étude scientifique


Les personnes souffrant de phobie sociale (ou anxiété sociale) ont besoin d’améliorer leurs habiletés sociales afin de briser le cycle du rejet social, selon une récente recherche publiée dans le British Journal of Clinical Psychology.

Des recherches précédentes avaient indiqué que les personnes souffrant d’anxiété sociale sont considérées comme moins aimables, moins amicales et de contact moins confortable que les personnes qui ne sont pas aussi anxieuses.

Dans cette recherche de l’Université Maastricht, des personnes atteintes de phobie sociale ont été observées durant deux tâches sociales : parler devant un groupe et participer à une conversation pour faire connaissance. Des observateurs et des participants rapportaient comment ils se sentaient vis-à-vis les personnes anxieuses socialement.

Les personnes ayant une anxiété sociale ne performaient pas bien dans ces situations et leur faible performance amenait les observateurs à avoir des sentiments négatifs à leur égard, ce qui conduisait au rejet.

« La peur du rejet est un des problèmes centraux pour les gens qui souffrent d’anxiété sociale, mais nous avons constasté que leur comportement anxieux provoque le rejet« , dit Marisol Voncken, auteure principale.

« Ces personnes auraient besoin d’aide pour trouver des façons d’être moins centrées sur elles-mêmes et devraient être encouragées à socialiser avec des personnes qui ont des caractéristiques et des intérêts similaires« , dit Mme Voncken.

Sources : psychomédia.qc. ca, The British psychological Society

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Un Français sur 12 a vécu un épisode dépressif majeur dans la dernière année…

Entre 5 à 8% des Français ont souffert d’un épisode dépressif majeur au cours de la dernière année selon des enquêtes (1) présentées par l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans un numéro thématique du Bulletin épidémiologique hebdomadaire sur la santé mentale en France.

Un épisode dépressif majeur est d’un épisode d’une durée d‘au moins 15 jours d’humeur déprimée (triste ou sans espoir) ou de manque d’intérêt presque toute la journée et tous les jours.

Cette humeur est accompagnée de certains des symptômes suivants (3 ou 4) tels que des pertubations du sommeil, des perturbations de l’appétit et du poids, des problèmes de concentration, un manque d’énergie ou une fatigue, un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessifs et des pensées suicidaires. La dépression est ainsi à distinguer de périodes de tristesse normale. (2)

Jusqu’à 19% de la population auraient présenté, au cours de l’année, un niveau « subsyndromique » de dépression: certains symptômes étaient présents sans que les critères diagnostiques soient rencontrés.

Les épisodes dépressif majeur sont souvent chroniques, 48% des personnes qui ont présenté un tel épisode au cours des 12 derniers mois en ont eu au moins deux et 15% présentent un trouble chronique. Les épisodes étaient sévères dans 3,2% à 2,6% des cas.

Les épisodes dépressif majeur sont deux fois plus fréquents chez les femmes. Des situations fortement associées à la dépression sont, selon ces enquêtes, le veuvage, le divorce, le chômage, l’invalidité et le congé maladie.

(1) Baromètre santé 2005 et Anadep.

(2) Il s’agit des critères du DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’American Psychiatric Association. Un épisode de dépression majeure peut être léger, modéré ou sévère.

Source: psychomedia.qc.ca, Bulletin épidémiologique hebdomadiare, InVS

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Les machos, c’est pas pour la vie !

Les mâles aux traits « masculins » ne seraient pas envisagés par ces dames comme des partenaires « à long terme ». Au contraire les hommes plus féminins sont perçus comme de bons compagnons.

Quel type d’homme plaît aux femmes ?
Un grand, un fort, un tatoué ?
Viril, limite macho ?
Bref : un homme, un vrai !

Détrompez-vous. Si les femmes sont – certes – tout à fait capables de s’accommoder de ce type de partenaire, ce n’est pas, et de loin, le genre d’homme avec lequel elles rêvent de faire leur vie.
Surprenant ? Ce sont pourtant les résultats obtenus par une équipe de psychologue britanniques de l’université de Durham.

Pour savoir comment les différents « types » d’hommes étaient perçus, le Dr Lynda Boothroyd a montré à 400 personnes des photos de visages d’hommes retravaillées par ordinateur. Les uns présentaient des caractéristiques typiquement masculines : grand front, petits yeux, mâchoire bien développée. Les autres avaient un visage plus « féminin » : traits fins, lèvres plus grosses, grands yeux, longs cils. Les chercheurs ont ensuite demandé aux participants comment ils imaginaient la personnalité et le comportement sexuel des hommes présentés sur les photos.

Résultat : les hommes à l’apparence virile et masculine ont été catalogués comme des « mâles dominants »,  macho, infidèles et probablement mauvais pères ! Au contraire ces messieurs aux traits fins et à l’air angéliques ont été considérés comme des hommes fidèles et même, comme de futurs pères exemplaires.

Bref : le compagnon de route idéal.

La virilité n’attirerait pas ces dames… Mais que vont devenir les machos ? Rassurez-vous messieurs : selon les chercheurs, ces mâles virils ne sont pas pour déplaire aux femmes non plus. Pour le Dr Boothroyd, « la préférence pour l’un ou l’autre de ces types d’hommes dépend de ce qu’attend une femme d’une relation amoureuse, cela varie selon les périodes de la vie ».

Le macho pour une nuit et le sensible pour la vie ? Ça fait un peu cliché non ? Bah, si c’est scientifiquement prouvé…

Sources : LaNutrition.fr, et Lynda G. Boothroyd, Benedict C. Jones, D. Michael Burt and David I. Perrett Partner characteristics associated with masculinity, health and maturity in male faces Personality and Individual Differences, Volume 43, Issue 5, October 2007, Pages 1161-1173

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Une analyse récente de données collectées dans la population européenne (l’étude EPIC), réalisée au Mount Sinai Tisch Cancer Institute (New York) a conclu que manger plus de fruits et légumes a « un effet protecteur contre le cancer », mais que « l’effet anticancer de ces aliments est modeste, au mieux. » (Bofetta et al., 2010). Ces résultats doivent être mis en perspective.

Le Dr Boffetta et ses collègues, dans leur étude publiée en ligne dans le Journal of the National Cancer Institute le 6 avril 2010, mettent en évidence une relation inverse entre la consommation élevée de fruits et légumes et le risque global de cancer : dans la population étudiée, une augmentation de 200 grammes par jour de fruits et légumes a entraîné une réduction d’environ 3 pour cent du risque de cancer. C’est un chiffre certes significatif, mais faible.

Je pense qu’il est essentiel de mettre ces résultats en perspective pour bien comprendre ce qu’ils peuvent — ou ne peuvent pas — dire, concernant l’importance de l’alimentation en termes de prévention du cancer, ou de ralentissement de son développement.

– Tout d’abord, la consommation de  « plus de fruits et légumes » prise isolément des autres changements de style de vie est très limitatif. On ne peut pas s’attendre à vaincre le cancer avec une seule intervention. On ne demande pas, par exemple, à un médicament de chimiothérapie d’être efficace tout seul quand il s’agit de cancer. Ces médicaments sont presque toujours combinés entre eux, et souvent associés à d’autres modalités comme la chirurgie et la radiothérapie. Il serait difficile d’imaginer que les fruits et légumes, pris isoléments, puissent avoir un effet majeur contre  la maladie.

– Deuxièmement il y a de solides preuves que l’adhésion à un régime méditerranéen  — qui ne se réduit pas au slogan « cinq fruits et légumes par jour » — diminue le risque de développer un cancer de près de 50% (Knoops et al . 2004). Cela justifie une recommandation d’utiliser plusieurs interventions alimentaires en même temps — comme dans le régime méditerranéen — pour combiner leurs effets anticancer : notamment consommer des acides gras oméga-3, des terpènes de herbes aromatiques, des légumineuses et des céréales complètes, diminuer les doses de sucre raffiné, etc.). Aucun nutriment, aucun aliment ou groupe d’aliments pris isolément ne peut, à lui seul, produire de différence majeur. Mais un régime anticancer global lui, en est capable.

