étude scientifique


 

Considéré comme le fondateur des thérapies brèves, précurseur délibérément en marge des courants institutionnels de la psychologie, Milton Erickson est surtout le créateur d’une technique d’hypnose, qu’il a mise au point en luttant toute sa vie contre sa propre souffrance.

Né dans une ferme du Connecticut, il était dyslexique, daltonien, éprouvait des difficultés à reconnaître les sons, et avait été atteint de poliomyélite à l’âge de 17 ans.

Dès 1923, il étudie l’hypnose « à l’ancienne « , qui consiste à plonger les patients dans un état de sommeil profond.

Puis il met au point une méthode d’hypnose « éveillée », fondée sur la relation patient/thérapeute et sur le respect absolu du sujet.

Jusqu’en 1948, Erickson mène une carrière universitaire et clinique de psychiatre.

En raison d’une nouvelle attaque de polio, il se consacre ensuite totalement à sa clientèle privée. En cinquante ans de pratique, il a traité près de 30 000 personnes.

Durant toute sa carrière, il n’a jamais écrit d’ouvrage théorique. Seules ses conférences ont été publiées.

Est-ce que vous vous connaissez ?

« Suis-je conscient de mes forces, mes faiblesses, mes capacités, mes compétences ?

Est-ce que j’arrive à identifier mes peurs qui m’empêchent de rentrer en relation avec les autres ?

Est-ce que je sais identifier mes désirs, mes besoins, mes limites ? »

Chaque personne aborde les événements, les relations en lien avec son histoire, et donc chacun doit faire face à ses propres limitations.

Ce nouveau livre de Sylvie Grivel, « Etre soi dans ses relations« , nous donne ainsi la possibilité de comprendre ce que l’on ressent, d’y donner un sens. C’est une véritable joie de se révéler à soi même.

On met enfin des mots sur des relations vécues presque quotidiennement. On se retrouve facilement dans les exemples cités. Les solutions suggérées sont claires et apportent de vrais changements dans nos comportements si on les adopte.

L’assertivité est un mode relationnel qui permet de développer des relations constructives dans le respect de soi et des autres.

L’assertivité est un mode relationnel qui permet de développer des relations constructives dans le respect de soi et des autres.En suivant la méthodologie proposée dans cet ouvrage, développez un comportement assertif afin d’instaurer des relations authentiques et un climat de travail constructif.

Affirmer ses limites, défendre ses droits, exprimer son avis et ses besoins, faire face à l’agressivité, la passivité, la manipulation… Tous les jours nous sommes en relation et devons nous positionner face aux autres.

Etre soi dans ses relationsAinsi, à l’aide de conseils et d’exercices précis, dépassez les blocages qui vous empêchent d’être vous-même et apprenez à exprimer ce que vous pensez et ressentez tout en respectant les autres.

En près de 180 pages, Sylvie Grivel entend aider les lecteurs à s’autoformer pour tenter de combattre ces symptômes en conciliant productivité et bien-être. Pour ce faire, elle définit l’assertivité puis explique comment la développer et l’exprimer au travail ainsi que dans toutes autres organisation sociales.

À lire impérativement par toute personne désireuse d’être meilleure envers soi et envers les autres !

Voici le sommaire de ce nouveau livre de coaching :

  • Un ouvrage pragmatique construit autour de 5 étapes :
    exprimer une critique, oser dire non, formuler des demandes claires, savoir dire oui, féliciter et encourager
  • Un livre d’autoformation qui fournit tous les outils pour s’entraîner au quotidien
  • Une approche pédagogique avec des cas, des grilles d’autodiagnostic, des exercices
  • Introduction – Les relations au coeur de la dynamique de l’entreprise
  • Les conditions nécessaires à l’assertivité
    • Les postulats au développement des relations assertives dans les organisations
    • Les principes fondamentaux de l’assertivité
  • Un pas vers l’assertivité
    • Apprendre à reconnaître trois types de comportements et savoir y répondre
    • Les freins à l’assertivité
  • Etre assertif c’est…
    • Exprimer des critiques constructives
    • Oser poser ses limites : savoir dire non
    • Formuler des demandes
    • Savoir dire oui
    • Les signes de reconnaissances : savoir féliciter, encourager, remercier

 

Qui est l’auteur ?

Sylvie Grivel est formatrice en communication et coach certifié. Formée à différentes approches : la PNL, l’élément humain de Schutz, l’analyse transactionnelle. Elle intervient dans le monde de l’entreprise, de la fonction publique, de la politique et de l’insertion sociale et professionnelle.

 

Source : « Etre soi dans ses relations« , de Sylvie Grivel, éditions Eyrolles

Lorsque l’on demandait à René Goscinny quel personnage d’Astérix avait sa préférence, le scénariste répondait sans hésiter :

« Obélix, car c’est celui qui a le plus de facettes, le plus de traits de caractère différents ».

Naïf, brutal et psychologiquement fragile, Obélix est une figure enfantine, dont la logique déconcertante nous renvoie sans cesse à l’histoire de notre propre développement.

