souffrance


Entre 10 et 15 % des femmes âgées de 20 à 40 ans rapportent au moins un comportement alimentaire problématique ou une attitude liée à l’alimentation/alcool qui soit exagérée, selon une étude publiée dans l’International Journal of Eating Disorders.

L’équipe des chercheurs Lise Gauvin et Jean-Marc Brodeur de l’Université de Montréal et Howard Steiger de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas a mené des interviews téléphoniques auprès de 1501 femmes demeurant en milieu urbain (Montréal) et âgées en moyenne de 31 ans. La majorité était mariée, non fumeuse et détenait un diplôme universitaire.

Quelque 13,7 % des femmes rapportaient un comportement de boulimie ou d’hyperphagie (binge eating), caractérisé par une consommation excessive de nourriture accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle, un à 5 jours par mois ou 1 à 7 fois par mois; 4,1 % rapportaient au moins 8 épisodes de boulimie par mois; 2,5% rapportaient se forcer à vomir ou utiliser des laxatifs ou des diurétiques pour maintenir leur poids.

L’étude montre aussi que 28% des femmes font de l’exercice physique intense 2 fois par mois avec le seul objectif de perdre du poids.

« L’anorexie, qui se caractérise entre autres par une restriction alimentaire extrême, est beaucoup plus rare que les comportements boulimiques », précise Mme Gauvin. Aucune des femmes interrogées ne présentaient d’ailleurs de comportements anorexiques.

Sources : psychomedia, Université de Montréal, Science Daily

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Les limites du maintien à domicile.

Les difficultés de maintien à domicile des plus de 75 ans représentent une problématique quotidiennement observée dans la pratique psychothérapeutique . Un des facteurs limitants du maintien à domicile est la dépendance définie par le besoin d’aides dans les activités de la vie quotidienne. La dépendance peut être physique et/ou psychique.

Elle doit être distinguée de l’autonomie ou « libre arbitre ».

Dépendance

La dépendance n’est pas une fatalité du vieillissement, ce dernier n’étant pas une maladie. La dépendance est sous-tendue par des pathologies dont l’incidence augmente avec l’avancée en âge. Les premières causes de dépendance sont les démences dont les trois plus fréquentes sont respectivement la maladie d’Alzheimer (plus de deux tiers des cas), la démence à corps de Lewy et les démences vasculaires. Le syndrome confusionnel, surtout dans sa forme « hyperactive », peut également compromettre le maintien à domicile. Rappelons-le, le syndrome confusionnel est une urgence gériatrique qui sauf exception, est toujours d’origine organique.

Les autres causes bien connues de dépendance sont les pathologies de l’appareil locomoteur (arthrose, ostéoporose), les pathologies neurologiques (atteinte cérébrovasculaire, maladie neurodégénérative [syndrome parkinsonien]), atteinte neurologique périphérique (polyneuropathie).

… l’aidant informel.

Certains disent que le « médicament » du sujet dépendant à domicile est l’aidant informel.

L’aidant principal est dans 50 % des cas le conjoint, la femme dans 2/3 des cas, et un enfant dans 1/3 des cas.

Les femmes âgées de 50 à 79 ans constituent la majeure partie (55 %) des aidants informels. Il faut donc protéger ces femmes âgées en anticipant les conduites à risque (surmenage, maternage, épuisement, voire abandon, négligence, maltraitance).

Les évolutions démographiques attendues pour les prochaines décades dans nos sociétés occidentales sont inquiétantes. Selon un scénario « central » (ni optimiste et ni pessimiste), le nombre de sujets dépendants entre 2000 et 2040 augmenterait de 50 % alors que pendant la même période le nombre de femmes âgées de 50 à 79 ans n’augmenterait que de 12 %.

On s’attend donc dans les prochaines années à un déficit en aidants informels.

Dans une récente recherche, le Prozac, un antidépresseur souvent prescrit pour le traitement de l’anorexie, s’est avéré inefficace pour prévenir la rechute chez des jeunes femmes souffrant d’anorexie.

Ces résultats, en conjonction avec d’autres recherches, indiquent que la pratique courante de prescrire des antidépresseurs pour le traitement de l’anorexie est peu susceptible d’amener des résultats satisfaisants, écrivent les chercheurs dans le « Journal of the American Medical Association ».

Au cours de la recherche impliquant 90 participantes qui recevaient le Prozac ou un placebo, plus de la moitié d’entre elles ont abandonné l’expérience et parmi celles qui ont poursuivi environ 30%, prenant le placebo ou le Prozac, ont conservé un poids santé. La recherche a duré un an et les participantes avaient d’abord reçu un traitement psychiatrique et repris un poids santé avant de prendre le Prozac ou un placebo.

Cette recherche va dans le même sens qu’une revue des recherches antérieures, réalisée par une agence gouvernementale américaine, qui concluait qu’aucun médicament ne traitait efficacement l’anorexie.