– Troisièmement, une étude de l’UCLA (Pierce et al. 2007) démontre aussi l’intérêt de combiner une intervention nutritionnelle avec une autre intervention de style de vie, en l’occurrence, l’activité physique.Dans cette étude, des femmes suivies après la fin d’un traitement complet du cancer du sein, modifiaient, ou non, leur consommation de fruits et légumes et leur niveau d’activité physique. Les femmes qui avaient ajouté plus de fruits et légumes à leur alimentation amélioraient faiblement leurs courbes de survie. Celles qui avaient commencé une activité physique régulière de 30 minutes, 5 jours par semaine, amélioraient leur survie modestement au cours des 6 premières années, mais quelques années plus tard, elles ne se différentiaient pas des femmes qui n’avaient rien changé dans leurs comportements après leurs traitements. En revanche, chez les femmes qui avaient suivi les DEUX recommandations (ajouter plus de fruits et légumes ET faire plus d’activité physique) on a observé une amélioration très significative de la survie au cours des 9 années après traitement. De façon évidente,  il semble important de combiner les actions de changement de style de vie anticancer afin d’obtenir des effets notables sur le cours de la maladie.

– Quatrièmement, considérer « les fruits et légumes » comme une catégorie générale, c’est un peu comme parler de « médicaments » comme d’une catégorie générale. Les bananes et les pommes de terre par exemple, peuvent augmenter la glycémie et contribuer à l’inflammation plutôt que de contribuer à ralentir le cancer. Ainsi, les études qui ne précisent pas quels fruits et légumes (c’est hélas généralement le cas) courent le risque de ne pas ajouter grand-chose au débat. Il serait plus utile de mesurer la quantité de légumes crucifères, d’alliacés (oignons/ail /poireaux), de champignons, de fruits rouges, de fruits à noyaux, etc – c.a.d les légumes et les fruits qui ont une activité anticancer documentée.

Mon conseil : ne vous laissez pas démotiver par les commentaires trop rapides que vous pourrez lire sur internet au sujet de la récente publication du Journal of the National Cancer Institute. Continuez à prendre en main votre santé grâce à un style de vie anticancer. Et, surtout, continuez de manger de nombreux légumes et fruits, en privilégiant ceux qui ont une activité anticancer documentée.

Références

Boffetta, P., et al., Fruit and Vegetable Intake and Overall Cancer Risk in the European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition (EPIC). J. Natl. Cancer Inst., 2010: p. djq072.

Knoops, K.T.B., et al., Mediterranean Diet, Lifestyle Factors, and 10-Year Mortality in Elderly European Men and Women – The HALE Project. JAMA, 2004. 292: p. 1433-1439.

Pierce, J.P., et al., Greater Survival After Breast Cancer in Physically Active Women With High Vegetable-Fruit Intake Regardless of Obesity. Journal of Clinical Oncology, 2007. 25(17): p. 2345-2351.

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Ce qui démontre la santé d’une discipline c’est sa capacité de se remettre en question.

Nous ne pouvons que saluer le Professeur Edward Shoter et au travers de lui la discipline de la psychiatrie au Canada et aux Etats-Unis.

A feuilleter le dernier brouillon de l’“American Psychiatric Association’s Diagnostic and Statistical Manual”, manuel de Diagnostic et Statistique de l’Association de Psychiatrie Américaine, en chantier depuis maintenant sept ans, l’on se rend compte que la discipline part dans toutes les directions. La psychiatrie semble avoir perdu son chemin dans une forêt de diagnostics pauvrement vérifiés et de médication inefficace. Les patients qui de nos jours recherchent de l’aide psychiatrique ont toutes les chances d’être diagnostiqués d’une maladie qui n’existe pas et traités avec des médicaments dont l’efficacité ne serait pas plus grande que celle d’un placebo.

La psychopharmacologie, c.à.d. le traitement de l’esprit et du cerveau par les drogues, en est arrivée à dominer le champ. L’aspect positif en est que beaucoup de maladies répondent favorablement au traitement médical. L’aspect négatif en est que l’industrie pharmaceutique recherche un marché le plus large possible pour une drogue déterminée et fait la publicité de maladies importantes, telles que les dépressions majeures et la schizophrénie, le statut scientifique de celles-ci rendant l’initié mal à l’aise.

Dans les années ‘50 et ’60, quand la psychiatrie était toujours sous l’influence de la tradition scientifique européenne, les diagnostics raisonnablement fidèles étaient toujours au centre des pratiques courantes. Si vous aviez le blues, si vous vous sentiez mal à l’aise et agité, le diagnostic courant était « les nerfs ». Pour le psychiatre orienté psychothérapie, la “psychonévrose” était l’équivalent des “nerfs”. Il n’y avait pas de raison de disséquer ces termes, cliniciens et patients s’entendaient pour comprendre le fait “d’avoir les nerfs” ou bien de faire une “dépression nerveuse”.

Notre langage actuel en psychopathologie offre peu d’amélioration à cette terminologie vigoureuse. Un patient ayant les mêmes symptômes de nos jours se verrait qualifié d’une affection du type “trouble d’anxiété sociale” ou “désordre affectif saisonnier”. L’augmentation de la spécificité est fallacieuse. Il y a peu de risque de mauvais diagnostic, car les nouveaux “désordres” répondent tous à la même drogue, et donc en termes de traitement la différenciation est insensée et bénéficie principalement aux compagnies pharmaceutiques qui produisent les drogues pour ces niches.

Pour les personnes plus sérieusement malades, envisageant l’idée de suicide ou continuellement agités en affirmant “tout est de ma faute, » la mélancolie était le diagnostic de choix. Ce terme existe depuis la nuit des temps.

Tous ces désordres d’humeur sérieux étaient mis techniquement dans un même sac: la maladie maniaco-dépressive, et à nouveau il y avait peu de raisons pour une différenciation, puisque les applicatifs médicaux tels que le lithium, qui fonctionnait pour la phase maniaque, pouvait aussi avoir de l’effet dans la prévention de nouveaux épisodes de dépression sérieuse.

La psychopharmacologie— le traitement des désordres de l’esprit et du cerveau par les drogues—vivait sa première grande poussée et une multitude de nouveaux agents efficaces étaient mis sur le marché. La première drogue à succès en psychiatrie apparaissait en 1955 chez Wallace Lab’s Miltown, un “tranquillisant” du type dicarbamate. Le premier antidépresseur « tricyclique” (en raison de la structure chimique) était lancé aux Etats-Unis en 1959, appelé imipramine en générique et Tofranil de son nom de marque. A ce jour, celui-ci demeure toujours l’antidépresseur le plus efficace dans le traitement intermédiaire de dépression profonde.

Dans les années ‘60 apparaissait une classe totalement différente de drogues, les benzodiazépines, indiqués dans les cas d’anxiété plutôt que dans les cas de dépression. (Nous garderons cependant à l’esprit que ces indications sont plutôt du type commercial que de type scientifique, étant donné que la plupart des dépressions entraînent l’anxiété et vice versa). Dans la classe des benzodiazépines, le Librium était lancé pour le traitement de l’anxiété en 1960, le Valium en 1963. Malgré une réputation non méritée de risques addictifs, les benzos demeurent à ce jour parmi les drogues les plus utiles dans l’histoire de la psychiatrie. Elles sont efficaces à travers toute la série des maladies nerveuses. Dans une des études de la “World Health Organization” au début des années 1990, un échantillonnage de médecins de famille dans le monde entier prescrivait les benzos pour 28% de leurs patients dépressifs, 31% de leurs patients anxieux, les chiffres démontrant une répartition quasi identique. Dans les années 50 et 60, les médecins avaient à leur disposition des drogues qui étaient vraiment efficaces pour des maladies qui existaient réellement.

