étude scientifique


Dans certains cas une prise en charge psychologique s’avère utile pour les enfants souffrant de trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité.
Si l’amélioration des symptômes liée aux médicaments augmente la qualité de vie des hyperactifs, il est nécessaire de traiter aussi les causes profondes de l’hyperactivité.
L’association médicament-psychothérapie se révèle à ce titre indispensable.

Parmi les thérapies possibles (psychothérapie familiale, de groupe, de soutien, d’inspiration psychanalytique, cognitivo-comportementale, la programmation neurolinguistique ou PNL, l’analyse transactionnelle, etc.), seules deux thérapies ont fait la preuve de leur efficacité dans le traitement du TDAH selon une étude de l’Inserm publiée en 2004 : la thérapie familiale et la TCC (thérapie cognitivo-comportementale).

La thérapie cognitivo-comportementale
Cette thérapie est basée sur l’apprentissage et la mise en place de nouveaux comportements. Mais aussi de mieux gérer ses émotions, de repérer et changer certaines croyances limitantes.
Le but est d’apprendre à l’enfant hyperactif des schémas comportementaux mieux adaptés à son environnement scolaire, familial et social.
Les premières séances servent à déterminer quel symptôme est le plus gênant pour l’enfant.
Le praticien passe ensuite un contrat avec son petit patient et sa famille pour donner un cadre à la thérapie. Les règles peuvent être redéfinies en cours de traitement en fonction des progrès accomplis.
Les exercices proposés visent en général à améliorer l’attention et l’effort, moduler les réponses motrices et comportementales de l’enfant en fonction des situations dans lesquelles il se trouve.
La TCC permet ainsi de traiter les processus cognitifs sous-jacents à l’hyperactivité et non l’agitation motrice en elle-même.

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Phénomène et crime particulièrement ancien sous ses diverses formes, le viol est longtemps demeuré un objet peu étudié par les sciences humaines et sociales.

Si la socio-criminologie anglo-saxonne a commencé à s’y intéresser dès les années 1950 et a produit depuis plus de vingt ans des ouvrages de synthèse couvrant l’ensemble du sujet, en France il faut attendre les années 1990 pour que des connaissances empiriques systématisées soient produites régulièrement sur le sujet par des psychologues ou des psychiatres et par des historiens.

Malgré des études pionnières, les études sociologiques sont plus récentes encore.

Dénonciation et criminalisation croissantes du viol

Cette production de connaissances est la traduction d’un long processus de modification des sensibilités qui a fait éclore une volonté nouvelle de dévoilement des violences sexuelles.

Depuis la Révolution française jusqu’aux luttes féministes des années 1970, la banalisation du viol a été dénoncée afin d’encourager la judiciarisation de ces faits longtemps laissés à la seule régulation des mœurs et aux arrangements entre les parties ou leurs familles.

La première enquête de victimation en France (l’enquête ENVEFF en 2000), portant spécifiquement sur les violences faites aux femmes, rapporte que 2,7 % des femmes interrogées ont été victimes d’un rapport sexuel forcé au cours de leur vie. Dans l’enquête de l’INED, réalisée six ans plus tard auprès d’un échantillon mixte, ce sont 6,8 % des femmes et 1,5 % des hommes qui déclarent avoir subi au moins un viol au cours de leur vie.

Pour les chercheurs, l’ampleur de cette augmentation ne signifie pas un accroissement des viols mais une plus grande propension des victimes (ou de leurs proches) à déclarer les faits.

Du côté des statistiques administratives, l’on relève une multiplication par cinq des faits de viol (ou tentative de viol) constatés par les services de police ou de gendarmerie en l’espace de 40 ans : dans les années 1970, autour de 1 500 viols par an sont enregistrés alors que l’on atteint aujourd’hui la barre des 10 000.

Enfin, les statistiques judiciaires montrent une nette augmentation du nombre de personnes condamnées pour viol entre les années 1980 et aujourd’hui, ainsi qu’une sévérité accrue de la justice : de 1984 à 2008, la part des peines de 10 à 20 ans de prison pour les auteurs de viols a crû de 16 à 40 %. De fait, accompagnant l’évolution des sensibilités, le législateur a durci la réponse pénale jugée insuffisante ou inadaptée.

De nouvelles lois de prescription, un régime procédural inédit et de nouvelles peines font aujourd’hui du viol le crime le plus sévèrement réprimé dans la plupart des pays occidentaux.

Progrès de la connaissance scientifique des viols

Depuis la loi du 23 décembre 1980, le viol est défini par la loi française comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».

Mais la loi ne s’occupant que du général, cette définition ne dit rien des réalités sociales et psychosociales qui se donnent à voir derrière la catégorie juridique du viol : les modalités et les contextes de l’agression, les parcours et les situations des auteurs et des victimes et leurs relations.

Derrière l’unité de la catégorie juridique, il existe en réalité plusieurs types et plusieurs formes de viols que l’on peut notamment classer en fonction des liens ou des relations entre les protagonistes.

Ce faisant, il apparaît que le viol – à l’instar de l’homicide – est avant tout un crime de proximité.

Les deux tiers ou les trois quarts des viols, suivant les enquêtes, se déroulent dans des cercles d’inter-connaissance affective ou relationnelle. Ce que nous proposons d’appeler les viols familiaux élargis (viols commis par des pères, des beaux-pères, d’autres ascendants, des collatéraux, des conjoints ou des « amis de la famille ») viennent largement en tête, suivis par des viols commis par des copains ou des amis des victimes, par des voisins ou bien encore, à une échelle de plus basse intensité relationnelle, par des relations ou des connaissances, du voisinage ou professionnelles.

A contrario, l’auteur est inconnu de la victime dans un nombre réduit d’affaires, avec toutefois une assez grande variation suivant les territoires – les viols par inconnus étant en proportion plus importants dans les grandes villes ou dans les zones urbaines.

Également très faible est la proportion de viols collectifs, phénomène fort ancien et qui demeurent relativement rare en dépit de sa récente médiatisation en France.

Lire la suite de cet article de Véronique Le Goaziou et Laurent Mucchielli sur le site du Dictionnaire de Criminologie en ligne

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Voici une liste des signes que les médecins rechercheront en priorité, et vous devez donc consulter un médecin immédiatement si vous constatez que vous présentez d’entre eux :

1/ Les phrases. Les personnes sont incapables de se souvenir d’évènements importants (en général, plutôt des souvenirs récents), et ont des difficultés à former des phrases. Leurs mots semblent hachés, ou incohérents ;

2/ Les sourires. Le sourire peut apparaitre asymétrique, comme si une seule moitié du visage souriait ;

3/ La langue qui ressort. Si lorsque vous faites sortir votre langue, et qu’elle a tendance à dévier sur un côté, cela peut être un signe. C’est un signe encore plus fort si vous ne vous rendez pas compte que vous le faites.

