soutien psychologique


Voici les critères du DSM IV pour le diagnostic du trouble de la personnalité histrionique :

mode général de réponses émotionnelles excessives et de quête d’attention, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manisfestations suivantes :

1. Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas au centre de l’attention d’autrui
2. l’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une attitude provoquante
3. expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante
4. utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention sur soi
5. manière de parler trop subjective mais pauvre en détails
6. dramatisation, théâtralisme et exagération de l’expression émotionnelle
7. suggestibilité, est facilement influencé par autrui ou par les circonstances
8. considère que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

Ah, vous pensez à quelqu’un ? Quelle coincidence…

Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p

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En même temps, je me pose la question : sait-on réellement ce que c’est que c’est que d’être confronté aux jugements des Autres ?

Oui, vous, vous savez. Mais eux ?

C’est-à-dire ceux qui n’ont jamais essayé un corps de gros, ne serait-ce que quelques minutes ? Entendre ces remarques qui se veulent anodines et qui même si contenues ne m’en ont pas moins marqué – j’aurai cette impression du « chassez le naturel, il revient au galop ».

Tableau : devant moi, minestrone de fraise et toute petite quenelle d’amandes confites. L’assiette est raffinée, colorée et appétissante et… peu sucrée. Je joue mon rôle à fond : ce n’est pas parce que je suis momentanément obèse que je n’ai pas faim et que je n’ai pas le droit de manger. Que n’ai-je fait là ! Aussitôt la remarque fuse : « vous pouvez manger, c’est un plat bon pour vous, c’est light ».

J’en aurais presque rougi. Très bien, c’est formateur.

Poursuivons la visite, confrontons-nous encore à la foule… mais auparavant, il faut se réhydrater rapidement.

Marie est aux petits soins pour moi. Nos échanges verbaux abasourdissent l’auditoire. Elle me provoque dans mon ressenti, je lui réponds du tac au tac, consciente d’être écoutée par un public à mille lieux de se douter de la réalité.

Aucun ne voudra essayer ce costume, être acteur ne serait-ce qu’un instant. Mais vite, un verre d’eau. Je transpire abondamment. Et j’ai encore faim. Trois petits fours aux légumes engloutis et voilà deux tâches sur ma belle chemise de sumo : mais comment faire avec cette masse devant moi ? Je suis obligée de me pencher en avant exagérément pour porter la moindre nourriture à ma bouche.

Ma posture pour manger s’est modifiée. Tiens donc ! Ma démarche également. Se déplacer, se mouvoir entre les obstacles est devenu trop difficile. Même si je marche en crabe, et que je rentre le ventre au maximum. J’essaie de conserver un style mais je n’ai pas l’habitude de vivre cela au quotidien : mes cuisses se frottent l’une à l’autre. Je pense aux irritations habituelles des plis cutanés, intertrigo de leur vrai nom.

Je m’imagine en train de courir essoufflée (dyspnée au moindre effort) après un bus ? Comment monter et descendre en courant les escaliers ? « Bougez ! Faites du sport, c’est bon pour maigrir, c’est bon pour la santé ». Le sport je connais, je suis nutritionniste du sport et sportive, mais comment faire avec un centre de gravité qui n’est plus le mien ?

A.P.A ai-je l’habitude de répondre. Activité Physique Adaptée à la personne. C’est fondamental.

Et je le ressens d’autant plus en ce jour. Mais la salle se vide. Il est temps de rendre mon habit de non lumière et de retrouver ma taille 36. Et de remercier les anges du CNAO, Anne-Sophie, Marie et Valérie, pour m’avoir permis de peser le temps d’une heure, tout le poids des préjugés qui entourent la personne obèse.

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

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Ce n’était pas un one man show, en l’occurrence un one woman show : « Passez du 36 au 58 ! » ou « La difficile marche des obèses ».

Non, ce n’était pas d’un comique annoncé même si oser revêtir un costume de sumo et se lester de 20 kilos exigeaient, au vu des réactions dans la salle, une bonne dose d’humour relevée d’un soupçon d’insolence.

Mais que répondre au challenge lancé récemment par Marie Citrini, la secrétaire générale du CNAO : « il nous faut quelqu’un pour rentrer dans le costume » ? Forcément, la nutritionniste lève le doigt : « moi siou plait m’dame ».

Rentrer dans la peau d’une personne obèse au moins une fois dans ma vie !

Pas un délire, ni une fanfaronnade, encore moins un fantasme. Plutôt saisir l’occasion donnée pour ressentir – brièvement certes – ce que des hommes et des femmes vivent au quotidien

Influencée par des réflexes de terrain, je pousse loin l’empathie, mais ce changement d’identité corporelle, je l’assume complètement. Même sous les flashes des journalistes, même sous l’œil avide de la caméra. Et ma foi, qu’en tirer sinon une leçon supplémentaire d’humanité mêlée à un renforcement des acquis professionnels…

Volume, rondeurs, poids, surpoids, obésité : voici qu’à mon tour, je ne peux plus me baisser avec facilité. Où sont mes pieds ? Pourquoi ne puis-je ramasser sans difficulté cet objet à terre ? Il est vrai que tout déplacement devient très compliqué. Toutefois, l’expérience me permet de saisir une perte de repères dans l’espace.

J’évolue dans un corps devenu trop présent, encombrant et ce, au milieu de personnalités, gênées et médusées pour lesquelles costumes cintrés, sveltesse et escarpins sont de mises en ce jour. J’entends le murmure de tous ces gens. Les femmes, surtout, ont dans les yeux un effroi difficilement dissimulé. Du moins, ai-je le temps de le capter avant que les regards ne se détournent. De toute évidence, il y a un évitement caractérisé pour certaines.

