étude scientifique


Des périodes de jeûne ont, à elles seules, une efficacité pour traiter une majorité de cancers chez des animaux de laboratoire, montre une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine.

Sur huit types de cancer chez des souris, cinq (dont le cancer du sein, le mélanome et le cancer du cerveau) ont réagi aussi bien au jeûne qu’à la chimiothérapie.

Et, la combinaison de courts cycles de jeûne avec la chimiothérapie était plus efficace que la chimiothérapie seule, rapporte Valter Longo, de l’Université de Californie du Sud, coauteur. Cela, avec plusieurs types de médicaments testés.

Par exemple, des métastases de mélanome étaient présentes chez 40% des souris ayant reçu seulement la chimiothérapie, 20% de celles ayant subi le jeûne seulement et 10% de celles qui ayant reçu la chimiothérapie et ayant jeûné.

Pour plusieurs types de cancer, le jeûne était aussi efficace que la chimiothérapie.

Le jeûne protégeait aussi les cellules saines contre les effets toxiques de la chimiothérapie, ce qu’avait montré des études précédentes.

Étant données ces études précédentes, les chercheurs s’attendaient plutôt, au début de ces travaux, à ce que le jeûne diminue l’action de la chimiothérapie sur les tumeurs.

Devant les résultats contre-intuitifs obtenus, ils font l’hypothèse que le jeûne pourrait ralentir la division cellulaire dans les cellules saines et l’accélérer dans les cellules cancéreuses (la chimiothérapie intervenant dans le processus de division cellulaire).

« Seul un essai clinique permettrait de vérifier si ces résultats sont généralisables à l’humain », souligne le Dr Longo.

Les périodes de jeûne efficaces chez la souris correspondent à peu près à 5 jours chez l’humain.

Un tel jeûne pourrait être risqué chez certaines personnes et, en général, pénible à subir pour les personnes qui traversent déjà des traitements difficiles. Mais, mentionne Trudy Oliver de l’Université de l’Utah qui n’est pas impliquée dans cette étude, la compréhension des mécanismes en cause pourraient mener à de meilleures solutions.

Une petite étude préliminaire chez l’humain a déjà montré que des cycles de jeûne pourraient diminuer les effets secondaires de la chimiothérapie.

 

Sources: Psychomédia, Scientist, Le Monde,Science Translational Medicine

Le jeûne thérapeutique est une pratique établie en Allemagne où sont proposées de nombreuses cures, parfois remboursées par l’assurance maladie, rapporte AFP.

À la clinique Buchinger-Wilhelmi, par exemple, le menu quotidien consiste en une infusion le matin, un jus de fruit à midi, et après une randonnée de deux heures, un bouillon, un peu de miel et au moins deux litres d’eau par jour.

Au total, pas plus de 200 à 250 kilocalories, soit 10 fois moins que l’apport énergétique quotidien conseillé.

Pour ses défenseurs, le jeûne permet de prévenir les maladies cardiovasculaires, d’agir sur l’asthme, l’arthrose, les maladies chroniques du système digestif, certaines infections chroniques du système respiratoire, ou encore les états dépressifs, résume AFP.

Alors que les études scientifiques fiables sur le sujet sont plutôt rares en France, l’une d’elles a établi l’effet du jeûne sur l’arthrite rhumatismale dans la revue The Lancet en 1991, rapporte l’agence de presse.

D’autres concluent aussi à l’efficacité du jeûne, mais il s’agit le plus souvent d’études anglo-saxones, germaniques et russes.

Le livre « Comment revivre par le jeûne » d’Hellmut Lützner, un ancien de chez Buchinger, s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires depuis sa parution dans les années 70. Il est régulièrement réédité.

Les connaissances sur le jeûne sont enseignées au sein d’hôpitaux universitaires et, depuis 50 ans, dans l’établissement de la Charité à Berlin qui héberge le plus grand service de médecines naturelles d’Europe.

S’y pratiquent des cures de jeûne de 12 à 14 jours remboursées par le système public d’assurance maladie allemande.

Andreas Michalsen, qui dirige le service, cite notamment de nouvelles recherches comme celle du professeur californien Valter Longo qui a montré en 2008 que le jeûne protégeait les cellules saines de souris contre les effets toxiques d’une chimiothérapie.

Michalsen est absolument persuadé que dans dix ans, le jeûne va devenir quelque chose de vraiment important contre des maladies telles que le diabète, les rhumatismes, l’hypertension…

tout simplement parce que la médecine traditionnelle n’a pas de réponse à offrir.

 

Sources: Psychomédia, AFP, The Lancet

 

« Le Jeûne, une nouvelle thérapie ? »

Documentaire ARTE (2011, 54 min)

« D’une exemplaire clarté,

ce passionnant documentaire devrait être diffusé en boucle

dans les pharmacies et autres drugstores »

lefigaro.fr

Réalisation : Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade. Production : ARTE & VIA DÉCOUVERTE (DVD à la demande)

Si vous doutez encore des bienfaits du jeûne, vous allez penser différemment après avoir vu ce reportage.

