Elle entre illégalement dans une maison… pour consulter Facebook !
L’addiction au web et à Facebook n’est pas à prendre à la légère.
Et si vous ne preniez pas encore ce sujet au sérieux, jetez donc un oeil au calvaire de cette jeune demoiselle « addict ».
Imaginez un peu la scène : vous avez oublié votre smartphone à la maison, et vous SAVEZ que pendant ce temps là, des choses palpitantes se déroulent sur votre mur Facebook. Un ami a sans doute publié un texte moralisateur blindé de fautes d’orthographe, un autre a repris le nouveau Harlem Shake, un dernier a sorti une photo de ses gosses en train de manger.
En gros, vous êtes déjà out, puisque vous venez de rater l’actu primordiale de la demie journée. Et là vous vous dites : ça suffit. Je refuse de me faire exclure de mon cercle d’amis virtuels. Et vous tentez le tout pour le tout : vous rentrez illégalement dans une maison pour « emprunter » une connexion Internet, et aller voir ce qui se passe sur Facebook. Ne riez pas, c’est exactement ce qu’a fait cette jeune demoiselle de 18 ans, une étudiante résidant en Grèce, qui avait visiblement un rendez-vous hyper important sur le chat Facebook avec un séduisant jeune homme.
Quelle ne fut pas la surprise de la propriétaire lorsqu’elle rentra chez elle et découvrit que son PC avait été utilisé, et que quelqu’un s’était identifié sur Facebook.
A côté de ça, l’indélicate demoiselle aurait également… uriné sur le canapé de la maison dans laquelle elle s’est introduite. Comme on vous le dit : c’est noté dans la plainte déposée. Toute cette affaire de dépendance va définitivement trop loin.
1/ Quel est votre plus gros challenge aujourd’hui ?
Ou votre plus grande frustration?
—->(votre réponse):
2/ Qu’est-ce qui vous inquiète le plus ?
Si vous n’arriviez pas à résoudre ce problème immédiatement, que se passerait-il dans 6 mois ? 1 an ? 5 ans ? Quelles seraient les conséquences pour votre avenir ?
—->(votre réponse):
3/ Si vous aviez atteint votre objectif à quoi ressemblerait votre vie ?
Votre santé, votre vie sociale, amoureuse et votre vie professionnelle ? Comment vous vous sentiriez ?
—->(votre réponse):
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Il n’y a pas de facteurs de risque, en dehors de la présence d’une anorexie mentale, ou d’une chronicité.
Le développement de la maladie se fait toujours selon les spécificités de chacun. Le plus souvent, de manière dissimulée au point que la présentation peut être extrêmement différente d’une personne à l’autre.
Par exemple, l’entourage peut méconnaître les troubles (le poids est le plus souvent normal et les crises cachées) et la consultation à mon cabinet toulousain peut survenir lors d’une difficulté liée à une répercussion de la maladie (acceptée comme telle après quelques années d’évolution, et donc fin du déni).
Le caractère impulsif, solitaire et caché de la boulimie chez une jeune femme peut être compris comme un moment intime, issu de sensations corporelles envahissantes, interprétées comme un besoin alimentaire.
Cette incorporation de nourriture accompagnée de satisfaction est un moyen de s’approprier et d’accepter ses pulsions et le plaisir qui l’accompagne. Mais un des dangers est qu’elle est rapidement suivie d’une culpabilité et de honte. Elle s’exprime aussi par un rejet de la nourriture et des vomissements.
Les liens affectifs des personnes boulimiques sont, eux aussi, affectés par cette tendance au rejet brusque et massif . Elles ont souvent des difficultés à établir des relations affectives et à accepter l’autorité d’un parent ou d’un praticien.
Si la crainte de grossir est fréquemment exprimée, l’obésité est rarement constatée ; elle n’est pas vraiment un moyen qui s’opposerait à au manque de confiance en soi, mais plutôt un discours de justification de toute la pathologie.
Cancer: de plus en plus de personnes se tournent vers La ligue contre le cancer pour un soutien financier
De plus en plus de personnes atteintes du cancer ont des difficultés à faire face à leurs dépenses quotidiennes.
C’est ce qui indique le deuxième rapport de l’Observatoire sociétal des malades de la Ligue contre le cancer (remis le 21 mars à l’Élysée à l’occasion de la Semaine nationale de lutte contre le cancer qui se tient du 18 au 24 mars 2013).
La création de cet observatoire, sous l’égide de la ligue contre le cancer, figurait parmi les mesures du Plan cancer 2009-2013. Il a pour objectif de disposer de la totalité des données existantes sur le vécu des malades et les représentations autour du cancer.
De plus en plus de malades se tournent vers la Ligue pour obtenir un « soutien dans le règlement de factures sur des postes de dépense liés à la … survie. »
Les sommes versées par La Ligue comme aide financière en 2012 ont été en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente. La Ligue a aidé directement 20 000 personnes pour un montant total de 6,5 millions d’euros.
La Ligue compte saisir les pouvoirs publics pour que le 3e Plan cancer qui sera lancé en 2014 tienne compte de cette précarisation.
Références: Psychomédia.qc.ca, Observatoire sociétal des cancers, Le Nouvel Observateur, Ligue contre le cancer
Selon les sexologues, l’addiction sexuelle au féminin reste encore taboue.
Entre sexualité débridée et réelle dépendance, la nuance ne va pas toujours de soi, et pourtant elle existe.
« Quand je n’ai pas ma dose de sexe, je peux me sentir déprimée » constate Stéphanie, 32 ans, célibataire.