4/ La perte de force. Si vous constatez une perte de force d’un côté de votre corps, cela peut être le signe d’un AVC léger.

Pour le tester : une personne de l’entourage (A) doit présenter sa main avec les doigts étendus pour que la personne qui veut tester sa force (B) les empoigne d’une seule main. A doit alors exercer une traction, comme pour retirer sa main, à laquelle B doit pouvoir résister, pour la conserver. En particulier, la main dominante (la main droite si vous êtes droitier) doit être au moins aussi forte que l’autre.

5/ Un strabisme. On peut aussi chercher les dissymétries dans le visage, comme des rides frontales d’un seul côté du front, ou l’impossibilité de fermer un seul œil.

 

Sources: express.be

Samedi prochain se déroulera la 9e Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC).

A cette occasion, la Société française neurovasculaire (SFNV) souhaite rappeler le numéro d’urgence à composer lors de l’apparition de signes indicateurs d’un AVC : le n°15.

L’accident vasculaire cérébral touche une personne dans le monde toutes les 5 secondes. Lorsque des signes indiquant le début d’un AVC apparaissent chez une personne, il y a urgence. Pour la SFNV, AVC pourrait aussi signifier Agir Vite pour le Cerveau.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

L’AVC ou attaque cérébrale survient quand la circulation sanguine est interrompue dans le cerveau, soit à cause d’un caillot (on parle alors d’un accident ischémique transitoire), soit à cause de l’éclatement d’un vaisseau (AVC hémorragique). Cette interruption de la circulation sanguine prive les neurones de nutriments et d’oxygène, ce qui endommage ou tue certaines cellules nerveuses.

Les séquelles peuvent être irréversibles.

L’AVC est, en France, une des principales causes de mortalité, mais aussi la première cause d’handicap acquis chez l’adulte et la deuxième cause de démence. 130 000 personnes sont touchées chaque année, et 62 000 personnes en décèdent.

Mais si l’AVC est souvent fatal, il est aussi prévisible. Pour prévenir les AVC, il est bon de surveiller régulièrement sa tension artérielle, premier facteur de risque. Toute personne, même jeune, peut être concernée par des problèmes d’hypertension.

Si 50% des AVC surviennent chez les personnes de plus de 75 ans, 15% apparaissent chez les moins de 50 ans et 25% chez les moins de 65 ans.

Les symptômes d’alerte

Plus vite sera repéré l’accident vasculaire et plus les traitements pour le soigner seront efficaces.

Chaque minute compte avant que les lésions soient irréversibles.

L’AVC peut survenir à n’importe quel âge, pour des raisons variées ; il affecte presque toujours le corps de façon unilatérale. Si vous ressentez donc une perte de force des jambes, vous pouvez écarter ce diagnostic d’emblée. Les symptômes sont en général multiples, aussi, il n’est pas toujours judicieux de s’inquiéter lorsqu’un seul de ces symptômes se manifeste de façon isolée.

Plusieurs signes peuvent être indicateurs d’un AVC :

– engourdissement, faiblesse ou paralysie d’apparition brutale d’une moitié du corps, d’un bras, d’une jambe ou du visage

– difficultés à parler

– troubles de la vision

– troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche

– mal de tête sévère et soudain n’ayant aucune cause connue.

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La noix du brésil pour faire le plein de sélénium : consommer deux noix du Brésil par jour augmente de 65% le niveau sanguin en sélénium. C’est mieux que les compléments alimentaires !

Selon une nouvelle étude réalisée en Nouvelle-Zélande, la biodisponibilité du sélénium contenu dans les noix du Brésil est meilleure que celle du sélénium apporté par les compléments alimentaires.

Le sélénium est un oligo-élément que l’organisme ne sait pas synthétiser, nous devons donc l’apporter par l’alimentation. Ce puissant antioxydant contribue entre autre à la réduction du risque de cancer.

Pour cette étude, Christine Thomson et ses collaborateurs de l’Université d’Otago ont comparé, pendant 12 semaines, les taux sanguins en sélénium de 59 volontaires, répartis en trois groupes. Le premier groupe consommait deux noix du Brésil par jour, soit une dose de 53 microgrammes de sélénium. Le second groupe prenait 100 microgrammes de sélénométhionine, la forme de sélénium la plus utilisée dans les compléments alimentaires. Enfin, le dernier groupe recevait un placebo.
Les chercheurs ont ensuite comparé les taux de sélénium sanguin chez les volontaires des trois groupes. Résultat : une augmentation du taux de sélénium de 64,2% pour le groupe noix du Brésil, 61% pour le groupe sélénométhionine et 7,6% pour le groupe placebo. Conclusion : la biodisponibilité du sélénium contenu dans les noix du Brésil est supérieure à celle de la sélénométhionine.« L’inclusion de noix du Brésil dans le régime alimentaire pourrait éviter de supplémenter en sélénium les Néo-Zélandais », explique Christine Thomson de l’Université d’Otago.

Cette étude, publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, pourrait avoir un impact en Europe où les niveaux en sélénium sont à la baisse. Par exemple, l’apport moyen de sélénium en France est d’environ 45 microgrammes par jour alors que les recommandations sont de 65 microgrammes par jour.
 

Souces: Céline Borg, lanutrition.fr, American Journal of Clinical Nutrition, February 2008, volume 87, Pages 379-384 « Brazil nuts: an effective way to improve selenium status », authors: C.D. Thomson, A. Chisholm, S.K. McLachlan, J.M. Campbell

Le sentiment de rejet donne vraiment froid

Plusieurs expressions du langage associent émotions et températures.

Des personnes chaleureuses ou froides sont amicales ou l’inverse, par exemple.

Ces expressions reposent sur une réalité, suggère une recherche publiée dans la revue Psychological Science, en montrant que le sentiment de rejet ou d’exclusion donne froid.

Les psychologues Chen-Bo Zhong et Geoffrey Leonardelli de l’Université de Toronto ont mené deux expériences pour tester ce phénomène.

Dans une première, des participants devaient se rappeler une expérience personnelle dans laquelle ils avaient été exclus socialement alors que d’autres devaient se rappeler une expérience dans laquelle ils avaient été acceptés dans un groupe.

Ils devaient ensuite estimer la température de la pièce où ils se trouvaient. Les estimations variaient de 12°C à 40°C. Les participants qui avaient pensé à une expérience de rejet estimaient la température plus froide.

Dans la seconde expérience, un sentiment d’exclusion était provoqué au moyen d’un jeu de ballon sur ordinateur qui était conçu de manière à ce que certains des participants reçoivent souvent le ballon et que d’autres soient mis de côté.

Les participants évaluaient ensuite la désirabilité de certains aliments et boissons: café chaud, craquelins, coke glacé, pomme et soupe chaude.