Je sens que l’on me frôle, que l’on me bouscule. Et de mon côté, je ne cesse de m’excuser, à droite, à gauche, consciente de prendre trop de place. De fait, mon périmètre d’intimité s’est largement rétréci. Comment se déplacer sans se cogner ? Humains, chaises, tables, porte… Des obstacles à chaque pas !

Alors que la pesanteur m’enlace plus profondément, je constate que chaque déplacement me coûte en énergie. Je sens la sueur couler sous ce costume infernal. Et pourtant, j’essaie de conserver un sourire. Il ne s’agit pas d’effrayer les gens mais de leur transmettre un message qui se veut rassurant : derrière cette étoffe de gros corps, un être humain existe.

En même temps, je me pose la question :

 

La suite demain.

 

 

Source : Corinne Peirano, diététicienne-nutritionniste

 

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  • Mise en évidence des croyances en rapport avec l’addiction à la nourriture, voire affective,
  • Mise en évidence des croyances favorisant la réussite thérapeutique,
  • Mise en évidence des stratégies d’anorexie-boulimie,
  • Définition d’un objectif : déterminer comment transformer une demande ambivalente en objectif positif selon des critères précis,
  • La dissociation séquentielle : prendre en compte la nature très particulière de la personnalité « dissociée » d’une jeune femme dépendante et utiliser les moyens adéquats pour lui permettre de trouver d’autres moyens que la nourriture pour résoudre ses difficultés personnelles,
  • Compulsion (craving) : résoudre cette fameuse compulsion ou supprimer chez vous le besoin irrésistible de manger,
  • Prendre en compte et résoudre la culpabilité et la honte,
  • Identifier les émotions que vous ne savez pas gérer.
  • Gérer ses besoins : découvrir les besoins réels derrière le besoin de boire, de fumer, de sexe, de manger ou le refus de s’alimenter,
  • Mettre en évidence les problématiques spécifiques,
  • Créer un futur : vous apprendre à vous créer des projets d’avenir et à donner un sens à votre vie,
  • Mise en place de repères aidants,
  • La codépendance : sortir d’un schéma de codépendance,
  • Etc… etc…

Les causes de l’anorexie et des TCA sont multifactorielles (prédisposition, culture, environnement, mode de vie, stress…).

Le contexte social est bien sûr déterminant. L’offre alimentaire abondante, le matraquage publicitaire sur l’idéal de minceur, le temps et l’importance moindres accordés aux repas… sont autant de facteurs déclencheurs.

Aussi bien dans la boulimie que dans les autres TCA, c’est souvent la pensée anorexique qui pilote les crises. Elles reviennent avec le besoin de maigrir ou le sentiment insupportable d’être trop gros. « Dans la boulimie, les patients confondent la faim et l’envie de manger, souvent liée à des émotions qu’ils ne savent pas gérer autrement. Toutes les émotions peuvent être sources de compulsions alimentaires. Il faut apprendre à gérer les émotions autrement qu’avec la nourriture« , explique Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies cognitives et comportementales.

« Dans tous les cas, il y a la stigmatisation du corps non parfait », souligne Laurence Collet-Roth, psychologue.

Selon une récente étude du psychiatre Christopher Fairburn, chercheur à Oxford (Angleterre) : « Les patients basculent souvent d’un trouble à l’autre. La symptomatologie des TCA peut être commune. » Point inquiétant : « La moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins« , insiste le professeur Jean-Claude Melchior. Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible.

Le retard de prise en charge a de multiples raisons : « Le refus des patientes, qui restent focalisées sur leur volonté de perdre du poids et craignent toute intervention qui s’y opposerait ; les parents qui se sentent responsables dès lors que l’on évoque un problème psychiatrique et sont parfois dans l’évitement ; le médecin traitant qui a des connaissances souvent insuffisantes, énumère Renaud de Tournemire, pédiatre, responsable de l’unité de médecine de l’adolescent à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

 Ainsi, lorsque la situation devient grave, les familles ont souvent déjà toqué à de multiples portes. » Une perte de temps préjudiciable car, comme le souligne le docteur Nathalie Godart, « plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic de guérison ».

Même si la voie est longue et sinueuse, on peut en effet guérir de l’anorexie et de la boulimie.


Sur le Web : – Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

dèle, 13 ans, a beaucoup maigri.

Inquiets, ses parents consultent leur médecin.

Celui-ci envoie la jeune fille consulter un endocrinologue.

Le diagnostic tombe : « anorexie mentale », terme médical pour l’anorexie.La jeune fille est dirigée vers un psychiatre. Semaine après semaine, Adèle continue de perdre du poids. Son anorexie a démarré il y a environ six mois. Elle dit s’être sentie « plutôt bouboule » et a voulu commencer à perdre du poids. Elle a arrêté le grignotage, puis les produits sucrés, les féculents…

Ses parents sont désemparés.

Conseillés par la mère d’une camarade de classe, ils appellent un service spécialisé. Adèle pèse 25 kg et mesure 1,42 mètre. Le médecin décide de l’hospitaliser. En grande souffrance, Adèle a besoin qu’on l’aide.

Face à l’anorexie ou à la boulimie, les parents ne savent pas à qui s’adresser.

Pour répondre à leur attente, un réseau sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) a été lancé au niveau de l’Ile-de-France, vendredi 29 janvier. « Nous voulons coordonner les structures de soin des patients souffrant de TCA », explique son président, le professeur Jean-Claude Melchior, nutritionniste à l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine).

