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22 mars 2012
20 mars 2012
Stressé?
Anxieux?
Difficulté à vous détendre?
Les techniques de relaxation pourraient grandement vous aider.
Ces techniques aident à interrompre le flot de pensées qui entretient le stress et permettent à l’organisme de déclencher la réponse physiologique de relaxation. Plus vous les pratiquerez, plus elles donneront facilement des résultats et plus vous pourrez les adapter selon vos goûts.
Voici cinq techniques simples:
La respiration rythmique: si votre respiration est courte et rapide, ralentissez-la en prenant de longues et lentes respirations. Inspirez lentement et expirez lentement. Comptez lentement jusqu’à cinq en inspirant et comptez lentement jusqu’à cinq en expirant. Remarquez en expirant que votre corps relaxe naturellement.
La méditation: la méditation consiste à se concentrer sur des l’éléments de l’environnement externe (ex. auditifs, visuels) ou interne (ex. état émotif). Se concentrer ainsi permet de cesser d’entretenir des pensées et relaxer. Une méthode de détente qui s’en inspire peut être d’écouter de la musique de la même façon: si vous n’écoutez plus mais pensez à autre chose, revenez simplement à la musique.
La relaxation progressive: elle consiste à contracter et relâcher les muscles, en commençant par les orteils jusqu’à la figure. Contractez les muscles entre 10 et 20 secondes. Vous apprenez à reconnaître comment vous sentez vos muscles lorsqu’ils sont contractés et lorsqu’ils sont dans un état de relaxation.
La relaxation autogène: cette méthode consiste à imaginer que vos muscles sont très lourds (très relaxés). Lorsque les muscles qui entourent les vaisseaux sanguins sont relaxés, ces muscles deviennent plus chaud à cause du flot sanguin qui circule plus librement. La même séquence de muscles que la relaxation progressive peut être suivie.
La relaxation par imagerie mentale: visualisez mentalement des scènes calmes et paisibles.
Sur le plan physique, une séance de relaxation permet, entre autres, de ralentir le rythme de la respiration, ralentir le rythme cardiaque, diminuer la pression artérielle, diminuer les tensions musculaires et diminuer le taux sanguin de cortisol (l’hormone du stress).
Références: psychomedia, schultz, psychcentral
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17 mars 2012
Dans un premier temps, lorsqu’on parle des addictions, il faut distinguer trois choses :
« Quelles que soient les drogues, lorsqu’il y a dépendance c’est qu’il y a eu une modification de la sécrétion des hormones dans le cerveau, explique le Dr William Lowenstein, médecin addictologue. Car il ne faut pas oublier que les drogues les plus efficaces sont celles sécrétées par notre cerveau ! »
Les drogues entraînent donc une modification du fonctionnement normal du cerveau, qui se retrouve alors dépendant.
Les deux drogues licites, le tabac et l’alcool, font des millions de morts par an dans le monde !
Chaque année, le tabac tue près de 7,55 millions de personnes dans le monde, et l’alcool 5 millions. En France, le tabac entraîne la mort de 100 000 personnes par an, contre 260 environ pour l’héroïne. La priorité est donc l’addiction au tabac et à l’alcool qui concerne beaucoup plus de personnes.
Comment devient-on « addict » ? On ne devient pas dépendant par hasard.
Plusieurs facteurs entrent en jeu : les gènes mais aussi l’environnement ou l’éducation.
« En terme de vulnérabilité génétique, c’est le système dopaminergique du cerveau qui entre en jeu. Il peut être plus sensible et réceptif aux drogues et donc entraîner plus rapidement une dépendance. Mais attention, il ne faut pas confondre vulnérabilité et fatalité ! Car une prédisposition génétique ne signifie pas qu’on sera forcément « addict ». L’environnement, la culture ou encore l’histoire personnelle, font qu’on sera ou non en contact un jour avec une substance potentiellement addictogène », explique le Dr Lowenstein.
Si ce premier contact avec la drogue entraîne un effet positif, un soulagement ou même simplement une amélioration du sommeil, il y a un risque de répétition de la prise de la substance et donc d’addiction du cerveau.
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16 mars 2012
Il existe différents troubles alimentaires comme l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie, dont les causes psychologiques sont semblables.
Qui en sont les victimes ?
Les principales victimes des troubles alimentaires sont les jeunes femmes. Mais la boulimie peut aussi devenir chronique et certaines de mes clientes ont plus de la quanrantaine…
Ces troubles peuvent apparaître dès l’adolescence, chez des jeunes filles sensibles et dépressives qui subissent le « culte de la minceur ». Les anorexiques, boulimiques et hyperphagiques doivent souvent faire face à un manque de confiance et d’estime de soi.
On considère que tous les ans, 500 jeunes femmes sur 100 000, de 15 à 29 ans, sont soignées pour anorexie dans les pays industrialisés. En France, 5% des filles et jeunes femmes de 15 à 25 ans souffriraient de troubles alimentaires. Peut-être vous ?
Alors comment lutter, en retrouvant la liberté et le plaisir de se nourrir comme l’on veut ?
L’information fiable et précise est primordiale, ces troubles étant encore très peu médiatisés. Il s’agit en effet de maladies à part entière.
Une psychothérapie permet de les soigner avec succès et de retrouver un rapport sain avec l’alimentation.
Références: Anaïs Lhôte, PasseportSanté.net, mon expérience professionnelle
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13 mars 2012
C’est un traitement de longue haleine, parfois pénible.
Mais s’il est bien mené, il permet de vous reconstruire, de guérir, je l’espère, définitivement.
Références: mon expérience professionnelle
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6 mars 2012
La folle journée de l’infirmière…
Comment rester 7 minutes chez une personne âgée dont vous êtes la seule visite de la journée, en gardant votre manteau sur le dos, pas le temps de se déshabiller, et malgré tout discuter un brin, dispenser réconfort et bonne humeur ?
Comment « Faire du qualitatif dans un temps court », insoluble et quotidien dilemme de Nathalie Thiriet, infirmière libérale à Sceaux.
Une matinée de tournée avec cette quasi-quinquagénaire, toute sympathique quelle soit, c’est bigrement long ! Départ 7h30, retour 14h00. Pourtant, elle ne lambine pas… Dans l’intervalle, elle aura vu dix-sept patients. « Et encore, je suis une infirmière cool, s’amuse-t-elle, devant notre perplexité lorsqu’au petit matin elle nous annonce le programme. Une collègue de Montrouge commence à 5h30 et voit cinquante patients. Moi je ne peux pas, je n’aurais plus de plaisir à travailler, ce serait trop frustrant ».
Voir 17 patients d’affilée impose d’être dans une répétition assez usante, réalise-t-on à la suivre. Répétition de gestes mécaniques. S’habiller, descendre des escaliers, monter dans la voiture, mettre sa ceinture, rouler, défaire sa ceinture, ouvrir des portes, monter des escaliers, sonner, « Bonjour madame untel ! », se déshabiller etc. Répétition de gestes médicaux, aussi, puisque ses patients, quasiment tous âgés, souffrent souvent des mêmes pathologies.
Contrôles et injections d’insuline, sondages urinaires, pansements d’ulcères, changements de poches de colostomie, mise de bas de contention…
Pourtant, chaque visite diffère, vaut plongée dans un univers domestique singulier – sublimes maisons ou appartements décatis. Entrée en relation avec des personnes elles-aussi singulières, et elles aussi plus ou moins sublimes… L’infirmière avoue « des accointances avec certaines plus que d’autres ». Récemment, elle a été très affectée par le décès d’un homme de 52 ans atteint de sclérose en plaques. « Je le sondais trois ou quatre fois par jour. Un type brillant, généreux… ». Cela ne la dissuadera pas de prendre en charge ces pathologies lourdes. Loin de là. « Les gens sont alors dans une grande authenticité, on va au cœur des choses, chaque instant est essentiel. »
Démarrage de la tournée.
On commence par une maison dont elle a les clés, pour ne pas obliger sa propriétaire, qu’elle voit matin et soir depuis huit ans pour des injections d’insuline, à se déplacer. Cette dernière l’accueille encore en robe de chambre, cheveux blancs en bataille, l’air déboussolé. « Alors, ce déménagement ? », s’enquiert l’infirmière. Elle sait que la vieille dame partira bientôt vivre chez sa fille. « Je ne dors plus. Ça fait 35 ans que je vis ici, ça me fait de la peine de quitter ». Mme Thiriet prend quelques minutes pour la rassurer. Patiente suivante, autre injection d’insuline, une presque centenaire dont le mari ouvre la porte de l’appartement. Recroquevillée en position fœtale sur le minuscule canapé de son salon, elle peine à lever la tête pour saluer la soignante. Qui nous explique en partant : « Elle termine toutes ses nuits sur le canapé. Chacun trouve ses stratégies de bien-être ».