Ce rapport concluait aussi la psychothérapie cognitive et comportementale pouvait aider avec efficacité. Alors que les antidépresseurs ont été reliés à un comportement suicidaire chez les enfants, les chercheurs notent que la dépression accompagne souvent l’anorexie et que celle-ci est une des maladies mentales ayant le plus haut taux de suicide.

Source: Psycport

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Les perfectionnistes sont bien loin de la perfection…

Une équipe canadienne arrive à la conclusion qu’il s’agit d’un désordre psychologique du même type que les comportements obsessifs-compulsifs ou de la dépendance affective.

Résultat: les perfectionnistes seraient des gens avec des standards irréalistes, et qui se jugent et jugent les autres comme continuellement en situation d’échec face à ces attentes irréalistes.

Ils se caractérisent par différents types de comportements : outre un souci du détail extrême, certains essaient de masquer leurs imperfections en évitant les situations où ils peuvent montrer leurs incapacités ou en gardant leurs problèmes pour eux-mêmes, afin d’éviter d’admettre leurs échecs. D’autres essaieraient de projeter une image de perfection en se vantant continuellement et en essayant d’impressionner les autres par leurs accomplissements…

Les chercheurs dirigés par le professeur de psychologie Gordon Flett, de l’Université ontarienne de York, concluent de leur étude psychosociale que ces comportements les maintiennent en situation de stress permanent, ce qui occasionnerait des problèmes de santé, tels la détresse psychologique, la dépression ou les désordres alimentaires. Leur interaction conflictuelle avec les autres leur causerait aussi des problèmes relationnels importants: conflits au travail, problèmes de couple… Dans les cas extrêmes, leur comportement dysfonctionnel pourrait même les mener au suicide.

Comme quoi, personne n’est parfait…

Les thérapies cognitivo-comportementales…

> Les TCC abordent les problèmes en se basant sur l’analyse des mécanismes d’acquisition et de maintien des comportements anormaux, sans en chercher pour autant les causes dans l’inconscient. Le but est de remplacer, grâce à un nouvel apprentissage, le comportement inadapté (une phobie, par exemple) par une conduite plus adéquate. Les TCC travaillent également sur les émotions (sensations physiques agréables ou désagréables reflétant des modifications physiologiques, en lien avec l’environnement), et sur leur transformation en affects (phénomènes mentaux tels que plaisir, anxiété, colère, tristesse…), celle-ci dépendant toujours de l’interprétation de la situation (et non de la situation elle-même). Cette interprétation peut faire l’objet de distorsions de la part du patient, et générer des affects négatifs inappropriés. Je travaille aussi sur les valeurs et croyances de mon client, toujours avec son accord.

> Les objectifs du traitement sont définis conjointement par le patient et le thérapeute. Les TCC sont limitées dans le temps (de six mois à un an). Les techniques mises en oeuvre au cours des TCC sont très nombreuses. Elles peuvent être comportementales (désensibilisation systématique, exposition, apprentissage par imitation (coping), entraînement aux habiletés sociales, résolution de problème, jeux de rôle…) ou cognitives (restructuration cognitive, discussion socratique, flèche descendante, colonnes de Beck…). « De nouvelles techniques se développent actuellement, dont on pense qu’elles vont rapidement trouver leur place dans l’éventail thérapeutique psychogériatrique. Citons la thérapie de “pleine conscience”, durant laquelle le patient apprend à méditer et à se détacher des contenus de pensées négatifs et des ruminations négatives, lesquels se réactivent automatiquement chez le sujet dépressif. »

> Les TCC peuvent être utilisées chez le sujet âgé comme chez l’adulte jeune, l’enfant ou l’adolescent. En psychogériatrie, les indications sont les troubles anxieux, avec des résultats qui se maintiennent dans le temps ; la dépression, en travaillant sur le renforcement de l’image de soi et sur le sentiment d’efficacité personnelle ; les troubles du sommeil, l’intervention cognitivo-comportementale pouvant alors être associée au sevrage en benzodiazépines. Les TCC font également l’objet d’études au cours des troubles démentiels (maîtrise des comportements excessifs ou violents).

> « Comme souvent avec les personnes âgées, il est nécessaire de tenir compte dans le choix des techniques des modifications physiques et cognitives induites par le vieillissement et d’adapter le cadre des TCC. En fixant, par exemple, des objectifs plus orientés vers le vécu familial que professionnel. Ou encore en travaillant sur les croyances dépressogènes propres aux sujets âgés. »

 

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L‘approche psychothérapique est tout à fait envisageable chez le sujet âgé.

Le fatalisme qui peut prévaloir encore chez certains soignants et chez quelques patients – « Je suis trop vieux pour changer », « Je n’ai plus le temps » – n’est plus de mise.