Cette émission excellente sur le jeûne thérapeutique montre ses effets sur la santé, permet une visite de la clinique de jeûne Buchinger en Allemagne et donne les resultats des récentes études scientifiques.

Nous rencontrons le Dr Valter Longo, scientifique italo-californien reconnu pour ses recherches sur l’association du jeûne thérapeutique avec la chimiothérapie dans le traitement du cancer.

Le reportage est également l’occasion de découvrir une expérience d’envergure menée en Russie, qui consiste à tester les potentialités du jeûne dans le traitement de pratiquement toutes les maladies de civilisation comme le diabète, l’asthme, les rhumatismes, les maladies cardiovasculaires, les maladies de la peau…

Étonnamment, la puissance d’auto-guérison du jeûne été découverte à travers la guérison d’un patient dépressif.

À recommander et à ne pas manquer !

 

 

 

En mars 2014, une enquête* a été lancée par PasseportSanté.net afin d’étudier les pratiques des Français en matière de régimes.

L’enquête a d’abord indiqué que 8 Français sur 10 avaient déjà fait un régime pour maigrir.

Mais quels sont les régimes qui remportent le plus de succès auprès des Français ?

Leur choix a-t-il été influencé par la publicité sur Internet ?

Quels sont les régimes les plus essayés par les Françaises ?

Parmi les régimes plébiscités pour essayer de perdre du poids, voici ce que nous révèle le sondage :

  • 21% des répondants ayant déjà fait un régime amaigrissant ont révélé avoir déjà essayé le régime Weight Watchers
  • 19% ont essayé de perdre du poids avec les substituts de repas
  • 17% ont déjà fait le régime Dukan
  • 10% on déjà testé le régime Montignac.

En revanche, certains régimes ont remporté beaucoup moins de succès dans la quête amaigrissante des Français :

  • 4% des sondés ayant déjà fait un régime ont déjà testé le régime Atkins ;
  • 4% également ont déjà essayé le régime Scarsdale ;
  • Seulement 1% des interrogés ont fait le régime Paléolithique.

La publicité influence-t-elle les femmes dans le choix de leur régime ?

70% des personnes interrogées disent ne pas être influencées par la publicité sur Internet pour entamer un régime.

Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : les régimes les plus choisis sont aussi les plus connus et ceux sur lesquels la publicité est très importante !

Selon les résultats, le régime Weight Watchers est le régime le plus effectué par les Français. Or, ce dernier est très connu en France, en partie grâce aux nombreuses publicités en ligne et télévisuelles de la marque.

Paradoxalement, la publicité semble bel et bien influencer les Français !

On constate qu’ils se tournent naturellement vers des régimes qu’ils connaissent ou dont ils ont déjà entendu parler…

* L’enquête a été menée en ligne auprès de 1600 personnes âgées de 25 à 80 ans.

Source: passeportsante.net

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L’étrange découverte du Dr Valter Longo

Il y a bien quelque chose qu’une diète sévère fait changer dans nos organismes, mais quoi ?

C’est la question à laquelle s’est attelée un chercheur américain désormais célébrissime : le Dr Valter Longo.

Il commença par imposer des jeûnes très sévères à de simples levures de raisin et s’aperçut qu’elles étaient nettement plus vigoureuses lorsque, après quelques mois, elles se retrouvaient dans un environnement de croissance favorable.

Ils réitéra son expérience en comparant des souris ayant jeûné à des souris bien nourries. Exposées à des médicaments de chimiothérapie (l’étoposide), le résultat fut sans appel : les souris ayant jeûné sont à quasi 100 % des survivantes, contre 35 % dans le groupe de contrôle [3].

Mieux, il constate que le jeûne protège les cellules saines contre les effets délétères de la chimiothérapie, mais pas les cellules cancéreuses qui, elles, restent sensibles au poison et continuent à être détruites normalement [4].

Des résultats largement ignorés par la communauté médicale

La publication des travaux de Longo fait grand bruit dans les médias, mais reste sans écho dans les congrès professionnels où se préparent les traitements de demain.

Aujourd’hui, les oncologues (médecins spécialistes du cancer) restent arc-boutés sur deux idées force :

  • Les malades qui subissent des radio/chimiothérapies sont en état de faiblesse, donc il faut les nourrir à tout prix
  • Le cancer est dû à une modification structurelle des gènes des tissus tumoraux, sans retour possible à leur expression normale.

Or, on constate qu’après 48 heures de jeûne, un grand nombre de gènes modifient leur expression.

Certains se mettent en veilleuse, d’autres se mettent en route. On note en particulier un ralentissement brutal de la machinerie dévolue à la division cellulaire : les cellules cancéreuses cessent de se multiplier à la même vitesse.