Et s’il fallait prendre ses mots d’enfant au sérieux ?

Obélix l’enfant, Obélix le naïf, pourrait bien être alors, contre toute attente, le meilleur des guides, dans les méandres des logiques irréductibles qui hantent le développement de la personnalité.

Avec son nouveau livre « Le complexe d’Obélix », l’auteur Nicolas Rouvière,  suggère que la psychanalyse peut apporter un nouveau regard sur Obélix et ses relations aux autres, ainsi que le fonctionnement du village gaulois.

Ecoutons encore Goscinny :

« Je n’essaie pas de faire d’Obélix un personnage bête. Je le considère plutôt comme un adulte avec des réactions naïves de très jeune enfant. Mais n’oubliez pas que le but essentiel du personnage est de faire rire… »

Le complexe d'ObelixDe fait au delà de ses contradictions propres (cette masse imposante renfermant un enfant capricieux) et de son opposition comique avec son partenaire (Obélix, le gros bêta contre Asterix, le petit malin), Obélix évolue sensiblement au point de dépasser sa caractérisation de départ.

A travers ce personnage très sympathique, le dogme de la psychanalyse essaye de nous montrer que c’est donc la sortie du stade infantile et la construction de l’identité qui sont problématiques…  et que Nicolas Rouvière résout en donnant à l’épisode fondateur des origines d’Obélix, la fameuse chute dans la marmite de potion magique, la signification d’une nouvelle naissance symbolique…

Comparable à la liturgie du baptême dans la religion catholique, la plongée dans la marmite de potion magique est un épisode fondateur faisant de Panoramix un figure paternelle, qui apparait comme la première étape vers la sortie du narcissisme infantile…

Ainsi, c’est toute une filiation symbolique qu’analyse et reconstitue Nicolas Rouvière. Il décortique ainsi les rôles que joue les différents personnages (le druide, le barde, le chef) et les institutions qui régissent la vie du village.

Le portrait du personnage d’Obélix et sa lecture psychanalytique ne sont du coup jamais détachées d’une vision sociale et anthropologique de l’univers de la série. L’ouvrage se place aussi vers une perspective de mise en crise de l’individu au sein de la société, qui, par le biais de l’humour et de la caricature, fait passer une critique de l’individualisme, du capitalisme, des utopies politiques ou encore de la psychanalyse elle-même.

On peut rester largement sceptique à ce genre de grilles de lecture appliquées à des œuvres de la culture populaire. Et même ne pas y adhérer, et avoir une opinion différente, mais cela serait passer à côté d’analyses souvent… originales et étonnantes.

« Ils sont fous ces humains ! » finit-il par conclure.

Et c’est vrai,  peut-être Obélix a-t-il raison.

Peut-être vivons nous tous avec une folie intérieure, que nous contrôlons jusqu’à un certain point.

Notre esprit serait un outil aussi bien utile que destructeur, à nous de faire attention à lui…

Et vous, quelle est votre opinion ?

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L’auteur : Nicolas Rouvière est maître de conférences à l’université Grenoble 1 (ESPE), où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de plusieurs ouvrages sur la bande dessinée, il a publié notamment Astérix ou la parodie des identités (Flammarion, 2008) et Astérix ou les lumières de la civilisation (Puf, 2006), qui a obtenu le prix Le Monde de la recherche universitaire.

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Table des matières du livre « Le complexe d’Obélix »

de Nicolas Rouvière, aux édition PUF :

Préface d’Anne Goscinny

PREMIÈRE PARTIE : LA FIXATION INFANTILE

CHAPITRE 1 : LES RETARDS D’OBÉLIX
1 ) Oralité et agressivité
2 ) Le menhir, du stade anal au stade phallique
3 ) Idéfix, le compagnon de l’enfance
4 ) Obélix apprenti linguiste
5 ) Le principe de non-contradiction
6 ) « Ils sont fous ces Romains » : l’égocentrisme infantile
7 ) L’avènement du pouvoir de désigner

CHAPITRE 2 : MALAISE DANS LA FILIATION
1 ) Les ennuis d’Obélix
2 ) Pépé et l’ancêtre : l’anti-Obélix
3 ) L’enlacement avec l’image maternelle
4 ) La chute dans la marmite : une naissance au principe du Père
5 ) Le collage à la marmite

CHAPITRE 3 : OBÉLIX ET LES MARQUES DE LA SECONDE NAISSANCE
1 ) Le ventre, le menhir et les baffes
2 ) Idéfix, le gardien du lien aux racines
3 ) Le « sang-lier », un emblème généalogique
4 ) La potion magique : une intégration assumée du manque

DEUXIÈME PARTIE : « ILS SONT FOUS, CES HUMAINS »

CHAPITRE 1 : LA LOGIQUE NARCISSIQUE
1 ) La divination, piège du moi idéal
2 ) Obélix et les femmes
3 ) Le narcissisme au pouvoir : un danger social

