angoisse


La lutte contre l’obésité aux Etats-Unis, où un adulte sur trois et près d’un enfant sur cinq est aujourd’hui obèse, a été « trop lente », estime un rapport publié mardi, qui présente 800 recommandations pour redoubler d’efforts contre le fléau.

Trois ans après une première édition, la deuxième conférence « Le poids d’une nation » organisée pendant trois jours à Washington, a dressé un constat plutôt pessimiste sur le problème de santé publique numéro un d’un pays où, au total, deux tiers des adultes et un tiers des enfants sont soit en surpoids, soit obèses.

« Il y a cinquante ans, on buvait un Coca-Cola par trimestre, aujourd’hui c’est tous les jours et dans des proportions énormes », constate la nutritionniste Barbara Moore, directrice de Shape Up America (remettre l’Amérique en forme). Aujourd’hui, non seulement les enfants et les adultes en boivent tous les jours, mais ce n’est plus 10 cl, c’est 40 cl, 60 cl, voire même un litre. »

17 % D’ENFANTS OBÈSES

Les raisons de cette progression spectaculaire de l’obésité aux Etats-Unis en 30 ans sont multiples tels la consommation excessive de produits à haute teneur en sucre et en graisse et un comportement alimentaire qui privilégie la restauration en fast-food et la livraison à domicile.

Selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis, plus de 42 % des Américains pourraient être obèses en 2030. Le taux d’enfants obèses, aujourd’hui à 17 %, a triplé en trente ans. Un jour donné, entre 30 et 40 % des enfants et adolescents (4-19 ans) mangent au fast-food. Un tiers des calories consommées par tous les Américains de plus de 2 ans le sont à l’extérieur du domicile.

 

Références: lemonde.fr, AFP

 

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Après le harcèlement sexuel, le harcèlement moral suspendu à une QPC

Le tribunal correctionnel d’Epinal a accepté de transmettre, jeudi 10 mai, une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative au harcèlement moral, qui suspend l’ensemble des procédures en France, a-t-on appris auprès de l’avocat qui l’a soumise.

Me Stéphane Giuranna estime que la notion de « harcèlement moral » est aussi floue que celle de « harcèlement sexuel », dont la loi a été censurée le 4 mai par le Conseil constitutionnel.

« Le tribunal a estimé que le motif d’inconstitutionnalité soulevé était sérieux et a transmis la requête à la Cour de cassation », s’est réjoui Me Giuranna, avocat d’un prévenu qui devait comparaître devant la juridiction correctionnelle jeudi après-midi.

Chef d’entreprise, il était poursuivi par plusieurs de ses salariés.

UN PROBLÈME DE PRÉCISION DE LA LOI

Selon l’avocat, les raisons qui ont conduit les Sages à censurer la loi sur le harcèlement sexuel doivent produire les mêmes effets sur celle relative au harcèlement moral.

« Le Conseil constitutionnel a estimé que la définition de ‘harcèlement’ n’était pas bien définie. Il en va exactement de même pour le harcèlement moral, puisque les deux infractions sont issues de la même loi, du 17 janvier 2002 », a expliqué l’avocat.

« Le fait de ‘harceler autrui’, c’est flou. La notion d »agissement répétés’, on ne sait pas ce que ça veut dire : il y a un problème de précision de la loi, puisqu’on ne sait pas quels agissement peuvent tomber sous le coup de la loi », a-t-il poursuivi.

Le Conseil constitutionnel a décidé le 4 mai de l’abrogation immédiate de la loi sur le harcèlement sexuel, dont il a jugé la formulation trop floue.

En raison de cette décision, toutes les procédures en cours pour harcèlement sexuel sont annulées.

La Cour de cassation a désormais trois mois pour se prononcer sur la QPC, avant une éventuelle transmission au Conseil constitutionnel.

Durant ce délai, toutes les procédures en cours pour harcèlement moral sont suspendues.

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Référence: Agence Nationale de Sécurité Alimentaire

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Le cancer coûte cher aux patients

Le cancer entraîne pour de nombreux malades des baisses importantes de revenus, des frais supplémentaires et des difficultés pour se réinsérer dans le monde du travail, selon une enquête diffusée mercredi par la Ligue contre le cancer.

60% des personnes qui étaient actives au début de leur maladie, déclarent avoir subi une baisse de revenus, selon les résultats de cette enquête «Dopas» conduite auprès de 1 700 malades par la Ligue.

La diminution de salaire est la conséquence de l’arrêt de travail et d’un remboursement partiel par le système de prévoyance qui, souvent, ne tient pas compte des primes et heures supplémentaires.

Ces difficultés financières exacerbent «le sentiment de dévalorisation déjà très présents dans la maladie et la baisse ou perte de revenus (…) peut être vécue comme une mort sociale», souligne la Ligue contre le cancer dans les conclusions de cette enquête.