De plus, on note un ralentissement de la production du facteur de croissance IGF-1, qui est un puissant stimulant du développement des tissus en général… et des tumeurs en particulier.

Il est donc particulièrement regrettable que la piste du jeûne ne soit pas suivie avec plus d’intérêt par la majorité des médecins.

Pour finir, voici quelques précautions à avoir en tête avant de commencer un jeûne :

  • Pendant le jeûne, l’organisme perd de la masse grasse mais aussi de la masse musculaire. Or le système immunitaire utilise les protéines des muscles pour créer des cellules tueuses naturelles qui luttent contre les tumeurs et les virus. Le jeûne est donc déconseillé aux personnes qui ont trop peu de masse musculaire car elles risquent de voir leurs capacités immunitaires se réduire.
  • Les personnes qui souffrent d’une maladie hépatique ou rénale chronique devraient prendre un avis médical avant de commencer un jeûne.
  • Et surtout, pour les maladies auto-immunes, le jeûne ne permet pas une guérison à long terme sans une modification en profondeur des habitudes alimentaires, et en particulier la suppression des céréales à gluten et des produits laitiers [5].

Face aux réticences de la communauté médicale, je suis convaincu que le changement viendra par la base, lorsque les patients réclameront massivement de bénéficier des plus récentes avancées de la médecine, surtout lorsque celles-ci sont… naturelles.

Sources :

[1] Forte hausse de la consommation alimentaire en Tunisie pendant Ramadan
Consommation alimentaire durant le ramadan En hausse, selon une étude de l’UGCAA
[2] Voir la liste des établissements en Allemagne
[3] Le jeûne protège les cellules saines des souris contre la chimiothérapie
[4] Starvation-dependent differential stress resistance
[5] Julien Venesson, Gluten, comment le blé moderne nous intoxique, Thierry Souccar Editions, 2013.

NB: Valter D. Longo (né à Gênes le 9 octobre 1967), est un gérontologue italo-américain et professeur de biologie spécialisé en biologie cellulaire et en génétique. Il est connu pour ses travaux sur le jeûne thérapeutique, la réponse des gènes et des éléments nutritifs sur le vieillissement cellulaire. Il est actuellement professeur à l’USC School of Gerontology Davis. Il est également Directeur de l’USC Longevity Institute. (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Valter_Longo
https://en.m.wikipedia.org/wiki/Valter_Longo)

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Le jeûne mal vu en Occident

En Occident, et plus particulièrement France, la pression médiatique et médicale a réduit le jeûne à un quasi exercice physique dévolu aux hurluberlus du new age. Et la menace des accusations de sectarisme refroidit bien des initiatives.

En Allemagne, cependant, ainsi qu’en Suisse, plusieurs lieux de jeûne en milieu médicalisé fonctionnent en permanence. C’est le cas de la clinique Buchinger à Überlingen qui a développé sa propre méthode, à base d’eau, tisanes, jus de fruits, bouillons de légumes, tandis que d’autres pratiquent le jeûne hydrique (eau uniquement) [2].

Le réalisateur du reportage d’ARTE y a rencontré des praticiens convaincus et des « malades » en pleine santé, dans les domaines les plus divers.

Hypertension

Pour l’hypertension, les résultats sont visibles au bout de quelques jours : triglycérides et cholestérol se normalisent, et la tension se restreint à des normes correctes, ce qui permet d’arrêter les prises de bétabloquants.

Goutte

Pour les maladies d’accumulation comme la goutte, il en est de même, et les résultats sont généralement acquis, au prix d’une hygiène de vie très bien acceptée.

Diabète de type 2

Dans le cas du diabète de type 2 (baisse de l’efficacité de l’insuline), la mise en route d’un jeûne fait immédiatement baisser le taux de glucose du sang, ce qui met au repos le pancréas, et permet aux cellules de retrouver une sensibilité normale à l’insuline. Là encore, les médicaments peuvent le plus souvent être mis de côté, avec des principes alimentaires plus naturels.

Dépression

Concernant les « malades de l’humeur », les résultats en Allemagne confirment les études soviétiques. Les malades retrouvent un esprit positif, avec les changements hormonaux correspondant : hausse du cortisol au petit matin, de la dopamine dans la journée, et de la sérotonine le soir, baisse de l’insuline et des hormones thyroïdiennes. L’efficacité à long terme dépendra en revanche des causes initiales de la dépression.

 

Liste des cliniques en Allemagne, Espagne et Russie où se pratique le jeûne en milei médicalisé :

http://www.chemindelasante.com/les-bienfaits-du-jeune-pour-la-sante/cliniques-de-jeune-therapeutique?lang=fr#cliniques-en-allemagne

 

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Asthme et hypersensibilité ?

