incluant les mineurs !

=> 30% dans le cadre d’une relation de couple (mariés, pacsés etc)

 => 16% des femmes françaises ont subi un viol ou une tentative de viol, dont 60% des mineurs (2/3 des victimes de viols ont moins de 18 ans)

=> 45% de ces mineurs ont moins de 9 ans (pédocriminalité)

=> dans 80% des viols, le violeur est un proche (famille, travail, instituts etc)

(Source: Dr Muriel Salmona, psychiatre, qui dirige l’Institut de victimologie des Hauts de Seine)

Un crime souvent maintenu sous silence : seules 10 % des victimes portent plainte.

Et à peine 3 % des violeurs sont condamnés.

En cause notamment : les préjugés qui entourent agresseurs et victimes, et le traitement judiciaire. C’est ce que décrypte le livre « Le Viol, un crime presque ordinaire ». Voici, en avant première, des extraits de cette enquête sur ce qui ressemble trop à une tolérance envers un crime qui n’est pourtant pas une fatalité.

En France, une femme sur six est victime de viol ou de tentative au cours de sa vie, soit 206 viols chaque jour.

Le violeur peut être le père, le frère, le collègue, le voisin, le conjoint. Celui dont on ne se méfie pas. La plupart des victimes ont moins de 18 ans et la majorité des filles et femmes violées le sont par quelqu’un de leur entourage, familial, professionnel ou amical. Et pour violer, nul besoin de couteau ou de pistolet. Un viol sur deux est commis sans violence physique. Peur, sidération, menaces suffisent à pétrifier la victime.

Quand elle ose parler, la victime est pourtant, à chaque fois ou presque, soupçonnée de mentir.

Demande-t-on systématiquement à une personne victime de vol de prouver qu’elle a résisté, hurlé, griffé son assaillant ? Celui qui s’est plié aux injonctions de son preneur d’otage, sous-entend-on qu’il a « consenti » ? Le viol a, dans les crimes de violence, un statut très singulier. C’est le seul pour lequel on attend de la victime qu’elle se débatte. Dans la définition pénale, c’est la menace, la surprise, la contrainte ou la violence qui caractérisent l’absence de consentement.

« C’est donc le mode opératoire de l’agresseur qui définit le viol et non ce qu’en dit la victime », explique Marilyn Baldeck, juriste et déléguée générale de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). Le lien hiérarchique, la dépendance économique sont des modes de contrainte qui peinent à être reconnus. « Mais pourquoi n’avez-vous pas parlé plus tôt ? » a demandé un magistrat à cette mère célibataire, violée par le directeur de l’école où elle était employée et son fils scolarisé.

Céder = consentir ?

En France, c’est à la victime de prouver qu’elle ne voulait pas. « Dans l’implicite du code pénal, si la femme est passive, c’est qu’elle est consentante, souligne Marilyn Baldeck. Pour le droit, céder, c’est consentir. »

Ses meilleurs atouts pour soutenir ses dires restent les traces de violences qu’elle a subies. « C’est compliqué de savoir ce qui s’est passé. S’il y a des bleus, c’est plus facile », estime une avocate générale. « Les juges exigent trop souvent des témoins directs des faits, comme dans les autres cas de délinquance, ajoute maître Simon Ovadia, avocat plaidant fréquemment dans des affaires de viol. Alors que l’une des particularités d’une agression sexuelle, c’est qu’elle est commise en l’absence de témoin. »

Pour caractériser le viol, on pourrait imaginer que la justice s’intéresse différemment à la victime. En évaluant, par exemple, les conséquences du viol dans sa vie. « Son état, ce qu’elle est devenue, sont d’excellents indicateurs de l’absence de consentement », suggèrent les auteurs de Qualifié viol [1].

Les déménagements, séparations, troubles de la sexualité, grossesses, licenciements, symptômes de stress post-traumatique pourraient permettre de qualifier un viol. On pourrait aussi demander à l’accusé, comme au Canada, de prouver que la victime était consentante. La charge de la preuve serait inversée.