Et puis les années fastes se terminaient. L’article du psychiatre britannique Malcolm Lader, publié en 1978  sur les benzos et les qualifiant  d’ »opium des masses », semble être un repère. Les brevets expiraient pour les drogues des années 50 et 60, et les diagnostics concrets étaient tous éliminés de la classification en 1980 avec l’apparition de la troisième édition de la série des DSM, intitulée  « DSM-III. » C’était essentiellement la création du psychiatre Robert Spitzer de la Columbia University, un individu énergétique et charismatique ayant suivi l’enseignement de psychométrie. Cependant, son énergie et son charisme ont presque mis la psychiatrie au bord du gouffre.

Mr. Spitzer a été découragé de la psychanalyse et souhaitait mettre au point une nouvelle classification de maladies qui pourrait éliminer tous les vieux concepts freudiens tels que “névrose dépressive” avec leurs implications de « conflits psychiques inconscients. » Mr. Spitzer et compagnie souhaitaient des diagnostics basés sur des symptômes observables, plutôt que basés sur des hypothèses à propos de l’inconscient. Ainsi lui-même et les membres de l’équipe désignée par l’Association Psychiatrique Américaine ont été mis à contribution pour concevoir une nouvelle liste de diagnostics correspondant à des entités de maladies naturelles.

Mr. Spitzer s’est pris de front la politique de cette même Association, toujours fortement influencée par la psychanalyse. Il proposa donc des diagnostics tels que « dépression majeure » et « dysthymie, » diagnostics qui en soi étaient fortement hétérogènes, mettant dans un même sac une quantité de dépressions différentes. Cependant ces termes furent considérés comme politiquement acceptables.

C’est ainsi que pour le DSM-III, il y eut beaucoup de marchandage. Le mouvement à orientation biologie scientifique, les “jeunes Turcs“, se vit flanqué de dépression—dépression majeure—qui fut séparée du charabia psychanalytique. Aussi le nombre d’analystes décroissant et cependant toujours substantiel reçut le diagnostic—dysthymie—qui sonnait un peu comme leur bien-aimée « névrose de dépression » qui avait été le pilier de la pratique psychanalytique. La psychiatrie se retrouva avec deux tout nouveaux diagnostics et des critères tellement larges qu’un nombre très large de personnes pourraient s’en trouver qualifiées.Il y avait un autre arc à la psychanalyse: le DSM-III continuait à séparer ‘dépression’ de ‘anxiété’ (car les analystes estimaient que l’anxiété est le moteur qui fait tourner le tout). Ainsi en hommage à plusieurs figures importantes de la psychiatrie européenne, le DSM-III intégra le « trouble bipolaire », alternance de dépression et de manie, cependant distinct de « dépression majeure. »Un mot d’explication: l’évidence est très solide quant au fait que la dépression de type « dépression majeure » et celle de « trouble bipolaire » sont en fait la même maladie. Des cliniciens d’expérience savent que dans les dépressions chroniques l’on observe des épisodes de manie et d’hypomanie; il n’est pas plausible qu’une telle occurrence changerait complètement le diagnostic de « dépression majeure » vers « trouble bipolaire », vu que ce sont des maladies classifiées comme plutôt différentes.

Ces conséquences plutôt techniques dans la classification de maladies ont provoqué des ramifications énormes dans la vraie vie. Les désordres bipolaires étaient séparés des désordres unipolaires. Aussi l’anxiété— indication d’origine pour les benzos—à été mise en veilleuse car l’on soupçonnait les benzos,  incorrectement, d’être hautement addictifs, et l’anxiété était associée à dépendance.

Les dépressions majeures devenaient le grand diagnostic des années 1980 et suivantes, remplaçant les « névroses de dépression » et la « mélancolie, » même si cela combinait les maladies mélancoliques et non-mélancoliques. Ce serait comme mettre la tuberculose et les oreillons dans le même sac de types de maladies, sous prétexte qu’elles sont toutes les deux des maladies infectieuses. Aussi le  « trouble bipolaire » entama sa marche implacable, supposé être séparé de la simple vieille dépression.

De nouvelles drogues apparaissaient pour coller aux nouvelles maladies. Dans la fin des années 1980, les agents de type Prozac arrivaient sur le marché, les « ISRS’s, » ou Inhibiteurs Sélectifs du Recaptage de la Sérotonine, tels que le Zoloft, Paxil, Celexa et Lexapro. Ils étaient supposés efficaces par l’augmentation de la sérotonine disponible au cerveau.

Les ISRS’s sont efficaces dans certaines indications, comme les troubles obsessionnels-compulsifs ainsi que pour certains patients atteints d’anxiété. Cependant nombreux sont ceux qui pensent qu’elles ne sont pas efficaces pour les dépressions sévères, même si elles cadrent merveilleusement dans le concept hétérogène de « dépression majeure ». Ainsi, la main dans la main, ces antidépresseurs marchent avec la dépression majeure vers l’obscurité. C’étaient les drogues inefficaces pour des maladies qui n’existent pas telles que définies.La dernière mouture du DSM ne règle aucun des problèmes des séries précédentes et en crée même de nouveaux.

Un nouveau problème consiste en l’extension de la « schizophrénie » à une population plus large, avec le  « Syndrome de Risque de Psychose » Même si vous n’êtes pas un psychotique bourgeonnant avec des hallucinations, un comportement excentrique pourrait éveiller le soupçon qu’un jour vous deveniez psychotique. Admettons que vous ayez la “parole désorganisée”. Cela s’applique à environ la moitié de mes étudiants. Versez-y du Seroquel pour le « Syndrome de Risque de Psychose »!

DSM-V accélère la tendance à créer des variantes sur le spectre des comportements quotidiens vers les maladies: changeant la tristesse en dépression, l’appréhension en anxiété, le comportement enfantin en hyperactivité.

S’il y avait des traitements spécifiques pour ces différentes niches, vous pourriez argumenter que cela correspondrait à de bons diagnostics. Mais comme dans d’autres cas d’anxiété-dépression, les ISRS’s sont censé être bons pour tout. Pourtant, pour promouvoir une indication donnée, comme le désordre socio-anxieux, il est nécessaire de dépenser des centaines de millions de dollars en tentatives d’enregistrement pour convaincre la FDA que votre agent fonctionne pour cette maladie dont personne n’avait entendu parler auparavant.  Le DSM-V n’est pas composé que de mauvaises nouvelles. Il change le bric-à-brac de syndromes de désordre développemental des enfants en un seul groupe de « désordres du spectre autistique, » ce qui fait sens, car avant, avec Asperger comme maladie distincte, c’était comme dessiner des lignes dans une bassine remplie d’eau. Cependant, les problèmes de base des séries DSM précédentes demeurent non adressés.

Vers où va la psychiatrie? Ce dont la discipline a terriblement besoin, c’est d’une attention rapprochée aux patients avec leurs symptômes particuliers, afin d’extraire les vraies maladies du bourbier de symptômes que le DSM continue à remodeler sous les différents « désordres. » Cette attention minutieuse à ce dont les patients souffrent réellement est appelée « psychopathologie, » et son absence distingue la psychiatrie américaine de la tradition européenne. Avec le DSM-V, la psychiatrie américaine fonce exactement dans la direction opposée: en définissant des cercles de plus en plus grands de la population comme souffrant de maladie mentale avec des diagnostics vagues et non différentiés et les traitant avec des drogues puissantes.

Le Nouvel Anormal (exemples de nouvelles définitions)

Une sélection de nouvelles affections dans le manuel planifié.

Tésoriser

Défini comme « difficulté persistante à se détacher de ou de s’éloigner d’objets personnels, même de ceux de valeur limitée ou inutiles, dû à des besoins urgents de préserver les objets. »

Mélange Anxieté-Dépression

« Le patient a les symptômes de dépression majeure… accompagnée de détresse d’anxiété. »  La combinaison de dépression et anxiété est reconnue cliniquement depuis des années, ce n’est que maintenant qu’elle apparaît dans le manuel.