Ces maladies « modernes » étaient déjà bien répandues en URSS dans les années 50.

Les malades, comme en Occident, avaient leur dose de ventoline (bronchodilatateur) et de corticoïdes. Des médicaments qui soulagent un temps avant de devenir inefficaces, voire délétères.

Or, il y avait de nombreux asthmatiques parmi les patients en psychiatrie et on s’aperçoit que leur respiration s’améliore encore mieux que leur faiblesse psychique.

Le jeûne se transporte dans des services de pneumologie et un médecin comme Serguei Osinine peut se prévaloir de plus de 10 000 patients soignés par le jeûne, avec plus de 50 % de succès tangibles (reprise du travail) pour des malades qualifiés d’invalides.

Il observe qu’au bout de 12 jours, les mastocytes, ces cellules immunitaires bourrées de médiateurs de l’inflammation (histamine, prostaglandines, leucotriènes et enzymes protéolytiques) se transforment et digèrent littéralement leur contenu. C’est un individu nouveau, en meilleure santé, qui semble renaître.

Avec la Perestroïka, c’est la fin du système de soins gratuits. Les cures deviennent payantes, les hôpitaux se doivent d’être rentables, il faut vendre des médicaments – une belle page de la médecine est tournée.

 

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Des expériences en Union soviétique ont ainsi montré que le jeûne agit vraiment « à la base » de l’organisme, pour rééquilibrer de nombreuses fonctions essentielles.

Le médecin Youri Nikolaiev est désigné en 1955 pour soigner l’alcoolisme forcené du fils d’un dignitaire du Parti, Nicolai Boulganine.

C’est un sujet difficile qui a mis en échec de nombreuses équipes médicales ayant eu recours à la pharmacologie existante. Grâce au jeûne, il est débarrassé en trois semaines de son addiction, à la grande satisfaction de son père, qui ouvre la porte de plusieurs services à cette nouvelle thérapie.

Nikolaiev peut alors expérimenter le jeûne auprès d’autres catégories de malades.

Il observe des résultats étonnants chez les dépressifs suicidaires, qui se sentent rejetés et dévalorisés au sein de leur groupe ou de leur famille. Au bout de deux semaines de jeûne, les voici généralement moins inquiets et plus intéressés par leur environnement et leur assiette.

Il en est de même des angoissés et des personnes atteintes de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou d’enfermement psychique. Gavés de neuroleptiques et vivants dans une bulle, quelques semaines de jeûne leur permettent de revenir à des rapports sociaux normaux. Les taux de neuromédiateurs (adrénaline, acétylcholine) se normalisent, ainsi que les rythmes cérébraux.

Il met toutefois en évidence un critère fondamental de succès : le consentement des patients.

Pour faciliter la démarche, Nikolaiev exige souvent que les médecins jeûnent eux aussi au côté des patients.

 

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C’est au XIXe siècle que des médecins, aux Etats-Unis, se sont penchés pour la première fois sur les vertus thérapeutiques du jeûne, hors de tout contexte religieux.

Il faut dire que le cadre était propice aux médecines douces.

Les médecins « cowboys » américains faisaient encore plus fort que leurs confrères européens dans l’utilisation de méthodes fortes pour combattre les maladies. En plus de la saignée, des lavements et des vomitifs bien connus en Europe, la pharmacie du médecin américain était principalement composée de produits extrêmement toxiques : alcaloïdes (opium, apomorphine, digitaline) et sels de métaux tels que le mercure, le plomb, l’arsenic et l’antimoine.

Il ne faut pas s’étonner si c’est là-bas que le public a réagi avec le plus de vivacité aux excès de la médecine dure !

Comme nous l’avons expliqué dans une précédente lettre, c’est aux Etats-Unis que l’homéopathie connaît le plus grand succès, avec 12 % des médecins qui la pratiquent au XIXe siècle.

En parallèle, plusieurs médecins s’efforcent de faire connaître les bienfaits du jeûne avec les méthodes de l’époque.

Ainsi le Dr Henry Tanner se met en scène pour un jeûne de 40 jours, dans un théâtre de Manhattan, sous la surveillance étroite d’une cohorte de médecins suspicieux qui l’entourent jour et nuit. Son jeûne commence le 28 juin 1880. C’est l’événement de l’année : de nombreux badauds viennent en permanence encourager le jeûneur, tandis que les deux journaux leaders New York Times et New York Herald en font une rubrique quotidienne. Du coup, les journaux de tout le pays embrayent sur cette affaire.

La mesure de poids, de pouls, le rythme de respiration, sont annoncés régulièrement.

Les lettres d’encouragement affluent de toute la terre, et le jeûne se poursuit sans incident jusqu’au 7 août, comme convenu. Tanner a perdu 16 kilos, il est vif et bien vivant, et les mises en garde du corps médical contre les prétendus dangers du jeûne n’effraient plus personne.