« Les résultats étaient frappants, disent les chercheurs. Les participants mis de côté étaient beaucoup plus susceptibles de désirer une soupe ou un café chauds, ce qui résultait sans doute d’une sensation physique de froid. »

« Ces résultats suggèrent de nouvelles voies de recherche, disent les chercheurs. Par exemple, la recherche sur la dépression saisonnière (trouble affectif saisonnier) a mis l’accent sur le manque de lumière du soleil durant l’hiver. »

La présente étude suggère que les températures froides pourraient également contribuer aux sentiments de tristesse et d’isolement ressentis durant les mois d’hiver. Ils suggèrent également que monter un peu le thermostat pourrait être une méthode pour promouvoir l’interaction de groupe et la coopération dans des situations sociales.

 

Source: psychomedia.qc.ca, Psychological Science

 

 

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Selon un rapport révélé mercredi 19 octobre, la consommation d’antidépresseurs a augmenté de 400 % en vingt ans aux Etats-Unis. Pis, un Américain sur dix en prend dès l’âge de douze ans.

Les antidépresseurs sont le troisième médicament le plus prescrit aux Américains de tous âges et le premier chez ceux âgés de 18 à 44 ans, précisent les auteurs du rapport publié par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Cependant, les deux tiers des Américains souffrant de dépression grave ne sont apparemment pas traités, soulignent-ils, relevant aussi que plus de 8 % de ceux qui prennent des antidépresseurs n’ont pas de symptôme dépressif.

Ce dernier groupe « pourrait comprendre des sujets prenant des antidépresseurs pour d’autres raisons ou dont les symptômes dépressifs ont disparu« , note le rapport, qui s’appuie sur des statistiques allant de 2005 à 2008 et les comparant à la période 1988-1994.

RICHES OU PAUVRES, MÊME COMBAT !

Un tiers environ des Américains âgés de 12 ans et plus et ayant des « symptômes dépressifs graves » étaient traités avec des antidépresseurs, indiquent les auteurs du rapport. Ces derniers ont également constaté que les femmes sont deux fois et demie plus nombreuses que les hommes à prendre des antidépresseurs, quel que soit le degré de sévérité de la maladie dont elles souffrent.

Environ 14 % des Américains souffrant d’un état dépressif prennent leur médicament pendant dix ans ou davantage, et moins d’un tiers des personnes traitées avec un seul antidépresseur n’avaient pas vu un médecin au cours des douze derniers mois.

Les Blancs aux Etats-Unis recourent plus aux antidépresseurs que les autres groupes ethniques et les plus de 40 ans en prennent plus que les 12-39 ans, indiquent ces statistiques, qui confirment des tendances déjà révélées dans d’autres études.

Riches ou pauvres, il n’y a aucune différence dans la prise d’antidépresseurs, souligne le rapport.

Et vous, vous prenez quoi ? Depuis combien de temps ?

Sources: http://www.cdc.gov/nchs/data/databriefs/db76.htm, AFP, lemonde.fr

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Le Mal-Etre, c’est Quoi au Juste ?

Mammographie: ne vous inquiétez pas, les faux positifs sont fréquents !

« Une majorité des femmes qui se soumettent annuellement à une mammographie au cours d’une longue période peut recevoir un diagnostic erroné de cancer du sein (faux positif) », selon une étude américaine publiée dans les Annals of Internal Medicine.

Les auteurs souhaitent que, sachant cela, les femmes vivent moins dans l’anxiété si elles sont rappelées pour des examens supplémentaires. Dans la plupart des cas, cela ne signifie pas qu’elles sont atteintes d’un cancer.

Rebecca Hubbard, du Group Health Research Institute à Seattle, et ses collègues ont analysé des données concernant 170.000 femmes américaines qui ont subi une première mammographie entre 40 à 59 ans, puis annuellement pendant 10 ans, ainsi que près de 4500 femmes atteintes d’un cancer métastasé du sein.

Sur 10 ans, 61% des femmes ont été rappelées au moins une fois pour une autre mammographie car la première lecture n’était pas concluante. Entre 7 et 9% ont été invitées à subir une biopsie qui a conclut à l’absence de cancer.

« Une mammographie tous les 2 ans permettrait de réduire à 42% le rappel pour des examens complémentaires en augmentant très peu le risque de cancer avancé », selon les chercheurs.

Par ailleurs, une étude reliée montre que les mammographies digitales et sur film, qui toutes deux sont produites à partir de rayons X, présentent la même efficacité.

Sources: psychomédia.qc.ca, TF1, Los Angeles Times, WebMD

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Vous êtes addictif aux jeux d’argent ou vous connaissez quelqu’un de votre entourage qui en soufre ? Ceci vous intéressera.

La première enquête réalisée en France sur les addictions aux jeux d’argent a été dévoilée vendredi 16 septembre 2011. L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a étudié ce phénomène dans le cadre du Baromètre santé 2010 de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Les conclusions ? Inquiétantes !

600.000 personnes possèdent des problèmes avec ce type de divertissements. Parmi eux, 200.000 sont qualifiés de joueurs « excessifs».

Le docteur Abdou Belkacem, addictologue au centre hospitalier de Sèvres, répond aux questions de France-Soir.fr sur la dépendance aux jeux d’argent et de hasard.

France-soir.fr : Avez-vous remarqué une hausse de vos consultations pour des problèmes d’addiction aux jeux d’argent ?

Abdou Belkacem : Oui, je reçois plus de patients pour des problèmes liés au jeu depuis plusieurs mois, même si ce type d’addiction ne représente pas plus de 10 % des malades que je traite, par rapport aux autres addictions liées aux psychotropes, comme l’alcool et les drogues. D’après l’étude réalisée par l’OFDT, entre 0,5 et 1 % de la population générale est concernée par la dépendance au jeu, soit 600 000 personnes. Il est difficile d’évaluer clairement cette recrudescence à une échelle globale et nationale, mais à mon niveau, je constate effectivement une hausse.

Comment soigne-t-on la dépendance aux jeux ?

Le soin apporté dépend du diagnostic. Il faut d’abord distinguer deux types de patients. La première catégorie regroupe les joueurs problématiques, qui sont légèrement touchés par l’addiction. Ils se rendent compte de leur problème mais n’ont pas subi trop de pertes et peuvent encore se contrôler. Pour eux, de simples consultations pour dialoguer et leur apporter un discours préventif suffisent.

En revanche, pour la deuxième catégorie, celle des joueurs pathologiques, les soins sont beaucoup plus lourds et longs. Il s’agit de patients qui ont perdu le contrôle, qui ont misé et perdu beaucoup d’argent, et qui se trouvent dans une phase de désespoir. Leur état est également lié à une dépression. Il faut donc soigner cette dépression, leur donner un traitement médicamenteux et les encadrer au plus près avec une psychothérapie comportementale et cognitive. Les actions menées pour les aider dépassent parfois le cadre médical. Des mesures de protection judiciaire peuvent être prises, comme l’interdiction de jouer, car certains arrivent chez nous au bord de la ruine.

Quelles sont les explications de cette addiction ?