Addict sexuelle ou nouvelle amazone des temps modernes ?
A une époque où chats, sites de rencontres et vente de sex-toys en ligne bouleversent nos pratiques sexuelles, il est parfois difficile de faire la part des choses. D’autant plus que l’addiction sexuelle au féminin reste un sujet tabou. Toutefois, il est possible d’y voir clair. Et d’y remédier si besoin.
« L’addiction sexuelle s’accompagne de souffrance dès lors que l’on n’obtient pas ce que l’on veut« affirme Catherine Blanc, sexothérapeute. Le sexe devient alors une condition sine qua non à l’équilibre de la personne.
L’abstinence est difficile et se solde par un profond mal-être physique et psychique.
« Cette addiction se vit sur un mode compulsif. La sexualité est excessive, la plupart du temps coupée du lien affectif, avec du plaisir à la clé mais aussi des conséquences souvent négatives » précise le Pr Michel Reynaud, psychiatre et addictologue2.
Si les effets sur le couple, quand celui-ci existe, sont évidents, il arrive que la sphère professionnelle et celle de la santé soient également touchées. « Il m’arrive de passer des soirées dans un club échangiste, en pleine semaine. Je ne suis pas très en forme le lendemain » confie Cécile, 33 ans.
D’autres encore n’hésitent pas à faire une croix sur le préservatif, pour sacrifier à l’autel du plaisir. Bref, danger.
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Véritable maladie, le jeu compulsif nécessite une prise en charge spécifique.
Une psychothérapie va viser à «aider la personne à sortir du déni et à prendre conscience du problème et de ses conséquences»..
Afin de limiter les conséquences néfastes de son comportement, l’idée centrale consiste à désacraliser le jeu : «Remettre en cause les croyances irrationnelles du joueur (faire en sorte qu’il accepte les lois du hasard, redéfinir des limites et des repères), en inscrivant le tout dans son histoire personnelle, c’est-à-dire en fonction de ses événements de vie, qui ont pu être déstabilisants».
Un travail effectué dans le cadre d’une psychothérapie comportementale et cognitive. Il se double d’une intervention sur les plans financier et social : mise en place d’un plan de surendettement et/ou de mesures de contraintes financières (ex. : interdits de casino, interdits bancaires, mesures de protection comme la curatelle renforcée…).
Pour prévenir des rechutes, le joueur sera amené à identifier les situations à risque, à trouver des alternatives comportementales, d’autres manières de joueur et de se faire plaisir. Bref à se contrôler et à revenir à un «jeu responsable».
Une psychothérapie lui sera proposé uniquement si le psychopraticien diagnostique une anxiété, une dépression ou une autre addiction associée. Car, jusqu’alors, aucun produit médicamenteux ne permet de soigner l’addiction en tant que telle.
Quand à l’abstinence totale, elle n’est pas recommandée à mon cabinet : jouer n’étant à la base pas problématique, mais inné et naturel.
L’Anses souligne les risques pour le jeune enfant des laits et jus non adaptés.
Mais pourquoi avoir oublié le lait de vache ?
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Dans un avis publié aujourd’hui mais daté du 5 février 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) met en garde à juste titre contre l’utilisation chez le nouveau-né et le jeune enfant (jusqu’à l’âge d’un an) de laits et jus non adaptés aux besoins de cette période, en particulier laits et jus végétaux, mais aussi laits de chèvre et de brebis.
Ces aliments, s’ils se substituent au lait maternel ou aux formules artificielles pourraient en effet conduire à des carences, retards de croissance voire des troubles sérieux. N’oublions pas qu’il existe bien sûr des formules végétales parfaitement adaptées aux besoins des bébés.
Mais la curiosité de cet avis, c’est que pas une ligne n’est consacrée aux risques que court le bébé qui recevrait du lait de vache normal, qu’il soit écrémé, demi-écrémé ou entier.
1/ Pourtant, ce lait de vache expose les jeunes enfants à des risques réels, au premier rang desquels figure l’anémie ferriprive, comme le montrent de nombreuses études (1).
En effet, le lait de vache entraîne chez le très jeune enfant une perte de sang occulte par le tube digestif qui serait due à l’albumine bovine. Le lait de vache et le lait maternel sont pauvres en fer (de 0,3 à 1 mg/L) mais 50% du fer contenu dans le lait maternel est absorbé par le bébé, probablement parce qu’il y a moins de calcium et de phosphore dans le lait de sa maman, et qu’il contient de la lactoferrine. A l’inverse, 10% du fer du lait de vache est retenu. L’anémie ferriprive dans les premières années de la vie peut conduire à des troubles du développement et du comportement.
2/ Dans le lait maternel, les protéines représentent environ 7% des calories, contre 20% dans le lait de vache, surtout du fait de la présence de caséines en grande quantité (6 à 7 fois plus que dans le lait maternel).
Ces caséines encombrantes ne sont pas adaptées aux capacités digestives du nouveau-né.
3/ En plus les acides aminés taurine et cystine sont relativement déficitaires dans le lait de vache par rapport au lait maternel – or ils sont essentiels, notamment chez les prématurés. Le lait de vache est déséquilibré pour ce qui est de ses teneurs en acides gras, et il n’apporte pas suffisamment de zinc, de niacine (vitamine B3), de vitamine C et de vitamine E. Il apporte aussi quatre fois plus de calcium et six fois plus de phosphate. Une charge excessive en phosphate est associée à des cas de tétanie du nouveau-né.