Hyperphagie

Définit manger “une quantité de nourriture largement au-delà de la quantité que la plupart des personnes pourraient ingurgiter dans un période de temps et en des circonstances similaires, » avec en plus “une impression de manque de contrôle dans l’acte de manger.  »

Désordre Neurocognitif Mineur

« Evidence d’une décroissance mineure de la cognition par rapport à un niveau précédent de performance, » une occurrence banale pour tous les gens au-delà de 50 ans.

Désordre de Dérégulation de l’Humeur avec Dysphorie

Une nouvelle définition pour tous les enfants affectés par des sautes d’humeur. Cela semble bien être une manière d’éviter d’utiliser le terme « bipolaire ».

Edward Shorter est professeur d’histoire de la médecine et de la psychiatrie à la “Faculty of Medicine of the University of Toronto ».Son dernier livre coécrit avec Max Fink, « Endocrine Psychiatry: Solving the Riddle of Melancholia, » sera publié aux “Oxford University Press ».

Source : http://www.ressources.be

Monsieur le Professeur R. Bugat, responsable du service Formation Cancérologique à l’Institut Claudius Régaud (ICR),
Monsieur le Docteur P. Martel, responsable des Conférences de l’ICR,
vous informent et vous invitent à participer aux conférences suivantes  :

Dans le cadre de la 3ème rencontre régionale Coopération Santé *:

MERCREDI 31 MARS de 16h à 19 h 45 à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse
(Grand Amphi – 20 bd Lascrosses – entrée libre et gratuite)

PROFESSIONNELS DE SANTÉ ET ASSOCIATIONS DE MALADES : MEFIANCE ou CONFIANCE ?


Rencontres entre Professionnels de Santé et Associations de Malades,
Présentation d’expériences de coopérations et résultats obtenus
Rôles des Associations de Malades dans la mise en place de l’Education Thérapeutique en Midi-Pyrénées
*renseignements : cooperation santé – tel : 04 67 57 98 98

L’Institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif, en région parisienne, se lance dans un vaste projet : mettre en place, dans un délai de 4 ans, des traitements personnalisés des cancers.

« LE NOUVEAU projet d’Établissement de l’Institut Gustave-Roussy pour 2010-2013 est de faire une réalité à court terme de la construction de la “médecine personnalisée” guidée par la biologie et par l’image », déclare le Pr Thomas Tursz, directeur général de l’IGR. Dans le traitement des cancers, une ère nouvelle, celle de la « médecine personnalisée », s’ouvre grâce à l’explosion des progrès de la biologie moléculaire, de la bio-informatique et de l’imagerie. L’approche thérapeutique actuelle fondée sur l’étude des critères tissulaires ou cellulaires des tumeurs montre ses limites : il est impossible d’évoquer la réponse aux traitements mis en œuvre, de prédire les récidives. Cette approche sera détrônée par une médecine fondée sur un diagnostic moléculaire.

Il s’agira de proposer à chaque patient le traitement le mieux adapté, personnalisé. La biologie et l’image vont dorénavant guider le choix. Cette stratégie se fonde sur l’analyse des caractéristiques biologiques de chaque tumeur et sur les caractéristiques génétiques propres de l’individu. Cela nécessite d’identifier une ou plusieurs anomalies moléculaires clés puis de la (ou les) cibler avec des médicaments, ainsi que de disposer de biomarqueurs d’efficacité. Ils permettent de modifier ou d’arrêter des traitements inutiles.

Le projet, voté en juillet 2009 par le conseil d’administration de l’IGR, avait fait l’objet d’une approbation par l’Agence régionale d’hospitalisation d’Île-de-France (ARHIF), le 28 janvier 2010.

Source : Quotimed.com

La perturbation du concept de soi fait partie des difficultés d’une séparation.

Quand une relation romantique prend fin, des changements dans le concept de soi font partie des difficultés psychologiques éprouvées, selon une étude publiée dans le Personality and Social Psychology Bulletin.

Le concept de soi est l’idée qu’une personne se fait d’elle-même. Il inclut l’apparence physique, les rôles, les attitudes, les croyances et les attributs qu’elle croit être caractéristiques de ce qu’elle est.

Les partenaires romantiques développent des amis et des activités en commun ainsi que des concepts de soi qui se chevauchent.

Les partenaires engagés sont plus susceptibles d’utiliser spontanément le « nous » dans des contextes spécifiques à la relation, de rapporter une plus grande centralité de la relation dans leur vie et de développer des concepts de soi entrelacés. Des études ont aussi montré que l’expérience subjective de tomber en amour augmente le nombre d’aspects qu’une personne inclue comme parties de soi-même.

Erica B. Slotter, Wendi L. Gardner, et Eli J. Finkel ont mené trois études dont les résultats montrent que la perte d’une relation a de multiples conséquences dont la tendance des partenaires à changer leur concept de soi et de sentir ce dernier moins clair et plus restreint, ce qui peut contribuer à la détresse psychologique. Les personnes peuvent changer leur apparence, leurs cercles sociaux, leurs activités, leurs buts et même leurs valeurs ou leurs croyances, qui sont tous des aspects qui constituent fondamentalement le soi.

Cela se produit alors qu’elles reconstruisent un sens de soi sans leur ex-partenaire.

Sources : Psychomédia, Sage Journals Online

Avec 62 245 nouveaux cas en France en 2005, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. Cette même année, il a été à l’origine de 9 202 décès.

C’est un cancer à l’évolution lente.

Un patient peut ainsi vivre des années en ignorant qu’il est atteint, d’où l’importance d’un dépistage effectif. Car à l’inverse, ce type de cancer peut rapidement devenir agressif. Ce dépistage repose sur la pratique annuelle du toucher rectal et d’un dosage du PSA (Prostate Specific Antigen) chez les hommes après 50 ans.

Il est conseillé dès 45 ans pour les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer prostatique.

Selon la Fédération nationale des Centres de Lutte contre le Cancer, « c’est le cancer d’une glande, donc un adénocarcinome. Il naît dans la prostate, parfois en plusieurs points, et gagne l’ensemble de la glande pour s’étendre dans la graisse autour d’elle ». La tumeur peut ensuite migrer vers la vessie, les vésicules séminales, les ganglions pelviens ou d’autres organes (os, poumons..). Le traitement proposé – chirurgie et/ou chimiothérapie et/ou radiothérapie – dépend à la fois de l’extension et de l’agressivité de la tumeur.

Dans les formes peu agressives, le taux de guérison peut atteindre 80%.

Sources : Fédération nationale des Centres de lutte contre le Cancer, INCA, 13 mai 2009 ; Canceronet, 14 mai 2009

Plus de poids, plus de dépression ? Plus de dépression, plus de poids ?

L’obésité semble associée à un risque de dépression, et la dépression apparaît également associée à un risque accru d’obésité, selon une analyse publiée dans les Archives of General Psychiatry.

Floriana S. Luppino de l’Université Leiden (Pays-Bas) et ses collègues ont analysé les résultats de 15 études impliquant 58,745 participants.

« Nous avons constaté des associations bidirectionnelles entre la dépression et l’obésité: les personnes obèses ont un risque accru de 55% de développer une dépression avec le temps, alors que les personnes déprimées ont un risque accru de 58% de devenir obèses« , écrivent les auteurs.

Des sous-analyses montrent que l’association entre obésité et dépression ultérieure était plus prononcée chez les Américains et que chez les Européens. Elle est aussi lus importante en cas de diagnostic de dépression que de symptômes dépressifs qui ne rencontrent pas les critères diagnostiques.

Plusieurs hypothèses explicatives ont été proposées. L’obésité peut être considérée comme un état inflammatoire, et l’inflammation est associée au risque de dépression. Parce que la minceur est considérée comme un idéal de beauté, être en surpoids ou obèse peut contribuer à une insatisfaction corporelle et une faible estime de soi qui peuvent mettre à risque de dépression. Inversement, la dépression peut augmenter le poids par le biais d’une interférence avec le système endocrinien ou des effets secondaires des médicaments antidépresseurs.