Dépassements d’honoraires, prothèses capillaires non remboursées, crèmes «de confort» contre les brûlures des radiothérapies, frais de transport pour aller suivre les traitements ou frais de garde pour les enfants : le cancer entraîne de nombreux frais non remboursés par la sécurité sociale et les mutuelles, qui s’ajoutent aux baisses de revenus.

 

Références : legeneraliste.fr, VMEH

Quelle définition vous pourriez donner à la boulimie ?

Catherine Hervais : Je crois qu’on peut voir la boulimie comme un réflexe de survie.

Elle est habituellement regardée comme trouble du comportement alimentaire (TCA), mais j’observe dans ma pratique que ce TCA traduit en réalité un trouble de l’identité : même quand on réussit très bien sa vie sociale, on a peur du regard de l’autre, on ne sait pas qui on est, on a toujours peur de déplaire, on se sent vide, un vide qui fait mal, qui prend toute la place et qui ne s’apaise que lorsqu’on mange. La boulimie est donc la réponse (même si ce n’est pas la meilleure) à une angoisse profonde, elle-même reliée à un trouble de l’identité.

La boulimie est-elle une maladie typiquement féminine ?

C. H. : Non, il y a aussi des hommes boulimiques mais ils sont moins nombreux que les femmes. Selon une étude du Journal Britannique de Psychiatrie qui date de 2005 il y aurait 18 femmes pour un homme. Chez l’homme la boulimie se vit exactement comme chez la femme (certains se font vomir, d’autres pas), avec le même sentiment de ne pas être à la hauteur, la même peur de déplaire, le même vide, la même souffrance au quotidien.

Quels sont en général, les grands déclencheurs de cette maladie ?

C. H. : Généralement la boulimie commence à se manifester vers l’adolescence, au moment où l’on a besoin d’exister par soi-même et non plus à travers l’image de ses parents. Comme on se sent vide, on a peur de ne pas être à la hauteur et cela se focalise par le besoin de plaire, et notamment par le besoin de plaire avec son corps (d’où les préoccupations de silhouette : il faut ressembler aux plus beaux de ce monde, aux top-modèles notamment, sinon on déprime). La boulimie peut également se déclencher plus tard, lorsqu’on se retrouve dans une situation de solitude, par exemple lorsqu’on quitte le foyer des parents pour s’installer dans un lieu à soi, ou bien après un divorce, après la perte d’un être cher (même à 50-60 ans), c’est-à-dire lors d’une situation où il y a nécessité d’affirmer son identité en tant que personne autonome. Cela dit on voit également des enfants boulimiques de très jeune âge (probablement parce qu’ils se sentent déjà très seuls). C’était le cas de Guy Carlier, par exemple, qui raconte son histoire dans son livre Le Cœur au Ventre.

Symboliquement, qu’est-ce qui fait que la nourriture devient un refuge pour les malades ?

C. H. : Les personnes boulimiques sont dans un contrôle permanent, de l’alimentation (même si elles finissent toujours par craquer) et de leur image. Manger c’est le seul moment où elles sont elles-mêmes, où leur inconscient se lâche, où elles ne jouent pas. C’est généralement un moment solitaire d’ailleurs, même quand on « boulime » devant des gens, on n’est pas vraiment avec eux, on fait semblant, on est avec soi-même.) C’est peut-être finalement le seul moment où on est avec soi-même ! Symboliquement donc, la nourriture est un refuge, parce qu’on est enfin avec soi-même et parce que ça renvoie aussi à la sensation qu’on a connu quand on était nourrisson lorsqu’on avait la bouche pleine. La bouche pleine, c’est la présence rassurante d’une mère idéale dont on a tout le temps besoin et qui serait tout le temps là *.

En quoi la boulimie peut-elle être différente des autres formes d’addiction ?

C. H. : Il n’y a pas vraiment de différence, on a le mental et le comportement d’un drogué. Sauf sur un point : je me suis rendue compte à travers ma pratique que la personne boulimique n’avait pas besoin d’un sevrage préalable, contrairement aux addictions à l’alcool et au drogues dures qui altèrent les capacités de réflexion et de jugement. Le fait qu’il n’y ait pas vraiment besoin de sevrage préalable rend la psychothérapie un peu moins difficile. Quand il faut se sevrer d’une addiction, ça rend très nerveux, très fragile et peu disponible à la psychothérapie. Avec la boulimie, on peut commencer par la psychothérapie. Et étonnamment, quand la psychothérapie marche, la boulimie s’arrête toute seule, sans effort de volonté, parce qu’il n’y a pas d’accoutumance à la nourriture une fois qu’on a « réparé » le manque de confiance en soi. Bien sûr, il y a des cas de boulimie où le sevrage est nécessaire : quand une personne se noie dans la nourriture, qu’elle ne sort plus de chez elle, qu’elle grossit d’une manière trop rapide, ou bien, au contraire, quand une personne boulimique se fait vomir tout le temps et maigrit de manière inquiétante. Dans ce cas, évidemment, on passe d’abord par un service hospitalier et on fait la psychothérapie plus tard, quand la personne a plus de forces physiques et mentales.