Comme l’association entre l’exposition aux protéines de lait de vache et le risque de diabète de type-1 se renforce d’année en année, l’Académie américaine de pédiatrie déconseille de donner dans les 12 premiers mois du lait de vache et des laits artificiels contenant des protéines de lait de vache intactes aux bébés nés dans des familles à risque.
Pour toutes ces raisons, il ne faut pas donner de lait de vache classique à un enfant avant au moins un an.
Cette mise en garde de bon sens ne figure pas dans l’avis de l’Anses.
Pourtant, on compte dans la littérature scientifique plus de cas problématiques de bébés ayant reçu du lait de vache traditionnel que de cas de bébés nourris avec du lait de coco ou du jus de soja, voire du lait de chèvre – qui sont visés par cet avis.
Il était à parier que cette présentation très tendancieuse autoriserait tous les dérapages sur le mode « les laits végétaux sont dangereux« , alors même comme on l’a dit, que les formules végétales ne sont pas en cause. Eh bien ça n’a pas loupé. Le Figaro, qui en général n’en rate pas une, titre ainsi : « Alerte sur les laits de soja pour bébés. »
Pour quelle raison a-t-on donc oublié le lait de vache dans cet avis ?
Références:lanutrition.fr, Thierry Souccar, (1) Penrod JC, Anderson K, Acosta PB. Impact of iron status of introducing cow’s milk in the second six months of life. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 1990;10:462–7
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Si vous ressentez-vous le besoin d’une psychothérapie d’un soutien psychologique ou d’un coaching, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles.
Tout type de problématique (ne relevant pas de la psychiatrie) peut être traité en thérapie :
Acquérir des « ressources » qui font défaut : assurance, confiance en soi, sérénité, compréhension, acceptation etc…
Se libérer des croyances limitantes :« Je suis nul(le).. », « Je ne réussirai jamais », «Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? », « Je ne mérite pas… » etc… etc…
Apprendre à définir des objectifs et à se motiver
Avoir une image de soi positive : s’accepter tel que l’on est, ou changer et s’aimer
Se libérer de sentiments et d’émotions désagréables : mal-être, colère, culpabilité, ressentiment, anxiété, etc…
Se libérer de votre mal-être, de tendance dépressive : retrouver l’envie de vivre, l’énergie, la joie
Se libérer d’un passé difficile : traumatismes, abus sexuels, violences physiques, phobies, etc…
Apprendre à pardonner aux autres ou à soi-même : se réconcilier et faire preuve de compassion pour soi et les autres
Améliorer sa qualité de communication : mieux communiquer avec ses proches (conjoint, enfants…), établir des relations constructives et gérer les conflits
Gérer un deuil ou une séparation, un problème de couple (actuels ou passés), repérer et changer les comportements répétitifs
Favoriser l’épanouissement et la guérison (en complémentarité à un traitement médical)
Approfondir sa « quête intérieure » et sa « mission de vie » : développement de son potentiel pour réaliser sa « légende personnelle »
Il suffit de souhaiter changer, et de savoir « comment » (je peux vous aider à trouver le « comment »).
Avec un thérapeute formé et certifié en psychothérapie comportementale et cognitive, vous pouvez trouver des solution à votre mal-être, vos difficultés psychologiques, addictives, personnelles ou relationnelles.
Bien entendu, toute thérapie ou accompagnement est individualisée à mon cabinet.
Alors, qu’est-ce qui vous retient en arrière ? Que voudriez-vous changer, là, tout de suite ?
Les obsessions sont des pensées ou des images indésirées et répétitives, qui créent de l’anxiété.
La compulsion est une réponse à ces pensées obsessionnelles.
La compulsion est un comportement rituel, qui soulage temporairement l’anxiété, mais qui ne peut rationnellement prévenir l’obsession de se reproduire encore et encore. Donc un cycle sans fin, si aucun travail sur soi n’est fait.
Il y a 2 différences entre obsession et phobie :
1/ Au cours de la phobie, la crainte est dirigée vers un objet externe ou une situation. L’angoisse cesse lorsque l’exposition à cette situation disparaît. Les phobiques utilisent donc largement des stratégies d’évitement des objets ou situations angoissantes.
2/ Au cours des obsessions, l’angoisse est permanente puisqu’elle est liée à l’irruption permanente des idées obsédantes dans le mental.
Elles sont une trentaine de femmes en tenue de sport, les cheveux attachés, gants de boxe au poing, en position de combat.
L’entraînement se fait par groupes de deux, sous la conduite de deux moniteurs taillés à la serpe.
Que faire en cas d’agression avec une arme ? « Si on vous demande quelque chose, votre téléphone, votre sac, donnez-le, commence Christophe. Si l’agresseur veut autre chose, il faut réagir. Vous êtes une femme, c’est un homme, il a un couteau, il est sûr de lui. Tant mieux. Il ne s’attendra pas à une réaction. »
D’une main, il écarte le bras menaçant de son acolyte, avant d’envoyer un coup de pied entre ses jambes. Les gestes sont répétés plusieurs fois par les participantes.
Elles viennent dans cette salle de sport du 12e arrondissement de Paris tous les samedis après-midi pour pratiquer le Krav Maga, « combat rapproché » en hébreu.
Cette méthode d’autodéfense a été créée par Imi Lichtenfeld, champion de lutte juif hongrois, émigré en Palestine en 1940, pour former rapidement les premiers soldats israéliens. Depuis, le Krav Maga s’est internationalisé et a été adopté par les civils. Les femmes s’y intéressent de plus en plus. Sur les 9 000 licenciés français, 15 % sont des femmes. « C’est 2 % à 3 % de plus qu’il y a trois ans », relève Richard Douieb, président de la fédération européenne de Krav Maga.