Source : psychomedia, Archives of General Psychhiatry

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Le docteur David Servan-Schreiber et 39 scientifiques internationaux lancent un appel pour sensibiliser les médecins à l’importance de la vitamine D dans la prévention de l’ostéoporose, des maladies cardiaques et du cancer.

La vitamine D est indispensable à la santé

Des données scientifiques substantielles existent désormais mettant en évidence le rôle de la vitamine D dans la prévention du cancer. De multiples études ont établi de façon raisonnable qu’un taux suffisant de vitamine D est associé, indépendamment des autres facteurs de santé, avec une incidence plus faible de plusieurs types de cancers, dont, entre autres, les cancers du sein, du colon, des ovaires, des lymphomes non-hodgkiniens.

Les études scientifiques montrent que le statut vitaminique pour la vitamine D (indexé par le niveau sanguin de 25-hydroxyvitamine D) de la plupart des personnes en Amérique du Nord et en Europe doit être grandement amélioré pour obtenir une réduction substantielle de l’incidence et de la mortalité par cancer. En plus du cancer, plusieurs études épidémiologiques ont montré qu’un statut vitaminique D plus élevé est aussi associé à un risque réduit de plusieurs autres maladies chroniques graves, telles que les maladies cardiaques et accidents cérébrovasculaires, l’ostéoporose, la sclérose en plaque, et le diabète du type 1 chez l’enfant. Plusieurs études ont aussi observé qu’un statut vitaminique D plus élevé est associé à une incidence plus basse et une sévérité moins grande de la grippe, de la pneumonie et de plusieurs autres maladies infectieuses.

La plus grande partie de la population est déficitaire en vitamine D

Plusieurs études récentes ont montré qu’un taux optimal de 25-hydroxyvitamine D devrait se situer entre 75 et 150 nmol/L (30 et 60 ng/mL). On estime qu’aux Etats-Unis près de 80% des personnes – de tout âge – on un statut vitaminique D insuffisant (indexé par un taux de 25-hydroxyvitamine D dans le sang de moins de 75 nmol/L ou 30 ng/mL). En France, l’étude SU.VI.MAX a démontré que plus de 70% des adultes – hommes et femmes – ont un statut insuffisant. S’agissant des femmes ménopausées, une grande étude européenne estime que 79,6% ont un statut insuffisant sur l’ensemble des pays européens. Ce nombre s’élève à 90,4% en France.

Un statut vitaminique plus élevé peut être obtenu en augmentant les apports nutritionnels de vitamine D, ou par une exposition appropriée au soleil (sans augmentation significative du risque de cancer de la peau). L’apport adéquat de vitamine D pour une réduction du risque de cancer dépend pour chaque individu de son âge, de la pigmentation de sa peau (claire ou foncée), de son mode de vie et de la latitude de sa région de résidence. Les études scientifiques récentes indiquent qu’un apport de 1.000 à 2.000 unités internationales (UI) par jour pourrait prévenir une proportion substantielle de cancers et serait aussi efficace pour réduire le risque de chutes, de fractures, de maladies cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, de sclérose en plaque et de diabète de type I dans l’enfance.

Un apport plus important encore pourrait être nécessaire pour les personnes âgées et celles qui sont rarement à l’extérieur, celles qui évitent l’exposition au soleil, ou celles dont la pigmentation de la peau est foncée et qui vivent dans des pays du Nord, à cause de la diminution de la synthèse cutanée de vitamine D par exposition au soleil. Le choix d’une dose plus importante peut être fait par un médecin sur la base du taux sérique de 25- hydroxyvitamine D mesuré en hiver.

Pour ceux dont le statut vitaminique est évalué par un test sanguin, le niveau idéal de 25-hydroxyvitamine D doit être établi en consultation avec un professionnel médical, sur la base des caractéristiques de chaque individu.

Une recommandation générale pour les professionnels de santé qui choisissent d’évaluer le statut vitaminique de leurs patients par une prise de sang est de prendre comme objectif la fenêtre allant de 75 à 150 nmol/L (30 à 60 ng/ml), en dehors de contrindications spécifiques. Les contrindications sont rares et le plus souvent connues des médecins. Aucune intervention médicale n’est totalement exempte de risque, et celle-ci n’est pas une exception.

Les patients devraient être informés dans le détail des risques qui leur sont spécifiques.

A ce jour, la Société Canadienne du Cancer recommande un dosage spécifique pour la supplémentation en vitamine D : 1.000 UI par jour pendant l’automne et l’hiver pour tous les Canadiens, et 1.000 UI par jour toute l’année pour les adultes à plus haut risque de déficit en vitamine D (c.à.d, les personnes âgées, ceux qui ne sont pas à l’extérieur souvent, ou ceux dont la peau est de pigmentation foncée).

Nos recommandations

Un soutien beaucoup plus important à la recherche scientifique sur le rôle de la vitamine D dans la prévention du cancer et d’autres maladies graves est nécessaire. Toutefois, sur la base des faits déjà établis, nous recommandons que :

• Pour la plupart des personnes souffrant d’un cancer, d’une maladie cardiovasculaire, d’ostéoporose, d’une insuffisance rénale chronique, ou d’une autre maladie associée au déficit en vitamine D, pour les personnes au dessus de 60 ans, et pour les personnes dont la pigmentation de la peau est foncée, qu’un test sanguin de 25-hydroxyvitamine D soit obtenu sous l’égide de leur médecin. Sur la base de ce test, nous recommandons une supplémentation nutritionnelle adaptée ou une exposition modérée au soleil qui permette de maintenir un niveau sanguin toute l’année entre 75 et 150 nmol/L (30 et 60 ng/ml).

• Pour la population dans son ensemble, que soit initiée de façon urgente une réflexion de santé publique menée par les autorités de santé de chaque pays sur l’importance de subvenir aux besoins en vitamine D avec une supplémentation nutritionnelle de 1.000 à 2.000 UI par jour, particulièrement pendant les mois d’automne et d’hiver.

Lire le dossier consacré à la vitamine D sur LaNutrition.fr

 

Les 40 Signataires

– David Servan-Schreiber, MD, PhD – Clinical Professor of Psychiatry, University of Pittsburgh, USA

– Annie J. Sasco, MD, DrPH, Team Leader, Epidemiology for Cancer Prevention, Inserm and Université Victor Segalen, Bordeaux, France

– Jean-Claude Souberbielle, PhD – Hopital Necker-Enfants malades et Université Paris Descartes, France – Barbara Boucher, MD, Queen Mary University of London, Blizard Institute of Cell and Molecular Science, London, U.K.

– Carlos A. Camargo Jr, MD, DrPH, Associate professor in the department of Epidemiology, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston, USA

– Pr. Vincent Castronovo, M.D., Ph.D, Breast Cancer Oncologist, Chairman, Department of Biology, Faculty of Medicine, Director, Metastasis Research Laboratory, Head of GIGA-Cancer, University of Liege, Belgium

– Etienne Cavalier, PhD, Service de Chimie Médicale, CHU Sart Tilman, Liège, Belgique

– Laurent Chevallier, MD, Praticien Attaché au CHU de Montpellier. Enseignement de nutrition à l’Université. Président de la Commission Alimentation du Réseau Environnement Santé

– Catherine Cormier, MD, Service de rhumatologie, Hôpital Cochin , Paris, France

– Heidi Cross, MD, Professor, retired from the Department of Pathophysiology, University of Medicine, Vienna, Austria

– Pr. Harald Dobnig, MD, Klinische Abteilung für Endokrinologie und Nuklearmedizin, Univ.-Klinik für Innere Medizin,Medizinische Universität, Graz, Austria

– Pr. Patrice Fardellone, chef de service de Rhumatologie, CHU d’Amiens, France

– Pr. François Feron, Neurobiologie des Interactions Cellulaires et Neurophysiopathologie, CNRS UMR 6184, Faculté de Médecine Nord, Université Aix Marseille

– Pr Gérard Friedlander, Chef de service des Explorations Fonctionnelles hôpital Européen Georges Pompidou et hôpital Necker-Enfants malades, Paris.et centre de recherche « croissance et développement », directeur de l’unité Inserm 845 (homéostasie du phosphate), France