Dès lors, de nombreux centres de jeûne voient le jour.

L’éditeur MacFadden met en place à Chicago un « Healthatorium », centre de fitness où le jeûne se pratique avec des exercices de sport, des massages et des saunas.

En parallèle s’organisent des réseaux de « drugless physicians », des médecins qui ne prescrivent aucun médicament et soignent en appliquant homéopathie, jeûne et manipulations (rappelons que l’ostéopathie fut elle aussi fondée aux Etats-Unis, en 1874, par A.T. Still).

Mais en quelques dizaines d’années, le corps médical est repris en main. Le savoir est verrouillé par le système universitaire avec un monopole de fait sur les « bonnes pratiques », celles que le « bon » médecin doit appliquer, sans quoi il se met en dehors de la profession, au civil comme au pénal…

Le jeûne est petit à petit délaissé pour devenir une pratique douteuse exercée par des illuminés ou des charlatans.

Mais les recherches sur le jeûne se poursuivent, par le plus grand des hasards, de l’autre côté du Rideau de Fer…

 

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Les Français concernés par l’effet yo-yo des régimes ?

PasseportSanté.net dévoile les résultats de sa grande enquête menée en mars 2014 auprès de ses lecteurs. Cette deuxième analyse révèle le comportement des Français* vis-à-vis des régimes amaigrissants.

L’enquête a d’abord indiqué que 8 Français sur 10 avaient déjà fait un régime pour maigrir.

Mais ont-ils réussi à perdre du poids ?

Ont-ils subi le fameux effet « yo-yo », c’est-à-dire repris du poids après le régime ?

Les Français ont-ils réussi à perdre du poids pendant leur régime ?

Selon les résultats de l’enquête :

  • 11% des répondants n’ont pas perdu de poids ;
  • 36% ont perdu moins de 5 kilos ;
  • 31% entre 5 et 10 kilos ;
  • 12% entre 10 et 15 kilos ;
  • Et 10% ont perdu plus de 15 kilos.

Rappelons que, pour ne pas nuire à la santé, la perte de poids ne doit pas dépasser 1 kilo par semaine. Les résultats du sondage sont donc rassurants puisque pour 46% des sondés, le régime a duré entre un et six mois et pour 32%, plus de six mois. On constate que lorsque les Français entament un régime, ils sont motivés pendant plusieurs mois, voire même plus d’un an !

La reprise de poids après un régime est-elle évitable ?

Alors que près de 90% des répondants ont perdu du poids après avoir effectué un régime, 66% avouent néanmoins avoir subi l’effet « yo-yo » après leur régime :

  • 31% des sondés ont repris moins de 5 kilos après un régime ;
  • 22% ont repris entre 5 et 10 kilos ;
  • 7% entre 10 et 15 kilos ;
  • Et 6% plus de 15 kilos.

Les risques de reprendre du poids après un régime sont de 95% !

L’organisme ne tolère pas bien la restriction calorique et nous fait payer ce déficit par des adaptations qui font reprendre du poids facilement et rapidement.

Il est pour cela primordial d’adopter des habitudes de vie saines sur le long terme : avoir une alimentation variée et équilibrée et pratiquer une activité physique, comme la marche ou le vélo, au moins 30 minutes par jour.

* L’enquête a été menée en ligne auprès de 1600 personnes âgées de 25 à 80 ans afin d’étudier les pratiques nutritionnelles des Français.

Source : www.PasseportSanté.net

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Le résultat d’une étude réalisée par des chercheurs du Centre hospitalier universitaire de la Charité (Berlin) et de l’Université technique de Darmstadt (Hesse) démontre que les thérapies non-médicamenteuses sont tout aussi efficaces pour le traitement des douleurs chroniques que la prescription d’analgésiques.

Les pathologies rassemblées sous l’appellation « douleurs chroniques » rassemblent les douleurs rhumatismales telles que l’arthrite et les douleurs dorsales, mais aussi certaines maladies du système nerveux.

Actuellement, les traitements de première intention sont à base d’analgésiques puissants contenant généralement des opioïdes. Un des principaux reproches à leurs encontre porte sur les effets secondaires, qui entrainent la détérioration de certains organes, notamment les reins et le tractus gastro-intestinal.

Parallèlement à cela, on constate que les traitements à base de physiothérapie et de consultations psychologiques prennent de plus en plus d’importance.

Les chercheurs ont étudié différentes sources de données concernant les traitements médicamenteux et non-médicamenteux. Ces données provenaient de patients ayant subi une affection de longue durée en rapport avec des douleurs chroniques. Dans le cadre de leur méta-analyse, les chercheurs ont utilisé un total de 3 647 études, rassemblant près de 11.000 patients. L’objectif était de créer un aperçu des effets à long terme des différents types de traitement de la douleur chronique.

Les conclusions sont étonnantes, d’après Christoph Stein.