« Quelle que soit la technique utilisée, la plupart des sujets âgés jouent complètement le jeu du processus psychothérapeutique, explique le Dr Hazif-Thomas. Souvent mieux d’ailleurs que les patients plus jeunes, plus ancrés dans des enjeux narcissiques, professionnels ou autres. Ainsi, une personne âgée qui accepte d’entreprendre une psychothérapie, consciente d’avoir moins de temps devant elle, est généralement très coopérante. »

Il reste certes à combler le manque de praticiens formés, mais la pratique psychothérapique chez le sujet âgé n’est pas nécessairement réservée au spécialiste en psychogériatrie… Le généraliste peut ainsi s’impliquer s’il le désire dans la psychothérapie interpersonnelle de soutien.

Toutes les psychothérapies ont pour but d’obtenir un changement par rapport à un état antérieur, afin d’aider le patient à s’adapter et à résoudre ses difficultés, soit par l’intermédiaire de la parole, soit par une approche corporelle.

Source : Clément JP, Darthout N, Nubukpo P. Guide pratique de psychogériatrie. 2e éd. Collection Médiguides. Paris : Masson ; 2006 ; 263 p.

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L‘association des « Veuves et Veufs de la Haute-Garonne » organise un groupe de parole autour du deuil, avec la participation de Mme Rouvière, psy.

Ce groupe de soutien s’adresse aux personnes nouvellement endeuillées pour les aider à faire leur travail de deuil, dans les meilleurs condition.

Entrée libre et gratuite, à l’Hotel Duranti, salle du 3ème étage, rue du Lieutenant -Colonel Pélissier, à Toulouse. Mercredi 9 décembre, de 14h30 à 16h30.

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Sans oublier qu’il y a toujours des exceptions, on peut se risquer à brosser un portrait type de la personne anorexique, tellement mes clientes se ressemblent… et je rejoins le constat de linternaute.com.

Elles sont souvent plus brillantes et plus studieuses que la moyenne…

Il s’agit dans 95 % des cas de femmes. Parmi les garçons victimes d’anorexie, on constate souvent (mais pas toujours) un penchant homosexuel, assumé ou non.

Le plus souvent, l’anorexie se déclenche à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, avant 25 ans. Elle est plus facilement réversible lorsqu’elle se déclenche de bonne heure.

Elles sont la plupart du temps beaucoup plus brillantes que la moyenne et mettent un point d’honneur à être les meilleures dans tout ce qu’elles entreprennent, notamment sur le plan des études ou du travail. « Je travaillais énormément, j’étais focalisée sur mes études, raconte Jessica. Je visais la mention Très bien au bac et rien ne pouvait me détourner de cet objectif. » Elle l’obtiendra d’ailleurs, ce qui lui permettra d’intégrer Sciences po. Au premier essai, sans même avoir besoin de passer les concours d’entrée.

Leur caractère est également atypique : les personnes anorexiques sont souvent dotées d’une volonté et d’une détermination hors du commun. Un véritable paradoxe : elles sont à la fois fragiles et très fortes. Dans l’anorexie, cette volonté est utilisée à mauvais escient, mais si la jeune fille parvient à se sortir de ce cercle vicieux, elle peut la mettre à profit pour réaliser de grandes choses, sur le plan professionnel par exemple.

Ces jeunes femmes sont généralement très mûres sur le plan intellectuel et psychologique d’une manière générale, excepté sur le plan affectif.

Elles ont en outre un problème avec la féminité et le fait que leur corps devienne sexué. Cela peut aussi se traduire par un refus de la sexualité. D’ailleurs, toute forme de sexualité disparaît en général pendant la période anorexique.

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la veille de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, qui a lieu tous les 25 novembre à l’initiative des Nations unies, François Fillon, le premier ministre, a annoncé que la lutte contre ces violences deviendrait la « grande cause nationale » 2010. Attribué tous les ans par Matignon, ce label permet de couronner symboliquement un combat, mais aussi de donner un coup de main aux associations : pendant un an, la grande cause nationale a droit à la diffusion gratuite de messages sur les radios et les télés publiques.Les violences faites aux femmes font énormément de victimes. En France, en 2008, cent cinquante-sept femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon, ce qui représente un décès tous les 2,3 jours. « Dans de nombreux cas, le meurtre est l’ultime étape d’un continuum de violences, puisque, dans un quart des cas, il existait une violence connue antérieure », soulignait, en juillet, une mission d’information de l’Assemblée nationale, dont la présidente (PS) était Danielle Bousquet et le rapporteur (UMP), Guy Geoffroy.
VIOLENCES SOUVENT PASSÉES SOUS SILENCE

Malgré leur gravité – en France, le huis clos conjugal est, pour les femmes, un lieu plus dangereux que l’espace public –, ces violences restent souvent tues. Selon l’Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France (Enveff) de 2001, leur taux de signalement est évalué à 13 %, contre 32 % pour les violences au travail et 43% pour les violences dans l’espace public. Cette sous-déclaration a été confirmée par les enquêtes de victimation menée par l’Observatoire national de la délinquance.