CHAPITRE 2 : LE DÉSIR MIMÉTIQUE
1 ) Détritus et le pouvoir de la calomnie
2 ) Obélix chef d’entreprise : la vanité d’être important
3 ) Le bouc émissaire, une solution à la crise mimétique ?
4 ) Assurancetourix : un faux bouc émissaire
5 ) La subversion du rapport au tiers

CHAPITRE 3 : LA RÉGRESSION PULSIONNELLE
1 ) Les Normands et l’opacité corporelle
2 ) Le corps-objet
3 ) La régression de l’acte langagier à l’acte meurtrier
4 ) La critique du mimétisme d’apprentissage
5 ) La critique de l’accès victimaire à la raison

TROISIÈME PARTIE : LE PARCOURS DE LA RAISON

CHAPITRE 1 : LA DIVISION DU SUJET
1 ) La symbolisation du corps
La baffe, une expulsion de la matière
Le corps comme théâtre de signes
2 ) La séparation du mot et de la chose
L’accès à l’arbitraire du signe
3 ) La division spéculaire
Se séparer de son image
Obélix acteur-miroir

CHAPITRE 2 : LA FONCTION PARENTALE DU VILLAGE
1 ) La tripartition du druide, du barde et du chef
Le druide : l’institution du lien au corps
Le barde : l’institution du lien au langage
L’adage du chef : l’institution du lien à l’image
2 ) Le village gaulois : une structure « sanctualisante »
La question du sacré
La réaction fondamentaliste

CHAPITRE 3 : LA CRITIQUE DE L’INDIVIDUALISME CONTEMPORAIN
1 ) Le Living Theatre d’Éléonoradus : une utopir anarchiste
2 ) Le spectre de l’enfant-problème
Une fausse indépendance : l’exemple de Goudurix
Une sourde sécession culturelle : Gracchus Quiquilfus
La fabrique politique du client-roi
Pépé, une figure de l’enfant-roi ?
3 ) La critique du « dépannage psy »
Le dualisme behavioriste individu-société
Le dualisme patient-thérapeute
Une représentation problématique du principe du Père
Vers une mise en perspective historique des maladies psychiques

Conclusion
Bibliographie

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Qu’en pensez-vous ?

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Deux ans après le diagnostic de cancer : des différences sociales et de genre très marquées.

Voyez par vous-même :

L’Institut national du cancer (INCA) avait réalisé en 2004 une vaste enquête sur la vie deux ans après un diagnostic de cancer (étude VICAN) qui a connu une seconde édition en 2012 et dont les résultats viennent d’être publiés. La comparaison entre les conclusions des deux volets permet de mettre en évidence des évolutions positives dans plusieurs domaines.

On constate tout d’abord que les relations avec les équipes soignantes paraissent s’améliorer. Ainsi, la proportion de patients estimant avoir été impliquée dans le choix des traitements est passée de 69 % à 74 %.

Par ailleurs, les personnes interrogées sont aujourd’hui mois nombreuses à estimer que les informations données par les praticiens étaient trop complexes.

Cependant, concernant l’annonce du diagnostic, la part de patients regrettant sa brutalité reste stable, autour de 18 %. On relève en outre en la matière que les femmes sont bien plus nombreuses à conserver un souvenir brutal de ce moment.

D’une manière générale, les échanges avec les praticiens ont été jugées un peu moins satisfaisantes par les femmes que par les hommes (47,9 % des femmes sont très satisfaites vs 52,1 % des hommes). De façon plus marquée, les revenus ont une influence nette sur le niveau de satisfaction (qui atteint 28 % de très satisfaits chez les plus pauvres vs 44,7 % chez les plus aisés).

Autre élément en progression : la « qualité de vie psychique » deux ans après un cancer qui a connu, pour la plupart des localisations, une nette amélioration entre 2004 et 2012.

Cependant, une fois encore, les résultats obtenus connaissent de fortes variations en fonction du niveau de précarité des personnes interrogées. On retrouve ces mêmes éléments d’appréciation en ce qui concerne la situation professionnelle. Entre 2004 et 2012, « le taux de maintien dans l’emploi deux ans après le diagnostic de cancer » a connu une nette augmentation.

Cependant, on constate toujours les mêmes inégalités sociales. Ainsi, pour les cancers de bon pronostic, la conservation de l’emploi est de 89 % chez les cadres et les professions supérieures contre 74 % pour les autres, elle est par ailleurs de 48 % chez les cadres en cas de mauvais pronostic, contre 28 % « pour les métiers d’exécution ».

Enfin, 48 % des cadres sont au travail deux ans après un cancer de mauvais pronostic, contre 28 % des ouvriers.

 

 

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Après un cancer, quel qu’en soit le type, la libido diminue : plus de la moitié des personnes interrogées pour l’enquête l’affirme, et pour 20 % d’entre elles, elle disparaît même.

Les raisons : les traitements par chimiothérapie et la consommation d’anxiolytiques.