Les services hospitaliers spécialisés en TCA d’Ile-de-France reçoivent plusieurs dizaines d’appels chaque jour. « Le traitement de ces pathologies est axé sur le travail pluridisciplinaire« , explique l’Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire (Afdas-TCA).

Maladie complexe, l’anorexie mentale touche un nombre stable de Français depuis plusieurs décennies.

En revanche, même s’il n’existe que peu d’études sur l’évolution des troubles alimentaires, « la fréquence de la boulimie augmente, notamment dans les zones urbaines », explique Nathalie Godart, pédopsychiatre à l’Institut mutualiste Montsouris, dans le 14e arrondissement de Paris. 1,5 % des femmes et 0,16 % des hommes souffriraient d’anorexie mentale. Elle touche 1 % des adolescentes ; et la boulimie 3 %. Mais les autres troubles alimentaires, comme l’hyperphagie (se lever la nuit pour dévaliser son frigo ou grignoter frénétiquement entre les repas), progressent, et concerneraient 20 à 30 % des adolescents.

Les TCA frappent davantage la gent féminine : on compte huit à neuf filles malades pour un garçon. En Ile-de-France, on dénombre 180 000 cas d’anorexie mentale chez les femmes et 19 000 cas chez les hommes.

« Beaucoup de femmes sont en boulimie chronique depuis parfois des décennies, affirme Frédéric Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie, spécialisé en addictologie, à Toulouse. Leurs compagnons et surtout leur entourage proche, n’est pas au courant de leur souffrance. »

Les formes intermédiaires affectent 600 000 personnes, selon les chiffres rendus publics vendredi 29 janvier par le réseau TCA d’Ile-de-France. « Les troubles du comportement alimentaire, pas forcément sous leurs formes les plus graves mais modérées ou transitoires, ont fortement augmenté. Et particulièrement, depuis vingt ans, les crises de boulimie suivies de vomissements provoqués, qui touchent aujourd’hui une à deux jeunes filles sur dix« , explique Xavier Pommereau, psychiatre et responsable du Pôle aquitain de l’adolescence au CHU de Bordeaux.

La suite demain sur mon blog.


Sur le Web :Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

Sources : Pascale Santi, lemonde.fr

L’anorexie mentale

Le diagnostic est retenu en cas de refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal, une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale, la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille, aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances. Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

 

« Pour une personne ayant des antécédents de dépression, 

analyser et interpréter la tristesse peut être une réaction malsaine

pouvant perpétuer le cycle chronique de la dépression.

Ces personnes à risque pourraient bénéficier d’une attitude qui consisterait

à remarquer et accepter leurs émotions,  

plutôt que de tenter de les expliquer et de les analyser. »

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Voici un sujet d’une brûlante actualité : l’addiction sexuelle chez les stars du football.

Ecrit par les journalistes Bruno Godard et Jérôme Jessel, ce livre actualise par endroits l’ouvrage déjà publié par le second, Sexus Footballisticus (Danger public, 2008).

Le titre s’inspirait de Sexus Politicus (Albin Michel, 2006), de Christophe Deloire et Christophe Dubois, dont on reparle en raison de son chapitre sur Dominique Strauss-Kahn.

Avec le sentiment de puissance qu’ils confèrent, la célébrité pour le footballeur, le pouvoir pour le politique, agissent comme de puissants aphrodisiaques.

On ne s’étonne donc pas qu’un réseau de prostitution puisse comporter ces deux clientèles, comme l’avait révélé le procès, en 2007, de Madame Agnès, une nouvelle Madame Claude qui travaillait pour les notables bordelais. Mais la comparaison s’arrête là : les coucheries des rois remontent à l’Antiquité alors que l’accès du footballeur à un statut quasi divin est un phénomène récent, consécutif, en France, à la victoire lors de la Coupe du monde 1998.

La partie la plus instructive de Sexe Football Club est son prologue. Les auteurs sondent médecins, sexologues et sociologues sur les particularités de la sexualité de ce sportif de haut niveau, être immature élevé dans le culte de la virilité.

Il ressort que la pornographie véhiculée sur Internet (et la tentative de la reproduire dans la vie réelle) expliquerait les bacchanales dont se repaît la presse à scandales, et donc le recours à la prostitution. On apprend que des sponsors devancent les désirs des joueurs, dont les agents peuvent se transformer en proxénètes. Le consumérisme bling-bling qui caractérise ce milieu intègre ainsi la femme, objet jetable.

L’addiction du footballeur est en outre aggravée par le dopage et l’« hypersexualité » qu’il développe. En conséquence, « beaucoup d’entre eux se perdent dans des nuits sans fin, sordides et pathétiques, en laissant le respect de l’autre au vestiaire. Des nuits où l’amour n’existe pas », écrivent les auteurs, moralisateurs et un brin tartuffes. Car le livre décrit ensuite par le menu les affaires de moeurs qui ont secoué le football ces dernières années. C’est évidemment Zahia qui ouvre le ballet rose, celle qui, est-il précisé dans une formule pour le moins malheureuse, laissera à Franck Ribéry « une cicatrice infiniment plus douloureuse que celle qu’il arbore au visage ».

Qualifiée sans rire de « scoop du siècle », la révélation par M6, en avril 2010, de l’existence de cette jeune femme qui a déclaré avoir eu, mineure, des relations tarifées avec quatre joueurs de l’équipe de France, a brusquement fait prendre conscience que l’hygiène de vie des footballeurs n’avait rien à envier à celle des rock stars ou de certains hommes et femmes politiques.