« ELLES NE VEULENT PLUS ÊTRE VICTIMES »
C’est la partie la plus visible d’un engouement croissant pour l’autodéfense féminine. Il y a une hausse de la demande.
Le signe d’une insécurité plus grande, ou l’indice d’une nouvelle attitude des femmes ?
Pour M. Douieb, « elles viennent parce qu’elles ne veulent plus être victimes« . Un mouvement sans doute facilité par la dénonciation croissante des violences faites aux femmes et du harcèlement de rue.
Même constat à l’Association Krav Maga police (AKMP), qui donne le cours en ce samedi après-midi. Les moniteurs sont des policiers ou douaniers qui souhaitaient à l’origine promouvoir la pratique du Krav Maga parmi les forces de l’ordre. Ils sont bénévoles. « Nous avons eu des demandes de femmes de collègues, explique l’un des membres, Michel. D’abord nous avons organisé des stages ponctuels, puis un cours hebdomadaire. Chaque semaine, de nouvelles personnes appellent. » L’AKMP met d’ailleurs en garde contre les « charlatans » attirés par ce créneau porteur.
« UN DOIGT DANS L’OEIL »
Quelques principes fondent la discipline.
Mieux vaut éviter une situation dangereuse (en changeant de trottoir, en criant, en fuyant…).
En cas d’agression physique inévitable, tout le monde peut se défendre.
Et tout le monde a intérêt à le faire, y compris les plus faibles physiquement.
« Même si vous pesez 40 kg, vous pouvez vous tirer d’une situation délicate en mettant un doigt dans l’oeil de votre agresseur », explique Michel. « L’idée qu’il vaudrait mieux qu’une femme ne se défende pas est aberrante, estime également Christophe. C’est se priver d’une chance de s’enfuir. »
Les moniteurs désignent les parties vulnérables du corps (yeux, gorges, testicules, articulations), et apprennent à les atteindre efficacement. Par exemple en frappant avec le plat de la main et non le poing, pour ne pas risquer de se casser les poignets, en donnant un coup dans la poitrine de l’agresseur pour lui couper le souffle, etc. « Ce sont des gestes simples qui peuvent ressortir dans des situations de stress intense », explique Christophe.
L’objectif est de gagner du temps pour fuir – tout en restant dans le cadre de la légitime défense.
« ON N’A PAS BEAUCOUP DE MUSCLES »
« Toutes les filles devraient faire ça pour se sentir à l’aise dans la rue », dit l’une des pratiquantes, Marine, une étudiante de 18 ans. Elle prend le train vers la banlieue nord, et rentre parfois chez elle de nuit. Elle s’est déjà fait suivre, mais a pu semer l’homme. « C’est parfois flippant, dit-elle. On n’a pas beaucoup de muscles, on ne peut compter que sur notre bonne étoile. » Grâce à l’autodéfense, elle a davantage confiance en elle.
Les mêmes raisons poussent Claudine, 59 ans, à pratiquer. « Etant infirmière, je rentre tard, relate-t-elle. Je ne suis pas toujours rassurée. Il y a des interpellations du genre : « Alors cocotte, tu viens avec moi ? ». Je ne me suis jamais servie physiquement de la technique, mais elle m’aide à garder mon sang-froid. »
La chronique des faits divers nourrit l’anxiété. « On entend parler d’histoires horribles, on se construit des scénarios, dit Hélène, 29 ans. Mon ami est très protecteur et ça le rassure de savoir que je peux me défendre. »
Certaines, comme Sophie, ont déjà été confrontées à la violence physique. « Je n’avais pas peur jusqu’à mon agression. J’ai grandi dans le 19e à Paris, je connais les codes, sourit la jeune femme. S’il y a un groupe de mecs sur un trottoir, mieux vaut ne pas passer au milieu. »
Mais il y a trois ans, alors qu’elle rentrait du réveillon, un homme a essayé de l’entraîner dans un local à poubelles en l’étranglant. « J’ai eu une bonne réaction, j’ai griffé, j’ai crié, et j’ai réussi à m’enfuir. Mais j’ai eu très peur. » Le Krav Maga est sa « thérapie ».
En cas de nouvelle agression, elle veut être « prête ».
Un sentiment d’insécurité plus fort chez les femmes…
Selon la dernière enquête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, publiée en novembre 2012, plus du quart des femmes se sentent parfois en insécurité dans leur quartier ou leur village, contre 15 % des hommes.
Plus de 20 % des femmes ressentent également de l’insécurité à leur domicile, contre 10 % des hommes.
Elles sont moins victimes que les hommes de vols avec violence (0,4 % des femmes contre 0,6 % des hommes) ou de violences physiques (1,5 % des hommes contre 1,1 % des femmes).
En revanche, les femmes sont davantage victimes de violences sexuelles (0,9 % des femmes contre 0,4 % des hommes en 2010-2011) et de viols (0,8 % contre 0,2 % de 2008 à 2012).
L‘Assurance maladie s’inquiète, dans son bilan du Plan national de lutte contre l’obésité 2010-2013 d’un manque de protocole national pour les chirurgies de l’obésité ou chirurgie bariatrique (dont le nombre a doublé en 5 ans en France), rapporte Le Parisien.
Alors que 30 000 chirurgies de l’estomac ont été pratiquées en 2011, les pratiques divergent beaucoup selon les hôpitaux et les régions.
