confiance en soi


Critique du livre « Le sentiment d’abandon: Se libérer du passé pour exister par soi-même » de SaverioTomasella, éditions Eyrolles, collection Les chemins de l’inconscient.

A la recherche de la source de certaines de nos craintes, rejets, besoins, nous avons tous un petit point commun qui, d’après l’auteur, nous lie : l’abandon, source commune, reconnue ou non par nous, de peur.

Depuis notre plus jeune âge, il rôde: depuis la rude séparation du ventre qui nous abritait, passant par les années d’intense dépendance à ceux qui nous maintenaient en vie entre autres en nous alimentant et par la présence de qui on se sentait exister.

Ainsi, l’attitude de ces adultes est capitale pour notre bon développement et la façon que nous aurons de gérer plus tard nos relations interpersonnelles et la solitude.

L’auteur nous offre dans la première partie de cet ouvrage des témoignages de gens souffrant des réminiscences de cette menace qui plane depuis leur enfance au dessus de leur tête, et dont l’inconscient, tentant d’y échapper encore et toujours, s’exprime différemment:

-> certains, ne supportent pas la solitude, craignent sans cesse d’être oublié ou rejeté, d’autres tentent d’établir des relations fusionnelles, se montrent jaloux ou ont une soif démesurée de reconnaissance. Cela peut aussi à l’inverse se manifester par une grande susceptibilité, la volonté de n’avoir besoin de personne, l’impression d’être toujours victime des autres. Certains encore se trouvent insensibles, croient qu’ils ne valent rien ou ont peur de la réussite. Enfin, il y a ceux qui entrent dans des sectes, se droguent, développent des troubles alimentaires…

Tant de comportements différents, reflets d’un rejet, d’un mauvais accompagnement lors de moments difficiles, d’un deuil, d’une séparation trop précoce, d’un manque d’attention, de pressions mises sur des épaulent trop frêles pour être la béquille d’un parent esseulé, d’une éducation trop rigide, de maltraitance, d’abus sexuels… développés dans la deuxième partie de livre.

Et tandis que nous faisons les frais de notre passé, que nous avons une interprétation faussée des événements, que nous tentons comme nous pouvons de combler nos manques ou de ne plus avoir de besoins, nous répercutons nos angoisses sur nos proches, nous donnons maladroitement à nos propres enfants des repères erronés.

Heureusement, après nous avoir fait réaliser tout ceci, l’auteur nous redonne espoir dans une troisième partie. En effet, avec un accompagnement adapté, une écoute attentive on peut prendre conscience de ces manques et ainsi faire en sorte qu’ils ne guident plus dans l’ombre nos pensées et nos actes, nous permettant de ne plus chercher au mauvais endroit ce qui nous comblera.

Il existe plusieurs types de thérapie et chacun choisit celui qui lui correspond.

Une fois la lumière faite, nous nous débarrasserons de ces pensées sur nous même qui nous empêchent d’avancer, nous aurons la faculté de prendre du recul face à certaines situations. Nous pourrons quitter notre rôle de victime du monde pour en devenir pleinement acteur, enfin nous accepter réellement pour nous même et non par rapport à autrui.

Renaître au monde avec un œil neuf qui voit vrai, prendre conscience de ses réelles capacités, entretenir des relations avec les gens plus vraies, être en paix avec son passé, son présent et son avenir et utiliser l’énergie que ce renouveau nous offre pour avancer dans la direction qui est la notre avec pour bagage nos ressources acquises au fils des ans sans boulet attaché à nos pieds…

L’auteur, Saverio Tomasella est psychanalyste, membre de l’association européenne Nicolas Abraham et Maria Torok. Il anime le site http://www.sujet.info

Plus d’infos en cliquant ici : « Le sentiment d’abandon: Se libérer du passé pour exister par soi-même » de SaverioTomasella, éditions Eyrolles, collection Les chemins de l’inconscient

Sources: Marie Bouceffa, mysterjo.wordpress.com

Cinq trucs pour bien préparer l’entretien annuel de vos collaborateurs…

L’entretien d’évaluation est souvent perçu par les managers comme un exercice imposé un peu vain. Ce dernier est pourtant payant, à condition d’être maîtrisé. Voici quelques conseils pour profiter au maximum de ce rendez-vous annuel avec vos collaborateurs.   

1. Bien préparer l’échéance
Mener à bien un tel rendez-vous nécessite du travail et de la réflexion en amont, prévient Rose-Marine Ponsot, vice présidente de Syntec conseil en recrutement. « Le manager devra faire l’effort de reprendre les évaluations antérieures de son interlocuteur et de vérifier si les objectifs définis l’année précédente ont été atteints. Un entretien d’évaluation se prépare toute l’année. »
2. Rendre le collaborateur acteur
Dresser le bilan de l’année écoulée est sans doute l’étape la plus délicate à négocier car le manager sera amené à lister les points forts et les zones de progrès de son collaborateur. « La meilleure façon d’agir est de laisser l’interlocuteur faire son propre bilan », conseille Vincent Dicecca, Responsable du Domaine Management au sein de CSP Formation.
Cela l’amènera souvent à évoquer de lui-même les problèmes qu’il a rencontré, les points sur lesquels il aurait pu mieux faire… Autant de sujets qui pourraient provoquer chez lui une réaction de repli s’ils étaient évoqués directement par le manager.
3. Evaluer la relation
Une fois passée la délicate étape du bilan, il sera temps pour le manager de se concentrer sur le temps présent. C’est-à-dire au ressenti du collaborateur. C’est le moment de lui demander  comment il se sent dans l’entreprise, dans son équipe… « Un entretien annuel sert aussi à évaluer le bon fonctionnement d’une relation entre le collaborateur et son manager, analyse Rose-Marie Ponsot. Ce dernier doit être lui aussi amené à se remettre en question si un malaise est ressenti et exprimé. »
4. Fixer de nouveaux objectifs
Cette étape est cruciale, car elle donne le « la » de  l’année à venir. C’est le moment de se demander comment développer les points forts du collaborateur et mettre en lumière les marges de progression possible. Encore une fois il serait habile de la part du manager de le faire participer, en lui demandant quels sont les objectifs qu’il pense pouvoir atteindre et ce qu’il compte faire pour y parvenir. L’entretien devant idéalement se conclure sur un témoignage de confiance du manager envers son collaborateur, afin de commencer la nouvelle année sur une note positive.
5. Eviter de parler salaire
Et la rémunération dans tout ça ? Il vaut mieux déconnecter cette question de l’entretien d’évaluation et l’aborder lors d’une entrevue qui lui serait totalement consacrée. « Si durant l’entretien d’évaluation le manager valorise les points forts, le salarié peut demander une augmentation, prévient Vincent Dicecca. Et s’il met l’accent sur les lacunes, le salarié peut parfois refuser de les reconnaître, par peur de ne pas avoir de rallonge. »

En la matière, il sera donc urgent d’attendre, un peu, afin de ne pas polluer le dialogue qui doit être le plus libre possible.