Ces violences n’ont pourtant rien d’anodin : selon l’Enveff, les femmes battues font en moyenne onze fois plus de tentatives de suicide que les autres, et 10 % des enfants qui assistent à ces scènes sont, eux aussi, frappés. Une enquête du Centre de recherches économiques, sociologiques et de gestion, menée en 2006, estime en outre le coût annuel de ces violences à 1 milliard d’euros si l’on prend en compte les soins aux victimes, le coût des structures d’hébergement, les procédures judiciaires et les pertes de revenus.

Pour lutter contre ce fléau, la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, souhaite donner une nouvelle impulsion au plan triennal lancé en 2008. Elle devait ainsi annoncer, mercredi 25 novembre, en conseil des ministres, l’expérimentation, en France, d’une mesure qui a été mise en œuvre en Espagne cet été : le bracelet électronique pour les conjoints violents. « Il s’agit d’un outil imparable de protection », affirmait-elle lors d’une visite à Madrid, le 17 novembre.

RÉFÉRÉ-PROTECTION

En Espagne, la justice peut ainsi imposer aux hommes violents le port d’un bracelet électronique doté d’un GPS. La victime, elle, se voit confier un téléphone portable GPS doté d’un bouton d’alarme. Dès que l’homme s’approche de sa femme ou franchit le périmètre de sécurité qui la protège – son domicile, son travail, l’école des enfants –, le Centre national de surveillance de Madrid peut avertir la police. Sur les six cents alertes enregistrées depuis juillet à partir des cinquante-huit bracelets recensés en Espagne, deux cent vingt-deux ont donné lieu à une « activation des forces de sécurité ».

Pour améliorer la protection des victimes, la secrétaire d’Etat à la famille propose également d’étendre les procédures d’éviction du conjoint violent aux pacsés et aux concubins et d’introduire dans le code civil un « référé-protection » qui permettra d’aider sans délai les femmes en danger. Mme Morano souhaite enfin introduire dans le code pénal un nouveau délit. Inspiré du harcèlement moral, ce texte servira à réprimer les « violences psychologiques » au sein du couple.

La plupart de ces mesures figurent dans une proposition de loi qui a été déposée, mercredi, par vingt-neuf députés issus de la mission d’information de l’Assemblée nationale. Venus de l’UMP, du PS, du PC ou des Verts, ces élus ont écarté l’idée de rédiger une loi-cadre à l’espagnole, mais ils ont émis soixante-cinq propositions qui vont de la création d’un observatoire national à l’instauration d’une ordonnance de protection des victimes. « Nous nous appuierons sur leur travail pour faire aboutir les mesures annoncées au conseil des ministres », précise Mme Morano.

Anne Chemin

Nouveau délit de « violences psychologiques »
François Fillon a annoncé, mercredi 25 novembre à Matignon, sa volonté d’introduire dans la loi un nouveau délit de « violences psychologiques au sein du couple », afin d’intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes. Le premier ministre a par ailleurs confirmé le lancement d’une expérimentation de surveillance par bracelet électronique pour contrôler les auteurs de violences faites aux femmes, à l’image de ce qui existe en Espagne. – (Avec AFP.)

Source : LeMonde du 25/11/09

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Commentaires :

AM
25.11.09 | 13h46

Face à la déferlante médiatique organisée par un lobby, il ne faut répéter et répéter encore que les hommes n’ont pas le monopole de la violence dans le couple, loin de là. Toutes les études (étrangères…) sérieuses le montrent.Quant aux violences psychologiques, elle sont encore mieux « partagées », les femmes ayant souvent les meilleures compétences verbales…POURQUOI ces campagnes ne stigmatisent-elles QUE les hommes, au lieu de cibler enfin TOUTES les violences domestiques ??

michel r.
25.11.09 | 13h43

N’oublions jamais qu’il y a aussi des hommes victimes de mauvais traitements et que nombre de femmes dans le cadre du divorce inventent tout et n’importe quoi pour se débarrasser en un temps record d’un conjoint devenu soudain inutile ou à remplacer.

Les associations de Recherche clinique et d’Entraide en Alcoologie 31, 32, 66 proposent cette matinée.

Au programme, vous découvrirez :

8h30 : accueil

9h30 : « La reflexion clinique en addictologie », avec Gérard Ostermann, président du Collège Régional des Alccologues Aquitains (CRAA)

Pause café, visite librairie, stands éditeurs et associations

10h30 -> 12h30 : « Les alcooliques face aux plaisirs et aux réalités », table ronde et discussion croisée entre intervenants et participants.

