étude scientifique


Dormir trop ou pas assez lié à la qualité de vie et à la dépression

Dormir six à neuf heures par nuit est associé à une meilleure qualité de vie et moins de dépression que de dormir moins ou plus, confirme une étude américaine publiée présentée Au Congrès de l’Associated Professional Sleep Sociétés LLC (APSS).

Les personnes rapportant être en bonne santé ont, en plus grande proportion, un temps de sommeil « normal », soit entre 6 et 9 heures. La plupart des adultes ont besoin entre 7 et 8 heures de sommeil pour être en forme et reposé durant la journée, selon l’American Academy of Sleep Medicine.

Charles Bae du Cleveland Clinic Sleep Disorders Center en Ohio ont analysé les dossiers médicaux de 10,654 personnes, âgées en moyenne de 52 ans, qui ont répondu à des tests mesurant la qualité de vie liée à la santé et la dépression.

« Les gens peuvent déjà s’attendre à ce que leur qualité de vie puisse être diminuée quand ils ne dorment pas assez, mais ne pas réaliser que trop dormir peut aussi avoir un impact négatif« , commente le chercheur.

«Il est surprenant de voir que moins de sommeil que six heures et plus que neuf heures est associé à une baisse de la qualité de vie et une augmentation des symptômes dépressifs similaires», dit Bae.

 

Sources : psychomedia.qc.ca, Science Daily

 

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Mise en garde : si vous faites le contraire, cela ne fonctionnera pas 😉

cela pourrait même être le guide infaillible pour rester avec votre amoureux(se) !

Les cavaliers de l’Apocalypse

Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous disposez de 4 stratégies qui ont fait leurs preuves. Utilisez-les à profusion et, à elles seules, ces techniques vous donneront 92 % de chances de réussir votre divorce dans l’année qui vient, sinon dans les six mois.

La critique. Ne dites pas que vous n’appréciez pas tel ou tel comportement, attaquez sa personne : « Tu n’es qu’un(e) égoïste. » « Tu fais exprès pour ne pas comprendre. » « C’est de ta faute si ça va mal dans notre couple. » « Je ne peux pas me fier à toi. » « Tu es un(e) irresponsable. » Commencez votre critique de façon brutale, ne lui laissez surtout pas le temps de vous voir venir : « Te voilà, toi. Tu en as encore fait une bonne. Mais à quoi tu penses, bon Dieu ? »

Le mépris. Exprimez vos critiques avec un air de dégoût : « Et tu dis que tu m’aimes ? Non, mais t’es-tu vu l’allure ? » Regardez-le(la) de haut : « T’es incapable de quelque initiative que ce soit. » Riez d’elle et tournez-la en ridicule : « T’es bien comme ta mère ! Frigide ! » Parlez de lui en société : « Hé, savez-vous quoi ? Mon chéri a grossi de dix kilos ! »

La défensive. Si votre partenaire a le malheur de vous critiquer, contre-attaquez immédiatement : « Le problème, ce n’est pas moi, c’est toi. Tu devrais aller voir un psy. » « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour me retrouver avec ÇA ! » « C’est toujours toi qui commences. » « Bon, c’est reparti. »

La dérobade. Vous voulez faire exploser votre partenaire, faites semblant que vous ne l’entendez même pas : ne laissez pas la pluie de ses injures atteindre le parapluie de votre indifférence. Sortez de la pièce à chaque fois que l’autre s’énerve.

Si vous êtes une femme, utilisez votre arme favorite : la parole. Si vous êtes un homme : le silence.

Ne faites aucune tentative de rapprochement, du genre : « Chéri(e), je crois que notre discussion est mal partie. » Ne dites jamais : « Tu as raison. » Ne vous excusez jamais, ce serait lui donner du pouvoir. N’utilisez jamais l’humour pour désamorcer une querelle. Deux petits trucs supplémentaires : ressassez les mauvais souvenirs et rappelez à votre partenaire toutes les fois où il a gaffé.

Si tout va bien, vous serez en alerte rouge continuelle.

Vous vous détacherez lentement et sûrement l’un de l’autre.

Vos problèmes conjugaux deviendront insurmontables. Vous aurez l’impression qu’il est tout à fait inutile d’en parler à la « tête dure » qu’est devenu votre conjoint.

Tranquillement et sûrement, la solitude s’installera et vous arriverez à mener des vies parallèles. Pour vous aider à endurer tout ça, cherchez des compensations ailleurs ou entretenez vos illusions avec un nouvel amant ou amante. Ne consultez surtout pas un thérapeute en psychothérapie, vous êtes sur la bonne voie : votre couple court à sa perte, à court ou moyen terme. Ce serait dommage d’avoir fait tout ce boucan pour démissionner à la dernière minute et risquer de sauver votre couple à cause d’un intervenant qui aurait le goût et l’expertise pour vous aider.

Pour créer un véritable enfer, devenez manipulateur et retenez votre partenaire par la jalousie (Tu m’appartiens et tu n’as pas le droit d’exister en dehors de moi), par le chantage (Tu agis comme je le veux, sinon je te quitte), par la faiblesse (Si tu me quittes, je me suicide), par la servitude (Je te suis tellement utile que tu ne pourras jamais me quitter) ou par la culpabilité (Tout est de ta faute si ça ne marche pas entre nous).

Ne quittez jamais de telles personnes, car vous possédez, avec elles, une garantie de malheur… à vie.

À moins que…

Évidemment, si vous changez d’idée et décidez de réussir votre vie de couple, vous devrez utiliser les stratégies inverses de celles qui sont décrites ci-dessus et modifiez vos croyances en conséquence. Ce ne sera certes pas facile : vous devrez

– faire des efforts, apprendre à être tolérant, accepter votre partenaire tel qu’il est, vous rappeler les bons souvenirs, vous faire des compliments, cultiver l’estime réciproque, évoluer dans la même direction, vous regarder, accepter de vous faire influencer par votre partenaire, résoudre les conflits solubles, accepter les désaccords permanents et prendre la totale responsabilité de votre vie.

Si vous avez été capable d’apprendre à être malheureux, cela prouve une chose : vous êtes capable d’apprendre. Vous pourriez donc apprendre à être heureux.

Sources : optionsante.com, Yvon Dallaire

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Le 47e congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a été l’occasion de présenter les grandes nouveautés thérapeutiques dans le domaine du cancer, mais aussi les progrès en matière de prévention.

C’est ainsi que le tabagisme est revenu sur le devant de la scène et tout particulièrement à propos du cancer du sein.

Le tabac, un puissant facteur du risque du cancer du sein

Le tabac est un puissant facteur de risque du cancer du sein, d‘autant plus chez les femmes prédisposées à ce cancer. C’est le cas notamment des femmes de plus de 60 ans, et de celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux (cas de cancers du sein chez dans la famille).

Selon l’une des études présentées à ce congrès et ayant porté sur le suivi de plus de 10.000 femmes,

15 ans de tabagisme majorent le risque de cancer du sein de 34%.

Le potentiel cancérigène du tabac est ici aussi alarmant, justifiant les campagnes de lutte contre le tabagisme en direction des femmes.

Les facteurs protecteurs du cancer du sein

Mais pour prévenir le cancer du sein, les femmes ont d’autres cartes à jouer.

