témoignage


Le film documentaire Le Mur, ne pourra donc plus être vu « en l’état » selon la décision du tribunal de grande instance de Lille qui a jugé que les sens des propos des trois psychanalystes interviewés par Sophie Robert était dénaturé.

Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens avaient déposé plainte en novembre dernier suite à la diffusion du film sur le site de l’association Autistes sans frontières.

Pour qu’il puisse continuer à être diffusé, Le Mur devra être amputé des propos tenus par les trois plaignants. Ce qui revient donc à ce que « le film soit interdit en l’état » selon l’avocat de la réalisatrice.

Cette dernière dénonçait dans son documentaire la prise en charge de l’autisme en France par les psychanalystes et psychiatres qui traitent ce trouble envahissant du développement d’origine génétique comme une psychose liée à un désordre familial.
Dans une conférence de presse tenue depuis les Etats-Unis où elle est en déplacement, Sophie Robert a expliquer qu’elle allait « rendre public dans les jours qui viennent les documents vidéos qui attestent que bien entendu il n’y a pas eu manipulation des rushes mais que de plus les trois plaignants ont déclaré dans leur interview des choses beaucoup plus graves que ce [qu’elle a] finalement utilisé dans le film, faute de place« .

« Le problème n’est pas la manipulation des rushs, c’est de ne pas nuire à l’image de la psychanalyse et à son emprise  sur la société française, a-t-elle poursuivi, tel est bien le  fond du problème et le véritable enjeu de ce procès , au mépris de la vérité, au mépris de la liberté d’informer sur ce qui est devenu un enjeu majeur de santé publique en France et, pire encore, au mépris de l’intérêt des autistes et de leur famille« .

Sophie Robert donne également rendez-vous aux spectateurs pour la suite de sa série sur la psychanalyse dans six mois.

La documentariste et son avocat ont annoncé leur intention de faire appel de la décision de justice.

 

NB: Les trois psys concernés avaient donné leur accord pour la diffusion de leurs témoignages.

Entre autres, une des plaignantes dans le film dit, je la cite: « l’inceste paternel, c’est pas grave, ça donne des filles un peu débiles, mais c’est pas grave ».


Sources: divers, SciencesetAvenir.fr

L‘autisme a beau être la grande cause nationale de 2012, les familles qui y sont confrontées restent démunies. Car, en France, les psychanalystes s’opposent aux méthodes comportementalistes ayant pourtant fait leurs preuves à l’étranger. Une position rétrograde dénoncée par Sophie Robert dans un documentaire, « Le Mur », dont la diffusion est suspendue à la décision d’un tribunal, le 26 janvier.

Sur l’écran, une grand-mère à col Claudine enfourne son bras entre les mâchoires d’un crocodile en plastique. Cette pédopsychiatre chevronnée mime devant la caméra le concept lacanien de « mère crocodile » – envahissante et castratrice – qui a autrefois expliqué les causes de l’autisme.

Dans les années 1950, on considérait avec Bruno Bettelheim et Jacques Lacan que cette pathologie résultait d’un trouble de la relation mère-enfant.

A l’heure où le monde entier tient pour acquise l’origine neurobiologique du handicap et la nécessité de rééduquer les enfants qui en sont atteints, la professionnelle expose son approche sans ciller : ce qu’il faut soigner avant tout, c’est la « folie maternelle ».

A en croire le documentaire Le Mur de Sophie Robert dont est extraite cette scène, les psychiatres français seraient dépendants des théories psychanalytiques, considérées partout ailleurs comme obsolètes pour le traitement de l’autisme. Les paroles de psychiatres se succèdent et accablent surtout ceux qui les prononcent : parents forcément coupables du handicap de leur enfant, retard de langage dû à un désir de « rester dans l’oeuf », absence de solution, rejet de l’idée même de progression… Le film glace et agace.

N’y a-t-il donc aucun psychiatre digne de ce nom en France ? Les découvertes des neurosciences et les thérapies cognitives et comportementalistes, qui ont fait leurs preuves dans les pays anglo-saxons et scandinaves, s’arrêtent-elles comme le nuage de Tchernobyl à nos frontières ? Le 8 décembre dernier, on en débattait au tribunal de Lille. Sophie Robert y était assignée par certains des professionnels interviewés désireux de faire interdire Le Mur.

En cause, selon les conclusions de leur avocat, un montage qui porterait atteinte à leur réputation et à leur droit moral. « Présenté comme un film documentaire », Le Mur est « en réalité un film militant » qui les « ridiculise ». Quant à ceux des intervenants qui n’ont pas porté plainte, ils inondent la Toile de rectificatifs courroucés, et dénoncent des procédés « malhonnêtes ». Un « abus de confiance » selon Caroline Eliacheff qui a pris position en faveur des psychanalystes sur France Culture.

Sophie Robert répond d’une voix douce qu’elle n’avait « pas prévu de faire un film à charge sur la psychanalyse ». Au contraire, c’est parce que la discipline l’intéresse qu’elle a commencé à s’y pencher.

Au fil des discussions, elle admet aussi que si le problème n’est pas plus connu et son film pas diffusé, c’est sans doute parce que « les décideurs, les leaders d’opinion sont tous sur le divan ». Comprendre : entre analysés, on se serre les coudes pour défendre les disciples de Freud et de Lacan. Le Mur est-il un brûlot caricatural, ou un nécessaire cri d’alarme ? Le tribunal donnera le 26 janvier une réponse juridique à ce qui est plutôt une question de santé publique.

Qu’il soit alors interdit ou non, le film aura eu le mérite de poser la question des prises en charge « à la française » alors que l’autisme a obtenu en décembre dernier le statut de grande cause nationale 2012 pour « méliorer son dépistage précoce, développer l’accompagnement des enfants autistes et favoriser leur intégration et leur maintien en milieu scolaire ordinaire ». Psychanalystes contre comportementalistes, la guerre est-elle déclarée ? Avec, selon l’Inserm, un enfant sur 156 touché par ce handicap, la question mérite d’être posée.

EN FRANCE, certains membres du corps médical voient encore dans la mauvaise relation maternelle la cause des troubles autistiques.

Virginie Gouny en a fait l’amère expérience.

Mère d’un petit Mattéo de presque 3 ans, quand elle est allée consulter un pédopsychiatre, elle a été surprise : c’est à elle que le médecin posait des questions. Cet enfant, l’avait-elle vraiment désiré ? Acceptait-elle, maintenant qu’il était là, de s’en séparer ? Le rapport du psychiatre, lapidaire, décrit un « enfant de la pilule du lendemain ». On diagnostique Mattéo « TED », c’est-à-dire atteint de « troubles envahissants du développement ». C’est le nouveau nom de l’autisme, le terme étant inapproprié à la multiplicité des maux qu’il recouvre.

De l’autisme de type Kanner, qui touche des enfants aux capacités intellectuelles parfois altérées, aux génies atteints du syndrome d’Asperger – à l’image du héros du film Rain Man -, les manifestations sont nombreuses et n’ont pour point commun qu’une incapacité à communiquer, à percevoir le réel et à s’y adapter. Le psychiatre préconise une prise en charge au centre médico-psychologique (CMP). Dans ces centres, où le personnel n’est pas toujours formé à l’autisme, on exclut souvent des soins les parents, mais aussi les séances de psychomotricité et d’orthophonie indispensables aux progrès des enfants. Estomaquée par ce diagnostic en forme d’accusation, Virginie cherche d’autres solutions pour son fils. Mais en province, « si on refuse le CMP, on est en roue libre ».

Pourtant, dans ces centres de quartier, la formation sur les troubles du développement n’est pas toujours pointue.

Le personnel, encore très imprégné des théories psychanalytiques, les applique à la lettre, entravant alors les progrès des enfants autistes. Depuis toujours, Valérie Sochon soupçonne que son fils a un problème. Elle s’en ouvre à son médecin traitant, qui lui prescrit, à elle, des antidépresseurs et des anxiolytiques. Son fils grandit mal, il a des phobies alimentaires et des carences. A 4 ans, on lui propose un accompagnement en CMP. Mais tout ce qui est offert à Alexis, ce sont des « repas thérapeutiques » où on l’oblige à préparer et manger les nourritures qu’il a en horreur, et la « pataugeoire », dans laquelle on l’observe barboter. Au mieux. Au pire, on lui plonge la tête dans l’eau pour lui faire revivre l’accouchement, en espérant le délivrer de son trauma originel. Alexis a 5 ans et l’équipe pédagogique recommande son placement.