– Stephen Genuis, MD, Clinical Associate Professor in the Faculty of Medicine at the University of Alberta, Canada

– Edward Giovannucci, MD, PhD, Professor of Nutrition and Epidemiology, Harvard Medical School, Boston, USA

– Adrian F. Gombart, PhD, Associate Professor, Department of Biochemistry and Biophysics, Oregon State University, USA

– Edward D. Gorham, MPH, PhD, Associate Professor, Moores Cancer Center and Dept of Family and Preventive Medicine, University of California, San Diego, USA

– William B. Grant, PhD – Sunlight, Nutrition and Health Research Center (SUNARC)

– Pierre S. Haddad, Ph.D. Professeur titulaire, Département de pharmacologie, Faculté de médecine, Université de Montréal, Canada

– Robert P. Heaney, MD, John A. Creighton University Professor & Professor of Medicine, Creighton University Medical Center, Omaha, USA

– Martin Hewison, PhD, Professor of Orthopedic Surgery, University of California at Los Angeles, USA

– Michael F. Holick, MD, PhD – Professor of medicine, physiology and biophysics, Boston University School of Medicine, USA

– Bruce W. Hollis, MD, Professor of Pediatrics, and Biochemsistry and Molecular Biology, Director of Pediatric Nutritional Sciences, Medical University of South Carolina

– Christian Jamin MD, spécialiste en médecine interne endorcinologie de la reproduction et cancer du sein, president de l’Association Française pour l’Après Cancer du Sein (AFACS), Paris, France

– Guillaume Jean, MD, Centre de Rein Artificiel, Service de Néphrologie Hémodialyse, Tassin, France.

– Joan M. Lappe, PhD, Professor of Medicine, Creighton University, Omaha, USA

– Pr Jean-Michel Lecerf, Service de Nutrition Institut Pasteur et Centre Hospitalier Universitaire de Lille, France

– Marie France Le Goaziou, MD, Coordonnatrice du DES de médecine générale, Université Claude Bernard LYON1, France

– Pr Ziad Massy, Division de Pharmacologie et Nephrologie, Université de Picardie – Jules Vernes, INSERM ERI-12 et Centre Hospitalier Universitaire d’Amiens, France

– Jean-Loup Mouysset, MD, Medical Oncologist, Polyclinique Rambot-Provençale, Aix-en-Provence, Président de l’association Ressource

– Pr. Charles Pierrot-Deseilligny Service de Neurologie, hôpital de la Salpêtrière, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, France

– Stefan Pilz, MD Department of Internal Medicine, Division of Endocrinology and Nuclear Medicine, Medical University of Graz, Austria

– Gregory A. Plotnikoff, MD, Medical Director, Center for Integrative Medicine, Abbott Northwestern Hospital, Minneapolis, MN

– Pr. Dominique Prié, service d’Explorations Fonctionnelles Hôpital Necker-Enfants malades Faculté de médecine Necker, Université Paris-Descartes, France

– Simone Saez, MD, Dr Human Biology, ex Chef de Service, Centre de lutte contre le Cancer, Lyon, France – Vin Tangpricha MD, PhD, Associate Professor of Medicine, Emory University, Atlanta, GA

– Jean-Paul Viard, MD, PhD, Praticien Hospitalier, Centre de Diagnostic et de Thérapeutique Unité fonctionnelle de Thérapeutique en Immuno-infectiologie (T2i), Hôtel-Dieu, Paris, France

– Susan J. Whiting, PhD, Professor of Nutrition, College of Pharmacy and Nutrition, University of Saskatchewan, Canada

– Armin Zittermann, MD, Department of Cardio-thoracic Surgery, Heart Center North Rhine-Westfalia, Rhur University Bochum, Germany

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(suite et fin)

Et surtout, respecter le tempo du traitement

Revenons-en à la relation médecin/patient. Il est impératif de respecter scrupuleusement la prescription de votre médecin ! Vous ne devez jamais arrêter un traitement sans lui en référer. Un conseil qui a du mal à passer, s’il l’on en croit les conclusions d’une enquête récemment menée par l’Assurance maladie auprès de 600 dépressifs, en Lorraine et Champagne-Ardenne. « Ce sont les patients qui, dans plus d’un cas sur deux, interrompent leur traitement antidépresseur. Ce pourcentage passe à 71% quand le traitement dure moins de 6 mois ». Ce qui représente la durée minimale de traitement pour une bonne prise en charge de la maladie. En dessous de ce délai, « plus d’un patient sur deux fera un nouvel épisode de dépression ». Deux motifs sont évoqués pour justifier ces arrêts : le sentiment de guérison et les effets indésirables des traitements, même s’ils se limitent à de simples coups de fatigue.

Les traitements justement, parlons-en. Les premiers médicaments modernes vraiment actifs contre la dépression sont apparus à la fin des années 50. Il s’agissait de psychotropes, qui modifient le psychisme en agissant sur l’équilibre des neurotransmetteurs. D’où leur interférence, potentiellement dangereuse, avec la conduite d’un véhicule ou d’une machine. Ils peuvent induire un état de somnolence, des troubles de l’attention ou une euphorie anormale.

Antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques : qui fait quoi

  • Les antidépresseurs soignent la maladie, en agissant sur l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau. Ils ont un effet direct sur les symptômes de la dépression : tristesse, sentiment de dévalorisation, difficultés de concentration. Ils sont efficaces, certes. Mais ce sont des traitements lourds, et qui ne sont pas exempts de risques si leur administration n’est pas strictement encadrée. Les antidépresseurs ne doivent jamais être pris sans prescription médicale, ni sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, indispensable à la guérison. Un syndrome de sevrage est d’ailleurs fréquemment observé à l’arrêt du traitement. Oui, un syndrome de sevrage ! Et les femmes enceintes ou allaitantes doivent être encore plus prudentes. Dans tous les cas, seul le médecin peut décider du recours à ces médicaments ;
  • Les anxiolytiques ne soignent pas la dépression. Ce sont des « tranquillisants » qui en atténuent les symptômes en calmant uniquement les angoisses. Et tout usage prolongé peut induire une dépendance ;
  • Les hypnotiques non plus ne soignent pas la dépression. Ces « somnifères » agissent comme leur nom l’indique, sur le sommeil. Ils font dormir, mais n’améliorent pas la qualité du sommeil qui n’est alors pas réparateur.

En cas de dépression, ces trois types de substances sont fréquemment associés. Une association qui se justifie par le fait que les antidépresseurs agissent toujours avec retard. Il faut en effet attendre pour percevoir les effets apaisants du traitement. Entre 21 jours et 4 semaines…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Dans les jours et semaines qui viennent, vous allez beaucoup entendre parler de dépression et d’antidépresseurs !

Ce n’est pas un hasard.

L’Assurance maladie organisait récemment un débat dans les Grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.

Des conférences, ouvertes aux professionnels de santé, aux associations de patients et au grand public, avaient pour but de favoriser les échanges entre professionnels et grand public.

Vous n’y étiez pas ?

Alors vous pouvez consulter en ligne les conseils de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) pour un bon usage des antidépresseurs. Pour les enfants et les adolescents mais aussi pour les adultes.

Les antidépresseurs ? Nous en sommes de grands consommateurs. Et la raison du succès de ces médicaments qui soignent la dépression… c’est la forte demande des Français – ou des médecins prescripteurs ! Ils sont en effet près de 9 millions à souffrir de cette maladie.


La France championne du monde… malheureusement !

Selon la Haute Autorité de Santé, entre 7% et 15% des Français souffriraient de dépression. Ce qui est beaucoup par rapport aux 100 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui seraient touchés par la maladie dans le monde.

Près de 65 millions de boîtes d’antidépresseurs sont vendues chaque année dans l’Hexagone. Soit deux fois plus qu’en Italie, Allemagne et Grande-Bretagne. C’est simple, nous sommes les champions !