Le docteur Pierre Dukan, fort de ses best-sellers, considère que le niveau de ses ventes tient lieu de preuve scientifique de l’efficacité et de l’innocuité de ses méthodes amaigrissantes.

Aussi enjoint-il, dans une vaste campagne en direction des médecins, de prescrire à tout-va le « régime Dukan ».

– Les études scientifiques démontrant l’inefficacité sur le moyen et le long terme des diètes protéinées ?

– Les études montrant les effets délétères des régimes amaigrissants, qui engendrent ou aggravent les troubles du comportement alimentaire, qui entraînent dépression et perte de l’estime de soi ?

– Le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de 2010, qui fait une synthèse de l’état des connaissances en ce qui concerne l’efficacité et la dangerosité des régimes amaigrissants ?

Ce ne sont là que les avis d’esprits chagrins, qui n’auraient rien compris au « régime Dukan ».

Silence assourdissant

La méthode Dukan est assurément un succès. Un succès sur le plan des ventes de livres, un succès médiatique.

Mais cela ne nous paraît pas suffire pour la valider scientifiquement et permettre à son auteur de recruter des adeptes au sein du monde médical.

Il nous semble donc que c’est peu demander d’exiger des autorités médicales qu’elles ne cautionnent pas de telles méthodes. Or, leur silence assourdissant ne constitue-t-il pas une forme d’approbation ?

Le problème, avec les régimes amaigrissants, se situe dans l’hiatus entre les résultats à court terme et ceux à moyen et à long terme. Une perte de poids rapide ne signifie pas que la méthode soit recommandable aux personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire. Car, en tant que médecins, ce qui doit nous préoccuper au premier chef, c’est l’évolution du poids et sa stabilité sur le long terme.

Les connaissances en matière de génétique et d’épigénétique de l’obésité, de régulation de la masse grasse et de contrôle du comportement alimentaire ont considérablement avancé ces dernières décennies. On sait que les mécanismes neurophysiologiques de contrôle de la prise alimentaire sont ainsi faits que les pertes de poids brutales sont ensuite compensées par des frénésies alimentaires, des boulimies, incontrôlables dans l’immense majorité de cas, et qui conduisent à reprendre le poids perdu, souvent avec un supplément.

L’obésité est plus que jamais assimilée à la laideur et à une carence de la volonté. Ceux qui sont gros le sont par leur faute et deviennent de mauvais citoyens, des délinquants alimentaires et des laissés-pour-compte.

Ajoutons à cela la nécessité impérative d’apparaître belle, beau, jeune, tout de suite, la préférence donnée au court terme, et nous obtenons le franc succès de la méthode Dukan.

En tant que médecins et professionnels de santé, nous demandons que le corps médical, par l’intermédiaire des instances qui le représentent, prenne une position claire face aux bonimenteurs. Car qui ne dit mot consent.

Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS)

Source: article paru dans l’édition du 11.01.12 du journal Le Monde

Cette question est symptomatique de la méconnaissance qui plane sur le monde des émotions.

Mais qu’est ce que ce ressenti de jalousie ?

On ne se libère pas d’une émotion comme on s’évaderait d’une prison !

Les émotions sont par nature transitoires et surtout échappent à votre volonté. Elles naissent, vous submergent, puis disparaissent, selon une mécanique savamment rôdée au cours de centaines de milliers d’années d’évolution.

Vous pouvez donc affirmer : on ne se libère jamais vraiment de la jalousie. Tôt ou tard, elle s’invitera à nouveau en vous. Par contre, vous pouvez l’apprivoiser.

Gérer son sentiment de jalousie : un mythe ?

Différentes étapes permettent de gérer et d’apprivoiser ce sentiment de jalousie qui vous envahit et noircit votre existence et vos relations.

1) Il importe de comprendre qu’une émotion est un ressenti, pas une justification pour nos comportements. En clair, vous pouvez ressentir de la jalousie, mais décidez de ne pas l’agir !

Vous pouvez éprouver de l’angoisse et un malaise lorsque votre conjoint sort avec des amis, mais ce n’est pas pour autant que vous allez l’en empêcher, ni lui faire une scène !

Du moment que vous vous ne comportez plus en jaloux, même si vous ressentez de la jalousie, l’intensité de l’émotion diminue graduellement.

2) Les déclencheurs de la jalousie sont la plupart du temps des scénarios imaginés. En clair, vous déroulez tout un film dans votre tête, et c’est ce film qui vous fait souffrir, pas la réalité.

Ce qui signifie que vous pouvez décider de vous jouer un autre scénario mentale, avec pour conséquence la diminution, voire l’effacement de la jalousie ressentie.

« Ce n’est pas parce que j’éprouve de la peur que je me comporte comme un lâche.
Ce n’est pas parce que j’éprouve de la jalousie que je me comporte comme un jaloux. »

Arrêter de lutter contre la jalousie !

En résumé, la jalousie est un ressenti contre lequel il ne faut pas lutter. Lorsqu’il se présente, accueillez-le. Mais n’en profitez pas pour le transformer en acte : surveillance, contrôle, brimade, inquisition, restriction des contacts… n’ont en aucun cas leur place dans votre répertoire comportemental.

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Voici le troisième tome d’une trilogie commencée avec « La solution intérieure. Vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit »(Fayard, 45000 exemplaires vendus en grand format) et « La maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances » (Fayard, 40000 exemplaires vendus en grand format) – deux succès qui séduisent un large public par leur portée, la clarté de leur propos.

Dans ce nouveau livre profondément humaniste, Thierry Janssen parle d’optimisme et d’altruisme, d’intégrité et de créativité, de discernement et d’humilité, d’humour et de gratitude.

Il témoigne aussi de l’expérience éclectique de l’auteur – chirurgien devenu thérapeute en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement de personnes atteintes de maladies graves.

Après nous avoir invités à élargir notre conception de la médecine et la maladie, Thierry Janssen propose une autre manière de parler du bonheur et de la bonne santé.

L’approche est originale.