Résidence Les Imbergères, un foyer-logements pour personnes âgées. « Là je me frotte les mains ! » Plusieurs patients s’enchaînent, sans qu’il soit besoin de reprendre la voiture.
« Madame B… bonjour ! Comment ça va ce matin ? Les étourdissements d’hier ? Asseyez-vous, je vais vous tourner autour ! » Nathalie Thiriet virevolte, en terrain connu, elle ouvre la porte de l’armoire pour se saisir d’un verre. Sort les médicaments qu’elle a amenés avec elle – c’est le cas pour de nombreux patients, qui risque de s’emmêler dans leurs prises. Sur les murs du studio, des arbres généalogiques sophistiqués et des patchworks de photos faits par les sept enfants de la vieille dame en peignoir rose. « On se voit demain, je vous donnerai une petite douche ? » Ah !, elle allait oublier : « Je vois vos copains tout à l’heure, vous voulez que je leur dise quelque chose ? ». « Vous les embrassez… ». « Je le ferai ! ».
Quelques marches et couloirs plus loin, c’est au tour d’un monsieur avec un tuyau transparent dans le nez, relié à une énorme machine à oxygène. Par trop silencieuse, l’infirmière vérifie qu’elle fonctionne bien. L’octogénaire a mal dormi, trop toussé, mais il trouve l’énergie de la faire rire. « Je suis au niveau 2 de l’appareil. Quand je passe à 4, j’appelle les pompes funèbres ! » Sa voisine, 90 ans, prostrée dans son lit à hauteur variable, paraît bien faible. Elle a subi une colostomie. Tout en changeant sa poche, opération hautement délicate et perturbante pour le patient, l’infirmière lui parle d’une pièce de théâtre vue la veille au soir. Elle sait à qui elle a affaire. « Je trouve Télérama un peu moraliste dans ses critiques », enchaîne la patiente, qui reprend doucement vie.
Dans son appartement qui semble attendre rénovation depuis les années 1960, un vieux monsieur nous accueille en marcel et bas de pyjama. Un peu désorienté, il rentre tout juste de l’hôpital. Du doigt, il désigne une lettre qui attend sur la petite table de la cuisine, couverte d’une nappe plastique avec des citrons pour motifs. « C’est ma fille, je ne sais pas ce qu’elle a mis. Mais elle veut traîner le vieux en vacances en Bretagne ! ». La fille se demande si elle doit prévoir une infirmière. « Dîtes-lui surtout d’anticiper. Je vais lui écrire, il faut aussi renouveler le stock de bandelettes réactives», conseille Nathalie Thiriet. La lettre se conclut d’un « Merci de votre gentillesse, notre père est votre plus grand fan!».
Un contrôle glycémique. « 1,05 c’est parfait, félicitations ! ». Une suggestion à propos du frigo antédiluvien, dont elle vient de remarquer qu’il était plein d’eau. Et le patient ragaillardi se met à lui faire un numéro de charme, évoquant tantôt la « beauté qu’il y a en elle », tantôt sa « fermeté », son mérite à « supporter des gens emmerdants ». Elle le quitte rassurée. « Je fais attention à ce que je porte et je me maquille un peu, nous glisse-t-elle. Les vieux messieurs ouvrent les yeux, cela leur fait du bien ».
Des patients, encore et encore. Jusqu’à ce couple, qui nous marque. « Des crèmes », dit d’eux l’infirmière. Le mari, 86 ans, a subi trente anesthésies, il a eu un cancer du colon et des problèmes de rein, le voilà bardé de sondes et de poches, installé sur un lit hospitalier à télécommande dans une chambre envahie de boîtes de fournitures médicales. Nathalie Thiriet s’adresse d’abord à sa femme, 83 ans: « J’ai un message de madame B… qui vous embrasse. Donc je vous embrasse ! ». « Vous le lui rendrez! Elle m’appelle souvent pour savoir où on en est ». Puis l’infirmière s’active autour du malade, secondée par l’épouse, qui trotte d’une pièce à l’autre, cuvette ou bas de contention en main. « C’est moi qui ai réparé, là, le petit fil bleu… Je ne sais pas si j’ai fait comme il faut? ». « Mais si, et je vous donne le diplôme d’infirmière ! »
Les trois enfants, neuf petits enfants, six arrière-petits-enfants, sont très présents, prenant sans cesse le relais les uns des autres. « Je me cramponne, nous confie la vieille dame. Tant que je tiens le coup, on restera là, on est tellement bien, quand il fait beau on profite du balcon. Avec les poches attachées aux jambes, mon mari peut venir s’y installer… ». On perçoit, tout proche, l’épuisement. « Le jour, la nuit, ça éclate, ces poches. Faut être là, nettoyer, tenir le coup. Il y a des femmes qui prennent le large. Nous, on fêtera nos 60 années de mariage en juillet». Depuis sa chambre, le mari a entendu. « Heureusement que j’ai une femme comme elle, elle en fait beaucoup, beaucoup », murmure-t-il, ému. Ces deux-là, l’infirmière les chérit. « La femme fait tout, elle est toujours gentille, douce. Il y a vraiment des gens exceptionnels. Lui aussi, qui subit tout cela. On sent l’amour entre eux ».
On sort bouleversée de cet appartement.
Avec cette question en tête : comment fait-elle pour ne pas déprimer, confrontée ainsi, toute la journée, à la maladie qui ravage, à la déchéance physique de la grande vieillesse ? Il y a, répond-elle, ce sentiment si puissant d’être utile. « De tels retours ! Une gratitude qui m’émeut. Et qui transcende tout ». Et l’art, dont elle se nourrit, pour oublier la maladie et la mort qu’elle a « touchées de près », adolescente, passant six mois à l’hôpital. « Il faut goûter à la vie, se faire plaisir, chaque instant compte ! »
Surtout qu’à 10h30, elle doit faire un crochet d’une demi-heure à son cabinet, près du RER Robinson, pour recevoir quelques patients valides. Avant de reprendre la tournée jusqu’à 14h00. Déjeuner rapide puis formalités administratives sur l’ordinateur – il faut rentrer les ordonnances des patients, télétransmettre la facturation des actes… De 16h30 à 20 heures, rebelote, la voilà repartie auprès des patients. « Nous sommes deux au cabinet, nous alternons une semaine sur deux, week-end compris. Certaines travaillent seules, c’est de la folie pure».
Une injection est payée 3,15 euros brut, le déplacement est indemnisé 2,30 euros. «Soit, pour aller chez quelqu’un faire une piqure, 5,45 euros dont on retire 45% en net. C’est délirant ! On s’engage quotidiennement auprès des gens, c’est très contraignant, certains ont des sondages urinaires trois fois par jour. On a une responsabilité lourde, on injecte des produits, on doit exercer une grande vigilance, mais rien de tout cela n’est reconnu ». Nathalie Thiriet nous raconte qu’une fois, en faisant les vérifications d’usage avant une injection, elle s’est aperçue que le pharmacien avait délivré par erreur une dose dix fois supérieure à la prescription. « Si j’avais injecté, la personne, je l’aurais tuée ».
Références: http://sceaux.blog.lemonde.fr/2012/03/05/la-folle-journee-de-linfirmiere/, Pascale Kremer, photo:© Elodie Ratsimbazafy
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3 mars 2012

ites le mot « ostéopathe » dans une conversation et vous aurez, à n’en pas douter, une histoire de guérison inespérée.
Un mal de dos qui enfin disparaît, des maux de tête chroniques qui s’évaporent, des régurgitations qui n’empoisonnent plus le quotidien d’un nourrisson, etc. Forcément impressionné, vous prendrez l’adresse de ce « rebouteux » des temps modernes sans savoir s’il s’agit d’un médecin-ostéopathe, d’un kinésithérapeute-ostéopathe ou d’un « ni-ni » c’est-à-dire ni médecin ni kiné, mais ostéopathe « exclusif », ces derniers étant les plus nombreux.
Bien qu’elle ne soit pas remboursée par la Sécurité sociale, l’ostéopathie, thérapeutique manuelle classée dans les médecines alternatives, connaît depuis une vingtaine d’années un engouement croissant. De plus en plus de complémentaires santé proposent une prise en charge partielle des séances d’ostéopathie qui consistent à corriger des dysfonctionnements localisés en « rééquilibrant » le corps.