Valérie finit par entendre parler d’un pédopsychiatre de renom qui vit en Bretagne. Elle quitte tout pour aller le consulter, et s’installe dans sa région. Aujourd’hui, Alexis est scolarisé à temps plein au collège du coin, où il obtient de très bons résultats. M. Khanfir a lui aussi pallié les insuffisances de l’institution. Son fils Ryan « comme dans Il faut sauver le soldat Ryan«  est autiste. Après quelques années dans un hôpital de jour, il est envoyé dans un centre moins spécialisé, « un parking pour gosses lourdement handicapés ». Ryan devient alors taciturne, violent, et perd totalement l’usage de la parole. Depuis sa sortie, il a appris, avec un éducateur privé formé aux méthodes comportementalistes, à communiquer, à être propre, sociable. Et plus heureux.

HOWARD BUTEN, LE CÉLÈBRE CLOWN-PSYCHOLOGUE-ÉCRIVAIN AMÉRICAIN, qui travaille avec de jeunes autistes français depuis des années, n’hésite pas à critiquer vertement le système hexagonal, encore trop imprégné de psychanalyse et braqué contre les méthodes comportementalistes. Que disent-ils, les psychiatres  » vieille école  » ? Que les thérapies cognitives et comportementales sont un « dressage ». « Mais la plus grande violence qu’on peut faire à un enfant autiste est de le laisser croupir dans son autisme », répliquait déjà il y a vingt ans, aussi politiquement incorrect qu’énergique, le psychiatre Stanislaw Tomkiewicz.

ABA, Teacch, PECS : à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), ces acronymes de traitements comportementaux sont désormais le quotidien d’une trentaine de personnes.

Douze enfants et quatorze adultes s’y consacrent sans relâche dans le petit institut médico-éducatif L’Eclair. Une enclave d’efficacité et de douceur fondée par Liora Crespin, mère d’un enfant autiste, et subventionnée par l’Etat. Dans l’entrée du bâtiment, des manteaux sont accrochés sous des casiers, comme dans toutes les écoles. A côté du nom de l’enfant, sa photo.

Partout, des repères visuels, qui permettent une structuration de l’espace et du temps : un emploi du temps vertical composé de vignettes qu’on scratche et qu’on déplace au fil de la journée, permettra de visualiser les tâches accomplies et celles à venir. Des cartes aussi pour s’exprimer : télévision, Meccano, boire. Les enfants « non verbaux » apprennent à communiquer, à exprimer des demandes sans crier, et ainsi à modifier un comportement souvent inadapté. L’institut est propre, calme et coloré. Dans une délicieuse odeur de gâteau, des enfants jouent et apprennent indistinctement. Marelle ou exercice de psychomotricité, une petite fille saute d’un cerceau à l’autre, sous les encouragements d’un adulte. Dans la « salle bleue », un petit garçon réclame des bonbons à une jeune femme assise à côté de lui à une table miniature. Elle utilise la méthode ABA (analyse du comportement appliquée), consistant à récompenser d’une friandise ou d’un petit plaisir les enfants qui ont su répondre correctement à une demande. Quant à la patisserie qui parfume les couloirs, les enfants l’ont fait pendant un atelier cuisine, mais c’est l’occasion, aussi, d’apprendre quelque chose : à compter jusqu’à trois comme le nombre d’oeufs à casser. L’occasion aussi pour Audrey, dont c’est l’anniversaire, de souffler ses six bougies…

L’une des grandes différences entre les thérapies comportementales et la psychanalyse traditionnelle tient à la participation des parents au programme éducatif. L’enfant, sans relâche, est stimulé par tous les adultes de son entourage afin d’acquérir autonomie et cognition.

Ces méthodes fonctionnent : au royaume-uni où elles sont appliquées, les trois quarts des enfants autistes sont intégrés en milieu scolaire, contre environ un quart en France.

Mais loin de méconnaître les succès de ces thérapies, la médecine française, moins agrippée à ses textes psychanalytiques que le film le raconte, envisage désormais de les inclure dans son dispositif de soins. Liora Crespin exhibe fièrement le rapport d’une équipe de l’hôpital Sainte-Anne chargée de tester régulièrement le programme, qui note des « progrès importants », et conclut : « C’est un vrai plaisir pour nous de collaborer avec l’équipe de cette structure. »

LE PSYCHIATRE MOÏSE ASSOULINE INSISTE : le hiatus ne se situe pas entre psychanalystes et comportementalistes, mais entre les tenants d’une prise en charge intensive et les autres.

L’hôpital d’Antony pour jeunes autistes qu’il dirige ressemble à tout sauf à un hôpital. C’est un chaleureux pavillon de banlieue bordé d’un petit jardin. Dans une pièce, tous les adolescents et les soignants sont rassemblés pour la réunion hebdomadaire. Les adolescents sont contents d’être de retour dans cette structure qui les accueille comme une école. La semaine d’avant, c’étaient les vacances de Noël. Dans leurs familles, ils se sont ennuyés de l’hôpital. Un hôpital où on applique notamment les méthodes comportementalistes : ici aussi, on trouve des photos sur chaque porte, et des emplois du temps en images. C’est du bon sens que d’aider les enfants non verbaux à communiquer. Surtout, ici, tous les soignants respectent ceux qu’ils appellent « nos jeunes ».

Ce qui implique non de les abandonner à leur handicap mais au contraire de leur proposer des activités passionnantes, valorisantes et stimulantes.

C’est à Antony que Le Papotin a vu le jour il y a trente ans. Les interviews de ce « journal atypique », comme le proclame sa  » une « , sont entièrement réalisées par les patients de l’hôpital de jour, et il faut les lire pour en admirer la pertinence. A Mazarine Pingeot : « Tu serais la fille cachée [de Mitterrand], pourquoi ? » A Bertrand Delanoë : « La question va paraître un peu crue, mais tant pis, depuis quand avez-vous choisi le mode de vie [l’homosexualité] qui est le vôtre ? » Rien d’étonnant à la remarque d’Howard Buten, interviewé dès la première édition du journal : « Sans rentrer dans la méchanceté gratuite (…), je crois avoir trouvé les seuls journalistes qui méritent d’être mes amis à Paris. »

Ils sont tous dans le même camp : celui des « jeunes ».

Psychanalystes, comportementalistes, qu’importe l’étiquette pourvu qu’il y ait du mieux.

Bernard Golse, pédopsychiatre à l’hôpital Necker et psychanalyste, est l’un des interviewés mécontents de Sophie Robert. Hautain, il affirme d’un air d’évidence qu’« aucun trouble relationnel mère-enfant ne peut expliquer l’autisme ». Au contraire, il se dit « solidaire des parents » qui veulent que leur enfant aille à l’école. Il poursuit, furieux : « Nous sommes le fruit d’une agressivité qui devrait aller à l’Etat, qui ne respecte pas la loi. Pour accueillir des autistes à l’école, il ne faut pas supprimer 44 000 postes d’enseignants tous les deux ans. »

C’est du côté de l’Etat qu’il faut donc désormais chercher les causes du retard français. Bernard Golse appartient au conseil d’administration du Craif, le Centre ressource autisme d’Ile-de-France. Des parents et des professionnels en nombre égal y siègent pour faire évoluer la situation des personnes avec autisme. Pour Jacques Baert, président du Craif et père d’un adulte autiste de 30 ans, cette querelle de chapelles psychanalystes versus comportementalistes, soignants contre parents, est dangereuse, avant tout pour les autistes.

« On arrive enfin à travailler tous ensemble », souligne-t-il posément.