Bien que déjà développé dans le monde anglo-saxon, et à l’inverse de la tendance psychanalytique actuelle de ne voir en l’être humain que des défauts et des névroses, il nous rappelle que nous sommes d’abord les détenteurs d’un potentiel éminemment positif.

Pour lui, le défi est de prendre conscience de ce potentiel et de le manifester à travers nos actes.

Soucieux d’alimenter notre réflexion à partir d’éléments concrets, inscrits dans notre culture scientifique, l’auteur démontre par exemple comment les émotions agréables – provoquées par des attitudes dites « positives », comme l’optimisme et l’altruisme – participent à notre bien-être physique, psychique et social. A l’inverse de l’impact du stress sur nos organismes.

Il s’appuie aussi sur les récentes découvertes d’une discipline – encore peu pratiquée en France en thérapie – introduite au début des années 2000 aux États-Unis par le psychologue américain Martin Seligman : la psychologie positive.

En quelques années, celle-ci a fourni une quantité impressionnante de données, dont témoignent les nombreuses notes réunies à la fin de l’ouvrage.

Nous découvrons alors que les différentes définitions du bonheur, révélées par les grands textes de la philosophie occidentale et par les plus récentes découvertes, peuvent être résumées dans le concept du « bonheur authentique » – un bonheur fait de plaisir, d’engagement et de sens.

Car la véritable félicité n’est pas seulement hédoniste, elle est aussi eudémoniste. Il nous explique comment, à travers ce que l’on appelle « l’expérience optimale du flux » ou à l’aide de la « méditation en pleine conscience », nous pouvons créer les conditions propices à l’émergence de des émotions bénéfiques, qui nous encouragent à nous réaliser pleinement, librement et heureusement.

Le défi positif nous ouvre des horizons sur ce que nous pourrions être.

Ce livre puise sa force dans la pensée existentialiste, et nous met face à notre responsabilité.

Volontairement pragmatique, il contient des propositions concrètes pour parvenir à nos fins, en laissant – et encourageant – un espace à notre propre créativité, évitant le piège des recettes toutes faites.

Réaliste, il nous oblige enfin à préciser nos intentions dans la conclusion qui remet en cause la conception purement matérialiste et trop facile de la félicité et notre définition de la « prospérité ». Il étudie finalement la mise en place potentielle d’ « institutions positives » capables de nous aider à révéler le potentiel vertueux qui nous permet de vivre une bonne et une belle vie – « une vie éthique et esthétique ».

Bref, un livre grand public à lire !

Source: « Le défi positif », de Thierry Janssen, éditions LLL, que vous pouvez trouver ici

N.B. Thierry Janssen est un ancien chirurgien, reconverti depuis 12 ans en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques. Il est notamment l’auteur des livres : Le Travail d’une vie (Paris, Robert Laffont, 2001) ; Vivre en paix (Paris, Robert Laffont, 2003) ; Vivre le cancer du sein autrement (Paris, Robert Laffont, 2006) ; La Solution intérieure (Paris, Fayard, 2006) et La maladie a-t-elle un sens ? (Paris, Fayard, 2008)

S‘inquiéter pour ses enfants partis en colonie de vacances ou être exaspéré parce que le propriétaire ne rappelle pas pour s’occuper des problèmes de plomberie ?

Ce sont des comportements bien naturels et personne ne pourrait en blâmer qui que ce soit, bien au contraire.

Par contre, se faire du mouron parce que le petit dernier est à la piscine et que l’on pense très sérieusement qu’il va se noyer et que personne ne va le remarquer ou alors qu’il va courir sur le bord du bassin et tomber la tête la première sur le carrelage glissant : ça, c’est beaucoup plus excessif.

Loin d’être floue, la frontière entre inquiétude et anxiété est bien délimitée : l’anxiété devient pathologique lorsqu’elle

  1. continue malgré la disparition de la cause
  2. ou lorsque le système d’alerte démarre sans aucune justification.

Lorsqu’ils s’immiscent dans la vie courante, les troubles anxieux peuvent fortement perturber le quotidien jusqu’à en devenir vraiment handicapants.

Les personnes souffrant de troubles anxieux adoptent des raisonnements torturés et tortueux qui les amènent à penser que tout va ou va aller de travers.

En France, l’anxiété généralisée touche entre 3% et 5% de la population.

Les femmes sont deux fois plus nombreuses à en souffrir que les hommes,

surtout après 40 ans où le ratio atteint une femme anxieuse pour 10


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Dominique Mehl, sociologue au CNRS
« Le don de gamètes ne s’oublie pas »

ominique Mehl, sociologue au CNRS, raconte dans un livre-enquête, Enfants du don, le témoignage de familles ayant eu recours au don de spermatozoïdes ou d’ovocytes.
La stérilité se vit toujours comme une blessure et dans une grande solitude. La société a-t-elle encore du mal à poser un regard apaisé sur cette question ?
Beaucoup de couples ont du mal à se définir comme stériles et à l’assumer comme un verdict définitif. Parce que la médecine permet de pallier ou de surmonter ces stérilités, on a de plus en plus tendance à se définir comme infertile ou inféconde.
Le tabou de la stérilité continue à exister chez nous. Certaines femmes se culpabilisent. Du côté masculin, il y a une blessure narcissique forte parce que la fertilité est encore, dans l’inconscient collectif, assimilée à la virilité. Et puis nous sommes dans des sociétés où l’enfant est pivot du quotidien, de la construction des vies. Etre quelqu’un qui ne parvient pas à combler cette aspiration conduit à vivre extrêmement mal cette incapacité à concevoir.

Les couples sont dans des parcours très solitaires, pas simplement parce que la stérilité est un peu taboue ou à cause de la pression sociale, mais parce que, très souvent, ce sont des parcours longs et semés d’échecs. Il n’est pas possible de rester socialisé en entraînant tout son entourage dans cette peine, en le suspendant à cette attente.

Tous les couples témoignent d’un manque de soutien psychologique

Lorsque les Centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) ont été créés, il a été décidé de ne pas soumettre les couples à un entretien psychologique préalable. Ce n’était pas au corps médical ni à la société de délivrer un certificat de bonne parentalité. Tout cela était positif.

Mais l’absence de soutien psychologique pose problème. Les femmes qui sont dans un parcours d’assistance médicale à la procréation ne veulent pas de thérapie. Mais elles réclament un lieu d’écoute et d’accompagnement, notamment dans les caps difficiles, lorsqu’il faut, par exemple, décider de passer à un don de gamètes. Etre seule est d’autant plus difficile que la médecine procréative est devenue presque industrielle : taux, dosages, implantations et tchao, rendez-vous dans un mois.