Pour tenter de faire le ménage dans le grand bazar de cette profession, la loi du 4 mars 2002 relative aux droits de malades a reconnu officiellement le « titre » d’ostéopathe. « Cela a été un pas énorme, nous sommes désormais présents dans le paysage de la santé », se félicite Jacques Weischenck, directeur du Collège ostéopathique Sutherland. Après moult tergiversations, les décrets d’application, réglementant les modalités d’agréments des établissements, les conditions d’exercice et les actes autorisés, sont finalement parus en mars 2007. D’ici à cet été, les préfectures devront arrêter la liste des professionnels pouvant user du titre d’ostéopathe. D’ores et déjà, le nombre d’écoles habilitées à enseigner cette discipline a fondu comme neige au soleil : elles ne sont plus qu’une petite vingtaine contre plus de 80 avant les décrets. « Ces agréments vont assainir la profession et donner une garantie au public », résume M. Weischenck. Bref, limiter le charlatanisme.
Surtout, les décrets limitent les gestes des ostéopathes. Désormais les techniques internes (manipulations gynéco-obstétricales et touchers pelviens) leur sont interdites. De plus, les manipulations chez le nourrisson de moins de 6 mois et celles du rachis cervical ne peuvent être pratiquées que si le patient dispose d’un « certificat de non-contre-indication médicale » établi par son médecin traitant. Ces nouvelles dispositions ne satisfont personne : ni le monde médical qui aurait voulu que tout recours à l’ostéopathie passe d’abord par une prescription médicale ni les ostéopathes non médecins qui voient dans ce « saucissonnage » une remise en cause du concept de « globalité » du patient, cher à l’ostéopathie.
Comme à chaque fois qu’il s’agit de réglementer une thérapeutique alternative, l’Académie nationale de médecine et l’Ordre des médecins ont bataillé pour limiter le champ d’action de l’ostéopathie. « Cette méthode manuelle s’appuie sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique », fait valoir l’Académie. Les opposants les plus farouches parlent « d’imposition des mains » et de « doctrine ésotérique ».
« Il existe un certain accord pour reconnaître l’intérêt de l’ostéopathie dans les lombalgies chroniques, pour le reste nous n’avons pas de preuves », explique Charles-Joël Menkès, professeur émérite de rhumatologie.
MÉDECINE COMPLÉMENTAIRE
Cette faiblesse des preuves n’empêche pas les Français de consulter et, pour beaucoup, d’y trouver leur compte.
Son succès serait dû au temps pris pour l’écoute du patient et à la dimension « douce et naturelle » des soins prodigués.« Les gens viennent nous voir parce qu’ils en ont marre de prendre des anti-inflammatoires qui leur bousillent le ventre », cite, en exemple, Dominique Blanc, président de l’Union fédérale des ostéopathes de France (UFOF). « Avant, les ostéopathes étaient consultés uniquement pour des problèmes articulaires, désormais les rendez-vous concernent aussi la migraine, les troubles digestifs… », assure M. Weischenck. « Nous récupérons souvent des échecs thérapeutiques, constate le docteur Christian Caldagues, président de la Société française d’ostéopathie (SFO), mais aussi les torticolis et autres lumbagos au lendemain d’un déménagement, d’un week-end de jardinage, de sport ou de bricolage. »
Thierry Picarel, ostéopathe « exclusif » parle d’une médecine « complémentaire ». « Il s’agit simplement d’un regard différent porté sur la prise en charge des douleurs qui empoisonnent la vie quotidienne ».
Références
Origines : l’ostéopathie a été inventée par l’Américain Andrew Still en 1874. Présente dans plusieurs pays (Etats-Unis, Suisse, Grande-Bretagne), elle s’est développée en France depuis les années 1970. Technique manuelle à visée curative et préventive, l’ostéopathie part du principe que tout est lié dans l’organisme.
Effectifs : 1 194 médecins ostéopathes sont inscrits au tableau de l’ordre. Aucun chiffre officiel ne recense, pour l’heure, les non-médecins. Ils seraient plus de 6 000.
Formation : les médecins sont titulaires d’un diplôme interuniversitaire de médecine manuelle et d’ostéopathie reconnu depuis 1996. Les non-médecins sont formés dans des écoles privées. Accessibles après le bac, elles recrutent notamment, depuis le début des années 2000, parmi les « recalés » de la première année de médecine. Les décrets imposent un minimum de 2 660 heures ou trois ans d’enseignement (1 250 heures pour ceux qui sont déjà kinés) pour obtenir le diplôme d’ostéopathe.
Champ d’intervention : il peut être « structurel » (colonne vertébrale et articulations), « viscéral et crânien » (pour les troubles fonctionnels tels que les problèmes de transit intestinal).
A lire : L’Ostéopathie, de François Le Corre et Serge Toffaloni, Que sais-je ? PUF. (cliquez sur le lien pour en savoir plus)
Rapport du 10 janvier 2006 de l’Académie nationale de médecine sur l’ostéopathie et la chiropraxie disponible en ligne (www.academie-médecine. fr).
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1 mars 2012
La réponse de stress de l’organisme peut être modifiée ou atténuée par la relaxation décrite par Herbert Benson en 1970.
Référence: psychomedia.qc.ca, wikipedia
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ou je vous recommande ce livre de Servan-Schreiber, « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression : Sans médicaments ni psychanalyse », en cliquant ici
27 février 2012
A l’ère d’internet, de l’essor des réseaux sociaux et des sites de rencontres, il n’a paradoxalement jamais été aussi malaisé de vivre une relation amoureuse…
Saverio Tomasella propose de décrypter ce malaise et d’offrir des pistes de réflexions autour de la relation amoureuse, dans son nouvel ouvrage, Les amours impossibles (« Les Amours Impossibles », de Saverio Tomasella, éditions Eyrolles, paru en nov 2011).
L’auteur présente six portraits de femmes et d’hommes, dont les noms sont empruntés à des grandes figures de la littérature (Juan, Othello), de la musique (Violetta, Tosca et Norma), ou encore de la mythologie grecque (Médée).
En rappelant brièvement l’histoire de ces personnages, il fait un parallèle avec des problématiques qu’il a rencontré chez ses patients, au gré de son parcours professionnel.
Il expose ainsi, en s’aidant de cas concrets, les empêchements de ces femmes et de ces hommes à vivre une relation harmonieuse.
Les raisons sont multiples : peur de soi, peur de l’autre, peur de l’engagement, crainte de réitérer les erreurs de relations passées, ou encore de reproduire des schémas parentaux, etc.
L’objectif n’étant pas de généraliser le propos mais bien davantage, au cas par cas, d’éclairer les zones d’ombre et de comprendre pourquoi la relation est empêchée.
Bien que nécessaire, ce travail sur soi n’est pas suffisant pour autant.
Il convient d’aller plus loin, d’aller à la recherche d’un équilibre plus profond, pour trouver en soi la force et les ressources nécessaires pour surmonter les obstacles à la relation amoureuse.
« Malgré les difficultés inhérentes à l’époque de la communication électronique et virtuelle, sur internet notamment, les sources des empêchements à aimer ne viennent pas de l’extérieur, de la société ou des autres, mais de soi, en son for intérieur, et des convictions figées qui nous limitent. »
Ce parcours, différent pour chacun, ouvre alors à nouveau les possibles de l’amour.
« L’amour véritable franchit toujours un point d’impossibilité. (…) L’amour n’est pas à proprement parler une possibilité, mais plutôt le franchissement de quelque chose qui pouvait apparaître comme impossible » A. Badiou, Eloge de l’amour.
Alors que les moyens techniques de communiquer se développent sans cesse et deviennent particulièrement performants, les habitants des pays nantis ont de plus en plus de mal à se rencontrer, à se parler, à s’écouter, à dialoguer, à partager, à entrer en relation et à créer des liens durables, profonds et vrais, n’est-ce pas ?
Parallèlement, en même temps que toutes les jouissances sexuelles semblent possibles, « permises », voire incitées, sans limites apparentes, la relation amoureuse est devenue le lieu des plus grandes difficultés et des plus fortes souffrances, quand elle n’est pas devenue tout bonnement impossible.
Ces paradoxes radicaux, redoutables même, laissent désarmés et songeurs.
Aussi, à côté d’appels aux secours de plus en plus nombreux dans le registre des addictions (y compris au sexe et à Internet) s’est également développée une demande d’aide de plus en plus forte de la part de personnes qui n’arrivent pas à rencontrer l’autre et parviennent encore moins à aimer ou à se laisser aimer.
L’amour ne fait-il plus partie de nos repères fondamentaux ?
Nous sommes nous à ce point déshumanisés ?
Si les phénomènes de dépendance résultent d’abord de la peur de l’isolement, de la peur du manque et surtout de la peur de l’abandon, l’impossibilité d’aimer – elle – découle aussi et surtout de la peur de soi, de la peur de l’autre et de la peur de l’amour, qui est aussi peur de la relation.