Ce responsable du département d’anesthésiologie et de soins intensifs, sur le campus Benjamin Franklin de la Charité, déclare ainsi que « sur le long terme, les effets thérapeutiques des analgésiques sont cliniquement insignifiants en comparaison à un placebo ».

Il ajoute « qu’au cours d’une utilisation prolongée, les analgésiques puissants ont le même effet que la physiothérapie ou des consultations psychologiques« .

 

Sources : « Was hilft bei chronischen Schmerzen? » – Communiqué de presse de la Charité – 04/04/2013 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/RWijh, BE Allemagne numéro 654 (9/04/2014) – Ambassade de France en Allemagne, bulletins-electroniques.com/actualites/75630.htm

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Au 19e siècle, les premiers psychiatres s’intéressent aux cas des «masturbateurs frénétiques».

Ils s’intéressaient aussi aux personnes qui accumulent des expériences sexuelles à la chaîne sans pouvoir s’arrêter.

Au 21e siècle, les concepts d’ «hypersexualité» ou de «sexualité addictive» n’ont toujours pas disparu des manuels, au contraire.

Ils connaissent un regain nouveau, sous l’influence d’associations comme les sexaholiques anonymes (dérivé des toxicomanes anonymes) qui se font fort de «sevrer» les «dépendants sexuels»…

Il y en aurait 17 millions aux Etats-Unis.

Et probablement autant, sinon plus, en Europe, affirment les psychopraticiens : une véritable épidémie.

Le nombre des sex-addicts risque fort d’augmenter au train où en vont les choses, en effet.

Car à force de répandre l’idée que le sexe peut rendre accro, ils créent toutes les conditions d’une psychose.

 

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Le thé vert a de nombreux effets positifs supposés sur la santé.

Aujourd’hui, les chercheurs de l’Université de Bâle rapportent la première preuve que l’extrait de thé vert améliore les fonctions cognitives, notamment la mémoire de travail.

Les résultats suggèrent aussi des implications cliniques prometteurs pour le traitement des troubles cognitifs dans les troubles psychiatriques, tels que la démence.

Le journal universitaire psychopharmacologie a publié leurs résultats . Dans le passé, les principaux ingrédients du thé vert ont été étudiés à fond dans la recherche sur le cancer.

Récemment, les scientifiques ont également été chargée d’étudier l’impact positif de cette boisson sur le cerveau humain.

Différentes études ont été en mesure de relier le thé vert à des effets bénéfiques sur les performances cognitives. Cependant , les mécanismes neuronaux sous-jacents de cette effet amplificateur cognitif de thé vert sont restés inconnus.

Dans une nouvelle étude , les équipes de recherche du professeur Christoph Beglinger de l’hôpital universitaire de Bâle et le professeur Stefan Borgwardt des Cliniques universitaires psychiatriques ont constaté que l’extrait de thé vert augmente la connectivité efficace du cerveau.

Ce qui signifie l’ influence causale qu’une zone du cerveau exerce sur une autre.

Cet effet sur ​​la connectivité a également conduit à l’amélioration de la performance cognitive réelle : les sujets testés ont une mémoire plus efficace pour travailler après l’admission de l’extrait de thé vert.

Pour l’étude, des volontaires masculins sains ont reçu une boisson gazeuse contenant plusieurs grammes d’extrait de thé vert avant de travailler les tâches de mémoire.

Les scientifiques ont ensuite analysé la manière dont cela a affecté l’activité du cerveau à  l’aide de l’imagerie par résonance magnétique (IRM ). L’ IRM montrait une connectivité accrue entre le pariétal et le cortex frontal du cerveau. Ces résultats neuronales ont une corrélation positive avec l’amélioration de l’exécution des tâches des participants.

« Nos résultats suggèrent que le thé vert peut augmenter la plasticité synaptique à court terme du cerveau » , dit Borgwardt.

Les résultats de la recherche suggèrent des implications cliniques prometteurs : connectivité encore plus efficace entre les régions du cerveau frontal et pariétal pendant le travail de traitement de la mémoire, aider à évaluer l’efficacité du thé vert pour le traitement des troubles cognitifs dans les troubles neuropsychiatriques tels que la démence  etc..

 

Sources: sciencedaily.com, université de Bâle

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Tenue le 1er avril 2014, la conférence a rassemblé 70 experts des milieux académique et industriel qui ont partagé leurs projets et leur vision de l’innovation en ophtalmologie.

En amont du congrès mondial d’ophtalmologie qui a lieu à Tokyo du 2 au 6 avril et en partenariat avec l’Institut de la Vision de Paris, le service scientifique de l’Ambassade de France au Japon a organisé le 1er avril une conférence franco-japonaise dédiée à l’innovation en ophtalmologie.