L’homme déplace le débat : « Ce qu’il faut à un autiste, c’est peut-être idiot, mais c’est le respect. Le respect de soi, qui s’acquiert avec des activités valorisantes », comme les Centre d’aide au travail où son fils est désormais inséré. « Le paradoxe avec les parents, c’est qu’ils voudraient que leurs enfants aillent à l’école comme tout le monde, travaillent comme tout le monde, mais leurs enfants ne sont pas comme tout le monde, et il faut en tenir compte aussi. »

Rééducation, psychothérapie, intégration en milieu ordinaire, internats… Rien n’est parfait mais tout doit être tenté. Jacques Baert conduit.

Parler de ces sujets si sensibles l’a déconcentré, et il a perdu son chemin. Son ordinateur de bord lui indique soudain la bonne direction. Mains sur le volant, l’homme quitte alors un instant son air grave pour un trait d’humour un peu noir : « Vous voyez, les traitements de l’autisme, ce n’est pas aussi évident qu’un GPS, ce n’est jamais miraculeux ! »

Source: Laure Mentzel

« Mon (trop) Cher Opérateur Téléphonique,

Pendant des années, tu m’as vendu mon abonnement portable en prétendant que c’était le « juste prix », et que tu ne pouvais pas descendre plus bas…

Et je ne pouvais pas aller à la conccurence, puisque tu t’étais entendu avec les deux autres larrons, pour s’aligner sur des prix abusifs…

Puis Free a débarqué…qui propose plus, pour 3 fois moins cher…

Et dés le lendemain, tu t’alignes sur Free, en baissant tes prix de 40%, voire plus…

Et maintenant tu me relances, en m’écrivant : « restez donc avec moi, c’est tellement plus simple »…

Donc, tu t’es gavé comme un gros cochon pendant toutes ces années, pour le plus grand bénéfice de tes actionnaires…

Donc, tu me mentais en prétendant que tu ne pouvais pas baisser tes prix, puisque tu viens de le faire…et en 48h, en plus !

Donc, je n’ai plus confiance en toi…

Puisque tu as été très méchant, j’ai donc décidé de te punir…

C’est pourquoi je transfère toutes mes lignes, et celles de mon entourage (6 au total) chez Free…

Toutefois, comme je ne suis pas rancunier, j’accepte de te pardonner tes mauvaises actions.

C’est pourquoi je n’exclus pas définitivement de redevenir un jour client chez toi.

Bien évidemment, il faudra d’abord que tu fasse pénitence, en me consentant un tarif TRES NETTEMENT inférieur au tarif Free.

En attendant, n’oublie pas de transmettre toute ma sympathie à tes actionnaires…

Ils vont en avoir bien besoin, car les temps à venir vont être durs pour eux… »

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http://mobile.free.fr/

Critique du livre « Le sentiment d’abandon: Se libérer du passé pour exister par soi-même » de SaverioTomasella, éditions Eyrolles, collection Les chemins de l’inconscient.

A la recherche de la source de certaines de nos craintes, rejets, besoins, nous avons tous un petit point commun qui, d’après l’auteur, nous lie : l’abandon, source commune, reconnue ou non par nous, de peur.

Depuis notre plus jeune âge, il rôde: depuis la rude séparation du ventre qui nous abritait, passant par les années d’intense dépendance à ceux qui nous maintenaient en vie entre autres en nous alimentant et par la présence de qui on se sentait exister.

Ainsi, l’attitude de ces adultes est capitale pour notre bon développement et la façon que nous aurons de gérer plus tard nos relations interpersonnelles et la solitude.

L’auteur nous offre dans la première partie de cet ouvrage des témoignages de gens souffrant des réminiscences de cette menace qui plane depuis leur enfance au dessus de leur tête, et dont l’inconscient, tentant d’y échapper encore et toujours, s’exprime différemment:

-> certains, ne supportent pas la solitude, craignent sans cesse d’être oublié ou rejeté, d’autres tentent d’établir des relations fusionnelles, se montrent jaloux ou ont une soif démesurée de reconnaissance. Cela peut aussi à l’inverse se manifester par une grande susceptibilité, la volonté de n’avoir besoin de personne, l’impression d’être toujours victime des autres. Certains encore se trouvent insensibles, croient qu’ils ne valent rien ou ont peur de la réussite. Enfin, il y a ceux qui entrent dans des sectes, se droguent, développent des troubles alimentaires…

Tant de comportements différents, reflets d’un rejet, d’un mauvais accompagnement lors de moments difficiles, d’un deuil, d’une séparation trop précoce, d’un manque d’attention, de pressions mises sur des épaulent trop frêles pour être la béquille d’un parent esseulé, d’une éducation trop rigide, de maltraitance, d’abus sexuels… développés dans la deuxième partie de livre.

Et tandis que nous faisons les frais de notre passé, que nous avons une interprétation faussée des événements, que nous tentons comme nous pouvons de combler nos manques ou de ne plus avoir de besoins, nous répercutons nos angoisses sur nos proches, nous donnons maladroitement à nos propres enfants des repères erronés.

Heureusement, après nous avoir fait réaliser tout ceci, l’auteur nous redonne espoir dans une troisième partie. En effet, avec un accompagnement adapté, une écoute attentive on peut prendre conscience de ces manques et ainsi faire en sorte qu’ils ne guident plus dans l’ombre nos pensées et nos actes, nous permettant de ne plus chercher au mauvais endroit ce qui nous comblera.

Il existe plusieurs types de thérapie et chacun choisit celui qui lui correspond.

Une fois la lumière faite, nous nous débarrasserons de ces pensées sur nous même qui nous empêchent d’avancer, nous aurons la faculté de prendre du recul face à certaines situations. Nous pourrons quitter notre rôle de victime du monde pour en devenir pleinement acteur, enfin nous accepter réellement pour nous même et non par rapport à autrui.

Renaître au monde avec un œil neuf qui voit vrai, prendre conscience de ses réelles capacités, entretenir des relations avec les gens plus vraies, être en paix avec son passé, son présent et son avenir et utiliser l’énergie que ce renouveau nous offre pour avancer dans la direction qui est la notre avec pour bagage nos ressources acquises au fils des ans sans boulet attaché à nos pieds…

L’auteur, Saverio Tomasella est psychanalyste, membre de l’association européenne Nicolas Abraham et Maria Torok. Il anime le site http://www.sujet.info

Plus d’infos en cliquant ici : « Le sentiment d’abandon: Se libérer du passé pour exister par soi-même » de SaverioTomasella, éditions Eyrolles, collection Les chemins de l’inconscient

Sources: Marie Bouceffa, mysterjo.wordpress.com

 » Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque,

mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons  »

Arnaud Desjardins

Cinq trucs pour bien préparer l’entretien annuel de vos collaborateurs…

L’entretien d’évaluation est souvent perçu par les managers comme un exercice imposé un peu vain. Ce dernier est pourtant payant, à condition d’être maîtrisé. Voici quelques conseils pour profiter au maximum de ce rendez-vous annuel avec vos collaborateurs.   