Référence: documentaire de france5

* vieille interprétation psychanalytique, sujette à caution et rejettée par les thérapeutes modernes. Dans toute ma pratique professionnelle, face à leur douloureuse compulsion, aucune de mes clientes ne m’a confirmé ce souvenir de nourrisson (!) et cette recherche de mère idéale, soyons sérieux ! Chaque cliente à sa propre explication. F.Duval-Levesque

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Êtes-vous dépendant(e) au travail (workaholic)?

Voyez les 7 critères de l’échelle de Bergen.

Des chercheurs norvégiens et britanniques, dont les travaux sont publiés dans le Scandinavian Journal of Psychology, ont développé un test d’évaluation de la dépendance au travail (workaholism), l’Échelle d’addiction au travail de Bergen (Bergen Work Addiction Scale). Ce test est basé sur le modèle des critères diagnostiques de l’addiction en général dont celles aux substances psychoactives.

Cecilie Schou Andreassen et ses collègues des universités de Bergen et Nottingham Trent ont élaboré ce test sur la base d’une étude menée avec 12 135 employés de 25 entreprises. Des études de validation menées avec des groupes de différents secteurs de travail montrent que les résultats concordent avec ceux d’autres tests de dépendance au travail.

L’échelle comporte 7 items qui reflètent les critères de base de l’addiction. Voyez si vous rencontrez ces critères.

Pour chacune des questions suivantes, indiquez leur fréquence:

1 : Jamais
2 : Rarement
3 : Parfois
4 : Souvent
5 : Toujours

  • Vous réfléchissez à la manière dont vous pourriez libérer plus de temps pour travailler
  • Vous passez beaucoup plus de temps à travailler que prévu initialement
  • Vous travaillez afin de réduire des sentiments de culpabilité, d’anxiété, d’impuissance ou de dépression
  • Des personnes vous ont suggéré de travailler moins sans que vous les écoutiez
  • Vous devenez stressé(e) si vous ne pouvez pas travailler
  • Vous dépriorisez les hobbies, les loisirs, ou l’exercice à cause de votre travail
  • Vous travaillez tellement que cela a nuit à votre santé.

Un notation de 4 ou 5 à 4 items ou plus indique une dépendance au travail, indique la chercheuse.

Des études, rappelle-t-elle, ont montré que la dépendance au travail est associée à l’insomnie, aux problèmes de santé, à l’épuisement professionnel et au stress ainsi qu’aux conflits entre le travail et la famille.

Références: psychomedia.qc.ca, eurekalert.org, The University of Bergen

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« Le succès c’est tomber sept fois,

se relever huit »

Proverbe japonais

Connaît-on le mécanisme des attaques de panique ?

Dr Laurent Chneiweiss : On pense qu’elles sont liées à une hypersensibilité à l’oxyde de carbone. En cas de baisse de la concentration d’oxyde de carbone dans le sang, des récepteurs situés dans le tronc cérébral déclenchent une alarme de fausse suffocation. Quand les sujets se trouvent dans un endroit un peu stressant, comme un endroit confiné, ils augmentent leur rythme respiratoire et se mettent en respiration superficielle, en haletant.

De ce fait, ils inhalent l’air qu’ils viennent d’expirer et augmentent leurs taux sanguins d’oxyde de carbone, ce qui déclenche la crise. Le mécanisme de l’attaque de panique serait ainsi l’inverse que celui avancé pour la crise de tétanie. Il correspond au syndrome d’hyperventilation des Américains. Ce n’est pas la seule cause d’attaque de panique, mais c’est une cause très fréquente, lorsque les signes respiratoires sont au premier plan. Ce qui est cocasse c’est que les “spasmologues” recommandent souvent de respirer dans un sac pour faire cesser la crise, comme dans le cas de la crise de tétanie, afin d’augmenter la teneur du sang en oxyde de carbone. Cette technique apaise assez régulièrement la crise. Pourtant elle est totalement contraire à la théorie d’une hypersensibilité à l’oxyde de carbone. Alors pourquoi marche-t-elle ? Tout simplement parce que respirer dans un sac c’est difficile. Les personnes sont obligées de ralentir leur rythme respiratoire et donc de cesser leur respiration superficielle. La crise s’arrête à partir du moment où les personnes retirent la tête du sac et respirent normalement. Le sac les a distrait de leur crise et les a contraint à respirer plus calmement.

Comment traiter vous ces patients ?