Au cours de la conférence, cinq spécialistes du secteur ont présenté leurs travaux et projets, ainsi que leur vision de l’avenir de l’ophtalmologie. Ainsi, le Dr Takahashi du RIKEN CDB et le Pr Sahel de l’Institut de la Vision, sont intervenus au cours d’une première session académique, pour présenter les dernières avancées de la recherche clinique dans le domaine.

Une seconde session consacrée à l’innovation industrielle et partenariale en ophtalmologie a ensuite réuni trois responsables R&D d’entreprises : M. Perrier de Essilor, le Dr Kaneko de Santen et le Dr Chateau de Imagine Eyes qui ont exposé les projets et stratégies de leur entreprise, ainsi que des exemples de collaborations franco-japonaises en ophtalmologie.

L’audience de la conférence était composée à la fois de chercheurs, de cliniciens et d’industriels français et japonais. Au total, une quinzaine d’universités et d’hôpitaux, et une vingtaine d’entreprises différentes, françaises et japonaises, étaient représentées, ainsi qu’une association internationale représentant des patients.

En facilitant le dialogue entre le monde académique et industriel, avec une approche pluridisciplinaire et translationnelle, cette conférence a atteint son objectif d’encourager l’innovation en ophtalmologie et de promouvoir les partenariats scientifiques et technologiques entre la France et le Japon dans ce domaine.

Programme de la conférence :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/8l7Y1

Biographie des intervenants :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/d8ZsP

Source : BE Japon numéro 686 (7/04/2014) – Ambassade de France au Japon / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/75627.htm

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Dans une étude portant sur 63.000 personnes en Norvège, des chercheurs ont montré que ceux qui traversaient une légère dépression voyaient leur risque de subir une crise cardiaque augmenter de 5% par rapport à ceux qui ne présentaient aucun symptôme.

Mais ce chiffre bondit à 40% chez ceux atteint de dépression modérée ou grave. Lise Tuset Gustad, co-auteure de l’étude qui a été présentée à la conférence EuroHeartCare en Norvège, a résumé ainsi ses conclusions:

«Plus vous êtes déprimé, plus vous êtes à risque»

De nombreuses informations sur les sujets comme leur consommation de tabac, leur indice de masse corporelle, leur activité physique ou leur tension artérielle ont été analysées. Les chercheurs ont évalué la dépression en utilisant l’échelle de dépression HAD, une série de questions utilisées pour déterminer le niveau de dépression et d’anxiété.

«Les symptômes dépressifs augmentent le risque de développer une insuffisance cardiaque et plus les symptômes sont graves, plus le risque est élevé, a souligné Gustad. Les gens déprimés ont des styles de vie moins sains, nous avons donc ajusté notre analyse avec des facteurs comme l’obésité et la consommation de tabac qui peuvent entraîner à la fois des dépressions et des crises cardiaques.»

Les chercheurs pensent qu’un des facteurs qui pourrait aider à expliquer le lien est le stress.

«La dépression déclenche les hormones du stress, a expliqué Gustad. Ces hormones du stress entraînent à leur tour des inflammations et de l’athérosclérose, qui peuvent accélérer les maladies du cœur.»

De plus, les personnes déprimées ont plus de mal à suivre les conseils qui pourraient contribuer à rendre leur style de vie plus sain.

En 2010, une étude menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait montré pour la première fois que les personnes associant des symptômes dépressifs et une pathologie cardiaque ont un risque de décès par maladie cardiovasculaire presque quatre fois supérieur aux patients ne présentant aucune de ces pathologies.

 

 

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En France, la peur de l’avion toucherait 10% de la population (Enquête DGAC, 2007).

Les études anglo-saxones rapportent des chiffres allant jusqu’à 40% (Van Gerwen et al, 2000).

20% des passagers ont recours aux anxiolytiques ou à l’alcool pour tenter de baisser l’anxiété (Depla et al, 2008).

Peu d’études sont réalisées pour caractériser la phobie de l’avion et améliorer les prises en charge actuelles, alors que les répercussions sur le plan socio-professionnel sont importantes.

Je peux dire que l’anxiété la plus fréquente concerne les turbulences (79% des cas), l’orage (74%) et la panne d’un moteur (64%). La peur d’avoir peur ou de faire une attaque de panique est également très fréquente (66%).

79% des personnes estiment avoir un besoin excessif de garder le contrôle de chaque situation.

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Il y a la hausse du cancer :

le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) prévoit encore une hausse moyenne de 75 % d’ici 2030.

-> Il y a la progression affolante de la maladie d’Alzheimer, qui touchera 250 millions de personnes en en 2040, selon le World Alzheimer Report 2013.

-> Il y a la progression du diabète, qui devrait toucher 300 millions d’individus au niveau mondial d’ici à 2025, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

-> Il y a l’effondrement de la fertilité des hommes, avec une division par deux du nombre moyen de spermatozoïdes en 50 ans.