1. Bien préparer l’échéance
Mener à bien un tel rendez-vous nécessite du travail et de la réflexion en amont, prévient Rose-Marine Ponsot, vice présidente de Syntec conseil en recrutement. « Le manager devra faire l’effort de reprendre les évaluations antérieures de son interlocuteur et de vérifier si les objectifs définis l’année précédente ont été atteints. Un entretien d’évaluation se prépare toute l’année. »
2. Rendre le collaborateur acteur
Dresser le bilan de l’année écoulée est sans doute l’étape la plus délicate à négocier car le manager sera amené à lister les points forts et les zones de progrès de son collaborateur. « La meilleure façon d’agir est de laisser l’interlocuteur faire son propre bilan », conseille Vincent Dicecca, Responsable du Domaine Management au sein de CSP Formation.
Cela l’amènera souvent à évoquer de lui-même les problèmes qu’il a rencontré, les points sur lesquels il aurait pu mieux faire… Autant de sujets qui pourraient provoquer chez lui une réaction de repli s’ils étaient évoqués directement par le manager.
3. Evaluer la relation
Une fois passée la délicate étape du bilan, il sera temps pour le manager de se concentrer sur le temps présent. C’est-à-dire au ressenti du collaborateur. C’est le moment de lui demander  comment il se sent dans l’entreprise, dans son équipe… « Un entretien annuel sert aussi à évaluer le bon fonctionnement d’une relation entre le collaborateur et son manager, analyse Rose-Marie Ponsot. Ce dernier doit être lui aussi amené à se remettre en question si un malaise est ressenti et exprimé. »
4. Fixer de nouveaux objectifs
Cette étape est cruciale, car elle donne le « la » de  l’année à venir. C’est le moment de se demander comment développer les points forts du collaborateur et mettre en lumière les marges de progression possible. Encore une fois il serait habile de la part du manager de le faire participer, en lui demandant quels sont les objectifs qu’il pense pouvoir atteindre et ce qu’il compte faire pour y parvenir. L’entretien devant idéalement se conclure sur un témoignage de confiance du manager envers son collaborateur, afin de commencer la nouvelle année sur une note positive.
5. Eviter de parler salaire
Et la rémunération dans tout ça ? Il vaut mieux déconnecter cette question de l’entretien d’évaluation et l’aborder lors d’une entrevue qui lui serait totalement consacrée. « Si durant l’entretien d’évaluation le manager valorise les points forts, le salarié peut demander une augmentation, prévient Vincent Dicecca. Et s’il met l’accent sur les lacunes, le salarié peut parfois refuser de les reconnaître, par peur de ne pas avoir de rallonge. »

En la matière, il sera donc urgent d’attendre, un peu, afin de ne pas polluer le dialogue qui doit être le plus libre possible.

marc-aurele« En te levant le matin,

rappelle-toi combien précieux est le

privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. « 

Marc-Aurèle (121 – 180)

Voici le troisième tome d’une trilogie commencée avec « La solution intérieure. Vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit »(Fayard, 45000 exemplaires vendus en grand format) et « La maladie a-t-elle un sens ? Enquête au-delà des croyances » (Fayard, 40000 exemplaires vendus en grand format) – deux succès qui séduisent un large public par leur portée, la clarté de leur propos.

Dans ce nouveau livre profondément humaniste, Thierry Janssen parle d’optimisme et d’altruisme, d’intégrité et de créativité, de discernement et d’humilité, d’humour et de gratitude.

Il témoigne aussi de l’expérience éclectique de l’auteur – chirurgien devenu thérapeute en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement de personnes atteintes de maladies graves.

Après nous avoir invités à élargir notre conception de la médecine et la maladie, Thierry Janssen propose une autre manière de parler du bonheur et de la bonne santé.

L’approche est originale.

Bien que déjà développé dans le monde anglo-saxon, et à l’inverse de la tendance psychanalytique actuelle de ne voir en l’être humain que des défauts et des névroses, il nous rappelle que nous sommes d’abord les détenteurs d’un potentiel éminemment positif.

Pour lui, le défi est de prendre conscience de ce potentiel et de le manifester à travers nos actes.

Soucieux d’alimenter notre réflexion à partir d’éléments concrets, inscrits dans notre culture scientifique, l’auteur démontre par exemple comment les émotions agréables – provoquées par des attitudes dites « positives », comme l’optimisme et l’altruisme – participent à notre bien-être physique, psychique et social. A l’inverse de l’impact du stress sur nos organismes.

Il s’appuie aussi sur les récentes découvertes d’une discipline – encore peu pratiquée en France en thérapie – introduite au début des années 2000 aux États-Unis par le psychologue américain Martin Seligman : la psychologie positive.

En quelques années, celle-ci a fourni une quantité impressionnante de données, dont témoignent les nombreuses notes réunies à la fin de l’ouvrage.

Nous découvrons alors que les différentes définitions du bonheur, révélées par les grands textes de la philosophie occidentale et par les plus récentes découvertes, peuvent être résumées dans le concept du « bonheur authentique » – un bonheur fait de plaisir, d’engagement et de sens.

Car la véritable félicité n’est pas seulement hédoniste, elle est aussi eudémoniste. Il nous explique comment, à travers ce que l’on appelle « l’expérience optimale du flux » ou à l’aide de la « méditation en pleine conscience », nous pouvons créer les conditions propices à l’émergence de des émotions bénéfiques, qui nous encouragent à nous réaliser pleinement, librement et heureusement.

Le défi positif nous ouvre des horizons sur ce que nous pourrions être.

Ce livre puise sa force dans la pensée existentialiste, et nous met face à notre responsabilité.

Volontairement pragmatique, il contient des propositions concrètes pour parvenir à nos fins, en laissant – et encourageant – un espace à notre propre créativité, évitant le piège des recettes toutes faites.

Réaliste, il nous oblige enfin à préciser nos intentions dans la conclusion qui remet en cause la conception purement matérialiste et trop facile de la félicité et notre définition de la « prospérité ». Il étudie finalement la mise en place potentielle d’ « institutions positives » capables de nous aider à révéler le potentiel vertueux qui nous permet de vivre une bonne et une belle vie – « une vie éthique et esthétique ».

Bref, un livre grand public à lire !

Source: « Le défi positif », de Thierry Janssen, éditions LLL, que vous pouvez trouver ici

N.B. Thierry Janssen est un ancien chirurgien, reconverti depuis 12 ans en psychothérapie, spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques. Il est notamment l’auteur des livres : Le Travail d’une vie (Paris, Robert Laffont, 2001) ; Vivre en paix (Paris, Robert Laffont, 2003) ; Vivre le cancer du sein autrement (Paris, Robert Laffont, 2006) ; La Solution intérieure (Paris, Fayard, 2006) et La maladie a-t-elle un sens ? (Paris, Fayard, 2008)

Le Prince régent :

« Carème, vous me ferez mourir de trop manger, j’ai envie de tout ce que vous me présentez, et c’est trop de tentations en vérité. »
Antonin Carème :

« Monseigneur, ma grande affaire est de provoquer l’appétit ; il ne m’appartient pas de le régler. »

Je vous laisse consulter wikipedia.fr pour les détails historiques 😉

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La tianeptine (Stablon), commercialisée dans le traitement des la dépression, ne doit pas être utilisée du fait de risques trop importants de dépendance.

Risques connus depuis de nombreuses années, mais malheureusement toujours pas pris en considération par les autorités sanitaires.

En 2011, en France, la commission nationale des stupéfiants et des psychotropes a analysé des données quant à des abus et des dépendances de tianeptine (Stablon), autorisée comme antidépresseur. La tianeptine est chimiquement proche de l’amineptine (ex-Survector), retirée du marché en 1999 pour effet toxicomanogène.

Entre 2006 et 2010, 45 nouveaux cas d’abus de tianeptine ont été notifiés.

La plupart des patients ont consommé des doses quotidiennes de 10 fois ou plus la dose recommandée, jusqu’à 360 à 400 comprimés par jour, soit plus de 13 boîtes par jour dans 2 cas. Dans 23 cas, une tentative de réduction ou d’arrêt de prise excessive de tianeptine a été signalée, dont 13 nécessitant une hospitalisation. Plusieurs patients ont tenté des sevrages multiples, dont un patient hospitalisé 11 fois. Dans 6 cas, les patients ont été estimés sevrés.

Une étude a été réalisée à partir des données de l’assurance maladie, sur 3 803 patients qui ont eu au moins 12 remboursements par an pendant cette période. 302 de ces patients (8 %) prenaient une dose moyenne supérieure à la dose de l’autorisation de mise sur le marché. 91 patients (2,4 %) ont présenté au remboursement plus de 2 fois la dose recommandée. 1 patient traité sur 1 000 a présenté au remboursement des doses journalières très élevés de tianeptine.

Cet effet indésirable est injustifié au vu de l’absence d’avantage de la tianeptine sur les nombreux autres antidépresseurs disponibles.

Depuis 2000, Prescrire attire l’attention sur le risque de dépendance avec la tianeptine, auquel les patients restent exposés début 2012.

Source: Prescrire du 1er janvier 2012

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Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

« Le Musée du louvre reçoit 8,5 millions de visiteurs chaque année. Ce blog a été visité environ 170 000 fois en 2011. Si c’était une expo au Louvre, il faudrait à peu près 7 années pour qu’autant de personnes la visitent. »

Cliquez ici pour voir le rapport complet !