Edifiantes, les pages consacrées à la pratique du « fuck and tell » (coucher avec un footballeur et se répandre aussitôt dans les médias contre un gros chèque) en Angleterre montre toutefois que, dans l’abjection, la France n’en est encore qu’aux préliminaires. La question de l’homophobie n’a pas été négligée. Un témoignage d’un joueur de Ligue 1 a été recueilli. Evidemment anonyme : « J’imagine que si je faisais mon coming out, certains de mes coéquipiers ne voudraient plus prendre leur douche en ma présence. » En France, seul le retraité Olivier Rouyer a franchi le pas, en 2008. Comment expliquer cette omerta ? Par ce nom : Justin Fashanu. Ce joueur britannique qui révéla son homosexualité, en 1990, fut rejeté de tous, y compris de son propre frère, également footballeur. Il erra de club en club, fut accusé à tort d’agression sexuelle, en 1998, et se pendit.

Sources : lemonde, Sexe Football Club « Les dessous du foot », de Bruno Godard et Jérôme Jessel (Fetjaine, 288 p., 16,90 euros)

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Ce sentiment intime de culpabilité, votre fidèle compagne…

Vous avez fait quelque chose qu’on vous a toujours interdit : la culpabilité vous ronge.

Contrairement à la honte, la culpabilité est un sentiment que l’on peut ressentir sans le jugement d’autrui.

Par exemple, lorsque des critères personnels auxquels on tient ont été transgressés. La culpabilité est très utile car elle nous montre nos propres limites et nous incite à ne pas recommencer.

L‘éducation est souvent à la source de la culpabilité car ce sont les valeurs inculquées pendant notre enfance qui nous forgent et nous indiquent ce qui est bien ou pas. Lorsque nous agissons d’une mauvaise manière selon ces valeurs, nous nous sentons coupables.

Toutefois, la culpabilité peut être injustifiée car en grandissant nous pouvons nous détacher des valeurs parentales et s’en créer des personnelles. Dans ce cas-là, la culpabilité est souvent de courte durée et permet de rompre ce lien familial, de couper le cordon, si besoin.

Comprendre pourquoi vous vous sentez coupable Le plus important pour maîtriser sa culpabilité est de savoir pourquoi nous la ressentons. Est-ce parce qu’une règle n’a pas été respectée ? A été transgressée ? Va-t-on recommencer ? Grâce à ces réponses, il est alors possible d’évaluer la gravité de l’acte.

Car c’est de cela qu’il s’agit : qui dit culpabilité, dit faute grave. En examinant les conséquences de cet acte, on peut dire que nous sommes coupables (avons-nous blessé ?) ou simplement responsables (sans conséquence négative) ? La différence est grande.

En effet, la responsabilité n’implique pas de conséquences graves comme la culpabilité. Ensuite il est important de se demander s’il était possible de procéder autrement.

En plus, vous pouvez aussi vous demander qui avait fixé cet interdit et pour quelle(s) raison(s) ? En effet, si vos parents vous avaient interdit de manger des bonbons le matin lorsque vous étiez enfant, il n’est pas forcément logique que vous vous sentiez encore coupable à l’âge adulte…

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

  1. J’ai besoin de me sentir nécessaire à quelqu’un pour me sentir aimé
  2. Il faut essayer de reconquérir le partenaire perdu en continuant de l’aimer
  3. Si je souffre et me sacrifie pour l’autre, je serai digne de son amour
  4. En amour, je dois donner toute la place à l’autre
  5. Pour ne plus me sentir déprimé, je compense en cherchant des amours passagères
  6. S’il n’y a pas de passion, ce n’est pas de l’amour
  7. Si je commets une erreur, je ne serai pas aimé de mon entourage
  8. Je prends le maximum de torts dans une discussion, ainsi j’évite les conflits
  9. L’amour viendra à moi parce que j’y mets de l’effort
  10. Une bonne façon d’être aimé, c’est de rendre service
  11. Je ferais n’importe quoi pour éviter que mon couple se brise
  12. L’amour peut tout arranger

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Pourquoi avoir écrit ce livre sous la forme d’un dialogue entre un père et son fils défunt ?

Le papa que je suis voulait remercier mais je ne savais pas comment remercier les gens qui ont été là au moment où j’ai été dans la douleur. J’avais une sorte de dette. Mais ce n’est pas la seule raison. À ce moment-là de ma vie, j’étais en panne, en particulier sans forces d’écriture, vide.

Un jour, je ne sais plus pourquoi, au lieu de dire, comme il m’arrive parfois, « arrête de dire des conneries, Rostain », je me suis entendu dire : « arrête de dire des conneries, papa », et c’est parti. « Arrête de dire des conneries, papa », c’est une voix affectueuse qui parle, affectueuse, généreuse. À partir de là, ça a été un réel plaisir d’écrire. Je n’étais pas dans l’autobiographie, dans le dolorisme, dans la plainte… Fiction ? Je ne sais pas, j’aimerais bien que ce soit un roman, que mon fils ne soit pas vraiment mort. Autofiction, évidemment, sauf qu’il n’y a pas de « je » dans le livre ; ce n’est justement pas « je Michel Rostain » qui parle, c’est « je ton fils ». C’est différent du coup, un récit aux frontières de toutes sortes de genres.

C’est un texte qui célèbre la vie alors qu’il parle de la mort soudaine d’un enfant.

Oui… il y a dans ce livre une célébration de la vie. On peut vivre avec « ça ». On peut vivre, regardez les millions et les millions d’êtres humains qui vivent des moments magnifiques, malgré les horreurs dans lesquelles ils ont été immergés ! Des horreurs bien pires que celles que j’ai vécues. C’est fascinant la vie !

C’est à ce moment-là que vous avez découvert que la vie peut être aussi fascinante ?