Il y a souvent des facteurs sociaux qui entrent en jeu. Au départ, les patients que je soigne sont fragilisés. Ils vivent des situations difficiles et subissent un quotidien pénible. Pour s’évader et oublier leurs soucis, ils se réfugient dans le jeu. L’addiction intervient également après un déclic associé à un gros gain, obtenu avec une petite mise. Le fait de gagner une énorme somme d’argent en jouant procure à certains une forte sensation de plaisir, ceux qui souffrent de dépendance veulent retrouver à tout prix ce sentiment.

Peut-on dresser un profil type du joueur compulsif ?

Toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées. Les plus défavorisés sont ceux qui misent les sommes les plus importantes. S’il fallait faire ressortir un profil, il s’agirait d’un homme dont l’âge se situe entre 40 et 45 ans. Il peut aussi exister des antécédants familiaux.

Les traitements sont-ils efficaces ?

Il va falloir du temps pour vérifier l’efficacité des traitements à grande échelle. La récente étude de l’OFDT est la première réalisée en France, le phénomène est analysé depuis peu de temps chez nous. A mon niveau, je dirais que oui, les traitements portent leurs fruits. L’addiction au jeu se soigne mieux que l’addiction aux psychotropes. Deux paramètres rendent parfois difficiles le traitement : une dépendance simultanée à d’autres produits, comme le tabac et l’alcool, et l’absence de produits de substitution, qui existent par exemple pour soigner l’addiction à la drogue.

Quels conseils donneriez-vous aux joueurs, pour les mettre en garde contre une éventuelle dépendance ?

Les joueurs doivent se poser deux questions sur leur comportement :

1-Suis-je capable de m’arrêter ?

2-Suis-je arrivé à la transgression, c’est-à-dire au mensonge, au cumul de dettes pour parier, etc. ?

Si ces deux interrogations amènent des doutes, les personnes concernées doivent en parler avec un soignant. Je tiens par ailleurs à souligner l’importance de l’entourage des malades. Nous recevons bien sûr les personnes concernées elles-mêmes par une addiction au jeu, mais nous pouvons aussi écouter leurs proches et leur apporter des réponses.

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Les régimes amaigrissants et leurs effets yo-yo néfastes ne sont pas la solution face à l’excès de poids qui touche un adulte sur deux et un enfant sur cinq, souligne la Haute autorité de santé. Elle déconseille également tout traitement médicamenteux.

« L’obésité est un fléau à l’origine de 40 fois plus de morts subites, de 6 fois plus de maladies cardiovasculaires et de dix fois plus de diabète« , souligne le Dr Cédric Grouchka de la Haute autorité de santé (HAS) qui a publié jeudi des recommandations et fiches pratiques pour mieux dépister et prendre en charge de l’embonpoint.

En France, un adulte sur deux et un enfant sur cinq est en excès de poids (surpoids ou obésité).

L’obésité touche 15 % des adultes et 3,5 % des enfants.

Plutôt que rechercher à faire maigrir à tout prix, l’objectif est de changer durablement les habitudes (alimentation variée, plus d’activité physique, moins de TV, de jeux vidéo, etc.).

L‘activité physique ne se limite pas au sport : « 30 minutes de marche rapide (6 km/h) ou de danse de salon, équivalent à 20 minutes de jogging », assure le Dr Grouchka. Jouer à la pétanque, au billard, passer l’aspirateur ou se balader tranquillement (4km/h) pendant 45 minutes aboutissent au même résultat.

Une heure de marche par jour, cinq jours par semaine, permet de perdre 12 kg dans l’année et 12 cm de tour de taille, renchérit le Dr Philippe Zerr, médecin généraliste, président du groupe de travail « surpoids et obésité de l’adulte ».

Mais « on peut fractionner », encourage-t-il.

« 80% reprennent du poids après »

L’enfant lui a besoin d’au moins une heure par jour d’activité physique.

« Nous ne recommandons aucun régime amaigrissant, ni aucun médicament », insiste le Dr Grouchka en rappelant qu’« il n’y a pas de solution miracle ».

Les médicaments comme Alli (orlistat), en vente libre en pharmacie, n’ont qu’une efficacité modérée et les effets yo-yo des régimes à la mode sont nocifs et inefficaces à long terme, ajoute-t-il.

« Le top 15 des régimes en librairie sont des machines à fabriquer de l’obésité« , lance Anne-Sophie Joly, présidente du collectif national des associations d’obèse (CNAO). « 80% reprennent du poids après, avec un bonus en plus ».

« L’obésité est une maladie et je n’ai jamais vu que l’on soigne les maladies en achetant un livre », ajoute Mme Joly qui se dit victime de ces régimes à répétition.

La seule solution est de suivre une thérapie avec un psychopraticien, afin de comprendre les raisons qui poussent à manger trop.

Chez les enfants, si l’excès de poids est installé à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé (entre 20 et 50% avant la puberté et entre 50 et 70% après la puberté), note l’HAS qui recommande une mesure régulière (deux à trois fois par an) de la taille et du poids de l’enfant dès les premiers mois de la vie afin de réagir à temps.

La HAS (www.has-sante.fr) préconise le calcul systématique de l’indice de masse corporelle, l’IMC (poids en kg divisé par le carré de la taille en mètre) pour tout patient quel que soit son âge, sa corpulence apparente et le motif de la consultation.

Le tour de taille doit de surcroît être mesuré chez l’adulte.

Chez l’adulte en simple surpoids, l’objectif est avant tout de ne pas prendre de poids.

Pour l’adulte obèse, il s’agit d’abord de stabiliser le poids avant de viser une perte de poids (jusqu’à 15 % du poids initial) en prenant en charge les « comorbidités associées » type diabète, selon la HAS.

La prise en charge, dont le pivot est le médecin généraliste, comprend un suivi régulier sur au moins deux ans, en évitant tout discours culpabilisant.

Nutritionnistes, thérapeutes en psychothérapie pour la partie psychologique, et aussi professionnels de l’activité physique, formés au cas des obèses, peuvent épauler le généraliste.

Source: lavoixdunord.fr

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L’addiction est un phénomène multifactoriel, à la fois dans le processus qui y conduit, et dans les éventuelles conséquences qu’elle provoque.

Ces facteurs sont biologiques, psychiques et sociaux. Aucun de ces facteurs pris isolément n’est ni nécessaire ni suffisant. L’addiction peut donc prendre des formes très différentes. Il faut donc évaluer pour chaque cas les besoins et les soins adaptés.

L’addiction est le résultat d’un processus qui met en jeu des interactions entre la personne elle-même, son environnement et la ou les substances psychoactives utilisée(s).

Le traitement de l’addiction repose sur le renforcement de ressources internes au sujet, et sur un processus d’évolution personnelle qui permet à l’individu de reprendre du pouvoir sur sa vie, de se reconstruire un équilibre interne et dans sa relation au monde.

C’est donc une aide au changement de soi.