En premier lieu, l’activité physique. Une pratique physique régulière (au moins 30 minutes par jour de marche active) représente un facteur protecteur très important.

Viennent ensuite l’alimentation (consommation accrue de fruits et de légumes, limitation des acides gras trans et de l’alcool), la lutte contre le surpoids et le dépistage (dépistage personnalisé ou généralisé).

Autrement dit, toutes les femmes peuvent réduire leur risque de cancer du sein ! Le mieux étant d’arrêter de fumer…

Sources : 47e Congrès de l’American Society of Clinical Oncology, 3-7 juin 2011, e-sante.fr, Isabelle Eustache

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Certaines personnes savent une chose avec certitude : elles veulent tôt ou tard vivre de leur passion. Mais dans quel domaine ? Les cinq astuces suivantes vous permettront de découvrir la passion avec laquelle vous voulez vous investir.

Replongez-vous dans votre jeunesse. Dressez une liste des choses que vous aimiez faire quand vous étiez enfant. Ces activités vous plairaient-elles encore toujours aujourd’hui ? Comment peuvent-elles influencer votre carrière ?

Réalisez un panneau de créativité. Prenez une grande feuille de papier ou de carton et écrivez au milieu : nouveau travail/nouvelle entreprise. Entourez ensuite ce centre d’images de votre rêve et vous verrez votre passion grandir. A mesure que l’affiche évoluera, vous verrez ce qui manque et découvrirez comment vous devez remplir les vides.

Dressez une liste de figures-clés. Etudiez les gens qui ont réalisé l’objectif que vous voulez atteindre. Comment ont-il survécu à la récession ?

Faites ce que vous trouvez amusant. Même si vous n’avez pas de business plan ou d’investisseur, vous devez tout simplement commencer à faire ce que vous trouvez amusant. Testez votre projet, construisez un réseau et demander du feedback.

Poussez sur la touche pause. Ne soyez pas constamment en train de penser à votre affaire. Changez-vous les idées en écrivant, en faisant du sport, de la peinture, du jardinage, etc. C’est ainsi que vous viendront des idées neuves. Notez-les et utilisez-les.

 

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Voici les critères du DSM IV pour le diagnostic du trouble de la personnalité histrionique :

mode général de réponses émotionnelles excessives et de quête d’attention, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manisfestations suivantes :

1. Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas au centre de l’attention d’autrui
2. l’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une attitude provoquante
3. expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante
4. utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention sur soi
5. manière de parler trop subjective mais pauvre en détails
6. dramatisation, théâtralisme et exagération de l’expression émotionnelle
7. suggestibilité, est facilement influencé par autrui ou par les circonstances
8. considère que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité.

Ah, vous pensez à quelqu’un ? Quelle coincidence…

Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p

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Les causes de l’anorexie et des TCA sont multifactorielles (prédisposition, culture, environnement, mode de vie, stress…).

Le contexte social est bien sûr déterminant. L’offre alimentaire abondante, le matraquage publicitaire sur l’idéal de minceur, le temps et l’importance moindres accordés aux repas… sont autant de facteurs déclencheurs.

Aussi bien dans la boulimie que dans les autres TCA, c’est souvent la pensée anorexique qui pilote les crises. Elles reviennent avec le besoin de maigrir ou le sentiment insupportable d’être trop gros. « Dans la boulimie, les patients confondent la faim et l’envie de manger, souvent liée à des émotions qu’ils ne savent pas gérer autrement. Toutes les émotions peuvent être sources de compulsions alimentaires. Il faut apprendre à gérer les émotions autrement qu’avec la nourriture« , explique Anne-Françoise Chaperon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies cognitives et comportementales.

« Dans tous les cas, il y a la stigmatisation du corps non parfait », souligne Laurence Collet-Roth, psychologue.

Selon une récente étude du psychiatre Christopher Fairburn, chercheur à Oxford (Angleterre) : « Les patients basculent souvent d’un trouble à l’autre. La symptomatologie des TCA peut être commune. » Point inquiétant : « La moitié des patients souffrant de TCA n’accèdent jamais à des soins« , insiste le professeur Jean-Claude Melchior. Surtout les personnes atteintes de boulimie, puisque c’est le plus souvent une maladie non visible.

Le retard de prise en charge a de multiples raisons : « Le refus des patientes, qui restent focalisées sur leur volonté de perdre du poids et craignent toute intervention qui s’y opposerait ; les parents qui se sentent responsables dès lors que l’on évoque un problème psychiatrique et sont parfois dans l’évitement ; le médecin traitant qui a des connaissances souvent insuffisantes, énumère Renaud de Tournemire, pédiatre, responsable de l’unité de médecine de l’adolescent à l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

 Ainsi, lorsque la situation devient grave, les familles ont souvent déjà toqué à de multiples portes. » Une perte de temps préjudiciable car, comme le souligne le docteur Nathalie Godart, « plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic de guérison ».

Même si la voie est longue et sinueuse, on peut en effet guérir de l’anorexie et de la boulimie.


Sur le Web : – Anorexieboulimie-afdas.fr ; – Reseautca-idf.org.

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Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

Cancer de la prostate : 3 heures de marche rapide hebdomadaires freinent la progression de la maladie

D’après une récente étude publiée dans Cancer Research, quelques heures de marche rapide par semaine suffisent pour stopper la progression d’un cancer de la prostate. Outre ses nombreux bienfaits pour la santé, la marche, accessible à tous, serait ainsi pour certains une véritable bouée de sauvetage.

Pratiquer 3 heures de marche rapide ou plus toutes les semaines diminue de 57% le risque de propagation d’un cancer de la prostate, par rapport aux hommes qui marchent plus lentement ou moins de 3 heures par semaine.

A noter que plus le rythme de marche est rapide, plus le risque de progression de la maladie diminue. Mais la durée de marche n’est pas associée à un risque plus faible lorsque l’intensité n’est plus prise en compte. C’est donc bien l’association de 3 heures de marche par semaine, à un rythme soutenu, qui est associée à une diminution du risque de progression d’un cancer de la prostate.

Ces résultats sont issus d’une étude menée sur près de 1500 hommes diagnostiqués d’un cancer précoce de la prostate, qui ont donné les informations concernant leur alimentation et leur activité physique sur 2 ans (2004 à 2005). Les participants de l’étude ont rempli un questionnaire concernant leur pratique de la marche ou de la randonnée, de la course, l’aérobie, l’aviron, le cyclisme ou encore le squash. Les réponses allaient de « jamais » à « 11 heures par semaine ». Ces hommes ont également été interrogés sur leur rythme de marche.

Les chercheurs concluent que la marche rapide après le diagnostic peut empêcher ou retarder la progression du cancer de la prostate, lorsque le cancer est cliniquement localisé.

Comment expliquer un tel résultat ? La marche rapide pourrait affecter la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate de diverses façons, notamment en réduisant la résistance à l’insuline et l’inflammation.

Source: guerir.org, Cancer Research; 71(11); 1-7 doi: 10.1158/0008-5472.CAN-10-3932  Physical Activity after Diagnosis and Risk of Prostate Cancer Progression: Data from the Cancer of the Prostate Strategic Urologic Research Endeavor. AACR Brisk Walking Could Improve Prostate Cancer Outcomes

Crédit photo : fotolia.com

 

 

 

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Je reçois des personnes souffrant d’addictions, au sexe aussi, depuis des années.