D’après l’étude, « ce sont les hommes qui rapportent plus souvent une baisse du nombre de rapports sexuels et qui s’en montrent plus insatisfaits ». Pourtant, le sujet est peu abordé avec l’équipe soignante : seuls 18 % des hommes en ont parlé et 4 % des femmes.

Selon les auteurs, « la sexualité étant partie intégrante d’une meilleure qualité de vie, […] il apparaît indispensable de renforcer la communication autour de ces questions afin que les personnes puissent mieux appréhender l’après-cancer ».

A cause des rayons ou de la chimiothérapie, la fertilité baisse aussi. Plus de 35% des hommes et 30% des femmes de moins de 45 ans touchés par la maladie déclaraient qu’ils avaient un projet d’enfant avant leur diagnostic, mais, d’après le rapport, la congélation des spermatozoïdes et des ovules est sous-utilisée en France.

Si près de deux tiers des patients affirment qu’on leur a proposé de conserver leurs gamètes avant le début du traitement, au final la conservation n’a été réalisée que chez 15,8 % des hommes et 2,2% des femmes.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

 

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Fatigue, douleurs, problèmes de libido : certains symptômes persistent même deux ans après un cancer, et cela de façon inégale selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle des patients.

C’est le constat qui ressort de l’enquête « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », publiée le mardi 10 juin par l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Près de 70 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon ou de la thyroïde se sentent encore épuisées deux ans après le diagnostic de leur maladie. D’après l’étude « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », la fatigue est « le symptôme le plus fréquemment ressenti ». Elle varie toutefois selon le type de cancer et le sexe du malade : 60 % des femmes ayant eu un cancer du sein se sentent encore très fatiguées, contre 30 % des hommes atteints du cancer de la prostate.

Selon le rapport, la fatigue « diminue avec l’âge, ainsi qu’avec des revenus plus élevés », autant chez les femmes que chez les hommes.

Deux patients sur trois se plaignent de douleurs, ressenties au cours des quinze derniers jours, sur une ou plusieurs parties du corps. Ce sont pour la plupart des femmes, des moins de 50 ans, ainsi que des malades en situation précaire.

Autre constat : « Ces douleurs […] sont plus fréquentes chez les personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. » L’usage de médicaments reste toutefois modéré : seul 60 % des malades affirment en prendre pour se soulager.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

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«On constate un divorce surprenant entre l’activité managériale et le travail opérationnel», explique Matthieu Detchessahar, professeur en sciences de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Nantes.

Un divorce qui n’est pas sans conséquence sur la santé des employés.

Dans la trentaine d’entreprises où le Pr Detchessahar est intervenu, de la banque à l’industrie en passant par l’hôpital, il note l’émergence d’une «équation du mal-être», surprenante mais commune aux différentes structures.

En effet, pour lui, «les équipes ne souffrent pas d’un excès de management, elles souffrent d’une absence de management de proximité» !

Car lorsque les managers sont «aspirés par des forces centrifuges en dehors de la sphère du travail opérationnel, ajoute-t-il, ils ne sont plus aux côtés de leurs équipes pour les aider à répondre aux injections paradoxales du travail».

Or, une enquête menée par les Prs Isabelle Hansez et Pierre Firket, de la Clinique du stress et du travail de Liège, sur 1 089 personnes consultant pour un épuisement professionnel montre que, pour 63 % d’entre elles, la première cause de souffrance au travail vient du «manque de soutien de la hiérarchie», loin devant le «manque de reconnaissance».

 

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Il est vrai que l’on oublie souvent la formidable charge de travail à laquelle les chefs d’entreprise font face.

Dans l’enquête de l’université de Liège, 37% déclaraient travailler plus de 60 heures par semaine et 42% plus de 10 heures par jour.

Seulement trois sur dix s’autorisaient un jour de repos par semaine.

Aux niveaux intermédiaires, les managers se trouvent tiraillés entre les exigences nouvelles de leur fonction.

Une grande partie de leur temps étant occupée par des activités de reporting vers leur hiérarchie, et la participation à des groupes de projets divers mobilisant l’entreprise.

Le tout, au détriment de la proximité avec leur équipe.

 

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Le bilan de santé des managers n’est pas rassurant.

Dans une étude menée sur près de 300 cadres de santé de cinq hôpitaux de l’est de la France, dont quatre CHU, «un tiers des cadres présentaient un état dépressif», remarque le Dr Nathalie Nourry, médecin du travail et enseignante à l’université de Strasbourg.

Les dirigeants d’entreprise souffrent tout autant, selon une étude réalisée en Belgique francophone en 2012 par l’équipe d’Isabelle Hansez, professeur de psychologie du travail à l’université de Liège, et le Pr Philippe Mairiaux, de la faculté de médecine de Liège.

«La principale cause de stress est la charge de travail (46%), suivie par les charges administratives (43%), les problèmes de trésorerie et d’impayés (36% et 35%) et la gestion du personnel (34%)», expliquait l’étude.