Mon métier d’artiste, ma vie antérieure, ma paternité, l’amour m’avaient déjà permis d’entrer dans ce qu’il y a d’extraordinaire avec la vie. Je ne dis pas que j’étais préparé à « ça » : c’est totalement irrecevable la mort de votre enfant. J’ai simplement eu la chance d’être malgré tout vivant à ce moment-là, et d’avoir des amis vivants, eux et nous présents à la douleur et à la vie et à l’amitié, plutôt que seulement anéantis.

Un ami m’a dit : « On peut vivre avec ça ». Merci à lui. Comment ? En se racontant des histoires. C’est magnifique de raconter des histoires. Nous passons notre temps à nous raconter des histoires et à en raconter aux autres. Le métier d’écrivain, c’est de raconter des histoires. Je vous raconte une histoire et j’espère que cette histoire, non seulement vous touche et vous plaît, et qu’elle vous aide à vivre. Finalement… Moi, Michel Rostain, dans une douleur pareille, je suis vivant, je peux vivre avec « ça ». Raconter des histoires, de vous raconter cette histoire m’a beaucoup nourri. Ce texte est bourré d’inexactitudes, et tout est vrai, profondément vrai. Mon fils, une fois mort ne m’a jamais parlé, rien à voir avec ce fils mort qui raconte le deuil de son papa. Je ne crois pas non plus une seconde que le volcan islandais ait explosé à cause de mon fils. Je suis un rationaliste, le volcan a pété parce qu’il a pété ! Mais qu’est-ce que c’est vivant, qu’est-ce que c’est joyeux de rêver que Lion-le fils a envoyé un signal au papa en deuil.

Je raconte des histoires, racontons des choses, et ne soyons pas prisonniers des histoires que nous nous racontons.

Il y a beaucoup d’ironie tendre à l’égard du père. Est-ce le papa qui parle et qui ne s’épargne pas ou est-ce le fils qui avait ce regard tendrement ironique sur le père ?Il faudrait le lui demander, mais mon fils Lion est mort, je n’en sais rien. J’ai inventé un rapport que j’aime avec mon fils. Je ne sais pas s’il a eu le même avec moi. Je pense que nous en aurions été capables, la preuve, ce livre, moi, mais je ne sais pas plus.

Ce papa a beaucoup d’humour, beaucoup de recul notamment la scène des obsèques de l’ami Simon six mois avant la mort du fils, comme une répétition.

On n’y va plus très souvent aux enterrements. Mais si on regarde cette cérémonie de loin, sans avoir les yeux brouillés de larmes, elle est souvent médiocre… Là, dans le livre, ce n’est pas le papa en deuil qui va aux obsèques de Simon. Il n’est pas encore en deuil de son fils, et c’est ce qui lui permet de se moquer… Je suis certain que notre expérience et notre compétence d’artistes nous ont permis, à Martine et à moi, d’aborder la cérémonie qu’il fallait faire pour notre fils quand il est mort.

Ce livre dit aussi : « il faut de temps en temps se préparer à la mort, à la nôtre ou à celle de ceux que nous aimons. Ça arrivera, c’est moins idiot de le savoir. »

La musique est au cœur de votre vie, au cœur de votre livre.

J’ai commencé à faire de la musique aux côtés de mon grand-père, aveugle. Il m’a poussé à devenir musicien, mais en autodidacte. Ce qui à la fois est une merveille (je ne me suis jamais senti prisonnier d’une chapelle, je n’ai jamais été prisonnier du classique, contre le jazz, ou le rock) et un handicap sérieux : j’ai toujours eu des lacunes techniques… À la vérité, c’est la musique savante qui m’a formé. Mais mon rêve, ce serait de mettre en scène Björk, Radiohead… Et aussi La Flûte enchantée de Mozart. La musique a nourri toute mon enfance jusqu’au bac. Mais après il y a eu la philo, la fac, l’enseignement, etc.

Quand j’ai eu une trentaine d’années, je me suis dit : « Tu vas passer à côté de ta vie si tu ne retournes pas à la musique. » Là, je m’y suis vraiment collé, sérieusement. Coup de chance, ça a marché ! J’ai eu la chance que mon premier spectacle, déjà une création lyrique, se fasse au théâtre des Amandiers à Nanterre. Ensuite, au Festival d’Avignon. C’était au début des années 1980. J’ai eu la chance que ce soient des succès. Je n’ai fait depuis que des mises en scène de musique. Je suis musicien, c’est en musicien que j’aborde la mise en scène, je mets en scène la musique. C’est vital pour moi !

Après la mort de votre fils, y a-t-il eu des moments où la musique était trop assourdissante, insupportable ? Ou bien, au contraire, a-t-elle continué à vous accompagner sur votre chemin de deuil et à vous aider ? Elle était présente au moment de la rédaction du livre ?

J’ai toujours eu des livres en cours. Je me disais : « Quand tu seras à la retraite, tu auras le temps de les écrire. » C’était certainement une façon de reconnaître que, pour moi, faire de la musique sur scène était plus important encore. Mais écrire, j’y tenais. Ce livre-là est venu interrompre la rédaction d’un autre. Je ne pouvais plus avancer dans l’autre projet d’écriture à partir de la mort de mon fils. Ce livre est venu en moi comme une évidence.