Et depuis l’affaire DSK, celles-ci sortent du déni et osent enfin consulter.

Comme la boulimie (addiction à la nourriture), ces personnes sont en mal-être.

Elles cachent leurs problèmes à leur entourage, parfois pendant des années.

Oui, mes patients guérissent de leurs addictions.

Et oui, après être guéris, tournent la page définitivement, et vont de l’avant.

 

Le sexe s’affiche. Il est partout et fait recette : publicité, télévision, DVD, journaux, Internet…

Pourtant, il existe encore un certain tabou autour de l’addiction sexuelle.

Si l’affaire Strauss-Kahn l’a largement évoquée, des anonymes sont chaque année de plus en plus nombreux, selon les psychanalystes, à franchir leurs portes pour essayer de mettre un nom autour d’un comportement compulsif des plus troublants.

Les Etats-Unis ont, comme souvent, déjà pris une longueur d’avance sur la France en la matière ! Le pays compte son lot de people « addicts sexuels » : Tiger Woods, Michael Douglas David Duchovny et Charlie Sheen, tous prétendument guéris après s’être fait soigner dans des cliniques spécialisées ou centres de désintoxication prévus à cet effet et avoir fait un mea-culpa public à la Bill Clinton.

En France, s’il n’existe pas encore de telles cliniques, des consultations d’addictologie dans de nombreux centres hospitaliers sont destinées à soigner un comportement « déviant » dont on parle encore assez peu : l’addictologie sexuelle.

Une véritable pathologie

Ce comportement compulsif, au même titre que la boulimie ou le jeu, entraîne une dépendance au sexe similaire à celle observée par une drogue.

Le docteur Nathalie Dudoret, médecin sexologue la décrit comme « un type de conduite que le sujet est poussé à accomplir, par une contrainte interne, associée à un syndrome de manque et syndrome anxio-dépressif dont l’orgasme joue un rôle d’anxiolytique naturel ».

Or l’addiction sexuelle reste honteuse, surtout si le diagnostic n’a pas été posé par un spécialiste. Selon le docteur Reed, la spirale addictive se manifeste par un cycle enchaînant 4 phases répétitives :

  • La première phase dite obsessionnelle : le malade est dans un état d’absorption interne. Son champ mental est totalement occupé par des préoccupations sexuelles. Il est alors en phase de « drague compulsive » et multiplie la recherche de partenaires.
  • La seconde phase de ritualisation intensifie les obsessions compulsives liées au sexe. L’addictif fait une véritable « fixation » amoureuse.
  • La troisième phase est la phase d’exécution proprement dite de l’acte sexuel dicté par les deux premières phases.
  • La dernière et quatrième phase est une phase de désespoir et d’impuissance du malade face à son comportement.

Serge Hefez définit ainsi le trouble : «  la compulsion, non pas du registre du désir, mais de celui du besoin : d’un besoin qui s’impose et agit contre la volonté consciente de l’individu ».

Une vie sous le signe de la dépendance

Les malades expérimentent notamment la peur du manque, aux syndromes bien réels pouvant provoquer des douleurs thoraciques, des insomnies et des angoisses. Les crises, récurrentes et irrépressibles, ne s’apaisent que grâce au passage à l’acte sexuel et à l’atteinte de l’orgasme. Mais une fois ce moment de libération et d’apaisement passé, le malade éprouve un sentiment de culpabilité et souvent de souffrance. Il risque alors une baisse de l’estime de soi et un syndrome dépressif.

C’est sans compter les problèmes d’ordre psychologique, relationnels, familiaux et professionnels. Les malades, pour multiplier leur quête de sexe, se coupent de leurs réseaux et amis. Ils ont une vie cachée qui prend progressivement le dessus pour finalement ne se résumer qu’à l’assouvissement de leur besoin de sexe. La vie amoureuse devient impossible, le temps libre se rétrécit.

Les addicts contractent même parfois des dettes : un article du journal britannique The Guardian de janvier 2008 révélait qu’en Angleterre, une personne sur 4 contacterait un service d’aide au surendettement pour faire face à des dépenses… liées au sexe.

Il n’y a pas de profil type de l’accro au sexe

Si les addictions peuvent commencer avec des films pornographiques, des forums de rencontre et sites spécialisés sur Internet ou par une dépendance sexuelle solitaire, les malades eux, proviennent de tous les milieux sociaux, culturels, toutes origines confondues.

Le Professeur Thibaut, psychiatre au CHU de Rouen, estime qu’ils représentent 3 à 6 % des personnes ayant des rapports sexuels et que 80 % d’entre eux sont des hommes. Les spécialistes reconnaissent également que la plupart de ces malades sont polyaddictifs cumulant parfois leur addiction avec une autre dépendance : tabac, alcool, travail… 

Si les causes de cette addiction sont encore mal perçues, on les associe souvent à une vulnérabilité personnelle et psychologique liée au vécu, des facteurs génétiques, une problématique de l’engagement ou encore un déficit d’attachement.

Les traitements : médicaments et thérapies (hypnose ericksoniene, etc.)

Les thérapies varient en fonction des médecins et des spécialistes. Le traitement médicamenteux est souvent initialement préconisé et passe par la prise d’antidépresseurs et/ou d’anxiolytiques.

Il s’accompagne fréquemment par la suite d’une thérapie individuelle (comportementale et/ou cognitive) et/ou de couple. Les associations d’aide aux addicts sexuels sur le modèle américain des Alcooliques Anonymes peuvent être un bon recours, mais sont beaucoup moins florissantes qu’outre-Atlantique.

Il est difficile, voire impossible, de conditionner la guérison au principe usuel de suppression du comportement addictif, (comme c’est le cas pour la boisson, la drogue, ou le jeu par exemple).

On ne peut en effet prôner une disparition totale du sexe. Les psychiatres font en tout cas en sorte de faire retrouver à leurs patients une sexualité « normale » ou d’origine, en essayant d’éviter les rechutes et les autres formes de dépendances.

Si les « drogués du sexe » nous semblent parfois relever du comique ou de la presse people, il vaut mieux se souvenir que, détectée suffisamment tôt, la maladie s’en soignera d’autant mieux !

Références :

– mon expérience professionnelle de thérapeute

– psychologies.com/Couple/Problemes-sexuels/Libido/Interviews/Qu-est-ce-que-l-addiction-sexuelle
– actualite.nouvelobs.com/addiction%20sexuelle/
– tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110515.OBS3194/les-agresseurs-sexuels-ne-sont-pas-des-sex
– addicts.html savoir.fr/Addictions_sexuelles maxisciences.com/d%E9sespoir/quand-la-sexualite-devient-une-obsession-et-remplie-toute-la-vie-c-est-comme-une-drogue_mrm70951.html
– doctissimo.fr/html/sexualite/mag_2000/mag0908/se_2230_addictions_sex_niv2.htm
– lefigaro.fr/sante/2011/05/21/01004-20110521ARTFIG00002-certains-seducteurs-n-acceptent-pas-la-resistance.php

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Les hommes et femmes politiques français(es), ainsi que les médias, ont répété à l’envi que Dominique Strauss-Kahn était « présumé innocent ». Peu ont cru bon de préciser que la femme de chambre était, elle, « présumée victime ». Jusqu’à preuve du contraire, et même si c’est un exercice difficile, on doit les croire tous les deux.