Et nos jeunes ne sont pas mieux lotis. Ils sont près de 40 000 mis sous antidépresseurs avant 18 ans.

Quarante mille de trop ?

Probablement pas. Mais c’est assurément beaucoup.

Ne banalisez jamais la prise d’un antidépresseur !

Comportement suicidaire, agressivité, colère…

Les risques liés à l’utilisation des antidépresseurs modernes, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont réels. Le nom est barbare certes, mais il fait référence à une substance fabriquée dans le cerveau et qui serait en partie responsable de l’humeur. Les ISRS ( dont le chef de file est le célèbrissime Prozac) viennent combler le déficit cérébral en sérotonine caractéristique de la dépression.

Dès avril 2005, l’Agence européenne du médicament (EMEA) attirait l’attention sur les risques de ces médicaments chez l’enfant et l’adolescent.

En février 2006, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a rendu publics les résultats d’une méta-analyse concernant les suicides et tentatives de suicide survenus au cours d’essais cliniques de la paroxetine, un autre ISRS.

Chez les adultes traités pour trouble dépressif sévère, la fréquence des comportements suicidaires a été plus élevée (0,32%) que la moyenne (0,05%). Idem chez les jeunes de 18 ans à 24 ans, avec un taux de comportements suicidaires de 2,19% sous paroxétine contre 0,92% en moyenne.

Enfin chez les enfants et adolescents, une augmentation des tentatives de suicide et idées suicidaires a été observée avec tous les antidépresseurs.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que l’AFSSaPS ait rappelé, en mars 2006, que « le traitement de première intention des troubles dépressifs chez l’enfant et l’adolescent est psychothérapeutique ».


D’ailleurs précise-t-elle, « la dépression chez l’enfant et plus particulièrement chez l’adolescent est fréquemment associée à un risque suicidaire important. La prescription d’antidépresseurs n’est donc pas adaptée aux situations d’urgence. » Dépression, dépression, mais il s’agit de quoi, au juste ?

La suite dans mon prochain article…

Sources : AFSSaPS ; ministère de la Santé et des Solidarités, septembre 2006 ; France Dépression, octobre 2006 ; Lettre aux prescripteurs, laboratoires GSK, juillet 2005 ; Caisse nationale d’Assurance Maladie, septembre 2006 ; La Revue Prescrire, Octobre 2006, Tome 26 N° 276

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Au-delà du poids, de l’indice de masse corporelle et de l’obésité, « se trouver gros » pourrait avoir des conséquences importantes sur la santé en favorisant le stress.

Les méfaits sur la santé de l’obésité ne seraient pas uniquement liés à l’excès de poids mais aussi à la mauvaise image que peuvent avoir d’eux-mêmes les gens en surpoids. C’est ce que montre une nouvelle étude de chercheurs de l’université de Colombia (New York).

Ces derniers ont recruté plus de 170 000 personnes à qui ils ont demandé d’une part leur poids actuel et d’autre poids le poids idéal qu’ils aimeraient atteindre. Par ailleurs, ils ont demandé aux volontaires le nombre de jours au cours desquels ils se sont sentis mal physiquement ou moralement au cours du mois écoulé.

En comparant ces différentes données les auteurs se sont aperçus que plus l’écart entre le poids réel et le poids idéal était important, plus le nombre de « mauvais jours » augmentait.

Pourquoi ? « Le stress lié à la stigmatisation des personnes obèses peut-être un facteur influençant la santé et augmenter le risque d’hypertension et de diabète par exemple », expliquent les auteurs.

« Le surpoids n’est pas forcément synonyme de mauvaise santé, reconnaissent les chercheurs. Pourtant la première réaction des médecins face à un patient qu’ils jugent trop gros et de lui dire de perdre du poids. Ça n’est peut-être pas l’approche la plus efficace en terme de santé… »

Sources : lanutrition.fr et Peter Muennig, Haomiao Jia, Rufina Lee, and Erica Lubetkin, I Think Therefore I Am: Perceived Ideal Weight as a Determinant of Health, Am J Public Health, Jan 2008; doi:10.2105/AJPH.2007.114769

La majorité des films du box-office américain font la part belle aux produits gras et sucrés, selon une récente étude.

Les sodas et les chips tiennent les premiers rôles des films les plus vus aux États-Unis. C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Pediatrics.

Entre 1996 et 2005, les chercheurs ont analysé la place occupée par les aliments, les boissons et les enseignes alimentaires dans les 200 films qui ont réalisé le plus d’entrées aux États-Unis.

Résultat : 69 % des films montrent au moins un aliment, une boisson ou une enseigne alimentaire. Parmi ces films, 5 % sont des films tout publics, 24 % portent la balise « accord parental souhaitable » et 71 % sont interdits aux enfants de moins de 13 ans.

Autre constat : les sucreries et les snacks salés ont la vedette ! Ils représentent 59 % des produits mis en avant. Lorsque les restaurants et les enseignes sont montrés à l’écran, il s’agit d’un fast-food dans 62 % des cas.

Les chercheurs ont aussi observé que les comédies, les films d’action et d’aventure sont ceux qui font le plus de publicité pour des produits trop sucrés, trop salés ou trop gras.

« Les parents devraient savoir que les films font de la publicité pour de la malbouffe », conclut Lisa Sutherland, de l’École de médecine Dartmounth de Lebanon (États-Unis) et auteur principal de l’étude.

Sources : lanutrition.fr et Lisa A. Sutherland, Todd MacKenzie, Lisa A. Purvis, and Madeline Dalton. Prevalence of Food and Beverage Brands in Movies: 1996–2005. Pediatrics, Epub Feb 2010; doi:10.1542/peds.2009-0857

Le terme « famille monoparentale » évoque le plus souvent les mères qui élèvent seules leurs enfants, éludant une autre réalité, celle des pères confrontés à cette situation.

Comme Romain, 54 ans, et ses trois filles aujourd’hui âgées de 16, 20 et 21 ans. Il aurait souhaité une garde alternée, mais le départ de son ex-épouse à l’autre bout de la France rendait ce choix impossible. Au terme d’une bataille juridique, il a obtenu la garde de ses enfants. « La première année, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à comprendre ce que je devais faire et ne pas faire« , explique-t-il. Il a essayé de poursuivre les rituels, les câlins, qu’avait institués sa femme, et de tenir à la fois un rôle de père et de mère. « Je n’étais pas à l’aise. Tous les soirs, je devais gratter le dos de la plus jeune, âgée de 8 ans, pendant près d’une heure. Elle appelait cela le « frisson gratte-gratte« , se souvient Romain. Pour chaque décision, je me posais la question de savoir ce qu’aurait fait une maman. C’est moi qui ai dû expliquer à ma fille aînée comment mettre une serviette périodique. »

Craignant que son comportement ne compromette l’équilibre de ses filles, il a entrepris une psychothérapie pendant quelques mois. « J’ai compris que je n’étais pas une maman et que je ne le serais jamais, analyse-t-il. Ces séances m’ont permis d’être moi-même et de me faire davantage confiance.«  Quand sa deuxième fille lui a posé des questions très précises sur la sexualité, il lui a dit que ça n’était pas à lui de répondre et lui a donné le numéro du planning familial.

La relation avec sa fille aînée, qui avait 13 ans au moment de la séparation, a été très difficile. « Elle a immédiatement voulu refonder une petite famille en prenant le rôle de la mère. Comme j’étais très pris par mon travail, la première année, je lui ai confié trop de responsabilités. » La relation est devenue conflictuelle. « Très vite, je lui ai dit qu’elle était ma fille, que son devoir était de bien travailler à l’école et pas d’être la femme de la maison. »

Elle ne supportait pas que son père ait une vie amoureuse. Les deux tentatives d’installer une femme à la maison se sont soldées par un échec. Aujourd’hui, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Sa fille aînée prépare un brevet de technicien supérieur et a un petit ami avec qui elle envisage d’habiter. « Mon devoir de père, considère Romain, c’est d’amener mes enfants à devenir des citoyens autonomes avec les armes pour s’en sortir dans la vie : un diplôme d’enseignement supérieur et le permis de conduire. »

Selon le dernier recensement, effectué en 2006, 15,5 % des familles monoparentales sont constituées autour d’un homme (contre 14,7 % en 1999), soit 344 444  » pères solos ». Le développement de la garde alternée a conduit les pères à faire face à des situations auxquelles ils n’étaient pas forcément préparés. De même que les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont parfois démunies par l’absence du père, notamment pour exercer leur autorité, certains hommes ont du mal à trouver leur juste place.