Le rôle d’Internet devient alors colossal. Les échanges d’expériences sur les forums sont fondamentaux.

La décision de passer au don de gamètes n’apparaît jamais facile. Pourquoi ?

Parce que c’est un don avec des potentialités. Il ne s’agit pas simplement de remettre un organisme en route comme dans le cadre d’un don d’organe. Il y a des potentialités liées au patrimoine génétique qui seront léguées et qui peuvent induire des caractéristiques, notamment physiques, chez l’enfant qui va naître. Pour certaines femmes, l’idéologie officielle – le gamète est une cellule neutre – ne leur pose pas de problème. Pour d’autres, le gamète n’est pas une cellule neutre, son existence n’est pas escamotable. Il faut tout un cheminement mental et intellectuel pour penser qu’on va être parent d’un enfant issu d’un don. Les repères familiaux se brouillent.

Est-ce possible d’oublier cette étape lorsque l’enfant est né ?

Tous les couples témoignent que cela ne s’efface pas. Pendant un moment, c’est obsessionnel, il n’y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l’enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique « souvenir » ou « passé ». Mais le passé ne s’oublie pas.

Faut-il transmettre cette histoire à l’enfant, tout lui expliquer ?

Nous sommes actuellement dans une contradiction terrible. Pendant une période, la culture du secret a dominé. Elle était même favorisée par les Cecos.

On disait aux parents : c’est votre aventure à vous, le gamète ne fait pas la parenté, vous êtes parents à 100 %, alors pourquoi parler du don ? Et puis, tout ce petit monde, et la société dans son ensemble, a été alerté par la critique des secrets de famille faite par les psychanalystes et les psychologues. La culture du secret a été alors vécue de manière moins évidente. D’autant que cette critique des secrets de famille a pénétré dans les Cecos.

Maintenant, lorsque les gens sont reçus pour un don, ils sont incités à le dire à leurs enfants, sur le thème : ce n’est pas honteux et les secrets de famille peuvent toujours transpercer. Jusqu’à présent, le secret et l’anonymat se confortaient mutuellement. Maintenant qu’il y a un quart de ces enfants qui connaissent leur histoire, certains d’entre eux s’interrogent. D’où je viens, à qui je ressemble. Il y a ceux à qui on a expliqué : « tu es né grâce un geste magnifique, un donneur anonyme a donné son gamète, grâce à cela tu es là et ce qui compte c’est le geste et pas l’identité« . Et ils s’en contentent.

D’autres considèrent que si ce n’est pas un geste honteux, si le génétique n’est pas si important que cela, pourquoi mettre une chape de plomb sur cette personne ?

Comment faut-il en parler à l’enfant, à quel âge ?

C’est très compliqué. Beaucoup de parents, d’ailleurs, ne le révèlent pas à leur enfant. Sur les forums Internet, la question du « quand le dire » est énormément discutée. Lorsque la révélation est tardive (après l’adolescence), c’est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu’ils ont vécu dans un simulacre, une espèce de mensonge.

Ils témoignent tous que c’est un vrai choc. Il existe une tendance assez forte pour le dire mais avec des mots adéquats, en évoquant, par exemple, la « petite graine » et sans en parler tout le temps, ni de manière solennelle.

Vous plaidez en faveur d’un assouplissement des lois de bioéthique, pourquoi ? N’est-on pas dans un domaine où chaque histoire est singulière ?

Sur ces questions-là, il y a trop de lois. Tout est codifié : qui peut faire un enfant, avec qui, à quel âge, dans quelles conditions maritales. L’espace de liberté qui existe pour les procréations naturelles n’existe pas dans l’AMP. La définition du contexte conjugal est obsolète. Le rapport conjugalité et parenté est figé par la loi.

De plus, théoriquement, la loi est aussi faite pour éviter les inégalités. Et là il y a une inégalité notoire entre les gens qui sont satisfaits de l’anonymat et ceux qui le contestent mais se retrouvent devant un mur. Pour eux, il n’y a aucun espace de liberté, sauf si le don a été effectué à l’étranger, dans un pays où l’anonymat est levé.

Pour faire face à la pénurie de dons de gamètes, l’Agence de la biomédecine lancera, au printemps, des campagnes d’information en faveur du don. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne chose. On pourrait dire qu’il était temps. Si le don de sperme est à peu près connu, en revanche beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’est le don d’ovocytes. Il est important de dire que cette possibilité existe.

Finalement, à l’issue de cette enquête qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

J’ai découvert des approches nuancées, hésitantes parfois, qui viennent perturber les schémas et les représentations figés sur le gamète et sur la parenté.


« Enfants du don » de Dominique Mehl (Robert Laffont, 345 pages, 20 euros). Lisez et achetez-le ici !

Propos recueillis par Sandrine Blanchard

Chiffres
Un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité. L’assistance médicale à la procréation (AMP) avec donneur représente 6,7 % des tentatives. En 2005, 17 293 enfants sont nés grâce à l’AMP dont 1 293 à la suite d’un don de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes). Ce chiffre ne prend pas en compte les femmes qui se rendent à l’étranger. L’anonymat, la gratuité et le consentement sont les principes sur lesquels repose, depuis 1973, le don de gamètes.

Vingt-trois centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos) sont habilités à recueillir et à recevoir des gamètes. Dans la mesure du possible, l’attribution de gamètes tient compte des caractéristiques des donneurs et des receveurs (ethnie, couleur de peau, yeux, cheveux…) et du groupe sanguin.

Source: lemonde.fr du 13.02.08, Sandrine Blanchard

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé

grâce à l’amour de la famille adoptive

et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Nombre de psys ont ausculté les blessures des enfants adoptés et les difficultés des familles adoptantes.

Mais qu’en est-il de ces enfants parvenus à l’âge adulte ?

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé grâce à l’amour de la famille adoptive et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Ou, au contraire, est-elle toujours à vif, et ce d’autant plus quand il y a des secrets de famille ?

Pour les adoptés, le sujet est sensible. Beaucoup craignent que l’étiquette d’enfant abandonné ne leur colle à la peau. Comme si, pour la société, cela faisait d’eux des êtres à part, marqués dans leur chair.