-> Il a l’épidémie d’obésité : 66 % des Américains en surpoids ou obèses, et les pays européens, l’Inde, la Chine, les pays arabes et africains s’engagent dans la même voie…

Sur ce, bon weekend !

Concernant les indemnités des députés et fonctionnaires…

Le budget 2012 de l’Union Européenne pour l’administration était de 8,3 milliards d’€ (50% pour les rémunérations).

Maintenant la même année, le budget pour la seule branche « administration générale et territoriale de l’État » du ministère de l’intérieur français était de 2,74 milliards d’€ (1,8 milliards pour le personnel).

Donc en gros, les coûts de personnel d’une seule branche d’un seul (gros) ministère français correspond à environ 40-50% des frais de personnel de l’Union Européenne.

Voilà qui aide à remettre en perspective, n’est-ce pas ?

Et n’oublions pas que depuis 70 ans, grâce à la construction européenne, il n’y a pas eu de guerre entre la France et/ou la Grande Bretagne et/ou l’Allemagne…

 

Sources : , et

Poker, jeux de grattage, PMU…

Les sommes misées ont atteint 46 milliards en 2012…

En France, on joue.

On joue même beaucoup.

Jamais les Français n’avaient misé autant dans les jeux d’argent.

Que l’on gratte au comptoir, qu’on mette un billet sur un cheval ou qu’on bluffe au poker, les yeux dans les yeux ou par ordinateur interposé… Les ménages ont parié 46,2 milliards d’euros en 2012, soit 76% de plus qu’en 2000. L’Insee s’est fendu d’une étude sur le sujet, publiée caujourd’hui.

La mise moyenne, 2 000 euros par an

Près de la moitié des Français joue, au moins occasionnellement.

En 2012, la mise moyenne annuelle par joueur tournait autour de 2 000 euros. Si on enlève les gains perçus, cela représente en fait une dépense nette de 400 euros par joueur. Mais il s’agit d’une moyenne : si une poignée de personnes décrochent le jackpot, la grande majorité n’empoche rien ou de toutes petites sommes.

«Entre 2000 et 2012, le montant total des mises s’est accru de 76% en valeur, la dépense nette des ménages a progressé de 48%», relève l’Insee. Les jeux représentent une part de plus en plus en importante dans le budget des ménages.

Poker et grattage

Les Français adorent gratter. La Française des jeux, qui a le monopole sur le Loto et les jeux de grattage enregistre, 59% de hausse de la consommation de ses produits entre 2000 et 2012. Le Pari mutuel urbain (PMU) n’est pas loin derrière, avec une augmentation de 50% sur la même période. A côté, les casinos feraient presque peine, avec une augmentation de leur activité de 11% depuis 2000. «Outre la crise de 2008, écrit l’Insee, ils ont souffert des évolutions réglementaires (contrôles d’identité obligatoires puis interdiction de fumer) et de la concurrence des jeux en ligne.»

Autorisés depuis 2010, les jeux en ligne ont trouvé leur public, notamment les amateurs de poker, même s’ils enregistrent une petite baisse en 2012.

Le joueur dépendant a changé de visage

Et concernant l’addiction ?

Selon l’Insee, «la prévalence du jeu problématique toucherait 10,8% des joueurs actifs». Soit 1,3% de la population adulte.

Interrogée, Armelle Achour, directrice de l’association SOS Joueurs qui existe depuis 1990, ne constate pas d’augmentation du nombre des appels à l’aide, autour de 4000 par an. «Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas une hausse des personnes dépendantes. Une partie ne se manifeste pas», commence-t-elle. «Ce qui est sûr, en revanche, c’est que le profil des personnes que l’on aide a changé avec l’irruption dans le panorama des joueurs de poker

Souvent plus jeunes (entre 20 et 40 ans) et de catégorie sociale plus favorisée (des professions intermédiaires et des cadres).

A ces nouveaux joueurs dépendants, s’ajoute le bataillon des obsessionnels des jeux à gratter. «Pendant longtemps, c’était le Rapido qui faisait le plus de dégâts. On a fait pression, la Française des jeux a fini par le remplacer par une version édulcorée, l’Amigo.»

Aujourd’hui, la bête noire des joueurs, assure-t-elle, c’est le Cash.

Qu’est-ce qui rend un jeu plus addictif qu’un autre ?

Les messages délivrés, du type «une chance sur quatre de gagner» et le nombre de cases à gratter. «Plus il y en a, plus le risque de devenir dépendant est important, ça réactive à chaque fois l’espoir de gagner, et peu importe si les sommes en jeu sont petites», explique Armelle Achour. Elle raconte ces appels en pagaille de joueurs malades du Cash, et croulant sous les crédits revolving pour continuer à jouer. «Quand ils ne se foutent pas en l’air… On a encore eu un suicide récemment.»

 

Sources: Liberation, Lemonde, Insee

 

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