La musique ? Après la mort de mon fils, quand j’étais trop déprimé, je jouais du Bach. Et puis, j’ai continué à faire des mises en scène musicales. Des opéras d’hier et d’aujourd’hui : Mozart, Donizetti, Yoshida, Cavanna, Hersant. Ça m’a beaucoup aidé. Notre fils est réellement mort à la fin des répétitions d’un spectacle musical que Martine et moi nous étions en train de créer. Musique de Richard Dubelski d’après des textes de Nancy Huston. Évidemment, Martine et moi, nous nous sommes demandé si nous allions annuler cette création. Nous nous sommes dit que non, il ne fallait pas, Lion faisait partie de l’histoire de notre spectacle

En plus, c’est un des rares spectacles que j’ai faits avec la maman de mon fils, avec cette femme tant aimée. Pendant les trois premiers mois de notre deuil, nous avons donc tourné avec ce spectacle, la musique ne nous quittait pas, ni l’inspiration de ce spectacle. Ça nous a sans doute aidés à survivre à ce moment-là. Le succès du spectacle nous a aussi aidés.

Après j’ai continué à mettre en scène des opéras, de la musique. Je ne cesse pas, j’en entends tout le temps dans ma tête. Mais l’écriture occupe maintenant une place très nouvelle et très forte dans ma vie.

Source :  oheditions.com

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Quand la sexualité devient aliénante…

Il y a les Dom Juan, accumulant les conquêtes, les « femmes à hommes », séductrices de leur état, et puis il y a les autres, les vrais : les sex addict, les  « accros du sexe », ceux pour qui l’activité sexuelle est synonyme de dépendance et conditionne le mode de vie.

Serions-nous tous, à des degrés divers, dépendants de quelque chose ou de quelqu’un ?

La dépendance traduit la difficulté de chacun à être autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions… Pour les sex addicts, c’est la sexualité qui devient aliénante, le besoin sexuel est irrépressible, irrésistible, tel une force intérieure impossible à maîtriser.

Quand la sexualité devient souffrance

Chaque personne souffrant d’addiction sexuelle est unique. Mais toutes ont un trait commun : la souffrance. Les sex addict sont soumis à la peur du manque, comme le sont les toxicomanes, peu à peu prisonniers d’un comportement qui rétrécit leur vie et les isole de leur entourage.

Ces dépendants du sexe passent par différentes étapes, au cours desquelles ils négligent de plus en plus leur famille, leurs amis, leur travail. Les contacts sexuels répétés, dénués de tout investissement affectif, les éloignent de tous ceux qui n’entrent pas dans le cycle de l’addiction. Puis, la culpabilité associée à ce comportement les incite à dissimuler à leur entourage ces pulsions, et la vie secrète prend alors le pas sur la vie publique. Lorsque cette dépendance sexuelle s’intensifie, la vie ne se résume plus qu’à l’assouvissement de ce besoin.

Tout comme les toxicomanes ou les alcooliques, les sex addict nient leur comportement, rejetant sur les autres les difficultés qui en résultent.

Une spirale addictive

La dépendance sexuelle s’établit en suivant un cycle de quatre phases qui s’intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable spirale addictive.

  1. La première phase est la phase obsessionnelle : le sujet addict tombe dans un état d’absorption interne dans lequel son champ mental est totalement occupé par les préoccupations sexuelles.
  2. La deuxième phase est celle de ritualisation : le sujet addict exécute certaines actions spécifiques qui précèdent le comportement sexuel. Le rituel intensifie les obsessions, augmentant la stimulation et l’excitation.
  3. La troisième phase est celle durant laquelle le sujet exécute l’acte sexuel précis, dicté par les obsessions et la ritualisation. Le sujet dépendant est alors incapable de contrôler ou d’interrompre son comportement.
  4. Vient ensuite la phase de désespoir : le sujet addict se sent totalement impuissant face à son comportement.

Ne parvenant pas à établir une relation saine et gratifiante avec un ou une partenaire, ces accros, sexuellement dépendants, se promettent de cesser leur conduite compulsive mais deviennent de plus en plus impuissants face au pouvoir de l’addiction, dirigeant peu à peu leur vie dans le seul but de la satisfaire.

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La boulimie, c’est quoi?

On distingue  deux types de boulimie :

  • la boulimie avec vomissements où le poids est normal ou légèrement inférieur à la normale et qui correspond aux deux tiers des cas
  • la boulimie sans vomissements où le poids est normal ou légèrement supérieur à la normale. La boulimie masculine est beaucoup plus rare (environ un homme pour dix femmes).

Pour faire le diagnostic de boulimie on recherche essentiellement trois critères :

  • Il y a d’abord la crise de boulimie elle-même qui associe l’épisode hyperphagique (ingestion d’une grande quantité d’aliments dans un temps assez court) et le sentiment d’une perte du contrôle alimentaire à ce moment-là (de ne pas contrôler la quantité, de ne pas pouvoir s’arrêter). Cette crise se fait en cachette.
  • Un comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids (vomissements, jeûne, prise de médicaments, exercice physique excessif).
  • Car comme dans l’anorexie il y a une perturbation de l’image corporelle (dysmorphophobie) qui se traduit ici surtout par cette obsession et cette peur panique de prendre du poids.

L’âge de survenue le plus fréquent se situe entre 18-20 ans, le plus souvent il s’agit de jeunes filles.

En général les boulimiques font au moins deux crises par semaines et peuvent faire jusqu’à plusieurs crises chaque jour. Il existe plus rarement des épisodes où les crises s’enchaînent parfois jours et nuits : on parle alors d’état de mal boulimique.

La boulimie, pourquoi?

On ne peut comprendre la boulimie sans la relier à l’anorexie. D’abord parce qu’une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques. Ensuite parce que très souvent on retrouve dans les antécédents d’un patient boulimique, un court épisode anorexique passé inaperçu. Comme nous l’avons développé dans le chapitre sur l’anorexie il s’agit d’un déplacement de l’investissement affectif vers des préoccupations alimentaires. « L’objet » alimentaire, surinvesti, occupe alors tout le champ de la conscience. Mais, à la différence de l’anorexique, qui se sent toujours trop  « grosse de ses envies » et  cherche à maigrir sans fin, il y a, dans la boulimie, perte de cette maîtrise. Le passage à l’acte se termine alors par une sensation de malaise, bien sûr physique (la sensation d’avoir trop mangé), mais aussi psychique avec des idées de culpabilité et d’autodépréciation.