Ces peurs pouvant prendre toutes les formes : angoisses, frayeurs, paniques, etc.
De là à considérer l’impossibilité de l’amour comme l’autre face de la médaille des dépendances, il n’y a qu’un pas. Ce constat, pour juste qu’il soit, n’englobe pas la totalité du phénomène, beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord.
L’impossibilité de rencontrer l’autre, et de l’aimer, n’est pas que le miroir inversé de la dépendance affective, il a en outre deux versants indissociables :
Cependant, toute destinée étant singulière, nous ne pourrons pas généraliser et nous devrons – pour être honnêtes – aller y voir de plus près, au cas par cas, témoignage après témoignage, car chaque être et chaque histoire sont uniques.
Voici quelques pistes judicieuses que l’auteur dévoile :
Bref, ce livre m’a plu. L’accent sur l’aspect psychanalytique n’est pas trop mis en avant, ce livre aidera beaucoup de personnes. Vous, peut-être ?
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21 février 2012
Faites du sport pour lutter contre votre cancer…
J’avais besoin d’un exutoire à ma colère », c’est ainsi que Nadège, qui veut rester anonyme, décrit les cours de karaté. Elle les a démarrés quand elle a appris qu’elle avait un cancer du sein en 2010. « Ce sport a été une révélation. Cela m’a permis de prendre l’initiative, d’être actrice de ma santé, plutôt que d’être spectatrice du ballet des soignants. Après le traitement, on a l’impression d’être abandonné, explique cette jeune femme de 37 ans, le fait de pouvoir crier, de faire le fameux kiai (« le cri de combat qui précède ou accompagne l’application d’une technique ») soulage. »
Le sport est utile en termes de prévention du cancer, mais aussi en cours de traitement.
Une note de l’Institut national du cancer (INCa), publiée le 14 février, dresse l’état des connaissances actuelles. Elle indique que l’activité physique est associée à une diminution de 25 % à 30 % de survenue des cancers du sein (surtout après la ménopause), du cancer du côlon et de l’endomètre. Des publications mentionnent l’effet protecteur de l’activité physique pour d’autres cancers (poumon, pancréas, prostate, ovaire), mais « les données sont encore insuffisantes pour en tirer des conclusions », précise l’INCa.
Une conférence s’est tenue sur ce sujet le 1er février, à Paris, lors du 7e Forum francophone de cancérologie, organisée par l’association Cancer, arts martiaux et information (CAMI), créée en 2000 par le docteur Thierry Bouillet, cancérologue au CHU Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), et Jean-Marc Descotes, professeur de karaté.
Le bénéfice de l’activité physique après le diagnostic du cancer est démontré par de nombreuses études en termes de survie et d’amélioration de la qualité de vie, avec une réduction du risque de mortalité et de récidive.
« La pratique d’une activité modérée trois heures par semaine ou d’une activité intense de trois fois vingt minutes par semaine diminue de 30 % le risque de mortalité prématurée », souligne le docteur Thierry Bouillet.
« Les études montrent un « effet dose » : plus on fait de sport, mieux c’est. Souvent, les personnes qui pratiquent une activité sportive ont une alimentation plus saine, fument moins, etc. Ce sont autant de facteurs protecteurs contre la maladie », explique le professeur Martine Duclos, chef du service médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand. « Pendant longtemps, on a dit au patient, « reposez-vous » ; or, le fait de pratiquer une activité physique permet de lutter contre la fatigue« , constate le professeur Michel Pavic, de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes à Lyon. Un symptôme qui affecte environ 80 % des patients tout au long de la maladie.
Au-delà des effets prouvés sur la maladie, « la pratique d’un sport amoindrit les symptômes dépressifs, améliore l’image corporelle, permet d’avoir accès, dans la panoplie des traitements, à quelque chose de plaisant, cela peut aussi être rassurant pour les proches en renvoyant une image de normalité« , souligne Sarah Dauchy, psycho-oncologue à l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne).
« Quand on a un cancer, on en veut à son corps qui a trahi. L’estime de soi que l’on retrouve à travers le sport est fondamentale, j’ai eu le sentiment de m’être réapproprié mon corps, constate Cécile Monthiers, atteinte d’un cancer du sein. Le sport m’a permis de garder l’énergie pour ne pas sombrer. »
Des initiatives commencent à se développer.
L’association CAMI offre, outre le karaté, de la danse, du tai-chi. Elle a débuté son activité au CHU Avicenne, et est aujourd’hui présente dans une vingtaine de lieux, en ville ou à l’hôpital. D’autres associations, comme la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) ou les comités départementaux de la Ligue contre le cancer, sont actifs.
De même, l’Institut Curie, à Paris, en partenariat avec l’association Siel Bleu (Sport, initiative et loisirs) a lancé fin janvier un programme pilote d’activité physique à la fin du traitement. « Lorsqu’on m’a proposé de faire du sport, j’ai été surprise, mais lorsqu’on m’a dit que c’était bénéfique et que cela diminuait le risque de récidive, il n’y avait plus à réfléchir« , explique Monique Rocher. Agée de 62 ans, opérée en décembre 2010 d’un cancer du sein, elle a démarré les cours de step à l’Institut Curie. Plusieurs patients mettent en avant l’intérêt des cours collectifs.
« Le sport est important pour être bien dans son corps et dans sa tête, et faire autre chose que de lutter contre la maladie« , explique aussi Nathalie Bordas, âgée de 39 ans, suivie à Curie. « Il est généralement admis que les personnes malades ne peuvent pas faire de sport. C’est une erreur, lance le docteur Bouillet.
Mais attention, la pratique du sport pendant et après un traitement doit être encadrée, estiment les soignants. « Il faut être très vigilant. Le patient doit adhérer, avoir le goût pour cette activité physique, et être autonome« , estime Jean-Marc Descotes. Un diplôme « sport et cancer » a été créé à l’université Paris-XIII.
Mais dans les faits, combien de médecins parlent de la pratique du sport à leurs patients ?
« Oui, il faut bouger, oui, les médecins doivent être des prescripteurs », lance Cécile Monthiers, qui avoue mettre sur son agenda « kiné » et pas « sport », car ce serait considéré comme un luxe.
Les pouvoirs publics sont encore peu sensibilisés à cette question. Selon le docteur Bouillet, « l’Etat devrait faciliter la mise en place d’un réseau avec des associations labellisées, ce qui permettrait en outre d’économiser de lourdes dépenses à l’assurance-maladie ».
Références: lemonde, Pascale Santi, INCa, Institut Curie
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13 février 2012
Il n’est plus possible aujourd’hui de faire l’impasse sur les médecines complémentaires.
Lesquelles viennent enrichir ou compléter les traitements anticancer de référence. À condition qu’elles ne détournent pas des traitements classiques (toujours en complément des traitements allopathiques !), elles représentent des soins de support qui ont leur place dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer.
Exemple, parmi tant d’autres :
Même les cancérologues le reconnaissent, comme l’atteste l’ouverture de consultations homéopathiques dans certains services d’oncologie.
Les études récentes indiquent que 60% des patients traités pour un cancer utilisent des médecines complémentaires (la moitié d’entre eux sans en faire part à leur médecin*).
Concernant l’homéopathie, sur les 2 millions de cancéreux, 700.000 y auraient recours. Il s’agit d’une aide complémentaire qui intervient très tôt, dès l’annonce du diagnostic, pour combattre l’angoisse et le stress, puis comme complément du traitement médicamenteux ou chirurgical, ou encore pour anticiper ou combattre les effets secondaires liés aux traitements : nausées, vomissements, diarrhées, amaigrissement, asthénie, états dépressifs, xérose tissulaire, troubles des phanères, neuropathies périphériques…
Ce soutien est d’autant plus important qu’aujourd’hui les patients cancéreux ont une durée de vie de plus en plus longue, certains allant jusqu’à dépasser de 2,5 fois la durée moyenne. Le soutien apporté par les médecines complémentaires est ici essentiel.
Encore une fois, il ne s’agit pas de s’opposer aux traitements classiques, dont l’efficacité a été prouvée, mais de soins de support.
N’hésitez pas à en parler à votre cancérologue et au personnel du service.
Aux États-Unis, 30 à 40% de la population générale recourent aux médecines complémentaires, contre 70 à 80% des personnes suivies en cancérologie (35% des patients cancéreux en Europe). Quelque 15 % des hôpitaux américains proposent des soins de ce type et de nombreuses recherches sont effectuées pour valider ces traitements qui peuvent aider l’organisme à lutter contre la maladie, à améliorer les traitements, le bien-être physique et émotionnel…
TCC: thérapies cognitives & comportementales (mais aussi émotionnelles, de valeurs, de croyances, d’identité)
Références: Dr Philippe Massol, Egora.fr, 19 janvier 2011 ; *Rodrigues M et al, Eurocancer 2010.