Il n’y a aucune raison de remettre en cause a priori la parole de cette femme: même si son statut social est considéré comme inférieur à celui de l’accusé, sa parole, devant la justice, vaut autant, et il faut se réjouir de ce principe d’égalité. Pourquoi n’est-ce pas le principe qui prévaut dans le traitement médiatique de cette affaire ? Parce que la victime présumée est une immigrée? Parce qu’elle est femme de chambre ? Ou simplement parce qu’il s’agit d’un crime sexuel et sexiste ?

La mise en doute de la parole des victimes de viol ou d’agression sexuelle est monnaie courante, beaucoup plus que pour d’autres types d’agressions. Leur entourage, puis parfois la police, peut les accuser d’affabuler, d’exagérer; au mieux, elles sont soupçonnées d’avoir été imprudentes, peut-être même tentatrices. Et si on finit par les croire, les pressions sont souvent fortes pour étouffer l’affaire.
C’est pour ces raisons que seule 1 victime sur 10 porte plainte, alors que plus de 75 000 femmes sont violées chaque année en France.

Dans cette mesure, comment reprocher aux femmes victimes de violences sexuelles de ne pas avoir parlé ou porté plainte immédiatement –comme on l’a entendu sur certains plateaux de télévision? Lorsque, au surplus, l’agresseur est un homme disposant d’une aura médiatique, d’une position sociale privilégiée, est-il si difficile d’imaginer leur sentiment d’impuissance et d’écrasement ?

Dans ce contexte, il faut saluer le courage de cette femme de chambre, qui maintient sa version malgré les pressions de l’opinion internationale voire les insultes, ainsi que celui de son employeur, qui l’a soutenue dans sa plainte contre un client pourtant rémunérateur…

Le soupçon systématique qui pèse sur les victimes d’agression sexuelle sévit de nouveau. Les commentaires au sujet de l’aspect physique de la femme de chambre plaignante, « peu séduisante » pour certains, « très jolie » pour d’autres, sont hors de propos : cherche-t-on à établir le profil type de la « bonne » victime ? Il n’existe pas, les associations d’aide aux victimes le savent. On voit bien, en revanche, quel est le but de ces remarques: si elle n’est pas séduisante, il n’y a, dit-on, aucune raison de la violer; si elle l’est, elle a donc aguiché; dans les deux cas, sa parole est disqualifiée. Par chance pour elle, l’enquête de voisinage se révèle favorable; ses voisins n’en disent que du bien et sa vie semble « moralement irréprochable », selon les critères retenus.

On comprend que le viol d’une femme désagréable avec les voisins et ayant plusieurs amants ne serait plus vraiment un crime!

LIBERTINAGE

Cette façon de jauger la légitimité de la victime renvoie à la confusion entre ce qui relève de la vie privée et des actes condamnables au regard du code pénal. Pourtant, entre des relations sexuelles et un crime sexuel, la frontière est claire: le consentement entre adultes. Un homme qui plaque une femme au sol et tente de lui arracher ses vêtements contre son gré, c’est une tentative de viol. Un homme qui, après avoir rencontré une femme dans un cadre professionnel, multiplie les messages insistants et grossiers, c’est du harcèlement sexuel. Un homme qui abuse de sa position professionnelle pour forcer une collaboratrice à avoir une liaison, c’est du harcèlement sexuel et un viol.

Un homme qui va, seul ou accompagné, dans des bars échangistes… il s’agit alors de vie privée. Lorsque les journalistes parlent de libertinage pour évoquer l’agression sexuelle dont Dominique Strauss-Kahn est accusé, ils participent de cette confusion et confortent la tolérance de notre société envers les violences sexuelles, au nom d’une pseudo-séduction à la française.

Pour faire reculer ces violences, il est essentiel d’écouter la parole des victimes, même supposées. Si la présomption d’innocence est un principe fondamental, elle ne peut être un alibi à la négation de cette parole. Dominique Strauss-Kahn dispose d’avocats efficaces, de moyens financiers, d’une famille et d’amis prêts à le défendre.

Souhaitons à cette femme migrante, mère seule avec enfant, autant de soutiens à l’heure où sa vie, en plus d’être bouleversée, va être disséquée.

Sources : lemonde, Béatrice Gamba, Agnès Guérin-Battesti, porte-parole de l’association Mix-Cité Paris

En général, la masse de preuves suggère toujours que le cerveau gauche est prédisposé au détail et que le droit est incliné vers plus de globalité.

Mais il faut ajouter que les effets sur l’activité du cerveau dépendent plutôt de la nature de la tâche réalisée.

Même si l’attention dirige le cerveau dans la manière vers laquelle il choisit de traduire un signal, cela ne veut pas dire que la théorie du câblage neural est morte. Il peut toujours y avoir une prédisposition due au câblage, se formant quand le cerveau se développe, qui réaliserait une sorte de classification grossière de l’information entrant dans le cerveau. L’attention amplifierait l’effet lorsque l’appel se focalise dans une direction particulière.

Une telle complexité, et une telle impatience, au sujet du cerveau signifient bien que la recherche récente sur les hémisphères n’en est qu’à ses balbutiements.

En tout cas, cet épisode, qui continue de nos jours, ne semble pas troubler les partisans de la vieille caricature au sujet des hémisphères cérébraux dans l’idée que le cerveau gauche est celui de la raison et le cerveau droit celui du désir, des passions et des affects, ni des bouquins exhortant les gens à « libérer leur cerveau droit et à éviter la sous-occupation ou le sous-développement du côté gauche », « à déterminer si vous êtes plus orienté vers le cerveau gauche ou droit, ou si vous utilisez la totalité du cerveau ».

Les stages de « développement personnel » et de management, qui ne développent en fait que le compte en banque de leurs promoteurs en ayant recours aux vieux poncifs du partage des hémisphères. Comme le dise certains cherceurs « quelle que soit l’histoire à propos de la latéralisation, une simple dichotomie des hémisphères est totalement hors sujet. Ce qui compte, c’est comment les deux côtés du cerveau se complètent et s’associent ».

Les vieilles théories, récupérées parfois par la « philosophie » new-age, feront encore sûrement parler d’elles, en ce sens qu’il faut bien meubler les stages « comportementaux », en ayant recours, si besoin, à une simplification qui frise la ringardise.

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Le 25 novembre 2010, l’Anses a publié un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement.

Elle a soumis ce travail à consultation auprès de toutes les parties prenantes. A la lumière des éléments reçus, l’Agence rend aujourd’hui son avis et réaffirme que la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin et nécessite un suivi personnalisé par un thérapeute.


Suite à une phase de consultation, l’Anses publie son avis sur les régimes amaigrissants

Cet automne, l’Anses a publié un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement. Considérant l’importance, la complexité et la sensibilité du sujet, l’Agence a souhaité porter ce rapport à la connaissance des membres de la communauté scientifique et médicale, des représentants associatifs et des responsables des organisations professionnelles afin de pouvoir prendre en compte d’éventuelles contributions scientifiques complémentaires dans l’élaboration de son avis.