Lieu : Maison des Associations, espace Niel, 81 rue St Roch, 31400 Toulouse (métro ligne B, station St Agne)

Contact : AREA 31, 53 rue de Cugnaux, 31300 Toulouse

Tél.: 06 86 50 14 38 – 06 85 41 40 21

Le Soroptimist International est un club service et une organisation mondiale de femmes, qui a le statut d’ONG et est reconnue par les Nations Unies.

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Club Soroptimist International « Toulouse Ariane » se mobilise pour agir solidairement contre ces violences. Il vous invite à assister à la conférence « Les violences à l’égard des femmes au sein du couple ».

Avec la participation de Roland Courteau, sénateur de l’Aude et auteur d’une proposition de loi renforçant la prévention, Brigitte Lanfranchi, vice-procureur près le tgi de Toulouse, Marthe Bétillon, chargée de mission à la délagation régionale aux droits des femmes et à l’égalité, Rémi Costagliola, médecin légiste, expert près de la cour d’appel de Toulouse.

Entrée libre et gratuite, à la salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat, 31000 Toulouse.

Tél.: 0616988556


Dans un couple où un des partenaires a un diagnostic de cancer, les femmes vivent, en moyenne, plus de détresse que les hommes, indépendamment qu’elles soient la personne qui a la maladie ou la partenaire en santé selon une recherche parue dans le Psychological Bulletin.

James C. Coyne de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis) et Mariët Hagedoorn de l’Université de Groningen (Pays-Bas) ont analysé 43 études portant sur le sujet.

« Les femmes ayant le cancer du sein sont, en moyenne, en plus grande détresse que leur conjoint; mais les conjointes des hommes ayant le cancer de la prostate, sont aussi en moyenne en plus grande détresse que ces derniers », concluent les chercheurs.

Selon une autre recherche américaine auprès de 168 couples mariés, publiée dans le numéro d’avril des Annals of Behavioral Medicine, la santé physique des hommes atteint de cancer de la prostate aurait tendance à être affectée par le faible bien-être émotionnel de leurs épouses.

« La détresse psychologique des femmes semblent avoir le plus grand impact, qu’elles soient survivantes du cancer du sein ou prennent soin de leur mari souffrant du cancer de la prostate. Si la femme a un niveau plus élevé de détresse émotionnelle, le partenaire a tendance à avoir un niveau plus élevé de problèmes psychosomatiques tout en rapportant rarement de problèmes psychologiques ou émotionnels, » dit Youngmee Kim, auteure principale de la recherche.

Sources : PsychoMédia, Eurekalert, Newswise

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« La dépression augmente le risque de mourir d’un cancer. A contrario, sortir de l’impuissance réduit à la fois la dépression et l’inflammation dans le corps et augmente formidablement les chances de survie.

Une nouvelle analyse des études  publiées sur le sujet vient de montrer que les personnes qui souffrent de dépression chronique ont un risque accru de mourir de leur cancer de l’ordre de 39%, quelle que soit la nature du cancer. C’est une augmentation de risque un peu plus élevée que l’augmentation de risque de cancer du sein liée à la prise d’hormones oestrogènes après la ménopause (cf. 1, 2), mais beaucoup moins que celle due au tabac (de l’ordre de 700 à 1000%).

De fait, comme je le décris dans « Anticancer », ce n’est pas tant les facteurs de stress de notre environnement qui nous exposent à un plus grand risque de maladies en général et de cancer en particulier, mais plutôt le sentiment d’impuissance qui s’installe dans le temps lorsque nous ne savons pas faire face au stress ou lorsque personne autour de nous ne vient nous aider. Sur des périodes de plusieurs mois, ou années, ce sentiment d’impuissance se traduit par la dépression et une sécrétion anormale de cortisol et d’adrénaline qui stimule l’inflammation et réduit la capacité du système immunitaire à lutter contre les maladies.

Heureusement, il existe de nombreuses manières de sortir de cette impuissance qui est le plus souvent une illusion d’impuissance. Dans une autre étude publiée très récemment, la chercheuse en psychoimmunologie Barbara Andersen de l’université Ohio State a suivi des femmes qui avaient toutes été traitées pour un cancer du sein de stade II ou III.

Celles qui étaient déprimées au départ mais avaient participé sur une période de un an à un groupe dans lequel elles avaient appris à pratiquer un exercice de relaxation quotidien, à manger différemment, à faire plus d’activité physique, et à demander de l’aide autour d’elles, avaient réduit leur risque de dépression de façon considérable. Cela se mesurait aussi par une réduction marquée du taux d’inflammation dans leur corps, et une augmentation de l’activité de leur système immunitaire. Sur l’ensemble des sujets dans cette études, après 11 ans de suivi, les femmes traitées pour leur cancer du sein et qui avaient reçu cet enseignement — qu’elles aient été déprimées ou non — bénéficiaient d’une réduction de la mortalité de près de 70% par rapport à celles qui avaient eu le même traitement médical mais pas de soutien pour modifier leur style de vie et sortir du sentiment d’impuissance (cf. 3, 4) .