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1) Qu’est-ce que la dépendance sexuelle ?

La dépendance sexuelle est pour certaines personnes une manière de soigner leurs sentiments et/ou de faire face aux tensions, de telle sorte que leurs addictions sexuels deviennent le principal mécanisme de défense face au stress ou au changement.

En général, la personne concernée ne peut pas supporter d’être privée de relations sexuelles pendant tout le temps où elle est seule.

Une personne dépendante sexuelle passe beaucoup de temps à la recherche de l’assouvissement de ses fantasmes ou de ses comportements sexuels. Elle peut encore être sous l’emprise de pratiques sexuelles particulières ou déviantes.

2) Pourquoi devient-on dépendant sexuel ?

Cela diffère selon les personnes, mais de manière générale, il existe des raisons biologiques, psychologiques et spirituelles. Voici une – courte – explication des raisons qui font que quelqu’un devient dépendant sexuel.

La raison biologique, c’est quand quelqu’un a habitué son corps à recevoir de l’endorphine et des enképhalines, ce qui se fait principalement quand on fantasme au moment de l’éjaculation, et ce qui produit alors dans le cerveau ces deux produits chimiques.

La raison psychologique vient du besoin de guérir ou d’échapper à des abus sexuels, émotionnels ou physiques. Ceci se trouverait dans une substance produite par l’activité sexuelle, habituellement avant l’alcool et les drogues.

Et spirituellement, ce serait une manière de combler le manque de Dieu. Dans ce cas-là, le sexe devient une spiritualité qui réconforte, qui glorifie la personne et qui est toujours disponible et actuel.

Les dépendants sexuels combinent souvent deux de ces raisons, voire les trois. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux s’adresser à un psychopraticien (thérapeute en psychothérapie) quand on veut se libérer d’une dépendance sexuelle. Un psychiatre vous donnera des médicaments… longtemps, et des conseils de bon sens.

3) Quelle est la différence entre dépendance sexuelle et grande activité sexuelle ?

Cette question est posée à chaque émission radio ou télé sur le sujet. Une personne qui a une grande activité sexuelle est satisfaite sexuellement.

Cela n’a rien à voir avec l’addiction, qui est une fixation : face à un refus, le dépendant s’imagine être totalement rejetée, être obligée de rompre ou de quitter les lieux, ou ce genre de choses.

Si un refus de relation sexuelle vous pousse à ce type de fonctionnement, vous pourriez bien avec des problèmes de dépendance sexuelle.

4) Peut-on être dépendant de la masturbation ?

Oui, et c’est la dépendance sexuelle la plus répandue.

C’est habituellement le premier comportement sexuel que l’on a régulièrement. C’est en général par là que commencent les compulsions sexuelles de dépendances, et ce comportement, sans tenir compte des autres comportements acquis, reste en général actif.

5) La pornographie joue-t-elle un rôle dans les dépendances sexuelles ?

La pornographie associée à l’habitude de se masturber est souvent la pierre d’angle des dépendances sexuelles.

Beaucoup de dépendants sexuels ont de grandes difficultés à se libérer de cette combinaison de comportements.

La pornographie et ses fantasmes créent un monde irréel que les dépendants sexuels traversent pendant leur adolescence.

Cela se développe ensuite et crée un objet relationnel qui conditionne leurs émotions et leur sexualité de telle sorte qu’ils éprouvent du plaisir ainsi des centaines de fois avant d’avoir une relation sexuelle avec une personne réelle.

6) Peut-on être dépendant sexuel et ne pas avoir de relation sexuelle avec son partenaire ?

OUI!  On appelle cela de l’anorexie sexuelle.

Cela advient quand la personne préfère les fantasmes et le monde des fantasmes avec elle-même au détriment de la relation sexuelle avec son partenaire. Le dépendant sexuel évite en fait les relations sexuelles.

Ces couples n’ont donc que peu de relations sexuelles, et quand ils en ont, c’est à la demande de celui des deux qui n’est ni dépendant, ni anorexique sexuel.

7) A quoi cela ressemble-t-il d’être le partenaire d’un dépendant sexuel ?

Les avis sont partagés. Le sentiment de solitude, ainsi que l’impression que l’autre ne peut pas s’ouvrir et montrer sa véritable nature, sont toujours ressentis.

Il y a aussi la confusion venant de l’impuissance que l’on ressent devant l’insatisfaction de l’autre en dépit de tous nos efforts.

On peut aussi ressentir de la colère à cause des nombreux besoins qui ne sont pas comblés en tant que personne.

8 ) Est-ce que les partenaires de dépendants sexuels peuvent se faire aider, même s’ils sont seuls à recevoir de l’aide ?

Oui, même si la dépendance est niée.

Les sentiments de colère, de perte, de solitude et autres vont au fil des ans affecter le partenaire d’un dépendant sexuel. Il faut affronter ces sentiments et les traiter, que l’on reste en couple ou non.

La dépendance ne dépend en effet pas du partenaire, car elle a souvent commencé avant même que le couple ne se forme. Cette dépendance aurait grandi et fait du mal à tout autre partenaire.

9) Peut-on en guérir ?

Oui, on peut guérir de la dépendance sexuelle.

Cela demande du temps et des efforts, de venir aux séances prévues avec le psychopraticien (thérapeute en psychothérapie), mais avec de l’aide et du soutien, le dépendant sexuel peut être guéri dans ses aspects émotionnels, relationnels, sexuels, financiers. La psychanalyse ? Elle n’a pas fait la preuve de son efficacité à guérir définitivement d’une addiction jusqu’ici.

10) Peut-on se procurer des études sur les dépendances sexuelles ?

Des recherches et des études ont été faites. Leur liste est mise à jour chaque semaine par les centres de conseil: “Heart to Heart Counselling” aux USA, ainsi que des procédés pratiques de guérison tels que “101 Practical Exercises for sexual addiction recovery ” (101 exercices pratiques pour se libérer de la dépendance sexuelle) ou des groupes de discussions tels que “Twelve Step” (Douze étapes).

11) Les femmes peuvent-elles aussi être dépendantes sexuelles ?

Oui ! Le nombre de femmes désirant se libérer d’une dépendance sexuelle ne cesse d’augmenter.

Les comportements sont les mêmes que pour les hommes: masturbation, pornographie, activité sur internet, rencontres et relations amoureuses anonymes.

Une vingtaine de femmes guéries ont écrit ensemble le livre  “She Has a Secret: Understanding Female Sexual Addiction” (Elle a un secret – Comprendre les dépendances sexuelles des femmes). C’est un livre excellent pour toutes les femmes concernées.

12) Y a-t-il moyen d’éviter cela à vos enfants ?

Oui ! Même si de nombreux patients racontent que leurs pères étaient des dépendants sexuels (pornographie, relations extra conjugales, prostituées, etc.), ils disent aussi avoir reçu de mauvaises ou peu d’informations sexuelles pour compenser.