 

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A chaque fois que vous faites vos courses, vous êtes confrontés au jargon incompréhensible des listes d’ingrédients.

Voici donc la liste des ingrédients toxiques

à éviter absolument

quand vous faites vos courses :

 

Voici la liste des ingrédients

Facteurs psychologiques

De plus en plus de preuves démontrent que nos sentiments et notre bien-être psychologique ont une influence importante sur notre santé physique.

Par conséquent, il n’est pas étonnant d’apprendre que ces facteurs ont aussi un effet sur le dos.

Malgré la variation des populations étudiées et des méthodes utilisées, en général, les recherches ont montré que les facteurs psychologiques, tels que le stress, l’anxiété, les sentiments négatifs et l’humeur sombre, accroissent tous la probabilité de développer un mal de dos aigu (subit) ou chroniques (plus long).

Ces facteurs psychologiques semblent particulièrement importants pour déterminer si une crise aiguë est susceptible de devenir un problème de dos chronique.

Un examen des études qui ont approfondi cette question a constaté, que par exemple les gens en situation de détresse ou de dépression, avaient plus de risques de développer un mal de dos chronique que les autres. A ce jour, les raisons sont encore incomprises.

Les symptômes de la douleur chronique et de la dépression partagent les mêmes racines biochimiques. Les neurotransmetteurs : la sérotonine et la norépinephrine par exemple, ne jouent pas seulement un rôle dans les troubles de l’humeur tels que la dépression, ils sont également importants dans la production de la sensation de douleur.

Par chance, la dynamique peut aussi être renversée grâce à la thérapie cognitivo-comportementale.

En modifiant les comportements et les schémas de pensée qui peuvent aggraver et empirer la situation, il est souvent possible de soulager la lombalgie et d’empêcher qu’elle ne devienne un problème de longue durée.

Autres facteurs

La façon dont vous vivez peut vous rendre plus susceptible au mal de dos.

Les recherches ont montré que les fumeurs courent un risque accru de mal de dos. La récurrence du mal de dos de type « entorse et contracture » est fortement liée au manque de l’entretien de la forme physique.

Le niveau d’éducation et la situation professionnelle d’un individu paraissent être associés à un mal de dos, selon de nombreuses études.

Les gens insatisfaits dans leur travail parce qu’ils manquent d’intérêt ou ont une faible rémunération, ont tendance à développer davantage de maux de dos que le reste de la population. Les raisons exactes ne sont pas clairement connues, mais ces résultats soulignent l’importance des facteurs psychologiques et sociaux.

 

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Antécédents familiaux

L’hérédité semble jouer un rôle dans certains types de douleurs du dos.

Les anomalies discales semblent être plus courantes dans certaines familles que dans d’autres ; une différence héréditaire dans la composition chimique des disques peut les rendre plus prompts à se fragmenter ou à former une hernie, états potentiellement déclencheurs de douleurs du dos. La spondylarthrite ankylosante, tout comme le spondylolisthésis, semblent être de famille.

Travail et loisirs

Certains emplois et activités soumettent votre dos à de fortes contraintes.

Les véhicules à moteur sont notoirement mauvais pour le dos, notamment parce qu’ils impliquent de longues périodes en position assise et une exposition aux vibrations. La position assise, nécessaire dans les emplois de bureau – de la frappe à la programmation informatique – peut aussi avoir des conséquences néfastes sur votre dos, quelque soit votre âge.

Plusieurs autres activités liées aux emplois occupés augmentent la probabilité de futurs problèmes de dos :

·         soulever ou faire des mouvements requérant de la force tels que tirer ou pousser

·         se pencher souvent ou faire fréquemment pivoter le dos

·         efforts physiques intenses

·         garder la même position pendant de longues périodes

·         faire des mouvements répétitifs

·         être exposé de manière prolongée aux vibrations.

Caractéristiques physiques et posture

Votre constitution, poids et taille semblent être peu en rapport avec la probabilité de développer un mal de dos, même si le surpoids augmente les risques de retour des symptômes. Même une différence modérée dans la longueur des jambes (jusqu’à 2 cm) n’a pas d’effet néfaste prouvé sur le bas du dos.

Et malgré le « Tiens-toi droit(e) » que vous disait votre mère, les experts s’accordent désormais sur le fait que, dans la plupart des cas, la posture seule (bonne ou mauvaise) ne vous y prédisposera pas et ne vous en protègera pas non plus.

Se tenir le dos voûté ou s’avachir ne semble pas avoir beaucoup d’effets sur la santé élémentaire de votre colonne vertébrale. Mais avant de vous asseoir sur votre chaise, notez qu’une mauvaise posture peut exacerber une douleur du dos déjà existante. Améliorer votre mécanique corporelle peut soulager vos symptômes et en prévenir la récurrence.

 

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Vous, peut-être ?

Qui est susceptible de développer des problèmes de dos ?

La plupart des adultes souffrent d’une lombalgie à un moment ou à un autre dans leur vie.