Il faut se méfier des faux espoirs lorsqu’il s’agit du cancer. Mais ce que ces études nous rappellent encore une fois, c’est qu’il faut sans doute se méfier encore plus du faux désespoir qui nous accable lorsque nous ne sommes pas informés de toutes les façons utiles de se prendre en main pour mieux prévenir ou guérir du cancer. »

 

[1] En 2002, une étude américaine concluait à un sur-risque de cancer du sein chez les femmes utilisant un traitement hormonal substitutif estroprogestatif, entraînant une modification de la prise en charge de la ménopause. Le sur-risque était estimé à 24%, soit 8 cas de plus par an pour 10 000 femmes traitées avec estrogen + progestine pendant 1 an, en comparaison avec 10 000 femmes qui prennent un placebo. (Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, et al. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: Principal results from the Women’s Health Initiative randomized controlled trial. Journal of the American Medical Association 2002; 288(3):321–333.)

[2] Depression as a predictor of disease progression and mortality in cancer patients: a Meta-Analysis. Cancer. 2009 Sep 14 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19753617)

[3] A Psychological Intervention Reduces Inflammatory Markers by Alleviating Depressive Symptoms: Secondary Analysis of a Randomized Controlled Trial (Psychosomatic Medicine 71:715-724 (2009))

[4] Andersen, B.L., et al., Psychologic Intervention Improves Survival for Breast Cancer Patients: A Randomized Clinical Trial. (Cancer, 2008. 113: p. 3450-3458)

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1. Comment limiter vos risques ?

« Dans le traitement du cancer de la prostate, ce qui compte le plus pour éviter les problèmes d’impuissance, c’est de prendre la maladie en charge le plus tôt possible ! », explique le Professeur Marty, cancérologue à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif) et président d’Eurocancer.

Pourquoi ?

Parce qu’en général, plus le diagnostic est précoce, moins la tumeur est étendue (d’où l’importance du dépistage).

Résultat : les traitements sont moins invasifs et abîment dans une moindre mesure les tissus intervenant dans le mécanisme érectile (comme les nerfs honteux par exemple).


2. Quels sont traitements les moins périlleux ?

La radiothérapie, qui détruit les cellules cancéreuses par rayonnement, compte parmi les traitements les moins risqués. Quelle que soit la technique choisie -radiothérapie classique, externe, ou curithérapie (nouveau procédé consistant à introduire des grains radioactifs dans la prostate)-, elle entraîne en général, moins de complications sexuelles que la chirurgie ! Idem concernant les traitements hormonaux.

Certes, leur prescription cause une forte baisse de désir et de performances, mais rien n’est définitif. Ces désagréments disparaissent avec l’arrêt des prises si elles n’excèdent pas deux ans !


3. Si vous pourviez l’éviter…

L’ablation de la prostate -la prostatectomie radicale-, entraîne selon les études, des problèmes d’impuissance dans 10 à 90 % des cas -la moyenne se situant vraisemblablement autour de 70 %. Conséquence : des érections en général moins rigides pendant les mois qui suivent l’intervention, et qui malheureusement s’avèrent parfois définitives, en fonction de l’âge ou de l’état de santé du patient.

A savoir : la coelioscopie qui permet d’effectuer la même opération, mais par de petits orifices à l’aide d’instruments longs et d’une caméra, donnerait de meilleurs résultats en termes de sexualité. La visibilité sur écran du chirurgien, lui permettrait en effet, de repérer les nerfs de l’érection, donc de mieux les préserver.


4. Comment retrouver vos performances ?

Qu’elle soit passagère ou non, l’impuissance post-prostate est relativement bien traitée.

Si les problèmes d’éjaculation sont souvent difficiles à soigner, la baisse de libido est mieux prise en charge, puisqu’elle est souvent due à la fatigue, à des douleurs ou à une baisse de moral. Même chose concernant les troubles orgasmiques. Quant aux soucis érectiles, ils bénéficient de solutions assez efficaces (surtout si les nerfs érectiles ont été préservés). Les médicaments par voie orale sont prescrits en première intention en raison de leurs bons résultats.

En cas d’échec ou de contre-indication, on peut avoir recours à des injections locales, voire l’implantation d’une prothèse pénienne siliconée.

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Fiche de lecture (suite) :

“Vivre avec une personne malade.

Des conseils pour la famille, les soignants, les accompagnateurs“,

de Nicole Carre & Hubert Paris,

(Les Editions de l’Atelier, Paris, 2007, 206 pages, 18 €)

Quatre idées principales :

1 – Comment se situer par rapport à la personne malade ?