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9 février 2012
Si la violence conjugale peut être analysée comme la recherche du « pourquoi » de l’action d’une personne (auteur) sur une autre (victime), en systémie, elle peut aussi être analysée comme la recherche du « comment » la violence conjugale participe au fonctionnement du couple.
Les deux fonctions de la violence conjugale :
Il est cependant intéressant de noter que les deux définitions de la violence véhiculent des visions très différentes de « l’agresseur ». Dans le paradigme instrumental, la violence est toujours présumée intentionnelle, froide et calculée. La violence instrumentale est donc brutale et vise le contrôle et l’intimidation.
Alors, qu’en présentant la violence comme un acte relationnel, le paradigme expressif renvoie les conjoints à leur mode communicationnel.
Poursuivons notre réflexion sur la vision systémique de la violence conjugale et allons plus loin.
Le postulat de départ propose une définition de la violence développée par Martine Nannini et Reynaldo Perrone dont les deux extrêmes sont d’un côté la violence agression et de l’autre la violence punition.
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7 février 2012
Depuis qu’elle a 13 ans, elle se jette sur tout ce qui se mange pour compenser des manques.
Aujourd’hui, elle s’en sort grâce à la thérapie comportementale (et émotionnelle, cognitive, de valeurs et de croyances, pour être complet; parlez que de TCC est trop limitant).
Elle vous raconte, avec émotions, son chemin de croix.
« Quand j’étais au pire de mes crises, gonflée, écœurée et malade de solitude, il y avait cette voix au fond de moi « tu es une battante, tu vas t’en sortir ». Je sais maintenant que la voix, c’était mon vrai moi, et que j’avais raison.
Je veux témoigner pour expliquer l’enfer de la boulimie mais, surtout, pour dire qu’avec une thérapie adaptée, on peut revivre. Que les TCA, les troubles du comportement alimentaire sont la conséquence de notre mal de vivre, pas sa cause. Les racines de la boulimie remontent à une époque tellement lointaine de notre vie qu’elle échappe à la mémoire: irrattrapable, donc.
On m’a fait travailler sur ma personnalité, les crises s’espacent de plus en plus, j’ai moins besoin de me gaver. Ca va nettement mieux.
Ce n’était pas gagné d’avance.
J’ai été une petite fille boulotte qui adorait l’école, le seul endroit où j’existais. Ma mère est alcoolique, comme sa propre mère. Elle est intelligente, orgueilleuse, très exigeante. Elle avait beau s’écrouler le soir, à six heures tapantes elle était debout et nous réveillait pour qu’on arrive à l’heure à l’école . Elle répétait sans cesse « Faut pas rester à la maison comme moi, faut que tu sois la première en classe, que tu deviennes quelqu’un». Etre quelqu’un, elle n’avait que ça dans la bouche. Ca m’a marquée. Son vide intérieur, elle l’a noyé dans l’alcool. Et notre famille avec. Mon père n’était jamais là. Paradoxe, c’est un chef étoilé, très admiré dans son milieu. Mais à la maison, il s’écrase…
Même petite fille, j’étais en vrac de le voir soumis comme ça. C’était maman qui décidait de tout, qui gérait l’argent et la maison, qui criait sur tout et sur tous. On vivait à la merci de sa frustration. Longtemps j’en ai voulu à mon père de s’être réfugié dans ses fourneaux nous laissant seuls, mon frère et moi. J’ai grandi seule dans ce monde d’adultes paumés.
Avec la jalousie parano de ma mère, pas d’amis à la maison, pas d’amis dehors.
Je n’ai eu qu’une seule copine, Agnès. A l’adolescence, je suis devenue impossible avec elle. J’étais malheureuse, je faisais la gueule à longueur de journée. Le monde était tellement injuste ! Pourquoi elle avait des parents normaux et le rire facile alors que j’étais la grosse grognon qui ramait ? Quand elle est sortie avec un garçon, je me suis enfermée dans un silence agressif qui a fini par la faire disparaître de ma vie. J’ai tout mis sur le compte des kilos, j’ai arrêté de manger. Sec. Pour lui prouver que moi aussi, je pouvais être jolie et populaire. J’étais fière de tenir le jeun. C’était facile, à la maison personne ne faisait attention à moi. Je suis passée de 65 à 52 kg pour 1,62m en quelques semaines. Comment imaginer l’engrenage infernal que j’avais lancé !
Un soir, après avoir dû coucher ma mère qui ne tenait pas debout, j’ai craqué.
J’ai commencé avec un grand paquet de chips, ensuite j’ai vidé le frigo. Les restes, la boîte à fromage. Le camembert y est passé avec un pain aux noix, le bleu avec une boîte de biscottes, le comté à pleines dents. Les crises suivantes se sont déguisées en dîners copieux.
Très vite, au réveil, je ne pensais plus qu’à ça. Ce n’était pas de la faim mais le besoin imparable de remplir ce vide atroce. Le petit-dej, seule dans la cuisine : deux kilos de pain -huit baguettes- avec deux cartons de lait. Ensuite, rien jusqu’au soir. Un kilo ou plus de pâtes à même la casserole, quinze yaourts gobés sur un coin de la table.
Je ne me faisais pas vomir, ç’aurait mis mon trouble trop en évidence. Je serais morte plutôt que de reconnaître que j’allais mal. Trop fière.
J’avais en revanche des stratégies restrictives saugrenues, des manies : pas de pâtisseries, le sucre fait grossir. Des kilos de fromage mais ni huile ni beurre, c’est gras. Repas en publique? Impossible, et si une crise imparable me prenait, imaginez, au restaurant de mon père ? Je n’avais pas le souci de l’argent pour remplacer tout ce que j’ingurgitais. C’était pire : ma mère rachetait chaque jour les dizaines de yaourts et des kilos de pain sans poser une seule question.
C’était parti pour dix ans de boulimie coupés de périodes anorexiques.
Quand j’ai besoin de toutes mes capacités intellectuelles, j’arrête. Parce que un TCA, c’est du 24 sur 24 : craindre la crise, résister, craquer, se cacher pour manger, se cacher parce qu’on a mangé. On a un mal de chien avec ce ventre dilaté qui tire de tout son poids sur le dos.
Pour le bac, je voulais épater mon monde, entrer la tête haute en prépa. Je fuyais la réalité dans mes révisions et le frigo en nageant jusqu’à épuisement. Je me shootais à l’hyper activité mais l’obsession est omniprésente, avec ou sans crises. Et je n’existais que grâce au regard des autres. Je jubilais en voyant la fierté de mes parents devant le « tout Cannes » quand j’ai été la première au bac. Ils n’ont rien dit des 15 kilos que j’avais perdus et j’ai eu droit à une robe hors de prix pour la beach-party de l’Hôtel Martinez. Mon père m’a retiré les cheveux des yeux, il m’a dit « tu deviens une belle femme », on a dansé. Il n’y voyait que du feu, comme si maigrir en vitesse avait été une simple question de volonté. Sur la plus belle plage de la Croisette, j’ai été la reine de la soirée. On disait que je ressemblais à Sophie Marceau.
Je plaisais enfin. J’ai cru pendant un moment avoir trouvé le mode d’emploi de ma vie.
La rechute a été dure. On parle de la prépa comme une période intense où l’on se fait des amis pour la vie.
J’ai passé les deux ans à ramper dans un tunnel. En arrivant à Sainte-Geneviève, je me sentais bien, je partageais une « piaule » avec ma «co» comme tout le monde. Mais pour la Toussaint, quand ma mère a commencé à me houspiller en disant « tu te crois meilleure que nous? » j’ai fait une crise de violence terrifiante, j’ai failli la frapper, mon frère m’a arrêtée. C’est ça aussi, les TCA, ces tempêtes de colère incontrôlables. On se hait ensuite, et on se réfugie dans la nourriture. C’est sans fin.
Je voulais mourir, à l’internat on m’appelait « l’autiste ». Il ne me restait plus que mes notes pour écraser toutes ces filles qui chuchotaient autour de moi. Puis gérer une boulimie en communauté : acheter pour 200 euros de courses par semaine, retourner à l’internat sans être vue, tout ranger, tout manger, cacher les restes. Bloquer des heures sur un kilo de marshmallow et le descendre en cinq minutes. J’étudiais toute la journée, la main en permanence dans un sac de Special K. Et je pleurais en même temps.
J’ai maigri pour les concours aux grandes écoles. Ouf, j’étais en ESSEC. J’y ai fait ma rentrée dans une 38. Cool, vu que les tailles dans ma penderie vont du 34 au 44. Pour le bal de Sain Cyr, en robe longue, on m’avait arrangé un rendez-vous avec un polytechnicien.