Les commentaires de cette vidéo sont à lire 😉

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Claude Guéant est un homme méthodique et déterminé. En avril, le ministre de l’intérieur a annoncé son intention de faire baisser de 10 % (20 000 sur 200 000) le nombre d’immigrés entrant légalement en France chaque année. En mai, il a concentré ses efforts sur l’immigration de travail et enterré la politique d' »immigration choisie » prônée depuis 2007 par le chef de l’Etat : « Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences » issus de l’immigration.

Le 31 mai enfin, il a signé avec son collègue du travail, Xavier Bertrand, une circulaire visant à appliquer de la manière la plus stricte la loi de 2006 sur l’immigration professionnelle. Concrètement, il est demandé aux préfets de vérifier qu’aucun salarié français n’est susceptible d’occuper cet emploi avant d’accorder un statut de salarié à un étudiant étranger, diplômé d’une université ou d’une grande école française et recruté par une entreprise.

L’effet de cette circulaire a été rapide : depuis trois mois, des dizaines, des centaines même, de diplômés étrangers, issus pour certains des plus grandes écoles françaises (Polytechnique, HEC, Essec, Sciences Po…) et que de grandes entreprises voulaient embaucher, se voient refuser un permis de séjour.

Rien n’a fait fléchir le ministre de l’intérieur.

Ni le cri d’alarme de la Conférence des grandes écoles, inquiète de voir « l’attractivité de la France et de son enseignement supérieur » sévèrement écornée.

Ni la mise en garde de la Conférence des présidents d’université, qui juge « très grave » le préjudice ainsi porté aux conventions passées avec les universités étrangères.

Pas davantage l’émoi de l’Association française des entreprises privées, qui ne comprend pas que la France se prive de talents qu’elle a elle-même formés et qui seraient précieux dans la compétition économique mondiale.

Encore moins la colère des diplômés étrangers déboutés – et dégoûtés – ou les critiques des sénateurs socialistes exprimées dans une proposition de résolution déposée le 15 novembre.

Ce n’est pas tout.

En septembre, la ministre du budget, Valérie Pécresse, a rappelé à Claude Guéant la « stratégie d’attractivité universitaire » de la France. Son successeur à l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a été on ne peut plus clair, y compris dans ces colonnes, le 7 octobre : « Ces jeunes formés chez nous et sur lesquels on a investi sont des ambassadeurs pour la France, à vie. La France doit continuer d’attirer les talents.«  Et le ministre précisait que, dans un domaine aussi stratégique que celui des ingénieurs, la France forme 30 000 diplômés par an, alors qu’elle en aurait besoin de 40 000.

Claude Guéant n’en a cure.

A cinq mois de la présidentielle et sous la pression du Front national, seule compte, désormais, la baisse du chiffre de l’immigration en France. Sur l’air bien connu de « La France aux Français ». Peu importe que cela soit contraire aux intérêts du pays et de ses entreprises. Peu importe, semble-t-il, que ce ne soit pas seulement incohérent, mais honteux.

 

Source: édito du journal Le Monde du 17/11/2011

De Steeve McQueen – GB 2011 1h39mn  – avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie… Scénario de Steve McQueen et Abi Morgan… Festival de Venise 2011 : Prix d’Interprétation Masculine et Prix de la Critique Internationale.

Après le saisissant Hunger, dont on ne s’est pas encore vraiment remis (souvenez-vous, Bobby Sands et ses compagnons de l’IRA soumis à la répression incroyablement violente, inhumaine, des prisons de Margaret Thatcher), préparez-vous à une nouvelle claque, certes moins brutale mais tout aussi marquante.

Le nouveau film de Steve McQueen aborde une autre forme de captivité, intérieure celle-là, l’addiction au sexe, et il le fait avec une puissance, une maîtrise, une audace exceptionnelles.

Bien sûr la présence renouvelée et inouïe de Michael Fassbender (Bobby Sands, c’était lui) n’est pas pour rien dans l’impression renversante que laisse le film. Beau, sensuel, fascinant comme dieu ou diable, l’acteur est magnifié par la caméra amoureuse de McQueen. Il faut voir la première scène, dans cet appartement aux murs blancs, atmosphère glacée, lumière bleutée : c’est le matin, le corps de Brandon (Fassbender, donc), déambule, nu, le sexe reposé, au contraire des muscles de ses bras, de ses jambes, nerveux, tendus, à fleur de peau, on le suit aux toilettes, on le voit uriner, on le suit sous la douche, il se masturbe (le geste est suggéré, mais explicite) alors même qu’on devine que sa nuit n’a pas été spécialement chaste.

C’est beau, c’est d’une crudité percutante en même temps que d’une élégance suprême, et l’on sait tout de suite où Steve McQueen va nous entraîner : dans l’intimité la plus profonde de cet homme, cet enfer que l’on découvrira petit à petit, dans la honte qu’il a de lui-même à ne pas aimer ce qu’il est, ce qui l’anime et le ronge, sa passion obsessionnelle et irrépressible pour le sexe.

Mais si, pour décrire cette addiction, le sexe et ses pratiques investissent souvent l’image, le film n’est à aucun moment exhibitionniste, complaisant ou vulgaire. Des seins écrasés contre une vitre, des mains qui se crispent, des corps entremêlés, le visage de Brandon tordu, déformé par les spasmes, McQueen trouve toujours le plan juste, l’idée forte pour exprimer le désir, la séduction, le plaisir, la jouissance.

Et tout ce qui se cache de détresse derrière tout ça…

Il réussit à donner à chaque scène, sexuelle ou pas, sa beauté propre, son érotisme, son tempo, sa respiration. Ils nous offre ainsi de magnifiques moments, notamment cette scène de longue jouissance qui nous fait ressentir comme jamais la souffrance de Brandon et fait naître une véritable empathie, ou encore cette séquence d’intense émotion, avec sa soeur Sissy (Carrey Mulligan) qui interprète, sur un tempo lent et déstructuré, le New-York, New-York de Liza Minnelli.

On l’écoutera en entier, au bord des larmes…

Brandon impose son rythme, comble son manque à la cadence infernale de ses multiples expériences sexuelles.

Il suit des inconnues dans la rue dès lors qu’il a capté un regard, il fait appel à des prostituées, regarde du porno trash sur le net, chez lui, à son boulot, fréquente les backrooms.

On le suit à la trace, dans un New-York grouillant de vie, qui semble cristalliser les solitudes et attiser les désirs les plus fous.

Steve McQueen cite Milan Kundera : « la honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais l’humiliation que nous éprouvons à être ce que nous sommes sans l’avoir choisi, et la sensation insupportable que cette humiliation est visible de tous »

Que fait Brandon du regard de ces femmes, loin d’être les plus moches, qui succombent à son charme, à l’urgence de son désir, même seulement fantasmé ?

Comme c’est le cas dans cette autre scène, délicieusement vertigineuse, dans le métro, sur fond de musique classique mélancolique, où une jolie rousse, assise face à lui, se laisse doucement envahir, jusqu’à l’embrasement, par le trouble que provoque son regard posé sur elle…

Brandon peut donc posséder toutes les femmes qu’il veut.

Mais être capable de séduire plein de femmes ne signifie pas savoir communiquer avec elles, savoir nouer des liens avec les autres, même pas avec sa propre sœur…

Source: utopia.fr, divers

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La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé

grâce à l’amour de la famille adoptive

et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Nombre de psys ont ausculté les blessures des enfants adoptés et les difficultés des familles adoptantes.

Mais qu’en est-il de ces enfants parvenus à l’âge adulte ?

La blessure originelle de l’abandon a-t-elle cicatrisé grâce à l’amour de la famille adoptive et au sentiment de filiation qu’elle a fait naître ?

Ou, au contraire, est-elle toujours à vif, et ce d’autant plus quand il y a des secrets de famille ?

Pour les adoptés, le sujet est sensible. Beaucoup craignent que l’étiquette d’enfant abandonné ne leur colle à la peau. Comme si, pour la société, cela faisait d’eux des êtres à part, marqués dans leur chair.