Une dizaine de contributions ont ainsi été reçues. Elles proviennent en particulier de sociétés savantes et groupes de réflexions (fédération nationale des associations médicales de nutrition, groupe éthique et santé, groupes de réflexion sur l’obésité et le surpoids), d’associations de consommateurs (Famille de France), de promoteurs de régimes et de syndicats professionnels.

A la lumière de ces apports, l’Anses rend aujourd’hui son avis qui établit des recommandations et des conclusions définitives.

En complément, l’Agence publie également les contributions reçues ainsi que les éléments d’éclairage qu’elle apporte aux remarques des parties prenantes.

Régimes amaigrissants : des pratiques à risque

L’avis de l’Agence réaffirme les conclusions de son rapport : la pratique de régimes à visée amaigrissante n’est pas un acte anodin, en particulier pour des populations sensibles (adolescentes, femmes, enceintes, personnes âgées, …). Le risque d’apparition de conséquences néfastes plus ou moins graves sur la santé ne doit pas être négligé.

Cette expertise collective a en effet permis de mettre en évidence, sur la base de la littérature scientifique, des risques cliniques, biologiques, comportementaux, ou psychologiques liés à la pratique des régimes amaigrissants, menés sans recommandation ni suivi d’un spécialiste, très largement diffusés auprès du public dans le commerce et sur Internet.

L’analyse des données scientifiques établit également que la pratique des régimes peut provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps. Ces dernières modifications sont souvent à l’origine du cercle vicieux d’une reprise de poids, éventuellement plus sévère, à plus ou moins long terme. Une des conséquences majeure et récurrente des privations et exclusions pratiquées, quelque soit le régime, est ainsi, paradoxalement, la reprise de poids, voire le surpoids : plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale, a fortiori en l’absence d’activité physique, qui constitue un facteur essentiel de stabilisation du poids.

La conclusion centrale de ce rapport est que la recherche de perte de poids par des mesures alimentaires ne peut être justifiée médicalement que par un excès pondéral effectif et que cette démarche doit faire l’objet d’une prise en charge par des spécialistes – médecins nutritionnistes, diététiciens, thérapeutes en psychothérapie – qui seront les plus à même de proposer le régime alimentaire correspondant le mieux aux caractéristiques de la personne. L’Anses rappelle en outre que rien ne peut remplacer, en terme de santé, une alimentation équilibrée, diversifiée, en veillant à ce que les apports énergétiques journaliers ne dépassent pas les besoins. Par ailleurs, pour réduire les risques de prise de poids, l’évolution des habitudes alimentaires doit être associée à une activité physique régulière.

Le contexte du rapport

Le surpoids et l’obésité, qui touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France, constituent un véritable problème de santé publique qui nécessite la prise en charge par un professionnel de santé et peut justifier la mise en œuvre d’un régime alimentaire sous contrôle médical. Mais, dans de nombreux cas, des pratiques alimentaires d’amaigrissement sont adoptées en l’absence de surpoids ou de toute indication médicale, pour des raisons essentiellement esthétiques.

L’Anses a ainsi été saisie par le ministère chargé de la santé pour évaluer les risques qu’engendrent ces pratiques. L’évaluation conduite s’inscrit dans le cadre global de la problématique de « l’image du corps », prévue par le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2 : 2006-2010). Ce rapport est le fruit d’un processus d’expertise collective réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts en nutrition. Ce travail, validé par le comité d’expert spécialisé « nutrition humaine » de l’Anses, s’appuie sur une revue de la littérature scientifique nationale et internationale et des auditions.

Source : anses.fr

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Selon des documents que s’est procurés « Le Monde », le laboratoire Servier savait, depuis au moins le début des années 1990, que son médicament, le Mediator, était nocif.

Selon des documents que s’est procurés Le Monde, les chercheurs des laboratoires Servier étudiaient, depuis le début des années 1990, les composés produits dans l’organisme par le Mediator, médicament interdit depuis 2009 et qui aurait provoqué de 500 à 2 000 décès en France.

Parmi eux, la norfenfluramine (identifiée en 1995 comme responsable de la toxicité de coupe-faims de Servier), l’Isoméride et le Ponderal, tous deux interdits en 1999.

Une parenté que le laboratoire s’est toujours obstiné à minimiser, notamment dans ses documents.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES

Une étude menée en 1993 par deux chercheurs de la filiale britannique de Servier quantifie la présence dans le sang de la norfenfluramine, en concentration, le deuxième composé dans lequel se transforme le Mediator. Or, la norfenfluramine est également le produit actif de deux coupe-faims de Servier, Isoméride et Pondéral, dont une étude démontre en 1995 qu’ils entraînent des effets secondaires graves : une hypertension artérielle pulmonaire, responsable d’insuffisances cardiaques.

Le laboratoire Servier ne pouvait donc ignorer, au moins depuis 1995, que le Mediator pouvait être suspecté de produire lui aussi des effets secondaires graves. Au lieu de quoi, il a toujours affirmé que le Mediator avait des « activités pharmacologiques radicalement différentes » de celles de l’Isoméride et du Pondéral et que sa tolérance cardiovasculaire était « satisfaisante ».

Sources :  Le Monde.fr, Paul Benkimoun, AFP/Fred Tanneau

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Le géant pharmaceutique Eli Lilly a cherché pendant une décennie à minimiser les risques associés à son antipsychotique-vedette, le Zyprexa (olanzapine), affirmait récemment le New York Times dans une série d’articles.

Le Zyprexa, comme d’autres antipsychotiques dits de deuxième génération, est utilisé pour le traitement de la schizophrénie, du trouble bipolaire et de façon « off-label » (hors approbation, mais légale) pour le traitement des troubles anxieux.

Citant des centaines de documents et de messages e-mail parmi les hauts dirigeants de la compagnie fournis par un avocat représentant des malades, le Times affirme que Lilly a caché des informations importantes aux médecins sur les liens du médicament avec un gain de poids et un taux de sucre sanguin élevé (hyperglycémie) qui est un facteur de risque pour le diabète.

Selon des publications de la compagnie, 30% des patients prenant le Zyprexa ont pris 10 kilos (22 livres) en un an, certains rapportant même un gain de 45 kilos (100 livres) ou plus. Les représentants pharmaceutiques avaient comme consigne de ne pas mettre ces données en évidence dans leurs conversations avec les médecins.

Dans une réaction écrite à l’article du Times, Lilly dénie que son médicament soit plus susceptible de causer le diabète que les autres médicaments couramment utilisés pour traiter la schizophrénie, disant que les documents ont été divulgués de façon illégale et hors contexte. Il n’y a pas de preuve scientifique que le Zyprexa cause le diabète, affirme la compagnie.

Avec des ventes de $4.2 milliards l’an passé, Zyprexa est de loin le meilleur vendeur de Lilly qui est utilisé par 2 millions de personnes à travers le monde, selon le Times.

Le Times rapporte que la compagnie s’inquiétait des effets secondaires de son médicament dès 1999. Les recherches marketing de la compagnie indiquaient que les psychiatres rapportaient de façon consistante beaucoup plus de taux de sucre sanguins élevés et de diabète qu’avec les autres antipsychotiques.