« Quand je glisse à quelqu’un que j’ai été adoptée, cela suscite souvent un malaise, raconte Hélène Jayet, 34 ans, née sous X et adoptée à 3 mois et demi. On me dit volontiers : « Oh, pardon, je suis désolé, je ne savais pas. » Alors que pour moi, c’est une chance. Ce n’est pas un abandon, mais un don. » Sur LeMonde.fr, Laurent (le prénom a été changé), 38 ans, témoigne : « J’ai effectivement été adopté. J’en suis fier et ne m’en cache pas, bien au contraire. Mais surtout, je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir offert une vraie famille. Aujourd’hui, je suis marié, j’ai trois enfants. Je suis bien dans ma tête. »

Diane Drory, psychologue, psychanalyste et coauteure avec Colette Frère du livre Le Complexe de Moïse. Paroles d’adoptés devenus adultes (disponible ici !), insiste sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes adoptées. « Si elles ont pu traverser l’épreuve de l’adoption, c’est qu’elles ont en elles une incroyable force de vie. Il faut leur faire confiance, ne pas les victimiser. Et ne pas attribuer toutes les difficultés qu’elles rencontrent à l’adoption. »

« DOUBLE LOYAUTÉ »

Les enfants adoptés sont confrontés à une double dette que les psychothérapeutes familiaux nomment « double loyauté ». Comme l’explique Nicole Prieur, psychothérapeute, philosophe et auteure de Raconte-moi d’où je viens (Bayard Jeunesse, 2007), ils reçoivent la vie de leur mère biologique et les moyens de la vivre dignement de leur famille adoptive, ce qui provoque des tiraillements. « Souvent, les enfants adoptés choisissent d’être loyaux envers leur famille adoptive ; et répondent plus que dans les autres familles à leurs attentes », poursuit Nicole Prieur.

Cette loyauté exacerbée peut se traduire par des choix professionnels contrariés, correspondant plus aux désirs des parents qu’à leurs propres envies. « Parvenir à devenir un traître heureux ne va pas de soi », souligne Nicole Prieur.

Parfois, ce sont les relations aux autres qui sont marquées par l’évitement des conflits. Enfin, sur le plan amoureux, d’aucuns jettent leur dévolu sur des êtres qui ont les mêmes blessures qu’eux, espérant ainsi réparer leurs histoires douloureuses mutuelles. Selon Nicole Prieur, le danger serait toutefois pour eux de surinvestir le couple et les enfants, au détriment des ajustements nécessaires à l’équilibre familial.

La question des origines peut resurgir avec force lors de certains événements de la vie : naissance, deuil, échec professionnel, rupture amoureuse… Dans Le complexe de Moïse, Marie-Claire raconte le manque de sa mère biologique lorsqu’elle était enceinte : « Ton absence, je la gère, ou plutôt je l’étouffe. Mais quand mon ventre se fait plus rond, je n’en peux plus. La vie bouge en moi comme elle a bougé en toi. Et toi tu n’as pas fait face, tu as disparu. » Une étape douloureuse, mais parfois salvatrice : « Le fait d’être mère et de ne pas abandonner son bébé répare quelque chose de la propre histoire de ces femmes. »

Les hommes vivent sans doute cette période moins viscéralement puisqu’ils ne portent pas le bébé. « Mais lorsque le père regarde le visage de son enfant, il remarque leurs ressemblances, par exemple. Cela le renvoie forcément à ses origines », dit Diane Drory.

UNE IDENTITÉ TOUJOURS EN CONSTRUCTION

Lorsqu’on avance en âge, la question de savoir d’où l’on vient se fait (ou peut se faire, ce n’est qu’une possibilité) plus insistante. Sur LeMonde.fr, Claude (le prénom a été changé), 70 ans, adopté à l’âge de 2 ans, évoque son parcours. « Aujourd’hui, je vis dans une douleur permanente, alors que je ne me suis jamais posé de questions avant. Je ne supporte plus le cri, le rire, le mouvement d’un enfant à la terrasse d’un café », raconte-t-il. Les questions existentielles se posent à cet âge de la vie. Or, dans l’histoire des adoptés, il y a un morceau amputé qu’il faut restaurer.

Hélène Jayet s’y essaie grâce à son métier de photographe. Aux Beaux-Arts déjà, ses dessins parlaient d’identité. Les adoptés, elle les photographie, elle les filme, elle leur donne la parole. Elle s’attelle à la création d’un webdocumentaire sur le sujet. Ses objectifs ? Faire tomber quelques clichés (« Les adoptés sont forcément malheureux »), donner des outils aux familles adoptives et surtout offrir aux adoptés la possibilité de mettre en mots leur histoire. Eux qui ont souvent du mal à évoquer leur ressenti.

La résilience, cette capacité à rebondir après des épreuves, passe aussi par la créativité. Cependant, elle n’est jamais acquise. Notre identité est toujours en construction. « La résilience de l’adopté, c’est sans doute d’accepter, comme tout un chacun, que l’identité est mouvante« , souligne encore Diane Drory.

« La blessure de l’abandon m’a donné une force, revendique Hélène Jayet. C’est elle qui donne aux adoptés leur vive sensibilité et leur ouverture au monde. »

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Vous qui ressentez de la trahison plein le corps et l’esprit :

  1. N’êtes-vous pas un peu trop prétentieux voire narcissique ?
  2. N’êtes vous pas un peu étrange, vous aussi, dans vos propos séduisants et votre double langage ? N’êtes vous pas attiré par les intérêts sociaux et le pouvoir social ?
  3. N’êtes vous pas un peu arrogant de croire que tout doit vous être dû ?
  4. N’êtes vous pas un enfant roi, au bout du compte, qui veut avoir le monopole social ?
  5. Ne jouez vous pas le rôle d’une victime ou celle du traitre par obligation ou habitude ?
  6. N’êtes-vous pas malheureux d’être jaloux ?
  7. N’attendez vous pas toujours en retour ?
  8. N’est ce pas dramatique de jouer une telle scène de ménage ?
  9. N’est on pas un peu maso de jouer sur les sentiments des autres (quand vous savez qu’en plus, un jour, cela se retournera contre vous-mêmes) ?
  10. N’est-il pas plus sage de s’unir à soi avant de s’unir avec quelqu’un d’autre (puisque sans connaissance de soi, on ne sait pas ce qui est bon pour nous) ?
  11. Ne doit on pas, pour finir une fois pour toute avec ce sentiment de trahison, se donner le droit de se tromper de partenaire ?