Un désastre. Je ne supportais pas qu’il me touche.
Je m’en voulais, je lui en voulais, j’étais méchante, je faisais des crises. Ca a toujours été comme ça avec les garçons.
Comment se laisser aller quand on se trouve obèse, qu’on a honte de son corps, qu’on se croit indigne d’amour ? Il aurait fallu beaucoup m’aimer pour supporter mes sautes d’humeur, mes silences et mon peu d’intérêt par le sexe. Julien est tombé des nues un week-end à La Baule.
Dimanche matin, désespérée après deux jours à feindre la normalité, j’ai sauté dans la voiture à la recherche d’une boulangerie, je l’ai dévalisée. En pleine crise Julien appelle « Où tu es?- Sur la plage. -J’y suis, tiens, ta voiture. » J’étais couverte de miettes, les sièges tapissés de sacs en papier, mon ventre gonflé comme si j’étais enceinte de six mois. Il n’a pas supporté. Mais heureusement qu’il y a eu Colin, mon meilleur ami. C’est lui qui a su me tendre une main pour me tirer de mon calvaire. Avec mes collocs à Cergy, on avait préparé un dîner marocain pour vingt personnes. Au beau milieu du dîner j’ai senti la crise venir. En public, ma pire crainte. Je me suis jetée sur les cornes de gazelle comme un junky en manque. Un deux dix, je ne pouvais plus m’arrêter. Je voyais le regard ahuri des autres, j’imaginais leur dégoût, je le partageais «T’es nulle, t’es grosse, goinfre». J’ai fini les plats à la cuisine et je me suis écroulée par terre dans ma chambre.
Colin –merci Colin, mille fois merci- est venu. Doux, calme, il a su trouver les mots. » Tu as un problème. On va trouver la solution. Ne pleure plus ». « C’est plus fort que moi. J’ai honte, j’ai mal ». J’avais réussi à reconnaître mon problème: je pouvais enfin faire quelque chose.
Je suis d’abord allée voir un psychiatre très réputé, mais les antidépresseurs n’ont marché qu’un temps. Bouffe plus pilules, affreux. Pareil pour la psychanalyse. Je ressassais mon enfance, j’y replongeais de plus belle, alors que je voulais m’en éloigner.
Enfin, je suis tombée sur www.boulimie.fr, où l’on disait que ce n’était pas mon comportement qui était malade, mais ma personnalité. Qu’avec une thérapie comportementale axée sur les troubles de la personnalité et pas sur le symptôme de la bouffe, s’en sortir était possible. Ca parlait de moi ! J’ai suivi la thérapie de groupe. J’ai appris à dire ce que je pense calmement, je ne m’écrase pas, je ne me laisse plus aller à la colère. J’ai arrêté de mépriser ou admirer les gens, j’établis maintenant des rapports d’égal à égal. Mes crises s’espacent, quand j’en fais une je ne m’en veux plus à mort. J’arrive à admirer mon père pour son parcours professionnel, pour ma mère…j’essayerai plus tard. Maintenant j’aspire à la sérénité, à la légèreté.
Et je ne parle pas de mon poids ! La vie, ma vie, est maintenant. Je ris, j’apprécie un bon dîner, je me trouve jolie.
Je commence à ressembler aux femmes que j’enviais. Et je m’aime bien. Je m’aime tout court. »
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3 février 2012
Apprivoisez votre peur !
En découvrant la leçon de sagesse de Mr Ramesh !
Mr. Ramesh (incarné par André Sauvé) est le propriétaire d’une boutique qui « dépanne ». Mr Ramesh partage les leçons que la vie lui inflige et tourne littéralement au positif toutes les situations négatives ou les scénarios nébuleux. Cette leçon porte sur la peur.
Comment faisons nous pour avoir peur d’avoir peur ?
C’est la question que pose Mr. Ramesh cette semaine.
Depuis son comptoir de dépanneur, le joyeux tenancier fait don de sa sagesse en rappelant l’importance d’être curieux devant l’inconnu.
Mr Ramesh dit que pour s’éloigner de la peur il faut d’abord rentrer dedans. Il en est de même d’une pièce : en sortir présuppose que vous y êtes entré.
Comment faire pour rentrer dans la peur ? En se centrant et en étant présent à soi.
Savez-vous la différence entre la peur et l’excitation ? Seulement une question de respiration. Écoutez-le bien, et apprenez à apprivoiser la peur avec cette belle leçon de PNL.
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2 février 2012

Une jeune femme va chez sa mère…
Et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle veut continuer.
Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.
Sa mère l’amène à la cuisine.
Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé.
Bientôt, l’eau commence à bouillir.
Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des œufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot.
Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les œufs et les place dans un bol. Puis elle verse le café dans une carafe.
Se tournant vers sa fille, elle dit: « Dis moi, que vois-tu ? » « Des carottes, des œufs et du café », répond sa fille.
La femme l’amène plus près, et lui demande de toucher les carottes. La fille les touche et note qu’elles sont molles et souples.
La mère lui demande alors de prendre un œuf et de le briser. La fille enlève la coquille d’un œuf et observe qu’il est cuit dur.
Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûte son arôme riche.
La fille demande alors: « Qu’est-ce que ça veut dire, maman ? »
Sa mère répond:
« Chaque objet a fait face à la même eau bouillante, mais que chacun a réagit différemment. La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible. L’œuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante, son intérieur est devenu dur. Les grains de café moulus ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau. «
« Lequel es-tu ? « demande la mère à sa fille.
« Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu ? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ? Penses-y. »
« Suis-je la carotte qui semble forte mais qui, dans la douleur et l’adversité, devient molle et perd sa force ?
Suis-je un œuf qui commence avec un cœur malléable, mais change avec les problèmes ? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur ? Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient un cœur dur ?
Ou suis-je comme un grain de café ? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, tu deviens meilleure, et tu changes la situation autour de toi lorsque les choses sont à leur pire. «
31 janvier 2012
Alors que les enseignants sont en grève aujourd’hui pour protester contre les suppressions de postes annoncées par le gouvernement, une étude publiée lundi nous apprend qu‘un agent de l’Éducation nationale sur sept se dit en situation de « burn out » (14%).
Menée par le « Carrefour santé social », regroupant la mutuelle MGEN et les trois fédérations syndicales du monde éducatif (FSU, Unsa Education et Sgen-CFDT), l’enquête révèle également qu’un agent sur quatre est en état de tension professionnelle (24%). Nommée « Étude des risques psychosociaux, de l’épuisement professionnel et des troubles musculo-squelettiques », elle a été réalisée entre mai et août 2011 à partir d’un questionnaire sur internet.
Les effets du stress ne sont pas que d’ordre moral. Une grande majorité des sondés avoue avoir connu au cours des 12 derniers mois un problème d’ordre muscosquelettique, concernant la nuque ou le cou (78%), le bas du dos (75%), l’épaule (60%), le genou ou la jambe (54%).
Selon cette enquête, « une proportion non négligeable des professionnels est en situation de risque psycho-social avéré, en particulier les conseillers principaux d’éducation (CPE), les personnels administratifs, les professeurs des écoles élémentaires et (ceux) exerçant en collège ».
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29 janvier 2012
28 janvier 2012
Voici un point commun avec quelques uns de mes patient(e)s suivant une psychothérapie pour troubles addictifs sexuels :
– à l’adolescence, avec une partenaire de leur âge, ils avaient des idées fausses sur la longueur du rapport sexuel. Ils pensaient sincèrement que cette durée était de plusieurs heures (!), voire toute la nuit, comme ce qu’ils voyaient dans des films pornographiques ou ce que disaient leurs camarades.
Pour certains de mes patients, il étaient donc plus simple de se masturber, afin de ressentir un plaisir immédiat. Plus besoin de perdre du temps d’essayer de séduire, la peur de l’autre, celle de se faire rejeter etc…
Leurs croyances, sur l’intimité partagée entre deux personnes, étaient inexactes.
Voici une étude récente qui conforte ce retour d’expérience.
Les moyennes des réponses des thérapeutes correspondent à ces échelles de temps:
Durée adéquate: 3 à 7 minutes
Durée désirable: 7 à 13 minutes
Durée trop courte: 1 à 2 minutes
Durée trop longue: 10 à 30 minutes
Dr. Irwin Goldstein, éditeur du Journal of Sexual Medicine dans lequel cette enquête est publiée, cite une recherche sur quatre semaines auprès de 1500 couples en 2005 qui montrait que la durée médiane de la pénétration était de 7.3 minutes.