Lilly a accepté, l’an passé, de payer $700 millions pour régler 8000 réclamations, en arrangement hors cours la plupart du temps, toujours selon le Times.

Sources : psychomedia.qc.ca, medpagetoday

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Le manque de confiance et la peur de l’autre conduisent le futur malade à une crise compulsive. Cette crise l’angoisse de la peur de grossir.
Le premier vomissement apparaît, qui annule les effets de la crise, mais la transforme en un gouffre sans faim ni plaisir.
Le jeûne que le malade s’impose pour ne pas grossir renforce le besoin de faire une nouvelle crise.

Source : http://www.anorexie-et-boulimie.fr

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« La question des liens monétaires entre l’industrie pharmaceutique et les psychiatres est devenue l’une des plus grandes controverses de la psychiatrie », affirme le New York Times.

L’utilisation croissante d’antipsychotiques atypiques pour les jeunes en est un exemple argumente le journal qui montre que l’augmentation des prescriptions de ces médicaments a coïncidé, dans les dernières années, avec une augmentation des paiements faits par des compagnies pharmaceutiques aux psychiatres.

Les antipsychotiques atypiques, tels que Risperdal, Seroquel, Zyprexa, Abilify et Geodon, sont maintenant prescrits à plus d’un demi million d’enfants aux États-Unis « malgré des risques sérieux et « presque » sans utilisations approuvées pour les mineurs«  peut-on lire.

Le journal a analysé les registres de l’État du Minnesota, le seul qui exige un rapport public de tous les paiements pour marketing faits à des médecins.

De 2000 à 2005, les paiements des fabriquants de médicaments à des psychiatres a augmenté de six fois alors que les prescriptions d’antipsychotiques à des enfants dans le cadre du programme Medicaid du Minnesota a augmenté de 9 fois. Ceux qui ont reçu le plus d’argent des fabriquants d’antipsychotiques sont ceux qui ont le plus prescrit ces médicaments. Plus du tiers des psychiatres licenciés du Minnesota ont reçu de l’argent des compagnies pharmaceutiques entre 1997 et 2005.

« De tels paiements peuvent encourager les psychiatres à utiliser des médicaments de façon qui met la santé physique des patients en danger » affirme le Dr. Steven E. Hyman, principal de l’Université Harvard et ancien directeur du National Institute of Mental Health. « L’utilisation croissante d’antipsychotiques pour les enfants est un des exemples les plus troublants de ceci », ajoute-t-il.

Selon Dr. Steven S. Sharfstein, précédent président de l’American Psychiatric Association, les psychiatres sont devenus beaucoup trop proches des fabriquants de médicaments. Un exemple de cela, implique l’antidépresseur Lepraxo, qui est maintenant le plus utilisé aux États-unis, même s’il y a des alternatives moins coûteuses incluant des versions génériques du Prozac. « Prozac est aussi bon, sinon meilleur et malgré cela, il y a une migration vers les médicaments plus coûteux, dit-il. Je crois que cela est dû au marketing », dit-il.

L’utilisation croissante des antipsychotiques pour les enfants est étroitement reliée au diagnostic de plus en plus courant et controversé de trouble bipolaire (autrefois appelé maniaco-dépression) pédiatrique (chez les enfants et les adolescents), expose le journal.

Plusieurs médecins du Minnesota, incluant le président de la Minnesota Psychiatric Society, affirme le Times, disent que les fabriquants de médicaments les paient actuellement presque exclusivement pour parler du trouble bipolaire.

En 2005, un comité formé d’experts a examiné toutes les recherches sur le traitement du trouble bipolaire chez les enfants et décidé qu’une recherche réalisée par Dr. Melissa DelBello était la seule impliquant des antipsychotiques qui méritait le meilleur score pour la rigueur scientifique. Ces experts ont émis une recommandation selon laquelle les antipsychotiques atypiques devraient être considérés comme traitement de première ligne pour certains enfants (dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry).

Or la recherche de Dr. DelBello, raconte le Times, comparait deux formes de traitement, un anticonvulsivant (Depakote) pour un groupe et l’anticonvulsivant complété du Seroquel pour un autre groupe. Les résultats étaient comparables pour les deux groupes, sauf dans les derniers jours de l’essai qui a duré six semaines où le groupe prenant le Seroquel obtenait de moins bons résultats dans une mesure de la manie. Près de la moitié du groupe avec Seroquel avait abandonné avant la fin (ils ne faisaient donc pas parti des résultats). Seuls 8 adolescents de ce groupe s’étaient rendus à la fin de l’essai.

Des résultats pas très concluants, aurait admis la chercheure en interview. Ce qui ne l’a pas empêché de co-signer un article dans lequel elle affirmait que le Seroquel, en combinaison avec l’anticonvulsivant, était « plus efficace pour le traitement de la manie chez les adolescents bipolaires » que l’anticonvulsivant seul.

Trois des quatre experts du comité avaient des liens monétaires avec les fabriquants pharmaceutiques. Dr. DelBello de son côté, recevaient des revenus de marketing et de consultation de 8 compagnies pharmaceutiques dont 5 fabriquants d’antipsychotiques.

C’est donc dire que les arguments scientifiques en faveur de l’utilisation des antipsychotiques pour le trouble bipolaire chez les jeunes sont minces.

Sources: Gardiner Harris, Benedict Carey and Janet Roberts, « Psychiatrists, Children and Drug Industry’s Role », New York Times, May 10, 2007, psychomedia.qc.ca

Les antipsychotiques atypiques sont par ailleurs remis en cause, même pour leur utilisation première pour laquelle ils sont approuvés, le traitement de la schizophrénie…

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Pas facile de retravailler après un cancer !

Quatre Français sur dix pensent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté de l’après-maladie, selon un sondage.

Et de leur côté, les patients confirment.

Dans une autre étude présentée jeudi à l’Institut Curie auprès de plus de 400 malades salariés, ceux-ci soulignent les difficultés de reprise de la vie professionnelle.

La première info est une bonne nouvelle. Près de huit salariés sur dix victimes d’un cancer retravaillent après leur maladie et d’ailleurs près d’un tiers des malades touchés par un cancer continuent de travailler. La seconde en revanche tire la sonnette d’alarme sur les conditions effectives du retour à l’activité professionnelle des personnes ayant été traitées pour un cancer. Selon le sondage que VIAVOICE* vient de réaliser pour l’institut Curie, si 43% des Français considèrent que la réinsertion professionnelle est la principale difficulté rencontrée après un cancer, ils sont tout de même 66% estimer que l’on peut parfaitement retravailler après un cancer.

La perception par les malades ou ex-malades est encore moins optimiste. A écouter Monique Sevellec, psychosociologue à l’Institut Curie et co-auteur d’une deuxième étude, « Répercussions du cancer sur la vie professionnelle » réalisée auprès de 402 salariés atteints d’un cancer en Ile-de-France, « le patient et l’entreprise ne sont généralement pas prêts à ce retour au travail. » Le résultat de cette enquête permet de définir les principaux obstacles à une reprise professionnelle réussie.