Sur les trois techniques utilisées, deux sont irréversibles. Elles constituent 75% des chirurgies pratiquées. Il s’agit de la gastrectomie (réduction de l’estomac) et du by-pass (contournement de l’estomac).Elles comportent (…) des risques post-opératoires et peuvent nécessiter un suivi à vie, souligne le Pr Hubert Allemand, directeur adjoint de l’Assurance maladie.
L’alternative réversible est la pose d’anneaux gastriques.
En Rhône-Alpes, 58% des opérations consistent à poser un anneau. En Bretagne, la réduction de l’estomac est préférée dans 67% des cas. En Franche-Comté, 86% optent pour le contournement de l’estomac.
Autre anomalie : 30% des femmes et 20% des hommes opérés n’auraient pas dû être opérés,selon les normes.
Enfin, sur 425 hôpitaux et cliniques pratiquant la chirurgie bariatrique, 32 réalisent au moins 200 interventions par an.
Mais 175 établissements cumulent moins de 30 chirurgies par année, ce qui pose la question de leur expertise.
L’Assurance maladie souhaite promouvoir la prise en charge médicale plutôt que chirurgicale, dont le recours est jugé parfois trop systématique. Elle souhaite aussi uniformiser les pratiques en établissant le rapport bénéfice-risque de chaque technique.
La Haute autorité de santé (HAS) a publié, en 2008, des documents d’information sur la chirurgie de l’obésité incluant une brochure d’information destinée aux candidats à la chirurgie, intituléeCe qu’il faut savoir avant de se décider, qui décrit notamment les types de chirurgie, les conditions d’admissibilité, les risques et le déroulement.
Cette prise en charge thérapeutique n’est pas évidente, mais toujours nécessaire.
Cela demande d’abord au patient de reconnaître le problème dont il souffre, en mettant les mots justes, et donc éviter le déni.
Ensuite de commencer à faire les démarches nécessaires pour se faire aider.
Voici comment s’effectue le traitement d’une addiction au sexe à mon cabinet : en premier lieu, prendre en charge le mal-être, les angoisses, les troubles du sommeil, ou de l’humeur de l’homme ou la femme qui vient me consulter.
Ces symptômes contribuent en grande partie à entretenir cette addiction au sexe. Dans tous les cas que j’ai rencontrés, la prise de médicaments a été inutile.
Dans un second temps, le patient et son psychopraticien (nouvelle appelation remplaçant psychothérapeute) se concentre sur l’addiction au sexe, en continuant la psychothérapie.
Générant des difficultés relationnelles, voire une réelle détresse sociale, l’addiction au sexe démarre le plus souvent dans l’adolescence (18,7 ans en moyenne) et atteint 5 hommes pour une femme.
Ils consultent en moyenne après 12,3 ans, souvent pour une dysfonction érectile (20 % des cas) ou des symptômes psychiatriques: dépression, anxiété, tentative de suicide, alcoolisme, toxicomanie, cleptomanie.
Lorsqu’un examen approfondi est réalisé, on peut constater fréquemment (près de 45 % des cas) des troubles de personnalité (paranoïde, compulsif-agressif, narcissique, obsessionnel-compulsif).
Enfin, le comportement sexuel est plus souvent « autistique », marqué par une masturbation compulsive (5-15 fois/jour), du voyeurisme, des rapports anonymes, ou avec des prostituées, ou avec de multiples partenaires sexuels, jamais ou rarement satisfaisants. Sans compter la cyberpornographie.
Il s’agit clairement d’un syndrome de dépendance tel que l’a décrit l’APA en 2000, très similaire à d’autres syndromes addictifs.
Je constate une escalade dans la sévérité, des symptômes des échecs de sevrage fait seul, une augmentation du temps dévolu aux préoccupations sexuelles, l’échec des efforts pour réduire ou arrêter ce comportement anormal, la persistance du comportement malgré les risques (SIDA, violence physique, problèmes légaux…), et des comorbidités addictives (alcool, psychotropes, jeu, travaillomanie, achats compulsifs).
Ce qui pose clairement la question du risque sociétal, surtout lorsqu’on sait que les déviants sexuels présentent souvent une hypersexualité, tout comme les exhibitionnistes.
Très fréquemment, ces personnes rapportent également des antécédents d’abus sexuel dans leur enfance.
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Le concept d’addiction positive, créé en 1976 par le docteur William Glasser (Glasser, 1985), est issu d’une observation de longue durée des athlètes de haut niveau pratiquant régulièrement un exercice physique, mais aussi des coureurs occasionnels.
Glasser décrit ainsi une addiction à la pratique sportive, qu’il qualifie de positive afin de la distinguer des addictions classiques considérées comme négatives (alcool, drogues, etc…)
Dans sa conception, la poursuite d’une activité physique (initialement la course à pied, mais par extrapolation on peut inclure la plupart des pratiques sportives) devient addiction par dépassement d’un effet seuil d’ennui, de fatigue, de lassitude.
Parmi les facteurs qui renforcent le côté « addictogène » de la pratique sportive on rencontre des classiques – la libération de l’endorphine et le bien-être lié à cette libération (phénomène souvent décrit chez les coureurs de fond et les marathoniens), l’augmentation d’une forte estime de soi (prise de conscience de ses capacités physiques et d’endurance, le constat des modifications corporelles qui implique aussi la description d’une composante dysmorphophobique récurrente chez les body-builders), l’apparition ou le développement d’une véritable compulsion n’étant pas cité en dernier.