Si vous comprenez l’anglais, la vidéo “Good Enough to Wait” est la première vidéo de cette sorte qui aident les enfants à comprendre le lien entre les pensée et le sexe, les effets pervers de la pornographie, comment avoir des relations sexuelles satisfaisantes à long terme, etc.

C’est la meilleure combinaison d’étude sexuelle et de principes spirituels qui offre aux jeunes des informations à la fois bonnes et actuelles.

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Notre société est addictogène :

une surconsommation qui tolère voire encourage l’abus ; un individualisme qui prône la performance et l’exigence de bonheur à tout prix, le rôle de l’image et de l’apparence, l’importance de vivre dans l’immédiateté…

Dans cette perspective, rien d’étonnant à ce que pour le seul mois de janvier 2009, l’association e-Enfance , ait enregistré plus de 30 appels de parents alarmés, impuissants devant les cas de dépendance aux jeux vidéo de leurs enfants.

On évoque souvent les dangers des jeux vidéo sans savoir de quoi on parle : s’agit-il de l’influence des images, de la violence, ou encore de la difficulté de démêler le réel du virtuel ?

Aucune preuve pour répondre à cela.

Pourtant, il existe bien un danger réel et omniprésent : la dépendance que cette nouvelle source de plaisir procure.

Mais à partir de quand devient-on dépendant ?

Et qui cela concerne-t-il ?

Le psychiatre Marc Valleur, chef de service de l’hôpital de Marmottan, à Paris, parle de dépendance « quand une personne veut arrêter une conduite sans pouvoir y arriver toute seule ». Et le Dr. William Lowenstein, addictologue et directeur de la clinique Montevideo à Boulogne Billancourt, relève 3 critères de dépendance :

« quand on veut, mais qu’on ne peut plus s’arrêter ;

quand on sait qu’on est en danger, mais que malgré tout on ne peut s’empêcher

et quand l’arrêt produit un mal-être ».

C’est à ce moment-là qu’il y a une perte de contrôle et qu’on s’échappe à soi-même.

Ainsi, le joueur pathologique se caractérise par un besoin irrépressible et obsessionnel de jouer. Il passe alors très rapidement de l’usage à l’abus jusqu’à la dépendance. Or ce fléau touche en majorité les adolescents et les jeunes adultes, plus particulièrement les adeptes des jeux en réseaux multijoueurs sur internet ( MMORPG).

Ce qui va maintenir le joueur dans le jeu, c’est une volonté de se « réfugier dans le virtuel, pour éviter la réalité «  note le Dr. Marc Valleur. Le jeu fait office de refuge face à une réalité que les adolescents ne veulent ou ne parviennent plus à affronter.

Le Dr. Lowenstein souligne l’urgence à aller consulter un spécialiste pour suivre un traitement psychothérapeutique sans attendre car les conséquences peuvent être dramatiques.

L’association S.O.S. Joueurs publie des chiffres à faire pâlir : « 96,6% des joueurs leurs familles sont endettés ; 15,7% d’entre eux divorcent ou se séparent de leur conjoint à cause du jeu ; 19,3% de joueurs ont commis un ou plusieurs délits… ».

Il est fondamental de prendre en charge la dépendance et il existe des tests en ligne qui permettent de s’auto-évaluer comme celui du Dr. Mark Griffiths, de l’université de Nottingham Trent, pour qui il y a danger à partir de 4 réponses positives à ces questions :

  1. L’enfant joue-t-il tous les jours ?
  2. Joue-t-il souvent pendant de longues périodes ?
  3. Il joue pour l’excitation qu’il en retire
  4. Il est de mauvaise humeur quand il ne peut pas jouer
  5. Il délaisse les activités sociales et sportives
  6. Il joue au lieu de faire ses devoirs
  7. Les tentatives de diminuer son temps de jeu sont des échecs….etc.

S’il ne faut pas diaboliser les jeux vidéo – d’après une étude nord-européenne, environ 1% des joueurs seraient concernés par l’addiction – il convient néanmoins que les parents restent extrêmement vigilants quant à l’usage qui est fait du jeu ; ils doivent également veiller aux signes annonciateurs, tels que les troubles du sommeil, de l’alimentation, le repli social…

Sources : Elsa Godart, lepoint.fr

 

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Il est important de mentionner le risque lié à la pratique excessive du jeux vidéo. En effet certains joueurs développent une véritable dépendance au jeu vidéo, phénomène qui a été très médiatisé ces dernières années. De tels joueurs sont désignés dans ce milieu comme des nolife, des sans-vie.

Cette dépendance est en elle-même différente de celle liée à un jeu vidéo « hors ligne ». Ce type de jeu est souvent plus addictif :

  • il est impossible de sauvegarder le jeu puis de reprendre à l’endroit où l’on en était. Le joueur n’est plus ici le centre du jeu vidéo, il n’en est qu’un élément. L’impression de ne pouvoir dominer le jeu et de rater des évènements importants est omniprésente
  • le joueur étant confronté à d’autres joueurs, la notion de compétition entre en jeu (compétition souvent liée au temps passé dans le jeu). Par ailleurs, l’interaction avec les autres joueurs peut également être un élément addictif, des liens forts pouvant se créer entre les joueurs

Voici une échelle permettant d’évaluer votre risque de dépendance au jeu de réseau en ligne :

  1. Vous jouez plus de temps que vous ne l’aviez souhaité à l’origine.
    OUI         NON
  2. Vous avez tenté plusieurs fois de réduire, contrôler ou abandonner le jeu en ligne.
    OUI         NON
  3. Vous consacrez beaucoup de temps à préparer ou à vous remettre du jeu en ligne, ou à jouer.
    OUI         NON
  4. Vos activités sociales, professionnelles ou récréatives sont sacrifiées au jeu en ligne.
    OUI         NON
  5. Vous continuez de jouer même si vous savez qu’il cause ou aggrave un problème persistant ou récurrent social, financier, psychologique ou physique.
    OUI         NON
  6. Vous avez besoin d’augmenter le temps de jeu en ligne pour obtenir l’effet désiré.
    OUI         NON
  7. Vous vous sentez agité ou irritable si vous ne pouvez pas jouer aux MMORPG (jeux de rôle en ligne).
    OUI         NON

Risque de dépendance : au moins 3 OUI ! Bad news pour vous…

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Impacts négatifs de l’addiction aux jeux de rôle en ligne…

Est-ce votre cas ?

Testez-vous demain !

L’addiction aux jeux de rôle en ligne (dits massivement multijoueurs), tels que « World of Warcraft » qui 11, 5 millions de joueurs dans le monde, est liée à une moins bonne qualité de vie, selon une étude française publiée dans la revue BMC Psychiatry.

Ces jeux sont particulièrement susceptibles de favoriser une dépendance car lorsque le joueur se déconnecte, le jeu se poursuit sans lui et il manque des événements.