Côté patients, 61% se disent plus fatigués, 41% ont des troubles de sommeil et 33% de la mémoire et de la concentration. Perte de l’estime de soi, de confiance liée à la peur de la récidive sont par ailleurs les éléments les plus cités. Pire même, environ 20% des salariés « disent avoir été pénalisés dans leur emploi à cause de la maladie ». Côté vie de l’entreprise, on relève encore au chapitre des critiques formulées «l’incompréhension de la hiérarchie et des collègues », mais aussi « le dialogue insuffisant avec le médecin du travail.» Un dernier grief qui s’explique par le fait que pour 92% des salariés malades, ce dernier n’a pas été en contact avec les équipes soignantes. Quant à la fameuse «consultation de reprise», elle n’a concerné qu’à peine un quart des salariés. Certes, elle n’est pas obligatoire, mais tout de même…

Afin de lever ces obstacles, l’Institut Curie, par la voix de Monique Sevellec et du Dr Bernard Asselain, proposent « la mise en place d’actions concertées entre les différents acteurs ». Objectif : faciliter le passage du statut de malade à celui de personne de retour dans la vie. Dans l’immédiat, cette démarche prendra la forme d’un livret d’information « reprenant l’expérience d’anciens patients, qui permettrait au salarié une meilleure anticipation de sa situation ». Et demain, de la création de cellules de dialogue impliquant tous les acteurs concernés (salarié, médecin traitant, médecin du travail, oncologue, ressources humaines).

« Tout doit être mis en oeuvre pour aider les patients à entrer dans l’après cancer », affirme le Dr Laure Copel, responsable de l’Unité mobile d’accompagnement et de soins continus de l’Institut Curie. Pour mémoire, le Plan Cancer 2009-2013 fait de cette phase de reconstruction essentielle l’un de ses axes prioritaires. Chaque année, en France, près de 350 000 personnes sont touchées par un cancer. 100 000 d’entre elles travaillent.

* sondage réalisé par téléphone en deux étapes auprès d’un échantillon de 1007 et de 1006 personnes selon la méthode des quotas.

Sources : legeneraliste.fr,François Petty

Même si les salariés se sont détournés des métiers réputés physiques, la pénibilité n’a que faiblement diminué. La preuve, ce suicide, par imolation hier à Bordeaux, d’un autre employé de France Telecom/Orange.

En cause, les pressions psychologiques et la violence au travail.

Davantage de contraintes dues à un rythme de travail plus intensif. La pénibilité a peu diminué, avec des métiers moins physiques mais soumis à des pressions psychologiques plus importantes.

En 1960, 21 % des actifs français étaient agriculteurs, 38 % travaillaient dans l’industrie, et à peine plus, dans les services. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 % à travailler aux champs, et 20 % à l’usine. Trois Français sur quatre travaillent donc dans les services, souvent considérés comme des emplois non pénibles qu’on effectue « tranquillement », pas plus de trente-cinq heures par semaine.

La pénibilité au travail ne régresse pasErreur ! Loin de reculer, la pénibilité au travail n’a cessé de progresser. D’abord, parce que la difficulté physique a peu diminué. Selon une enquête de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 40 % des emplois pouvaient encore être considérés comme pénibles en 2003, soit à peine moins qu’au début des années 90 (45 %). Ensuite, les contraintes liées à l’intensification des rythmes de travail ont explosé : 53 % des salariés étaient exposés à une contrainte de satisfaction immédiate d’une demande extérieure en 2005, deux fois plus qu’en 1984, et 25 % se plaignaient de se voir imposer des normes de production très courtes (5 % en 1984).

Enfin, les rares chiffres disponibles sur la violence au travail sont éloquents.

En un an, d’après l’Institut de veille sanitaire, 16 % des salariés ont été victimes d’au moins un épisode de violence à leur travail. Selon le ministère du Travail, 34 % se disent stressés par leur job. Des souffrances qui jouent un rôle dans l’apparition de dépressions, de troubles musculo-squelettiques et de maladies cardio-vasculaires. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le coût pour la société serait au minimum de 830 millions à 1,6 milliard d’euros par an. Et l’Organisation mondiale de la santé affirme que 50 à 60 % des jours de travail perdus en Europe résulteraient du stress.

L’absence de reconnaissance aggrave le malaise

L’isolement des individus est souvent dévastateur. Et il va croissant, favorisé « par l’affaiblissement des syndicats, par la baisse du nombre de managers de proximité et par des DRH trop polarisés sur les contraintes juridiques », selon Thierry Rochefort, de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Et aussi par certaines méthodes de management. A l’image du travail en « mode projet », qui a tendance à diluer les responsabilités hiérarchiques et à les faire reposer sur les épaules des subalternes.

Autre mal : l’absence de reconnaissance. A l’heure où les récompenses traditionnelles, telles les augmentations, deviennent incertaines, les compliments sont indispensables pour apaiser les tensions. De même, un cadre de travail à l’ergonomie optimale est crucial. Un centre d’appels bruyant, une usine crasseuse, montrent la faible considération accordée aux employés.

La crise n’a fait qu’aggraver la tendance : 95 % des salariés considèrent qu’on leur demande de produire toujours davantage, plus vite et à moindre coût ; 89 % estiment que les entreprises recherchent uniquement la performance financière pour satisfaire leurs actionnaires, et que ce sont surtout sur leurs épaules que pèsent les efforts, montre un sondage réalisé par l’Ifop pour le cabinet de conseil Methys.

« Beaucoup d’entreprises cherchent à s’en sortir avec une forme de néo-taylorisme fondé sur le modèle process, reporting, indicateurs de performances. » Or ça ne fonctionne pas bien, constate François Dupuy, sociologue spécialiste des organisations : 75 % des personnes sondées par Ifop-Methys se plaignent de la façon dont la performance est mesurée dans leurs sociétés, et 90 % d’entre eux jugent que la mesure de la performance est génératrice de stress.

« Le travail a besoin de sens et de reconnaissance, conclut Patrick Legeron, le fondateur du cabinet Stimulus. Il faut revenir à ces notions fondamentales, comme au temps où les gens disaient avoir un métier plus qu’un travail. »

Sources : lexpansion.fr, lexpress.fr, Emmanuel Lechypre

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Les personnes obnubilées par le dogme de «l’alimentation saine» sont en train de développer une nouvelle pathologie de l’alimentation.

D’après l’Association suisse de l’alimentation, cette nouvelle obsession nutritionnelle, dénommée «orthorexia» ou «orthorexie nerveuse» – du grec «orthos» qui signifie correct et «orexis» qui signifie appétit – atteint des proportions alarmantes.

Désireux de soigner une maladie particulière ou allant trop loin dans la recherche d’aliments sains, les orthorexiques inventent leurs propres règles alimentaires.

Ils passent de plus en plus de temps à se plier aux exigences qu’ils ont eux-mêmes déterminées et se sentent obligés de planifier leurs repas plusieurs jours à l’avance. Il leur arrive même de prendre un «kit de secours» dès qu’ils sortent. Car ils ne sauraient manger des aliments tout prêts, par crainte des graisses, des produits chimiques ou de tout ce que leur fait redouter leur phobie.

Le respect de leur régime est si contraignant qu’ils se posent en donneurs de leçons et se sentent supérieurs à ceux qui ne montrent pas la même volonté de fer.