Dr Laurent Chneiweiss : Nous essayons de leur faire comprendre qu’avec des techniques dérivés de la relaxation, ils peuvent éviter les crises et retrouver leur autonomie. Pour les aider à contrôler leur crise de panique, on leur apprend à ralentir leur rythme respiratoire et à retrouver une respiration abdominale plutôt qu’une respiration thoracique. On les fait respirer de manière rapide et superficielle pour qu’ils éprouvent les premiers symptômes de panique, puis progressivement ont les amène à calmer leur respiration pour faire cesser les troubles.

Quel est l’intérêt des thérapies médicamenteuses ?

Dr Laurent Chneiweiss : Aucune étude rigoureuse n’a été menée pour évaluer l’intérêt du magnésium ou du calcium dans les attaques de panique ou l’anxiété. Les antidépresseurs à faible dose sont efficaces, autant qu’une marche rapide de 30 minutes par jour.

Malheureusement, beaucoup de spasmophiles sont traités par des médicaments autres, comme les bêta-bloquants, parce qu’ils se plaignent de palpitations. Les médecins ont tendance à traiter chaque symptôme, sans identifier la maladie qui se cache derrière. Il est important de rechercher les problèmes d’anxiété et de dépression. La dépression est le premier diagnostic à évoquer.

Dans tous les cas, une psychothérapie comportementale et cognitive pourrait permettre d’apporter une solution définitive à la spasmophilie.

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Spasmophilie : rechercher la dépression cachée…

Spécificité bien française, la spasmophilie n’est pas connue de nos voisins anglais ou américains. Quelles en sont les causes ? De nombreuses hypothèses sont avancées : trouble anxieux ou dépressif, une anomalie du magnésium… Le Dr Laurent Chneiweiss, psychiatre et spécialiste de l’anxiété, donne son point de vue sur la question.

Vous voyez régulièrement en consultation des patients dits « spasmophiles ». Comment définiriez-vous la spasmophilie ?                  

Dr Laurent Chneiweiss : La définition clinique de la spasmophilie n‘existe pas vraiment. Mais quand on regarde les symptômes décrits dans les articles sur la spasmophilie, ceux-ci ont trait soit à la dépression (ralentissement psychomoteur, difficultés de concentration, tristesse, somatisation…), soit à l’anxiété, avec en particulier ces fameuses crises de spasmophilie.

Spasmophilie : rechercher la dépressionAinsi, si l’on décrypte ces symptômes selon les critères de diagnostic des maladies psychiatriques (DSM), on tombe systématiquement sur les diagnostics d’épisodes dépressifs majeurs ou de troubles anxieux, d’anxiété généralisée ou plus souvent troubles paniques. Quand les patients décrivent leurs crises de tétanie, il s’agit avant tout d’attaques de panique.

Pouvez-vous préciser ce qu’est l’anxiété ?

Dr Laurent Chneiweiss : L’anxiété est caractérisée par un souci excessif à propos de problèmes mineurs. Elle peut être le symptôme d’un autre trouble, notamment trouble de la personnalité ou dépression. L’anxiété est une manière d’exprimée une souffrance interne.

Mais parfois il s’agit d’un trouble en soi : le fonctionnement psychique est totalement tourné vers une préoccupation ou un danger bien particulier, entraînant des conduites d’évitement. Par exemple, certaines personnes ont peur de se trouver dans des endroits d’où elles ne pourraient pas sortir. Elles redoutent toute la journée d’avoir une crise d’anxiété et évitent les endroits où elles pourraient se produire.

Les symptômes de la crise de spasmophilie (impression d’étouffer, palpitations, peur de mourir ou de devenir fou, vertiges, tremblements, impression de dépersonnalisation, nausées, vomissements…) sont exactement ceux de l’attaque de panique. Certains patients appréhendent en permanence la survenue de crise. Et tout leur comportement tourne autour de cette peur.

Dans l’anxiété généralisée, ce sont tous les petits soucis de la vie quotidienne (argent, famille, santé) qui envahissent la vie. Il s’agit, par exemple, de mères de famille qui passent leur temps à redouter que leurs enfants ou leur mari ne rentrent pas à l’heure.

La suite demain  🙂

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La condamnation, lundi 13 février 2012, du géant américain de l’agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France.

A l’échelle de l’histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu’une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction.

Mais rien n’a jusqu’ici freiné l’irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l’art du lobbying.

Portrait d’une multinationale multirécidiviste:

La suite stupéfiante ici !

Luttez contre l’insomnie avec l’auto-hypnose… Même si vous n’y croyez pas, vous pouvez essayer !

L’insomnie est un trouble caractérisé par la difficulté à s’endormir.