Mieux vaut être vierge pour être crédible…

Parfois, on fait le procès de la victime en même temps que celui de l’accusé.

Le psychiatre Roland Coutanceau reconnaît que, sur ce point, les mentalités peinent à évoluer : « A priori, on doute toujours du témoignage de la victime. » Surtout si elle n’a pas été blessée. L’attitude « provocatrice » des victimes représente toujours une circonstance atténuante pour les hommes.

« Plus la fille a la réputation d’être facile, moins elle est crédible au procès, explique Natacha Henry, journaliste et auteure de Frapper n’est pas aimer. Si en plus elle avait une jupe courte, qu’elle fumait un pétard, qu’elle avait déjà avorté et qu’elle connaissait l’agresseur, c’est fichu ! Pour avoir plus de chance que l’opinion la suive, c’est mieux si elle était en pantalon, vierge et dévouée à son entourage ou à son petit copain. »

« Trop peu de juges comprennent la psychologie de l’agression, ajoute maître Simon Ovadia. Un jour, en procès, un magistrat a demandé à la victime : “Mais enfin, pourquoi n’avez-vous rien fait ? Vous ne pouviez pas lui mettre deux gifles ?” C’est incroyable. » Interroger la victime est nécessaire pour juger du sort d’un accusé. « Mais avec un minimum de respect pour sa souffrance », demande Emmanuelle Piet, présidente du collectif féministe contre le viol. Des avocats, des associations et certains magistrats plaident pour la création de chambres spécialisées sur les violences sexuelles, composées de professionnels formés.
Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

Extraits tirés du livre « Le Viol, un crime presque ordinaire », éditions du Cherche Midi.

Notes

[1] Étude sur les décisions de justice relatives au viol dans le tribunal de Nantes. Écrit par Michèle Bordeaux, Bernard Hazo, Soizic. Éditions Médecine et hygiène, 1990.

[2] Le Viol, aspects sociologiques d’un crime, La Documentation française, 2011.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

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Dépêche AFP PARIS, 06 septembre 2011(AFP) – L’association Autistes sans frontières publie un documentaire militant et poignant, Le mur, où la conception de beaucoup de pédopsychiatres et psychanalystes français sur l’autisme s’oppose à celle de nombre de scientifiques et des associations de familles.

Ce documentaire de 52 mn -sous-titré : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme – est projeté mercredi soir à Paris, alors même que s’achève une consultation publique ouverte en juillet par la Haute autorité de santé, qui doit mettre au point des recommandations de bonne pratique de l’accompagnement et du suivi de l’autisme.

Fondé sur des entretiens avec des psychanalystes et des rencontres de familles d’enfants autistes, il se veut une véritable démonstration par l’absurde de l’inefficacité de l’approche psychanalytique de l’autisme.

La réalisatrice Sophie Robert a rencontré une vingtaine de pédopsychiatres et psychanalystes français, pour qui il y a beaucoup à voir entre autisme et psychose. Même si certains d’entre eux ont estimé à d’autres occasions que l’autisme a des causes multiples et variables nécessitant des approches multidimensionnelles, incluant certaines techniques éducatives spécialisées.

En 2000, rappelle Autistes sans frontières, la chercheuse de l’Inserm Monica Zilbovicius a vu dans l’autisme un trouble neurologique entraînant un handicap dans l’interaction sociale, correspondant à des anomalies dans le sillon temporal supérieur du cerveau.

Pour les psychanalystes interrogés, l’autisme pourrait être la conséquence d’une dépression maternelle, d’une mauvaise relation avec l’enfant, voire d’un refus de l’apport masculin pour la conception. Certains parlent de mère psychogène, de stade de folie transitoire de la mère, voire de désir incestueux.