« L’interprétation qu’un homme ou une femme fait de son fonctionnement sexuel et de celui de son ou sa partenaire dépend de croyances personnelles développées à partir de messages formels ou informels de la société sur le plaisir et les performances sexuelles. Malheureusement, la culture populaire actuelle renforce des stéréotypes concernant l’activité sexuelle. Plusieurs hommes et femmes semblent croire à un modèle fantaisiste », disent les chercheurs.
Des recherches passées ont montré qu’une grande proportion des hommes et des femmes souhaitaient que la pénétration dure 30 minutes ou plus.
« Cela semble une situation propice à la déception et l’insatisfaction », dit Corty. « Avec cette enquête, nous souhaitons dissiper ces fantaisies et encourager les hommes et les femmes avec des données réalistes au sujet de la durée acceptable des relations sexuelles et ainsi prévenir des déceptions et des dysfonctions. »
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25 janvier 2012
Un moyen non médicamenteux, que tout le monde devrait connaître, réduit les symptômes d’anxiété généralisée.
Une étude, publiée dans la revue « Psychotherapy and Psychosomatics », montre l’efficacité d’un moyen non médicamenteux de réduire les symptômes d’anxiété généralisée.
Cette dernière est caractérisée par des inquiétudes excessives et incontrôlables, souvent accompagnée de symptômes psychologiques et physiques tels que fatigue, tension musculaire, irritabilité et troubles du sommeil.
Matthew Herring de l’Université Georgia et ses collègues ont mené cette étude avec 30 femmes sédentaires, âgées de 18 à 37 ans, ayant reçu un diagnostic d’anxiété généralisée. Elles étaient assignées au hasard à participer à un groupe d’entrainement physique ou à faire partie d’un groupe de comparaison. L’entraînement physique consistait en deux sessions par semaine d’entraînement musculaire ou d’exercice aérobique (vélo stationnaire).
Toutes les participantes aux groupes d’entrainement physique ont connu une diminution des symptômes d’anxiété et des symptômes tels qu’irritabilité, tension, manque d’énergie et douleur. L’amélioration était plus importante dans le groupe d’entraînement musculaire.
La moitié des participantes de chaque groupe prenait des médicaments pour le traitement de l’anxiété. L’exercice était aussi efficace pour réduire les symptômes chez ces dernières, même celles qui répondaient peu à ces médicaments.
« Des recherches futures avec un plus grand nombre de participants devront confirmer ces résultats et explorer les mécanismes sous-jacents à cet effet », concluent les chercheurs.
Sources: Psychomédia.qc.ca, PsychCentral
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24 janvier 2012
L‘autisme a beau être la grande cause nationale de 2012, les familles qui y sont confrontées restent démunies. Car, en France, les psychanalystes s’opposent aux méthodes comportementalistes ayant pourtant fait leurs preuves à l’étranger. Une position rétrograde dénoncée par Sophie Robert dans un documentaire, « Le Mur », dont la diffusion est suspendue à la décision d’un tribunal, le 26 janvier.
Sur l’écran, une grand-mère à col Claudine enfourne son bras entre les mâchoires d’un crocodile en plastique. Cette pédopsychiatre chevronnée mime devant la caméra le concept lacanien de « mère crocodile » – envahissante et castratrice – qui a autrefois expliqué les causes de l’autisme.
Dans les années 1950, on considérait avec Bruno Bettelheim et Jacques Lacan que cette pathologie résultait d’un trouble de la relation mère-enfant.
A l’heure où le monde entier tient pour acquise l’origine neurobiologique du handicap et la nécessité de rééduquer les enfants qui en sont atteints, la professionnelle expose son approche sans ciller : ce qu’il faut soigner avant tout, c’est la « folie maternelle ».
A en croire le documentaire Le Mur de Sophie Robert dont est extraite cette scène, les psychiatres français seraient dépendants des théories psychanalytiques, considérées partout ailleurs comme obsolètes pour le traitement de l’autisme. Les paroles de psychiatres se succèdent et accablent surtout ceux qui les prononcent : parents forcément coupables du handicap de leur enfant, retard de langage dû à un désir de « rester dans l’oeuf », absence de solution, rejet de l’idée même de progression… Le film glace et agace.
N’y a-t-il donc aucun psychiatre digne de ce nom en France ? Les découvertes des neurosciences et les thérapies cognitives et comportementalistes, qui ont fait leurs preuves dans les pays anglo-saxons et scandinaves, s’arrêtent-elles comme le nuage de Tchernobyl à nos frontières ? Le 8 décembre dernier, on en débattait au tribunal de Lille. Sophie Robert y était assignée par certains des professionnels interviewés désireux de faire interdire Le Mur.
En cause, selon les conclusions de leur avocat, un montage qui porterait atteinte à leur réputation et à leur droit moral. « Présenté comme un film documentaire », Le Mur est « en réalité un film militant » qui les « ridiculise ». Quant à ceux des intervenants qui n’ont pas porté plainte, ils inondent la Toile de rectificatifs courroucés, et dénoncent des procédés « malhonnêtes ». Un « abus de confiance » selon Caroline Eliacheff qui a pris position en faveur des psychanalystes sur France Culture.
Sophie Robert répond d’une voix douce qu’elle n’avait « pas prévu de faire un film à charge sur la psychanalyse ». Au contraire, c’est parce que la discipline l’intéresse qu’elle a commencé à s’y pencher.
Au fil des discussions, elle admet aussi que si le problème n’est pas plus connu et son film pas diffusé, c’est sans doute parce que « les décideurs, les leaders d’opinion sont tous sur le divan ». Comprendre : entre analysés, on se serre les coudes pour défendre les disciples de Freud et de Lacan. Le Mur est-il un brûlot caricatural, ou un nécessaire cri d’alarme ? Le tribunal donnera le 26 janvier une réponse juridique à ce qui est plutôt une question de santé publique.
Qu’il soit alors interdit ou non, le film aura eu le mérite de poser la question des prises en charge « à la française » alors que l’autisme a obtenu en décembre dernier le statut de grande cause nationale 2012 pour « méliorer son dépistage précoce, développer l’accompagnement des enfants autistes et favoriser leur intégration et leur maintien en milieu scolaire ordinaire ». Psychanalystes contre comportementalistes, la guerre est-elle déclarée ? Avec, selon l’Inserm, un enfant sur 156 touché par ce handicap, la question mérite d’être posée.
EN FRANCE, certains membres du corps médical voient encore dans la mauvaise relation maternelle la cause des troubles autistiques.
Virginie Gouny en a fait l’amère expérience.
Mère d’un petit Mattéo de presque 3 ans, quand elle est allée consulter un pédopsychiatre, elle a été surprise : c’est à elle que le médecin posait des questions. Cet enfant, l’avait-elle vraiment désiré ? Acceptait-elle, maintenant qu’il était là, de s’en séparer ? Le rapport du psychiatre, lapidaire, décrit un « enfant de la pilule du lendemain ». On diagnostique Mattéo « TED », c’est-à-dire atteint de « troubles envahissants du développement ». C’est le nouveau nom de l’autisme, le terme étant inapproprié à la multiplicité des maux qu’il recouvre.
De l’autisme de type Kanner, qui touche des enfants aux capacités intellectuelles parfois altérées, aux génies atteints du syndrome d’Asperger – à l’image du héros du film Rain Man -, les manifestations sont nombreuses et n’ont pour point commun qu’une incapacité à communiquer, à percevoir le réel et à s’y adapter. Le psychiatre préconise une prise en charge au centre médico-psychologique (CMP). Dans ces centres, où le personnel n’est pas toujours formé à l’autisme, on exclut souvent des soins les parents, mais aussi les séances de psychomotricité et d’orthophonie indispensables aux progrès des enfants. Estomaquée par ce diagnostic en forme d’accusation, Virginie cherche d’autres solutions pour son fils. Mais en province, « si on refuse le CMP, on est en roue libre ».
Pourtant, dans ces centres de quartier, la formation sur les troubles du développement n’est pas toujours pointue.
Le personnel, encore très imprégné des théories psychanalytiques, les applique à la lettre, entravant alors les progrès des enfants autistes. Depuis toujours, Valérie Sochon soupçonne que son fils a un problème. Elle s’en ouvre à son médecin traitant, qui lui prescrit, à elle, des antidépresseurs et des anxiolytiques. Son fils grandit mal, il a des phobies alimentaires et des carences. A 4 ans, on lui propose un accompagnement en CMP. Mais tout ce qui est offert à Alexis, ce sont des « repas thérapeutiques » où on l’oblige à préparer et manger les nourritures qu’il a en horreur, et la « pataugeoire », dans laquelle on l’observe barboter. Au mieux. Au pire, on lui plonge la tête dans l’eau pour lui faire revivre l’accouchement, en espérant le délivrer de son trauma originel. Alexis a 5 ans et l’équipe pédagogique recommande son placement.