Le psychiatre Emmanuel Haffen (CHU Saint-Jacques à Besançon) et ses collègues de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont mené cette étude avec 448 adultes sur des sites communautaires de jeux.

Afin d’évaluer le risque de dépendance, ils ont adapté aux jeux en ligne une échelle utilisée pour l’addiction à des substances.

Les joueurs étaient âgés en moyenne de 25 ans, près de 30 % étaient des femmes, ils habitaient en ville et avaient le plus souvent une activité professionnelle. Les joueurs dépendants, 27,5 %, jouaient en moyenne 37 heures par semaine comparativement à 28 heures pour les autres.

Ils passaient peu de temps à d’autres activités, voyaient peu d’amis, avaient des relations professionnelles, sociales ou familiales moins favorables, présentaient une irritabilité, voire une tristesse chronique et des somnolences diurnes…

Globalement leur état de santé physique et psychologique était dégradé par rapport aux joueur non dépendants.

Notons que l’étude ne montre pas que le lien constaté entre dépendance au jeu et moindre qualité de vie soit causal. La relation de cause à effet peut être dans une direction ou l’autre, les personnes ayant une moindre qualité de vie pouvant être plus susceptibles de s’adonner au jeu…

 

Demain : évaluez votre risque de dépendance au jeu de réseau en ligne !

 

Sources : psychomedia.qc.ca, INSERM

 

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Outre les manifestations de l’inconscient

qui surgissent à l’improviste par des lapsus, oublis, actes manqués, ou dans les rêves,

le nouveau livre de Tomasella rappele que, bien avant Freud (1856-1939),

de nombreux philosophes, poètes, artistes ont parlé, à leur façon, des réalités de l’inconscient.

Comment le définir ?

Quel est son rôle, dans la pratique de la psychanalyse ?

Pourquoi refoule-t-on ?

Quels sont ces fantasmes et ces pulsions qui peuplent notre inconscient ?

Dans la deuxième partie, Tomasella dégage les lignes de force de ce concept central de la psychanalyse, chez Freud bien sûr, mais aussi chez Lacan et Dolto.

« Pour Freud, l’inconscient est la réalité psychique. Il désigne un lieu, un espace intérieur où sont entreposés des souvenirs, des fantasmes, des fantaisies, des voeux, des désirs auxquels l’individu n’a pas accès, car certaines résistances s’y opposent. L’inconscient est présenté comme une cave, dans laquelle le sujet repousse tout ce qui le gène ou scandalise sa conscience. »

Quel contraste avec la conception de l’inconscient dans les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), où celui-ci est représenté comme un beau jardin, mais en friche. Le réservoir de nos ressources les plus aidantes pour vivre heureux et épanoui…

Si Freud ouvre la voie, c’est Lacan qui apporte à l’inconscient « structuré comme un langage » une légitimité incontestable pour la psychanalyse, puis Dolto une passerelle entre corps et pensée avec son « image inconsciente du corps ».

Tomasella rappelle que d’autres continuateurs de Freud, comme Klein, Ferenczi, Winnicott, Abraham ou Torok, ont également contribué à enrichir les recherches sur cette « autre scène ».

Une scène à la fois musicale, poétique, éthique et créative.

Un livre original et plaisant, à la mise en page claire et aérée. A lire avec le recul nécessaire, la doctrine de la psychanalyse n’étant plus utilisé en thérapie qu’en France et en Argentine, dans certains milieux sociaux et/ou hospitaliers.

Source: « L’Inconscient, Qui suis-je sur l’autre scène ? » de Saverio Tomasella, Collection « Les mots de la psychanalyse », aux Editions Eyrolles (www.eyrolles.com)

Jeux d’argent : 600.000 Français totalement accros

Addiction aux jeux de tirage, Rapido, paris sportifs… Quelque 600.000 Français (1,3% de la population) sont concernés, selon la première enquête menée en France sur ce sujet par le très sérieux Observatoire des drogues et toxicomanies.

L’enquête, réalisée en juin 2010, avant l’ouverture du marché français des jeux en ligne, a été menée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) dans le cadre du Baromètre santé 2010, auprès de 25.034 personnes.

L’addiction aux jeux d’argent et de hasard est une pathologie comparable à la dépendance à l’alcool, à la nourriture, au tabac ou au cannabis.

Les enquêteurs ont mesuré l’addiction grâce à l’outil de repérage du jeu « problématique », dit « indice canadien du jeu excessif » (ICJE). Il permet de calculer, parmi les joueurs actifs, la proportion de joueurs à « risque modéré » et de joueurs « excessifs ».

Les jeux concernés sont ceux de tirage, de grattage, le Rapido, le PMU, les paris sportifs, les machines à sous et le poker (casinos), et les jeux sur internet.

Parmi les joueurs problématiques, 0,9% (400.000 personnes) présentent un « risque modéré » et 0,4% sont des joueurs « excessifs » (200.000 personnes), soit 1,3% de joueurs « problématiques » en France.

Le profil du joueur « excessif » : des hommes à 75%, jeunes (41 ans en moyenne). Près de la moitié d’entre eux (47%) dépensent plus de 1.500 euros par an contre 7,1% pour l’ensemble des joueurs actifs.

« On peut considérer qu’il y a addiction à partir du moment où la personne concernée essaye de réduire sa conduite sans y parvenir, » explique Marc Valleur, psychiatre et médecin chef de l’hôpital Marmottan spécialisé dans les soins et l’accompagnement des pratiques addictives.

« La dépendance aux jeux est un peu comparable à une dépendance aux excitants. Les jeux de sensations sont des décharges d’adrénaline réputées. »

Les opérateurs de jeux en ligne demandent une réforme fiscale afin de rendre les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne « plus attractifs ». Ils attendent une réponse du gouvernement à l’automne…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Sources : franceinfo.fr, Nathanaël Charbonnier

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Mal-Etre, Dépression : 7 Conseils Pratiques pour Aller Mieux !

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Le Viagra peut-il aider les hommes à tomber amoureux ?

Ce n’est pas impossible !

Des chercheurs américains viennent en effet de montrer que le Viagra favorise la sécrétion d’ocytocine, l’ « hormone de l’attachement ».

Le Viagra vous connaissez ?

La fameuse petite pilule bleue a été mise au point pour permettre aux hommes souffrant de troubles de l’érection de mener à bien leurs rapports sexuels. Mais une nouvelle étude américaine pourrait bien élargir le champ d’action de ce médicament à… l’amour !

Les chercheurs ont en effet montré que le sildénafil, principe actif du Viagra, boosterait la synthèse d’ocytocine, une hormone favorisant l’attachement et le sentiment amoureux !

Comment le Viagra stimule-t-il les érections ?

Différents messagers chimiques interviennent dans le déclenchement et le maintien d’une érection. Parmi eux le GMPc (guanosine monophosphate cyclique) est indispensable car il entraîne un relâchement des muscles lisses du corps caverneux et provoque l’afflux sanguin dans le pénis. Certaines enzymes appelées phosphodiesterases de type 5 (PDE5) dégradent la GMPc. Le citrate de sildénafil agit précisément en empêchant ces enzymes d’agir, ce qui augmente les concentrations de GMPc dans les cellules du muscle lisse.