Bien que n’importe qui puisse développer un mal de dos, indépendamment de sa santé ou de ses antécédents, les recherches ont constaté que certaines affections ou activités accroissent les risques d’avoir des problèmes de ce genre.

Les facteurs principaux comprennent ce qui suit :

Âge

La plupart des gens sont susceptibles d’avoir une lombalgie à un âge mûr.

À la quarantaine ou à la cinquantaine, même en l’absence de toutes lésions, les os et les articulations du bas du dos (le rachis lombaire) commencent à changer. Les disques intervertébraux (les structures qui servent de coussinets entre les os) ont tendance à s’user et peuvent même se fragmenter. Ces altérations structurelles peuvent parfois causer des douleurs.

Alors que les problèmes de dos seraient plus courants chez les personnes d’âge mûr ; ce sont chez les personnes âgées, que les crises douloureuses sont plus sérieuses et durent plus longtemps.

Sexe

Les études nous informent que le mal de dos concerne autant les hommes que les femmes.

Toutefois, dans les sociétés occidentales industrialisées, les hommes sont plus enclins à avoir des problèmes discaux, et ils ont plus de probabilités d’y remédier par la chirurgie. Ces différences reflètent, très probablement, le fait qu’un nombre plus important d’hommes que de femmes travaille dans des domaines qui impliquent de lever, de pousser et de tirer de lourdes charges, et que les hommes qui occupent ce genre d’emploi éprouvent le besoin de reprendre le plus vite possible, après une absence pour mal de dos.

En revanche, l’ostéoporose (perte de densité et de résistance osseuse) se produit beaucoup plus fréquemment chez la femme que chez l’homme.

Ce trouble peut occasionner un affaiblissement sévère des vertèbres et peut finir par provoquer des fractures. Les fractures des vertèbres peuvent provoquer une perte de poids et une cyphose dorsale (dos voûté). Elles peuvent également s’avérer très douloureuses.

Les femmes sont tout particulièrement susceptibles de développer une arthrite dégénérative des vertèbres lombaires (une pathologie qui implique généralement les articulations vertébrales). Elles ont aussi plus de risques de développer un spondylolisthésis (glissement anormal en avant d’une vertèbre par rapport à la vertèbre sous-jacente).

A la veille des élections du 25 mai, les professeurs de cinq grandes universités francophones et néerlandophones (UGent, UA, KU Leuven, UCL, ULg) tirent la sonnette d’alarme.

Dans un mémorandum qu’ils viennent d’adresser aux responsables politiques, ces spécialistes se déclarent très inquiets de la situation actuelle de la santé et du bien-être au travail, un aspect majeur de notre modèle social. C’est la même chose en France.

Ils pointent en particulier un certain nombre de faiblesses de ce système :

– dispersion des compétences et des responsabilités, réparties entre les Communautés (agréation des services en charge de la surveillance de la santé, sans disposer du pouvoir d’impulser des politiques de santé publique) et l’Etat fédéral (cadre normatif). Au niveau fédéral, les compétences sont réparties entre par un Ministre et un secrétaire d’Etat, ce qui ne favorise pas la cohérence,

– un système focalisé sur le respect du prescrit légal, et qui ignore une partie importante de la population au travail. Les analyses de risques sont principalement axées sur la sécurité, et ne prennent en compte que des facteurs de risque connus. Trop peu d’attention est accordée à la détection de facteurs de risque nouveaux ou inconnus. La dimension prévention est trop peu prise en compte dans la surveillance médicale,

– des structures fragmentées et sans coordination : le dialogue entre les différents acteurs est insuffisant, ce qui entraîne l’absence d’une politique intégrée,

– les fusions et la commercialisation du secteur des Services externes de Prévention et Protection au Travail (SEPPT), processus qui n’a été ni accompagné ni contrôlé par les autorités compétentes.

Un nouvel arrêté royal, communiqué la semaine dernière par la Ministre De Coninck, visant la modernisation de la mission des services de prévention externes, fournit déjà quelques améliorations intéressantes, y compris pour le financement des prestations. Toutefois, estiment les auteurs du mémorandum, de nombreux autres aspects doivent être corrigés. Les signataires proposent quelques pistes pour redynamiser les structures de Santé et Bien-Etre au Travail en Belgique ainsi que leur fonctionnement en mettant l’accent sur :

– l’employabilité durable : Il ne s’agit plus seulement de « compenser » une perte de revenu ou un handicap lorsqu’il se produit. Il faut oser parier sur la promotion de conditions de travail saines pour tous les travailleurs,

– une approche scientifique des questions de Santé et Bien-Etre au Travail : les ressources doivent être dégagées pour établir, au niveau interuniversitaire, un « Centre d’Expertise en Santé et Bien-Etre au Travail » qui aurait pour mission d’une part de soutenir les politiques à mener, et d’autre part d’optimaliser, sur des bases scientifiques, les pratiques,

– l’élargissement de la couverture à tous les travailleurs : si l’on accepte de penser les questions de santé au travail comme une composante de la Santé publique, il faut élargir le champ des préoccupations à d’autres catégories de travailleurs telles que les indépendants, les chômeurs car ils sont confrontés aux mêmes problèmes,

– l’implication de toutes les parties prenantes dans une approche globale de la santé au travail comprise comme une composante majeure de la santé publique en général : la transmission aisée entre les différents acteurs (médecins du travail, médecins traitants et les médecins-conseils) des données médicales individuelles et des informations relatives aux conditions de travail doit être organisée.