Quel traitement, quelle prise en charge?

Le traitement reprend les mêmes principes que celui de l’anorexie avec une prise en charge pluridisciplinaire. Cependant, s’adressant à un public de jeunes adultes et très souvent d’adultes, l’aspect familial y est beaucoup moins développé ainsi que l’aspect organique. La prise en charge la plus classique associe une thérapie bifocale, c’est à dire d’un coté des consultations régulières avec le psychiatre référent et d’un autre un suivi hebdomadaire avec un thérapeute en psychothérapie. L’aspect corporel est privilégié avec des séances de relaxation et parfois de massages. Il existe également des groupes de parole.

Quelle évolution?

La boulimie est une maladie avec une forte propension à la chronicisation cependant son intensité est très variable dans le temps. Il existe des périodes asymptomatiques qui peuvent durer plusieurs mois avant d’observer une nouvelle rechute.

Au niveau organique la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin. On note également la survenue de problèmes dentaires, oesophagiens et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides.

L’hyperphagie boulimique c’est quoi ?

Quand il y a des crises de boulimie (cf. ci-dessus) sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids, sans préoccupations excessives sur son poids ni problème important d’estime de soi, on parle d’hyperphagie boulimique (ou d’hyperphagie incontrôlée), elle s’accompagne souvent d’une obésité.

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Le 25 novembre 2010, l’Anses a publié un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

Elle a soumis ce travail à consultation auprès de toutes les parties prenantes. A la lumière des éléments reçus, l’Agence rend aujourd’hui son avis et réaffirme que la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un thérapeute.


Suite à une phase de consultation, l’Anses publie son avis sur les régimes amaigrissants

Cet automne, l’Anses a publié un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement. Considérant l’importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l’Agence a souhaité porter ce rapport à la connaissance des membres de la communauté scientifique et médicale, des représentants associatifs et des responsables des organisations professionnelles afin de pouvoir prendre en compte d’éventuelles contributions scientifiques complémentaires dans l’élaboration de son avis.

Une dizaine de contributions ont ainsi été reçues. Elles proviennent en particulier de sociétés savantes et groupes de réflexions (fédération nationale des associations médicales de nutrition, groupe éthique et santé, groupes de réflexion sur l’obésité et le surpoids), d’associations de consommateurs (Famille de France), de promoteurs de régimes et de syndicats professionnels.

A la lumière de ces apports, l’Anses rend aujourd’hui son avis qui établit des recommandations et des conclusions définitives.

En complément, l’Agence publie également les contributions reçues ainsi que les éléments d’éclairage qu’elle apporte aux remarques des parties prenantes.

Régimes amaigrissants : des pratiques à risque

L’avis de l’Agence réaffirme les conclusions de son rapport : la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles (adolescentes, femmes, enceintes, personnes âgées, …). Le risque d’apparition de conséquences néfastes plus ou moins graves sur la santé ne doit pas être négligé.

Cette expertise collective a en effet permis de mettre en évidence, sur la base de la littérature scientifique, des risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques liés à la pratique des régimes amaigrissants, menés sans recommandation ni suivi d’un spécialiste, très largement diffusés auprès du public dans le commerce et sur Internet.

L’analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières modifications sont souvent à l’origine du cercle vicieux d’une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est ainsi, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l’absence d’activité physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids.

La conclusion centrale de ce rapport est que la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif et que cette démarche doit faire l’objet d’une prise en charge par des spécialistes – médecins nutritionnistes, diététiciens, thérapeutes en psychothérapie – qui seront les plus à même de proposer le régime alimentaire correspondant le mieux aux caractéristiques de la personne. L’Anses rappelle en outre que rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l’évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière.

Le contexte du rapport

Le surpoids et l’obésité, qui touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France, constituent un véritable problème de santé publique qui nécessite la prise en charge par un professionnel de santé et peut justifier la mise en œuvre d’un régime alimentaire sous contrôle médical. Mais, dans de nombreux cas, des pratiques alimentaires d’amaigrissement sont adoptées en l’absence de surpoids ou de toute indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.

L’Anses a ainsi été saisie par le ministère chargé de la santé pour évaluer les risques qu’engendrent ces pratiques. L’évaluation conduite s’inscrit dans le cadre global de la problématique de « l’image du corps », prévue par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2 : 2006-2010). Ce rapport est le fruit d’un processus d’expertise collective réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts en nutrition. Ce travail, validé par le comité d’expert spécialisé « nutrition humaine » de l’Anses, s’appuie sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale et des auditions.

Source : anses.fr

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L’anorexie ?

Le diagnostic est retenu en cas de :

  1. – refus de maintenir un poids au-dessus d’un niveau minimum normal,
  2. – une peur intense de prendre du poids alors que celui-ci est inférieur à la normale,
  3. – la perturbation de l’estimation de son poids, de sa taille,
  4. – d’aménorrhée (absence d’au moins trois cycles menstruels consécutifs).

On distingue l’anorexie restrictive et l’anorexie avec vomissements.

La boulimie ?

C’est l’absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en un laps de temps similaire et dans les mêmes circonstances.

Par peur de grossir, le sujet peut avoir des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, sports excessifs…).

Les autres troubles du comportement alimentaire ?