Son origine peut être d’ordre physique ou psychologique, et connaît une variation selon les individus. Ses conséquences peuvent être néfastes, et entraver certaines activités du quotidien. C’est pourquoi, l’auto-hypnose propose certaines méthodes douces, à travers des techniques de respiration et de visualisation, afin de retrouver un sommeil apaisé.

Qu’appelle-t-on insomnie ?

C’est la privation totale ou partielle de sommeil. Elle est définie comme aigüe lorsqu’elle dure quelques semaines, et devient chronique au-delà d’un mois. Les causes sont multiples et différentes selon les cas. Ce trouble peut être lié à un facteur corporel, mais il est souvent associé à un désordre psychique. En effet, les aléas de l’existence pèsent fréquemment sur la qualité du sommeil, et peuvent entraîner des désagréments dans la journée.

Certains procédés de l’auto-hypnose, basés sur des techniques de respiration et d’imagerie mentale, visent à rétablir de façon naturelle, un cycle d’endormissement plus régulier, serein et réparateur. Cette méthode très simple permet d’accéder à une détente corporelle et mentale directement liée au sommeil.

Voici quelques indications pour s’y initier:

– commencez par prendre une position la plus confortable possible, dans une ambiance paisible et reposante. Inspirez en gonflant la paroi abdominale, puis retenez l’air quelques instants. Appliquez ensuite la technique de l’imagerie mentale, en formant des mots positifs (calme, bien-être…), sur le temps d’expiration.

Ce procédé doit être appliqué pendant cinq minutes avant le coucher. Il peut être renouvelé aussi souvent que nécessaire. Cette méthode aspire à retrouver un cycle de sommeil plus régulier.

Pour conclure, l’insomnie est une pathologie entraînant un manque de sommeil, dont l’intensité évolue selon les personnes. Cette altération peut être d’origine multifactorielle, et avoir des répercussions nuisibles sur nos capacités et notre humeur dans la journée. Les méthodes de respiration et visualisation procurées par l’auto-hypnose permettent de lutter contre ce trouble, par des exercices respiratoires et l’imagination.

Les thérapies comportementales permettent aussi de rétablir un rythme veille-sommeil satisfaisant pour les cas d’insomnie plus tenaces, en diminuant notamment de 50 % le temps d’endormissement et la durée des réveils nocturnes. Des essais comparatifs ont permis de retenir une meilleure efficacité par rapport au placebo, ainsi qu’une efficacité au moins égale à celle des traitements médicamenteux.

Elles cherchent de manière naturelle à restaurer un équilibre dans l’endormissement, qui est à la base d’une nuit sereine.

Références: mon expérience professionnelle, Revue Prescrire, no 292 Février 2008, citant les sources suivantes : Sateia MJ et Nowell PD « Insomnia » Lancet 2004 ; Silber MH « Chronic insomnia » N Eng J Med 2005 ; Prescrire Redaction « Insomnie ; les traitements cognitifs et comportementaux, alternatives aux médicaments » Rev Prescrire 1998, Revue Prescrire, no 292 Février 2008 citant : Sivertsen B et coll. « Cognitive behavioral therapy vs zopiclone for treatment of chronic primary insomnia in older adults. A randomized controlled trial » JAMA 2006

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Dans les files d’attente de la CAF : « C’est pas ça, la vie »

Cela se passe pendant l’année de l’élection présidentielle, pas celle-là, la précédente, en 2007.

On est à l’automne, au moment où, dans les fermes et les maisons de la Creuse, on remplit les cuves de fuel en prévision des grands froids.

A Guéret, les agents de la caisse d’allocations familiales (CAF) voient alors arriver des gens qui ne venaient jamais dans leurs bureaux : des retraités avec des pensions de quelques centaines d’euros à peine, mais qui en vivaient silencieusement depuis toujours et se seraient étonnés d’être considérés comme pauvres.

Cette année-là, ils poussent la porte de la CAF, gauches, effarés d’avoir à demander quelque allocation, se présentant tous par la même phrase : « Pour la première fois, je n’ai plus les moyens de faire rentrer le fuel. »

Chargé de la gestion à l’agence, Patrick Perrichon se souvient en avoir discuté avec ses collègues : « On voyait que quelque chose était en train de se passer. Mais quoi ? »

Six mois plus tard éclatait la crise économique. La CAF de Guéret, préfecture de la Creuse, est la plus petite de France : 15 salariés, 17 000 allocataires. Un tiers d’entre eux vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Ici comme ailleurs, cette branche de la Sécurité sociale, chargée de verser les prestations familiales ou sociales (dont le revenu de solidarité active, RSA), est le premier maillon qui relie les Français à l’Etat. Ou alors le dernier.