Souvent, les malades se retrouvent en rupture de relation, rejetant les gens bien portants.

Outre leur fragilité physique, ils sont alors confrontés à la solitude, propice au développement de la peur et d’une angoisse plus générale. De plus, leur vie à l’hôpital est rythmée par les examens et ils peuvent en venir à perdre la notion du temps, voire celle de l’espace s’ils ne sortent pas de leur lit.

Face à cette solitude, la seule solution est d’être là avec et pour le malade. Mais cette présence, difficile, se heurte aux mécanismes de défense du malade face à sa maladie. La maladie grave étant inacceptable, diverses réactions sont possibles : déni, culpabilité, agressivité quand cette culpabilité est projetée sur autrui, régression aux seules fonctions vitales… De plus, pour fonctionner, la relation au malade doit être équilibrée : le malade, malgré l’importance de son corps à soigner, n’est pas qu’un objet mais aussi un sujet et entend être traité comme tel. Il a des besoins physiques et des désirs tout aussi importants, comme le désir de plaire et de réussir quelque chose.

2 – Les limites de l’accompagnement

L’accompagnement a des limites : il faut accepter qu’on ne peut pas tout. Il ne faut pas s’imposer au malade ni avoir d’idées préconçues, mais accepter ses raisons, être là pour lui au quotidien, lui laisser faire ce qu’il peut faire pour ne pas le rabaisser, et surtout savoir l’écouter, y compris son silence.

3 – Vers des accompagnants divers et partenaires

Les différents pôles de l’accompagnement, famille, soignants et bénévoles ont parfois du mal à travailler ensemble car ils ne voient pas les mêmes facettes du malade. Il faut pourtant qu’ils se fassent confiance en tenant compte des compétences de chacun.

4 – Quand la mort se fait proche

Face à la mort, en parler est difficile mais essentiel afin de la replacer dans la vie même. Il n’y a pas de bonne mort, car chacun, en fonction de son vécu, en a une vision différente. Il ne faut donc surtout pas chercher à imposer sa propre vision, mais laisser le malade développer sa quête de spiritualité quelle qu’elle soit. Car la spiritualité aide à se battre plutôt pour la vie que contre la mort.

 

En conclusion …

« La vie d’une personne est une. […] Le corps, l’affectivité, la spiritualité sont inséparables. » Le malade n’est donc pas juste un corps qui souffre et ce qu’il faut privilégier en lui, c’est la vie car « vivre avec une personne malade ou auprès des malades, c’est vivre. »

 

Source : www.proximologie.com

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Fiche de lecture :

« Vivre avec une personne malade.

Des conseils pour la famille, les soignants, les accompagnateurs« ,

de Nicole Carre & Hubert Paris,

(Les Editions de l’Atelier, Paris, 2007, 206 pages, 18 €)

Les deux auteurs sont réunis par leur expérience de la maladie et de l’accompagnement de malades.

Nicole Carré, psychanalyste et formatrice à l’accompagnement des malades, a eu une leucémie avec rechute, suivie de rémissions. Hubert Paris, quant à lui, est accompagnateur de malades et a eu une tuberculose suivie d’une longue convalescence.

L’ouvrage se divise en deux grandes parties, soit sept chapitres, suivies de compléments et d’annexes.

La première (cinq chapitres) montre différents points de vue pour Accompagner la personne malade : «Comment je me situe par rapport à la personne malade ? », « Qui est la personne qui souffre ? », « Au-delà de la rencontre, l’accompagnement », « Vers des accompagnants divers et partenaires », « En quête de sens, la spiritualité ».

La seconde s’intéresse à l’accompagnement Quand la mort se fait proche en montrant différents « Regards sur le mourir » puis en analysant « Au bord de la mort, les besoins du malade ».

Les compléments traitent des religions (et surtout du catholicisme majoritaire en France) dans leur rapport à la maladie et à la mort.

Enfin, les annexes présentent les textes de loi et les adresses utiles. L’ouvrage propose grâce à l’expérience des auteurs et à des témoignages directs des conseils aux personnes accompagnants des malades, et notamment aux proches.

L’idée forte est que le malade, s’il a des besoins spécifiques, reste une personne à part entière, membre de la « communauté des vivants » à égalité avec les autres.

Source : www.proximologie.com

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Maman

 

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Tony Kendrick, de l’Université de Southampton et ses collègues, ont analysé tous les cas de dépression entre 1993 et 2005 des dossiers médicaux québécois couvrant 170 médecins généralistes et 1,7 millions de patients (étude britannique publiée dans le British Medical Journal).

Ils ont constaté que, malgré une baisse du nombre de nouvelles personnes recevant un diagnostic de dépression depuis 11 ans, le nombre de prescriptions d’antidépresseurs a doublé.