Il est souvent constaté que beaucoup de pratiquants addictés aux sports, ont souvent abandonné une addiction considérée comme négative (pour la plupart une forte dépendance tabagique, l’alcool ou la consommation des drogues).
Ainsi, on voit des postcures qui centrent leurs projets thérapeutiques sur la pratique sportive (en France, le Château de Thianty).
2
Un aspect souvent rencontré chez les addictés à l’exercice physique, aspect rarement remarqué, est celui des changements dans la vie quotidienne.
Notre contribution va au-delà du recueil des conséquences socioprofessionnelles et familiales (voir les échelles d’évaluation), en soulignant le changement complet du mode de vie de ces pratiquants addictés, qu’il convient de distinguer régulièrement des sportifs de haut niveau.
Ainsi, les personnes que nous avons rencontrées décrivent des changements majeurs : vestimentaires, alimentaires, dans leur mode de vie, dans les loisirs (qui deviennent quasiment liés à la pratique sportive – fréquentation des manifestations sportives, des salons), le choix d’un partenaire souvent issu du même milieu pratiquant.
L’entraînement devient un véritable rituel pour le sportif. Toute sa journée est organisée et économisée en vue de l’entraînement. La vertu de l’exercice régulier est de transformer son corps : cet exercice rituel augmente le degré de la résistance et de l’endurance de la structure corporelle aux répétitions successives.
3
On voudrait insister sur un aspect souvent rencontré, l’addiction comme moyen de gestion du stress.
Pour Alexander (Alexander, 2000) la désorganisation sociale apparaît comme un précurseur de l’addiction. Alexander avance cette hypothèse en partant du concept d’intégration psychosociale (Erikson, 1963), concept qui fait référence aux interactions entre les expériences individuelles et de groupe, et la réaction du groupe (acceptation, rejet) face aux individus.
Une désorganisation oblige les personnes à lutter pour la restauration de l’intégration psychosociale; dans certaines situations cette restauration semble impossible et nécessite la création de conduites d’adaptation, conduites qui représentent des substituts de modes de vie (addiction, marginalité, criminalité, repli sur soi, troubles anxio-dépressifs, tentatives de suicides). L’analyse d’Alexander démontre que la société de consommation détruit les valeurs de base de la famille et la cohésion entre les cellules sociales des sociétés traditionnelles, d’où l’apparition de la désorganisation.
Afin de trouver une meilleure intégration et de mieux accepter les contraintes quotidiennes, les personnes désorganisées cherchent des identités transitoires.
Ainsi, l’apparition et le maintien de l’addiction représentent une forme d’adaptation aux conditions difficiles de vie, aux stress et sollicitations diverses. La centration sur les substances psychoactives (héroïne, alcool, cocaïne, cannabis…), ou sur les addictions « silencieuses » comportementales (Valleur, Véléa, 2002) – jeu pathologique, addictions sexuelles, cyberdépendance (Véléa, Hautefeuille, Vazeille, Lantran-Davoux, Maire, 1998), ergomanie, sport – sont des adaptations en rapport avec le culte de la performance, les sollicitations compétitives, le syndrome de « burn-out », les épuisements et insatisfactions récurrentes.
Le concept de l’insuffisance ou des défaillances de l’intégration (partielle ou complète) joue un rôle important dans l’installation de l’addiction; face au stress, certains usagers vont utiliser un produit – dans notre cas la pratique sportive – de manière plus ou moins adaptée.
La suite demain…
Dr Dan Véléa, Centre médical Marmottan, cairn.info, divers
Comme l’alcool ou la drogue, la consommation de pornographie en ligne provoque de graves addictions.
Absentéisme au travail, ruptures familiales, problèmes de couple et de sexualité, la boulimie de sexe virtuel peut avoir des conséquences inattendues.
Et comme l’accès aux sites pornos est souvent gratuit et illimité, le nombre de consommateurs ne cesse d’exploser.
Au plus fort de sa dépendance, Alain passait 6 heures par jour devant des vidéos porno sur son ordinateur. Il avait alors centré sa vie sur son addiction à la pornographie, au point de perdre ses amis et de gâcher sa vie amoureuse. Comme Alain, de nombreux hommes développent une porno-dépendance. Certains y laissent même leur emploi.
Aujourd’hui, après l’affaire DSK, ils acceptent de se livrer, de raconter leur détresse. Car c’est bien d’une souffrance qu’il s’agit. Les psychopraticiens spécialisés sont d’ailleurs formels, la dépendance à la pornographie est une pathologie à prendre au sérieux. Aux Etats-Unis, on estime qu’elle concerne 200 000 personnes, hommes et femmes…
En Europe, en France surtout, la maladie est encore peu documentée mais elle se répand à grande vitesse.
En raison surtout de l’apparition, sur Internet, de nouveaux sites pornographiques qui proposent gratuitement, sur le modèle de Youtube, des milliers d’heures de vidéo.
Chez les jeunes, le succès de ces sites est tel que les filles deviennent parfois elles-aussi des consommatrices compulsives.
Or les vidéos proposées n’ont rien d’anodin. Elles mettent en scène des pratiques sexuelles très violentes, souvent à la limite de la légalité.
Une fatigue non récupérable même après un week-end ou une semaine de congés.
Le sentiment que son corps « ne répond plus » et une grande difficulté à faire tout effort physique comme monter des escaliers.
Des pannes de sommeil régulières.
Des perturbations alimentaires : en période de stress, on a tendance à manger plus, mais quand le burn out surgit l’appétit disparaît.