 

 

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Sur le site Psych Central, la psychologue Gretchen Rubin, auteure du livre Opération bonheur (Belfond, version originale The Happiness Project) expose 8 stratégies pour se faire des amis.
« Les amis, souligne-t-elle, sont très importants pour le bonheur. La solitude est un obstacle sérieux. »
Les anciens philosophes et les scientifiques contemporains sont d’accord: de forts liens sociaux sont un élément clé – sans doute la clé – du bonheur.
Vous avez besoin de relations proches et à long terme, vous devez être en mesure de vous confier à d’autres, vous avez besoin d’appartenir; vous avez besoin d’obtenir et de donner du soutien.
Des études démontrent que les gens qui ont au moins cinq amis avec lesquels ils peuvent discuter d’une question importante sont beaucoup plus susceptibles de se décrire comme très heureux.

En plus de rendre beaucoup plus probable d’avoir de la joie dans la vie, les études montrent que d’avoir des relations solides allonge la vie (incroyablement, plus encore que l’arrêt du tabac), renforce le système immunitaire et réduit le risque de dépression.

Mais se faire des amis peut être difficile.

Voici ses conseils. Allez-vous les suivre ?

  1. Présentez-vous : une grande partie de l’amitié est d’être présent. Chaque fois que vous avez la chance de voir d’autres gens, prenez-la. Allez aux fêtes. Arrêtez au bureau de quelqu’un. Faites l’effort. Rien ne peut remplacer une rencontre en face-à-face. En outre, l’effet de simple exposition décrit le phénomène par lequel l’exposition répétée vous fait mieux apprécier une personne et mieux aimé(e) par cette personne. Vous êtes beaucoup plus susceptible de devenir ami(e) avec une personne si vous la voyez souvent. J’ai vu cela se produire à plusieurs reprises dans ma vie. Je suis devenue proche de gens avec lesquels il y avait peu de probabilité que cela se produise, simplement parce que les circonstances nous mettaient en contact constant, témoigne-t-elle.
  2. Rejoignez un groupe : faire partie d’un groupe naturel, où vous avez des intérêts communs et êtes regroupés automatiquement, est le moyen le plus facile de se faire des amis: commencer un nouvel emploi, suivre un cours, avoir un bébé, ou déménager dans un nouveau quartier sont d’excellentes occasions de se joindre à un groupe. Si ces situations ne sont pas une option, essayez de trouver un autre groupe à rejoindre. Se procurer un chien, par exemple. Ou poursuivre un hobby plus sérieusement. Un avantage supplémentaire de se faire des amis grâce à un groupe est que vous aurez quelque chose d’évident en commun et vous pouvez renforcer vos amitiés avec plusieurs personnes à la fois, ce qui est très utile si vous n’avez pas beaucoup de temps libre.
  3. Formez un groupe : si vous ne trouvez pas un groupe existant à rejoindre, démarrez un groupe basé autour de quelque chose qui vous intéresse. Des études montrent que chaque intérêt commun entre les gens augmente les chances d’une relation durable, et apporte une augmentation d’environ 2% dans la satisfaction de vie. Films, vin, fromage, animaux, marathon, langue, une bonne cause… sont des exemples.
  4. Dites des choses gentilles à propos des autres : c’est une façon aimable de se comporter; et, les études montrent que, dû au phénomène psychologique de transfert de trait spontané, les gens vous attribuent involontairement les traits que vous prêtez aux autres. Donc, si vous dites à Jean que Pat est arrogant, inconsciemment Jean vous associe cet attribut. D’autre part, si vous dites que Pat est drôle, vous serez lié(e) à cette qualité.
  5. Fixer un objectif : Cette stratégie semble très calculatrice, mais elle a vraiment fonctionné pour moi, dit-elle. Quand j’entre dans une situation où je rencontre un nouveau groupe de personnes, je me suis fixé l’objectif de faire trois nouveaux amis. Cela peut sembler artificiel, mais d’une façon quelconque, ce changement me fait me comporter différemment, il me rend plus ouverte aux autres, il me pousse à faire l’effort de dire plus qu’un bref bonjour.
  6. Faites un effort pour sourire : grosse surprise ? Les études montrent que la quantité de temps où vous souriez pendant une conversation a un effet direct sur la façon dont vous êtes perçu(e) comme amical(e).
  7. Faites-vous des amis avec les amis des amis : fermeture triadique est le terme qui désigne le fait que les gens ont tendance à se lier d’amitié avec les amis de leurs amis. Les amis d’amis est un excellent réseau pour commencer si vous essayez d’agrandir votre cercle.
  8. Soyez conscient des différences culturelles : les pratiques culturelles concernant les relations varient beaucoup d’une région à l’autre. Dans certains endroits, il est bienvenu de passer à l’improviste chez quelqu’un alors que dans d’autres, même des amis très proches ne se présenteraient pas sans s’être annoncés. Il faut donc être conscients que les signaux d’amitié peuvent être différents d’un endroit à l’autre.

 

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« Parlez vrai avec votre famille et vos amis

n’hésitez pas à contacter les associations

écoutez de la belle musique (« La vie en rose » de Piaf peut être votre anti-dépresseur)

ressentez les beaux souvenirs

précisez-vous des objectifs

vivez au jour le jour

sortez de l’orgueil et du déni

laissez faire la vie

faites-vous confiance

allumez une bougie avec une intention

si le contact direct avec la nature est difficile, regardez le ciel, la lune, les étoiles

faites le point régulièrement sur votre vie, le plus honnêtement possible

donnez, recevez

à l’hôpital, si le médecin se comporte comme un garagiste, rappelez-vous que c’est un être humain

et surtout n’oubliez pas la gratitude. »

 
« Moments humains » titre le Boston Globe.

À la veille des primaires démocrates de 2008 dans le New Hampshire pour l’élection présidentielle américaine, la candidate démocrate, Hillary Clinton, contrôlait difficilement ses émotions lundi lors d’un entretien avec des journalistes à l’issue d’une réunion électorale.

Un moment de fatigue et d’émotion qui pourrait lui coûter cher, peut-on lire dans plusieurs quotidiens.

L’ancienne première dame était interrogée sur comment elle se sentait et réussissait à persévérer jour après jour. « Comment faites-vous ? » Et, avec une pointe d’humour, « Qui fait vos cheveux? »

Près des larmes, la voix nouée par l’émotion, Mme Clinton lui a répondu, «ce n’est pas facile et je ne pourrais pas le faire si je ne croyais pas passionnément à ce je fais.»

« Certaines personnes pensent que l’élection est un jeu », a-t-elle dit d’une voix tremblante. « Mais c’est de notre pays dont il s’agit et de l’avenir de nos enfants », a ajouté l’ancienne première dame.