La cause ? Une augmentation, année après année, du nombre de personnes prenant des antidépresseurs pendant très lontemps.

« Nous estimons que plus de 2 millions de personnes prennent maintenant des antidépresseurs durant plusieurs années, en particulier des femmes âgées entre 18 et 30 ans, indique Kendrick. Le nombre de prescriptions par personne a augmenté de 2.8 en 1993 à 5.6 en 2004. »

Les données de la Prescription Pricing Authority montrent que plus de 30 millions de prescriptions d’antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), tels que le Prozac (fluoxétine) et le Deroxat ou Paxil (paroxétine), sont maintenant émises par année, soit deux fois plus qu’au début des années 1990. Quelque 90% des personnes recevant un diagnostic de dépression prennent maintenant ces antidépresseurs continuellement ou durant des périodes répétées au cours de plusieurs années.

« Nos recherches précédentes ont montré que, bien que ces médicaments sont dits non addictifs, plusieurs personnes trouvent difficiles de cesser de les prendre, en raison de symptômes de sevrage qui incluent l’anxiété. » Ce qui est un comble, vous ne trouvez pas ?

« Les patients souhaiteraient plus d’aide de la part de leur médecin pour arrêter ces médicaments. Nous ne savons pas combien en ont réellement besoin et si l’utilisation à long terme est néfaste », indique l’auteur. « Cette situation a des similitudes avec celle du Valium dans le passé », considère-t-il.

Source : « Study reveals an increase in long-term antidepressant drug use »

.

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C’est juste jeter un coup d’oeil à mon nouveau site.

Je l’ai construit pour vous donner un maximum de
valeur et de conseils. Avec un design « plus moderne »,
plus clair, et plus lisible pour vous.
Je veux bien faire,
mais je manque maintenant de recul…

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Qu’en pensez-vous ?

Un grand merci 🙂

Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit.

Cela ne vous prendra que cinq minutes.

Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance.

Je ne vous parlerai ici pas comme un psy, mais comme quelqu’un qui sait ce que souffrir veut dire.

Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez ce blog.

Je sais seulement qu’en ce moment, vous le lisez, et c’est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie.

Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m’asseoir avec vous et parler, face à face et coeur ouvert. Mais puisque ce n’est pas possible, faisons-le par le biais de mon blog.

J’ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer, du fait de ma  profession de psychothérapeute.  J’ai donc idée de ce que vous pouvez sentir. Je sais que vous n’êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les 5 prochaines minutes, j’ai 5 choses simples, pratiques, à vous dire et que j’aimerais partager avec vous.

Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.

Bien, vous lisez encore ce texte, et c’est très bon.

J’aimerais vous demander de rester avec moi jusqu’à la fin de ma lettre. J’espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l’intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l’obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c’est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore pas très sur.

Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.

Commencez par penser à ça :

« Le suicide n’est pas un choix,

on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources

qui permettent d’y faire face. »

Dans le suicide, il ne s’agit que de cela.

Vous n’êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir – cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j’empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d’un moment si j’ajoute suffisamment de poids… quelle que soit votre volonté de rester debout. (C’est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : « debout, garde le moral ! » – vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)

N’acceptez pas que quelqu’un vous dise, « il n’y a pas de quoi être suicidaire pour cela. » Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu’une douleur soit supportable ou non diffère d’une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu’un peut ne pas l’être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Vous savez, les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur.

Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d’y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des « idées noires ». Le suicide n’est alors ni faux ni vrai; ce n’est pas un défaut de caractère; il n’y a pas à le juger moralement. C’est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.

Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l’une ou l’autre de ces deux choses:

  • Trouver un moyen pour réduire la douleur,
  • Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face.

Ou les deux à la fois.

Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l’heure.

  1. La première chose que vous avez besoin d’entendre, c’est de savoir qu’on s’en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s’en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J’espère que cette information peut vous donner un peu d’espoir.
  2. La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous, « j’attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit. » Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes – que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l’acte. Même si ce n’est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu’alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n’êtes pas, en ce moment, en train d’agir en ce sens. C’est très encourageant pour moi, et j’espère que cela l’est pour vous.
  3. La troisième chose est ceci : on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort.
  4. La quatrième chose : certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu’ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous. Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu’un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l’aide. Appelez une ligne d’écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l’annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu’un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d’essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c’est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l’équilibre.
  5. La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant : les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une psychothérapie est vraiment une bonne idée.

Bien. il s’est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J’en suis vraiment heureux.

Puisque vous avez été jusqu’ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j’ai dit que l’idée est de s’assurer d’avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix…! jusqu’à ce qu’elles surpassent vos sources de douleur.

Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c’est quelqu’un a qui parler. Si vous trouvez quelqu’un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu’il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.

Et maintenant, j’aimerais que vous appeliez quelqu’un…

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