La consommation accrue de stimulants tels que le tabac, l’alcool ou des médicaments.
Le stress chronique et le burn-out ne sont pas la dépression, mais ils y mènent insidieusement.
Alors, quand vous sentez que vous commencez à perdre pied avec la réalité et que le sentiment de frustration devient trop étouffant, il devient urgent de lever le pied et de réagir.
Le bien-être au travail ne se décrète pas. Il se développe au travers d’action et de pratiques concrètes à utiliser chaque jour. Elles reposent sur le renforcement de votre estime de vous.
Ce livre est pragmatique et il vous aidera à :
vous libérer de votre stress et le rendre plus motivant
reconnaître vos émotions et à les utiliser comme alliées
identifier les schémas que vous répétez et vous en libérer
remplacer vos pensées automatiques qui vous entravent, par des pensées positives
développer vos bons reflexes pour bien communiquer
vous entraîner au lâcher-prise pour retrouver votre sérénité.
Fruit de la collaboration d’un médecin et d’un manager, ce manuel simple et utile vous permettra de redevenir l’acteur de votre vie. Vous trouverez par vous-même la solution aux problèmes que vous rencontrez à votre travail.
Inspirés par les neurosciences, les outils et techniques développés sont adaptés à chaque problème et à chaque pathologie.
Ils sont étoffés d’exercices pratiques qui vous aideront pas à pas à mieux comprendre votre mode de fonctionnement, à corriger vos pensées négatives ou interprétations erronées, à retrouver votre autonomie et à vous faire respecter.
Sachez que le « burn out » n’est pas un échec, juste une faiblesse passagère qu’il faut avoir le courage d’avouer, pour ensuite essayer de faire le point.
Le « Guide du Bien-Etre au travail » vous aidera grandement.
Dans l’addition sexuelle, on ne parvient pas à maitriser son comportement sexuel addictif.
Et une personne boulimique alimentaire pourrait tout à fait se retrouver dans ce que j’écris ci-dessous.
Le comportement sexuel addictif se révèle bien trop attractif pour lui résister, même avec les meilleures résolutions.
D’une part, on rationnalise le comportement et, d’autre part, on lui trouve des justifications qui balaient les réticences initiales.
Tant que l’on a l’impression de « décider » de céder à son addiction, on reste dans le déni de sa maladie.
Voici à quoi se résume votre vie :
– on se trouve confronté aux lourdes conséquences familiales, professionnelles, amicales, financières, physiques et sociales induites pas le comportement sexuel addictif. Tout ce qui entrave la réalisation du cycle addictif passe au second plan,
– on prend des résolutions pour réduire son comportement addictif et l’on fait des efforts en ce sens,
– on est incapable de réduire son comportement addictif en dépit de ses sévères conséquences,
– on continue de s’engager dans des comportements à risque ou auto-destructeurs,
– on utilise abondamment son imagination et ses fantasmes pour tenter de contenir la tension sexuelle que l’on ressent,
– on a besoin d’augmenter la quantité et la variété de ses expériences sexuelles pour entretenir le niveau d’excitation que l’on recherche,
– on éprouve de violents changements d’humeur en fonction de l’activité sexuelle,
– on passe beaucoup de temps pour préparer et avoir une activité sexuelle,
– on néglige d’importantes activités sociales ou de loisirs en raison des comportements sexuels,
Est-ce que vous vous retrouvez dans ma description ? Oui ?
L’addict au sexe développe progressivement une relation ambigüe avec le sexe, qui est source de souffrance.
Au centre de l’addiction sexuelle se trouve un système de croyance particulier (échelle interne qui nous permet d’interpréter la réalité à travers notre système de valeur, de présupposés, de convictions, d’avis, de jugements). Le système de croyance est ce qui permet de prendre des décisions, de résoudre des problèmes, d’établir des priorités, d’interpréter les actions d’autrui, de donner du sens à ce que nous vivons.
Il n’est donc pas étonnant que le comportement de l’addict au sexe semble aberrant pour celui qui a un système de croyance différent. Il est cependant parfaitement logique en soi. L’enjeu d’une psychothérapie à mon cabinet est d’ailleurs double :
faire prendre conscience à l’addict des points faibles de son système de croyance
lui donner des stratégies pour lui permettre d’en éviter les pièges.
Le système de croyance de l’addict sexuel s’appuie souvent sur un déni de l’addiction. Vous, peut-être ?
L’addict peut rationnaliser son comportement de telle façon qu’il se convainc de maitriser la situation (« ce que l’autre ne sait pas ne le blesse pas », « je suis plus détendu pour les autres après », « je ne serais pas comme ça si ma/mon partenaire était plus réceptive/réceptif », « ça ne fait de mal à personne », « c’est ma nature », etc…).
Pris « la main dans le sac », l’addict peut apparaître vraiment sincère dans son intention de changer (il l’est), mais ces intentions se heurtent à la réalité de son addiction, s’il ne commence pas une psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC).
L’addict est très critique vis-à-vis de son entourage qu’il juge indirectement responsable de son comportement. Il peut d’ailleurs l’en blâmer et flirter avec la paranoïa. Il n’envisage pas facilement sa responsabilité. Tout ceci explique que l’addict se replie dans un monde bien à lui et peu accessible aux autres.