Retour en 2012, ces jours-ci exactement, juste avant le nouveau scrutin : à la CAF de Guéret, dans le bureau d’Emilienne, il y a Pierrot, cheveux noirs sur le front, blouson de cuir et sourire du joli garçon accoudé au baby-foot. Il vient vérifier le montant de ses allocations, ce qui consiste ici à dévider sa vie. Pierrot est éboueur, 1 100 euros par mois ; sa femme enchaîne des petits boulots. Leur fille va fêter ses 3 ans et la nouvelle sonne comme une catastrophe : l’allocation « jeune enfant » s’arrête (182 euros). « On ne va plus y arriver », annonce Pierrot. Il faudra lâcher l’appartement au village, revenir s’installer chez sa mère. Pierrot parle tout seul : « Et si on arrêtait aussi la nounou ? Et si on vendait la voiture ? »

« ON TRAVAILLE, ON FAIT TOUT CE QU’IL FAUT ET ON SE VOIT TOMBER »

De toute façon, tout est compté, ils ne bougent plus ou presque, s’autorisant de moins en moins l’hypermarché et plus jamais la sortie au lac de Courtille, le dimanche après-midi. « Et si on ne travaillait plus ? Et si on vivait des aides ? Des gens font ça, non ? » Pierrot n’est pas en colère. Il ne jette pas ses phrases, rage aux lèvres, pour annoncer un vote Front national parce que, décidément, trop de gens profitent du système, surtout les étrangers – terme qui désigne ici les Anglais, un temps considérés comme les vampires de la Creuse, achetant nos châteaux et vivant de nos allocs. Non, Pierrot sourit. Il raconte ce monde où les voitures s’arrêtent parce qu’on n’a plus de quoi mettre de l’essence. « On travaille, on fait tout ce qu’il faut et on se voit tomber. C’est pas ça, la vie. » Il regarde par la fenêtre les toits de Guéret dans le vert tendre des prés. Puis, à Emilienne derrière son ordinateur, il demande : « Et vous, vous savez pour qui voter ? »

Patrick Perrichon, à la gestion, tempère. « Cette année, beaucoup de jeunes viennent nous dire la même chose : et si on arrêtait de travailler ? Ils se sentent à la limite, ils ne le font pas, heureusement. » Pourtant, ses collègues et lui se posent la même question qu’en 2007, avant la crise : « Quelque chose est en train de se passer. Mais quoi ? »

Il est 7 h 30, à la CAF toujours, mais à Grenoble cette fois, dans l’Isère. Vu d’ici, Guéret paraît loin, à l’opposé même : Grenoble est une grosse agence urbaine (850 salariés, 216 000 allocataires). L’accueil n’ouvre que dans une heure, mais des personnes commencent à affluer. Ce matin, ce sont deux soeurs blondes, avec le même chignon en pelote posé haut sur la tête, qui sont arrivées les premières. Cela fait des jours que des agents, notamment de la CGT, envoient des SOS : les bureaux sont débordés, ils n’y arrivent plus.

En attendant l’ouverture, on se met à parler présidentielle, presque malgré soi. « Hier soir, j’ai dit à mon mari : éteins-moi cette télé, il y a encore les élections », explique une soeur à chignon. Et l’autre : « Nous, en ce moment, on ne l’allume plus du tout, sauf quand on a des invités, bien sûr. Sinon, ça fait trop triste. » Avant, elles voulaient être coiffeuse. Puis vendeuse. Puis femme de ménage. Maintenant, elles disent qu’elles seront ce qu’on veut, « c’est-à-dire rien pour l’instant », précise l’une, sans fâcherie. Aucune n’a le souvenir d’un fait ou geste de la campagne électorale. A vrai dire, personne n’en a retenu une seule réplique dans la file d’attente ce jour-là. « Pourtant j’ai bonne mémoire, s’étonne lui-même un boulanger devenu déménageur. Je pourrais vous réciter la recette que j’ai vue sur Cuisine-TV. »

La dernière fois, il avait voté Ségolène Royal. Il le regrette. « J’aime gagner, il dit. Je suis un battant. » Une femme annonce qu’elle a choisi Chirac. Quand un Turc derrière elle dans la queue lui révèle qu’il ne se présente pas, elle encaisse rudement le choc. « De toute façon, les politiques ne font que s’envoyer des gros mots entre eux, reprend une soeur à chignon. Avant, au moins, c’est nous qui les engueulions, ça défoulait. Mais même les insultes, ils nous les ont piquées. » Un soleil pâle flotte dans un ciel pâle, les montagnes paraissent très près, juste au bout du parking.