Valérie finit par entendre parler d’un pédopsychiatre de renom qui vit en Bretagne. Elle quitte tout pour aller le consulter, et s’installe dans sa région. Aujourd’hui, Alexis est scolarisé à temps plein au collège du coin, où il obtient de très bons résultats. M. Khanfir a lui aussi pallié les insuffisances de l’institution. Son fils Ryan « comme dans Il faut sauver le soldat Ryan« est autiste. Après quelques années dans un hôpital de jour, il est envoyé dans un centre moins spécialisé, « un parking pour gosses lourdement handicapés ». Ryan devient alors taciturne, violent, et perd totalement l’usage de la parole. Depuis sa sortie, il a appris, avec un éducateur privé formé aux méthodes comportementalistes, à communiquer, à être propre, sociable. Et plus heureux.
HOWARD BUTEN, LE CÉLÈBRE CLOWN-PSYCHOLOGUE-ÉCRIVAIN AMÉRICAIN, qui travaille avec de jeunes autistes français depuis des années, n’hésite pas à critiquer vertement le système hexagonal, encore trop imprégné de psychanalyse et braqué contre les méthodes comportementalistes. Que disent-ils, les psychiatres » vieille école » ? Que les thérapies cognitives et comportementales sont un « dressage ». « Mais la plus grande violence qu’on peut faire à un enfant autiste est de le laisser croupir dans son autisme », répliquait déjà il y a vingt ans, aussi politiquement incorrect qu’énergique, le psychiatre Stanislaw Tomkiewicz.
ABA, Teacch, PECS : à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), ces acronymes de traitements comportementaux sont désormais le quotidien d’une trentaine de personnes.
Douze enfants et quatorze adultes s’y consacrent sans relâche dans le petit institut médico-éducatif L’Eclair. Une enclave d’efficacité et de douceur fondée par Liora Crespin, mère d’un enfant autiste, et subventionnée par l’Etat. Dans l’entrée du bâtiment, des manteaux sont accrochés sous des casiers, comme dans toutes les écoles. A côté du nom de l’enfant, sa photo.
Partout, des repères visuels, qui permettent une structuration de l’espace et du temps : un emploi du temps vertical composé de vignettes qu’on scratche et qu’on déplace au fil de la journée, permettra de visualiser les tâches accomplies et celles à venir. Des cartes aussi pour s’exprimer : télévision, Meccano, boire. Les enfants « non verbaux » apprennent à communiquer, à exprimer des demandes sans crier, et ainsi à modifier un comportement souvent inadapté. L’institut est propre, calme et coloré. Dans une délicieuse odeur de gâteau, des enfants jouent et apprennent indistinctement. Marelle ou exercice de psychomotricité, une petite fille saute d’un cerceau à l’autre, sous les encouragements d’un adulte. Dans la « salle bleue », un petit garçon réclame des bonbons à une jeune femme assise à côté de lui à une table miniature. Elle utilise la méthode ABA (analyse du comportement appliquée), consistant à récompenser d’une friandise ou d’un petit plaisir les enfants qui ont su répondre correctement à une demande. Quant à la patisserie qui parfume les couloirs, les enfants l’ont fait pendant un atelier cuisine, mais c’est l’occasion, aussi, d’apprendre quelque chose : à compter jusqu’à trois comme le nombre d’oeufs à casser. L’occasion aussi pour Audrey, dont c’est l’anniversaire, de souffler ses six bougies…
L’une des grandes différences entre les thérapies comportementales et la psychanalyse traditionnelle tient à la participation des parents au programme éducatif. L’enfant, sans relâche, est stimulé par tous les adultes de son entourage afin d’acquérir autonomie et cognition.
Ces méthodes fonctionnent : au royaume-uni où elles sont appliquées, les trois quarts des enfants autistes sont intégrés en milieu scolaire, contre environ un quart en France.
Mais loin de méconnaître les succès de ces thérapies, la médecine française, moins agrippée à ses textes psychanalytiques que le film le raconte, envisage désormais de les inclure dans son dispositif de soins. Liora Crespin exhibe fièrement le rapport d’une équipe de l’hôpital Sainte-Anne chargée de tester régulièrement le programme, qui note des « progrès importants », et conclut : « C’est un vrai plaisir pour nous de collaborer avec l’équipe de cette structure. »
LE PSYCHIATRE MOÏSE ASSOULINE INSISTE : le hiatus ne se situe pas entre psychanalystes et comportementalistes, mais entre les tenants d’une prise en charge intensive et les autres.
L’hôpital d’Antony pour jeunes autistes qu’il dirige ressemble à tout sauf à un hôpital. C’est un chaleureux pavillon de banlieue bordé d’un petit jardin. Dans une pièce, tous les adolescents et les soignants sont rassemblés pour la réunion hebdomadaire. Les adolescents sont contents d’être de retour dans cette structure qui les accueille comme une école. La semaine d’avant, c’étaient les vacances de Noël. Dans leurs familles, ils se sont ennuyés de l’hôpital. Un hôpital où on applique notamment les méthodes comportementalistes : ici aussi, on trouve des photos sur chaque porte, et des emplois du temps en images. C’est du bon sens que d’aider les enfants non verbaux à communiquer. Surtout, ici, tous les soignants respectent ceux qu’ils appellent « nos jeunes ».
Ce qui implique non de les abandonner à leur handicap mais au contraire de leur proposer des activités passionnantes, valorisantes et stimulantes.
C’est à Antony que Le Papotin a vu le jour il y a trente ans. Les interviews de ce « journal atypique », comme le proclame sa » une « , sont entièrement réalisées par les patients de l’hôpital de jour, et il faut les lire pour en admirer la pertinence. A Mazarine Pingeot : « Tu serais la fille cachée [de Mitterrand], pourquoi ? » A Bertrand Delanoë : « La question va paraître un peu crue, mais tant pis, depuis quand avez-vous choisi le mode de vie [l’homosexualité] qui est le vôtre ? » Rien d’étonnant à la remarque d’Howard Buten, interviewé dès la première édition du journal : « Sans rentrer dans la méchanceté gratuite (…), je crois avoir trouvé les seuls journalistes qui méritent d’être mes amis à Paris. »
Ils sont tous dans le même camp : celui des « jeunes ».
Psychanalystes, comportementalistes, qu’importe l’étiquette pourvu qu’il y ait du mieux.
Bernard Golse, pédopsychiatre à l’hôpital Necker et psychanalyste, est l’un des interviewés mécontents de Sophie Robert. Hautain, il affirme d’un air d’évidence qu’« aucun trouble relationnel mère-enfant ne peut expliquer l’autisme ». Au contraire, il se dit « solidaire des parents » qui veulent que leur enfant aille à l’école. Il poursuit, furieux : « Nous sommes le fruit d’une agressivité qui devrait aller à l’Etat, qui ne respecte pas la loi. Pour accueillir des autistes à l’école, il ne faut pas supprimer 44 000 postes d’enseignants tous les deux ans. »
C’est du côté de l’Etat qu’il faut donc désormais chercher les causes du retard français. Bernard Golse appartient au conseil d’administration du Craif, le Centre ressource autisme d’Ile-de-France. Des parents et des professionnels en nombre égal y siègent pour faire évoluer la situation des personnes avec autisme. Pour Jacques Baert, président du Craif et père d’un adulte autiste de 30 ans, cette querelle de chapelles psychanalystes versus comportementalistes, soignants contre parents, est dangereuse, avant tout pour les autistes.
« On arrive enfin à travailler tous ensemble », souligne-t-il posément.
L’homme déplace le débat : « Ce qu’il faut à un autiste, c’est peut-être idiot, mais c’est le respect. Le respect de soi, qui s’acquiert avec des activités valorisantes », comme les Centre d’aide au travail où son fils est désormais inséré. « Le paradoxe avec les parents, c’est qu’ils voudraient que leurs enfants aillent à l’école comme tout le monde, travaillent comme tout le monde, mais leurs enfants ne sont pas comme tout le monde, et il faut en tenir compte aussi. »
Rééducation, psychothérapie, intégration en milieu ordinaire, internats… Rien n’est parfait mais tout doit être tenté. Jacques Baert conduit.
Parler de ces sujets si sensibles l’a déconcentré, et il a perdu son chemin. Son ordinateur de bord lui indique soudain la bonne direction. Mains sur le volant, l’homme quitte alors un instant son air grave pour un trait d’humour un peu noir : « Vous voyez, les traitements de l’autisme, ce n’est pas aussi évident qu’un GPS, ce n’est jamais miraculeux ! »
Source: Laure Mentzel