L’addict entre dans le cycle de l’addiction en 4 phases :
obsession. Les pensées de l’addict sexuel sont focalisées sur la satisfaction de ses « besoins » sexuels. Il consacre la plus grande partie de son temps à la préparation et à la réalisation d’activités sexuelles. Ses relations professionnelles et sociales sont imprégnées de sexualité et même des comportements non équivoques de proches sont réinterprétés comme empreint d’érotisme
ritualisation. L’addict sexuel développe des comportements routiniers sous la forme d’actes ritualisés conduisant au comportement sexuel. Les rituels renforcent et entretiennent l’excitation
comportement sexuel compulsif. C’est la répétition incontrôlable du comportement sexuel addictif
désespoir. Il se traduit par un sentiment d’impuissance par rapport à son comportement addictif.
Paradoxalement, c’est souvent en s’engageant à nouveau dans un cycle addictif que l’addict sexuel atténue la souffrance liée à la quatrième phase. L’addiction est donc auto-entretenue.
De plus, le fait que l’addict prenne parfois de solides résolutions, lorsqu’il se trouve en phase 4, pour ne plus céder à son cycle addictif, le conforte dans son sentiment d’impuissance en cas de rechute. S’élabore alors la conviction (fausse, je le précise bien) d’être une personne faible et indigne de confiance qui entretient la honte et le repli sur soi.
L’addiction (que cela soit avec le sexe, la nourriture, le jeu, l’alcool etc…) est une maladie.
Elle se soigne.
Elle se guérit.
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Le concept d’addiction sexuelle est apparue à la fin des années 1970 lorsque l’on s’est aperçu que les mécanismes en jeu étaient les mêmes que ceux retrouvés dans d’autres types d’addiction : alcool, jeu, nourriture (boulimie alimentaire)…
Le nombre de personnes souffrant d’addiction sexuelle est inconnu, celle-ci étant généralement cachée et vécue dans la honte.
Reconnaître qu’il s’agit d’une maladie aide souvent à prendre conscience que l’on a besoin d’aide et qu’une prise en charge est possible.
L’addiction sexuelle conduit à avoir une vie centrée sur celle-ci, en parallèle de la vie « normale ».
Cette vie parallèle devient envahissante et de plus en plus importante.
Elle peut amener à s’éloigner de ses amis, de son travail et de sa famille. Elle induit également une distorsion de la réalité, tous les comportements étant interprétés dans un sens sexuel.
L’addiction sexuelle est souvent associée avec d’autres comportements addictifs.
Elle touche aussi bien les hommes que les femmes.
Internet a facilité l’accès au sexe online et l’addiction au cybersex fait partie des nouvelles addictions.
La dépression est une véritable maladie qui se caractérise notamment par une grande tristesse, un sentiment de désespoir, une perte de motivation et l’impression de ne pas avoir de valeur en tant qu’individu.
Elle survient généralement sous forme de périodes dépressives qui peuvent durer de 2 semaines à plusieurs années, voire toute la vie. Selon lintensité des symptômes, la dépression sera qualifiée de légère, modérée ou grave.Dans les cas les plus graves, la dépression peut conduire au suicide.
La dépression affecte l’humeur, les pensé}es et le comportement, mais aussi les fonctions organiques. Ce qui explique qu’une personne qui souffre de dépression soit entre autres plus vulnérable aux rhumes et aux autres infections, son système immunitaire étant affaibli.
Qui est concerné ? Vous, peut-être ?
Les personnes ayant des antécédents familiaux ou personnels de dépression.
Les personnes qui prennent certains médicaments, comme des psychostimulants, des stéroïdes, des corticostéroïdes, des anabolisants, des anticonvulsivants ou la pilule anticonceptionnelle. En effet, les progestatifs contenus dans la pilule anticonceptionnelle peuvent nuire à l’humeur.
D’un point de vue sociologique, les groupes suivants sont plus touchés par la dépression :
Les femmes. Environ 2 fois plus de femmes que d’hommes souffriront au moins une fois de dépression au cours de leur vie, même si certaines études marginales ont parfois trouvé une fréquence équivalente chez les deux sexes. Les femmes ont plus tendance à consulter que les hommes lorsquelles ont des symptômes de dépression, ce qui pourrait expliquer en partie que la maladie soit plus souvent diagnostiquée chez elles. Aussi, on avance au moins deux hypothèses pour expliquer le phénomène : le système hormonal des femmes, plus susceptible d’influencer la chimie du cerveau (ainsi, la ménopause peut être associée à un début de dépression) des problèmes de pauvreté et de violence conjugale plus fréquents.
Les jeunes. La première dépression survient souvent à la fin de ladolescence ou au début de l’âge adulte. Le suicide est la 2ème cause de décès chez les jeunes, après les accidents de la route.
Les personnes âgées. De 15 % à 20 % des personnes âgées vivent des périodes dépressives. Elles passent souvent inaperçues. Parmi les causes possibles : la solitude, la mort du conjoint ou d’amis, des facteurs physiologiques liés au vieillissement, comme une baisse importante de sérotonine ainsi que dautres changements métaboliques, la sous-alimentation, qui peut causer des carences nutritionnelles contribuant à la dépression (surtout en acide folique et en vitamine B12).
Les homosexuels. Plusieurs données, dont une importante étude de cohorte en Nouvelle-Zélande, indiquent que les gais, les lesbiennes et les bisexuels sont plus à risque de problèmes de santé mentale, et plus particulièrement de dépression, de troubles anxieux et de comportement suicidaire.
Les personnes souffrant d’une maladie chronique. Le fait davoir des douleurs chroniques (migraine ou mal de dos, par exemple) ou une maladie invalidante (diabète, AVC…) augmente fortement le risque de dépression, surtout chez les jeunes.
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