A SAINT-DENIS, QUATRE HEURES POUR ATTEINDRE L’ACCUEIL DE LA CAF

A 8 h 30, un vigile ouvre les portes de la CAF avec une bonne humeur désarmante et pour 1 100 euros par mois. Il complète avec un deuxième boulot le week-end : nettoyer les hôtels des stations de ski. Le patron vient le chercher en camionnette à 5 heures du matin et le ramène le soir. 68 euros. Le vigile a bien observé chaque candidat à l’élection. Il reste perplexe : « Je n’arrive pas à m’identifier à l’un d’eux. »

Le nouveau cahier des charges impose que l’attente n’excède pas vingt minutes : elle culmine parfois à deux heures, ici comme dans les grands centres, le Nord ou Clermont-Ferrand. A Saint-Denis, dans le 93, il faut quatre heures pour atteindre l’accueil. Il y a toujours plus de crise économique, toujours plus de mesures et de législation, toujours moins de personnel : ici, comme dans l’ensemble des services de l’Etat, seul un départ à la retraite sur deux est remplacé, les congés maternité ne le sont plus du tout.

Une dame avec une poussette déplie son relevé de compte pour prouver qu’elle n’a plus rien : ses allocations n’ont pas été versées. « Un dossier met deux mois à être traité en ce moment », répond l’agent. Seize mille attendent dans les Bouches-du-Rhône.

En 2010, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (la CNAF, qui regroupe les CAF locales), s’était alarmé d’une possible « implosion ». « En poussant un coup de gueule, il croyait décrocher des effectifs, comme ça se faisait habituellement », raconte un cadre de la caisse. Il a réussi à gratter quelques CDD, pas plus. C’est alors que tout le monde a compris que l’époque avait changé : « La crise ne touche pas seulement les allocataires, mais nous aussi, reprend le cadre. Désormais, il faut faire avec ce qu’on a. »

Aujourd’hui, certaines caisses doivent fermer ponctuellement pour écluser les retards. Partout, les services de travailleurs sociaux se réduisent. Ici, une photocopieuse s’arrête, parce que le contrat d’entretien n’a pas été payé. Des rumeurs de restructuration circulent, des fonctions valsent. Un peu comme à La Poste ou à ERDF, les arrêts maladie et les dépressions augmentent, surtout dans les grands centres. Dans le cadre d’un plan gouvernemental d’urgence sur le stress et les risques psycho-sociaux au travail, une enquête interne menée en 2011 sur l’ensemble de la Sécurité sociale relève que 5 % des salariés ont pu avoir « des pensées mortifères ou suicidaires ».

En ces temps d’élections, reconnaître un manque de moyens reviendrait de fait à s’engager dans la campagne. Jean-Louis Deroussen s’est fait silencieux et prudent, mettant en avant de réelles réussites, comme la décentralisation de la plate-forme téléphonique de Paris à Guéret.

Plus haut que Grenoble, vers Lyon, Vienne est une ville coquette de 30 000 habitants. A la CAF locale, des allocataires apportent des chocolats à Noël et quelques-uns refusent de toucher le complément RSA, par crainte des voisins. Chacun se connaît, y compris les SDF, toujours les mêmes sur le même banc, et personne n’imagine se retrouver, un jour, assis à leurs côtés.

Aujourd’hui, c’est Ben qui arrive au guichet. Couvreur-zingueur, la chemise d’une blancheur de lessive, 2 200 euros par mois jusqu’à l’année dernière : Clara, la femme de sa vie, était fière de le présenter à ses parents. Ils ont eu trois enfants et aussi une ambition : ouvrir un local de restauration rapide. C’était l’idée de Clara, « qui a toujours eu une certaine classe ». Il y a un an, les chantiers ralentissent, Ben ne trouve plus d’embauche. Clara finit par lui demander de partir, gentiment.

« ET SI J’ARRÊTAIS TOUT? »

Pour parler de sa vie maintenant, de sa voiture qu’il ne fait plus rouler depuis qu’il dort dedans, de ce sentiment de n’être plus un homme, Ben a un mot : « Le gouffre ». Quelques fois, il s’assoit au volant, fait tourner le moteur et allume l’autoradio. Alors, il se sent en sécurité. Il se dit qu’il n’est pas à plaindre, que le système social français est le meilleur du monde, il a entendu ça quelque part et le répète avec confiance. Il se met à espérer qu’on va parler football aux informations. Et puis non, c’est encore la voix d’un homme politique, qu’il arrive mal à distinguer des autres. « Pourvu que les gens ne se révoltent pas, pense Ben. Je pourrais tout perdre. »

La femme en face de lui, à l’accueil, ce jour-là, s’appelle Jeanne. Elle doit aller vite, tenir les cadences, « dégager » les gens, c’est le terme officiel. Entre elle et les allocataires de l’autre coté du guichet, il n’y a parfois presque rien : Jeanne a 52 ans, divorcée, une fille, 1 300 euros net. Ça fait un moment que les Chèques Restaurants servent surtout à remplir le frigo et qu’elle oublie de partir en vacances. « C’est la fibre sociale qui me fait tenir », dit-elle. Ici, on est dans « l’Etat d’en bas », comme on a pu dire la « France d’en bas ». En 2009, quand le RSA a été lancé, cela avait été une des surprises à la direction de la CNAF : des salariés de la caisse se sont retrouvés bénéficiaires d’un complément des minima sociaux.