« Quand je glisse à quelqu’un que j’ai été adoptée, cela suscite souvent un malaise, raconte Hélène Jayet, 34 ans, née sous X et adoptée à 3 mois et demi. On me dit volontiers : « Oh, pardon, je suis désolé, je ne savais pas. » Alors que pour moi, c’est une chance. Ce n’est pas un abandon, mais un don. » Sur LeMonde.fr, Laurent (le prénom a été changé), 38 ans, témoigne : « J’ai effectivement été adopté. J’en suis fier et ne m’en cache pas, bien au contraire. Mais surtout, je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir offert une vraie famille. Aujourd’hui, je suis marié, j’ai trois enfants. Je suis bien dans ma tête. »

Diane Drory, psychologue, psychanalyste et coauteure avec Colette Frère du livre Le Complexe de Moïse. Paroles d’adoptés devenus adultes (disponible ici !), insiste sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes adoptées. « Si elles ont pu traverser l’épreuve de l’adoption, c’est qu’elles ont en elles une incroyable force de vie. Il faut leur faire confiance, ne pas les victimiser. Et ne pas attribuer toutes les difficultés qu’elles rencontrent à l’adoption. »

« DOUBLE LOYAUTÉ »

Les enfants adoptés sont confrontés à une double dette que les psychothérapeutes familiaux nomment « double loyauté ». Comme l’explique Nicole Prieur, psychothérapeute, philosophe et auteure de Raconte-moi d’où je viens (Bayard Jeunesse, 2007), ils reçoivent la vie de leur mère biologique et les moyens de la vivre dignement de leur famille adoptive, ce qui provoque des tiraillements. « Souvent, les enfants adoptés choisissent d’être loyaux envers leur famille adoptive ; et répondent plus que dans les autres familles à leurs attentes », poursuit Nicole Prieur.

Cette loyauté exacerbée peut se traduire par des choix professionnels contrariés, correspondant plus aux désirs des parents qu’à leurs propres envies. « Parvenir à devenir un traître heureux ne va pas de soi », souligne Nicole Prieur.

Parfois, ce sont les relations aux autres qui sont marquées par l’évitement des conflits. Enfin, sur le plan amoureux, d’aucuns jettent leur dévolu sur des êtres qui ont les mêmes blessures qu’eux, espérant ainsi réparer leurs histoires douloureuses mutuelles. Selon Nicole Prieur, le danger serait toutefois pour eux de surinvestir le couple et les enfants, au détriment des ajustements nécessaires à l’équilibre familial.

La question des origines peut resurgir avec force lors de certains événements de la vie : naissance, deuil, échec professionnel, rupture amoureuse… Dans Le complexe de Moïse, Marie-Claire raconte le manque de sa mère biologique lorsqu’elle était enceinte : « Ton absence, je la gère, ou plutôt je l’étouffe. Mais quand mon ventre se fait plus rond, je n’en peux plus. La vie bouge en moi comme elle a bougé en toi. Et toi tu n’as pas fait face, tu as disparu. » Une étape douloureuse, mais parfois salvatrice : « Le fait d’être mère et de ne pas abandonner son bébé répare quelque chose de la propre histoire de ces femmes. »

Les hommes vivent sans doute cette période moins viscéralement puisqu’ils ne portent pas le bébé. « Mais lorsque le père regarde le visage de son enfant, il remarque leurs ressemblances, par exemple. Cela le renvoie forcément à ses origines », dit Diane Drory.

UNE IDENTITÉ TOUJOURS EN CONSTRUCTION

Lorsqu’on avance en âge, la question de savoir d’où l’on vient se fait (ou peut se faire, ce n’est qu’une possibilité) plus insistante. Sur LeMonde.fr, Claude (le prénom a été changé), 70 ans, adopté à l’âge de 2 ans, évoque son parcours. « Aujourd’hui, je vis dans une douleur permanente, alors que je ne me suis jamais posé de questions avant. Je ne supporte plus le cri, le rire, le mouvement d’un enfant à la terrasse d’un café », raconte-t-il. Les questions existentielles se posent à cet âge de la vie. Or, dans l’histoire des adoptés, il y a un morceau amputé qu’il faut restaurer.

Hélène Jayet s’y essaie grâce à son métier de photographe. Aux Beaux-Arts déjà, ses dessins parlaient d’identité. Les adoptés, elle les photographie, elle les filme, elle leur donne la parole. Elle s’attelle à la création d’un webdocumentaire sur le sujet. Ses objectifs ? Faire tomber quelques clichés (« Les adoptés sont forcément malheureux »), donner des outils aux familles adoptives et surtout offrir aux adoptés la possibilité de mettre en mots leur histoire. Eux qui ont souvent du mal à évoquer leur ressenti.

La résilience, cette capacité à rebondir après des épreuves, passe aussi par la créativité. Cependant, elle n’est jamais acquise. Notre identité est toujours en construction. « La résilience de l’adopté, c’est sans doute d’accepter, comme tout un chacun, que l’identité est mouvante« , souligne encore Diane Drory.

« La blessure de l’abandon m’a donné une force, revendique Hélène Jayet. C’est elle qui donne aux adoptés leur vive sensibilité et leur ouverture au monde. »

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C‘est une passion d’une tout autre nature qui anime le personnage principal de « Shame » (Honte) du jeune réalisateur et artiste vidéaste britannique Steve McQueen, auteur en 2008 d’un premier film à succès, « Hunger » sur les derniers jours de Bobby Sands, leader de l’IRA.

« Shame » raconte la descente aux enfers de Brandon (Michael Fassbender), jeune cadre new-yorkais, addict au sexe dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée de sa jeune soeur (Carey Mulligan). A son contact, il tente de sortir de son obsession, en vain.

Michael Fassbender est nu pendant une bonne partie du film, dans des scènes de sexe souvent violentes, filmées sans concession. « J’étais gêné parfois mais heureusement je n’ai pas eu à les refaire », a dit l’acteur. L’acteur interprète brillamment son personnage et ses bouleversements intérieurs dans un New York mimétique de son état.

« C’est quelqu’un qui vit avec les difficultés de notre époque, qui a accès à un environnement abondant mais s’emprisonne » dans « un contexte émotionnel et politique bien différent des années 80 », a dit le réalisateur.

« Ce qui se passe avec Brandon et le sexe, c’est la même chose pour beaucoup de gens que nous avons rencontrés avec l’alcool, la cocaïne, la nourriture ou le téléphone«  et « toutes ces choses s’entremêlent », a-t-il ajouté.

New-York. C’est la ville dans laquelle se déroule l’action du film.

Pourquoi ?

Explications du réalisateur, Steve McQueen (II) :« New York est la ville du présent, frénétique, excitante, qui bouillonne 24 heures sur 24. La ville qui ne dort jamais. L’environnement idéal pour le personnage de Brandon (Michael Fassbender). C’est la ville où tout est accessible, où tout est excessif. »

Avant Shame, d’autres films et séries se sont intéressés à l’addiction sexuelle. On peut notamment citer : Choke de Clark Gregg (2008), The Slut de Hagar Ben Asher (2011), ainsi que la série Californication (créée en 2007), portée par David Duchovny.

Source: lemonde.fr, divers

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

La psychogénéalogie est une théorie développée dans les années 1970 par le Pr Anne Ancelin Schützenberger avec l’américain Jacob Levy Moreno dans les années 1970, bien que le terme ne soit utilisé que depuis les années 80.

Ses thèses « transgenerationelles » sont diffusées par le livre « Aïe, mes aïeux! »

Elle invente aussi le concept du syndrome d’anniversaire, supposant que les individus sont la résultante de leur histoire familiale sur plusieurs générations, les faits marquants de la vie des ancêtres rejaillissant sur les génération suivantes à des périodes précises.

Elle affirme que les individus sont dans une boucle de répétition des évènements dont seule l’analyse des arbres généalogiques permettrait de comprendre les agissement et d’en sortir. Elle a publié avec Ghislain Devroede: « Ces enfants malades de leurs parents ».