 

Sources: UCL – Université Catholique de Louvain-la-Neuve, BE Belgique numéro 81 (11/06/2014), Ambassade de France en Belgique

 

J'arrête d'avoir peur !

Cet ouvrage profond, ludique et positif, vous surprendra.

Grâce à lui, vous en saurez bien davantage sur vous, sur votre puissance et sur la vie elle-même.

Angoisse, phobie, stress, peur de l’autre… En explorant votre système intérieur, vous pourrez déjouer les pièges de nombreuses peurs souterraines.

La peur est universelle et se présente sous différentes formes. Excessive, elle peut vous limiter dans votre accomplissement. Les peurs souterraines sont légion. Elles se cachent derrière l’angoisse,l’anxiété, la phobie et le stress. En restant dans l’ombre, elles paralysent une grande partie de l’élan vital et créatif.

La peur questionne les fondements de votre personnalité : « Qui a peur en moi ? »
Fondamentalement, elles interrogent :

Quelle place occupent-elles dans mon monde intérieur ?
Quelles sont leurs fonctions ?
Quels messages me délivrent-elles ?
Quelle relation cultiver avec moi-même et avec les autres pour arrêter d’avoir peur ?

A ma connaissance, c’est le seul livre qui traite des peurs sous l’angle de l’enfant intérieur.

Après sa lecture, vous allez pouvoir vous ouvrir à votre enfant blessé, l’écouter, l’apaiser et lui donner tout ce dont il avait besoin pour peu à peu transcender ses peurs. D’enfant, il deviendra adulte mature et responsable.

Riches de leur expérience de psychopraticiens, Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont vous proposent un programme personnel en 21 jours pour transformer votre peur en alliée, avec :

  • le décryptage de plus de quatre-vingt peurs
  • Une démarche novatrice éprouvée
  • Des exemples et métaphores riches dans lesquels vous allez vous reconnaître
  • Des pratiques simples et efficaces pour vous accompagner
  • Des illustrations et schémas pour mieux comprendre et assimiler les idées fortes.

Au final, c’est un très beau livre sur les peurs qui peut apporter beaucoup au  lecteur.

Je vous le recommande vivement.

Les auteurs : Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont sont psycho-praticiens d’inspiration jungienne, spécialistes reconnus de l’enfant intérieur, dans la lignée des travaux d’Alice Miller et de John Bradshaw et créateurs de la Méthode « Coeur d’enfant » depuis 1990. Ils sont également formateurs, conférenciers et déjà auteurs au Seuil et chez Albin Michel.  

Source: « J’arrête d’avoir peur !« , de Marie-Fance et Emmanuel Ballet de Coquereaumont, éditions Eyrolles

En Angleterre, une campagne de sensibilisation rappelle que 40% des victimes de violences conjugales sont des hommes.

Et en France ?

Maltraitée par son conjoint en pleine rue, une femme peut sans doute compter sur la solidarité des passants indignés. Mais quand les rôles s’inversent, et que l’homme se retrouve victime, il s’attire au mieux de l’indifférence, au pire, des moqueries. C’est le triste constat d’une expérience menée récemment par l’association anglaise « Mankind Initiative », qui soutient les hommes victimes de violences conjugales.

Dans une vidéo diffusée sur le web cette semaine, et qui compte déjà plus de 6 millions de visionnages, un couple se dispute dans un parc londonien, filmé par trois caméras cachées.

Dans la première partie de la vidéo, l’homme qui commence à brusquer sa compagne est rapidement pris à partie par des témoins de la scène qui s’interposent dans la dispute.

Dans la deuxième partie, la même scène est rejouée, mais cette fois c’est la femme qui va maltraiter son compagnon en public. Malgré la violence de l’altercation, les seules réactions des témoins sont des sourires gênés ou moqueurs. « 40% des victimes de violences conjugales sont des hommes », rappelle alors l’association, en se basant sur des sources de l’Office national de statistiques anglais.

« ManKind Initiative » offre une plateforme de soutien pour briser le tabou autour des victimes masculines de violences conjugales. Ils affirment recevoir plus de 1.500 appels par an, concernant différents types d’abus incluant des violences physiques ou verbales, psychologiques ou sexuelles.

La campagne a beaucoup fait réagir le web et les internautes qui ont massivement  partagé la vidéo sur les réseaux sociaux, autour du hashtag #ViolenceIsViolence. En France, l’association SOS Hommes battus recense 110.000 victimes masculines chaque année.