Poursuivant la discussion avec le groupe de femmes, elle mentionnait « qu’aussi fatiguée qu’elle puisse être, et elle l’était », elle essayait de faire de l’exercice, de bien manger et de dormir quand elle le pouvait. Et au sujet de ses cheveux, elle dit « heureusement les jours spéciaux vous avez de l’aide. Si vous entendez ou lisez certains commentaires sur internet, ils s’agit d’occasion où je n’en avais pas. »

Exigeant d’ailleurs, la nécessité d’être toujours à son meilleur.

On se rappelle qu’elle a dû récemment subir des remarques assez désobligeantes sur son âge et son apparence après être apparue particulièrement fatiguée sur une photo.

Mme Clinton, commente le New York Times, s’est rarement laissée aller à être visiblement émotive en public et il n’y a pas eu de moments comme celui-ci dans la campagne présidentielle.

Gloria Cabe, une ancienne assistante dans l’Arkansas interprète ainsi la réaction de Mme Clinton ce lundi: « Il y a eu un vacillement vers l’intérieur – c’était son être intime qui répondait « Pourquoi je fais tout cela ? ».

Samedi dernier toutefois, commentent les média, Mme Clinton avait déjà manifesté une certaine vulnérabilité émotive, lors d’un débat télévisé. Interrogée par un journaliste sur sa difficulté à inspirer de l’affection chez les électeurs, elle s’était dite « blessée » mais « je vais essayer de poursuivre », a-t-elle poursuivi.

Elle faisait surtout de l’humour, commente le Boston Globe. Mais, poursuit le journal, son ton semblait tout de même trahir quelque chose de plus profond. « Il est très aimable, je suis d’accord avec cela », s’est-elle repris, parlant de son rival Barack Obama. Puis, « je ne pense pas que je sois si mauvaise ».

Les avis sont partagés sur cette dernière manifestation émotive, cette « expression de vulnérabilité » étant une démonstration d’humanité qui pourrait la servir.

Hillary Clinton, élue sénatrice de l’État de New York en 2000, était jusqu’à peu favorite dans les sondages. Elle a cependant obtenu une décevante troisième place lors des primaires de l’Iowa. Selon des sondages, son rival Obama la devance en vue des primaires de mardi dans le New Hampshire et il l’a aussi rattrapée à l’échelle nationale.

On connait la suite.

Sources: psychomedia, Boston Globe, New York Times, Radio-Canada

 

 

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Grâce à l’exemple de ses parents !

Il est plus facile d’être fier de soi si l’on a des parents qui sont fiers d’eux-mêmes.

Grâce à ce qu’il représente pour eux : savoir qu’il est pour ses géniteurs une source de joie est pour un enfant un capital narcissique irremplaçable.

Et grâce à l’éducation qu’il reçoit. Un enfant, en effet, ne peut être sûr de lui que s’il a foi en ses capacités. Et il ne peut prendre conscience de ces capacités que s’il a l’occasion de les mettre en œuvre et d’obtenir grâce à elles des succès.

« Si c’était à refaire,

je referais mes rêves encore plus grands

car je sais maintenant que la vie est infiniment plus belle

que je ne l’imaginais. »

Georges Bernanos (1888-1948)

Comptez vos petits bonheurs quotidiens !

Les Français sont les champions du monde de la mauvaise humeur, dit-on.

Et si on renversait la vapeur ?

Et si au lieu de râler, on comptait tous les petits plaisirs du quotidien en étant reconnaissant de leur existence ?

C’est en tout cas une clé importante du bien-être physique et psychologique, preuves scientifiques à l’appui.

Il existe de nombreuses études sur les bénéfices du sentiment de gratitude sur la santé et la longévité.

La gratitude aide notamment à lutter contre la dépression ainsi que le montre une synthèse d’études récente (1). Difficile néanmoins de comprendre par quels mécanismes la gratitude est liée au bonheur et au bien-être. Pour élucider ce mystère, deux chercheurs américains, Robert A. Emmons et Michael E. McCullough ont tenté trois expériences (2).

Dans la première et la seconde, plus de 300 étudiants en psychologie ont soit fait la liste des choses vécues ou ressenties pour lesquelles ils se sentaient reconnaissants, soit celle des tracas qu’ils avaient rencontrés, ou encore celle des événements qui avaient selon eux eu un impact sur leur vie. Parallèlement, ils rapportaient leur humeur, leur activité sportive et leurs éventuels symptômes physiques. Les rapports étaient hebdomadaires dans la première étude (9 semaines en tout), quotidiens dans la seconde (sur deux semaines).

Dans la dernière expérience, 65 personnes souffrant de maladie neuro-musculaire ont noté quotidiennement (pendant 21 jours) leur humeur, leur activité physique et leur état de santé. 33 d’entre elles ont aussi fait la liste des événements pour lesquels elles ressentaient de la gratitude, de leurs petits bonheurs quotidiens.

Résultats : dans les trois expériences, ce sont les personnes qui listaient les événements pour lesquels elles se sentaient reconnaissantes qui ont montré le meilleur niveau de bien-être. Prendre conscience des petits événements positifs que l’on vit chaque jour entraîne ainsi des bénéfices émotionnels et interpersonnels non négligeables.

Réjouissons-nous et remplissons toujours le verre de notre gratitude (celui qui est à moitié plein, pas celui à moitié vide).

Pour cela, vous pouvez lister régulièrement les événements, les personnes, les ambiances qui vous emplissent de joie ou vous donnent envie de remercier la vie. Ou pensez-y quand vous vous lavez les dents par exemple ! Vous pouvez aussi suivre la méthode proposée par Emmanuel Pascal dans « Les 3 émotions qui guérissent ».

A la clé : une meilleure qualité de relations avec les autres, un mieux être évident, une humeur au beau fixe… et, bien sûr, une meilleure santé.

Sources:  lanutrition.fr, expériences de vie, (1) Lambert NM, Fincham FD, Stillman TF : « Gratitude and depressive symptoms: The role of positive reframing and positive emotion ». Cogn Emot. 2011 Sep 19. (2) Robert A Emmons, Michael E. McCullough : « Counting Blessins Versus Burdens : An Experimental Investigation of Gratitude and Subjective Well-Being in Daily Life ». Journal of Personality and Social Psychology 2003, vol 84, n°2, 377-389.

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goethe

« Traitez un homme comme il peut et devrait être,

et il deviendra comme il est capable de devenir et DOIT devenir« 

Goethe

(1749-1832, poète, romancier, dramaturge, théoricien de l’art et homme d’État allemand)

Steve Jobs avait donné un discours mémorable lors de la remise de diplôme de l’université américaine Stanford en 2005.