Les événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d’un sujet pourraient conditionner ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables. Pour élaborer cette théorie, Anne Ancelin Schützenberger s’est fondée sur ses propres observations, et sur des concepts issus de la psychanalyse, de la psychologie, de la psychothérapie et de la systémique.

Aujourd’hui, cette approche a donné lieu à de nombreuses pratiques psychothérapiques très différentes.

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La nouvelle édition du livre de Juliette Allais, « La psycho-généalogie: comment guérir de sa famille« , édition Eyrolles, propose d’explorer votre arbre généalogique :

– comment les croyances et les attentes de vos ancêtres continuent-elles à se manifester au quotidien ?

A qui obéissons-nous réellement, lorsque nous faisons inlassablement le constat de notre incapacité à vivre en couple, à réussir professionnellement ou à être heureux ?

L’enjeu de cette enquête au coeur du roman famillial, que propose Juliette Allais, est de prendre conscience des choix qui nous appartiennent réellement aujourd’hui.

En effet, au-delà d’un déterminisme hérité et subi, nous pouvons décider de nous appuyer sur notre histoire pour construire, en toute liberté, un avenir qui nous ressemble .

Alors, peut-on guérir de sa famille ?

Oui, à condition de ne pas se méprendre sur le terme de « guérir ». Qui n’est pas de l’ordre de la pensée magique, mais plutôt d’une rencontre avec nous-même, basée à la fois sur l’acceptation de notre place et la nécessité pour nous d’en faire quelque chose de nouveau.

La famille est un creuset, qui nous aide à nous construire, mais dont nous devons petit à petit nous séparer sans nous couper, car ce sont nos racines. Sans renier d’où nous venons, nous pouvons apprendre à puiser dans ses richesses de quoi contribuer à notre essor et à notre accomplissement.

Juliette Allais est thérapeute et enseignante, en psycho-généalogie, en France et à l’étranger. Passionnée par les langages symboliques et le monde imaginal, elle travaille dans une perspective qui intègre la psychologie des profondeurs, l’analyse des rêves et l’étude du trans-générationnel. Elle anime des stages et des conférences en France et à l’étranger.

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Critique du livre par Esteve Freixa i Baqué :

« La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) »

Jean-Louis Monestès et Matthieu Villatte. Éditions Elsevier Masson, 2011, 206 pages, 29 €

Au moment de rédiger ce compte-rendu, je me trouve face à ce qu’il est convenu d’appeler, de nous jours, un « conflit d’intérêts ». En effet, les auteurs de ce livre ont été mes étudiants. Je dois donc éviter un double écueil : celui de la complaisance complice et celui du règlement de comptes type « résistance au meurtre du père ». Car il se trouve que Jean-Louis et Matthieu figurent sans conteste parmi mes meilleurs ex-élèves mais aussi qu’ils ont choisi une voie légèrement différente de celle que j’enseigne.

Je vais donc me draper dans les garde-fous de la « neutralité bienveillante » et me réfugier derrière l’objectivité factuelle pour rendre compte de cet ouvrage en m’appuyant essentiellement sur des citations textuelles.

Et quoi de mieux que de commencer par le début du chapitre 1 : « La thérapie d’acceptation et d’engagement (…) s’inscrit dans le mouvement plus général de la troisième « vague » des thérapies cognitives et comportementales. Elle s’appuie sur les connaissances des vagues comportementale et cognitive qui ont montré leur efficacité (INSERM, 2004), en prolonge les acquis et met l’accent sur les aspects émotionnels et métacognitifs. (…) Plutôt que de chercher à changer le contenu des pensées, ou d’essayer de faire disparaître les émotions difficiles, les modèles thérapeutiques de la troisième vague considèrent que modifier notre relation à ces pensées et émotions est la clé pour aider les patients (…) Les modèles de la troisième vague considèrent qu’accepter plutôt que lutter, observer à distance plutôt que croire nos pensées difficiles, est plus efficace que de tenter de s’en débarrasser, même si c’est généralement notre tentation première. (…) Au-delà du souci d’évaluer ses pratiques thérapeutiques, l’ACT se situe dans une démarche d’interaction permanente entre clinique et recherche fondamentale. Les exercices proposés aux patients découlent d’études de laboratoire, ou sont créés sur le terrain clinique puis validés dans un contexte davantage contrôlé. »

Cela me semble constituer un excellent résumé des thèses et méthodes de l’ACT (les auteurs -à l’instar de Steven Hayes, le « père » de cette approche, qui préface l’ouvrage- nous invitent à prononcer « acte », pour bien souligner que cette démarche n’a rien de passive et de résignée comme une certaine lecture du titre pourrait le laisser penser). Je souligne en particulier l’un des mérites majeurs de ce livre qui est de montrer la contribution déterminante de l’Analyse Expérimentale du Comportement (AEC) à la psychothérapie.

Pour ce qui est de la forme, le livre se lit très facilement et est accessible à quiconque, même à celles et ceux qui n’ont pas de formation en psychologie (quelques encadrés sont là pour y remédier quand cela s’avère indispensable). Car il faut souligner l’indéniable talent des auteurs pour faire passer le message, pour se faire comprendre, pour rendre les notions maniées parfaitement compréhensibles au lecteur « lambda ».

Leur souci de pédagogie est constant et ils excellent dans l’art de rendre remarquablement limpide l‘ensemble de l’architecture de l’ACT. En mêlant et dosant très convenablement théorie, pratique, exemples concrets en clinique et discours argumentatif, les auteurs vous « prennent par la main » et vous font avancer presque ludiquement dans la géographie de cette nouvelle approche1. Toute personne curieuse de la connaître, tout simplement, où même de s’y former, pourra lire avec profit cet ouvrage.

Toujours dans mon souci d’impartialité, je me permets de citer ici, avec la permission de l’auteur, quelques extraits du compte rendu que Jacques Van Rillaer a réalisé de ce livre pour une revue spécialisée : « Avec le travail de Monestès et Villatte, le lecteur français dispose enfin d’un manuel substantiel, destiné aux professionnels de la psychothérapie. Ce manuel présente de façon concrète comment mettre en pratique les axes de l’ACT : la distanciation à l’égard de cognitions et d’affects (« défusion »), l’acceptation sereine de ces événements privés dans le champ de la conscience, la prise de conscience du caractère arbitraire de règles verbales, la distanciation vis-à-vis du moi conceptualisé et l’expérience du Je transcendantal, l’attention à l’expérience présente (mindfulness), la réflexion sur les valeurs qui donnent un sens à la vie de la personne, l’engagement dans des actions en cohérence avec ces valeurs. Fidèle à la tradition de l’ACT, l’ouvrage présente de nombreuses illustrations cliniques, des vignettes verbatim, des métaphores, des exercices favorisant une approche expérientielle. »

Mais je ne voudrais pas finir en donnant l’impression que je n’ai pas voulu « me mouiller ».

Sans enlever un iota à tout ce qui vient d’être dit d’élogieux sur la forme, je tiens à marquer ma distance quant au fond de l’ACT. En effet, saluée comme un réel progrès par une bonne partie de la communauté comportementaliste, la fameuse « troisième vague » a été reçue avec beaucoup de scepticisme et de circonspection par toute une autre partie (dont le lecteur aura compris que je fais partie). Ce n’est point ici ni l’heure ni le lieu d’entamer ce débat de fond. Juste esquisser une critique à la notion même, pourtant très en vogue, de « vagues » : La première est comportementale, la deuxième prétendument cognitive (bien que les cognitions soient des comportements, mais privés, et donc incluses dans la première) et la troisième prétendument émotionnelle (bien que les émotions ne soient que des effets collatéraux des comportements, donc incluses elles aussi dans la première). Pour les auteurs, cette troisième vague serait plutôt, d’une certaine manière, un retour à la première dans la mesure où elle recentre la démarche thérapeutique sur l’action plutôt que la modification des pensées et émotions. Mais, à force de dériver vers les « pleines consciences », les « méditations transcendantales » et autres avatars orientalistes, on peut se demander si on ne risque pas, plutôt, de déboucher vers une quatrième « vague » : la vague mystique.