Ces hommes font encore l’objet d’un regard particulier de la société.

Contrairement aux mères, ils doivent très souvent justifier leur statut pour toute démarche, comme inscrire son enfant à l’école. « J’ai fait plastifier le jugement qui m’accorde la garde des filles. On me l’a encore demandé récemment pour inscrire ma cadette au permis de conduire », déplore Romain.

On considère encore qu’un enfant, dans les premières années de sa vie, ne peut grandir correctement qu’en présence d’une figure maternelle. Une idée de plus en plus battue en brèche.

Le pédopsychiatre Patrice Huerre s’est penché sur les parcours singuliers de « pères solos » dans un ouvrage intitulé Pères solos, pères singuliers ?. « Ce qui importe, considère le docteur Huerre, c’est que la figure d’attachement première soit fiable. Si c’est le cas, peu importe que ce soit le père ou la mère. Certains pères considèrent que l’absence de la mère doit être absolument compensée. Du coup, ils en rajoutent dans la proximité et ne sortent quasiment plus. » Certains hommes, à l’instar des mères seules, ont ainsi du mal à exercer leur autorité par manque de distanciation.

« Se contenter d’être père a l’avantage de laisser, en creux, toute sa place à la mère », considère le pédopsychiatre. Et même si celle-ci a disparu de la vie des enfants, il est important de l’évoquer. Toute tentative d’effacement reviendrait à nier une part de l’enfant lui-même. Elle risquerait d’installer une fille dans une vie de « petit couple » déstructurante en considérant inconsciemment son père comme son mari.

A l’adolescence, une trop forte relation avec le père qui ne peut être contesté constitue un obstacle à l’autonomisation de l’enfant. Difficile d’exister ou de rivaliser avec ce père auquel on doit tout. « Ce qui me paraît essentiel, en cas d’absence de la mère, c’est qu’il y ait des tiers féminins invoqués régulièrement », considère le médecin.

Dévoués à leurs enfants, certains pères solos mettent leur vie affective entre parenthèses au risque d’enfermer leurs enfants dans une bulle familiale. Plus il tarde à avoir une vie amoureuse, plus cela risque d’être douloureux et conflictuel. « Le plus grand service à rendre à un enfant est de laisser une place à l’homme, sinon, quel modèle adulte le père solo lui donnera-t-il si ce n’est celle d’un homme sacrifié sur l’autel du devoir parental ?« , conclut M. Huerre.

L’enfant se construit dans le juste équilibre de l’amour et du dévouement, mais aussi de l’acceptation du manque et de la frustration.

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Les personnes ayant une faible estime de soi ont tendance à percevoir, à tort, que l’acceptation et l’amour de leur partenaire varient en fonction de leurs succès et échecs professionnels (recherche publiée dans le Personality and Social Psychology Bulletin).

« Se sentant moins valorisés en général, la confiance dans l’acceptation inconditionnelle du partenaire est particulièrement importante pour les gens qui ont une faible estime de soi », expliquent les auteurs.

Ils ont tendance à interagir sur un mode d’auto-protection, s’autorisant à se sentir en connection avec leur partenaire seulement s’ils se sentent acceptés et valorisés.

Une difficulté est que, liant le succès et l’échec à leur valeur personnelle, ils s’attendent à l’appréciation et l’acceptation en cas de réussites et à la dépréciation et au rejet en cas d’échecs. Ils sont particulièrement susceptibles d’interpréter de façon biaisée les réactions de leur partenaire à la lumière de ces attentes. La perception d’une dépréciation peut souvent enclencher un engrenage négatif dans les interactions du couple.

Sandra L. Murray et ses collègues, ont analysé les notes quotidiennes de 154 couples rapportant leurs succès et échecs professionnels et le niveau d’acceptance, de support et d’amour qu’il ressentait de la part de leur partenaire.

L’estime de soi s’est avérée être en relation importante avec la perception de l’appréciation et du support du conjoint dans le quotidien. Les hommes et les femmes avec une faible estime de soi sentaient l’amour de leur conjoint conditionnel à leur succès professionnel quotidien. Ils se sentaient mieux aimés les jours où ils avaient du succès. Les femmes avec une basse estime se sentaient moins aimées les jours où elles avaient des échecs au travail. Au contraire les gens avec une bonne estime sentaient l’amour inconditionnel. En fait les femmes avec une bonne estime se sentaient même mieux aimées les jours où elles rapportaient des échecs au travail.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent l’importance pour les gens avec une faible estime de soi de réaliser comment les événements dans leur propre vie peuvent irrationnellement envahir leur relation de couple, les amenant à voir leur partenaire plus négativement que ce que justifient les faits.

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Entre 10 et 15 % des femmes âgées de 20 à 40 ans rapportent au moins un comportement alimentaire problématique ou une attitude liée à l’alimentation/alcool qui soit exagérée, selon une étude publiée dans l’International Journal of Eating Disorders.

L’équipe des chercheurs Lise Gauvin et Jean-Marc Brodeur de l’Université de Montréal et Howard Steiger de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas a mené des interviews téléphoniques auprès de 1501 femmes demeurant en milieu urbain (Montréal) et âgées en moyenne de 31 ans. La majorité était mariée, non fumeuse et détenait un diplôme universitaire.

Quelque 13,7 % des femmes rapportaient un comportement de boulimie ou d’hyperphagie (binge eating), caractérisé par une consommation excessive de nourriture accompagnée d’un sentiment de perte de contrôle, un à 5 jours par mois ou 1 à 7 fois par mois; 4,1 % rapportaient au moins 8 épisodes de boulimie par mois; 2,5% rapportaient se forcer à vomir ou utiliser des laxatifs ou des diurétiques pour maintenir leur poids.

L’étude montre aussi que 28% des femmes font de l’exercice physique intense 2 fois par mois avec le seul objectif de perdre du poids.

« L’anorexie, qui se caractérise entre autres par une restriction alimentaire extrême, est beaucoup plus rare que les comportements boulimiques », précise Mme Gauvin. Aucune des femmes interrogées ne présentaient d’ailleurs de comportements anorexiques.

Sources : psychomedia, Université de Montréal, Science Daily

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Les limites du maintien à domicile.

Les difficultés de maintien à domicile des plus de 75 ans représentent une problématique quotidiennement observée dans la pratique psychothérapeutique . Un des facteurs limitants du maintien à domicile est la dépendance définie par le besoin d’aides dans les activités de la vie quotidienne. La dépendance peut être physique et/ou psychique.

Elle doit être distinguée de l’autonomie ou « libre arbitre ».

Dépendance

La dépendance n’est pas une fatalité du vieillissement, ce dernier n’étant pas une maladie. La dépendance est sous-tendue par des pathologies dont l’incidence augmente avec l’avancée en âge. Les premières causes de dépendance sont les démences dont les trois plus fréquentes sont respectivement la maladie d’Alzheimer (plus de deux tiers des cas), la démence à corps de Lewy et les démences vasculaires. Le syndrome confusionnel, surtout dans sa forme « hyperactive », peut également compromettre le maintien à domicile. Rappelons-le, le syndrome confusionnel est une urgence gériatrique qui sauf exception, est toujours d’origine organique.

Les autres causes bien connues de dépendance sont les pathologies de l’appareil locomoteur (arthrose, ostéoporose), les pathologies neurologiques (atteinte cérébrovasculaire, maladie neurodégénérative [syndrome parkinsonien]), atteinte neurologique périphérique (polyneuropathie).

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