Il est profondément inspirant, touchant et motivant.

Voici la retranscription intégrale en français :


« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde.

Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université.

Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière.

C’est tout.

Rien d’extraordinaire.

Juste trois expériences.

Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement.

Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?

Tout a commencé avant ma naissance.

Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse.

Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. »

Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.

Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification.

Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits.

Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.

Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal.

Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir.

Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science.

J’étais fasciné.

Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie.

Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint.

Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante.

Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères.

Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.

On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir.

L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire

Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec.

J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents.

Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.

C’est alors que je fus viré.

Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés.

Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley.

Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.

Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.

Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse.

Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.

Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin.

Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête.

Ne vous laissez pas abattre.

Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer.

Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime.

Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait.

Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie

Ma troisième histoire concerne la mort.

A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. »

Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? »

Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.

Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes.

Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel.

Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.

Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas.

Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.

J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.

Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années.

Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir.

Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir.

Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux.

C’est le facteur de changement de la vie.

Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres.

Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.

Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre.

Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui.

Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure.

Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition.

L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.

Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. »

C’était leur message d’adieu.

Soyez insatiables. Soyez fous.

C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi.

Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.

Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous. »

Apprenez vous aussi à être à l’aise avec les autres

Certaines personnes sont parmi leurs semblables comme des poissons dans l’eau. Faites-vous en partie ?

Ces personnes évoluent dans les groupes avec aisance et, en cas de difficulté, considèrent l’autre comme la ressource la plus évidente : pour se confier, chercher conseil, demander son chemin, etc.

D’autres au contraire ressentent, dans les mêmes situations, une réticence, une peur, voire une angoisse paralysante qui les pousse à éviter le contact avec autrui – c’est l’anxiété sociale. On les décrit comme timides, schizoïdes, évitants, hypersensibles, introvertis ou inhibés… Ce nouvau livre de Laurie Hawkes pourrait les aider.

La phobie sociale, appelée aussi anxiété sociale, désigne un trouble psychologique qui peut affecter une personne au cours de sa vie.

Elle se caractérise par une angoisse permanente et incontrôlable au moment où le souffrant est exposé aux regards des autres.

Quand il doit prononcer quelques mots en public, son trouble se révèlera inéluctablement au grand jour. Au moment de parler, le taux d’adrénaline du phobique social monte progressivement ; son cœur bat à la chamade, sa température s’élève et il commence à trembler. La personne peut ne pas réussir à prononcer un mot et s’il y arrive, ce sera de pire en pire. En effet, sa voix va révéler sa peur et le discours qu’il prononce peut n’avoir aucun sens.

L’anxiété sociale est un vrai handicap pour ceux qui en souffrent.

L’anxiété sociale revêt en effet des visages divers et si tout le monde n’est pas égal face à la peur des autres, nul n’en est totalement exempt…

Au fil de nombreux exemples, l’auteur décrit les multiples manifestations de l’anxiété sociale et nous en explique la logique, entre tempérament personnel et expériences de vie.

En identifiant les origines de ses craintes (peur d’être jugé, de blesser autrui, peur de l’intimité…) et les mécanismes de ses propres inhibitions, chacun peut alors progresser dans ses relations interpersonnelles et refuser la tyrannie de la peur.

Voici le sommaire du livre de Laurie Hawkes :

  • Peur de qui ? Peur de quoi ?
    • Etes-vous concerné ?
    • Portraits d’anxieux
    • Peur du jugement, de l’agression ou de l’intimité
    • Les dommages collatéraux : dans le sillage de la peur, ces dégâts quotidiens
    • Petite théorie de l’anxiété sociale
  • L’anxiété, d’où vient-elle ?
    • Le tempérament : nous n’avons pas tous la même nature
    • Les expériences vécues : nous n’avons pas tous la même histoire
    • Aggraver son cas : les habitudes qui entretiennent l’anxiété
    • Résumons-nous…
  • Quelles solutions ?
    • Tenir compte de son tempérament
    • Changer l’impact des expériences passées
    • Changer au présent
    • Les solutions de l’analyse transactionnelle
    • 6 conseils pour aider votre enfant anxieux

Vous voyez, il y a beaucoup à lire pour que vous viviez harmonieusement, sans rejeter votre sensibilité, en tenant compte de vos éventuels traumatismes passés, pour développer de bonnes relations avec les autres.

Interagir avec ses semblables peut être source de tant d’enrichissement, de plaisirs partagés… il serait dommage de vous en priver, n’est ce pas ?

Ne soyez pas ce voyageur sagement assis sur le quai d’une gare, regardant les trains passés… sans lui.

Votre problème d’anxiété peut comporter un aspect génétique, qui aura dû mal à s’effacer; vous pourriez rester hypersensible, ou introverti.

Et en apprivoisant votre tempérament, en dépassant vos blocages, vous deviendrez un introverti heureux, un hypersensible épanoui, profitant au maximun de vote vie !

Source: « La peur de l’autre: Surmonter l’anxiété sociale », de Laurie Hawkes, édition Eyrolles

Voici un test en ligne, pour mesurer l’importance de votre anxiété et votre degré d’évitement, en cliquant ici.

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Une politique du personnel qui tient compte de l’âge des travailleurs n’est pas une politique de vieux !

C’est une politique qui vise à faire en sorte que tous les collaborateurs continuent à travailler avec plaisir.

Accordez suffisamment d’attention à chaque tranche d’âge sans favoriser un groupe par rapport aux autres.

  • Une politique du personnel qui tient compte de l’âge est un élément de la stratégie d’entreprise. Les collaborateurs s’attendent à ce que le management et les RH prennent position sur ce plan et fassent passer le message de façon explicite.
  • Stimulez le sens des responsabilités de chacun. Chaque collaborateur devrait régulièrement se demander : que se passerait-il si mon emploi disparaissait ? Que puis-je encore faire d’autre ? Quelles autres possibilités de fonction ai-je ?
  • Récompensez les collaborateurs désireux d’apprendre. Faites en sorte qu’il y ait des outils et des structures de RH avec lesquelles ils pourront continuer à se développer. Récompensez les collaborateurs qui veulent accroître leurs connaissances et récompensez les managers qui incitent leur personnel à le faire.
  • Stimulez le changement. Les collaborateurs doivent pouvoir facilement changer de fonction ou de département. En concertation, via le site web et les publications d’entreprise, il faut mettre en exergue des exemples de mobilité interne.

 

 

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