C’est le plus souvent l’hyperphagie, une prise alimentaire démesurée, dans un temps court, mais sans vomissements : grignoter de manière incontrôlée ou se lever la nuit pour dévaliser le frigo…

Et il existe aussi l’orthorexie…


Une bonne journée de travail n’est pas une journée au cours de laquelle vous dévorez une tâche après l’autre. Vous êtes beaucoup plus productif quand vous planifiez bien le temps disponible et quand vous savez quand votre niveau d’énergie faiblit.

Faites d’abord le principal. C’est quand vous arrivez à votre travail le matin que vous avez probablement le plus d’énergie et risquez le moins d’être distrait. Décidez le soir de la tâche qui mérite le plus de bénéficier de toute votre attention. Exécutez cette tâche pendant 90 minutes maximum.

Travaillez comme un sprinter. Celui qui travaille constamment toute la journée voit son niveau d’énergie baisser à mesure que le temps passe. En vous ménageant régulièrement une pause, vous régénérerez vos réserves d’énergie.

Surveillez votre humeur. Quand le travail devient trop pesant, on commence à avoir des émotions négatives. On devient plus impulsif et on réfléchit moins. Peut-être vous sentez-vous fatigué, surchargé, menacé ou avez-vous tout simplement faim. Posez-vous la question : « pourquoi est-ce que je me sens ainsi et que puis-je faire pour me sentir mieux ? »

Ménagez du temps pour des affaires non urgentes. En vous concentrant toute la journée sur des affaires urgentes, vous perdez de vue d’autres choses importantes : entretenir des relations, élaborer une stratégie, penser de façon créative…

Dormez suffisamment. Fixez l’heure du coucher et commencez à adapter votre activité au moins 45 minutes avant d’aller au lit. 98 % de l’humanité a besoin de 7 à 8 heures de sommeil. Même un petit manque de sommeil peut donner lieu à une perte de créativité, de punch et de qualité.

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À quoi sert-elle ?

La peur nous avertit de la présence possible d’un danger. L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.

Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.

– La paralysie

Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cabriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement.

– L’évitement

Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs.

Jusqu’à quel point et sur lesquelles de nos peurs nous choisirons d’investir sont des décisions que nous devons prendre en fonction de ce qui nous importe.

Certains mettront beaucoup d’énergie à vaincre leur peur des hauteurs parce que la montagne les attire, mais choisiront de ne jamais relever le défi de donner une allocution ou de se produire devant les médias, parce que le défi leur semble trop grand ou parce que ces activités ne présentent aucun intérêt à leurs yeux. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.

– La négation du danger

À l’opposé de l’évitement on trouve les comportements “contre-phobiques” où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel.

Une telle attitude amène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers.

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La peur est une émotion d’anticipation.

Elle informe l’organisme d’un danger potentiel.

Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours…).

La peur est subjective

L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective.

Dans le premier exemple, on est enclin à considérer la peur comme “objective”, mais elle ne l’est pas plus que dans les deux autres. Dans cette même situation, en effet, un pilote de voiture de course verrait probablement uniquement un défi alors que moi je crains la catastrophe.

Cette différence d’interprétation du danger repose sur l’inégalité de notre expérience et de nos habiletés en tant que conducteurs.

Réaliste ou irréaliste

La peur est déclenchée par la perception d’un danger.

Cette perception n’est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L’imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. L’opération mentale qu’est la perception est constituée de quatre éléments: (1) des faits, (2) des émotions, (3) une production de l’imaginaire et (4) un jugement.

Dans le cas de la peur, c’est l’anticipation, donc le fait d’imaginer ce qui pourrait se produire (étant donné les faits observés), qui déclenche l’émotion.

La peur de se noyer dans une déferlante de deux mètres (second exemple) apparaît irréaliste pour certains. Mais celui qui n’est pas familier avec les vagues ou qui est craintif dans l’eau pense que cela est plausible. Il s’imagine, être emporté par le reflux ou encore paniquer si la force de la vague le maintient quelques secondes sous l’eau.

Mais l’événement prédit ne se produit pas fatalement. Et en intervenant sur la situation on peut changer le cours des choses. Ceci est vrai dans le cas d’un accident potentiel: ma perception du danger me pousse à agir pour éviter que l’accident ne se produise. J’analyse rapidement le mouvement de la voiture sans contrôle et je conduis mon véhicule de manière à l’éviter.

Cela est vrai aussi dans les rapports entre personnes. Je peux craindre, comme dans le troisième exemple, que mon ami ne supporte pas l’expression de mes mécontentements et de ma colère. J’appuie cette prédiction sur des faits qui se produisent régulièrement: il m’en veut et s’éloigne pendant un certain temps chaque fois que je me montre mécontente. Mais je puis changer le cours des choses.

Si je considère mon expression comme légitime et non abusive, je peux l’inviter chaque fois à s’interroger sur les raisons qui l’amènent à répudier cette émotion en particulier.

Il est possible qu’avec le temps et sa collaboration, je puisse exprimer ce genre d’émotion sans menace de séparation.

Manifestations physiques de la peur

La peur s’accompagne d’une série de réactions physiques de mobilisation. Lorsque l’organisme perçoit un danger, les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline. L’organisme se mobilise alors pour la fuite ou la défense: accélération des battements du coeur, augmentation de l’acuité mentale, décomposition des graisses pour fournir plus d’énergie, etc…

C’est seulement quand le péril est écarté qu’on ressent toute l’intensité des effets physiologiques de la peur. C’est aussi à ce moment où l’attention se relâche qu’on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l’ampleur du danger auquel on a fait face.

À quoi sert-elle ? Lisez la suite demain…

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