A la CAF de Guéret, Emilienne et sa collègue Martine regardent Pierrot qui s’en va avec son blouson de cuir. Martine se souvient de la naissance de son fils, quand, elle aussi, elle s’est dit : « Et si j’arrêtais tout ? »

Florence Aubenas, lemonde.fr du 18/04/2012

Recevoir un diagnostic de cancer est un événement très stressant.

Dans la semaine qui suit un tel diagnostic, les risques de suicide et de crise cardiaque sont beaucoup plus élevés, selon une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine.

Fang Fang et Unnur Valdimarsdottir de l’Université d’Iceland (Reykjavik) ont, avec leur collègues, analysé les données concernant plus de six millions de Suédois entre 1991 et 2006 dont plus de 500 000 ont, durant cette période, reçu un diagnostic de cancer.

Le risque de suicide durant la première semaine suivant le diagnostic était 12,6 fois plus élevé que chez les personnes sans cancer ayant des caractéristiques similaires et 5 fois plus élevé au cours des 12 premières semaines.

Le risque de décès par crise cardiaque ou autre complication cardio-vasculaire était 5,6 fois plus élevé durant la première semaine et 3 fois plus élevé durant le premier mois.

Les risques étaient les plus élevés (risque de suicide de 16% et de décès cardiaque de 15%) pour les personnes souffrant de cancers difficiles à soigner comme ceux de l’œsophage, du foie, ou du pancréas, des poumons et du cerveau et le moins élevé pour les cancers de la peau. Après un an, le risque de suicide était plus élevé de 80% (un peu moins que le double) et le risque de décès de cause cardiovasculaire de 20%.

Ces résultats montrent à quel point l’annonce d’un cancer constitue un stress psychologique majeur et a un impact bien avant la souffrance émotionnelle ou physique liée à l’évolution de la maladie ou son traitement, concluent les chercheurs.

Ils espèrent que ces résultats puissent favoriser de meilleurs soins pour les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic.

Références: psychomedia.qc.ca, Los Angeles Times, Université d’Iceland (Reykjavik)

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Parmi les personnalités qui se compensent par une addiction, les boulimiques sont les rares à être spontanément demandeuses d’une aide thérapeutique.

Bien que trouvant ses racines dans le tout premier âge de la vie, la boulimie ne se manifeste souvent qu’à l’adolescence, à la suite d’un premier « régime » amincissant. Mais elle peut aussi survenir à n’importe quel âge, à l’occasion d’un événement déclenchant: rupture amoureuse, divorce, perte d’un être cher… à un moment où la personne ne se sent pas capable de se retrouver face à elle-même.

Que l’on se fasse vomir ou pas, que l’on ait dix crises par jour ou une par semaine, que l’on grignote toute la journée ou que l’on se retienne de grignoter, que l’on soit maigre, bien proportionné ou obèse, la boulimie est avant tout une obsession qui emprisonne totalement la personne. On peut aussi bien faire une crise de boulimie avec trois pommes et quatre yaourts qu’avec une montagne d’aliments à en avoir le ventre qui éclate. Ce ne sont pas seulement les quantités qui définissent une crise de boulimie, c’est aussi la manière de manger : en cachette, en urgence, coûte que coûte, avec honte et contre sa volonté… ou simplement en grignotant avec culpabilité.

Mais surtout, au-delà des aspects comportementaux, ce sont des caractéristiques mentales qui définissent réellement qu’une personne est boulimique : on ne se sent pas dans son corps, on a une hypersensibilité émotionnelle, on a l’impression de vivre en décalage avec le monde et on a peur des autres. On n’a pas confiance en soi en profondeur.

Certaines personnes vivent complètement recluses sans être capables de travailler, avec une véritable phobie sociale. D’autres se diraient épanouies et heureuses s’il n’y avait pas la boulimie pour les empêcher de vivre.

Elles peuvent ne pas douter de leurs capacités intellectuelles, mais restent persuadées qu’elles ne peuvent pas être aimées pour elles-mêmes. Aucune envie ne les mobilise hormis manger. Elles se sentent perdues.

Les spécialistes de l’addiction l’ont compris, même si l’on peut parfois en mourir, la boulimie ne vise pas l’autodestruction. Bien qu’elle puisse engendrer des problèmes physiques importants (que l’on peut contrôler avec un bon accompagnement médical) elle est pour le mental un réflexe de survie.

Elle sert à apaiser une angoisse très profonde : on mange parce qu’on se sent vide, incomplet, inexistant, et cela même quand on a réussi socialement.

Références: hervais.com, mon expérience professionnelle

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