Que font les psychanalystes devant un enfant autiste ? « J’en fais très peu, j’attends qu’il se passe quelque chose », dit l’un. « J’essaie d’apprivoiser l’enfant, je me tiens en retrait », dit un autre.

En contrepoint, des familles avec enfants autistes montrent les progrès réalisés en utilisant des méthodes éducatives et comportementales. Guillaume, considéré jadis comme autiste profond, est aujourd’hui dans une école ordinaire, en 6ème, avec le seul accompagnement d’une auxiliaire de vie.

Source : AFP du 6 sept 2011, http://autisme.info31.free.fr

Le film en cliquant ici

Selon une étude anglaise, c’est un fait avéré : les femmes sont attirées par les couleurs rouge et rose alors que les hommes non.

La faute à qui ? A leurs ancêtres cueilleuses.

Pourquoi la layette et les jouets pour petite fille sont-ils majoritairement roses ? C’est à cette question que le Dr Anya Hurlbert, professeur de neuroscience visuelle à l’université de Newcastle (Angleterre) et mère d’une petite fille, a cherché à répondre.

Pour cela, elle a recruté 208 jeunes femmes et hommes chinois ou anglais âgés entre 20 et 26 ans. Les volontaires ont regardé sur un écran une succession de paires de couleurs. Ils devaient choisir rapidement laquelle des deux couleurs ils préféraient sur chaque écran.

Les résultats sont sans ambiguïté : sur l’axe rouge-vert de l’arc-en-ciel, les femmes préfèrent les tons rouges et roses tandis que les hommes ne montrent aucune préférence. Sur l’axe vert-jaune, tous les volontaires ont choisi le bleu.

Pour Anya Hurlbert, la préférence pour les tons bleus semble naturelle, venant du ciel, etc.

Quant à la prédilection des femmes pour le rose, elle viendrait selon elle de l’évolution humaine, il y a des millions d’années. « Les femmes étaient celles qui recherchaient et cueillaient les fruits rouges dans un environnement vert » explique la chercheuse. « Le rouge étant synonyme de santé pour les visages comme pour les fruits ». Et « les influences culturelles ont pu accentuer cette préférence féminine naturelle » conclut-elle.

Et la chercheuse ne compte pas s’arrêter là.

Elle souhaite tester les couleurs favorites des enfants et développe un test pour les bébés gardés à la crèche.

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Pas de bonne psychiatrie dans des locaux indignes…

D’André Vantomme, président du conseil de surveillance du centre hospitalier interdépartemental (CHI) :
« Nos révélations sur le rapport confidentiel de l’inspection générale des affaires sociales, pointant des « maltraitances institutionnelles » et des « conditions d’accueil des malades indignes » à l’hôpital psychiatrique de Clermont, n’ont pas laissé indifférents. »

Hier, représentants politiques et dirigeants de l’établissement, l’un des dix plus grands de France dans sa spécialité, sont revenus sur l’épais document rédigé fin 2010. En 220 pages, l’inspection générale (Igas) décrit « un établissement qui offre le meilleur et le pire » et demande une « reprise en main de tous les personnels ». Locaux en mauvais état et mal aménagés, « pratiques soignantes défaillantes », l’enfermement « en permanence » employé dans certains services sont notamment épinglés.

Depuis la remise de ce rapport, des corrections ont été apportées et d’autres sont en cours, comme le précise François Maury, directeur par intérim. « C’est en bonne voie et, d’ici à quelques semaines, nous ferons un premier point », explique-t-il. Conseiller général des établissements de santé, rattaché à l’Igas, il a pris la tête de Clermont après le départ contraint de la directrice, en mai. Le fait que le rapport soit resté confidentiel n’est « pas un manque de transparence », selon François Maury, estimant qu’il fallait laisser le temps à l’établissement de réagir.