«Quelqu’un qui passe ses journées à manger du tofu et des biscuits à la quinoa se sent parfois aussi méritant que s’il avait consacré sa vie à aider les sans-abri», remarque le Dr Steve Bratman, le premier à avoir décrit l’orthorexie, en 1997. A l’inverse, si l’orthorexique déroge à son vœu et craque pour un aliment «interdit», il se sent coupable et souillé. Il se sent obligé de s’auto-punir en durcissant sans cesse ses règles alimentaires ou en pratiquant l’abstinence. Cette attitude est comparable à celle des anorexiques ou des boulimiques, à la différence près que ceux-ci se braquent sur les quantités, alors que les orthorexiques ne sont obnubilés que par la qualité.

Le consommateur européen est bombardé d’informations sur ce qui est «bon» ou «mauvais» pour sa santé. Les alertes alimentaires et les adeptes des produits biologiques ont encore ajouté à la complexité des décisions que les consommateurs doivent prendre en matière d’alimentation.

Pour le Dr Bettina Isenschmid, consultant pour les pathologies alimentaires à l’Hôpital de l’Isle de Berne, cette mobilisation sur les bons et les mauvais aliments pose problème dans la mesure où elle génère, dans les pays occidentaux, une relation à l’alimentation quelque peu névrosée. Lorsqu’ils établissent leurs menus, les Européens se préoccupent aujourd’hui de leur santé. Comment trouver le juste équilibre entre la pratique d’une alimentation saine et l’obsession de manger sain ?

Comme pour tout ce qui concerne le régime alimentaire, la modération est essentielle.

Les changements doivent avoir lieu progressivement, de manière à respecter les goûts et le style de vie de chacun. Manger sain suppose un effet positif sur la santé, mais ne doit pas s’accompagner d’une perte de la joie de vivre ni de la convivialité. Pour vérifier si une personne conserve le sens de la mesure ou au contraire tend à devenir obsédée, essayez de la soumettre au «Test de Bratman sur l’orthorexie» !

Informations complémentaires

Institut national de prévention et d’éducation pour la santé: www.ineps.sante.fr
Association suisse pour l’alimentation : www.sve.org
The Health Food Junkie by Dr. Steve Bratman extracts:http://www.orthorexia.com/

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La jalousie fait plus de dégâts dans un couple marié que dans toute autre relation, selon une récente étude américaine…

Alors, la jalousie, ennemie de l’harmonie au sein du couple ?

C’est ce que suggère une étude de l’université de l’Iowa (États-Unis). Elle serait en effet capable de ruiner le romantisme et l’intimité sexuelle des couples mariés.

L’étude a été menée sur 681 couples hétérosexuels, mariés ou non, vivant ensemble ou séparément. Les chercheurs ont demandé aux participants s’ils étaient jaloux et s’ils étaient heureux ou non, physiquement et émotionnellement, avec leur partenaire.

L’étude montre que si la jalousie n’intervient pas, 3 couples mariés sur 4 sont grandement satisfaits de leur union. Mais dès que la jalousie s’immisce dans la relation, le niveau de satisfaction chute sous la barre des 50 %. Les chercheurs ont aussi observé que la jalousie sème moins la zizanie au sein des couples non mariés.

« Être marié fait  « monter les enchères » parce que le mariage nécessite plus de complicité et d’implication dans la relation » explique Anthony Paix, professeur assistant du département sociologie de l’université de l’Iowa et co-auteur de l’étude.

Chez les personnes unies par le mariage, « il existe « un contrat psychologique » bien défini, qui inclut des attentes et des obligations considérables, indique Anthony Paix. Des manquements à ces contrats suscitent des réactions dont l’ampleur dépend du niveau de confiance, d’attachement et d’engagement. »

Sources : http://www.lanutrition.fr, Kristell Roser, Mariana Gatzeva, Anthony Paik. Emotional and Physical Satisfaction in Noncohabiting, Cohabiting, and Marital Relationships: The Importance of Jealous Conflict. Journal of Sex Research, 1559-8519, First published on 25 November 2009

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Ne plus être considéré comme des cellules cancéreuses mais comme des personnes, c’est la demande de patients atteints de cancer.

Et si les derniers chiffres de la mortalité indiquent une baisse de 22 % chez l’homme et de 14 % chez la femme en vingt ans, selon un rapport de l’Institut national du cancer (INCa), le cancer reste la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.

« Si la science a beaucoup progressé ces dernières années, avec des traitements de plus en plus personnalisés, les médecins perdent de vue leurs patients« , dit Antoine Spire, journaliste, longtemps producteur à France Culture. Pendant trois ans, avec la philosophe Mano Siri, il a observé des cancéreux. Le professeur David Khayat, alors président de l’INCa, lui avait donné carte blanche, en 2005, en créant le département recherche en sciences humaines de l’INCa. « Le changement de présidence de l’INCa (Dominique Maraninchi en a pris la présidence en 2006) a compromis cet effort et réduit à presque rien ce département de sciences humaines », regrette-t-il.

Au cours de ces centaines de consultations auxquelles il a assisté, Antoine Spire constate « la mort de la clinique, du soin que l’on donne au malade ». Bien souvent, le médecin est penché sur les résultats en biologie, en imagerie, mais ne prend pas en compte l’histoire de la personne, son travail, son rapport au conjoint, aux enfants« J’ai constaté une grande lacune », déplore-t-il. Beaucoup de patients ne se sentent pas écoutés, et nombreux sont ceux qui se tournent vers les médecines parallèles (acupuncture, homéopathie…).

Autre écueil, la France compte 0,7 oncologue pour 100 000 habitants, pointe Antoine Spire. « L’oncologie médicale est sinistrée et délaissée », lançait, en 2009, le professeur Daniel Serin, cancérologue. Les suppressions de postes prévues par le gouvernement risquent de ne pas améliorer la situation.

Le moment de l’annonce d’un cancer est capital. Un tremblement de terre, une sidération, un traumatisme, un choc… pour le malade, et pour le médecin qui l’assène. Le malade a l’impression que sa vie bascule. Un dispositif d’annonce a certes été mis en place par les institutions, mais il y a encore beaucoup à faire, d’autant plus que la qualité de l’annonce joue sur le parcours thérapeutique.

« Il n’y a pas que les malades qui manifestent leur insatisfaction », insiste Antoine Spire, mais aussi le praticien, « ce funeste messager », en demande de formation. Pourtant, l’annonce n’est abordée ni au cours des études de médecine, ni dans la formation continue. « Je plaide pour une nouvelle impulsion du travail en sciences humaines articulé avec la médecine la plus performante. Les malades du cancer en ont urgemment besoin. Ils y ont droit », ajoute Antoine Spire. C’est pour lui « une révolution dans la réflexion et la pratique des équipes de cancérologie invitées à retourner à la clinique, à l’art médical individualisé, sans rien perdre de ses avancées technologiques ».

C’est un appel qui est lancé pour une médecine à dimension humaine, dont le cancérologue serait le vecteur idéal. Les deux auteurs prônent avant tout une meilleure relation médecin-patient, pour le bénéfice des deux parties.

Sources : lemonde.fr, « Cancer : le malade est une personne » d’Antoine Spire et Mano Siri, édition Odile Jacob

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