En 2013, 121 femmes et 25 hommes sont morts sous les coups de leur conjoint.

A propos d’une nouvelle étude australienne sur la dépression des mères, après un accouchement :

«Je ne suis pas surpris par ces résultats et je suis d’accord avec les auteurs qui concluent en appelant à une plus grande attention à la santé maternelle ainsi qu’à une intervention précoce auprès des mères vulnérables ou victimes de violences», précise le Pr Aasheim, qui avait dirigé entre 1999 et 2008 une grande étude portant sur près de 20 000 femmes dont c’était la première grossesse.

«Nous avions également observé une augmentation de la détresse psychologique après la naissance et jusqu’à dix-huit mois, ajoute-t-il. Nous nous étions focalisés sur l’âge et avions trouvé un risque accru pour les mères les plus âgées qui avaient déjà eu des dépressions plus jeunes

Dans tous les cas, être mère pour la première fois est toujours plus délicat. «Il s’agit de l’entrée dans la parentalité, c’est un événement qui bouleverse psychiquement, qui change la place dans la société, remarque le Pr Gerardin. C’est un moment important dans la vie d’un couple.»

Selon l’étude australienne, près d’une femme sur trois présenterait au moins une fois une dépression au cours des quatre années de l’étude. Et parfois même avant. Le Pr Gerardin regrette que l’étude n’ait pas pris en compte la grossesse elle-même : «C’est vrai que la dépression du post-partum est fréquente, estimée entre 10 % et 15 % lors de la première année, mais elle encore plus fréquente pendant la grossesse, et touche 15 % à 20 % des mères.»

Plus généralement, la sensibilisation du public et des professionnels de santé à l’existence de la dépression maternelle ne peut qu’être bénéfique.

«Dès la grossesse, on peut évoquer cette éventualité avec les parents, et leur expliquer que nombreuses sont les mamans qui y sont confrontées, souligne le Pr Gerardin. Plus une femme qui se sent triste peut en parler tôt à un proche et bénéficier d’une prise en charge adaptée, et plus ses chances de ne pas s’enfoncer dans la dépression sont importantes.

Ce n’est pas en faisant l’autruche que la dépression va disparaître.»

 

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Les introvertis l’ont échappé belle.

Moins une, et ils devenaient fous, collectivement, en 1978, quand les psychiatres américains chargés de réformer le DSM, le «Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux», ont pensé que l’introversion avait sa place parmi les troubles de la personnalité.

La commission est alors présidée par Robert Spitzer, psychiatre parmi les plus influents du XXe siècle.

Entouré de quinze praticiens dévoués, il est chargé de réformer le DSM-II paru en 1968, qui lui-même a succédé au DSM-I de 1952.

Cet aréopage va entrer dans l’histoire de la psychiatrie pour avoir privilégié une approche biochimique de la maladie mentale et favorisé l’avènement de la neuropsychiatrie et du psychotrope pour tous.

« Accro ! », le nouveau livre du Dr Laurent Karila et Annabel BenhaiemC’est le nouveau titre du livre du docteur Laurent Karila.

Psychiatre-addictologue au Centre d’enseignement, de recherche et de traitement des addictions, il travaille à l’hôpital universitaire Paul-Brousse à Villejuif, en région parisienne.

Cet ouvrage, co-écrit avec une journaliste du Huffington Post, Annabel Benhaiem, est paru aux éditions Flammarion en février 2013.

Il traite de toutes ces nouvelles formes de dépendances qui ont émergé dans notre société actuelle : dépendance aux jeux vidéo, au sexe, au sport, aux achats…

Avec l’aide d’internet, on devient facilement accro à tout et à n’importe quoi, accro à un comportement pour le plaisir ou la sensation de « bien-être » qu’il procure, tout en étant conscient de ses conséquences négatives.

Le Dr Karila aborde dans son ouvrage bon nombre d’addictions comportementales avec, à la fin de chaque chapitre, des clés pour s’en sortir.

A lire !

 

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Le rapport INSERM de 2004 avait pour objectif d’évaluer les effets de trois formes de thérapie :

la thérapie psychanalytique, la thérapie familiale, et la thérapie cognitive et comportementale.

Les résultats étaient classés en trois grades : grade A pour « efficacité démontrée » ; grade B pour « simple présomption d’efficacité » ; grade C pour « efficacité non démontrée ».

Dans le rapport INSERM, seule la TCC a eu un grade A pour

  • le trouble panique et l’agoraphobie (selon les études, la TCC s’avère efficace dans le trouble panique et l’agoraphobie dans 50 à 80 % des cas)
  • l’anxiété généralisée
  • le stress post-traumatique
  • le trouble obsessionnel compulsif
  • la dépression d’intensité moyenne
  • les troubles de la personnalité.

Les autres rapports du même type, effectués dans d’autres pays, ont abouti aux mêmes conclusions.

 

Références: inserm.fr/content/download/1354/12547/file/26fevrier2004_psychotherapies_trois_approches2.pdf, http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/146/?sequence=13

 

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