1 Le premier article mentionnant l’Act date de 1991. Le premier ouvrage, de 1999. Mais dès 1987, Hayes publiait un texte d’une soixantaine de pages, « A contextual approach to therapeutic change », qui contenait l’essentiel des idées qu’il allait par la suite développer sous le nom de Thérapie de l’Acceptation et de l’Engagement, basée sur la « théorie des cadres relationnels ».

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Un trader de Wall Street dit un jour à son vieux père qui tenait un petit stand de hamburgers en bas des bureaux :

– « Comment va ton business, papa ?
– Très bien, pourquoi ?
– Tu sais, la crise est bien installée, Merrill Lynch a un trou de plusieurs milliards, les actions baissent, on licencie à … tour de bras… ça va mal.
– Et bien moi, je vends bien mes hamburgers. »

Quelques jours plus tard :

– « Alors papa, ça va toujours bien?
– Oui pourquoi ?
– Ici c’est de pire en pire, tu devrais faire attention, tu vas bientôt être touché, la crise est là et pour de bon. Essaye de faire des économies pour tenir pendant les périodes de vaches maigres. Tiens, rogne un peu sur la viande que tu mets dans tes hamburgers, par exemple. »
– Tu as peut-être raison, je vais y penser. »

Le vieux vendeur décide de suivre les conseils de son fils et rogne un peu sur la viande qu’il met dans ses hamburgers.

Quelques semaines plus tard :

– « Alors comment va ton business, papa?
– Tu avais raison, j’ai noté une petite baisse dans mes ventes.
– Ah mais là papa, tu n’imagines pas ce qui nous attends, ça va être comme la crise de 29, c’est l’horreur totale. Si tu ne t’adaptes pas, tu es fini. Essaye
d’économiser un peu plus »

Le père enlève encore de la viande, rogne sur le pain, pour s’adapter à la crise.

Encore quelques semaines de plus :

– « Alors, papa tu en est où?
– Ah fiston, tu avais raison ! La crise m’a frappé moi aussi. Je vends à peine la moitié de ce que je vendais avant.
– Tu devrais économiser plus »

Ainsi fut fait, et le marchand de hamburgers cessa son activité faute de clients.

75 000 femmes sont violées chaque année en France

150 000 en incluant les mineurs !

=> 30% dans le cadre d’une relation de couple (mariés, pacsés etc)

 => 16% des femmes françaises ont subi un viol ou une tentative de viol, dont 60% des mineurs (2/3 des victimes de viols ont moins de 18 ans)

=> 45% de ces mineurs ont moins de 9 ans (pédocriminalité)

=> dans 80% des viols, le violeur est un proche (famille, travail, instituts etc)

(Source: Dr Muriel Salmona, psychiatre, qui dirige l’Institut de victimologie des Hauts de Seine)

Un crime souvent maintenu sous silence : seules 10 % des victimes portent plainte.

Et à peine 3 % des violeurs sont condamnés.

En cause notamment : les préjugés qui entourent agresseurs et victimes, et le traitement judiciaire. C’est ce que décrypte le livre « Le Viol, un crime presque ordinaire ». Voici, en avant première, des extraits de cette enquête sur ce qui ressemble trop à une tolérance envers un crime qui n’est pourtant pas une fatalité.

En France, une femme sur six est victime de viol ou de tentative au cours de sa vie, soit 206 viols chaque jour.

Le violeur peut être le père, le frère, le collègue, le voisin, le conjoint. Celui dont on ne se méfie pas. La plupart des victimes ont moins de 18 ans et la majorité des filles et femmes violées le sont par quelqu’un de leur entourage, familial, professionnel ou amical. Et pour violer, nul besoin de couteau ou de pistolet. Un viol sur deux est commis sans violence physique. Peur, sidération, menaces suffisent à pétrifier la victime.

Quand elle ose parler, la victime est pourtant, à chaque fois ou presque, soupçonnée de mentir.

Demande-t-on systématiquement à une personne victime de vol de prouver qu’elle a résisté, hurlé, griffé son assaillant ? Celui qui s’est plié aux injonctions de son preneur d’otage, sous-entend-on qu’il a « consenti » ? Le viol a, dans les crimes de violence, un statut très singulier. C’est le seul pour lequel on attend de la victime qu’elle se débatte. Dans la définition pénale, c’est la menace, la surprise, la contrainte ou la violence qui caractérisent l’absence de consentement.

« C’est donc le mode opératoire de l’agresseur qui définit le viol et non ce qu’en dit la victime », explique Marilyn Baldeck, juriste et déléguée générale de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). Le lien hiérarchique, la dépendance économique sont des modes de contrainte qui peinent à être reconnus. « Mais pourquoi n’avez-vous pas parlé plus tôt ? » a demandé un magistrat à cette mère célibataire, violée par le directeur de l’école où elle était employée et son fils scolarisé.

Céder = consentir ?

En France, c’est à la victime de prouver qu’elle ne voulait pas. « Dans l’implicite du code pénal, si la femme est passive, c’est qu’elle est consentante, souligne Marilyn Baldeck. Pour le droit, céder, c’est consentir. »

Ses meilleurs atouts pour soutenir ses dires restent les traces de violences qu’elle a subies. « C’est compliqué de savoir ce qui s’est passé. S’il y a des bleus, c’est plus facile », estime une avocate générale. « Les juges exigent trop souvent des témoins directs des faits, comme dans les autres cas de délinquance, ajoute maître Simon Ovadia, avocat plaidant fréquemment dans des affaires de viol. Alors que l’une des particularités d’une agression sexuelle, c’est qu’elle est commise en l’absence de témoin. »

Pour caractériser le viol, on pourrait imaginer que la justice s’intéresse différemment à la victime. En évaluant, par exemple, les conséquences du viol dans sa vie. « Son état, ce qu’elle est devenue, sont d’excellents indicateurs de l’absence de consentement », suggèrent les auteurs de Qualifié viol [1].

Les déménagements, séparations, troubles de la sexualité, grossesses, licenciements, symptômes de stress post-traumatique pourraient permettre de qualifier un viol. On pourrait aussi demander à l’accusé, comme au Canada, de prouver que la victime était consentante. La charge de la preuve serait inversée.

Mieux vaut être vierge pour être crédible…

Parfois, on fait le procès de la victime en même temps que celui de l’accusé.

Le psychiatre Roland Coutanceau reconnaît que, sur ce point, les mentalités peinent à évoluer : « A priori, on doute toujours du témoignage de la victime. » Surtout si elle n’a pas été blessée. L’attitude « provocatrice » des victimes représente toujours une circonstance atténuante pour les hommes.

« Plus la fille a la réputation d’être facile, moins elle est crédible au procès, explique Natacha Henry, journaliste et auteure de Frapper n’est pas aimer. Si en plus elle avait une jupe courte, qu’elle fumait un pétard, qu’elle avait déjà avorté et qu’elle connaissait l’agresseur, c’est fichu ! Pour avoir plus de chance que l’opinion la suive, c’est mieux si elle était en pantalon, vierge et dévouée à son entourage ou à son petit copain. »

« Trop peu de juges comprennent la psychologie de l’agression, ajoute maître Simon Ovadia. Un jour, en procès, un magistrat a demandé à la victime : “Mais enfin, pourquoi n’avez-vous rien fait ? Vous ne pouviez pas lui mettre deux gifles ?” C’est incroyable. » Interroger la victime est nécessaire pour juger du sort d’un accusé. « Mais avec un minimum de respect pour sa souffrance », demande Emmanuelle Piet, présidente du collectif féministe contre le viol. Des avocats, des associations et certains magistrats plaident pour la création de chambres spécialisées sur les violences sexuelles, composées de professionnels formés.
Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

Extraits tirés du livre « Le Viol, un crime presque ordinaire », éditions du Cherche Midi.

Notes

[1] Étude sur les décisions de justice relatives au viol dans le tribunal de Nantes. Écrit par Michèle Bordeaux, Bernard Hazo, Soizic. Éditions Médecine et hygiène, 1990.

[2] Le Viol, aspects sociologiques d’un crime, La Documentation française, 2011.

Sources: bastamag.net, Audrey Guiller et Nolwenn Weiler et article original ici

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