Résultat : le muscle lisse se relâche et le sang afflue dans le corps caverneux. Le Viagra aide ainsi à obtenir et maintenir une érection.

Mais ce n’est pas tout…

Le Dr Meyer Jackson, professeur de physiologie à l’université du Wisconsin, a en effet montré que le sildenafil agirait sur les zones du cerveau responsables de la synthèse de l’ocytocine.

Cette substance, appelée aussi « molécule du lien », jouerait un rôle important dans la capacité d’une personne à maintenir des relations saines et durable avec un partenaire. Plus connue pour ses rôles dans le déclenchement de l’accouchement ou l’écoulement du lait maternel, cette hormone serait libérée durant l’orgasme et favoriserait le lien émotionnel avec le partenaire.

En boostant la sécrétion d’ocytocine, le Viagra pourrait bien aider les hommes à tomber amoureux…

Enfin, c’est pour l’instant seulement chez le rat que cet effet a été démontré par les chercheurs !

Mais « le mécanisme est probablement le même chez l’homme », souligne le Dr Jackson. Les laboratoire Pfizer vont peut-être devoir rallonger la liste des effets secondaires : troubles digestifs, maux de tête, vertiges et… risque de tomber amoureux !

Sources :  LaNutrition.fr, Zhang Z, Klyachko V, Jackson M. Blockade of Phosphodiesterase Type 5 Enhances Rat Neurohypophysial Excitability and Electrically-Evoked Oxytocin Release. J Physiol. 2007 Aug 9;

 

 

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Il n’est déjà pas si simple de trouver un nouvel emploi et les questions que posent certains employeurs potentiels ne facilitent pas toujours les choses. Glassdoor.com a analysé des milliers de questions qui sont passées sur son forum l’an passé et a sélectionné les plus étonnantes.1. Quelle est la philosophie qui sous-tend les sports de combat ? (question posée chez Aflac, compagnie d’assurances)2. Expliquez-moi ce qui s’est passé dans ce pays au cours de ces dix dernières années. (question posée chez Boston Consulting Group)

3. Indiquez sur une échelle de 1 à 10 à quel point vous vous trouvez bizarre. (question posée chez Capital One, société de cartes de crédit)

4. Combien de ballons de basket pourrait-on mettre dans cette pièce ? (question posée chez Google)

5. Si vous pouviez être un super héros, qui voudriez-vous être ? (question posée chez AT&T)

6. Un gâteau d’anniversaire comporte trois morceaux. Comment allez-vous les partager pour obtenir huit parts égales ? (question posée chez Blackrock)

7. Nous cherchons un nombre entre 1 et 1.000. De combien d’essais avez-vous besoin au minimum pour trouver ce nombre spécifique, si à chaque essai, on vous indique ‘c’est plus’ ou ‘c’est moins’ ? (question posée chez Facebook)

8. Comment pesez-vous un éléphant si vous n’avez pas de balance ? (question posée chez IBM)

9. Pourquoi pensez-vous qu’une petite partie de la population seulement gagne 150.000 dollars par an ? (question posée chez New York Life)

10. Que feriez-vous si votre oncle vous léguait une pizzeria ? (question posée chez Volkswagen)

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Une étude de l’Agence française du médicament précise que le détournement du médicament comme coupe-faim représente 77 % des prescriptions.

Le quotidien Libération consacre un large dossier dans son édition du mardi 6 septembre 2011 à l’enquête sur le Mediator, ce médicament antidiabètique largement prescrit aux personnes en surpoids pour ses effets anorexigènes.

Deux nouveaux témoignages viennent mettre à mal la stratégie de défense du laboratoire Servier dans l’affaire du Mediator. Selon deux chercheurs, celui-ci aurait falsifié des rapports d’experts afin de faciliter la mise sur le marché du médicament.

Selon le journal, deux témoignages ont été recueillis par deux juges parisiens, dont celui de Jean Charpentier, le médecin qui a « rédigé pour Servier les études destinées à obtenir l’autorisation de mise sur le marché du Mediator en 1973″.

Jean Charpentier a reconnu que son travail avait été falsifié pour que la molécule du Mediator soit reconnue comme un antidiabétique. « Il a aussi confirmé que son rapport a été modifié pour supprimer toute référence à l’effet coupe-faim du Mediator ainsi qu’à sa parenté avec l’amphétamine », indique Libération.

Selon eux, le laboratoire aurait sciemment dissimulé les caractéristiques de coupe-faim du médicament afin de le commercialiser sous forme d’antidiabétique en 1973.

D’après Le Figaro, le professeur jean Charpentier, neurochirurgien ayant découvert le Mediator dans les années 1960, a avoué aux juges son étonnement « de voir le Mediator sortir comme antidiabétique car cela n’a rien à voir sur le plan expérimental, ni sur le plan clinique. » De son côté, le pharmacologue Jacques Duhault démontre que le produit est « un puissant anorexigène » et regrette que le laboratoire « n’ait pas arrêté le Mediator en 1999 au nom du principe de précaution. »

« Il n’y a pas eu tromperie »

L’avocat des laboratoires Me Hervé Temime a toutefois réfuté sur Europe 1 toute volonté de tromperie de son client. « Les laboratoires Servier n’ont pas trompé les autorités en masquant le fait que le Mediator était un coupe-faim, ce qu’il n’était pas », a déclaré Me Hervé Temime.

« Servier n’est absolument pas dans le déni. Servier ne conteste pas les travaux qui ont été fait dans les années 1960 et la fin des années 1960 sur cette molécule. Servier considère simplement qu’il n’y a pas eu de tromperie, il n’y a pas eu d’escroquerie, il n’y a pas eu d’obtention indue d’autorisation de mise sur le marché. C’est tout. »

Désinformation

Le témoignage du docteur Charpentier vient cependant renforcer la thèse selon laquelle le laboratoire Servier a exercé une « désinformation » sur son médicament auprès des autorités. Or, si cette désinformation était confirmée par la justice, l’assureur du laboratoire Servier, Axa, refuserait de participer à l’indemnisation des victimes.

Le Fonds public d’indemnisation des victimes du Mediator, lancé jeudi, a déjà reçu plus de cinq cents appels et cent trente dossiers, a indiqué dimanche le ministre de la santé, Xavier Bertrand. Une étude de l’Agence française du médicament précise que le détournement du médicament comme coupe-faim représente 77 % des prescriptions.

5 millions de malades concernés

Le Mediator a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. L’antidiabétique, largement prescrit comme coupe-faim, a causé 500 à 2000 morts, selon plusieurs études. Cinq millions de malades l’ont utilisé.

Sources : lemonde.fr, ladepeche.fr, AFP, Alfred Tanneau

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