« On ne fera pas de bonne psychiatrie dans des locaux vétustes et indignes. Il y a nécessité pour l’hôpital de balayer devant sa porte », admettait hier André Vantomme, vice-président socialiste du conseil général et président du conseil de surveillance de l’hôpital de Clermont.

Et de poursuivre : « L’Igas a fait un contrôle et nous a permis de faire preuve de lucidité sur nous-mêmes. Mais il faut que cet exercice soit partagé, lance-t-il en ciblant l’Etat et le manque de soutien financier dont a souffert l’hôpital. On ne peut pas faire vivre un établissement comme Clermont sans qu’on y consacre les moyens nécessaires. » Même remarque du côté de la CGT, le syndicat majoritaire : « Pendant des années, on a dit en interne qu’il fallait rénover. »

L’inspection générale a été saisie en 2010 par la ministre de la Santé de l’époque, Roselyne Bachelot, à la suite d’un signalement. Trois enquêteurs ont visité cet hôpital de 900 lits répartis sur 2 gigantesques sites, à Clermont (13 ha) et Fitz-James (60 ha). Leur rapport s’achève sur 54 recommandations dont plus d’une vingtaine à effet immédiat. « On n’a pas la même façon de voir les choses », estime Alain Mougas, de la CGT, à propos du rapport de l’Igas. Lui préfère se concentrer sur le personnel qu’il décrit « en souffrance ».

Et les patients dont ils ont la responsabilité ?

Source: leparisien.fr

Viol conjugal: un crime qui représenterait 30% des viols en France.

« Au lit, il n’y a que lui qui compte, je n’ai pas de plaisir, plutôt du déplaisir ! Et quand je n’ai pas envie, je me force. »

Mariée depuis 26 ans, cette femme, comme de nombreuses autres, est victime de viol conjugal. Pour la première fois en France, une campagne télévisée consacrée à ce crime a été lancée par le Collectif féministe contre le viol (CFCV). Le viol conjugal concernerait 30% des viols en France.

Marie-France Casalis, porte-parole de l’association estime que ces viols conjugaux s’accompagnent souvent d’une manipulation plus globale. « La victime est dans un premier temps isolée : elle n’a plus de proches à qui se confier. Puis, pleuvent les remarques désobligeantes et enfin les coups et les menaces. » Pis, ajoute la bénévole, le conjoint dominant transfère ensuite sa culpabilité vers la victime l’accusant d’être frigide, tout en se montrant charmant en compagnie d’autres personnes.

Ce schéma retarde la prise de conscience, par les victimes, de leur statut. En moyenne, affirme Marie-France Casalis, elles font appel au service de « viols-femmes-informations » quatre ans après les faits.

Autre obstacle à la reconnaissance de ce crime : sa requalification fréquente (35%) en « agression sexuelle ». Le suspect est alors jugé en correctionnel et non aux assises.

Tout l’objet de la campagne télévisée est donc d’inciter les victimes à sortir de leur silence. « Le devoir conjugal – qui était une aberration – n’existe plus dans la loi française. Donc toute pénétration sans consentement est un viol, assène le Dr Emmanuelle Piet, présidente de CFCV. Le spot doit participer au changement en profondeur du droit des femmes à disposer de leur corps. » Et Gilles Lazimi, médecin généraliste et coordinateur du projet, d’ajouter : « On se doit de solliciter les femmes sur ce sujet. »

La mobilisation, affirme l’association, doit aller au-delà la campagne télévisée. Outre une vigilance accrue des équipes médicales, le CFCV recommande une formation spécifique pour les forces de l’ordre qui recoivent ces femmes désoeuvrées.

Viols-Femmes-Informations: numéro Vert: 0 800 05 95 95

Le viol conjugal
1810: mise en place du devoir conjugal
1990: le viol entre époux est reconnu par un arrêt de la Cour de cassation
1992: affirmation de l’arrêt
1994: les violences commises par un conjoint ou concubin sont reconnus comme circonstances aggravantes par le code pénal

Source: lexpress.fr

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